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22 juin 2012

Les écolos et leur déplorable image

Daniel Cohn-Bendit a lancé une violente charge contre Europe Ecologie Les Verts en disant qu’ils ont une image déplorable. Je ne peux que lui donner raison : je ne sais pas ce qu’en pensent mes braves lecteurs qui ont les commentaires de ce billet pour s’exprimer sans modération (sauf celle des commentaires), mais, personnellement, ça fait que ce parti me sort par les trous de nez.

Ca ne date pas d’hier, mais tout empire. Au début de la campagne pour la Présidentielle, il y a eu la primaire de ce mouvement pour choisir un candidat. Je considère qu’Eva Joly n’était pas une bonne candidate mais que, de toute manière, la finale de la primaire n’avait pas un bon casting.

Cette primaire aurait du se jouer entre Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit pas entre les deux autres qui ne représentent pas grand-chose (mais je conçois que Mme Duflot et M. CB n’avaient pas envie…). J’ai lu quelque part, récemment, que Daniel Cohn-Bendit regrettait de ne pas avoir participé à la primaire du PS (ou de ne pas avoir poussé quelqu’un, Cécile Duflot, donc, à le faire). Les choses auraient été beaucoup plus claires par la suite.

A la fin de l’année, l’histoire de l’accord avec le PS a été déplorable, tant pour le PS que pour les écolos mais ces derniers ont surtout donné l’impression d’aller à la soupe pour avoir des sièges de députés, comme s’ils allaient à l’Election Présidentielle uniquement pour rigoler. D’ailleurs, je crois bien que DCB avait dit qu’il aurait souhaité que Mme Joly se désiste et se rallie à François Hollande. Ca m’aurait paru la moindre des choses (et surtout la seule solution pour ne pas faire un score dérisoire).

Jean-Vincent Placé a été vu beaucoup des photos prises lors d’événements qui ont suivi l’élection de François Hollande, comme si son propre parti n’existait et qu’il a fait partie de l’équipe de campagne du nouveau Président. Ce matin, il se permet, tout comme le remplaçant de Cécile Duflot, de pester contre le remaniement d’hier soir et le changement de Ministre de l’Ecologie. Comme s’il regrettait de ne pas avoir eu le poste.

Tout ceci n’est que des impressions. Je ne suis pas au cœur de ce parti pour regarder ce qu’il s’y passe. Mais je crois que Cohn-Bendit à raison : l’image est déplorable.

Les écolos devraient regarder les autres petits partis de la gauche pour apprendre ce qu’il ne faut pas faire… Et les autres petits partis de la gauche devraient regarder les écolos : au moins, ils ont des ministres et des députés…

15 novembre 2011

Verts vides

C’est une information que je viens de relever chez mon copain FalconHill. Daniel Cohn-Bendit a déclaré : « Hollande est en train de se ségoléniser. Il a fait une bonne primaire, et juste après, il est déjà en cellule de crise, alors que rien n'a commencé. »

C’est dommage, généralement j’aime bien l’analyse politique de Daniel Cohn-Bendit. Cette fois, il devient insultant et est complètement à côté de la plaque.

DCB est membre créateur d’une formation politique dont la candidate pourrait très bien ne pas dépasser les 2%. Et encore, je suis gentil. Cette formation est en train de tenter de sauver les meubles dans une négociation absurde tant ils n’ont strictement rien à mettre dans la corbeille.

En cellule de crise ? Il est juste dans une période où le candidat du Parti Socialiste se fait taper dessus par ses alliés historiques qui ont néanmoins oublié que François Hollande est largement le candidat le plus légitime de la gauche, vu qu’il a été largement élu pour cela.

« Un échec entre le PS et EELV signerait le début de la reconquête de Nicolas Sarkozy. »

Pour l’échec serait-il à mettre sur le dos du PS ?

EELV a choisi de médiatiser des négociations pour peser dessus. Il va bien falloir qu’ils assument. François Hollande a été élu sur la base d’un projet. Il ne peut revenir dessus maintenant, notamment sur ce type de symbole qu’est l’EPR, il trahirait les électeurs qui lui ont fait confiance.

« Quand on veut être chef d'Etat, on ne s'arrête pas à une petite phrase incorrecte d'Eva Joly ou de Cécile Duflot. On essaye de formuler l'intérêt général. »

L’intérêt général est la victoire de la gauche. Pas la satisfaction d’une entité politique qui n’a plus rien pour exister, par la faute de Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit, les seuls qui avaient une légitimité, un charisme et une stature nécessaire pour se présenter à l’élection présidentielle.

DCB enjoint M. Hollande « à trouver un compromis » et « à prendre en considération l'avis des citoyens et pas seulement celui des partis ».

Outre le fait que les citoyens en question ne savent pas ce qu’est l’EPR (désolé, les gens, mais je n’ai pas un diplôme de physique quantique), je me demande bien qui est DCB pour penser que les citoyens ont le même avis que lui : les urnes jugeront. Nous partons des 1,6% de Dominique Voynet à la dernière présidentielle.

L’avis des partis ? De quel parti ? EELV ?

« Trouver un compromis » ?

Quel compromis ? C’est EELV qui ne veut pas transiger et impose la suspension de l’EPR ?

EELV ne pourrait pas trouver un compromis, également ?

29 juin 2011

La journée des femmes...

Les femmes semblaient à l’honneur dans l’actualité avec la nomination de Christine Lagarde au FMI, la « remontée » d’Eva Joly  dans la primaire EELV et la déclaration de candidature de Martine Aubry. La nomination de la première ne m’intéresse pas. J’attends juste le léger remaniement qui devrait s’en suivre. Je ne sais pas si quelqu’un a compté le nombre de remaniements depuis quelques temps… Ce sont bien Martine Aubry et Eva Joly qui m’intéressent aujourd’hui.

Hier, j’ai passé une journée particulière, consacrée à des séminaires, vous savez, ces réunions où on écoute d’un d’œil et on tweete de l’autre avec le smartphone en attendant un passage intéressant où une intervention à faire. Après avoir fait mes deux billets rapide du matin, je savais, pour la première fois depuis longtemps, que je ne pourrais pas faire d’autres billets de blog de la journée (j’ai supprimé par mégarde l’application que j’utilise sur l’iPhone, en plus) ce qui m’a permis de suivre les informations avec un œil différent par rapport à d’habitude tout en voyant les réactions à mes billets du matin.

La première fut celle de l’inusable Des Pas Perdus qui a backtweeter mon billet à propos de la primaire en ajoutant « Très drôle ». Je maintiens pourtant que je ne vois pas comment un citoyen ayant une conscience politique puisque se déplaçant pour un vote, pourrait vouloir participer à un processus favorisant l’unité, ces fameuses primaires ouvertes même si les autres formations politiques ont refusé d’y participer, puisse ne pas soutenir le candidat issu de cette élection.

La politique n’est pas un jeu. On ne peut pas dire « je soutiens Montebourg ou Aubry mais après je soutiendrai Mélenchon ». Ca n’a  tout simplement pas de sens. Martine Aubry a une bonne chance de gagner cette primaire. Intellectuellement, je ne comprends pas qu’on puisse se déplacer en octobre pour voter pour elle, pour dire qu’elle est la meilleure pour faire gagner la gauche, et ne pas continuer à la soutenir jusqu’au second tour de l’élection présidentielle. Ca me dépasse. Le raisonnement est un peu l’inverse pour Arnaud Montebourg puisqu’il a beaucoup moins de chance de gagner la primaire. Mais si on le soutient maintenant alors qu’il s’engage lui-même, s’il n’est pas élu, à suivre le vainqueur, je ne vois pas comment on peut annoncer avant qu’on ne suivra pas son choix. Tout ça me dépasse.

Soit on s’engage derrière le Front de Gauche soit on s’engage derrière le processus de rassemblement mis en place par le PS. Je veux bien qu’on change d’avis en cours de route mais annoncer maintenant qu’on fait les deux est surréaliste.

Consultant, l’information à 5 heures du matin (dans ces p… de séminaires, on mange très peu, du coup je me suis rattrapé hier soir, d’où un réveil un peu matinal), j’ai du mal à analyser le discours de Madame Aubry. J’ai un peu le même sentiment que Romain (« un discours de candidature intéressant sur le fond mais qui manquait de passion et de pep's ») mais ce n’est pas trop grave, elle a quelques semaines pour décliner ses propositions et séduire l’électeur.

Pour ma part, j’en reste à mon sentiment depuis quelques semaines : seul François Hollande pourra gagner au second tour face à Nicolas Sarkozy. Je suis plus inquiet pour le premier tour.

Mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. J’ai lu les tweets de mes copains soutiens de Martine Aubry, hier. Il semblait satisfait. Ca suffit à me rendre satisfait.

Quant aux écolos, j’en reste aussi à mon sentiment depuis quelques semaines : ça me gave. J’aurais aimé voir une force politique représentée par une personnalité politique pour remettre la politique au centre du débat. J’ai toujours considéré que les écolos auraient du avoir pour candidat Cécile Duflot ou Daniel Cohn-Bendit. Ca ne sera pas le cas. Ils se sont donnés le choix entre Eva Joly et Nicolas Hulot, plus deux autres candidats mais j’ai la flemme de retenir leurs noms vu qu’ils sombreront dans l’oubli dès ce soir…

Je n’aime pas ce que représente Nicolas Hulot. Il a fait main basse sur l’écologie pendant l’élection présidentielle de 2007 avec le fameux pacte qu’il a fait signer à tous les candidats importants ce qui a déclenché une forte représentation de l’écologie dans les paroles mais pas dans les actes. Les Grenelle se sont succédés mais je ne sais pas s’il en reste quelque chose. L’écologie politique est morte à ce moment. L’épisode de la taxe carbone est presque le plus drôle puisqu’on a failli se taper un nouvel impôt injuste, dénoncé comme tel par Ségolène Royal.

Avant 2007, je voyais Nicolas Hulot comme quelqu’un de droite, ayant soutenu Jacques Chirac. Peu importe si c’est vrai, c’est l’image qui reste. Je l’avais assez mauvaise de voir une formation politique qui se revendique ouvertement à gauche envisager d’avoir comme représentant aux élections une personnalité semblant à droite.

Aussi, quand j’ai vu que les premières tendance du vote à la primaire écolo laissaient entrevoir une victoire possible de Eva Joly, j’étais assez content. Le dépouillement n’est pas fini (le système électoral est assez étrange chez les écolos, cette année, certains votent par des bulletins « papier » et d’autres par Internet mais les « résultats papiers » sont annoncés avant ceux du vote électronique alors qu’en théorie, il suffit d’appuyer sur un bouton pour les avoir…). Tout pourrait d’ailleurs basculer aujourd’hui (a priori, les partisans de Nicolas Hulot pourraient être plus branchés et enclins à voter par Internet). Le résultat sera connu aujourd’hui à 17 heures ;

J’espère d’ailleurs que Madame Joly sera élue dès le premier tour pour qu’on ne parle plus de Nicolas Hulot…

Ca m’amuse beaucoup de constater que, politiquement, je préfère Eva Joly à son rival pour les raisons évoquées ci-dessus (au moins Eva Joly est une professionnelle de la politique, déjà élue et pas estampillée à droite) tout en pensant qu’il est à peu près sur qu’elle ferait un moins bon score... Je ne suis pas à un paradoxe près.

Sa désignation serait d’ailleurs une très bonne nouvelle pour le Parti Socialiste et pour Martine Aubry.

Je retourne me coucher.


15 avril 2011

Inculture politique

Je partage mon bureau avec deux jeunes collègues, un de 25 ans, l’autre d’un peu plus de 30, je crois. Le plus jeune, ce matin, était « fier » d’annoncer qu’il avait atteint son 50ème ami Facebook. Il ne sait pas que je suis blogueur zinfluent et qu’à ce titre, j’ai des millions d’amis. « Oui mais moi je suis pote avec Daniel Cohn-Bendit » ai-je répondu pour me vanter, vu que DCB est réellement une de mes dernières « conquêtes ».

« C’est qui ? » m’a-t-il demandé « Tu sais, le mec de mai 68 ! » a répondu l’autre. « Ah, oui, je me rappelle, mais je n’aime pas les extrémiste. » a rétorqué le premier. « Moi non plus » dit le second.

« Ah ! Mais ce n’est pas un extrémiste » ai-je à mon tour répondu, poursuivant « ou alors un extrémiste du centre » ce qui a interloqué mes interlocuteurs avant que je leur avoue que c’était une fine plaisanterie qu’ils n’ont toujours pas compris à l’heure où nous prenons le café.

Ca m’amuse toujours. On passe des heures à raconter des conneries dans les blogs politiques et on ne SAIT même pas que la plupart des gens ne connaissent pas les principaux dirigeants des partis politiques de ce pays.

13 avril 2011

Etre de gauche, en tant qu'Hulot ?

« Nicolas Hulot est-il de droite ou de gauche ou être écolo aujourd'hui, c'est être forcément à gauche ? » Telle est la double question que me pose Dominique, aujourd’hui, suite à l’annonce de la candidature de l’animateur TL.

Je vais commencer par la deuxième. « Etre écolo aujourd'hui, c'est être forcément à gauche ? »

Si je réponds « Oui », je vais me faire engueuler. Alors, je réponds : « non, pour être respectueux de l’environnement, il n’y a pas besoin d’être gauche et la plupart des gens qui connaissent l’environnement, les chasseurs et les paysans, sont généralement à droite. »

Un beau coup de langue de bois est toujours appréciable pour commencer un billet. Je crois néanmoins qu’une politique écologique de droite ne peut pas exister. J’espère que ça répond à la question.

La politique est compliquée. Dès fois on se demande si on peut être contre la burqa tout en restant de gauche.

« Nicolas Hulot est-il de droite ou de gauche ? » Je ne vois pas quel droit j’aurais de répondre à cette question : je ne l’ai jamais entendu parler de politique. 


N.B. : FalconHill le qualifie, vu son passé, de candidat de l'extrême.

Par contre, je crois qu’EELV ferait une erreur majeure pour sa survie politique de « suivre » Nicolas Hulot. Les analyses ont fleuri, sur la toile, je vous laisse lire, par exemple, le billet de El Camino.

EELV a mis des années à avoir l’image d’un parti de gauche, « le deuxième parti de gauche », et ils risquent de tout perdre sur un coup de dés en espérant qu’ils pourront dire qu’ils ont fait 10% à une présidentielle (ce qui est mieux que les 1,57% de la dernière fois). Pire, ils risqueraient de faire perdre la présidentielle à la gauche. Aussi, je félicite Daniel Cohn-Bendit quand il s’annonce sceptique sur une candidature écolo en 2012, moyennant une négociation avec le PS pour obtenir plus de députés : « Un groupe à l'Assemblée est beaucoup plus durable qu'un petit tour à la présidentielle, où ils feront 3 à 10% ».

Par ailleurs, je ne crois pas qu’une candidature de gauche puisse se baser sur « l’homme providentiel » et il n’y a pas de raison que les Verts, parti de gauche, échappent à cette logique. S’ils vont chercher un candidat « en dehors » de leurs rangs pour avoir une forte personnalité à présenter, ils se détourneraient encore plus de valeurs de la gauche. Ils auraient d’autant plus tort de le faire que cette personnalité n’aurait strictement aucune chance de remporter cette élection.

N.B. : Si ce paragraphe plait aux militants du Front de Gauche, je leur ferais remarquer, que comme le  précédent, il s’appliquerait parfaitement au Parti Communiste.

En outre, je crois que les Français en ont soupé de la « peoplisation » de la politique. Ils attendent autre chose : une équipe qui se mette au travail sur la base d’un projet (peu importe ce projet, d’ailleurs, personne ne le lit…), ce qu’incarnent très bien Martine Aubry et François Hollande pour le PS, n’en déplaise aux nombreux détracteurs.

Ainsi, même si Nicolas Hulot fait 10% « sur son nom », EELV n’apparaitrait même plus comme un parti politique… Ainsi, outre le fait que je pense qu’ils doivent écouter les frangins Cohn-Bendit et ne pas présenter de candidat, je crois qu’ils doivent surtout ne pas désigner Nicolas Hulot comme candidat. Qu’ils le laissent se présenter tout seul s’il en a envie.

Dans ces conditions, peu importe de savoir si Nicolas Hulot est de droite ou de gauche. Voila donc ma réponse à Dominique.

30 janvier 2011

Politicailleries

« Désormais, Sarkozy fait aussi semblant de ne pas s'inquiéter de la compétition de Marine Le Pen. La nouvelle présidente du Front National a plus de chance, à en croire les sondages, de disqualifier le candidat de gauche du second tour. Mme Le Pen a maquillé son islamophobie d'un vernis laïc, et, dans les médias, on persiste à souligner le discours social de l'héritière du millionnaire Jean-Marie. »

Tel est le constat fait par mon honoré confrère Sarkofrance dans un billet, ce matin. Il a raison. Nicolas Sarkozy aussi, d’ailleurs : c’est du tripatouillage électoral et on ne peut pas prévenir l’avenir mais le Chef de l’Etat préfère probablement affronter Marine Le Pen, au second tour, que Dominique Strauss-Kahn.

Notre chef de l’état doit bien rigoler à observer les autres formations de droite, celles qui auraient pu le mettre en danger. Les calculettes doivent tourner à fond, de simulation en simulation.

Tiens !

Marine Le Pen : 19%
Nicolas Sarkozy : 18%
Jean-Louis Borloo : 13%
Dominique de Villepin : 5%

Hop ! Ca nous fait une droite à 55%, dont 36% pour la « droite de gouvernement »…

On me rétorquera que c’est n’importe quoi ce dont je serais passablement honoré : c’est effectivement n’importe quoi, la « droite de gouvernement » n’a pas fait 35% en 2007. Dans les chiffres ci-dessus, je suis particulièrement optimiste… Et encore, je ne compte pas d’autres zozos qui pourraient survenir, notamment du côté d’une « droite de gouvernement souverainiste ». Heureusement que Dieu a inventé les guillemets. Sans, je ne pourrais pas faire un tel billet.

Mais Jean-Louis Borloo ne fera pas 13%. J’ai regardé Hervé Morin, chez Ruquier, hier soir. Je sais, j’avais mieux à faire. Voila une émission que je regarde tous les trois ans et je tombe sur Morin. Moi qui ne regarde presque jamais la télé, je n’ai pas de bol. Tout ça à cause de mon coloc (parti) qui avait laissé la télé en veille et la télécommande sur la table, aidé par des antibiotiques qui m’ont empêché de boire de l’alcool. Je tombe sur Morin. Boire ou tomber sur Morin, il faut choisir.

J’aurais presque remercié Eric Noleau et Eric Zemmour qui semblaient éprouver un fond de pitié pour Hervé Morin et ne l’ont pas complètement dézingué. Finalement, cette émission est grotesque. Je la regardais souvent au début. J’adorais l’émission d’Ardisson, avant, du coup j’avais pris l’habitude de regarder la télé dans la nuit du samedi au dimanche. C’était du temps où les bistros de Bicêtre fermaient de bonne heure. Le précédent patron de la Comète, en décidant des nouveaux horaires, a fait beaucoup pour la politique mais il ne le sait pas.

En fait, je n’imagine pas un candidat soutenu par Hervé Morin dépasser les trois pourcents.

A gauche, on sent un vague mouvement de panique. On apprend que Nicolas Hulot pourrait prochainement se déclarer candidat et finirait donc comme celui de EELV (Europe Ecologie Les Verts, je suis obligé de traduire, des Belges me lisent). D’ici qu’il nous rabote des voix chez Borloo et les socialos, Nicolas Sarkozy est peinard… Avec Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon, j’aurais bien aimé la tronche du premier tour. 8% chacun, 25% pour les socialos. Avec Hulot, c’est une autre paire de manches… Un type de droite (je vais encore me faire engueuler pour mes a priori) connu avec un parti officiellement (paf !) de gauche derrière lui : bonjour les dégâts ! D’ici que Bayrou nous revienne tout ragaillardi de quelques mois de vacances, le bonheur pour Nicolas Sarkozy.

Pour peu, on attend un coup de gueule de Daniel Cohn-Bendit : « Bon, les gars, on arrête de déconner, on a voulu faire un parti très fort pour faire pencher la gauche vers l’écologie, on va finir par faire perdre la gauche et ne rien faire pencher du tout. »

Elle est con, la cinquième république, elle fout en l’air toute idée de projet politique à cause du charisme de certains de ces acteurs…

05 décembre 2009

La cible du Parti de Gauche


Mon billet d’hier matin portait sur une publication du Parti de Gauche qui désignait le Modem comme l’ennemi pour les régionales. Il me faut remettre le couvert. Les débats furent enflammés et je crois que je me suis trompé d’ennemi…

Enflammés mais à côté de la plaque, souvent. J’ai d’ailleurs bien aimé le commentaire du Coucou, qui comme Dedalus (j’y reviendrai) et moi, appelons à du pragmatisme, comme dirait Nicolas Sarkozy.

Les premiers commentaires vinrent de mes copains blogueurs Ségolistes, notamment Marc et Dagrouik qui appellent aussi au pragmatisme mais se méprennent sur mes intentions. Dagrouik a d’ailleurs fait un billet avec pour titre : « Number one vote modem ! » (pour se foutre de ma gueule) avec en introduction : « Stupeur et persuasion dans la blogosphère lefto-pg-verte: Nicolas J devient partisan  d'une grande coalition arc en ciel pour les 2nd tour de régionales ». Ce n’est pas ce que j’ai exprimé. Je n’ai pas parlé de coalition (ni d’ailleurs d’alliance). J’ai juste dit qu’au deuxième tour, dans une région, si le total des voix des partis « ancrés à gauche » ne suffit pas à battre l’UMP, il faudra bien se regrouper avec le Modem. Cela se fera en quelques jours dans des négociations (préparées à l’avance mais dépendant du poids de chaque liste au premier tour). Je ne peux donc pas cautionner un parti qui exclurait, d’emblée cette possibilité.

Se regrouper avec le Modem nécessite, par ailleurs, de respecter ses militants même si on ne peut pas blairer son chef. Claudio (digne représentant de cette formation politique) est d’ailleurs intervenu, en fin de débat, pour nous le rappeler.

Mais je vais laisser Dedalus préciser sa position, que je partage.

Je vais néanmoins répondre à Marc qui commente : « belle conversion Nicolas :) depuis le temps que certains s'échinent à dire cela sur le même raisonnement ». Il n’y a aucune conversion. On ne peut pas monter un projet avec le Modem mais on peut se causer et se respecter, comme pour toute formation politique avec qui nous pourrions nous rapprocher en vue d’un deuxième tour.

La discussion s’est poursuivie, dans les commentaires, avec la venue d’un illustre troll Ségoliste se sentant autorisé à donner son avis suite aux interventions de Dagrouik et Marc. C’est ainsi que j’ai découvert que Asse42 avait un blog puisqu’il me recommande la lecture d’un billet. Je n’ai malheureusement pas réussi à le lire, la première phrase me laissant dans un état d’hilarité sympathique : « Actuellement les leaders socialistes sous les feux des projecteurs sont soit DSK soit Martine Aubry. » Un troll Ségoliste ne voit jamais que sa préférée fait plus souvent la une de la presse que la patronne du PS.

Ainsi, le débat est parti sur Ségolène Royal qui n’avait rien demandé dans cette affaire. C’est le problème avec les trolls Ségolistes, ils ne savent pas dire autre chose que « oui, mais Ségolène, elle, parle du fond ».

Un autre troll est arrivé, visiblement supporter du Front de Gauche bien qu’il s’en défende plus ou moins. Un seul argument : « le Modem est de droite ».  Un troll politique (par opposition aux trolls réactionnaires) est con pénible. Celui là fut exemplaire de pénibilité. Je vais parler poliment : une fois que les désaccords sont exprimés, il faut en faire le constat et, putain de bordel de merde, arrêter de casser les couilles au taulier du blog, surtout si, comme moi, il s’efforce de répondre à à peu près tout le monde. Juste une question de politesse. D’autant que c’est mon blog et que j’y ai, par nature, toujours raison.

L’argument final est « tu refuses le débat ». Quand un troll n’arrive pas à convaincre un type, c’est forcément que le type refuse le débat. Jamais que le troll n’a que des arguments vaseux à exprimer. Jamais que le troll ne veut pas débattre mais imposer sa position. Mes commentaires d'hier sont à garder dans les archives de la trollitude.

Et, enfin, j’ai eu mes copains partisans du Front de Gauche, Des Pas Perdus et Rébus, illustre membre des leftblogs (te voilà dénoncé, tu fricotes avec le PS). Il ne manquait plus que lui.

Faut que j’arrête de faire le con avec les liens, moi ! Avec le nouvel algorithme Wikio, on va se retrouver avec Asse42 et Gauche de Combat en tête du Wikio Politique.

Des Pas Perdus, dans la journée, m’avait déjà répondu dans son billet du jour : « la droite ne se réduit pas à l'UMP... elle comprend aussi le MoDem dont les députés ont voté par exemple l'ultra-libérale directive "services". Le MoDem est un parti de droite, il n'y a qu'à lire le programme. Alors oui, espérons que la voie que le PS choisira ne sera pas la même que celle de ses partis frères du PSE. Enfin, une élection, même au 2d tour, ne se réduit pas à une équation... »

On a le droit considérer le Modem comme un parti de droite vu que son chef est de droite. A force de fréquenter les militants, dans les blogs, je n’en suis plus très sûr... mais un regroupement du PC au Modem a un barycentre bien à gauche. C’est quoi cette manie de penser qu’une région ferait une politique de droite parce que son axe central a du aller chercher 10% d’électeurs au centre ? Attendons donc les négociations de second tour.

« Une élection, même au 2d tour, ne se réduit pas à une équation... » : peut-être, mais l’équation est importante. On pourrait parler de projet, de programme, … Mais j’attends les textes pour l’Ile de France. Dans l’attente, la seule question est « voulons-nous maintenir la gauche dans une majorité de région pour faire barrage à la toute puissance de l’UMP ? »

Rappelons-nous les régionales de 2004 : Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Ile-de-France, Lorraine, Basse-Normandie, Picardie, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes. 9 régions dirigées par la gauche sans qu’elle obtienne 50% des suffrages au deuxième tour des élections. Elle ne doit la Présidence de ces régions qu’à la présence de listes du Front National.

Les équations comptent beaucoup. Une triangulaire, c’est mathématique !

Ce matin, je suis tombé sur la vidéo d’un débat, chez Dagrouik, entre Daniel Cohn-Bendit et Jean-Luc Mélenchon. Regardez-là ! Et trollez Dagrouik, ça me fera des vacances.

Cohn-Bendit résume assez bien ma position mais mieux que moi, c’est son job. Par contre, Melenchon est très clair ; il propose à Cohn-Bendit une alliance entre Europe Ecologie et le Parti de Gauche pour battre le Parti Socialiste.

Je disais hier que le Parti de Gauche, par un communiqué de presse, avait désigné le Modem comme ennemi. Son chef vient de désigner le véritable ennemi : le Parti Socialiste.

Avant de commenter, écoutez bien Mélenchon. Et faites des équations… Europe Ecologie sera logiquement devant le Parti de Gauche (ou le Front de Gauche) aux élections. Mélenchon propose de faire campagne avec Europe Ecologie pour donner la Présidence au candidat Europe Ecologie pour faire sauter le PS.

Et on me parle d’équation, de tripatouillage, de fond, … C’est à ça que vous voulez jouer ? Alors, sans moi.

Heureusement, Daniel Cohn-Bendit est un homme avisé.





24 août 2009

Les primaires : est-ce secondaire ?

Je n’avais pas spécialement envie de faire un billet sur les primaires mais l’orage m’empêche de rejoindre la Comète dans les plus brefs délais pour une rencontre avec une illustre blogueuse et surtout, je n’arrive pas à répondre aux commentaires chez Marc pour un bête problème technique sur mon PC, ni sur aucun blog de cette plate-forme. D’ailleurs, je vais suggérer à Marc de faire comme Rébus et Olivier (que je citais ce matin) qui ont enfin changé de plate-forme pour quitter celle qui ne met pas les liens dans les flux, ce qui est bien dommage pour elle, d’ailleurs, ça la défavorise… Et en plus, elle gère elle-même un classement de blogs, le mien étant 413ème ce qui me laisse une marge de progression.

Toujours est-il que dans son billet, il indique que je suis opposé aux primaires. Il n’en est rien. Je souhaite juste qu’on m’explique comment elle sera organisée, comment on déterminera qui aura le droit de se présenter, …

En outre, je souhaite aussi qu’on m’explique si François Bayrou y participera. La réponse sera a priori négative (il devrait espérer se présenter).

Quelle que soit la réponse, Dagrouik nous dresse un premier bilan du machin de ce week-end à Marseille. Robert Hue, François Rebsamen, Christiane Taubira, Daniel Cohn-Bendit et Vincent Peillon et… Marielle de Sarnez, sans compter près de 3000 militants, ai-je cru comprendre, ont commencé parler du fond, peut-être à l’ébauche d’un projet.

Je ne dis pas que ces débats ne servent à rien, bien au contraire, mais quand on aura établi un projet commun du PC au Modem et qu’un candidat de gauche aura le même projet, pour la présidentielle qu’un candidat du centre, quelle est la probabilité pour qu’il reste un candidat du PS au deuxième tour puisqu’on aura préparé le premier tour en disant qu’on peut allègrement travailler avec François Bayrou sur un projet commun ?

Car je ne doute pas que François Bayrou se présentera.

Je n’ai juste pas spécialement envie de me battre pour lui entre les deux tours.

La gauche a-t-elle déjà gagné des élections nationales en s’alliant avec le centre ? Gérard Filoche nous confirme que NON.

09 juin 2009

Des noms ! Des noms !

Ouf ! Je viens me fader la lecture de 125421 billets d’analyse du scrutin de dimanche. On y trouve de tout ! Tiens ! Pas perdus qui s’imagine que le Front de Gauche remporte une victoire historique en se réjouissant de la défaite du PS.

« Au NPA et aux autres formations de la gauche radicale d'abandonner leur esprit boutiquier qui est une impasse, pour servir l'intérêt général ». Il faut traduire « Intérêt général » par « taper sur le PS ». Le plus osé est de comparer le score du PC à la Présidentielle (1,7%) à celui du Front de Gauche (avec une erreur d’un pourcent sur le score...), en oubliant que le PC avait fait près de 6% en 2004, soit le même score que le Front de Gauche cette année. Ca ne me réjouit pas mais quand on passe sa vie à taper sur la gauche, on pourrait au moins avoir un minimum d’objectivité dans l’analyse !

L’analyse la plus complète est peut-être chez Dedalus mais c’est Dagrouik qui a raison : il faut se mettre au boulot fissa et ce n’est pas le Coucou qui le contredira. L’analyse de Disparitus mérite d’être signalée : la victoire de Daniel Cohn-Bendit est à imputer à Raymond Domenech. L’équipe de France de foot n’ayant aucun intérêt, les électeurs ont regardé Home à la télé.

En fait, si le résultat ne générait pas une baisse du nombre d’élus du PS, son analyse brute ne devrait pas générer tant de passions. Globalement, la gauche est devant la droite, mais, comme en 1994, des pirates volent la vedette au PS. Ca n’avait pas empêché le PS de rafler le pouvoir trois ans après. Tiens ! Et Nicolas Sarkozy qui prenait une baffe en 1999… La participation à ces élections étant à peu près la moitié de celle aux Présidentielles, le résultat ne devrait pas nous émouvoir.

Lorsque le PS avait présenté ses listes, j’avais gueulé sur l’absence de personnalités de premier plan impliquée dans la campagne (et tout le monde ou presque avait gueulé sur leurs constitutions, les parachutages et autres joyeusetés rituelles). Quand j’étais devant la liste de bulletins, dimanche matin, j’étais perplexe. Je savais que Harlem Désir était tête de liste. Tout le monde connaît Harlem Désir. Mais pas en tant que dirigeant du PS, en tant qu’ancien porte-parole de SOS Racisme. En 2004, la liste qu’il menait avait gagné « haut la main ». Il n’avait en face de lui que des quasi-inconnus. Tiens ! Patrick Gaubert était tête de liste UMP et Alain Lipiezt représentait les verts. J’ai totalement oublié l’existence de Patrick Gaubert et Alain Lipiezt est surtout connu pour sa moustache (et pour le bordel chez les verts en 2001).

Cette année, il avait en face de lui Michel Barnier et Daniel Cohn-Bendit. Les deux sont connus pour tellement de raisons qu’on ne va pas les citer.

Cette année, la donne était changée, le PS a pris une veste. 13,6%. Il va peut être falloir la retourner.

18 mai 2009

Elections Européennes : les sondages sont formels. Mais sur quoi ?

J’aime bien cette période électorale où l’on aligne les chiffres des prévisions de vote, où l’on se mesure les rapports de force, où l’on tire des conclusions. Marc, par exemple, se désole de voir la gauche à 43%. Pour ma part, j’aurais plutôt tendance à me réjouir de voir la droite à seulement 41%.

Ca fait d’ailleurs 16% des gens qui ne sont ni à gauche ni à droite… donc 84% qui contredisent la disparition du clivage droite – gauche, chère à mes commentateurs.

Aux Européennes de 1994, la gauche représentait 41% des électeurs, en 1999 et 2004, de l’ordre de 45%. A la limite, les 43% pourraient apparaître comme un bon chiffre, maintenant que le Modem s’élève en vraie force indépendante des clivages traditionnels avec un électorat composé d’une bonne partie d’électeurs plutôt à gauche (contrairement au chef mais ce billet n’est pas un appeau à trolls).

Daniel Cohn-Bendit a bien raison quand il engueule François Bayrou : « "Le débat sur la présidentielle en France est un détournement de l'élection européenne", s'est insurgé sur Europe 1 le député européen. "On fait un match complètement fou car on n'est pas en situation de se poser la question de qui sera le successeur de Nicolas Sarkozy", a-t-il poursuivi. Sur ce point, il a critiqué sévèrement le président du MoDem, François Bayrou qui "n'est pas candidat" aux européennes et "+squeeze+ le débat sur les élections européennes" avec "un livre" ("Abus de pouvoir", ndlr). »

François Bayrou a répondu : « «Quand il y a une décision européenne, elle est prise en partie au Parlement européen et en partie par les gouvernements», a argumenté M. Bayrou. «Prétendre qu'on va discuter du destin de l'Europe sans réfléchir à ce qui se passe en France, c'est une escroquerie absolument incroyable». «Les gens qui souffrent, ils ne vont pas se laisser distraire de leurs difficultés, simplement parce qu'un certain nombre de gens qui vivent dans le chaudron européen n'ont pas envie que les citoyens s'en mêlent», a ajouté le député des Pyrénées-Atlantiques. Il a accusé Daniel Cohn Bendit de «jouer directement dans le jeu de Sarkozy» en disant que le scrutin européen «ne concerne absolument pas le pouvoir actuel». »

Il n’empêche que la presse fait plus d’articles sur François Bayrou et l"a personne qui incarne mieux l’opposition" que sur les Européennes. D’ailleurs, dans les blogs, on est un peu sec sur les Européennes tant il n’y a rien, dans la presse, à propos de ces élections. Parce qu’on s’en fout de savoir qui est le meilleur opposant. Ca n’est pas un diplôme qui sera décerné…

La position de François Bayrou est clairement d’indiquer qu’il est le mieux placé pour battre Nicolas Sarkozy au deuxième tour de l’élection présidentielle, dans trois ans. Il a d’ailleurs probablement raison, en l’état actuel des choses, mais ça n’en fait pas, pour autant, un projet politique. Ainsi, j’aurais tendance à donner raison à François Hollande quand il demande à François Bayrou de se positionner clairement sur les différents aspects d’un programme politique.

Tiens ! François Hollande. Il en est où de son come back, ce gars-là ? Dans le quotidien métro, ce matin, c’était amusant. Les deux personnes hors UMP avec la plus grosse cote de popularité sont Martine Aubry et Bertrand Delanoë. Un sondage n’est qu’un sondage. Je crois que, prochainement, les Français vont se lasser de tout ça et demander aux politiciens de faire de la politique.

Ca serait bien, non ?

21 octobre 2008

Européennes : des élections à risque ?

« À huit mois des élections européennes, Dany le Vert a présenté son rassemblement avec l'ambition de réunir « plus de 10 % des voix ». » qu’ils disent.

J’ai bien peur qu’ils y arrivent !

Peur ? Pas pour eux, ni même pour la gauche : c’est très bien d’avoir une grosse force d’appoint, à gauche… J’ai peur pour le PS. Rassurez-vous, je ne vais pas faire des pronostics débiles comme pour les élections présidentielles de 2007, j’exprime une crainte : celle que les Elections Européennes soient l’occasion, pour les Français, de donner une baffe aux partis exaspérants en place.

Ca fut le cas en 1999 pour le RPR (avec Nicolas Sarkozy) et en 1994 pour le PS (avec Michel Rocard). A l’époque, Bernard Tapie, trublion notoire avait fait péter les scores. Daniel Cohn-Bendit dispose d’un capital de sympathie capable de tout, y compris de torpiller le PS. Je ne sais pas qui se présentera à droite, mais il y a probablement quelques gugusses qui pourraient donner une baffe à l’UMP !

Il n’y a pas loin à ce que l’on retrouve nos deux partis majoritaires de cette France bipartite avec moins de 15% des voix, malgré un mode de scrutin ridicule… ou à cause d’un mode de scrutin ridicule qui ne participe en rien à la perception des Français des enjeux de ces élections.

Ainsi, comme ils ne savent pas à quoi sert l’élection, les électeurs traditionnels du PS seraient capables de voter Besancenot, Cohn-Bendit ou Bayrou ! De même, les électeurs traditionnels UMP seraient bien capables de répartir leurs voix entre ce Bayrou, un nouveau venu à tendance libéral et un représentant de la droite souverainiste.

« Un mode de scrutin ridicule » ? Oui. Les 8 grosses régions ne représentent rien, aucune entité visible. Dans le sud ouest, par exemple, on pourrait se retrouver avec 35% des voix pour Bayrou comme il sera peut-être le seul candidat connu du coin !

« Ils ne savent pas à quoi sert l’élection » ? Non. Et ça n’est pas un reproche. Il n’y a pas un pour cent des Français qui connaissent les enjeux et positionnements politiques au Parlement Européen. Personne n’a encore réussi à créer l’Europe Politique…

Le PS et l’UMP n’ont plus qu’à s’unir pour montrer que l’Europe peut être une bonne protection pour les citoyens et que les élections sont sérieuses.

Bon courage.

22 février 2008

Les Verts de Paris passent à l'orange

Daniel Cohn-Bendit est un fou dangereux, ne trouvez-vous pas ? Voilà qu’il appelle les Verts et le Modem a s’allier à Paris. Tout pour faire couler la gauche. Heureusement qu’on a Françoise de Panafieu pour raconter des conneries.

« les Verts demandent un revenu parisien universel pour répondre au problème de la nouvelle pauvreté ». Très bien ! Les pauvres du Kremlin-Bicêtre n’auront qu’à traverser le périph (et s’asseoir sur la solidarité nationale).

« Delanoë a pris la grosse tête et se voit président de la République » : c’est probablement pour ça que les Verts arrivent à 2% dans les scrutins nationaux…

« Le Modem est là, il faut faire de la politique… » Tu commences quand afin d'envisager de faire gagner la gauche ?