En salle

Affichage des articles dont le libellé est Loudéac. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Loudéac. Afficher tous les articles

02 avril 2016

Que se passe-t-il à la mairie de Loudéac ?

Les panneaux électoraux ont été remis en place nous disait récemment la presse locale. Aurait-on droit à de prochaines élections municipales ?

C'était le débat du jour, au bistro, quand je suis arrivé hier soir. D'ailleurs Ouest-France en a fait un article sur son site web, suivi par le Courrier Indépendant, l'hebdomadaire local. 

Je résume les vagues informations ou, plutôt, rumeurs que l'on peut voir circuler : le Conseil municipal du 7 avril a été déplacé au 14 avril pour permettre le vote du budget et, c'est à l'issue, que des membres du conseil annonceraient leur démission.


Deux hypothèses circulent (toujours d'après la rumeur).

La première est que les six conseillers de gauche démissionneraient ce qui imposerait de nouvelles élections. Je ne vois pas l'intérêt. La probabilité qu'ils soient élus est très faible et les électeurs leurs en voudront d'avoir fait tomber la municipalité. Et, s'ils sont élus, ils devraient appliquer le budget voté et n'auraient donc aucune marge de manœuvre. Il est néanmoins possible qu'ils pensent que changer de maire est la meilleure option pour la ville, tant il est peu probable que Gérard Huet se présente.

La deuxième est que deux conseillers de la majorité, proches de LR, se tirent, ce qui aurait les mêmes effets vu que plusieurs ont déjà jeté l'éponge. La fameuse rumeur dit Gérard Huet est de moins en moins en phase avec Marc Le Fur, notre député, et que ce dernier, ayant raté la campagne des régionales, ne serait plus très bien au sein de la minorité régionale, voire de son parti. Il aurait donc pour ambition de conquérir la mairie de Loudéac pour s'emparer, ensuite, du Grand Loudéac, de la nouvelle Communauté de commune (voir le Courrier Indépendant de cette semaine, les contours sont presque figés) puis de se présenter aux prochaines sénatoriales pour finir ainsi Sénateur, "chef" du Centre Bretagne.

Que nous réservera l'avenir ? Nous n'en sommes qu'au stade des supputations...

13 février 2016

La vraie histoire (récente !) de Loudéac

Le Figaro a récemment sorti un article pour comparer le développement économique de Guingamp et de Loudéac, de villes de tailles comparables. Loudéac, ma ville natale, est en plein centre, près de Pontivy. Guingamp, surtout connu pour son club de foot, est au nord-ouest, près de Saint Brieuc.

L'ami Jacques diffuse l'article sur son annexe. Marc Le Fur (député) et Guy Le Helloco (président de la communauté de communes) y raconte l'histoire récente de Loudéac et les raisons de son essor, sous l'impulsion de Pierre Etienne, ancien maire, qui a sur en faire un capitale de l'industrie alimentaire en y favorisant l'implantation de l'usine Olida.

Tout cela est parfaitement exact mais il faut remonter un peu plus loin dans le temps, à la sortie de la guerre. L'Etat réfléchissait à l'aménagement de la Bretagne. A l'époque, il était à peu près équivalent que les voies importantes (routières et ferrées) devaient passer par le Centre Bretagne, donc près de Loudéac et Pontivy. Ironie de l'histoire puisqu'en raison de sa position centrale, on imaginait y construire un grand aéroport breton...

Mais Messieurs Glon et Etienne étaient des rivaux et ne pouvaient pas se blairer. Etienne a décidé de faire installer une usine (qui deviendra Duquesne-Purina) au nord de Loudéac. Du coup, Glon décida de mettre ses usines près de Pontivy.

C'était le bordel. Alors l'Etat a sagement décidé de faire deux axes principaux, un "Rennes St Brieuc Brest" (via Guingamp) et un autre "Nantes Vannes Lorient Quimper". Tiens ! Cliquez sur la carte pour l'agrandir. Regarder en bas à gauche de la Bretagne, vous y trouverez la ville de Redon. Figurez-vous que pour faire Rennes Quimper en TGV, il faut passer par Redon  (via Vannes et Lorient).

Depuis on essaie de recoller les morceaux. La mise à deux fois deux voies des axes centraux (Rennes-Brest et Saint Brieuc-Vannes et Saint Brieuc-Lorient). L'axe Rennes-Vannes n'a été construit que dans les années 90 (de mémoire). Vers cette époque, le TGV est arrivé en Bretagne en respectant les anciennes tronçons (passage par Redon pour l'axe sud).

Aujourd'hui, on se trouve à devoir construire une ligne à grande vitesse entre Rennes et Nantes. Guingamp affiche le plus fort taux de chômage du coin, Loudéac est smicardisé et le TGV n'arrive pas encore à grande vitesse à Rennes. Les deux axes en quatre voies, nord et sud, servent de rocade à Saint Brieuc, Lorient et Vannes et sont complètement saturées.

Je ne dis pas que nos deux compères, Etienne et Glon (impossible de me rappeler le prénom de ce dernier, Marcel ? Maurice ?), sont coupables mais on me susurrait aux oreilles, dans mes jeunes années, cette version de l'histoire...

En aparté, j'ajouterai que ceux qui mettent des freins en permanence au développement économique de la Bretagne en déclamant tout haut qu'un aéroport ne sert à rien ou ce genre d'âneries méritent amplement des baffes.

29 novembre 2014

Didier Chouat et l'histoire de l'UTL de Loudéac

Conférence de l'UTL de Loudéac sur le thème "ces crétins de blogueurs".
« Création UTL Loudéac

Tout commence en 1987 et cinq personnes ont été les protagonistes dans la création de la section Loudéac :
  • Mme Cagniart-Avril, secrétaire générale de l'Université du 3ème âge et du Temps Libre de St Brieuc, qui organise une réunion d'information à Loudéac, le vendredi 11 décembre 1987 (40 personnes présentes),
  • M. Chouat, député des Côtes-du-Nord, qui a soutenu Mme Cagniart dans sa démarche et a été le lien entre cette dernière et les participants à la réunion,
  • le Dr Cordier, maire-adjoint, qui a contacté M. Le Guen et reçu son accord pour prendre en charge le dossier,
  • M. Le Guen, responsable de l'Antenne de Loudéac,
  • M. Le bâtonnier Poupart, de Saint Brieuc. 

Loudéac est, à ce moment, une antenne de St Brieuc, qui regroupe les cartes d'adhérents et les cotisations.

Les conférences et visites sont organisées par l'UTL et les Loudéaciens peuvent y participer par des « co-voiturages »

Début 1988 (mars), Mme Cagniart et Me Poupart rencontrent Mme Urvoy, secrétaire générale des UTL de Bretagne : celle-ci souhaite vivement que l'antenne de Loudéac prenne son autonomie sous forme d'une association avec le minimum de structure (Président, trésorier, secrétaire) et de formalisme.

Mais Mme Cagniart et M. le bâtonnier Poupart considèrent comme indispensable de nommer Président d'Honneur, M. Chouat, sans qui disent-ils, le lancement à Loudéac et le maintien à St Brieuc et Lannion n'auraient pu se faire. »

Didier Chouat qui, à cette époque, était, outre député de la circonscription (façon de parler puisque, en 1986, l'élection était à la proportionnelle), Conseiller général du canton, devint maire de Loudéac en 1989. Il est mort la semaine dernière. L'ami Jacques a diffusé sur son blog le beau texte de Jean Buchon lu pendant la cérémonie, lundi.

Peu de gens connaissent l'histoire de l'UTL de Loudéac (et du département) et le rôle qui a joué Didier Chouat puisque, si elle existe, c'est grâce à lui.

Parmi les 40 personnes à la réunion de décembre 1987, il y avait ma mère qui a retrouvé ce texte dans ses archives. Didier Chouat lui avait envoyé une invitation personnelle. Je suppose qu'il avait ciblé un certain nombre de personnes pour aider à monter ce truc... dont des « jeunes retraités de l'enseignement, vieux loudéaciens » (on retrouve des noms dans la suite du document mais il y avait Mme Donnio, M. Levèque,...). Ma mère fit partie du premier bureau et est toujours animatrice d'une des section.

La plupart des gens pensent que c'est Victor Moisan (voir sa nécrologie) le créateur. C'est Didier Chouat. Victor Moisan n'est venu qu'un peu après. Il avait été appelé sur les conseil du Dr Lebranchu, beau-père de notre ministre et participant à cette réunion, parce qu'il avait toutes les qualités pour : travailleur, cultivé, intelligent,... mais aussi parce qu'il était paysan. Si un universitaire, un prof,... avait pris le poste, l'UTL serait passée comme élitiste dans notre ville de Centre Bretagne.

La politique et l'histoire... Il n'empêche que M. Moisan a porté l'UTL pendant des années et que c'est grâce à lui, puis à ses successeurs, qu'elle a connu un très beau succès (il y a environ 800 membres).

Avant Didier Chouat, à Loudéac, il y avait des activités pour les retraités : belote, loto, bal, pétanque.

Alors, continuons l'histoire.

« M. Le Guen contacte Mme Urvoy : elle viendra le 19 septembre 1988 et fera une conférence sur le thème : « les UTA – Evolution - finalité » [Note de moi : il est bien écrit UTA, j'ignore ce que cela veut dire]. Mme Urvoy conseille d'écrire à l'Association Régionale de Bretagne pour lui fait part de l'intention de Loudéac de créer une section en sollicitant son agrément auprès du CA et de l'AG.

M. Le Guen, devant quitter Loudéac pour un certaintemps, demande à M. Moisan de prendre en charge, par interim, le dossier en cours (août 1988).

M. Moisan accepte et demande à Mme Urvoy de bien vouloir retarder sa venue à Loudéac [,,,].

Le 26 septembre 1988 à 15h30, salle Malivel, une réunion, avec conférence, en présence de Mme Urvoy, secrétaire générale des UTL de Bretagne, Mme Cagniart et Maître Poupart de Saint Brieuc, a lieu.

Le bureau constitutif est ainsi formé : Président : M. Moisan – vice-président : Dr Cordier – Secrétaire : Mme Weber - Trésorière : Mme Carimalo – membres : Mmes Biard, Cocoual, Guillot, Jégou, Dr Lebranchu, M. Louis Chevé. »

Inutile de préciser que parmi ces participants, peu sont encore étanches maintenant... Je suppose que Mme Jégou est la seule encore active.

C'est Georgette Weber, la secrétaire, qui a rédigé ce texte, probablement vers 1994 ou 1995.

« La section prend comme raison sociale « UTL de Loudéac et sa région ».

[,,,]

Loudéac est ainsi la UTL créée en Bretagne Centrale, et il semble qu'elle ait donné le coup d'envoi à bon nombre de créations du même type. 7 conférences – 3 visites. La première conférence est donnée par M. Prigent, professeur à St Brieuc, avec pour thème : « la littérature orale » avec deux conteurs. »

Je disais qu'il y avait 800 adhérents. C'est parce que l'UTL a ouvert beaucoup de sections sortant du domaine « universitaire ». Il n'empêche que chaque conférence regroupe environ 200 personnes, aujourd'hui. Voilà les thèmes des conférences qui ont eu lieu ce premier trimestre de l'année scolaire :
  • Les démocraties occidentales ont-elles toujours le devoir, ou même le droit, de s'ingérer dans les affaires intérieures d'un autre pays ?
  • L'art dans les Chapelles (visite)
  • Voyage au pays du futur ?
  • La station biologique de Paimpont et la Forêt de Brocéliande (visite)
  • Les Ponts à travers les âges.
  • L’Harmonie (film documentaire)
  • Nationalité et Citoyenneté.
  • Les énergies fossiles et le gaz de schiste

Le programme de la suite est sur le site de l'UTL, de même que la liste des sections et les voyages culturels organisés.

Le tout parce que Didier Chouat avait voulu, avant qu'il ne soit maire, qu'une UTL soit créée à Loudéac, pour offrir d'autres activités aux retraités.

21 novembre 2014

Mort de Didier Chouat

Le Télégramme et Ouest-France annoncent ce soir la mort de Didier Chouat des suites d'une maladie. Je crois bien que c'est le frère du maire d'Evry, qui a remplacé Manuel Valls. C'est surtout l'ancien député-maire socialiste de Loudéac que j'ai connu lorsque j'étais encore militant associatif là-bas et que j'ai retrouvé dans Facebook récemment. Nous étions devenus potes, non pas pour des histoires loudéaciennes mais pour l'humour corrosif qu'il maniait à merveille.

Mes pensées vont bien sûr à sa famille mais surtout aux copains du Parti Socialiste de Loudéac et à tous les sympathisants qui l'ont suivi depuis bien plus de trente ans.

16 août 2014

L'heure du souvenir

Finalement, on connait peu l’histoire de France. Dans l’esprit de beaucoup, la fin de la guerre en France s’arrête au débarquement en Normandie et aux images de la libération de Paris, le tout agrémenté de quelques tragédies, comme Oradour-sur-Glane et quelques histoires familiales qui ressortent des années après. Tiens ! Dimanche dernier, j’étais chez ma mère et il y avait ma sœur et sa fille, 10 ans. Pour l’anniversaire de ma sœur, nous avons un peu amélioré le repas et surtout l’apéritif. Je ne sais pas pourquoi, les conversations ont tourné vers cette guerre.

Ma mère, née en 1931, est arrivée avec ses parents à Loudéac pendant la guerre. Ils résidaient auparavant à Saint Nazaire, bien touchée par les événements. Mon grand-père était originaire de villages aux alentours. Il était malade. Ma grand-mère qui travaillait à la Poste a obtenu sa mutation dans ce qui deviendrait ma ville natale, le berceau de la famille.

Ma mère a commencé à raconter quelques souvenirs à sa petite fille. Elle en parle rarement si bien qu’elle ne donne pas l’impression de radoter, d’autant que les histoires sont souvent pleines d’émotion, d’anecdotes,… qui nous rappellent des choses que nous avons en mémoire, des histoires de marché noir, le grand-père qui allait chercher de quoi manger dans sa famille,…

Ca y est ! Je me rappelle de quoi est partie la conversation. Nous parlions de l’actualité et de la situation à Gaza et ma nièce nous posait des questions sur la vie des gens. C’est alors que ma mère lui a raconté sa vie à Saint-Nazaire, la sirène qui les réveillait, qui les forçait à aller à la cave, les fois où ils y passaient des nuits entières. Je me répète mais elle en parle vraiment très rarement, c’était peut-être la troisième  ou quatrième fois depuis que je suis en âge de m’intéresser à ça alors qu’elle parle "souvent" de sa jeunesse à Loudéac.

C’est à ce sujet d’ailleurs, que je l’ai entendue, dimanche, pour la première fois décrire l’horreur de certains moments d’occupation dans cette ville de Centre Bretagne, la peur qu’elle avait à 12 ou 13 ans quand elle devait faire une course toute seule en ville et qu’elle passait devant les soldats allemands, en arme, devant les guérites, autour de l’hôpital. Le centre de Loudéac a, somme toute, relativement peu changé. Le vieil hôpital est toujours là, transformé en « long séjour ». Bien sûr, depuis une clinique a été construite juste à côté, puis un nouvel hôpital qui a fini par fermer mais ces vieux bâtiments forment toujours le cœur de la cité. Bien sûr, le bureau de poste où bossait la grand-mère a fermé, un nouveau a été ouvert. Elle y a fini receveuse principale. Une femme, à l’époque, c’était exceptionnel. Je ne sais même plus quand elle a pris sa retraite. Vers 1960 probablement. Elle est morte en 2001, elle aurait eu 100 ans après. Mon grand-père est mort de sa maladie en 1946. Tiens ! Quitte à citer des dates, mon père aurait eu 80 ans avant-hier. Avec ma mère, ils se sont mariés en 1962 et ont toujours habité Loudéac, où ma mère avait fait construire, avec la sienne, la maison familiale en 1959, qui a été agrandie une petite dizaine d’années après, quand la famille a commencé à croitre.

C’est ainsi que de cette guerre, j’ai surtout des souvenirs – indirects, évidemment – qui datent d’après, de la reconstruction. Tout ça forme une espèce d’objet informe dans mon crâne : la fin de la guerre à Loudéac et les années qui ont suivi.

Hier, on commémorait le débarquement en Provence, événement peu connu, surtout de la part d’andouilles proches de Vire et de Guémené. Des abrutis se moquent de François Hollande qui est « le président des commémorations », comme s’il était coupable d’être président en 2014. Je lisais des crétins qui expliquaient qu’il accumulait des cérémonies pour retrouver de la popularité, comme si les Français oubliaient la situation économique, comme s’ils ne voyaient pas, en ouvrant un journal, que la guerre est à nouveau à nos portes.

Le président a fait un beau discours, hier.

« Voilà pourquoi je tenais à être ici, en ce 15 août 2014, pour saluer tous ces héros célèbres ou plus souvent anonymes qui ont contribué à la résurrection de notre pays. Ils étaient l’armée de toute la France, ils étaient même une armée du monde. Il y avait là les forces françaises libres qui, depuis 1940, avaient décidé de poursuivre la guerre ; il y avait les évadés de métropole qui avaient traversé la Manche ou qui étaient passés par l’Espagne pour répondre à l’appel du général DE GAULLE ; il y avait les volontaires qui avaient continué le combat malgré l’armistice en Afrique et au Moyen-Orient ; il y avait ces soldats qui avaient préféré la France libre à Vichy ; il y avait les dissidents des Antilles qui avaient déjà risqué leur vie en quittant leur île dans des embarcations très fragiles et qui, avec d’autres embarcations heureusement, avaient réussi à débarquer à Cavalaire dans la nuit du 16 au 17 août.

Il y avait des Guyanais, il y avait des Réunionnais, il y avait les Tahitiens et les Néo-calédoniens du bataillon du Pacifique, le fameux "bataillon des Guitaristes", qui a payé un lourd tribut aussi pour la libération de notre pays, à tel point que le général DE GAULLE lui décerna la croix de Compagnon de la Libération en 1945. Et puis il y avait les Français d’Afrique du Nord, ceux qu’on a appelés plus tard « les pieds noirs », et qui s’étaient engagés pour constituer une part des soldats de l’armée d’Afrique, parce que l’armée d’Afrique a été décisive. Beaucoup de ses soldats étaient algériens, marocains, tunisiens - on les appelait encore « des indigènes ». Il y avait aussi à leur côté les tirailleurs sénégalais et les goumiers, les Tabors, les Spahis, les zouaves, tous ceux-là formaient les contingents de l’armée, de la première armée, de l’armée B du général DE TASSIGNY. La moitié de ces 200.000 hommes était d’origine africaine.

Par leur sacrifice, ces hommes ont noué entre notre pays et l’Afrique un lien de sang que rien ne saurait dénouer, et j’aurai l’occasion de le rappeler tout à l’heure, cet après-midi sur le Porte-avions Charles de Gaulle, à tous les représentants des pays d’Afrique qui nous ont fait l’amitié et l’honneur de participer à ces cérémonies. Et puis s’ajoutait à cette armée une autre, celle de l’ombre, tous ces hommes, toutes ces femmes qui sortaient avec le brassard aux 3 couleurs pour participer à la libération de notre pays, pour restaurer la démocratie. »  

Alors que Nicolas Sarkozy avait expliqué que l’homme africain n’était pas assez entré dans l’histoire, François Hollande a probablement fait un des plus beaux discours montrer comme les Africains et, d’une manière générale, tous ceux qui ont fait l’histoire de France, ont contribué la libération de ce qui était « la mère patrie » et qui ont fait en sorte que la France puisse être ce qu’elle est aujourd’hui. Ce qu’elle est ? Il l’a rappelé, aussi…

« La France, cinquième puissance économique du monde et qui entend le rester par les réformes qu’elle engage. La France, une nation qui compte dans le monde, sur la scène internationale, une nation qui prend ses responsabilités pour assurer la sécurité, la sécurité de l’Europe mais aussi la sécurité dans le monde, et pour agir partout où nous sommes appelés pour la paix. »

Voila pourquoi ces commémorations sont importantes, alors que le personnel politique – et les blogueurs du même métal – se laissent aller vers une sorte de déclinisme. J’ai été absent de mon blog depuis une semaine mais j’ai continué à lire ceux des autres. Il m’amuse beaucoup de lire des blogueurs militants proches de l’UMP critiquer, à la petite semaine, le chef de l’Etat et le gouvernement, partant d’une photo du président et du premier ministre en costume, étudiant des dossiers à Brégançon.  Ils ont oublié les années Sarkozy, celles où il a voulu faire rentrer Kadhafi dans l’histoire, par la petite porte.


Il reste tant de combats à mener pour redresser la France, l’Europe,… et préserver la paix, autant que possible, dans le monde, défendre les populations opprimées et baisser le coût de la bière, qu’il faut bien quelques cérémonies pour rappeler le poids de notre histoire et ce qu’a fait l’Afrique, avec nous, souvent malgré elle, pour l’avenir du pays.

Alors je vois encore les yeux de ma nièce quand elle écoutait ma mère raconter comment elle avait vécu à son âge, 70 ans plus tôt.

18 mai 2014

Handball Loudéac

Dans ma boite, on est environ 30 à Paris et 70 à Strasbourg. On s’est retrouvés jeudi et vendredi pour notre séminaire annuel. C’est toujours agréable de voir des braves gens qu’on a souvent au téléphone. Pendant le dernier repas, on parlait de sports. Un des convives me demande ce que je pratiquais ou aimais. La réponse est facile : rien. Je suis passé pour une espèce d’OVNI. Il est très rare de voir quelqu’un avouer qu’il n’aime aucun sport. Pourtant, c’est à peu près le cas de tous mes meilleurs potes, comme Tonnégrande et Patrice pour ne citer que des personnages de ce blog. A Loudéac, il y a Gilles et Dominique, aussi.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tenté de m’y intéresser au fil de mes contacts ou des résultats de certaines équipes. Je m’en fous totalement. Pourtant, en tant qu’ancien consultant, je suis près à parler de tout. C’est ainsi qu’il m’arrive de tenir tête à des spécialistes de football, par exemple.

Toujours est-il qu’un sport fait exception : le handball, pour une mauvaise raison… Les joueurs des équipes de Loudéac fréquentent le même bistro que moi, le 1880.

Cette année, l’équipe A est arrivée en tête de sa poule en championnat de Nationale 3. Ils montent donc en Nationale 2. Je suis bien content pour eux et je leur adresse toutes mes félicitations.

Il me semble que l’équipe B est montée également mais je ne sais pas trop où.

Une des autres raisons qui me fait m’intéresser très vaguement à cette espèce de sport est que l’équipe du Kremlin-Bicêtre évoluait également en Nationale 3 mais dans une autre poule. Je ne sais pas pourquoi, je rêvais qu’ils se retrouvent dans la même poule en Nationale 2. C’est raté.


Encore bravo !

18 décembre 2013

Quand on parle de Loudéac dans la presse nationale

« Loudéac (Côtes-d’Armor) est une petite ville bretonne, au milieu des terres. » Ainsi commence cet article en une de Rue 89. Ce n’est pas vraiment une petite ville et, n’ayant jamais été au Mont Saint Michel, je n’ai jamais vu une ville au milieu des mers. Cet article commence mal et on se demande si cet article n’est pas fait pour ruiner l’image de ma commune natale. D’ailleurs, j’ai du mal à croire ce que relate l’article qui parle du maire, Monsieur Gérard Huet. Il comparerait les tombes des Roms au cimetière pour chiens à Aubervilliers.

Vous pouvez lire. Ma copine Fabienne est interviewée et déclare : « Le maire reconnaît les gens qui travaillent, qui ont un statut social et qui sont méritants. Les gens un peu différents, qui ne vivent pas ou ne pensent pas comme lui, ne sont pas dignes d’être écoutés. »

Voila comment la journaliste décrit Monsieur Huet : « En 2001, Gérard Huet s’est présenté à Loudéac sous l’étiquette « divers gauche ». Mais progressivement, il s’est rapproché de l’UMP (au point de soutenir la candidature à la députation de Marc Le Fur en 2007). Il est depuis plutôt sur une ligne droite décomplexée. » Le maire a aussi déclaré : « Je ne porte pas de jugement sur l’homosexualité. Par contre, je suis défavorable au mariage et surtout à l’adoption. Je ne célébrerai pas de mariage homosexuel [...]. Ce n’est pas dans mon éthique. »

Nous savons donc à qui nous avons à faire. Je ne saurais que conseiller aux Loudéaciens de voter pour la liste menée par Jean-Paul Duault lors des prochaines municipales.

23 octobre 2013

Jean-Paul Duault pour Loudéac

Cet agriculteur à la retraite, conseiller municipal de l'opposition, a été désigné par cette dernière comme tête de liste pour les prochaines municipales, face au maire sortant. 

Son directeur de campagne est l'ami Olivier Quéro et les copains du PS de Loudéac sont avec lui, pour l'aider à former une liste puis à battre celle de Gérard Huet.

Ils ont tout mon soutien et je suis à leur disposition.

30 janvier 2013

Des primaires à gauche pour les municipales ?

Terra Nova souhaite que la gauche organise des primaires pour les municipales en 2014. « Il s’agirait d’organiser des primaires dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants gouvernées par la droite ou celles dont le maire sortant de gauche ne se représente pas. Une petite quinzaine de villes seraient concernées : Marseille, Nice, Bordeaux, Le Havre, Toulon, Aix-en-Provence, Nîmes, Perpignan, Orléans, Boulogne-Billancourt, Mulhouse, Nancy, pour celles gouvernées par la droite, mais également Paris et éventuellement Montpellier, pour celle où le sortant socialiste ne se représente pas (ou ne se représenterait pas). »

C’est a priori une très bonne idée. La gauche risque de prendre une baffe aux prochaines municipales par un fort vote de protestation. Lancer une campagne purement locale une dizaine de mois avant l’élection permettra de mettre en avant un candidat et un projet tout en se détournant des enjeux nationaux.

Pour une ville comme Marseille, cela pourrait être particulièrement intéressant (vu de loin, Marseille ressemble un peu à un bourbier, je ne connais pas le ressenti des électeurs locaux, juste celui de quelques copains du cru). Une primaire, si elle est organisable…,  pourrait être l’occasion de rebrasser les cartes. En outre, gagner Marseille ne semble pas impossible et ça pourrait faire le plus grand bien pour masquer ce qui sera probablement une défaite à un nouveau national avec la perte de plusieurs villes moyennes.

Je suppose qu’à Paris, la victoire d’Anne Hidalgo est assurée. Néanmoins, une large victoire à une primaire pourrait la confirmer dans cette position de successeur de Bertrand Delanoë.

Par contre, je me demande s’il est bien fin de limiter ces primaires aux grandes villes (même si la multiplication des scrutins posera des problèmes organisationnels).

Je connais un patelin de moins de 10 000 habitant où une primaire à gauche pourrait ne pas être inutile, ne serait-ce que pour affirmer la position du futur chef de « la gauche » dans le secteur, quelque soit le résultat de l’élection municipale, mais aussi pour mettre une personnalité indiscutable en avant.

Il y aura besoin de ça.

Le PS ne doit pas négliger les communes rurales.

07 octobre 2012

Vive les blogs politiques de Loudéac !

En préparant un billet à propos du nouveau classement de blogs, j'ai constaté que sur les 100 premiers, il y en a 4 de Loudéac. L'occasion de saluer mes deux confrères.






06 septembre 2012

Le député benoit de l’opposition

Depuis les législatives, j’ai continué à suivre le député UMP de ma « circonscription natale ». Donc son blog. C’est la rentrée. La communication reprend. Je suis stupéfait de voir comment il récupère à son compte des événements politiques qui vont dans le sens contraire de la politique qu’il a soutenu pendant 10 ans et contre lesquels il se bat maintenant qu’il est député d’opposition.

Ce matin, par exemple, il écrivait dans son blog : « "Je me réjouis qu'ensemble, parents d'élèves, enseignants et élus, nous ayons obtenu l'ouverture de la sixième classe de l'école Jacques Prévert de LOUDEAC." déclare le Député Marc LE FUR. "Je souhaite que cette classe supplémentaire puisse permettre aux enfants scolarisés dans cette école de réussir leur année scolaire dans de bonnes conditions" conclut le Député. »

Pendant cinq ans, il a voté pour une politique visant à détruire 80 000 postes dans l’Education Nationale et, maintenant, il reprend au compte des élus locaux, tous à droite, la réouverture d’une classe permise exclusivement par la nouvelle politique mise en œuvre par le Gouvernement de gauche et voulue par François Hollande.

Avant-hier, il se vantait d’avoir fait voter par le Conseil Général, à majorité à gauche, une « résolution » demandant à l’Etat le maintien des sous-préfectures dans le département… Comme s’il avait oublié que pendant cinq ans il avait soutenu un Gouvernement qui a mis en œuvre la RGPP, c’est-à-dire une diminution systématique des moyens de l’état, y compris dans le corps préfectoral.

C’est scandaleux.

Et amusant, aussi… D’autant qu’on a appris hier que ce n’est pas la résolution préparée par l’opposition départementale qui a été votée mais une résolution (un « vœu », en fait, dans le jargon) réécrite par une commission dont j’ai oublié le nom. Pire, on peut même soupçonner qu’il aurait souhaité que la résolution qu’il avait préparée soit présentée telle qu’elle à l’assemblée et refusée en blog (elle faisait référence aux cinq années de Sarkozysme, un CG de gauche ne pouvait pas laisser passer). Il aurait ainsi pu faire de la communication avec ! J’imagine le communiqué de presse auquel il avait pensé : « Le Conseil Général refuse de soutenir le maintien des sous-préfectures et encourage donc le gouvernement en supprimer pour faire des économies ! »

A noter que je suis personnellement pour la fermeture des sous-préfectures, voire des préfectures, en tant que lieu d’accueil du public, le monde bouge et l’administration doit évoluer. Les mairies peuvent bien délivrer les cartes grises.

Nous avons les quartiers, les arrondissements de Paris, Marseille et Lyon, les secteurs de Marseille, les communes, les regroupements de commune, les cantons, les circonscriptions pour les législatives, les sous-préfectures, les départements, … : on supprimerait deux ou trois bricoles que je ne serais pas spécialement fâché.

Cela étant, si on me démontre que je me plante, je veux bien changer d’avis. Surtout, je suis près à parier que les électeurs n’en ont strictement rien à cirer.

Mais je suis hors sujet.

Marc Le Fur, le député de la 3ème Circonscription des Côtes d’Armor, dite de Lamballe Loudéac est aussi vice-président de l’Assemblée Nationale, Conseiller Général du canton de Quintin… Quand il ne fait pas tout ça il a surement l’occasion de tenir un blog pour nous amuser.

Ca tombe bien, nous avons un blog pour démonter ses actions et ses propos. Le Furoscope.

Quand j’étais petit, j’étais dans l’école en question, qui s’appelait à l’époque « Ecole de Saint Bugan », où j’ai fait presque toute ma maternelle et ma primaire. J’ignore le nombre de classe qu’il y avait à l’époque.

La dernière proposition de loi déposée par Marc Le Fur, tout récemment, est pour obliger les centres d'appel à dévoiler leur localisation avant la mise en relation avec le client. Ca intéresse sûrement le client ! Quoi ? Vous me répondez du Mali ? J'aurais préféré le Maroc, Merci de me proposer un autre opérateur qui pourra m'expliquer comment remettre en service ma liaison Internet...

Dans le cadre des batailles pour la tête de l'UMP, il a apporté son soutien à Jean-François Copé.

08 avril 2012

Marine Le Pen et l'interdiction des supermarchés

Vendredi, Marine Le Pen a proposé de supprimer les supermarchés dans toutes les villes de moins de 30000 habitants sous prétexte que le développement de ces machins a générer la suppression de un million d 'emplois en 20 ans et qu'une mesure similaire fonctionne très bien en Italie. J'ai trouvé ça tellement saugrenu que j'ai tweeté la dépêche en ajoutant « Allons bon ! » comme assez souvent.

Plusieurs twittos ayant repris mon tweet, il y a probablement une majorité de gens d'accord avec moi... Le sujet mérite donc qu'on s'y attarde ce qui est toujours délicat : Madame Le Pen ayant probablement raison sur le constat qu'elle exprime de manière crue, ça va faire plaisir à mes copains réactionnaires.

Si on va dans ces commerces, c'est parce qu'on y trouve tout et moins cher. C'est bien pratique. Si on les supprime, ça va nous emmerder. Les méandres électoralistes de la pensée de Madame Le Pen m'échappent parfois mais ce n'est pas mon problème. Toujours est-il que si c'est moins cher, c'est qu'il faut moins de personnel, non seulement dans les commerces mais aussi dans tout le circuit de distribution et le circuit de production...

C'est toute la société qui a évolué ainsi et c'est bien dommage. Il n'empêche que tous les produits que nous consommons depuis toujours (les fringues, la bouffe, …) sont beaucoup moins chers qu'avant ce qui nous permet de dépenser un maximum de pognon dans des conneries électroniques, des abonnements et des trucs à la mode construits par des Chinois.

C'était mieux avant et tout ça mais c'est moins cher maintenant : même les classes moyennes arrivent à manger de la viande tous les jours... Le rosbif à 12 euros le kilo du supermarché est moins bon que celui à 35 euros le kilo du boucher du coin. C'est con.

Amen. Madame Le Pen ne sera pas élue et les supermarchés ne seront pas supprimés (je ne vois d'ailleurs pas le rapport avec la taille de la ville) et je pourrais continuer à aller faire mes courses au Leclerc en bas de chez moi le samedi à 13 heures (il n'y a pas un chat et ça permet d'aller boire un coup avant et après), d'autant que j'habite un patelin de 25000 habitants, j'aurais été obligé de faire mes courses au Casino, à Villejuif, qui a suffisamment d'habitant pour avoir un supermarché...

Hier matin, il me fallait acheter des chaussettes, du déodorant, du vin rouge et un adaptateur électrique pour la tondeuse à gazon, l'ancien ayant rendu l'âme...

Il y a trente ans, il n'y avait pas de tondeuse électrique, il n'empêche qu'on serait aller dans une quincaillerie et on aurait demandé au commerçant un adaptateur. Hier, je vais dans la grande surface de bricolage (oui, dans un patelin de 10000 habitants – je suis en week end chez ma mère, je n'ai pas de tondeuse dans mon deux pièces du Kremlin-Bicêtre, suivez un peu ! – on a un supermarché de bricolage). Je traîne pendant un quart d'heure et trouve enfin le rayon ad hoc. La « case » avec les adaptateurs comme ceux que je cherchais étant vide, je décide que l'acquisition pourrait attendre son remplissage...

Je fonce donc au tout nouveau Super U (le Leclerc était probablement blindé, un samedi à 11h30 lors d'un week-end de trois jours) qui a le défaut de se trouver dans la nouvelle zone commerciale avec un tas de grands magasins avec des parkings vides ce qui me fout le bourdon à chaque fois. J'ai d'ailleurs fait un tas de billets réactionnaires uniquement parce que j'avais traversé cette zone commerciale.

Au Super U, je passe par hasard devant le rayon bricolage où je trouve un adaptateur électrique pour la tondeuse à gazon ce qui a fait très plaisir à ma mère (ben oui, vous me voyez tondre le gazon), du coup on va prendre l'apéro ce midi. J'ai bien pensé à acheter le pinard et les chaussettes mais j'ai oublié le déodorant. Comme quoi, je pense assez bien à l'essentiel.

Pourquoi je vous raconte ma vie, moi ?

Ah ! Oui ! En faisant cette tournée des commerces, je pensais à la proposition de Marine Le Pen... Je me suis dit que s'il fallait interdire quelque chose, c'est, d'une part, les zones commerciales qui sont moches, glaciales, inutiles (je n'ai pas dit les grandes surfaces, j'ai dit les zones commerciales) et, d'autre part, les galeries commerciales, c'est à dire ces espaces avec « plein » de boutiques à l'entrée des super et hypermarchés.

Outre le fait que ces galeries incitent les cons à s'y promener, elles participent à la mort des centres-
villes. On va se retrouver, dans quelques années, avec des centres-villes sans aucun commerce de fringues, de livres, de droguerie, de fleurs, de meubles, … ce qui entrainera progressivement le départ des clients et donc la fermeture des autres commerces : bistros, restaurants, banques, …

Il ne restera plus que des bureaux de poste et les cons gueuleront quand ils disparaitront...

Avec la multiplication des commerces hors centre ville, on va faire des villes la même chose qu'avec les villages mais aussi les « affreux quartiers » : des habitants mais pas de commerce. L'horreur absolue. Sans compter que tous les gens qui y bosseront se payés au SMIC et n'auront aucune chance d'avoir le moindre progrès social au cours de leur vie...

Marine Le Pen a tort : il ne faut pas interdire les hypermarchés et supermarchés, parce qu'ils sont pratiques et moins chers, il faut juste interdire que les autres commerces sortent de la ville.

En complément, on fera en sorte que les patrons le soient réellement et pas des salariés ou esclaves de chaînes de franchisés, ce qui nécessite que les fonds de commerce ne soient pas trop chers. Il faut donc faire baisser les prix des fonds et des murs et lutter contre la spéculation.

Ce n'est pas facile d'être à la fois réactionnaire et libéral ou alors on rentre dans un tas de contradictions...

Dans l'attente, arrêtons de dire des bêtises...

Ou alors, il faudra fermer Auchan, 2 ou 3 Franprix et Leclerc au Kremlin-Bicêtre et Leclerc, Super U, Carrefour Market, Netto, Lidle, Albi et Leader Price à Loudéac. Ca va nous en faire, des chômeurs, et on ira faire les courses à Saint Brieuc...

Je vous laisse, j'ai un adapteur électrique à arroser.

30 mars 2012

Campagne en Bretagne : Stéphane Le Foll à Plémet le 6 avril

Stéphane Le Foll, responsable de l'organisation de la campagne de François Hollande, animera une réunion publique à la salle des fêtes de Plémet le 6 avril à partir de 20h30. Vous y êtes invités par Loïc Cauret.

Il est possible que j'y sois... Sinon, Stéphane et Loïc sont invités à passer, avec @Oqupied, au 1880 Café, à Loudéac, avant ou après, d'où j'assurerai le livetweet !

28 mars 2012

La réserve parlementaire de Marc Le Fur

J'avais parlé ici des dépenses du député Marc Le Fur pour sa réélection dans la circonscription de ma mère. Depuis, il a annoncé sa nouvelle candidature. Les socialos du cru ont fait un communiqué.

14 mars 2012

Le changement, c'est maintenant, et c'est partout en France !

La campagne de terrain démarre doucement. A la sortie du métro, récemment, je voyais les militants du Modem et de l’UMP distribuer des tracts, presque à contre cœur (il faut dire que j’habite dans un bastion de la gauche : la tache des militants de droite est très dure !)… Le Parti Socialiste, quant à lui, lance une grande opération à la rencontre des électeurs ce week-end.

Le changement est en route aussi, dans les Côtes d'Armor, avec la grande journée d’information « le 17 mars prochain, faites le changement avec nous ». « La journée débutera par le lancement officiel de campagne à 11h à la fédération du Parti socialiste au 26, rue Maréchal Foch à Saint-Brieuc et continuera de manière décentralisée dans les quatre coins du département durant l’après-midi de 14h à 18h. » A Loudéac (ma ville natale), le rendez-vous est salle de la Providence.

Dans la circonscription de Lamballe – Loudéac, le Parti Socialiste est en ordre de marche. Une grande réunion sera organisée dans la circonscription avec Stéphane Le Foll au sujet de l’agriculture.

Tout au long de la campagne, l’équipe développera plus spécifiquement certains engagements de François Hollande, « entre autres, :
-         La question agricole : notre circonscription compte près de 3700 exploitations mais ce nombre est en chute libre du fait des politiques menées par l’UMP depuis 10 ans.
-         Les questions liées à nos petites et moyennes entreprises : la modulation du taux d’imposition selon les investissements réalisés, l’accès aux financements bancaires…
-         Les questions liées à la reconnaissance du travail et à l’emploi : les conditions de travail, les rémunérations, le pouvoir d’achat des salariés…
-         Les questions relatives aux services publics et, tout particulièrement à nos écoles mises à mal par l’actuelle majorité présidentielle. Tous les ans, il faut nous battre aux quatre coins du territoire pour tenter de sauver des classes.
-         La question de la justice fiscale dans une circonscription où bien peu de contribuables ont bénéficié des cadeaux fiscaux accordés aux plus riches par Nicolas Sarkozy. Il est grand temps de remettre le système à l’endroit. »

Aujourd’hui, François Hollande rencontre Jack Dorsey, le big boss de Twitter. La campagne est partout. Je suis souvent dans Twitter, encore plus dans les blogs, perdu à un comptoir de banlieue Parisienne… Mais par la pensée, je suis bien avec tous les copains du Centre Bretagne qui vont faire campagne au quotidien pour la victoire de François Hollande.

Le changement, c’est maintenant !

14 janvier 2012

La campagne ordinaire d'un député UMP ?

 Marc Le Fur, vice-président UMP de l'Assemblée Nationale et accessoirement député de ma circonscription natale (ou presque, ne comptons pas les redécoupages...) est en campagne électorale.

Ca se voit...

Tiens ! Sur son blog, dans les billets de cette catégorie, il décrit toutes les subventions qu'il obtient pour les patelins du coin. Il n'a rien fait depuis la mi-décembre, mais allez voir avant ! Vous pourrez cumuler tous les montants et le comparer avec ce qu'arrivent à dépenser les autres députés de France... D'ailleurs, je suis aussi abonné au blog de M. Gosnat député communauté de ma circonscription de résidence : il évoque sur son blog ses actions à l'Assemblée Nationale, pas ce qu'il fait au niveau local. Peut-être a-t-il moins de subventions à distribuer ?

Les événements du week-end montrent que les pouvoirs publics tiennent beaucoup à la réélection de M. Le Fur. Les trois premières illustrations ce billet sont issues de l'édition locale du Télégramme de Brest, d'hier et d'aujourd'hui. Vous pouvez cliquer dessus pour les agrandir.

Sur la première, juste à gauche (on se demande pourquoi...), vous reconnaitrez aisément le Ministre de l'Intérieur. Il y a également Marc Le Fur. J'ai réservé les flèches de couleurs pour les autres photos mais, parmi les personnes présentes, il y a Gérard Huet, le Maire de Loudéac, vous le reconnaitrez à la cravate bleu-blanc-rouge. Je pense (mais ne suis sûr de rien) que le quatrième, à droite de Claude Guéant (sur la photo seulement, je crois), est M. Le Helloco, Président de la Communauté intercommunale pour le développement de la région et des agglomérations de Loudéac (vous pouvez respirer).

J'en profite pour saluer les copains de la section locale du Parti Socialiste de Loudéac et leurexcellent blog (avec encore moins de fautes d'orthographe que le mien). Pendant la législative, mon blog leur sera acquis (d'autant qu'à Bicêtre, je vais fermer ma gueule puisque je vais voter pour un communiste).

Il leur faudra bien ça, ainsi qu'au candidat socialiste, Loïc Cauret. J'en profite pour signaler son blog qui est très bien (je vous le conseille sincèrement : il n'évoque pas uniquement la politique locale et a de très bons billets de fond à propos de la politique nationale). D'ailleurs, les copains blogueurs politiques de gauche sont invités à le relayer. Il lui faudra bien ça disais-je. En effet, passons directement à la deuxième illustration, là, à droite, et voyez le texte en rouge au bout de la flèche.

Marc Le Fur, député UMP de la circonscription Lamballe Loudéac et, je suppose, candidat pour un nouveau mandat, aura droit à une émission sur France 3 Bretagne. Je ne doute pas que le Service Public de la Télévision mettra son antenne aussi longuement à la disposition de l'ensemble des candidats...

La troisième photo contient deux flèches, ce qui n'a rien d'exceptionnel. La première pointe sur le déploiement du ou des tireurs d'élite sur le parcours de M. Guéant.

Figurez-vous que je suis arrivé au bistro, le 1880 Café dont je parle parfois dans mon autre blog, vers 17h30. Les copains étaient en émoi : le bâtiment avec le tireur d'élite est juste en face du bistro. Et c'est là qu'habite le patron qui était justement chez lui pour sa pause. Qu'elle émotion ! Je suppose que c'est probablement elle qui leur a fait voir plusieurs tireurs d'élite (qu'ils appellent snipers, ils n'ont pas le même respect que moi envers les forces de l'ordre, les méchants gauchistes)...

Vous avez bien lu : en 2012, quand le Ministre de l'Intérieur se déplace dans un patelin de 10000 habitants du Centre Bretagne, les responsables de sa sécurité jugent nécessaire le déploiement de tireurs d'élite sur son passage. Dans quel pays vivons-nous ?

La dernière flèche est plus anecdotique mais elle indique que Claude Guéant est arrivé à 16h25. Je suis probablement arrivé deux ou trois minutes plus tard, en venant de la même direction (voir le reste de l'article et prenez Google Map) et je suis passé par le centre ville (ben oui, quand je suis arrivé au niveau de la rocade, il y avait la queue au feu rouge alors que la voie était libre en face)(il faut toujours être précis dans les billets locaux, sinon les ploucs vous engueulent quand vous les croisez au bistro, après).
Je n'ai strictement rien vu...

La quatrième illustration représente l'évolution de la dette en France. Surtout de cliquez pas pour l'agrandir. Elle est hors sujet. J'espère que les frais occasionnés par Monsieur Guéant à l'occasion de ses visites à la campagne seront comptabilisés dans les comptes de campagne.

Y compris mes bières puisque j'ai du servir de soutien psychologique aux indigènes qui ont vu des déploiements de snipers.

Mauvais pour l'image, ça...

19 septembre 2011

Mon député UMP est grandiose !



Puis-je demander seulement à mon député (enfin, celui de ma mère, ce qui revient en gros au même), en quoi la droite a montré beaucoup d'envie de taxer les oeuvre d'art ? Les paysans de Loudéac devraient aimer ses propos...

Vice Président de l'Assemblée National vs. Petit blogueur.

14 mai 2011

La sécurité en Centre Bretagne

L'andouille qui a cassé ma voiture de location avait déjà eu droit à un article dans le Télégramme de vendredi (et, d'après la voisine, il a également eu un article en dernière page de Ouest-France). Je vous conseille l'article du Télégramme (illustration) pour vous donner une idée du niveau.

J'ai sorti les géraniums (vous vous en foutez mais c'est, pour moi, une tradition républicaine d'en faire un billet, aujourd'hui, je ne fais que deux lignes).

Cette après-midi, je suis allé en taxi à Vannes (aux frais du loueur qui aura prochainement le droit à un billet élogieux) chercher une nouvelle voiture (vous vous en foutez aussi, mais comme par erreur, c'est sur ce blog que j'ai raconté le début de l'histoire, vous avez gagné la fin).

Cette après-midi, les voisines ont vu un type rodait dans le jardin d'un autre voisin, celui qui habite au bout de l'impasse. Du coup, elles ont appelé la gendarmerie qui est intervenu immédiatement et a réussi à lui passer les bracelets un peu plus loin. Bravo à elle. Souvent on aime pas les gendarmes parce qu'ils nous empêcher de rouler saouls comme des cochons à 190, mais ce matin, les gendarmes ont été très sympathiques et ce soir très rapide et efficace. Bravo encore.

Alors quand Rimbus dénonce l'insécurité qui règne en France, c'est bien pour faire gagner la droite.

12 mars 2011

La campagne sera moche, au 21ème siècle...

Je suis en week-end chez ma mère, à Loudéac, heureuse cité d'environ 10000 habitants, en plein Centre Bretagne où je suis né il y a bientôt 45 ans (au fait ! Bon anniversaire à Gularu !). En déjeunant, nous avons discuté de choses et d'autres avant de parler de la nouvelle zone commerciale et du nouvel hypermarché, ouvert il y a environ un mois, quelques jours avant ma dernière visite. Je crois bien en avoir parlé dans un de mes blogs, j'avais été visiter, rapidement.

Blogueur en permanence, l'idée d'un billet est immédiatement monté dans ma tête. Il aurait été ma modeste contribution aux copains de l'opposition, à Loudéac, qui mènent actuellement une difficile campagne pour les cantonales, le Conseiller Général sortant (et à nouveau candidat) étant le Maire de la Commune. Je ne vois pas trop ce que je peux faire de plus pour les aider.

De toutes manières, ces cantonales vont probablement être une catastrophe, l'abstention va surement dépasser les 60% (au niveau national) ce qui est très évocateur de l'évolution de la société : les gens s'en foutent.

Mon idée de billet était de faire un tour dans cette zone commerciale et prendre quelques photos pour montrer à quel point elle peut être moche, déprimante, sans intérêt, puis d'aller dans le centre ville, montrer comment il était déserté.

Après avoir fait la sieste et commencé à lire tout ce que j'ai en retard dans les blogs (il me reste plus de 100 billets), j'ai enfourché ma voiture de location et suis allé faire cette promenade de 25 minutes dans le centre ville et dans la zone commerciale.

Pour le centre ville, je ne m'étais pas trompé. Un désert complet, à part quelques jeunes qui baguenaudaient. Cela dit, je ne fais le procès de personne. Les jeunes sont cons (c'est Tonnégrande qui me dit ça tout le temps pour rigoler) et le proverbe est bien connu : en Bretagne, il ne pleut que sur les cons. Vu le temps qu'il fait, cette après-midi, il n'est pas étonnant de ne trouver personne en ville.

Par contre, ma visite de la zone commerciale fut une grande surprise. Je n'ai pris aucune photo (elles auraient été encore plus déprimantes que prévu, avec ce temps grisâtre qui ne devrait être permis qu'en Normandie). Elle est aussi moche que ce que à quoi je m'attendais mais la surprise est venue d'autre chose : les parkings des magasins étaient plein.

A moins que tous ces braves gens soient des blogueurs politiques à la recherche d'illustrations pour leurs billets, voilà ce à quoi passent nos concitoyens, le samedi  après-midi, avant-dernier jour des vacances scolaires. Se promener dans des grands magasins spécialisés, dans les luminaires, les baignoires, les tapis, les moquettes, les linos, les équipements sportifs, les carrelages, … et que sais-je (je n'ai pas noté le nom des enseignes : je conduisais) ?

Dans mon billet de blog (énervé) à l'instant, je parlais d'imaginer de changement de modèle de société. Je rêve, les gens s'en foutent.

Ils s'entassent autour de canapés, de gazinières, de salons de jardin, de tentes de camping, d'étagères multiusages, de VTT, de tondeuses à gazon.

Et pendant ce temps, quelques clowns, dans leurs blogs, tentent de rêver à un monde meilleur.