30 octobre 2023

Actualités relativistes

 


Hier, un aéroport russe a été pris d’assaut par une foule hostile à Israël, nous dit la presse sans oser dire qu’il s’agissait d’une foule hostile aux juifs qui voulait lyncher les passagers en provenance d’Israël. De toute manière, hier soir, Twixter parlait plus des supporters de l’OM qui ont attaqué le bus de l’OL. Chacun a ses sujets de préoccupation. Je ne juge pas d’autant que je préfère lire des conneries liées au foot qu’à la situation au Moyen-Orient d’autant que tous les imbéciles qui expliquent qu’il faut exiger ceci ou cela me fatigue. Yakafocon. Comme si le tweet d’un sous-assistant parlementaire traduit par un community manager allait favoriser la paix.

Tenez, Manuel Bompard a tweeté : « Les prises de position d'E. Macron ont décrédibilisé la parole de la France. Il faut que notre pays demande l'arrêt des opérations militaires de l'armée israélienne, la libération des otages, la fin du blocus et un cessez-le-feu pour qu'enfin un processus de paix voit le jour. » Il reste petit joueur vu qu’il « demande » mais « n’exige pas » tout en oubliant de rappeler pourquoi l’armée israélienne est un peu sur les dents. Il a oublié de rappeler que la libération des otages était surtout demandée au Hamas.

 


Traitons donc de nos frivolités locales. Tiens ! L’AFP a fait un long tweet (quelle horreur !) pour expliquer qu’elle « ne qualifie pas des mouvements, groupes ou individus de terroristes sans attribuer directement l’utilisation de ce mot ou sans utiliser des guillemets. » Tout ça pour donner raison à Mélenchon et aux autres gugusses de LFI qui refusent d’utiliser ce terme. Vous pouvez lire toute la chose mais ils en viennent à expliquer que les attentats de 2015, à Paris, ne sont pas terroristes. L’affaire fait du bruit

Je dois avouer que je ne reconnais plus cette gauche. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse comme on dit dans nos basses-cours.

 


En conséquence, Jean-Luc Mélenchon a continué à pleurer dans X (et sûrement ailleurs) nous rappelant joyeusement ces mômes qui n’arrêtent pas de justifier leurs bêtises. En fait, je tape beaucoup sur ce réseau social qu’on ne sait plus comment appeler mais il est bien pratique pour les blogueurs qui cherchent des inepties.

Par exemple, ici, il critique les Français qui ne traitent pas d’antisémites les Israéliens qui manifestent contre les actions de Tsahal alors qu’ils le font par nos congénères qui manifestent pour la Palestine. C’est beau, le relativisme. Et l’art de raconter n’importe quoi.

 


D’ailleurs, certains critiquent beaucoup l’interdiction de manifestation propalestiniennes en France alors que cela me fait doucement rigoler. D’une part, la manifestation a été interdite à Paris parce que les organisateurs ne pouvaient pas assurer le service d’ordre et parce que les forces de l’ordre étaient occupés par la coupe du monde de rugby. Ce n’est ni le préfet ni moi qui le disons, au fond, mais le tribunal administratif, qui ajoute que le risque de débordement est réel. D’autre part, je suis un peu fatigué de voir des gentils manifestants de la gogoche se persuader que ces manifestations sont utiles et feront plier le gouvernement israélien.

Je suis aussi amusé par l’emploi du mot « illibéralisme » à toutes les sauces pour qualifier le gouvernement au sujet d’une décision d’un préfet validé par la justice. On ne peut d’ailleurs que rire des types qui qualifient à la fois la politique menée de libérale et d’illibérale tout en défendant Jean-Luc Mélenchon qui flirte avec un populisme qu’on ne s’étonnerait pas de voir dans des pays taxé d’illébéralisme. Cela est bien compliqué mais mériterait un billet à part entière ce pourquoi j’ai la flemme. Rappelons quand même que les mots ont un sens.

 

Toujours est-il qu’on finira par trouver normal que la gauche critique l’interdiction de manifestation antisémites. Un peu de bon sens ne nuirait pas. D’un autre côté, je dois avouer ma stupeur de voir l’ancien président du Printemps Républicain flirter avec le Rassemblement National. Il n’est plus membre du Printemps Républicain, certes.

Mais l’épisode doit nous rappeler qu’il faut être prudent de tous les côtés… 


Par exemple, voyez la photo que je diffuse plus haut de cette pancarte d'une manifestante comparant Israël à Hitler. On va commencer par lui rappeler qu'Hitler n'a pas tué des millions de juifs parce que des terroristes se revendiquant d'eux ont massacré des civil allemands, tué des mômes, violé des femmes teutonnes et accortes.

Le relativisme, c'est mal.

28 octobre 2023

Un réseau SOCIAL ?


 

Le matin, pour commencer ma journée sur Internet, il n’est pas rare que je raconte une anecdote dans Facebook. A l’instant, je viens de parler de ma table basse dont le plateau de verre est tombé juste après que je l’ai débarrassé pour avoir de la place pour mettre mon bol de café. Pas de casse, rassurez-vous ! Je raconte souvent ce genre d’histoire sans le moindre intérêt mais figurez-vous que j’ai beaucoup plus de réactions (« likes », commentaires…) que pour mes publications sérieuses ou politiques.

Mon plus ancien commentateur néanmoins normand appelait cela, pour les blogs, des billets de rien. Il disait, et tant pis pour mes chevilles, que nous étions très peu à pouvoir parler de rien. C’est pourtant aussi ce que j’aime dans les réseaux sociaux, les gens qui parlent d’eux mais ils ne savent pas le faire avec la légèreté nécessaire. De fait, personne n’oserait parler de la table basse qu’il a cassée.

 


Les réseaux sociaux ? Tout le monde en parle, ces jours-ci, pour différentes raisons, la venue de BlueSky, Twitter qui se transforme en immonde bouge partant vraiment en quenouille avec les événements en Israël, Facebook dont l’algorithme n’est franchement pas satisfaisant. Or, ce sont les utilisateurs, par ce qu’ils publient, qui font les réseaux sociaux. C’était l’objet d’un de mes précédents billets au sujet de BlueSky car tous ces guignols y commettent les mêmes erreurs que dans Twitter sans se rendre compte que si X est pourri, c’est parce qu’ils diffusent de la merde. Désolé pour cet élan de grossièreté mais je continue à voir des gens qui font des RT en masse or ce qui m’intéresse c’est ce que diffusent mes potes par ce que pondent leurs propres potes. Je dois ajouter, par rapport au billet dont je parlais, que j’ai commencé à unfollower des gens, comme cet ex blogueur influent, par ailleurs ami à moi, qui semblent chercher uniquement à avoir le plus d’abonnés possibles.

Alors ma table basse, hein…

 


Ainsi, beaucoup de gens se plaignent de ce qu’ils voient dans Twitter et l’ami Politeeks en fait un billet pour montrer aux gens comment retrouver un peu de sérénité. Je crois d’ailleurs que c’est lui donnait, ailleurs, un excellent conseil : si Twitter t’emmerde, tu peux aussi fermer ton compte. Et cesser tes jérémiades. Et arrêtez tes analyses sur l’évolution probable de BlueSky. On sait que ça deviendra aussi nul que Twitter mais les utilisateurs sont les seuls coupables.

Je vais donner des conseils, à mon tour. Comme Politeeks, je n’utilise Twitter qu’en mode « abonnement » qui ne donne les tweets que de ceux à qui vous êtes abonnés et dans l’ordre « inversement chronologique ».

Le deuxième conseil est de limiter le nombre d’abonnements. Avec @jegoun, je ne suis abonné qu’à 350 types, la plupart inactifs, et avec @nicolasjegou, il n’y en a que 260. Politeeks, par exemple, en a 1500 ! Forcément, il y a une bonne dose de casse-couilles. Il éprouve donc le besoin d’utiliser des filtres pour améliorer « son fil ».

Pour ma part :

Petit 1 : je vire les gens qui publient (ou RT) beaucoup de merde de mes abonnés.

Petit 2 : je bloque systématiquement ceux qui m’emmerdent (sauf des vrais copains mais je me demande si je n’ai pas une araignée au plafond).

Petit 3 : hors « conversations », il est très rare que je fasse plus d’une dizaine de tweets par jour (sur chaque compte) pour éviter d’emmerder les gens.

Petit 4 : pour la même raison, je ne fais que des RT « de qualité » (chacun jugera de ce qui est la qualité pour lui).

Petit 5 : de temps en temps, je fais une revue de mes abonnements pour supprimer les gens qui, en fin de compte, ne m’apportent rien d’intéressant, même pas une touche d’amitié.

Petit 6 : bon, ça va, quand je suis saoul, je fais des conneries.

Petit 7 : avec @jegoun, je supprime mes abonnements à des gens qui ne sont pas abonnés à mon compte.

 


N’oublions pas qu’il s’agit d’un réseau SOCIAL, bordel !

 

Je vous laisse, il faut que j'aille raconter dans Facebook comment je me suis enfin décidé à ranger les archives de ma mère. Ca n'intéresse personne et c'est aussi bien. Je vais avoir plein de réactions.  

27 octobre 2023

Contre le #NoTwitterDay, au nom de la liberté d'expression

 


Aujourd’hui, c’est le « No Twitter Day », oups !, le #notwitterday, un truc lancé par trois Américains, je crois, pour lutter contre certaines dérives de Twitter (Google est votre ami pour en savoir plus au sujet de cette « opération »). Le premier paradoxe est que je l’ai appris dans Twitter de la part de militants. C’est fou ! Des gens utilisent Twitter (pardon, X !) pour demander l’arrêt de diffusion de conneries dans Twitter.

C’était évidemment des militants socialistes et c’est bien ce qui me fait enrager tant le militantisme de mes amis est parfois surréaliste.

Le tweet que j’ai vu est celui d’une secrétaire nationale adjointe (ne devrait-on pas dire « assistante de direction nationale adjointe » ? Voire « assistante de direction souverainiste délégable ?), copine d’Elodie, rédigé ainsi : « Pour la liberté d’expression, contre les fake news et la haine en ligne qui sont favorisées par la politique Twitter mise en place par Elon Musk demain #NoTwitterDay ».

Ca m’a fait rigoler et j’ai lancé une vanne, sur laquelle Elodie a réagi et nous avons brièvement débattu et convenu de finir la discussion devant quelques breuvages qui me permettront, au moins, de me saouler la gueule. Comme si j’avais besoin de ça…

 


Ces gens me laissent rêveur… Et on ne s’étonnera pas que le PS soit descendu à 2% à un niveau national.

Comment peut-on dire dans la même phrase, sérieusement, qu’on milite pour la liberté d’expression et contre l’expression de propos haineux ou d’informations fausses ? Sans blague. Je ne suis ni philosophe ni psychologue et je vais vous éviter le « thèse antithèse synthèse ». Je fais donc faire court.

Nous sommes face à un paradoxe (qui justifierait la promise cuitée) : nous sommes pour la liberté d’expression mais nous trouvons normal que la loi interdise certains propos, notamment les incitations aux actes violents, à la pédocriminalité ou la pédopornographie, à la haine raciale et j’en passe.

Pour ce qui concerne les fakenews, elle dit : « La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, […] lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler, sera punie d'une amende de 45 000 euros. Les mêmes faits seront punis de 135 000 euros d'amende, lorsque la publication […] sera de nature à ébranler la discipline ou le moral des armées ou à entraver l'effort de guerre de la Nation. » Je traduits : les fakenews ne sont pas interdites mais vous risquez un gros coup de pied si elles sont répondues de mauvaise foi et peuvent entrainer ou entrainent un trouble machin truc.

Prenez la députée Obono. Elle a tenu je ne sais plus quels propos au sujet du Hamas. Ses propos sont de l’éloge du terrorisme et elle mérite sans doute des baffes. Or, elle est probablement de bonne foi. Par contre, moi, quand je dis qu’elle mérite des baffes, je lance une sorte d’appel à la violence et pourrait tomber sous le coup de la loi. Comme je le dis ici, on ne peut pas dire que je sois de mauvaise foi, en plus.

Je compte évidemment sur la mansuétude des juges : je ne veux aucun mal à la dame et ne fais qu’illustrer des propos.

 


Je voulais faire court. J’ai raté. Alors je vais faire caricatural. Vous vous souvenez de l’affaire des caricatures de Mahomet ? Une « bricole » qui a généré un massacre dans la rédaction de Charlie. A l’époque on entendait des justifications de type « Je suis pour la liberté d’expression mais… »

Il n’y a pas de « mais ». On ne tergiverse pas avec la liberté d’expression.

 

C’était un peu l’objet de mon billet d’hier : chacun fait ce qu’il veut des réseaux sociaux. La presse « officielle » y diffuse des liens. Les personnalités politiques y font des communiqués. Des militant y militent, diffuse des informations… D’autres s’y informent… Pour ma part, j’aime bien raconter des bêtises et papoter.

Slate a récemment fait un article titré : « Il est temps de fermer nos comptes Twitter » (ce que j’ai découvert grâce à Elodie, toujours, avec son BeReal du jour, comprenne qui peut) et sous-titré : «   Créatif et bordélique à ses débuts, le réseau est devenu dominé par l'agressivité, qui s'épanouit d'autant plus depuis qu'Elon Musk se l'est offert. Un maître des lieux qui s'affiche désormais ouvertement conservateur (et c'est un euphémisme). »

Je confirme, les gens : si vous avez des problèmes avec Twitter, fermez votre compte ! Et foutez-nous la paix. Quand un utilisateur me déplait, je l’unfollowe voire je le bloque pour être sûr d’avoir la paix.

Et faites confiance à la loi… et aux instances européennes (nos petits pays peuvent difficilement lutter contre des boites comme Twitter tout seul).

 


Rien à voir avec Twitter, mais j’ai reçu, hier, par SMS (donc sans aucune relation avec l’activité que je peux avoir sur le web), une invitation à signer une pétition dont le titre est «  POUR LE VRAI PLURALISME DES MÉDIAS AUDIOVISUELS, CONTRE LA CENSURE PAR LES BOX INTERNET ! »

Déjà, je veux bien défendre la liberté d’expression mais pas les abrutis qui écrivent en majuscules. Vous pouvez lire la pétition et juger sur le fond (je vais résumer, cela concerne la diffusion de la chaîne Le Média, fait par des proches de LFI). Pour la forme, il y a un certain nombre de conneries. Par exemple, ils présentent cela comme un appel à respecter la loi. Ce n’est donc pas du ressort de pétition mais de la justice. Autre exemple, vous lisez le texte et vous avez bien l’impression que la chaîne refuse de payer des opérateurs pour figurer dans le bouquet de chaîne. Curieux, vous chercher sur le site de l’Arcom le texte de la diffusion. A la date proposée, il n’y a qu’une décision, l’autorisation de BFM Alsace de diffuser sur la TNT. Après, vous réfléchissez. La définition de la TNT est une diffusion par le canal hertzien des chaines et n’a aucune rapport les box internet. D’ailleurs, les box ne censurent rien. On appelle ça la neutralité du net. D’ailleurs, n’importe qui peut voir le Media par Internet. Il suffit de cliquer où il faut.

Il est évident que cette histoire de censure par les box est une fakenews et nous ne mettrons pas longtemps à penser que tout le texte est une fakenews. Cette fakenews est lancée « contre la censure » donc au nom de la liberté d’expression.

Je suppose qu’elle a été relayée dans Twitter y compris par ceux qui pratiquent le notwitterday au nom de la lutte contre les fakenews et pour la liberté d’expression.

 


On pourrait entrer plus dans le fond car Twitter est accusé d’être proche des milieux conservateurs voire réactionnaires. C’est sans doute pour ça que s’y épanouissent les gauchistes. Le Média est un média proche de LFI. C’est la seule chaîne de télévision autorisée sur la TNT qui soit proche d’un parti politique même s’il est évident que certaines chaînes sont assez réactionnaires et que la pluralité est réellement mise en cause par l’actionnariat de ces chaînes qui pèsent sur la politique éditoriale. D’un autre côté, il est assez facile de constater que les médias de l’audiovisuel publique sont assez orientés à gauche.

Il faut parfois prendre du recul. Et lutter contre l’orientation politique des médias de droite n’est pas vraiment de la défense de la liberté d’expression.

 

En fin de compte, pour en revenir à X (Twitter), c’est tout de même très drôle de voir des gens utiliser Twitter (X) pour lutter pour ou contre des orientations de Twixter. C’est à deux doigts de couper la faim.

Somme toute, militez pour ce que vous voudrez mais demandez-vous parfois de l'image laissée dans le grand public. Celui qui vote.

26 octobre 2023

Mélenchon : suicide ou euthanasie ?


 

Pendant dix-huit mois, j’ai écrit dans mon blog que la NUPES « était mauvaise » avec différents axes de critiques mais peu sur le programme (je ne vais pas intervenir sur ce que veulent les militants) à part le nucléaire mais aussi, un peu, sur les points du projet qui je trouve mauvais électoralement (comme la hausse du SMIC). Maintenant, elle semble en cours de désintégration finale avec, comme je l’imaginais, comme principaux points des valeurs morales ou républicaines. Je ne vais évidemment pas refaire mes argumentations (une précision vis-à-vis du SMIC, néanmoins : les gens veulent évidemment gagner plus d’oseille mais en augmentant le SMIC, cela va augmenter le nombre de smicards, d’une part, et les smicards resteront au bas de l’échelle des salariés alors qu’ils veulent en sortir, d’autre part, surtout que les augmentations sont bouffées par l’inflation et les nouveaux besoins).

Je me faisais la réflexion, hier soir, que je ressentais comme une espèce de vide, maintenant que mes prévisions ou, plutôt, mes souhaits se réalisent. Cela se ressent d’ailleurs certainement dans le blog. Je fais de billets au sujet de BlueSky et du traitement de l’information, par les médias ou les réseaux sociaux (en tant que collectifs d’individus, ne l’oublions pas).

 


Pourtant, j’ai eu récemment plusieurs commentaires, surtout dans Facebook, de personne qui avouent ne pas comprendre le suicide politique de Mélenchon. Je dois avouer que je n’ai jamais compris sa stratégie et je crois que beaucoup qui croient l’avoir fait se plante. Jean-Luc Mélenchon a suffisamment de bouteille et est assez intelligent, je crois, pour savoir qu’il n’avait aucune chance d’arriver au pouvoir en procédant comme il l’a fait surtout que, en plus, il a une culture politique très grande.

A croire que sa stratégie était simplement soit de torpiller la social-démocratie (ce qui ne serait pas étonnant de la part d’une espèce de troskiste en peau de fesse) soit d’apparaitre comme une espèce de chef de la gauche, de figure incontournable, une référence, un peu comme un Pierre Mendès-France (au fond, il n’a été au gouvernement que pendant un peu plus de deux ans en tout).

 


Il est dommage que l’histoire retiendra peut-être uniquement le refus de prononcer le mot « terrorisme » à propos des agissements du Hamas comme motif de dislocation de l’alliance bancale mais c’est ainsi.

Le suicide de Méluche, ou du moins de sa carrière politique, est bien réel. Rien que parmi mes copains blogueurs, ex-blogueurs ou blogueurs intermittents, tous lui tournent le dos et mettent en avant d’autres personnalités de la gauche dite radicale. Ils torpillent même les propos de Sandrine Rousseau qui ont effectivement pour seul résultat d’éloigner les électeurs de l’écologie. A la limite, le problème n’est plus de savoir si l’un ou l’autre ont raison : ils se mettent dans une position insoutenable. Je ne compare pas ces deux individus : il est fort probable que la dame sortira de l’histoire par la petite porte…

 


Le degré d’auto-dislocation de Jean-Luc Mélenchon peut se voir en lisant, par exemple, son dernier billet de blog ou ses plus récents propos dans les réseaux sociaux. Tout y est.

Par contre, il est très déprimant de voir ce que disent ses proches ou ses fidèles comme Antoine Léaument, comme d’autres, qui commentent un récent sondage au sujet d’élections présidentielles : « Voilà le résultat de l'acharnement médiatique. Jamais nous n’avons eu un sondage aussi haut aussi longtemps avant la présidentielle. Et encore ! Les sondages nous ont toujours sous-estimés. On va gagner. Fiers de Mélenchon et #FiersDetreInsoumis ! » C’est évidemment de la pure folie (même si, au fond, il n’a pas tort au sujet de la sous-estimation sauf qu’il a déjà été mis haut, cette année) car une personne un peu normale n’y voit qu’une réalité : la gauche « officielle » (c’est-à-dire sans son centre) reste en dessous des 30% ce qui dure depuis que certains ont proclamé Mélenchon « chef de la gauche ». Et je ne parle même pas de la Commission des sondages qui a jugé très douteuses les méthodes de la boite qui a fait celui-ci.

 

Certains vont m’expliquer qu’ils ont parfaitement compris la stratégie de Jean-Luc Mélenchon mais ils n’en savent rien. Par ailleurs, l’âge du gars doit être pris en considération. Il est trop vieux pour se représenter et a déjà annoncé sa retraite mais il est capable de tout surtout qu’il est en pleine forme.

C’est compliqué.

Je constate simplement qu’il me faudrait continuer mon combat (rassurez-vous, je connais mon nombre de lecteurs et la portée de mon blog). Par exemple, « l’Insoumission » (l’espèce de blog de LFI) disait fin août (donc avant que les autres partis décident de partir aux européennes sans la Nupes) : « Pour les élections européennes, une liste d’union est largement plébiscitée par 82% des électeurs de la NUPES. » Je passe le fait que c’est le même institut de sondage controversé qui affirment cela mais personne à la Nupes ne comprend que cela veut dire « nos électeurs sont pour nous ».

Comme évidence, ça se pose là ! Le problème est qu’il faut avoir d’autres électeurs. C’est un message que ne comprennent pas ces gentils militants. Le grain de la folie reste dans les rouages.

D’ailleurs, tout ce texte des insoumis est au même niveau. Tiens ! « Autre chiffre intéressant : 28% des Français se disent prêts à voter pour la NUPES, c’est un chiffre équivalent au Rassemblement National et 4 points de plus que pour le parti Renaissance. » Pourtant, la lecture exacte est que plus de deux tiers ne sont pas prêts à voter à un premier tout pour ces listes uniques.

J’ai peur de l’agonie de la Nupes soit bien longue.

 

Et il faut que les militants réfléchissent à « l’après Mélenchon », je me fous un peu de l’avenir de pépé. S'il veut se suicider, ils doivent peut-être lui forcer la main.

Mais avec délicatesse...

Mais pour ce faire, il faut qu'ils fassent le bilan de cette hégémonie de LFI sur la gauche depuis 2017 : elle est durablement au plus bas. Leur politique ne fonctionne pas. Leurs évidences doivent être foutues à la poubelle (évidemment que 90% des Français sont d'accord si on leur demande s'il faudrait une augmentation des revenus).

Remettons tout à plat. 

 

(cela étant, je parle de l’euthanasie ou du suicide de Mélenchon, dans mon titre, je parle évidemment de sa carrière politique).


25 octobre 2023

Le BlueSky sur nous peut s'effondrer

 


« Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer

Et la Terre peut bien s'écrouler

Peu m'importe si tu m'aimes

Je me fous du monde entier »

Je dois avouer que reprendre le début du texte d’un piaf pour parler du successeur de l’oiseau bleu de Twitter m’amuse d’autant que le texte colle assez bien à la situation et à l’objet du billet, même si le mot « aimes » ne porte évidemment pas sur des relations d’amour que nous pourrions avoir. Sauf si tu es canon.

Cela fait quelques semaines que j’ai un compte dans le nouveau réseau social à la mode sauf chez les jeunes et observer la croissance de l’activité, dans mon cercle de relations, est passionnant. Il n’empêche que les utilisateurs y reproduisent le comportement qu’ils pouvaient avoir ailleurs ce qui me dérange pour deux raisons. La première est qu’il me parait un peu con de déménager si c’est pour vivre comme avant d’autant que le nouveau bazar a un tas de bugs ou de manques. La deuxième est qu’il me semble que les gens n’ont pas vraiment analysé ce qui les pousse à quitter Twitter, même si je n’ai pas à parler en leur nom.

 


Je ne vais tout de même pas tergiverser sur la première mais la seconde m’intéresse. Les gens gueulent sur les décisions de Musk, notamment autour de ce qui concerne la censure ou, au contraire (et donc paradoxalement), sur la liberté d’expression. Toujours est-il qu’on n’est pas contents de ce qu’on trouve dorénavant dans « X », ce qui n’a d’ailleurs pas spécialement évolué si on clique sur « Abonnement » pour retrouver la vue chronologique des tweets de nos abonnés.

C’est un peu con à dire mais on retrouve dans Twitter ce qu’y publient nos potes. Donc nos potes retrouvent ce qu’on y met. Si mes potes y diffusent des conneries, ça va rapidement me gonfler. Et, justement, mes potes y mettent les mêmes trucs qui me gonflaient dans Twitter mais aussi dans Facebook.

 


Je n’ai pas analysé mon flux Twitter mais j’ai fait le boulot dans Facebook. Tout d’abord, il y a précisément 20% des publications qui sont des publicités et 13% des « suggestions de pages ». On a donc un tiers de publications inutiles. Je n’ai rien contre les publicités – il faut bien payer les développeurs, les espaces de stockage… – mais il me semble qu’elles devraient être mieux identifiées. Pour le reste, il y a pas mal de publications liées à des changements de profil, des anniversaires, des petites annonces, des photos liés aux centres d’intérêt de nos copains mais dont on n’a rien à foutre. Il y a aussi des publications humoristiques qui ne font rire que les imbéciles (désolé mais ça fait 25 ans que j’ai internet…) et des dessins « de presse » qui tournent en boucle (la moitié est à chier). Je vous passe les « partage si tu es contre le cancer » ou « partage si tu es contre la sodomie des clébards », voire tout autre slogan de crétin des Alpes même si je ne suis pas montagnophobe.

Parmi ce qu’il reste, vous avez des publications d’articles de presse au sujet d’informations que vous connaissez déjà (les gens ne se rendent pas compte qu’ils vont sur Facebook – ou Twitter – trois ou quatre fois par semaine seulement : les informations qu’ils diffusent sont déjà connues par la plupart des utilisateurs). Dans mon domaine, il y a aussi les gens qui diffusent leurs propres billets de blog (je fais pareil mais ça m’énerve car je suis déjà abonné par ailleurs aux blogs des copains).

Vous comprendrez aisément qu’il ne reste plus que 5 ou 10% de ce qui passe sur votre écran à avoir le moindre intérêt. D’ailleurs, on passe une partie du temps à « scroller ». Toi aussi, non ?

 


Or, que vois-je maintenant de plus en plus dans Blue Sky (la croissance est vraiment fulgurante) ?

Tout d’abord, il y a des « skeets » (j’ai oublié comment on appelle ce qui « remplace » les tweets) qui critiquent le gouvernement. Je suis désolé mais j’ai un compte Twitter depuis avant l’élection de Nicolas Sarkozy, que j’ai moi-même beaucoup égratigné dans ce machin. A un moment, il faut tourner la page et arrêter de s’excité. On a aussi un tas de skeets de propagande politique. Désolé, mais ça fait plus de quinze ans que j’en vois dans Twitter. Pour l’instant, je suis abonné à quelques types de la gauche radicale. Vous me cassez les burnes dans Twitter, je ne vais pas supporter dans BlueSky. Hop ! Unfollow… Rien de méchant mais je connais vos avis.

Ensuite, je vois des personnes, des amis, qui ont les republications impulsives, comme s’ils voulaient faire la publicité des skeets de leurs copains. Ca ne m’intéresse pas. Après, on a les gugusses qui font les mêmes publications que dans Twitter et Facebook, notamment avec des liens vers des articles de presse que l’on a déjà vus… et qui, d’ailleurs, ne nous intéressaient déjà pas. Je passe les copains qui diffusent des photos de voiture dans Facebook et les remettent dans BlueSky…

Enfin, on a visiblement des andouilles qui font une course à l’influence, au nombre d’abonnés… et qui ne publient que pour cela. Ce que j’ai fait à partir de 2009 ou 2010 dans Twitter et que j’ai arrêté dès 2012.

 

Je pourrais dire « foutez-moi la paix » mais je n’ai pas à dire ce que chacun doit publier ou aimerait lire. Je dis donc simplement « arrêtez de faire les erreurs qui ont fait que l’usage que nous avons de Facebook et de Twitter rendent ces outils pénibles ».

Je ne peux dire que ce que j’aimerais y voir tout en étant bien conscient que je ne peux pas forcer les autres à aimer les mêmes choses que moi.

Peu importe si tu m’aimes.

Je vais t’unfollower préventivement.

 


Ce que j’aimerais y voir, même si tu dois t’en foutre, ce sont les publications personnelles des gens que j’ai fait la démarche de suivre (par opposition aux publications non personnelles et les RT de publications de types que je ne connais pas). Trop de RT tue le RT.

Je ne veux plus voir de publications franchement politiques. Je ne veux plus voir de gens qui tournent en rond dans leurs propres centres d’intérêt. Je veux voir des gens qui discutent (de tous les sujets), qui parlent de leur vie. Avant-hier, j’ai skeeté ( ?) en direct l’intervention des lascars qui m’ont installé la fibre.

C’est tout de même plus intéressant que le suicide en direct de la mélenchonnerie.

Mais pas tant que les paroles de l'hymne à l'amour.

20 octobre 2023

L'actualité à l'amende


 

En commentaire à mon dernier billet, un lascar a dit que je semblais ne plus savoir où j’habitais. Même s’il a, à proprement parler, raison vu que je passe ma vie entre deux habitations, je l’ai viré car j’aime bien que les gens, autres que moi, restent un tant soi peu aimables. Pour le reste, il se plante. J’ai fait quelques billets de blog, récemment, où j’évoquais plusieurs sujets car je suis un peu fatigué du rythme habituel : un élément nouveau dans l’actualité qui génère des tonnes de commentaires puis on passe à autre chose… Et c’est toujours la même chose, des spécialistes autodésignés qui mettent leur avis voire leurs solutions en avant, des critiques de la presse, du pouvoir, des polémiques politiciennes.

J’en passe.

Cette multiplication des sujets par billet déroute les lecteurs, forcément, mais les conséquences sont démultipliées car je ne sais pas formuler des conclusions à mes billets de blog d’autant que je suis souvent trop bavard… Quand il me faut conclure, j’ai dépassé la taille maximum que je me suis fixée pour un texte : outre le fait que je perds l’inspiration, mes « clients » en ont vite plein le cul d’autant qu’il m’arrive d’être grossier.

Ce qui me démotive, également, c’est que je considère que chaque information a peu d’intérêt, par-delà l’émotion ou les questions qu’elle suscite.

 


Tenez ! Pour vous rendre service, je vais illustrer. Paf ! On a un hôpital qui explose à Gaza. C’est dramatique et bouleversant. On a une polémique, on se demande qui a envoyé la roquette, si ça ne serait pas une manipulation du Hamas pour attirer la sympathie ou que sais-je.

Cette « incident » intervient une semaine après des attaques terroristes sur des Israéliens. Là aussi, on a eu des tonnes d’interprétations et, ce dont je parlais dans un de mes récents billets, des multitudes de lascars qui prétendaient avoir la solution, comme s’il s’agissait d’évidences, comme s’ils oubliaient qu’on n’avait aucun pouvoir pour les mettre en œuvre. Et qu’ils ne font que pisser dans un violon à défaut d’avoir une girafe à peigner.

Ah ! Mais je suis d’accord avec eux ! Il faut une solution à deux Etats. Mais que pouvons-nous y faire ? Qui va dire que, pour le faire, il faut déplacer des populations contre leur gré ? Et qu’en prônant de telles solutions, on va passer pour un guignol car on minimise la seule chose que l’on peut faire : participer à des actions diplomatiques…

Même Jean-Luc Mélenchon (j’en parle ici parce que c’est la personnalité que j’ai plus suivie dans cette histoire) a complètement oublié ces éléments en faisant ses conférences. Je le vois encore dire que l’on pouvait envoyer quelques centaines de casque bleue… sans dire que leur job le plus utile serait de déplacer la population à coup de fourche dans le cul.

 

Tenez ! Pour ne pas vous rendre service, je vais multiplier les sujets. Avant de le faire, je vais rappeler que j’ai près de soixante ans et que j’entends parles des conflits au Moyen-Orient depuis mon plus jeune âge… Je n’en suis pas à mon premier hôpital explosé, à mes premières requêtes foireuses et à mes premiers experts du même métal qui baragouinent des âneries à la télé.

 


J’ai lu dans la presse que cette polémique autour de certains dirigeants LFI qui refusent de parler de terrorisme au sujet du Hamas allait tuer la Nupes. Pour ma part, je dis depuis sa création, il y a environ un an, que la Nupes ne doit pas exister et j’en détaille les raisons, notamment le fait qu’elle va tuer le PCF, le PS et EELV s’ils ne se barrent pas rapidement. Je dis que les positions de LFI sont inacceptables à certains sujets, notamment tout ce qui concerne les juifs et les musulmans. On l’a encore vu lors des polémiques de l’été. La Nupes est parti en vrille à l’occasion des sénatoriales puis de la constitution des listes aux élections européennes…

Et, on me dit maintenant, que si elle explose c’est à cause d’un acte terroriste de début octobre. Un peu de sérieux.

Dans cette année virgule cinq, j’ai rappelé plusieurs fois que la gauche n’avait jamais gagné des élections législatives avec des candidatures uniques. Que jamais, même, des candidatures uniques n’avaient été présentées, même au plus fort du programme commun et de l’union de la gauche. J’ai rappelé que le mode de scrutin était particulier et ne permettait pas de gagner aussi facilement « que ça ». Tenez, puis que je parlais du programme commun, aux législatives de 1973, la gauche était en tête au premier tour mais n’a pas réussi à gagner, à l’issue du second.

J’ai été critiqué, presque insulté pour certains propos, tous comme divers socialistes également éloignés de cette ligne d’unité absolue.

Et subitement, on aurait raison ?

 

Je ne me demande pas où j’habite… Mais où certains habitent, en fait.

 

Je le sais, en fait, ils habitent sur des plateaux de chaînes d’information en continue et dans les réseaux sociaux. C’est dramatique.

Je vais donner un autre exemple, qui n’a rien à voir. Ce matin, j’ai fait un billet sur mon autre blog. Comme à chaque fois, je l’ai partagé dans Twitter puis dans Facebook. Il avait été liké dans X avant même que mon second partage soit fait. Le sympathique utilisateur avait liké sans même avoir eu le temps de lire ce que j’avais pondu.

C’est ça, les réseaux sociaux. Les gens cliquent sans trop savoir. Ils n’ont pas tort. C’est le principe d’internet de cliquer, remarque.

 

Il y a deux trois jours, j’ai vu dans BlueSky (le concurrent de Twitter qui monte doucement) une journaliste d’une grande chaîne d’information nationale qui préparait un reportage à ce sujet et demandait ce qui on y attend.

J’ai eu envie de répondre que j’attendais une autre façon de voir l’actualité, d’arrêter de lire des gens qui se croient plus important que les autres avec une information totalement inutile qu’ils croient primordiale.

Que chacun retrouve son habitation, qu’une journaliste arrête d’interroger des gens sur une application pour savoir ce qu’ils attendent de l’application. Parce que tout le monde s’en fout et que la réponse est évidente.

Qu’un journaliste nous parle de l’actualité et arrête de se frotter le minou en nous disant pourquoi on utilise les réseaux sociaux.

 

Ce qui n’est qu’un exemple.

 

17 octobre 2023

Des mots pour le musulmanisme !

 


Il s’est passé en une dizaine de jours plusieurs événements qui touchent « la musulmanie ». Je parle bien sûr de ceux à Gaza et des attentats à Arras et à Bruxelles. Les gravités ne sont pas les mêmes et il ne s’agit pas de jouer à « kikalaplusgrosse » mais il s’agit, dans ces trois cas, d’attaques de populations par des individus ou des groupes plus ou moins proche de l’islamisme radical. Je ne suis en aucun cas un spécialiste et me garderai bien de dire ce qu’il faut faire. Je vais par contre évoquer ce en quoi l’on devrait communiquer ou ne pas le faire. Notamment dire des conneries pour se faire bien voir d’une catégorie de la population.

En premier lieu, il faut revenir au « pas d’amalgame » qui nous était cher lors de la vague d’attentat de 2015. On ne confond pas les religieux et les terroristes… Je parlais de « l’islamisme radical » pour faire joli mais c’est bien du « terrorisme islamique » dont il s’agit.

 


C’est un bon exemple. Il ne faut pas jouer avec les mots comme le faisait Jean-Luc Mélenchon entre le terrorisme et les crimes contre l’humanité (voir mon dernier billet). Au moment des histoires d’abaya, les musulmanistes nous expliquaient que l’abaya n’est pas un vêtement religieux dans le sens où il n’est pas imposé par les textes, dont le Coran. C’est de la connerie. C’est indubitablement une tenue par laquelle on manifeste ostensiblement une appartenance religieuse (je reprends à peu près les termes de la loi de 2004).

Jouer avec les mots est faire une diversion et éviter de traiter un problème. La question n’est pas de savoir si une jeune fille peut mettre une robe longue mais de savoir si on peut tolérer un groupe communautariste qui revendique une existence au sein de l’école. J’ai bien un avis et l’on peut évidemment en discuter. Calmement, hein !

 


Tiens, discutons-en ! Je dis qu’il ne faut pas jouer avec les mots. On nous dite que cela n’a rien à voir avec la laïcité, pauvre principe que l’on met à toutes les sauces. D’abord, il s’agit d’empêcher que l’on force des jeunes filles à s’habiller d’une certaine manière et non pas de les empêcher de la faire. Je passe l’aspect patriarcal de la chose, pourtant évident mais nié par quelques féministes. On croit rêver. Obliger des jeunes filles, de la part d’une communauté, à manifester une appartenance à une religion est une entrave à la liberté de conscience ce que l’on ne peut pas tolérer dans l’enceinte de bâtiments de la République.

Ensuite, il s’agit d’empêcher que l’on voie se former des groupes au sein d’institutions (l’école) de la République et qui pourraient donc avoir un impact sur le fonctionnement de celles-ci (parlons de groupes de pression pour être aimable). C’est une entrave à la « séparation de l’église et de l’Etat ».

Je voyais récemment un tweet d’une (ancienne ?) copine qui disait qu’elle se réclamait de la laïcité de 1905, pas de celle de 2004. Cela ne veut rien dire. On ne peut pas dater une définition en fonction d’une loi. Nous avons ici l’abaya qui met en cause les deux piliers de la laïcité : la séparation des deux trucs et la liberté de machin.



La députée Obono évoquait sur Sud Radio, ce matin, les événements d’Israël. Elle a dit « Oui, le Hamas est un mouvement de résistance. C’est un groupe politique islamiste qui a une branche armée, et qui résiste à l'Israël ». Ces propos sont probablement de l’apologie de crimes terroristes et certains pensent qu’elle devrait être jugée en conséquence. Ils le sont probablement mais je n’aime pas juger les gens pour ce qu’ils disent d’autant qu’on va probablement trouver des spécialistes en peau de fesse pour démontrer ces propos : le Hamas résiste bien à Israël même si leurs intentions ne sont surement pas honorables et qu’ils sont des terroristes.

Il n’empêche que, dans la pratique, elle revendique bien une honorabilité par ces crétins et, en tant qu’élue de la République, ferait mieux de fermer sa gueule. Dans ses propos (même si je ne cite que le tweet de la radio et pas l’intégralité des échanges), elle pourrait tout de même dire qu’ils massacrent des civils qui n’ont pas demandé grand-chose… Elle n’est pas pire que Mélenchon, en fin de compte, quand il refuse de parler de terrorisme.

Ces deux andouilles nient la réalité et c’est très mauvais pour la paix car cela élude une des facettes.

 


Enfin, toujours à propos d’Israël, j’ai dit dans deux billets que j’étais fatigué d’entendre un tas de gugusses détailler des solutions alors que nous n’avons aucun pouvoir. Il faut parfois être sérieux. Il a consensus, notamment à gauche, pour dire qu’il faudrait, en premier lieu, mettre en place deux Etats, un Israélien et un Palestinien. Je n’ai pas entendu grand monde expliquer comment il fallait faire, d’un côté, avec Gaza où les habitants sont entassés sans avoir la possibilité de subvenir à leurs besoins et, de l’autre, comment découper la Cisjordanie en plusieurs Etats tant elle est morcelée (avec les colonies).

 

Mais revenons aux attentats bien de chez nous. En commentaire à un de mes billets, un copain a indiqué : « Pour le prof assassiné je suis révolté car rien n'a été fait depuis Paty en la matière : l'éducation nationale continue à faire l'autruche. » Je ne sais pas ce qui aurait pu être fait par l’Education nationale et si elle peut faire autre chose que l’autruche. Il faut le dire et arrêter de pointer du doigt… Il termine tout de même par : « Probablement ne parvient-elle pas à nommer et désigner l'ignoble... » Il a entièrement raison, pour le coup, mais on doit aider l’EN à désigner l’ignoble et éluder le sujet, comme LFI, fait qu’on l’évite…

 


De la part de beaucoup, j’ai lu qu’il fallait augmenter la présence de la police dans les écoles. Je ne vois pas en quoi cela pourrait éviter des attentats. Une fouille au corps à l’entrée n’empêcherait pas des fous furieux de casser des vitres pour utiliser les tessons pour égorger les quidams. En plus, je ne vois pas comment on pourrait avoir assez de monde dans les forces de l’ordre pour assurer une plus grande sécurité.

Plus à droite ainsi qu’en dehors des réseaux sociaux, j’ai vu des propos idiots sur les fameux « fichés S » qu’il faudrait expulser !

A propos du meurtrier de Bruxelles, on peut lire : « Abdesalem L., 45 ans, d’origine tunisienne, condamné dans son pays pour des délits de droit commun, séjournait illégalement en Belgique depuis que sa demande d’asile avait été déboutée en 2020. » « Son casier judiciaire est lourd. «Il était connu des services de police pour trafic d’être humain, séjour illégal et atteinte à la sûreté de l’Etat», a précisé mardi matin le ministre belge de la Justice, Vincent Van Quickenborne. En juillet 2016, la Belgique avait reçu des informations «non confirmées» d’une police étrangère qu’il avait un profil radicalisé et serait candidat au djihad. » mais : « Mais si la Belgique compte près de 600 «fichés S», Abdesalem L. ne figurait pas sur les listes des personnes radicalisées et présentant des risques de l’Office central d’analyse de la menace. »

Voila ! On ne va pas mettre 10 flics à s’occuper de chaque type vaguement suspect même si le vague suspect dont je parle s’est rendu coupable d’un crime. Comment ferait-on ?

 


Alors on en arrive à des abominations comme ce que j’ai lu hier de la part d’un ancien flic devenu journaliste à Valeurs Actuelles : « On ne gagnera pas en restant dans cette espèce d'immuable état de droit. » Ou alors, ce matin : « Terrible impuissance de notre #Etat de droit ! de l’#Europe ! Les terroristes islamistes se nourrissent de nos faiblesses ! » Pour un peu, on voudrait arrêter l’Etat de droit. Et pourquoi pas sortir de la République, entrer en dictature et zigouiller tous les salopards putatifs.

C’est exactement le contraire qu’il nous faut ! Renforcer la République, sa laïcité et des principes importants, comme notre démocratie ou notre liberté.

 

Sinon, on est foutu. La bière sera interdite, par exemple.

Les mots ont un sens. On n’en joue pas.