En salle

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24 octobre 2012

Partageons mon droit de vote

« Dans cette entreprise difficile il ne nous est pas interdit d’échouer – il nous est interdit de ne pas entreprendre. » a déclaré Bertrand Delanoë dans son blog à propos du droit de vote des étrangers aux élections locales. Ce n’est pourtant pas en tentant des propos historiques qu’on fera avancer le schmilblick… Depuis 30 ans que la gauche a ce machin au programme, il devrait lui être interdit d’échouer. 

Hier, Najat Vallaud-Belkacem a exprimé les doutes du Gouvernement sur la mise en œuvre de ce droit pour les élections locales, « reprenant » ainsi ce que je disais le mois dernier.

Comme à chaque fois que le débat est lancé, le Maire de Paris fait le rapprochement avec l’abolition de la peine de mort en 1981 et le courage de François Mitterrand. Alors, comme à chaque fois, je vais rappeler que l’abolition de la peine de mort ne nécessitait pas de révision de la constitution : il suffisait de la majorité absolue à l’Assemblée Nationale, ce qui était quasiment acquis. Jacques Chirac n’a proposé une modification de la Constitution que plus de 25 ans après alors que tout le monde s’en foutait, la peine de mort étant déjà supprimée, pour sa propre gloire et d’obscures raisons juridiques dues à nos engagements internationaux.

Cette fois, il faut une majorité des trois cinquièmes de l’ensemble des parlementaires (députés et sénateurs). Prétendre qu’il est possible de l’obtenir dans l’état actuel du Parlement est une erreur, de même d’ailleurs qu’espérer qu’un referendum sur le sujet serait positif alors que seule la défense de la souveraineté est mobilisatrice.

Najat Vallaud-Belkacem a raison (et ne reprend pas uniquement ce que je disais puisque Manuel Valls avait inspiré mon billet). « Pour la ministre, ce qu'ont dit le président et le Premier ministre, "c'est qu'il fallait créer les meilleures conditions avant d'ouvrir ce débat" c'est-à-dire "dépassionner les choses pour éviter que l'on reparte dans la caricature et la stigmatisation permanentes". »

Pour l’instant, occupons-nous du « mariage pour tous », les esprits semblent prêts et l'histoire de cette photo semble le montrer. 

Le droit de vote est étrangers attendra bien quelques années. Même si, à titre personnel, je ne suis pas spécialement pour, je trouve les propos de Bertrand Delanoë scandaleux : nous n’avons pas le droit d’échouer.

30 août 2010

Jacques Chirac : l'amer rit de Paris

En marge de l’Université d’été du PS, ce week-end, on a beaucoup parlé de l’accord conclu entre l’UMP et la Mairie de Paris pour le remboursement « d’emplois fictifs » du temps de Jacques Chirac.

Les socialos opposants à Bertrand Delanoë s’offusquent de même que différentes personnalités, notamment chez les Verts ou EE. Laissons les exister.

Pour ma part, je dois bien dire que je ne suis pas choqué. On solde une histoire, on récupère le pognon et basta. Les contribuables parisiens retrouvent un peu de billes… (l’Hérétique est d’une position proche de la mienne).

Les puristes trouveront dommage qu’un magnifique procès ne se tienne pas et qu’un personnage tel que Jacques Chirac passe au travers. D’une part, ce n’est pas le retrait d’une partie civile qui va empêcher un procès (mais le procureur a demandé la relaxe, si j’ai bien compris) et d’autre part, le temps que le procès se tienne, Jacques Chirac aura quitté la Mairie de Paris depuis 20 ans !

En fait, je dois avouer que je m’en fous. Certains crient à la magouille mais je pense que l’électeur s’en fout. Et en plus, l’électeur aime bien Jacques Chirac. En outre, j’aime l’idée de faire raquer l’UMP…

Si un procès à lieu, il sera l’occasion pour l’UMP actuelle, celle de Nicolas Sarkozy, de rappeler que le temps des magouilles est passé, que le ménage a été fait, …

Occupons nous donc plutôt de l’affaire Woerth…

16 avril 2010

Les voies sur berge sortent de l'impasse

Bertrand Delanoë a présenté, sur son blog, son projet de « reconquête des voies sur berge ». Tiens ! Je vais lui piquer une illustration pour ce billet. Il y a justement un bistro.

C'est un blog, les commentateurs gueulent. Normal.

L’Hérétique gueule aussi sur son blog. C’est fréquent, chez lui, cette mauvaise foi. « Cela dit, pas d'illusions : seuls les tribunaux feront reculer Bertrand Delanoë. La démocratie locale et les pseudo-consultations populaires, on sait qu'il a l'habitude de s'asseoir allègrement dessus ».

Il n’y a qu’une seule façon de s’asseoir sur la démocratie, de la part d’un élu, c’est de ne pas respecter son programme. Or la reconquête progressive des voies sur berge était dans ce programme. Il a été réélu parce que les Parisiens approuvent sa gestion de Paris. Il a été élu en 2001 parce que les gens n’en pouvaient plus de la gestion précédente de la Mairie de Paris. J’aimerai qu’on arrête de traite les 57% de Parisiens qui ont voté Delanoë au deuxième tour (42% au premier)  de bobo. On peut d’ailleurs noter que le Modem a fait 9% au premier tour et un peu d’humilité ne nuit pas.

On peut critiquer les mesures prises quand elles sont mauvaises. L’Hérétique peut le faire. Mais je ne peux pas dire que le bouclier fiscal est antidémocratique : il était dans les promesses de Nicolas Sarkozy. Je peux juste dire qu’il est mauvais.

L’Hérétique dit « La boboisation hypocrite de Paris devient insupportable ». Non. Ce qui insupportable, c’est la fuite en avant consistant à penser qu’il FAUT aller en voiture à Paris quand on est banlieusard. Je me rappelle d’un billet, probablement chez l’Hérétique aussi, que j’ai lu il y a quelques mois. Il y était critiqué la gestion Parisienne de la circulation automobile avec une plainte, presque éternel, critiquant les Parisiens qui ne laissaient pas les banlieusards venir chez eux en bagnole et que, du coup, les pauvres, qui habitent en lointaine banlieue sont défavorisés ! Du grand guignol, oui ! Ils sont défavorisés parce qu’ils sont pauvres, pas parce qu’ils n’habitent pas Paris muros. Ce qui est insupportable c'est l'insulte "bobo", ce mépris pour 57% d'électeurs.

Si la population de Paris est plus riche que la moyenne, ce n’est pas de la faute de Bertrand Delanoë mais de la spéculation immobilière qui rend impossible de se loger quand on n'a pas assez d'oseille. Et si le prix d’immobilier monte, j’aurais tendance à penser que la mairie fait du bon boulot. C’est d’ailleurs le drame de la gauche, notamment des communistes, dans certaines villes de banlieue. Ce n’est pas Jean-Pierre Brard qui me contredira…

Mais revenons à notre circulation dans Paris. Ce n’est pas parce qu’on a une grosse bite qu’on peut boire plus de bière sans aller pisser. Oups ! J’ai parlé de bite par mégarde alors que j’avais promis d’arrêter.

Mais revenons à notre circulation dans Paris. Ce n’est pas parce qu’on a un plus gros tuyau d’arrose qu’on peut déverser plus d’eau que ne le permettent le débit du robinet en entrée d’arrivée et celui du machin en sortie. Et les éventuels raccords au milieu.

Habitant en banlieue sud, je ne suis pas spécialement concerné par la voie rapide sauf quand des taxis veulent absolument me faire passer par Bercy pour rentrer des Champs jusqu’à Bicêtre (porte d’Italie, dois-je préciser pour les touristes). Je peux, par contre, parler de l’Avenue d’Italie. Les bouchons sont créés par la Place d’Italie et par la Porte d’Italie : le fait qu’elle passe de trois à deux voies (travaux de 1996 à 2000, ce n’est donc pas la gauche…) n’a strictement rien changé au temps nécessaire pour passer la Place d’Italie en partant du Kremlin-Bicêtre !

Pourtant les gens gueulent. Parce que les gens gueulent tout le temps. Surtout quand ils sont à droite : c’est un principe de base. L’intérêt général ne sert à rien, ils sont emmerdés.

Je me rappelle des longues discussions, à la Comète, où, à l’époque, déjà, tout le monde était à droite (maintenant, je suis aidé par Tonnégrande qui peut me remplacer pour répandre la bonne parole). Il y encore quatre ou cinq ans : « Ah ! Tu vois ! La Nationale [qui débouche Avenue d’Italie] est encore bouchée à cause de ton Delanoë ! ». Et moi je répondais : « Mais non, andouille ! Elle est bouchée à cause des travaux du Tramway. Et la réfection de l’Avenue d’Italie a été faite sous Tibéry… »

Mauvaise foi, quand tu nous tiens… Et en plus, j’étais obligé de défendre cette action de Jean Tibéry !

Et Paris reste saturé, par ces automobilistes qui viennent de banlieue. Qui se permettent de dire « je crois qu'il faut vraiment assommer de taxes les Parisiens pour qu'ils comprennent enfin que financer les fêtes, ça va un temps, mais que là, cela n'amuse plus personne ! »

C’est toujours autant de mauvaise foi. Pour deux raisons.

La première est que le taulier a oublié de comparer la fiscalité de Paris à celle d’autres grandes villes. C’est pourtant facile, la ville de Paris claironne sur le sujet : elle est la moins cher. Il suffit de taper « Budget de Paris » dans google, l'information est disponible en deux clics à partir de la première entrée. C'est même ce sur quoi on tombe quand on cherche à avoir le détail du budget de Paris pour faire un billet de blog…

La deuxième est qu’il n’a aucune idée du coût des fêtes en question. Par exemple, Paris Plage, qui provoque la fermeture de ces voies sur berge un mois l’été, coûte 0,02% du budget de Paris. C’est pourtant facile à vérifier. C’est dans Wikipédia. Le bal du 14 juillet d’un trou en province coûte probablement plus, proportionnellement, à ses habitants…

Et Paris reste saturé, par ces automobilistes qui viennent de banlieue. Du coup, ce sont les Parisiens, eux-mêmes, ceux qui bossent au quotidien, qui ont besoin de leur bagnole pour aller chercher de la salade à Rungis ou déposer le gamin à l'école, qui sont bloqués.

La plupart des villes de France ont des déviations pour empêcher la circulation dans son centre. Même Loudéac ! Payée par le département. Pendant ce temps, ces Parisiens qui payent des impôts financent l’entretien du Boulevard Périphérique, squatté par ces banlieusards. Dont je fais partie. Mais j’évite de prendre ma bagnole quand je n’en ai pas un besoin indispensable. Quitte à perdre 10 ou 20 minutes pour attendre un RER.

Et les banlieusards continuent à se déverser sur le Nationale 7, devant la Comète, sans avoir pensé à laisse leur bagnole au grand parking, au terminus du métro. Ils auraient souvent gagné une heure, pourtant.

Ce n’est quand même compliqué d’imaginer que la multiplication des déplacements en voiture est néfaste et que Paris n’est pas extensible. On pourrait peut-être recouvrir la Seine par une voie rapide et transformer Notre Dame en parking.

Les Parisiens n’en veulent pas.

La seule solution est la diminution de la circulation.Il n'y a pas trente six solutions.

Mais bon. Le Modem aussi avait un programme pour ces élections. Marielle de Sarnez proposait des scooters en location et voulait diminuer par deux le nombre de camions dans Paris. En s'imaginant que les routiers passaient des heures dans Paris pour le plaisir ? Qu'ils livraient des trucs pas utiles aux Parisiens ? Ah ! Tiens ! "la candidate du MoDem s'engage a créer un parc d'une dizaine d'hectares dans le nord de Paris et une "coulée bleue", promenade en continu sur les berges de Seine."

9% ont souhaité une gestion par le Modem. 57% ont rejeté la droite pour gérer leur quotidien.

21 juillet 2009

Tous fous et moi aussi

« En même temps […] tous les socialistes sont indispensables, surtout dans l'épreuve que nous vivons aujourd'hui, Manuel Valls comme les autres. » Voila ce qu’a dit Bertrand Delanoë et il a parfaitement raison, ce que ne semblent pas comprendre tous ces cadors du PS qui préfèrent tirer sur l’ambulance.

Manuel Valls, d’abord. En répondant à Martine Aubry, il avait eu le dernier mot. On pouvait s’attendre à ce qu’il ferme sa gueule quelques temps. Non ! Il a fallu qu’il lance une nouvelle charge.

Jack Lang, ensuite. Dans l’histoire « Aubry – Valls », les partisans de Valls – de Ségolène Royal pour être précis – avaient critiqué Martine Aubry parce qu’il méritait plus que Valls de se faire tirer les oreilles. On pouvait s’attendre à ce qu’il fasse preuve d’un peu de discrétion. Vu son âge, on aurait presque aimé un appel au rassemblement ! Il serait presque remonté dans notre estime (encore que… le chemin est long). Et non, encore une finasserie politique. Il tire aussi sur l’ambulance tout en annonçant son soutien à Marine Aubry. Posture grotesque. Dénuée de tout semblant de moralité.

Bertrand Delanoë a raison. Le « refondateur » du PS ne gagnera pas une majorité en supprimant le mot « Socialiste » du nom du parti et en se refermant sur la moitié du « futur ex PS ». Tout le monde est nécessaire et il faudra, ensuite, aller chercher du soutien à sa droite et à sa gauche pour former une majorité de gouvernement. La tâche ne sera pas facile, le PS est tiraillé en deux et la gauche aussi. Le clivage n’est pas le même.

Tous les socialistes sont indispensables.

Manuel Valls a dit : « Je crois en effet que le mot +socialisme+, hérité des concepts du 19e siècle, contribue aujourd'hui à brouiller notre identité ». S’il ne veut pas être socialiste, il peut créer un parti. Tiens ! Qu’il l’appelle « Gauche Moderne » qu’on rigole. Il aura la majorité à Evry. Peut-être à Mulhouse s’il arrive à créer des alliances sympathiques. Mais toutes les chances de rassemblement à gauche auront été enterrées.

Tous les socialistes sont indispensables. Si certains ont honte d’être socialistes, qu’ils quittent la boutique !

Et Lang n’a toujours rien compris. Hadopi revient à l’Assemblée. Jack Lang a pris position pour. Au moment où le PS a besoin d’unité. Lang soutient Martine Aubry mais va à l’encontre des positions du Parti.

Foutez-le dehors, bordel ! Au moins, ça fera rigoler mes copains partisans de la « motion E » !

Ils sont devenus fous

17 novembre 2008

05 novembre 2008

Bertrand Delanoë à la retraite avant 70 ans...

A cause d’Abadinte, je reviens ce matin sur la retraite à 70 ans. Il nous a en effet déniché des propos de Bertrand Delanoë qui pourraient nous faire penser que sa victoire au congrès du PS ne serait pas spécialement une bonne nouvelle.

« Que des cadres supérieurs ou certains qui ont un boulot passionnant qui leur permet de travailler à 68 ans puissent travailler jusqu'à 70 ans et cotiser, je ne suis pas contre ».

Il rejoint un peu le débat fleuve mené sur mon billet d’hier mais il oublie qu’il postule pour être premier secrétaire du Parti Socialiste et ne devrait pas oublier qu’une petite phrase peut être tirée de son contexte.

Dans le texte de l’amendement, il n’est pas fait mention des « cadres supérieurs ». Et les cadres supérieurs ont déjà la possibilité de travailler jusqu’à leur mort.

Quand on postule à la direction du premier parti de gauche, on ne s’intéresse pas en priorité à la condition des cadres supérieurs ou à 0,5% de la population. On fait de la communication politique et on s'oppose à ce genre de texte.

28 septembre 2008

Henri Emmanuelli au Zénith

Il semblerait qu'il ne pense pas que du bien du meeting organisé par Ségolène Royal. Je suis souvent d'accord avec lui. Ca ne change pas. Ce qui me surprend, dans cette histoire, c'est d'être aussi d'accord avec Bertrand Delanoë et... Xavier Bertrand.

22 mai 2008

Des maux au Parti Socialiste

L’épisode d’hier du raffut des blogs à propos de l’utilisation du mot « libéral » par Bertrand Delanoë m’a décontenancé. Pour moi, qui ne suis pas membre du PS, ça n’est qu’une bataille de mots (et je l’ai dit ailleurs) : ce qui importe, c’est bien le fond du projet et ce qui sera proposé pour faire avancer la société pour le bien de tous et pas seulement celui des actionnaires rondouillards.

Une bataille des mots. Rien de plus mais, avant de connaitre mes copains socialos des left_blogs, j’ignorais que ça existait encore. Et ils sous-estiment à quel point les électeurs s’en foutent ! Au contraire, il y a des mots qui servent de repoussoir !

Je me souviens de la campagne électorale pour les présidentielles où je détaillais le pacte présidentiel de Ségolène Royal avec mes copains Jean (patron de bistro) et Jacques (héro de blog et retraité benoit). Jean et Droite sont à droite. Purement. Défendant le libéralisme économique et tous les côtés conservateurs abominables qu’on peut trouver à droite ! Tiens ! Je suis sûr qu’ils seraient partisans d’un encadrement des délinquants par des militaires.

Je m’amusais ainsi à prendre au hasard des mesures du Pacte Présidentiel sans dire d’où elles venaient… L’accès des PME aux marchés publics, la régionalisation, la recherche, … ils applaudissaient des deux mains au risque de renverser leurs verres réciproques. Quand je leur disais : « Ahah ! Les vieux ! Ca vient de Ségolène Royal, je vous ai bien eu », ils me répondaient : « Ah ! Très intéressant ! C’est dommage que ça soit la gauche qui propose ça ». Non pas qu’ils pensaient que les mesures étaient de droite mais de voir qu’elles ne seraient pas appliquées car ils ne pouvaient décemment pas voter des socialistes car ils mangent les enfants et sont contre la peine de mort.

Voilà les mots ! Mes copains socialos devraient aller plus souvent au bistro que se masturber les neurones sur des mots : libéralisme, social-démocratie, social-libéralisme, …

Tiens ! J’ai entendu ce dernier hier. Ne sachant pas trop ce que c’est, je fonce sur la seule université à ma disposition : Wikipedia.

Social-libéralisme : « Le social-libéralisme est un terme servant à désigner, notamment en France, en Italie, en Grande-Bretagne et en Allemagne, des libéraux socialistes revendiquant une synthèse entre la social-démocratie et le libéralisme économique. Cette expression garde une connotation péjorative lorsqu'elle est employée notamment par des anticapitalistes, des courants de la gauche de la social-démocratie, ainsi que l'extrême-gauche et l'ultra-gauche ».

Ah ! Bouh ! C’est donc pas bien. Remarque, un truc utilisé comme une insulte par l’extrême-gauche peut aussi paraître sympathique.

« Le terme est désormais employé en sciences-politiques et par les journalistes pour caractériser une orientation politique à part entière. Cette sorte de reconnaissance est notamment passée par le manifeste de la troisième voie/du nouveau centre, rédigé et signé par Tony Blair et Gerhard Schröder dans une perspective de rénovation de la gauche européenne et dans la volonté d'ériger de nouvelles synthèses politiques. »

Héhé ! Les copains ! Qu’est-ce qu’elle foutait à complimenter Tony Blair votre favorite ?

« L'opposant historique à la ligne de Tony Blair au niveau du Parti socialiste européen fut Lionel Jospin, qui bien qu'acceptant l'économie de marché a préféré mener une politique socialiste classique plutôt que de rejoindre une ligne centriste ». Le Jospiniste que je suis (que je fus serait plus exact vu qu’il s’est retiré) rigole. Depuis 6 ans maintenant, vous critiquez le vieux sous prétexte d’un discours malheureux le 21 avril 2002.

Le pire, dans cette histoire, c’est qu’en lisant les blogs qui parlaient de l’affaire Delanoë, je suis tombé sur un type qui disait en commentaire que si Jospin avait perdu en 2002, c’était parce qu’il avait dit un truc du genre « mon projet n’est pas socialiste ». Le type en question n’a rien compris ! Jospin n’a pas plus perdu pour cette phrase que Ségolène Royal pour son projet de faire encadrer les délinquants par des militaires !

C’est vachement motivant pour le peuple de gauche de penser que l’éducation peut être confiée à des militaires...

Je sais ! J’ai relayé l’appel de Valério Motta pour qu’on ne critique pas les dirigeants socialistes dans les blogs et je ne devrais pas critiquer Ségolène Royal ! Mais quand je vois les mesquineries sorties sur Delanoë depuis hier par d’autres blogueurs ayant relayé cet appel, je me trouve particulièrement gentil pour celle qui a perdu l’élection imperdable.

Revenons à Wikipedia.

« On peut rattacher au social-libéralisme l'expression de libéral-libertaire revendiquée par Daniel Cohn-Bendit, qui correspond à la revendication simultanée de l'économie de marché, d'une démocratie exigeante (participative, sociale) et de la liberté des mœurs. »

Notons quelques mots au hasard pour les utiliser plus tard : Cohn-Bendit, participative.

Ah ! Non ! J’ai dit qu’il ne fallait pas jouer avec les mots.

Bertrand Delanoë parle de libéralisme. Et alors ? Ségolène Royal a bien appelé à soutenir le mini-traité Européen.

Qui fait une erreur de communication ? Allez ! Au boulot ! Il y a un projet à monter. Arrêtons les conneries.

(photo)

11 mars 2008

Alliance avec le Modem

Tiens ! Il y a un sujet sur lequel je n’ai pas donné mon avis : les alliances avec le Modem. Mon avis a peu d’importance mais il est de tradition que je le donne.

Ces jours-ci on parle beaucoup du Modem. Il serait bon de le remettre à sa place. Il a recueilli moins de 4% des suffrages. Autant dire qu’il n’existe pas.

Bertrand Delanoë et les socialos parisiens semblent ne pas en avoir besoin pour gagner : ils ont parfaitement raison de refuser de s’allier. Mes copains Ségolistes disent qu’il prépare le prochain congrès du PS puisque Ségolène Royal a appelé au ralliement. Il faut arrêter de se gratter les neurones un par un… Le Modem s’allie parfois à gauche, parfois à droite. Il aime bien s’allier, bien lui en fasse !

D’ailleurs Ségolène Royal semble avoir changé d’avis. Au moins, elle est fidèle à elle-même : on dit une connerie dans l’urgence et on rectifie le tir ensuite si ça ne passe pas.

Jean-Noël Guérini s’allie avec le Modem : bien lui en fasse, si c’est nécessaire pour récupérer Marseille. Pour le reste, basta ! Pierre Cohen, à Toulouse, refuse l’alliance : très bien. François Bayrou fou la merde à Pau, les voisins Toulousains ne vont pas lui tendre la main !

Le Parti Socialiste n’a pas pour vocation de sauver François Bayrou ou Marielle de Sarnez. Si le Modem se positionne dans l’opposition à l’UMP, on peut discuter. Quand il ne le fait pas : basta !

10 janvier 2008

MoDem à Paris : j'ai la porteuse

Si j’en crois mon Twitter, le Modem est très important à Paris. Ca énerve Franssoit.

En fait, je crois que dans le reste de la France, tout le monde s’en fout. La situation Parisienne est particulière. Je suis bien content d’être un provincial puisque j’habite au sud de Paris (mais au nord de Villejuif).

Nous avons d’un côté Bertrand Delanoë qui doit gagner pour la simple raison que, s’il perd, ça fera marrer Ségolène Royal. Pour gagner, il doit être gentil avec les Verts qui sont appréciés des parigos parce qu’ils sont à la mode. Comme il est gentil, il leur laisse des voix et des voies piétonnes ce qui, à Bicêtre, nous laisse sans voix avec les bouchons qui nous refilent. Ca nous apprendra à avoir un maire MDC.

Comme il est gentil, il a lancé les Vélib pour faire plaisir aux verts qui, de toute manière, roulent en gros 4x4. Ainsi, les Vélib, si j’en crois mon Twitter, sont principalement utilisés par les électeurs du Modem, qui, de toute manière, ne dépassent jamais le périph. Ainsi, les électeurs du Modem font la gueule car ils ne peuvent pas rouler en Vélib sur les voies sur berge donc ils sont très content au mois d’août grâce à l’opération Paris Plage qui les ferme, les voies sur Berge, opération menée gentiment par Bertrand Delanoë pour faire plaisir aux verts en signe d’ouverture.

Le Modem n’ayant l’occasion de faire chier le PS et l’UMP qu’à Paris, ils se déchaînement. Ils ont même organisé le transfert de Jean-Marie Cavada à l’UMP pour leur donner une tête de liste vraisemblable sans toutefois prouver notablement la crédibilité du Modem.

Celle de l’UMP non plus, d’ailleurs, mais au moins Françoise de Panafieu nous fait bien rire à chaque passage à la télé, un peu comme Marielle de Sarnez qui se prend pour une star comme François Bayrou, à ne pas confondre avec Franssoit Bai-Roux de l’Académie Française, le mari d’Edmonde Charles-Roux. Madame de Sarnez voudrait faire comme le chef du mot d’haine et être le troisième homme, derrière Bertrand Delanoë et Franssoize de Panafieu.

Ceci était une plaisanterie stupide, sexiste et surtout homophobe dédiée exclusivement à mes crétins de trolls de droite que ça va faire rire, contrairement à la loi Veil et à la loi Badinter. Veuillez m'en excuser.

Bertand Delanoë aimerait bien que les gentils électeurs du Modem votent plutôt pour lui que pour une liste opposée. Mais ils ne veulent pas parce que Bertrand Delanoë s’allie avec les verts et qu’ils ne peuvent pas passer en 4x4 dans l’allée centrale des maréchaux, réservée au Tramway.

Bertand Delanoë aimerait bien que les gentils électeurs des verts votent plutôt pour lui que pour une liste opposée. Mais ils ne veulent pas parce que Bertrand Delanoë s’allie avec les Modem et qu’ils ne peuvent pas rouler en vélo sur le boulevard périphérique.

C’est ainsi que grâce au Modem et un peu aux verts les trotskistes ont une chance de gagner Paris aux prochaines municipales puisque les bobos qui auront voté vert, PS ou Modem au deuxième tour trouveront ça rigolo de voter contre l’UMP en étant sûr que Françoise de Panafieu sera élue à cause de leurs conneries du premier tour.

Olivier Besancenot devrait se présenter à Paris.
Cela est-il clair et bien résumé ?
Quand je pense que ce billet fera un passage en une de cozop.

06 novembre 2007

Françoise de Panafieu au top !

Le Cabinet de Subversion nous a dégoté l’abécédaire de Françoise de Panafieu pour tenter de convaincre quelques électeurs…

Il en diffuse des extraits pour se moquer méchamment.

Moi aussi… Mais pas les mêmes…

Mais on peut d’ores et déjà se demander si l’UMP ne fait pas exprès de perdre Paris… J'ai juste une question. Vous faites exprès d'être cons ou c'est le hasard ?


Adieu Paris : « ce que disent chaque année des dizaines de milliers de couples poussés hors de la capitale par la naissance de leur premier enfant. Coût de la vie, immobilier qui flambe, problème des places en crèche… »

Et le premier enfant, poussé hors de la mère, c’est de la faute à qui ?

Bureau des Temps : « projet d'adaptation des horaires aux contraintes des femmes confié à la Première Adjointe, Anne Hidalgo. N'ayant débouché sur rien de concret, on le surnomme aussi Bureau des Vents. »

Ils ont mangé des oignons ?

Braderie : « alors que le prix moyen du mètre carré à Paris est de 6000 euros en 2006, la Mairie de Paris vend le mètre carré à des sociétés privées à 768 euros sur le Front de Seine. »

C’est pourtant Nicolas Sarkozy et le gouvernement Raffarin qui sont (étaient) des experts en vente immobilière !

Bouchons : « il les aime même la nuit… »

C’est fin !

Ephémère : « que restera-t-il du Paris des années 2001-2008 ? »

Et des années Tiberi ?

Idoles : « les Pieds Nicklés du 18ème : Jospin, Vaillant, Estier… »

Quel niveau !

Nourricier (maire) : « en matière de gestion des subventions, il est dans l’intérêt général que tout le monde s’amuse et dans l’intérêt particulier dumaire de n’oublier personne ; entre 2001 et 2007, les sommes attribuées aux subventions ont augmenté de 20%. Il faut rajouter les variantes budgétaires (cf Sautter). Et ainsi on comprend mieux pourquoi l’équipe municipale sortante a toujours refusé un audit général des comptes. »

Elle veut vraiment comparer la gestion actuelle avec la gestion passée ?

Plus jamais ça : « sa réélection. »

Il n’a effectivement jamais été réélu ! Juste élu… Ils auraient pu faire un effort !

Parité : « égalité de représentation des gent masculine et féminine au sein de l’exécutif parisien, selon une vision assez classique de la répartition des tâches : aux hommes les responsabilités régaliennes (finances, transports, sécurité, urbanisme, relations internationales), aux femmes les questions de proximité (petite enfance, associations, petit commerce, personnes âgées, handicapés). Un bel exemple de reproduction des rôles traditionnellement assignés à chacun des deux sexes. »

Qui est sa première adjointe à qui il délègue un maximum de trucs, c’est-à-dire tout, quand il est à l’hosto ?

Pluie : « principale menace pour la pérennité de Paris plage. »

Ah ?

Tramway : « nommé loisir ou le petit train du dimanche. »

Pourquoi, il n’existe pas ?

Velib : « velo’v lyonnais de couleur grise. »

Et alors ?

23 octobre 2007

Rigolons avec Twitter, Bertrand Delanoe et @Donatien

Voilà ce qui arrive quand le hasard se mèle d'une conversation sous Twitter :
@Monsieur Delanoë,
Je jure que c'est le hasard. Nous avons "posté" à peu près en même temps ! Je répondais à @Donatien. Sinon, je n'aurais pas écrit "ne travailler jamais" mais "ne travaillez jamais".
@Les autres,
J'espère qu'il ne me follow pas.
@Ceux qui ne connaissent pas Twitter,
Les conversations sont affichées "à l'envers" : C'est Donatien qui a causé le premier.

22 octobre 2007

On est des copains ! Vive Facebook.

Votez Facebook pour les municipales.

J’ai compris ! Ce n’est pas un Président de la République que nous avons élu en mai, mais un représentant de commerce ! Une ligne TGV, une centrale nucléaire, une usine de bagnoles, une frégate, des avions (Rafale et Airbus) ! Excusez du peu…

Cela dit, je ne me moque pas ici de Nicolas Sarkozy, ce n’est pas le premier Président à jouer au VRP de luxe. Je fais juste une introduction à un billet qui ne demandait qu’à être introduit, un peu comme la grosse lulu qui officiait en 52 dans la rade de Toulon pendant mon service militaire.

Il a raison le Nicolas ! D’ailleurs, les Nicolas ont généralement raison. Par exemple Nicolas Dupont-Aignan a eu raison de quitter l’UMP mais on ne sait pas ce qu’il fait maintenant. Il faudrait se renseigner.

Il a donc raison. Il faut faire du commerce. D’ailleurs les politiques utilisent un outil destiné aux étudiants en école de commerce pour faire de la politique !

L’AFP nous apprend en effet qu’ils comptent sur Facebook pour rassembler les troupes. Ils vont dépenser des millions en communication, employer des dizaines de personnes pour suivre les profils, mettre à jour, recruter… et vont s’apercevoir que ça ne sert à rien !

Bertrand Delanoë semble le premier à s’être vraiment lancé dans la course. Allez ! En direct, devant vos yeux ébahis, je m’en fais un friend. Il n’y a pas de raison. Je le soutiens. Je préférerais soutenir Françoise de Panafieu pour rigoler. Mais de temps en temps il faut être sérieux. Je ne sais pas si elle a un compte Facebook. En plus, je ne suis pas électeur à Paris mais en petite couronne ce qui fait la fortune de mon dentiste.

Reste à savoir si Facebook aura le même impact que les blogs sur les élections, c'est-à-dire aucun. On rigole bien entre initiés en croyant tout savoir ; celà nous permet d’argumenter plus fort que les autres au bistro. Il n’empêche que Jean-Luc Laurent devrait être le prochain maire du Kremlin-Bicêtre et Bertrand Delanoë de Paris. Ce n’est pas très grave pour le Kremlin-Bicêtre puisque Jean-Luc Laurent pourrait remplacer Jean-Paul Huchon à la présidence de la région Ile de France, si j’en crois ce blogueur influent.

J’en profite pour vous inviter à rejoindre le groupe Facebook de défense de La Comète au Kremlin-Bicêtre.

Et à adhérer à la cause « Tours à gauche en 2008 ». Pourquoi ? Pourquoi pas ?

Amis politiciens !

Ne faites pas avec Facebook les mêmes conneries qu’avec les blogs ! Faites en un lieu convivial pour rapprocher les militants, pas un lieu de propagande ou d’argumentation : seuls vos électeurs vous liront… Ca n’est pas la peine de les convaincre de voter pour vous, c’est déjà fait !

Et continuez à préférer les blogs, accessibles au commun des mortels, contrairement à Facebook.

17 septembre 2007

Jospin dans la gueule

Mon Dieu ! My gode. Que ce titre est nul ! La honte me ferait rougir comme une jeune demoiselle découvrant les attributs de mon copain Tonnegrande si dans un sursaut d’orgueil je n’envisageais pas immédiatement de le changer. J’envisage. Je ne change rien. La morale est sauve.

Ainsi, je voulais dédier mon billet de ce matin aux sorties de Lionel Jospin contre Ségolène Royal qui ont eu la bonne idée de me faire marrer ce matin, mais le journal de France Inter à 8 heures me met encore plus en joie. Deux événements politiques me paraissent de bons sujets pour se réjouir.

Le premier pourrait me rendre François Bayrou sympathique. Reconnaissons-le, c’est fait, il m’est sympathique. Voilà quelques extraits de son discours d’hier. A propos de Nicolas Sarkozy : « tous ses choix montrent qu'il conduit la France, non pas à la résistance, mais à l'alignement sur le modèle dominant ». « les signes multipliés au monde de l'argent, au CAC 40, aux milliardaires, à l'univers du Fouquet's, la vedettarisation de la politique, la jubilation des hot-dogs avec Bush père, Bush mère, Bush couple ». « Et que j'ai aimé ce jour-là que Cécilia Sarkozy ait une angine blanche ! ».

Mais ce sont surtout ses attaques contre tous les gens qui courent derrière Sarko qui sont réjouissantes : « Très en verve, le président de l'UDF a aussi ironisé sur « le concours de lèche permanent », « le cirage de pompes, devenu un sport national ». « Nous nous fixons comme but, de faire sortir la France de l'absolutisme et de la faire entrer dans l'ère nouvelle d'une authentique démocratie », a-t-il promis. »

Le deuxième pourrait permettre à Bernard Kouchner de remonter dans mon estime. Il commence à prendre ses distances vis-à-vis de la politique d’immigration du gouvernement Sarkozy (?). Allez, Nanard ! Franchis le pas ! File leur ta démission et dis franchement : « J’ai cru Nicolas Sarkozy quand il parlait d’ouverture, de nouvelle politique, mais, décidément, quand on est de gauche, on ne peut pas travailler avec ces gens là ». C’est le seule solution pour que tu reviennes dans notre cœur !

Je vais donc en revenir à Lionel Jospin. La première remarque qui me vient est que la réunion d’hier a un côté salutaire : il est temps que le Parti Socialiste refasse de la politique plutôt que du people et de la synthèse. Ca me fait penser que Bertrand Delanoë ferait un très bon Premier Secrétaire de transition pour préparer les prochaines échéances, ce qui ne veut pas dire qu’il ferait un bon candidat, il partage peut-être certains défauts de Ségolène Royal !

Nous y voilà ! Dans son bouquin à sortir prochainement, Lionel Jospin flingue celle qui fut par erreur la candidate des socialos à l’élection présidentielle : « une personnalité [qui] n’a pas les qualités humaines ni les capacités politiques » nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et « espérer gagner la prochaine présidentielle »

« «une figure seconde de la vie publique», n’est «pas taillée pour le rôle». «Avoir commis une erreur [en la désignant] ne justifie pas qu’on la réitère», avertit l’ex-candidat, pour qui les raisons profondes de l’échec - c’est le titre d’un chapitre - tiennent à la personnalité de son ancienne ministre, à son style de campagne, à ses choix politiques. »

« Retenons plutôt la critique sur la mise à distance par Ségolène Royal du PS. C’est, pour Jospin, «une lourde erreur, pour un leader, que de laisser décrier sa propre formation politique», tant les partis, avec leurs défauts, sont indispensables à la vie démocratique. »

« Une fois désignée, Ségolène Royal aurait commis l’erreur, «enfermée dans un face-à-face narcissique avec l’opinion», de refuser la confrontation «sur le fond» avec son adversaire principal, Nicolas Sarkozy »

J’ai parmi mes lecteurs des supporters de Ségolène Royal. Avant de vous dire « y fait chier Nicolas », allez prendre une douche. Asseyez-vous devant votre PC et réfléchissez à l’article de Libé (en attendant de lire le bouquin de Jospin). Mieux, allez acheter Libé. Et réfléchissez calmement. Quelle est la meilleure solution pour la gauche de revenir au pouvoir :
A : prendre un candidat avec un joli tailleur et orienter le parti à droite parce que c’est à la mode,
B : adapter la politique de gauche à un monde moderne tout en restant bien à gauche et en travaillant avec nos camarades antilibéraux ?
C'est amusant ! Nous voilà fin 2007 et on se demande si le nouveau chef de la gauche ne serait pas Lionel Jospin ! M... J'ai oublié de flinguer François Hollande.

12 septembre 2007

Des sondages

Une des informations politiques du jour agréablement relayée par France Info ce matin concerne la cote de popularité de nos dirigeants. Bertrand Delanoë atteint un sommet et Nicolas Sarkozy et François Fillon chutent.

Doit-on s’en réjouir ?

Pour Delanoë : oui. C’est de bon augure avant les municipales et ça ne fait pas de mal d’avoir un dirigeant socialiste plaire aux braves gens.

Pour Fillon et Sarkozy : on s’en fout. Il n’y a pas de scrutin national avant quelques temps et je suis maintenant persuadé que la politique d’ouverture pratiquée par Nicolas Sarkozy fera que les élections locales ne seront plus vraiment liées aux pratiques nationales. Y compris à Mulhouse.

On s’en fout, disais-je ! A moins que Nicolas Sarkozy propose à François Fillon de remplacer Françoise de Panafieu comme candidat à la Mairie de Paris ce qui serait :
Petit 1 : Surprenant.
Petit 2 : Rigolo.

La bonne nouvelle pour les blogueurs dans cette histoire est le retour des sondages débiles qui va nous permettre de raconter des bêtises quand on manquera d’idées.
Vous avez quelque chose contre les photos de poulets ?

05 septembre 2007

Précarité équilibrée

Equilibre précaire est un futur blog. Eric Mainville en a annoncé la prochaine ouverture dans son billet d’hier pour le 15 septembre.

Sous sa houlette, une demi douzaine de blogueurs dont Agnès, Donatien, Farid, Filaplomb et Valentin parleront de précarité, si j’ai bien compris.

Eric a du avoir une période de défaillance intellectuelle grave puisqu’il m’a proposé de faire partie des rédacteurs. Je devais être saoul comme un cochon : j’ai accepté ! Ca ne m’empêche pas d’avoir trouvé une très jolie photo de caleçons pour illustrer ce billet. L’autre jour, j’ai diffusé une photo de betteraves, puis de moules fraîches, puis de carottes râpées : rien n’est plus précaire que mes choix d’illustrations.
Le fait que j'y contribue n'est pas la seule raison de mettre ce blog dans votre netvibes. Il y a surtout le fait que la politique menée actuellement pourrait faire exploser la précarité. Quand je vois une commission lancée uniquement pour trouver un moyen de relancer la croissance, ça me fait peur ! La Chine a une très forte croissance et va avoir les Jeux Olympiques : ça ne l'empêche pas d'avoir 2 ou 300 millions d'habitants que dans tout autre planète on qualifierait d'esclaves.
La précarité doit être au coeur de toutes nos préoccupations : toutes les politiques libérales menées dans le monde, surtout par des pays dont on voudrait nous faire un exemple, amènent effectivement à l'enrichissement des populations. Je parle de celles qui ont eu de la chance.

Pourtant, personne n’est moins bien placé que moi pour parler de précarité : je suis un blogueur prospère. Cette prospérité, je la dois à mon travail et aucunement à la promotion de gadgets 2.0 ou à la politique contrairement à une partie de mes congénères du top 50. Ainsi, je suis blogueur nanti. Pas autant que Loïc Le Meur, mais pas loin. Lui, c’est surtout un blogueur nanti conformiste.

Ce dont vous ne vous doutez pas, c’est que j’ai des compétences cachées. Trop cachées aux dires de mon patron lorsque je réclame une augmentation. Par exemple, là je diffuse une vidéo de Jean, le patron de la Comète, en train de laver la recette de Simon le clochard du Kremlin-Bicêtre :


RecetteSimon
envoyé par jegoun


Motivés par une rivalité avec mes six collègues, je pourrais donc sortir sur le blog autant de conneries que Françoise de Panafieu dans Le Parisien de ce matin. La brave dame n’a pas compris que Nicolas Sarkozy allait laisser la Mairie de Paris à Bertrand Delanoë pour le simple plaisir de faire chier les socialistes. Candidate UMP à la mairie de Paris est un boulot précaire.

Ah ! Vous voyez que je suis compétent pour en parler !

04 septembre 2007

Municipales 2008 : c'est parti !

Comme nous l’évoquions avec Dagrouik en commentaires à mon précédent billet, le buzz pour les municipales commence. Merde ! J’ai employé le mot buzz. Une première dérive ?

Nous savons depuis hier que Bertrand Delanoë sera candidat à la Mairie de Paris. Nous savons aussi que Françoise de Panafieu ne sera pas élue. D’ailleurs si j’étais militant UMP à Paris je ferais la gueule : se battre pour ne pas gagner, quand on soutient Nicolas Sarkozy, ça ne doit pas être drôle. C’est de leur faute. Il ne fallait pas voter pour elle. Vive Marielle de Sarnez ! Vive Bernard Debré ! Qu'est-ce que je dis, moi ?

J’apprends à l’instant le nom d’un candidat qui se présente à l’investiture du Modem dans le 18ème arrondissement. Soutenons sa candidature ! Je dis ça comme ça. Je ne vote pas MoDEM. Je ne vote pas dans le 18ème. Je ne vote d’ailleurs même pas à Paris mais au Kremlin-Bicêtre.

Les municipales, là-bas, devraient être limpides. Le Parti Socialiste devrait se ranger derrière Jean-Luc Laurent du MDC. Le Parti Communiste devrait présenter une équipe garée derrière Alain Desmarest. Jean-Luc Laurent sera en tête au premier tour. Ils fusionneront les listes pour faire plus joli entre les deux tours (ça n’empêchera pas de s’engueuler à nouveau dès la première séance du nouveau conseil municipal). L’équipe unique gagnera au deuxième tour haut la main d’autant plus qu’elle n’aura pas d’aversaires.

En effet, l’UMP n’existe pas chez nous.

Les socialos voteront pour les cocos car ils n’aiment pas Jean-Luc Laurent. Les types de droite, dégoûtés par l’UMP locale voteront pour le candidat du MoDEM mais comme il sera probablement inconnu les électeurs centristes voteront naturellement pour le candidat officiellement soutenu par le PS pour faire chier Nicolas Sarkozy qui n’en a pourtant strictement rien à foutre de ce qui se passe au Kremlin-Bicêtre, sauf quand il doit se rendre à Orly et que l’A6 est bouchée.

Le Parisien n’en ayant également strictement rien à foutre de ce où n’est pas Nicolas Sarkozy, il faut bien vendre, les Kremlinois n’auront aucune autre solution que de passer par mon blog pour se tenir au courant de ce qui se passe pour les élections municipales de 2008 au Kremlin Bicêtre.

Comme je ne raconte que des conneries, ils sont mal barrés !

Un jour, je vous parlerai des élections municipales à Loudéac. C’est encore plus compliqué qu’au KB puisque le maire actuel se présentait comme divers gauche lors des dernières élections mais a été élu avec le soutien de la droite qui voulait faire chier les socialos et n’ont présenté personne en face et il a soutenu François Bayrou lors des présidentielles !

Ils n’ont pas fini de rigoler aussi, là-bas !

Classons les candidats à la Mairie de Paris

Hier, Donatien a fait un commentaire sur le billet où j’annonçais ma citation par le journal Le Monde (sisi ! Vous cliquez sur le journal dans le métro et vous arrivez sur Partageons mon Avis) : « Merci Wikio ... comme quoi ces classements ont une "petite" utilité ! »

Je vais voler ce commentaire pour introduire le billet de ce matin à défaut d’introduire autre chose. Pour le remercier, je vais illustrer ce billet avec une photo de moules fraîches que je vais mettre à droite en signe d’ouverture.

C’est ainsi la réflexion que je me menais hier soir : j’écris les mêmes conneries sur le blog que la semaine d’avant mais depuis que je suis dans le classement Wikio, les journalistes du Monde viennent chez moi pour voir si je n'ai pas produit un chef d'oeuvre ! On n’est peu de chose.

Je ne vais pas dire que ça me laisse froid : j’en suis extrêmement flatté. J’en tire même une certaine fierté à un point qu’il va falloir que je me la passe sous l’eau froide ce matin.

Grâce au Monde et à Wikio, j’ai battu mon record de visites, hier (plus de 350), ce qui est bien peu par rapport à Alain Lambert, mais il n’est pas dans les trente premiers du classement. Battre le record de visites est en effet un des espoirs secrets du blogueur politique. Généralement, quand je battais des records, c’était parce que j’avais publié les paroles des « Oiseaux gazouillent au printemps », de « mon père était vétérinaire » et de « la grosse bite à Dudule ». Aujourd’hui, je suis cité par Le Monde : c’est quand même autre chose !

Tout ça me montre le fonctionnement de la blogosphère influente.

Je vais donc lancer un appel aux journalistes du Monde, puisqu’ils me lisent (bonjour les gars !) : ne vous cantonnez pas aux trente premiers du classement pour trouver des trucs à dire sur la blogosphère. Dans les profondeurs du classement voire en dehors du classement, il y a des trucs très bien. Je sais ! J’en viens.

Un peu de sérieux ! Ca fait une semaine que je ne parle que de la blogosphère et mes propres exploits de référencement. C’est uniquement parce qu’il n’y a pas grand-chose dans l’actualité. A la surprise générale, Bertrand Delanoë est candidat à sa propre succession. Que voulez-vous que je dise de plus ?

En fait, dans l’actualité politique des six prochains mois, il n’y a qu’un seul événement à suivre : l’UMP parisienne comprendra-t-elle que Françoise de Panafieu n’est pas la bonne candidate pour la mairie de Paris ? C'est un peu comme si la gauche envoyait Ségolène Royal pour battre Nicolas Sarkozy.

Si on veut avoir des élections intéressantes à suivre, il faudrait que le parti de M. Devedjian (tiens ! une personnalité politique devant moi dans le classement : le seul cador de droite) nous mette un énergumène d’un poids légèrement supérieur ! Il faut donc que Nicolas Sarkozy nomme Françoise de Panafieu à un poste ministériel quelconque : il aurait du le faire avant, ça lui aurait fait une gonzesse de plus dire qu’il est le seul à pratiquer la parité !

Sinon le seul suspens se limitera à savoir si la gauche va l’emporter à Bordeaux et à Toulouse !

On va s’ennuyer sur les blogs.