En salle

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03 février 2015

Jacob touche le fond

Alors que Nicolas Sarkozy choisit de laisser choisir les électeurs, chacun, à l’UMP donne son avis sur ce qu’il faudrait à la partielle dans le Doubs.  Alors Christian Jacob ne peut évider de la sortir : « "Ne jamais soutenir ou faire alliance avec un candidat du Front national" mais aussi "ne pas aller soutenir ou appeler à voter pour un candidat socialiste qui a contribué à mettre la France dans la situation où elle est aujourd'hui." » qu’ils disent, dans Le Point.

Monsieur Jacob pourrait-il nous regarder droit dans les yeux et jurer que sa formation politique (ou ses prédécesseurs) qui a été au pouvoir 10 ans au cours des 13 dernières années et 23 ans depuis le début de la crise économique, il y a 41 ans, 39 ans depuis la mise en place de notre constitution, il y a 58 ans, n’est pour rien dans la situation actuelle de la France ?


Quant à Philippe Barbier, le candidat socialiste, il est député de 2012. Ainsi, pour Christian Jacob, la situation de la France n’est due qu’à la politique menée par François Hollande. Il espère être cru des électeurs.

02 octobre 2013

Duflot dont on fait le bateau ivre

Le conseil des ministres avait un ordre du jour bien chargé, ce matin. On ne s’étonne pas de voir la presse et Twitter évoquer uniquement la remontée de bretelle, objet de mon billet de ce matin, mais on peut se demander pourquoi des personnalités politiques de droite ne parlent que de François Hollande et de sa réaction vis-à-vis de Cécile Duflot et Manuel Valls, si ce n’est pas une volonté morbide de désinformation, ce qui ne veut pas dire grand-chose.

Au menu du Conseil de ce matin, il y avait :
-         ordonnance relative à la procédure intégrée pour le logement,
-         ordonnance relative à la garantie financière en cas de vente en l’état futur d’achèvement,
-         ordonnance relative au développement de la construction de logements,
-         décret visant à favoriser la construction de logements,
-         décret […] fixant les modalités de calcul des émoluments des personnels de l’État et […] en service à l’étranger,
-         le lancement de la « garantie jeunes »,
-         la politique de développement du numérique dans l’enseignement supérieur.

En plus des traditionnelles communications des ministres des affaires étrangères, de l’économie et du travail.

Christian Jacob, le chef des députés UMP, a déclaré ce matin que le gouvernement était comme un bateau ivre, ce qui est bien naturel de sa part. Le gouvernement est donc comme un fameux poème d’Arthur Rimbaud ce qui est très sympathique. Comme je descendais des Fleuves impassibles et tout ça.

Il a déclaré aussi : « On apprend qu'en Conseil des ministres, le président de la République va faire un recadrage. De l'humiliation on passe au ridicule. Le Conseil des ministres (...), on y gère les affaires de la France. »

Justement ! On y gère des affaires de la France. Ce matin, on s’occupait principalement de logement. J’invite Monsieur Jacob et toute la presse française à aller faire un tour, occasionnellement, sur le site web de l’Elysée où est annoncé l’ordre du jour des conseils des ministres.

A propos de bateaux ivre, la métaphore est jolie mais on pourra se rappeler de la dernière législature et du dernier quinquennat, voire de la France qui a coulé corps et âme. Amen.

Comme la presse, comme les blogueurs, comme Twitter, Christian Jacob préfère parler d’un recadrage dont les Français n’ont rien à cirer. Qu’a fait Christian Jacob pour le logement quand il est au gouvernement ?

Le bateau ivre dépend Duflot, ministre du logement...

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'œil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et des lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
− Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
− Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
O que ma quille éclate ! O que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.


03 juillet 2013

Dégazage

Il l’a fait, c’est El Camino : relever les déclarations de l’UMP après les propos de Delphine Batho mais avant qu’elle ne soit virée. Nous pouvons aussi relever les propos des autres, histoire de rigoler méchamment.

Annick Lepetit : « Elle est dans son rôle, je ne vais pas lui jeter la pierre. » Faudrait plutôt lui jeter une bouée.

Jean-Vincent Placé : « L’enjeu budgétaire sera à la fois de mette en place une fiscalité écologiste, en particulier une augmentation du prix du diesel et l’instauration d’une taxe carbone, et un budget positif pour l’écologie. » Quelqu’un peut-il lui expliquer que l’enjeu de l’écologie n’est pas de mettre des taxes supplémentaires ?

Pascal Durand : « Ca fait du bien à la démocratie qu’on arrête d’être dans des logiques où tout le monde se tait, tout le monde marche au pas cadencé. » C’est cela…

Christian Jacob : « Je ne comprends pas qu’elle soit encore au gouvernement. » Ah merde ! « Quand on est ministre et que l’on conteste ouvertement la décision du gouvernement, on quitte le gouvernement ou alors le premier ministre vous invite à le quitter dans les heures qui viennent. » C’est nouveau ?

Jean-Christophe Lagarde : « J’avais cru entendre le président de la République dire que la prochaine fois qu’un ministre ferait un couac, il sortirait (...) Est-ce que Mme Batho va être démissionnée dans la journée ? Ça paraîtrait légitime. (...) On croirait en réalité entendre un responsable de l’opposition. »

Ce qu’ils ont dit après m’intéresse moins…

09 novembre 2012

La grosse commission qui fait tousser les gros élus

Les réactions au rapport de la Commission Jospin sont réjouissantes. Les Sénateurs du Parti Socialiste, François Rebsamen et Gérard Collomb en tête, sont furieux. On va leur rappeler qu’ils sont au sein d’un parti qui prône la limitation du cumul des mandats et qu’ils ont soutenu un président de la République qui s’est engagé à mettre en œuvre cette limitation.

Moquons-nous plutôt des élus de droite...

A propos du Sénat, Jean-Claude Gaudin accuse l'ancien Premier ministre de poursuivre son acharnement contre la ruralité. Le Maire de Marseille ferait mieux de défendre ses administrés. Dans son département, il y a un sénateur pour 245000 habitants. Dans le département voisin (par la numérotation), l’Aveyron, il y a un sénateur pour 138000 personnes.Ca va du simple au double. M. Gaudin a statistiquement deux fois plus de travail qu’un Sénateur de l’Aveyron… La ruralité pas défendue ! Pourtant aucun Sénateur de l’Aveyron ne trouve le moyen d’être le Maire d’une ville de plus de 800 000 habitants et Président de Groupe au Sénat.

Notons que la Commission Jospin ne préconise pas de modifier la répartition du nombre de sénateurs par département, je cite cet exemple pour montrer que même en préconisant les actions de la Commission, la surreprésentation de « la ruralité » sera déjà très forte.

M. Gaudin pense que le PS tente un tour de bonneteau électoral pour empêcher l'alternance en 2014. Ne croit-il pas que la droite « de gouvernement » est déjà surreprésentée dans ce matin, avec 46% des élus tout en faisant environ 30% aux premiers tours des différentes élections ? Ne croit-il pas que c’est du vol ? On dirait un receleur défendant sa boutique face à la police…

Gérard Longuet, quant à lui, estime que « nous avons besoin de parlementaires qui aient un ancrage sur le terrain, qui connaissent la vie locale, qui exercent les responsabilités, qui peuvent parler de l'école, parler de l'aide aux personnes âgées, ou parler du soutien à l'adolescence. »

Après avoir été environ 10 ans sénateur, 10 ans député, 4 ans ministre, 13 ans conseiller général plus 12 ans Président de Conseil général, 2 ans député, Monsieur Longuet ne connaît pas la vie locale, n’a pas assez de compétences pour être Sénateur ? Qu’il démissionne ! D’autant qu’il n’a aucune expérience municipale (il a été élu d’opposition à Bar Le Duc) : il n’a donc aucune qualification pour être Sénateur, selon ses propres critères…

Il trouve aussi que « Le parlementaire, s'il n'a pas un ancrage, devient en quelque sorte un employé d'un parti politique : il est fragile, au moindre retournement de conjoncture, à la moindre rumeur nationale, il disparaît. » Heu… A la sortie de l’école (l’ENA), il a bossé 3 ans comme Directeur de cabinet de Préfets, puis est passé dans les cabinets ministériel avant d’être élu et d’être un professionnel de la politique pendant 34 ans…

Le député UMP Sébastien Huyghe accuse le Parti Socialiste de faire monter le Front National en introduisant une dose de proportionnelle… Une espèce de marronnier… Si 58 des députés sont élus à la proportionnelle, comme le prévoit « la Commission » et s’il y en a 20% du FN (alors que le FN n’a jamais fait 20% aux législatives ; ils ont fait 13,6% la dernière fois), ça leur ferait donc 13 ou 14 députés en tout (en plus des deux qu’ils ont déjà), soit environ 2,25% des élus. Que l’UMP se débrouille avec ses extrêmes !

Christian Jacob estime que l'introduction d'une dose de proportionnelle « ferait prendre le risque historique d'une France ingouvernable ». Ils nous font le coup à chaque fois (alors que la dernière fois que la gauche a introduit la proportionnelle, la droite s’est retrouvée majoritaire). Il faudrait qu’il apprenne à compter. Avec le nouveau système, le PS et ses alliés perdraient environ 10 élus (exactement, en fait, si on fait une estimation par règles de trois), ce qui lui en laisserait largement une majorité absolue…

C’est vrai que l’UMP se serait retrouvée encore plus en slip…

Je ne suis pas constitutionnaliste ou législateur et je ne sais pas comment pourra passer les recommandations de Lionel Jospin. J’espère que les députés PS et leurs alliés, y compris, sur le coup, j’espère, les communistes, pourront faire passer ces mesures.

Ca donnera une leçon à tous les sénateurs opposés et aux députés UMP…

10 septembre 2012

Matraquage fiscal ou matraquage d'approximations ?

« Le chef de file des députés UMP regrette le détricotage des mesures de Nicolas Sarkozy qui auraient selon lui permis d'éviter les hausses d'impôts annoncées par François Hollande. » Après les seconds couteaux, dans la nuit, puis le duo Jean-François Copé et François Fillon, c’est Christian Jacob qui se lance dans la critique de François Hollande !

Il est en forme ! « Ce qui nous attend maintenant, c'est le matraquage fiscal que nous avions déjà dénoncé pendant la campagne présidentielle. Après les 7 milliards de cet été, c'est 20 nouveaux milliards. » On va juste lui rappelé qu’il a stoppé le matraquage fiscal de la droite en supprimant la hausse de la TVA…

« Pour baisser le coût du travail, il aurait mieux valu baisser le niveau des charges en faisant des économies sur les retraites. Le gouvernement s'est enfermé dans une vision doctrinaire et idéologique. » Pourquoi ? Ca n’est pas doctrinaire et idéologique de vouloir faire des économies sur les retraites ?

« Ce matraquage fiscal va paralyser la France. On aurait pu se passer de ces 20 milliards d'impôts supplémentaires si on n'avait pas détricoté toutes nos mesures. »

Nous y voilà ! Merci d’insister sur le fait que, s’il faut augmenter les impôts, c’est pour corriger vos hausses, toutes injustes !

Un matraquage fiscal ! Le schéma (extrait d’un rapport parlementaire) en haut à gauche est l’évolution des prélèvements obligatoires entre le début de la crise économique et l’élection de Nicolas Sarkozy. On remarque qu’ils ont essentiellement augmenté avant 81 et entre 93 et 97…

Les prélèvements obligatoires sont passés de 43,2% du PIB en 2007 à 44,5% en 2012 !

Qui a fait du matraquage fiscal tout en laissant dériver tous les indicateurs : dette, croissance, chômage… ?

18 juillet 2012

Foire d'emploigne et scandale à l'Assemblée

Ce matin, les médias ont mentionné les foires d’empoigne qu’il y a eu cette nuit à l’Assemblée Nationale. Certains propos d'un député de gauche ont fait scandale et Christian Jacob a exigé des excuses. Il me parait important de replacer les propos dans le contexte, même si mon billet est un peu long (vous n'avez que mon billet à lire, les autres blogueurs gauchistes sont en vacances...).

Le compte rendu provisoire de la séance vient d’être mis en ligne. Du coup, comme ce matin, je vais vous en glisser une partie ici. Je ne vais pas stigmatiser Christian Estrosi, pour une fois, mais Pierre Lelouche.

« M. Pierre Lellouche. Souffrez, monsieur, qu’un de ceux que vous avez pris en flagrant délit de keynésianisme prenne la parole. (Sourires sur les bancs des groupes UMP et UDI.) J’ai appris tout à l’heure qu’il existait des moteurs à propulsion négative : c’est décidément une soirée très riche en enseignements !

Monsieur le ministre… Mais je vois que vous êtes en train de lire votre journal et je ne veux pas vous déranger. Comme j’ai quelques kilomètres au compteur, j’ai vu Mme Aubry lire des romans en séance publique pendant qu’elle nous infligeait les 35 heures. » Si c’est pour entendre les députés d’opposition faire du remplissage, je la comprends… Poursuivons les propos de M. Lellouche.

« Monsieur Cahuzac, la vérité, c’est que vous refaites la loi des 35 heures. (Exclamations sur les bancs des groupes écologiste, SRC, GDR et RRDP.) En effet, ce que nous avions tenté de faire, c’est de contourner la durée légale du travail en permettant aux gens de travailler plus pour gagner plus. Dès lors, bien sûr, on peut se demander si nous n’aurions pas mieux fait de la supprimer totalement. C’est une vraie question et je suis prêt à en débattre. (Mêmes mouvements.) » Nous y voila : quand la droite n’est plus au pouvoir, elle propose de supprimer la durée légale du travail (ce qui est une aberration, par ailleurs). Poursuivons…

« Je suis heureux de vous intéresser enfin et de vous réveiller, mes chers collègues de la majorité ! Ce que vous voulez faire avec cet article 2, donc, c’est revenir strictement aux 35 heures. Tout ce qui dépasse coûtera au patron, à l’entreprise, mais aussi et surtout aux ouvriers ! » Pure démagogie et mensonge ! Il n’est pas interdit de dépasser les 35 heures. Toutes les heures sont fiscalisées depuis « la nuit des temps » et les ouvriers continueront à avoir leurs heures majorées.

Si l’opposition pouvait nous éviter ses analyses à la petite semaine… Poursuivons.

« M. Yves Censi. Très bien ! » Tiens ! Qu’est-ce qu’il vient nous interrompre, lui ? Poursuivons.

« M. Pierre Lellouche. En dépit de votre grande intelligence, monsieur Cahuzac, vous refaites les mêmes erreurs que Mme Aubry, en invoquant d’ailleurs les mêmes arguments, selon lesquels les heures supplémentaires prennent le travail des autres – ce qui, en termes économiques, constitue une bêtise gravissime ! » Heu, non ! Cela étant, si on pouvait éviter de dire dans l’hémicycle que les arguments des autres sont des bêtises… Poursuivons ! « Partout ailleurs, en Europe et dans le monde, on sait que lorsqu’un système travaille, il crée de la richesse, à l’inverse de ce que vous prétendez ! Vous devriez le savoir ! J’étais ici, en 1997, quand cette aberration a été inventée. Et quinze ans plus tard, on y revient ! » Oui. Et la situation économique mondiale est catastrophique. Le chômage a rarement été aussi élevé et nous sommes au bord de l’effondrement… Poursuivons…

« Votre deuxième erreur est une erreur politique remontant à cinq ans. En 2007, alors que vous étiez dans l’opposition, vous n’aviez de cesse de critiquer le bouclier fiscal, et aviez finalement réussi – n’est-ce pas, monsieur Le Roux – à nous coller les étiquettes de « Président des riches » et de « gouvernement des riches ». (« Et alors ? C’était vrai ! » sur les bancs du groupe SRC.) » Heu… D’ailleurs, la majeure partie du bouclier fiscal a été supprimée par le gouvernement qui l’a mis en place. Poursuivons…

« Savez-vous ce que vous êtes en train de vous faire à vous-mêmes ? Vous êtes en train de vous coller l’étiquette « majorité qui pique de l’argent aux pauvres » ! Vous êtes devenus le parti des bobos, et ceux que vous voulez taxer ce soir, ce sont les ouvriers et les petits employés ! (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et écologiste.) » Ah ? Et voulait augmenter la TVA pour tout le monde, celle de ces ouvriers, bien sûr, mais aussi celle de ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir faire des heures supplémentaires, celle des retraités, des chômeurs, des étudiants… ?

« Moi qui habite rue des Martyrs, je peux vous dire que les bobos qui ont voté pour vous ne sont pas concernés par les heures supplémentaires. En revanche, le commis boucher de la rue des Martyrs, il en a besoin, lui, des 500 euros que vous voulez lui prendre ! » Quels 500 euros ? «  Vous avez abandonné les ouvriers pour devenir le parti des bobos, des petits bourgeois ! (Mêmes mouvements.) Je les plains, les cocus de la gauche ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et UDI.) Mais croyez-moi : dans les cinq ans à venir, les Français vont vous faire payer ce que vous êtes devenus ! Ils n’oublieront pas que vous leur avez menti, que vous les avez faits cocus ! »

Je voulais signaler cette partie (entendue sur France Info ce matin) car des propos qui ont été tenus en réponse auraient scandalisé des députés UMP…

On va abandonner M. Lellouche, je vais juste citer deux extraits de la fin de ses propos. « Vous allez vous rendre responsables de centaines de milliers de chômeurs en plus, et d’une aggravation du déficit du commerce extérieur. » Heu… Quand on voit ce qui a été fait en 5 ans et en dix ans.  « Je prends date devant vous, mes chers collègues, et devant vous, monsieur le ministre : n’oubliez pas ce que je vous ai dit ce soir ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et UDI.) » Il peut prendre date si ça l’amuse mais il peut aussi relire les avertissements des députés socialistes

J’en viens aux propos qui ont scandalisé… II s’agit de ceux de François de Rugy, co président du groupe écolo.

« M. François de Rugy. Monsieur le président, mes chers collègues, j’ai l’impression qu’en cette heure tardive, nous avons droit au défilé des acteurs de l’UMP, des acteurs plus ou moins bons, comme si M. Copé était revenu tout exprès parmi nous – c’est dire si l’enjeu est de taille, car on ne le voyait plus tellement à l’Assemblée ces derniers temps – pour organiser une espèce de Copé Comedy Club. (Applaudissements sur de nombreux bancs des groupes SRC, écologiste et RRDP.) » Ah, ça commence bien !

« Mme Marie-Christine Dalloz. Il est où, Mamère ?

M. François de Rugy. On voit ainsi défiler les anciens ministres – les meilleurs d’entre eux, bien sûr : M. Woerth, M. Bertrand, M. Lellouche…

M. Xavier Bertrand. Fait personnel !

M. François de Rugy. …qui viennent nous expliquer comment l’économie fonctionne. C’est vrai qu’ils en connaissent un rayon en matière de fonctionnement de l’économie : il n’y a jamais eu autant de faillites d’entreprises en France, jamais autant de délocalisations que lorsqu’ils étaient aux affaires ! Monsieur Lellouche, ministre du commerce extérieur, il n’y a jamais eu plus de déficit que de votre temps ! (Mêmes mouvements.) » Il n’a pas tort, je le disais ci-dessus. M. Lellouche devrait tourner sept fois sa langue dans sa bouche.

« Dans tous les concours de stand-up, il y a une blague qui revient sans arrêt : chez vous, c’est la blague des 35 heures, et vous racontez la même depuis dix ans ! Mais les Français ont bien compris que vous avez gouverné pendant dix ans, et que vous avez eu la majorité à l’Assemblée nationale durant la même période, qui vient tout juste de prendre fin – ce dont vous avez, semble-t-il, un peu de mal à prendre conscience. Si les Français avaient souhaité que vous supprimiez définitivement les 35 heures, vous l’auriez fait ! Mais Jacques Chirac s’en est bien gardé lorsqu’il était Président de la République : il ne fallait pas toucher à ce qu’il considérait comme un acquis social ! » Et paf !

« M. François Rochebloine. Eh oui ! Il a raison !

M. François de Rugy. Nicolas Sarkozy n’y a pas touché non plus, craignant de se rendre impopulaire. Pourquoi vouloir revenir sur cette histoire maintenant que vous êtes passés dans l’opposition ? » Ben, c’est périodique. Poursuivons…

« Vous semblez redécouvrir ce qu’est un ouvrier, un employé, voire un fonctionnaire. Vous voudriez vous faire les hérauts de la fonction publique, ce qui ne va pas vraiment de soi, pour des membres de l’UMP ! (Applaudissements sur les bancs des groupes écologiste et SRC.)

Je pense que M. Woerth et M. Bertrand, lorsqu’ils étaient respectivement trésorier et secrétaire général de l’UMP, étaient beaucoup plus habitués, en tant que membres du premier cercle, à ce qu’on leur parle de l’ISF et du bouclier fiscal que de la défiscalisation des heures supplémentaires. (Applaudissements sur les bancs des groupes écologiste, SRC et RRDP.) » Et paf ! Poursuivons, je crois bien que c’est la suite qui a fait scandale, en plus du Copé Comedy Club, ci-dessus.

« Il est vrai qu’il y a peut-être une exception en ce qui concerne les heures supplémentaires : M. Copé, alors qu’il était à la fois député de Seine-et-Marne, maire de Meaux, président d’une communauté d’agglomération et président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, trouvait encore le moyen de faire quelques heures supplémentaires dans un cabinet d’avocats – des heures supplémentaires fort bien payées, si j’en crois les informations publiées dans la presse. Je comprends que les questions de défiscalisation aient alors revêtu une certaine importance à ses yeux ! (Applaudissements sur les bancs des groupes écologiste, SRC et RRDP – Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) » Maintenant, vous pouvez relire le discours de M. Lellouche et juger ce qui est pire. Poursuivons.

« M. Christian Estrosi. C’est scandaleux ! » Non, c’est rigolo. Tiens ! J’avais dit que je ne le stigmatiserai pas. Ca lui apprendra à interrompre les séances. Poursuivons.

« M. François de Rugy. Je savais bien que j’allais vous faire réagir, mes chers collègues, c’est d’ailleurs ce que je voulais. 

M. le président. Veuillez conclure, monsieur de Rugy, en tâchant d’éviter les réflexions d’ordre personnel. » Au fait ! C’est Marc Le Fur, député UMP, qui préside la séance… Poursuivons…

« M. François de Rugy. La vérité que vous ne voulez pas avouer, c’est que le cadeau fiscal que vous avez fait, vous l’avez fait payer pendant cinq ans aux autres salariés ! Eh bien oui, nous voulons mettre fin à cette politique consistant à opposer les salariés les uns aux autres, en supprimant une mesure particulièrement injuste ! (Mêmes mouvements sur les mêmes bancs.) »

C’est exactement ça…

Vous devriez lire plus souvent les comptes rendus des débats, on rigole bien à l’Assemblée Nationale !

17 juillet 2012

La grosse Commission de l'UMP

En commentaire de mon dernier billet, mon copain FalconHill me faisait remarquer que cela en faisait quatre consécutifs que je faisais pour critiquer l’opposition. Il se trompe. Ca faisait trois. Je vais donc en faire un quatrième pour lui donner raison. L’UMP rejette la commission Jospin et va créer une contre-commission !

Excusez du peu ! C’est tellement grotesque que ça me rappelle les fois où des partis politiques organisent des « shadow cabinet » pour jouer au « contre gouvernement » (le dernier, c’était le Modem, je crois, mais il me semble que le PS avait fait le coup en 2007).

« "Il n'y a pas d'élus dans cette commission, il n'y a que des gens retirés de la vie politique", a dit lors d'un point de presse son président Christian Jacob, soulignant que l'ancienne ministre UMP Roselyne Bachelot, qui en fait partie, ne représentait "ni le groupe ni le parti" UMP. » Si ça peut le rassurer, Jack Lang ne représentait pas le PS lors de la commission Balladur ! D’ailleurs, je crois bien que j’avais fait un billet pour exiger son exclusion du PS quand il avait voté la loi issue des travaux de cette commission, contre les consignes du parti. J’aime bien exiger des exclusions. Ca ne mange pas de pain, mais pendant ce temps, je ne suis pas au bistro.

Je vais rafraichir la mémoire de M. Jacob en lui rappelant la composition de la Commission Balladur disponible sur Wikipedia, avec d’ailleurs des gens qui sont dans la Commission Jospin (MM. Schrameck et Casanova). C’est vrai que la grosse Commission d’Edouard avait un élu : Jack Lang. Pour le reste, les mêmes en gros, avec « des gens retirés de la vie politique ».

Que les gugusses de droite critiquent la gauche quand elle annule les mesures prises par la droite est une chose, qu’ils la critiquent quand elle utilise les mêmes méthodes qu’eux, surtout quand elles sont bonnes, est très risible.

Christian Jacob « a annoncé la création d'une "contre-commission", composée d'élus et de non-élus, qui travaillera également sur la réforme territoriale, le cumul des mandats ou encore les modes de scrutin et qui rendra ses propositions à l'automne. »

Ils ont raison de travailler sur la réforme territoriale : elle va être supprimée par la gauche. Pour le reste, je leur souhaite bien du courage pour proposer des mesures auxquelles ils sont opposés, pour démonter une précédente réforme institutionnelle qu’ils ont voté…

Le plus rigolo serait qu’ils rendent les mêmes conclusions que la Commission Jospin alors qu’ils seront obligés de voter contre ses lois de mises en œuvre dans les mois qui vont suivre.

Vive l’opposition…

22 juin 2012

Une bourde, des élections et un remaniement

L’actualité politique a été riche en événements anodins, hier, avec un léger remaniement ministériel, des élections dans les groupes parlementaires et la sortie de Madame Morano.

Cette dernière inspire mon confrère Yann. Elle a dit : « Me faire passer pour quelqu’un par exemple qui serait raciste, alors que j’ai des amis qui sont justement arabes, et dont ma meilleure amie qui est tchadienne, donc plus noire qu’une arabe, je trouve ça choquant. »

Je vais apporter une correction : je ne crois pas qu’on vous accuse d’être raciste, on vous reproche uniquement les propos que vous tenez. Je ne sais pas trop ce qu’est le racisme qu’on emploie un peu trop facilement. Marcel Le Fiacre, éminent personnage de mon blog bistro, est raciste et ne s’en cache pas. Il se trouve que j’ai moi aussi des copains noirs, dont Tonnégrande, avec qui je passe des soirées au bistro. Mon grand jeu, à une époque, était de provoquer Marcel quand nous étions tous les trois accoudés au comptoir. Il s’agissait de pousser Marcel à critiquer les noirs et à lui rétorquer : « Oui, mais tu es bien avec un noir au comptoir, c’est un copain, non ? » ce à quoi il répondait systématiquement « oui, mais lui il est bien ».

On a tous son bon noir.

Cela étant, si vous voyez un blanc habillé de manière ridicule passer sur le trottoir, vous vous dites : « Tiens ! Un type habillé de manière ridicule. » Si vous voyez un noir habillé de manière ridicule, vous vous dites : « Tiens ! Un noir habillé de manière ridicule. »

Ceci est probablement très raciste.

Il faudrait que Madame Morano apprenne à ne plus être maladroite.

Des élections dans les Groupes parlementaires ?

Je crois bien que j’ai critiqué la réélection de Christian Jacob à la tête du groupe UMP, hier. Mon copain FalconHill me faisait remarquer deux choses en commentaires. La première est qu’il grotesque de maintenir ceux qui sont en poste et qui sont donc à l’origine de la déroute électorale. La deuxième est que le PS avait fait pareil en 2007 et que je ferais mieux de fermer ma gueule, ce en quoi il n’a pas tort.

Bruno Le Roux a été élu à la tête des députés socialos. C’est un proche de Hollande et c’est très bien. Je l’aime bien, lui. J’en parlais hier, je crois. Je l’ai rencontré une fois, à un point presse pendant la campagne de François Hollande. Ca me surprend toujours comment on peut se forger un avis sur une personnalité politique dès qu’on la rencontre…

Claude Bartolone a été élu par les socialos pour être leur candidat à la Présidence de l’Assemblée Nationale. Il sera donc élu vu que les socialos ont la majorité absolue. J’aime bien, finalement, la manière avec laquelle s’est tenue cette élection : ils ne se sont pas engueulés, il n’y a pas de sentiment de division. Bravo donc à Jean Glavany de s’être désisté.

Un petit remaniement

 Ce que j’en retiens, ce matin (j’ai lu les informations pendant notre soirée de blogueurs ce soir). Delphine Batho a quitté son titre de Ministre de la Justice qu’elle partageait avec Christiane Taubira. Elle devient Ministre de l’Ecologie en remplacement de Nicole Bricq. Il y a un nouveau Ministre en charge de l’agroalimentaire.

Pour le reste, je vais me faire aider par la presse.

LES NOUVEAUX ENTRANTS

Thierry Repentin,  « nommé ministre délégué à la formation professionnelle. A 49 ans, ce spécialiste des questions de logement, sénateur de Savoie et ancien secrétaire d'Etat au logement sous Jospin, hérite d'un poste qui n'existait pas dans le premier gouvernement Ayrault […] ». Ainsi, un spécialiste du logement est nommé à la formation professionnelle alors que la ministre du logement, Cécile Duflot ne connaît pas probablement pas plus le sujet que vous et moi…

Anne-Marie Escoffier « devient ministre déléguée à la décentralisation. Sénatrice de l'Aveyron, Mme Escoiffier est membre du Parti radical de gauche, allié au PS. » C’est une spécialiste du domaine mais j’attends d’avoir plus de précisions sur ce poste et de voir ses relations avec Marylise Lebranchu, sa ministre de tutelle…

Guillaume Garot « devient ministre délégué en charge de l'agroalimentaire. A 46 ans, le député-maire de Laval est un proche de Ségolène Royal. C'est la "surprise" de ce remaniement, où il n'était pas attendu. » C’est un poste bidon pour faire plaisir à Ségolène Royal ? Originaire d’un patelin où l’agroalimentaire est très important, je ne peux qu’approuver la création de ce poste. Attendons de voir comment le ministre se écartelé entre celui de l’agriculture et celui du redressement productif…

Hélène Conway « devient ministre déléguée aux Français de l'étranger. » J’ai assez gueulé contre le gouvernement de droite d’avant le 6 mai qui avait créé ce nouveau poste à des fins purement électoraliste pour être perplexe. Je me demande toujours à quoi il sert. Mes copains Louis et Poireau, éminents Français de l’étranger sont invités à m’expliquer.

LES CHANGEMENTS D'AFFECTATION

Nicole Bricq « passe de l'écologie au commerce extérieur. L'ex-sénatrice, plutôt décrite comme une spécialiste des questions d'économie, retrouve un domaine qu'elle connaît et quitte celui de l'écologie, où sa nomination avait surpris. » En gros, ils avaient fait n’importe quoi et réparent leurs conneries.

Delphine Batho prend l’écologie. Elle « était auparavant ministre déléguée à la justice. Egalement proche de Ségolène Royal, Mme Batho, qui n'avait pas de champ de compétence spécifique dans son ancien poste, hérite d'un ministère important. »

Je vais m’attarder un peu sur son cas. D’une part elle m’est très sympathique. Je l’avais rencontrée dans le même contexte que Bruno Le Roux (voir ci-dessus). D’autre part, je n’ai jamais compris ce qu’elle faisait rattachée à Christiane Taubira. Je ne voyais pas comment deux ministresses pouvaient avoir le même intitulé.

Christiane Taubira m’est très sympathique aussi pour une raison idiote. Tonnégrande, mon pote noir de comptoir, l’a très bien connue il y a longtemps, alors qu’il était lui-même engagé en politique en Guyane. J’aurais plein d’anecdote (rien de sexuel, rassurez-vous !) à vous raconter. Toujours est-il que c’est une femme de caractère et qu’on ne la voyait pas partager ses fonctions.

C’était, pour moi, la principale erreur de casting du premier gouvernement…

Le plus amusant dans cette histoire est que Tonnégrande est en relation avec Claude Bartolone, en tant que Président du Conseil Général pour le boulot. Nos prochaines conversations sont assurées…

Yamina Benguigui « perd la charge des Français de l'étranger pour ne conserver que la francophonie. » Mon blog s’appelant « Partageons mon avis », je ne vais pas me priver : je m’en fous.

Dominique Bertinotti, « ministre déléguée à la famille, prend en charge en plus les personnes handicapées. » Pareil.

(photo)

14 février 2011

DSK : la droite bling bling contre la gauche caviar ?

Ainsi, François Baroin estime que DSK devrait aller jusqu’au bout de son mandat (pour ne pas risquer de battre Nicolas Sarkozy lors des présidentielles 2012) pour ne pas « écorner l'image de la France » !

« Je trouve que c'est très bien qu'un Français soit à la tête d'une grande institution internationale et c'est mieux pour l'image de la France que ce même Français conserve son mandat jusqu'au bout » a-t-il déclaré.

Je ne pensais pas faire un billet à propos de l’image de la France, aujourd’hui mais je me demande ce qui aura été le plus mauvais pour l’image de la France, le quinquennat de Nicolas Sarkozy ou la démission du patron Français du FMI ?

« Puisqu'il a pris un engagement qu'il le respecte » a rajouté notre jeune ministre. Il a raison. Nicolas Sarkozy s’était engagé à augmenter le pouvoir d’achat, à pratiquer une République irréprochable, à améliorer la sécurité, …

Pierre Lellouche, Jean-François Copé et Christian Jacob s’en sont également pris à Dominique Strauss-Kahn.

« Jean-François Copé a jugé aujourd'hui que DSK avait comme "énorme faille", celle de ne pas être en France "depuis de nombreuses années" »

Quand on voit la politique menée par le gouvernement et Nicolas Sarkozy, le Français replet peut se demander aussi s’ils vivent en France.

« "Je ne suis pas certain qu'il ait totalement en tête ce qui se passe dans notre pays", a-t-il insisté. "Qu'il nous dise ce qu'il ferait sur la question des magistrats, sur la question des multirécidivistes..." »

Ben il aurait appliqué le programme du PS. Je ne connais pas le prochain mais je connais le précédent, le Pacte Présidentiel de Ségolène Royal qui prévoyait un doublement du budget de la justice. Parce que multiplier les lois, comme la droite depuis 2002, ne donne jamais à la justice les moyens de travailler.

Pierre Lellouche : « C'est un bon candidat mais en même temps, est-ce qu'il rassemble son propre camp ? Parce que c'est quand même la gauche ultra-caviar. » Je le remercie de rappeler qu’il s’agit d’un bon candidat. Nicolas Sarkozy rassemble quelle proportion de son camp, maintenant ? La droite bling bling contre la gauche caviar. Beau match ! Je vais rester au bistro à observer ça. En buvant de la Kronenbourg.

« Christian Jacob a ensuite dénoncé les primaires «de bobos» organisées par le PS, synonymes à ses yeux du «mépris» de la gauche pour le monde rural. »

Nous pourrions nous interroger sur les primaires non organisées par l’UMP où il n’y a aucun débat. Quant aux paysans, je propose de les interroger pour savoir qui ils méprisent le plus.

« Pour lui, le patron du FMI, «ce n'est pas l'image de la France, l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires, celle qu'on aime bien, celle à laquelle je suis attaché». »

Allons bon ! Nicolas Sarkozy serait l’image de la France, de la France Rurale, celle des terroirs et des territoires, celle qu’on aime bien et a qui on est attachés ?

Ne nous moquons pas du ridicule de tous ces propos.

Remercions plutôt ces messieurs pour ces attaques qui vont réussir à réconcilier toute la gauche avec DSK…