Moquons-nous plutôt des élus de droite...
En politique, l'important, c'est d'être d'accord avec le patron de bistro d'autant que son métier consiste essentiellement à taire ses désaccords avec les clients.
09 novembre 2012
La grosse commission qui fait tousser les gros élus
Moquons-nous plutôt des élus de droite...
35 propositions de la Commission Jospin bénies
Le rapport Jospin est disponible au téléchargement (pdf) mais
il est épais et je n’ai pas le temps de tout lire. Ce que j’en ressors, après
une lecture en diagonale (sans insister sur les points dont la presse a
beaucoup parlé ce matin).
Petit 10 : assurer une représentativité plus juste au
Sénat (actuellement les communes rurales ont plus de poids du fait du principe
de répartition des grands électeurs).15 juillet 2012
Vers un grand quinquennat ?
18 octobre 2011
Avec Jospin, j'crois qu'c'est clair !
J’aime bien quand Twitter s’agite ! C’était un peu le cas, hier soir, avec la sortie (de la naphtaline) de Lionel Jospin. Dans la matinée, François Hollande l’avait invité à la convention d’investiture du candidat. Le soir, Lionel Jospin a dit à la télé qu’il avait voté aux deux tours pour François Hollande. Croyons-le. Moi aussi, c’est pour Hollande que j’ai voté mais je ne suis pas passé à la télé pour le dire après l’élection à la télé. Je l’avais juste dit avant sur mon blog.
21 avril 2011
La pelle du 21 avril
07 janvier 2010
Lionel Jospin n'est pas mort
16 novembre 2009
Jospin et les alliances
13 novembre 2009
Tout devient possible, mais le droit d'inventaire
14 mars 2009
24 mars 2008
Ségolène et Lionel sont dans un bateau. Nicolas tombe à l'eau.
Moi, vous me connaissez ! Dès lors que le Parti Socialiste – auquel je ne suis pas adhérent – aura pris les prochaines décisions pour son avenir, je me rangerai derrière, avec le blog en ordre de bataille. Peut-être même créerai-je une dizaine de nouveaux blogs pour fêter ça ?Notamment, si Ségolène Royal est choisie, je la défendrai bec et ongle, cœur et âme, bière pression et pastis. Je suis fidèle au PS. D’ailleurs je ne vais pas annoncer sur mon blog que j’ai voté pour un candidat vert…
Dans l’attente, je suis d’extrêmement mauvaise humeur devant mes copains socialos. Depuis quelques temps, j’en connais certains de plus en plus, au gré des élections municipales et des réunions de blogueurs et je les trouve même très sympathiques.
Mais certains manquent de discernement. Tiens ! Lionel Jospin sort une tribune je ne sais où (je ne sais réellement pas où : c’est le week-end Paques, j’ai mieux à faire), des milliards de blogueurs lui tombent dessus ! Il ne reste plus que mon copain Martin pour le défendre. Je m’y associe.
Les militants socialistes n’ont toujours pas supporté l’annonce de son retrait de la vie politique le 21 avril 2002. Ils ressentent un sentiment d’abandon. Avant, ils ne comptaient que sur lui, l’autre pique un coup de colère par dépit (vous vous imaginez ? Battu par Le Pen !) et dit « je me casse ». Oh ! Les gars ! Ca va faire six ans… Faudrait voir à oublier.
Maintenant, ils ne savent plus quoi faire.
Vous connaissez « left_blogs », ce groupe dont j’ai l’honneur de faire partie, de même, d’ailleurs qu’aux vigilants (ce dernier groupe n’est pas uniquement destiné à faire rire Didier Goux).
Je concevais ce groupe comme un groupe d’opposants à la politique menée par Nicolas Sarkozy et François Fillon, donc un groupe unissant la gauche, le centre gauche, … tout ça, quoi.
Pas du tout un Groupe Ségoliste. Mon copain Dagrouik sort une tribune pour Ségolène Royal (je crois bien que Marc est complice et peut-être Julien). Elle commence (pas Ségo, la tribune) par : « Cette idée est partagée avec mes amis blogeurs de "Left_blogs" (pas tous) ».
Le « Pas tous » est destiné à moi. Néanmoins, cette phrase aurait pu être « Cette idée est partagée avec certains de mes amis blogeurs de "Left_blogs"». Dagrouik est persuadé être majoritaire… Malheureusement, le groupe Left_Blogs n’est pas constitué de militants PS et encore moins de militants Désir D’avenir.
On est tous d’accord sur le fond : il faut que le PS se mette au travail, engage les conventions thématiques…
Néanmoins, il est urgent de ne pas se précipiter à se ranger derrière Ségolène Royal. Je le répète : je le ferai si elle est désignée. Dans l’attente, il faut ouvrir les yeux, les oreilles, aller discuter avec les gens au bistro et arrête de comploter entre militants convaincus ! Il n’est pas encore sûr qu’elle ait les capacités de battre un candidat de la droite aux élections de 2012…
Mon pote Sarkofrance, disait ce matin dans son annexe : « Chaque jour, le matin vers 5h, le soir vers minuit, parfois même en journée, je scrute, je vérifie, je cherche. Que dire sur Nicolas Sarkozy aujourd’hui ? Usé ? Même pas. La vraie panne d’inspiration. Temporaire ? J’espère. ».
Non, Juan ! Nicolas Sarkozy se cache. Pendant un an, il a foutu un bordel, fait ce qu’il a pu pour s’amuser, essayer de faire bouger la France, … Il a réussi à s’amuser… Maintenant, il est au plus bas dans les sondages… Il ne dira plus rien pendant trois ans et demi et resurgira fin 2011 pour lancer une nouvelle campagne. Il se sera racheté une virginité et une popularité.
Alors, il nous faut continuer à Vigiler, à taper sur le gouvernement, ses mauvaises mesures, sa politiques de démolition de la société… Mais arrêter un angélisme socialiste. On va se retrouver comme en 2007. Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy avec François Bayrou en troisième homme.
Il est temps de se rassembler à gauche. Bien à gauche.
(photo) P.S. : Dagrouik, désolé d’être de mauvaise humeur. C’est à cause du « pas tous » et du fait que tu avais annoncé attendre mardi pour publier le texte.
28 février 2008
Lionel Jospin répond à Nicolas Sarkozy
Lionel Jospin a écrit au Parisien. Le Figaro le dit d’ailleurs, mais ne dit pas tout. Le Figaro est un journal de droite : ils oublient la moitié… L’information n’est pas que Lionel Jospin a écrit au Parisien mais que Lionel Jospin a écrit que Nicolas Sarkozy a menti aux lecteurs du Parisien.C’est au sujet de l’interview diffusée en début de semaine. Elle a déjà fait couler de l’encre sur les écrans des blogueurs. L’interview a été corrigée a posteriori pour ajouter des « excuses » de Nicolas Sarkozy pour les insultes lancées au salon de l’agriculture.
Au cours de cet entretien avec les lecteurs du Parisien, Nicolas Sarkozy a indiqué que son augmentation de salaire de Président de la République était pour aligner ce salaire sur celui du Premier Ministre, décidé par Lionel Jospin quand il occupait cette fonction.
Dans son courrier, Lionel Jospin dénonce deux mensonges. D’abord, le salaire n’avait pas été décidé par lui mais par Jacques Chirac (vous vous rappelez de lui ?). Ensuite le salaire n’était pas proche de 20 000 € mais aux alentours de 9 000 €.
C’est la technique habituelle de Nicolas Sarkozy. Il fait des trucs et cherche après à se justifier soit par une question (« Je ne vois pas pourquoi le Premier Ministre gagnerait plus que le Président ? ») soit par un mensonge en espérant faire avaler la couleuvre.
Il oublie juste un détail : les gens en ont marre, ce qui explique une nouvelle dégringolade dans les sondages. Il n’y a plus que 33% des Français qui estiment que l’action va dans le bon sens ! 56% des Français estiment que Nicolas Sarkozy incarnent mal la fonction présidentielle. N.B. : Soyons objectifs : les chiffres de confiance envers le PS ne sont pas spécialement géniaux.
Il faut qu’il change de méthode de communication. Ou alors c’est volontaire : il dit volontairement des énormités pour nous cacher la politique de démolition pratiquée par François Fillon qui lui reste au sommet de la confiance. Les gens doivent le prendre pour un sauveur alors qu’il est en train de foutre en l’air des pans entiers du fonctionnement des institutions et des administrations. Le truc du jour : on privatise le permis de conduire. On nous fait pleurer en nous expliquant qu’il faut 6 mois pour passer le permis et qu’il faut le réformer. C’est probablement vrai mais s’il faut plus d’inspecteurs ce n’est pas la privatisation qui le permettra !
Cette privatisation aura un seul effet : les inspecteurs ne seront pas payés par les impôts mais par les candidats au permis. Relisez bien la presse : on nous parle du coût du permis actuellement pour « l’usager » pas du tout d’une manière globale…
Cela dit, le permis de conduire n’est pas le sujet de ce billet. Dans un moment d’émotion, j’ai divergé : mais doigts font ce qu’ils veulent sur le clavier. Le sujet est les contrevérités sorties par Nicolas Sarkozy à propos du salaire des Premiers Ministres.
Mes trolls de droite viendront titiller mon manque d’objectivité, Lionel Jospin ayant supprimé les fonds secrets, le gouvernement Raffarin a été obligé d’augmenter les salaires pour permettre aux Ministres de vivre.
Cet argument est complètement con. Ou alors essayez de convaincre la population Française qu’on ne peut pas vivre avec 9 000 euros par mois quand on a un appartement de fonction, qu’on passe la moitié des repas en « affaire », qu’on cumule le poste avec d’autres fonctions, qu'on voyage gratuitement, …
18 septembre 2007
Au fond du couloir : la gauche
Ce m’a un peu énervé, à un point que j’en ai fait un autre billet ce matin vers 1 heure. N’allez pas croire que je suis subitement devenu fou, non seulement je l’étais déjà mais en plus une semaine sous antibiotiques à dose de cheval ça perturbe les rythmes biologiques. Surtout quand on n’est pas malade mais bêtement souffrant d’une rage de dent.
Peut-être comme Lionel Jospin ?
D’où ma question de ce matin : comment en est-on arrivé là ?
En 1997, le Parti Socialiste reprenait le pouvoir et vivait 5 ans de bonheur au sein de la gauche plurielle, malgré deux ou trois privatisations que je n’avais pas vu au programme.
En 2001, élections municipales. Défaite de la gauche en général dans les villes moyennes ! Le contrecoup de 4 ans de pouvoir au niveau national ? Défaite de la gauche mais conquête des deux plus grandes villes de France : un tournant dans la vie de la gauche ? Bof… Je ne crois pas que les Parisiens aient eu à s’en plaindre (je ne connais pas Lyon). Balayer les années Chirac Tibéry était bienvenu !
En 2002, nouvelles élections nationales. Baffe généralisée pour la gauche socialiste emmenée par le Lionel Jospin dont au sujet duquel nous papotions hier. Moi-même, je n’ai pas été voté le 21 avril. Je n’en tire pas une fierté particulière mais rien ne m’avait motivé à me déplacer. De toute manière, c’était sur que le second tour opposerait Jacques Chirac à Lionel Jospin. Pourquoi ne pas aller à la pêche ce jour-là quand on n’a pas vraiment envie de voter pour Jospin ?
En 2004, élections régionales. Victoire totale de la gauche ! François Hollande a dirigé le PS pendant cette période, seul maître à bord. Il est béni entre tous les saints.
En 2007, élections nationales. Défaite en demi teinte de la gauche ! Pourquoi en demi-teinte ? Les socialos n’avaient pas faits un tel score depuis 20 ans… Certains voudraient que François Hollande endosse seul cette défaite. Il est banni entre tous les… heu… bannis.
Gageons qu’en 2008, les élections municipales seront gagnées, pour différentes raisons (la principale étant que les précédentes ayant été une catastrophe, faire pire est assez difficile). François Hollande en tirera-t-il profit ? On s’en fout.
Dans ma joyeuse chronologie, j’ai cité les privatisations par le gouvernement Jospin. Je n’étais pas contre, mais je crois que c’est un symbole.
Par contre, je n’y ai pas cité le referendum du 29 mai 2005. Je me demande si la plus grosse erreur du PS pendant ces cinq dernières années n’a pas été, fin 2004, de se positionner pour. Moi-même j’étais pour, indépendamment de l’opinion du PS, j’ai toujours été pour la construction de l’Europe.
Pourquoi une erreur ?
La première raison est qu’il n’a pas su écouter une des premières préoccupations des Français : la dégradation de leur environnement économique et social. Peut-être aurait-il fallu que le PS réponde : « on est favorable à la construction de l’Europe mais contre ce projet de constitution qui n’apporte rien à la vie des Européens un peu comme si on pissait dans un violon ».
La deuxième raison est le PS s’est coupé de la « jeunesse » et de la mode antilibérale qui s’en est suivi. Quand, en 2007, une majorité de la classe des 25 – 35 ans votent pour la droite conservatrice, ça fait mal !
Ainsi, Laurent Fabius avait probablement raison. Il avait donc probablement raison aussi lors du referendum interne pour le choix du candidat (dans un soucis d’objectivité, je dois ajouter que si j’avais eu à choisir, j’aurais opté pour Dominique Strauss-Kahn). Ce choix de candidat s’est transformé en une opposition entre deux « socio-démocrates » (Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn) et entre un type s’affirmant à gauche (Laurent Fabius) mais pas vraiment crédible dans ce rôle.
Ségolène Royal a ensuite été désignée et a défendu un très bon Pacte Présidentiel, mais en oubliant bêtement de se positionner à gauche sur TOUS les sujets ! Je ne veux pas énumérer les points litigieux, le plus emblématique étant à mon avis l’encadrement des jeunes délinquants par des militaires ! Quoiqu’on en dise, ça ne pas être à gauche, car un type de gauche ne pourrait confier sa jeunesse tourmentée à qui que ce soit d’autres que des éducateurs !
Entre les deux tours, Ségolène Royal a médiatiquement essayé de se rapprocher de François Bayrou qui essayait de rebondir sur sa position et, aujourd’hui encore, devant l’atrophie du PS, essaie de se positionner en chef de l’opposition, …
Où voulais-je en venir ?
La dernière fois que le PS a gagné des élections nationales, en 1997, c’était sur un projet résolument à gauche : le partage du travail, les emplois aidés, la baisse de la TVA, …
Ca fait 10 ans. Quelques années après, le Parti Socialiste a arrêté de s’afficher à gauche. Il n’a plus rien gagné au niveau national. Il n’a pu qu’affaiblir ses partenaires et ringardiser la gauche.
Ringardiser la gauche ? Oui ! Il n’y pas d’autre mot quand la politique conservatrice de Nicolas Sarkozy apparaît incarner la rupture et le modernisme.
Il faut se ressaisir !
La puissance de Chabal
serait bien utile à Lionel Jospin pour faire entendre sa voix ! Un rapide tour de la blogosphère montre que peu de blogs soutiennent son initiative anti Ségolène Royal. Partageons mon avis est de ceux-là !
Suis-je indécrottable ? Ou ne sont-ce pas, plutôt, ces centaines de militants qui ont soutenu Ségolène Royal qui n'osent pas regarder la vérité en face ? Ou ne sont-ce pas, ces militants, qui se raccrochent à Ségolène Royal car il n’y a aucun ténor au parti ?
On assiste à une attaque en règle contre Lionel Jospin. Il le mérite bien, il a attaqué le premier !
Mais ce qui saute à la figure comme le morpion saute à l’élastique, c’est que, outre le fait que Ségolène Royal soit la seul ténor debout, le seul moyen utilisé par ces militants pour défendre Ségolène Royal est d'attaquer Lionel Jospin.
Personne ne dit : "il a tort Monsieur Jospin, elle a largement la carrure Madame Royal". "Ouvrez les yeux" était le titre de mon précédent billet.
17 septembre 2007
Ouvrez les yeux
C’est amusant, ça fait bientôt 20 ans que j’aime bien Lionel Jospin. Rien de difficile ! Au début des années 90 (j’avais 24 ans), il était "visible" que Lionel Jospin serait le prochain type du Parti Socialiste à avoir vocation à diriger le pays. Ca fut chose faite, en 1997, où il devint Premier Ministre pour 5 ans, ce que personne n’avait fait depuis Raymond Barre.Les élections de 1997 ont été provoquées par une connerie de la droite et gagnées par la gauche à cause de la connerie de la droite, grâce à un bon projet de la gauche et grâce à la capacité de la gauche d’aligner une brochettes de gens compétents pour nous gouverner.
La période 1997 – 2002 fut excellente, on l’oublie un peu trop souvent. La conjoncture économique mondiale a été très bonne, le Parti Socialiste et la gauche plurielle ont pu mettre en œuvre son programme. N’en déplaise à certains dont à moi, la gauche a réconcilié la France avec l’économie de marché.
Cette période fut aussi ponctuée par l’amorce d’une crise boursière et par les attentats du 11 septembre 2001. La campagne pour la présidentielle fut menée par tout un chacun comme elle a été menée… et Lionel Jospin comme toute la gauche s’est pris une énorme baffe.Nous voilà dans le vif du sujet !
Lionel Jospin a eu le tort de ne jamais faire son mea culpa. Il a mis sa défaite essentiellement sur la présence de Christiane Taubira et Jean-Pierre Chevènement au premier tour (le total des trois montrait que la gauche socialiste arrivait en tête des élections). Je ne sais pas si, sans ça, il aurait été présent au second tour et l’aurait gagné. Ca ne sert à rien de réécrire l’histoire !
Lionel Jospin a eu tort de ne jamais faire son mea culpa : il pourrait maintenant le retourner à la gueule de la gauche !
J’ai fait un billet ce matin pour m’amuser du flingage en règle de Ségolène Royal par Lionel Jospin et mes commentateurs étaient assez majoritaire pour la défendre. Je suis aussi intervenu sur le même thème sur le billet de Donatien. C’est un sujet dont on parle beaucoup aujourd’hui !
Avant que les socialistes ne mettent sur le dos de Lionel Jospin la défaite de Ségolène Royal, je vais leur demander à leur tour si Ségolène Royal a fait son mea culpa et s’ils ont fait leur mea culpa de la défaite de leur candidate.
La réponse est non. Je vais les aider.
La défaite de Ségolène Royal est avant tout due… à la victoire de Nicolas Sarkozy qui a menée une excellente campagne. Elle est ensuite liée à une mauvaise campagne du Parti Socialiste : la candidate, ses opposants internes et le parti lui-même.
Ce n’est pas tout… Et les deux points suivants ont un peu trop tendance à être oubliés :Point 1 : Ségolène Royal n’a jamais su montrer qu’elle avait les épaules nécessaires pour assumer la fonction.
Point 2 : Ségolène Royal a dit des conneries pendant la campagne. Ses fans auront beau lui trouver des excuses, ça ne changera rien. Je vais citer un seul exemple : son truc sur l’encadrement des mineurs par des militaires et l’ordre juste. Avec de tels propos, elle ne pouvait pas mobiliser les électeurs de gauche non PS, comme moi. Je vais citer une autre connerie : la démocratie participative (qui n’a rien de nouveau : les réunions publiques existent depuis toujours) a discrédité la démocratie représentative. Elle ne pouvait pas mobiliser des républicains comme moi, qui croyons au travail des élus, dont les députés !
Ainsi, elle a tenue des propos sur les thématiques de droite et contre la république qui ne pouvait en aucun cas faire la victoire d’un candidat de gauche. Son rapprochement et surtout son débat avec François Bayrou entre les deux tours ont été une erreur. Il fallait évidemment interpeller les électeurs de François Bayrou voire François Bayrou lui-même mais ce débat est passé aux yeux de l’opinion de gauche comme une traîtrise !
Quand on est dirigeant socialiste, on oublie pas François Bayrou a fait descendre dans la rue un million de types en 1994 ! Il a peut-être changé, j’y crois, mais il y a des signaux qui ne trompent pas.
Quitte à voter à droite, autant voter pour Nicolas Sarkozy.
Après les élections, elle a continué à dire des conneries, notamment quand elle a dit que c’était une erreur d’avoir remis le SMIC et les 35 heures dans les thèmes de campagne et que c’était une raison de sa défaite !
Rien que ces derniers propos mériteraient que Ségolène Royal ne soient plus la candidate du PS, parce qu’un candidat du PS n’a pas juger honteux de parler temps de travail et niveau des petits salaires !
Voilà !
Lionel Jospin tombe sur Ségolène Royal. Tout ce que vous avez à répondre, tout ce qu’ont à répondre une partie des dirigeants socialistes est « Qu’est-ce qu’il a à nous faire chier ? Qu’il fasse son mea culpa d’abord et après on pourra l’écouter ! »
Non ! Lionel Jospin n’est plus candidat à rien. Lionel Jospin n’est plus candidat à rien depuis 2002, même s’il a vaguement essayé un come back. C’est Ségolène Royal qui est maintenant candidate à quelque chose !
C’est à elle de faire son mea culpa !
Lionel Jospin donne un coup de pieds dans la fourmilière. Plutôt que de vous boucher les oreilles en oubliant ses propos pour vous jeter sur lui, vous feriez peut-être mieux de l’écouter !
Lionel Jospin est le dernier dirigeant socialiste à avoir mené le Parti Socialiste à la victoire, dans des conditions certes particulières comme je le rappelais en début de billet. Quand Michel Rocard dit un truc du type « les socialistes ont maintenant admis l’économie libérale » vous l’applaudissez ! Quand Lionel Jospin critique votre candidate, vous le huez !
Choisissez votre camp ! Mais ne vous trompez pas de combat, sinon les deux chefs de l’opposition seront François Bayrou et Dominique de Villepin.Quand Lionel Jospin dit que Ségolène Royal « une personnalité [qui] n’a pas les qualités humaines ni les capacités politiques » nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et « espérer gagner la prochaine présidentielle » demandez-vous donc plutôt s’il n’a pas raison avant de lui tomber dessus !
La question n’est pas de savoir si Lionel Jospin est gâteux mais de savoir si Ségolène Royal est la bonne candidate !
Ce n’est pas parce qu’elle est la seule aujourd’hui que la réponse est oui.
Jospin dans la gueule
Mon Dieu ! My gode. Que ce titre est nul ! La honte me ferait rougir comme une jeune demoiselle découvrant les attributs de mon copain Tonnegrande si dans un sursaut d’orgueil je n’envisageais pas immédiatement de le changer. J’envisage. Je ne change rien. La morale est sauve.Ainsi, je voulais dédier mon billet de ce matin aux sorties de Lionel Jospin contre Ségolène Royal qui ont eu la bonne idée de me faire marrer ce matin, mais le journal de France Inter à 8 heures me met encore plus en joie. Deux événements politiques me paraissent de bons sujets pour se réjouir.
Le premier pourrait me rendre François Bayrou sympathique. Reconnaissons-le, c’est fait, il m’est sympathique. Voilà quelques extraits de son discours d’hier. A propos de Nicolas Sarkozy : « tous ses choix montrent qu'il conduit la France, non pas à la résistance, mais à l'alignement sur le modèle dominant ». « les signes multipliés au monde de l'argent, au CAC 40, aux milliardaires, à l'univers du Fouquet's, la vedettarisation de la politique, la jubilation des hot-dogs avec Bush père, Bush mère, Bush couple ». « Et que j'ai aimé ce jour-là que Cécilia Sarkozy ait une angine blanche ! ».
Mais ce sont surtout ses attaques contre tous les gens qui courent derrière Sarko qui sont réjouissantes : « Très en verve, le président de l'UDF a aussi ironisé sur « le concours de lèche permanent », « le cirage de pompes, devenu un sport national ». « Nous nous fixons comme but, de faire sortir la France de l'absolutisme et de la faire entrer dans l'ère nouvelle d'une authentique démocratie », a-t-il promis. »
Le deuxième pourrait permettre à Bernard Kouchner de remonter dans mon estime. Il commence à prendre ses distances vis-à-vis de la politique d’immigration du gouvernement Sarkozy (?). Allez, Nanard ! Franchis le pas ! File leur ta démission et dis franchement : « J’ai cru Nicolas Sarkozy quand il parlait d’ouverture, de nouvelle politique, mais, décidément, quand on est de gauche, on ne peut pas travailler avec ces gens là ». C’est le seule solution pour que tu reviennes dans notre cœur !
Je vais donc en revenir à Lionel Jospin. La première remarque qui me vient est que la réunion d’hier a un côté salutaire : il est temps que le Parti Socialiste refasse de la politique plutôt que du people et de la synthèse. Ca me fait penser que Bertrand Delanoë ferait un très bon Premier Secrétaire de transition pour préparer les prochaines échéances, ce qui ne veut pas dire qu’il ferait un bon candidat, il partage peut-être certains défauts de Ségolène Royal !
Nous y voilà ! Dans son bouquin à sortir prochainement, Lionel Jospin flingue celle qui fut par erreur la candidate des socialos à l’élection présidentielle : « une personnalité [qui] n’a pas les qualités humaines ni les capacités politiques » nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et « espérer gagner la prochaine présidentielle »
« «une figure seconde de la vie publique», n’est «pas taillée pour le rôle». «Avoir commis une erreur [en la désignant] ne justifie pas qu’on la réitère», avertit l’ex-candidat, pour qui les raisons profondes de l’échec - c’est le titre d’un chapitre - tiennent à la personnalité de son ancienne ministre, à son style de campagne, à ses choix politiques. »
« Retenons plutôt la critique sur la mise à distance par Ségolène Royal du PS. C’est, pour Jospin, «une lourde erreur, pour un leader, que de laisser décrier sa propre formation politique», tant les partis, avec leurs défauts, sont indispensables à la vie démocratique. »
« Une fois désignée, Ségolène Royal aurait commis l’erreur, «enfermée dans un face-à-face narcissique avec l’opinion», de refuser la confrontation «sur le fond» avec son adversaire principal, Nicolas Sarkozy »
J’ai parmi mes lecteurs des supporters de Ségolène Royal. Avant de vous dire « y fait chier Nicolas », allez prendre une douche. Asseyez-vous devant votre PC et réfléchissez à l’article de Libé (en attendant de lire le bouquin de Jospin). Mieux, allez acheter Libé. Et réfléchissez calmement. Quelle est la meilleure solution pour la gauche de revenir au pouvoir :
A : prendre un candidat avec un joli tailleur et orienter le parti à droite parce que c’est à la mode,
B : adapter la politique de gauche à un monde moderne tout en restant bien à gauche et en travaillant avec nos camarades antilibéraux ?


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