19 mai 2022

Fermons l'hôpital !

 


Il y a un nouveau mensonge qui circule sur internet, une fakenews : « les urgences des hôpitaux de Bordeaux seront dorénavant fermées la nuit. » C’est évidemment faux (on ne va pas laisser crever les gens vraiment en danger !) et l’utilisation de mensonges permet de passer un message qui n’est pas nécessairement le bon. En l’occurrence, cette fausse fermeture n’est pas uniquement liée aux chiffres que l’on peut voir sur le traitement de l’hôpital par les trois derniers présidents de la République et le mensonge est là à des fins purement électorales.

Je vais y revenir mais, d’une manière générale, il faudrait aussi demander aux citoyens s’ils sont prêts à payer plus d’impôts ou de cotisations pour avoir un meilleur service hospitalier. Prétendre que tout cela ne coûte rien est également un mensonge.

On voit souvent des gens gueuler à cause de la fermeture de maternités, par exemple, mais j’ai vu, hier, un lascar qui disait que cela obligeait à déprogrammer des naissances. Comme si le patron de l’hôpital disait aux femmes : « Madame, nous n’avons pas de personnel, nous serons obligés de vous faire accoucher après le treizième mois de grossesse. » Il ne faut pas se tromper de sujet : une maternité a un coup. Il ne s’agit pas d’avoir une chambre, une sage-femme et une cuisinière, il faut aussi des tas de spécialistes qui pourront intervenir en cas de difficultés. Une maternité, pour être efficace (et avoir un coût supportable), doit avoir un seuil critique… Mais je ne suis pas plus spécialiste du secteur que ceux qui gueulent dans les réseaux sociaux mais ils gueulent à partir des émotions.

Oui, ne pas avoir un hôpital disponible à côté de chez soi est chiant… Mais ne nous trompons pas, la distance n’est pas chiante pour le malade qui, au pire, aura le bonheur de faire un  tour en hélicoptère, mais surtout pour la famille qui aura du mal à rendre les visites. Pour garantir la sécurité, il vaudrait mieux multiplier les hélicoptères que les hôpitaux (non pas pour le prix des bâtiments mais pour celui des spécialistes nécessaires qui doivent assurer des permanences).

 


Alors, revenons à la pseudo fermeture des urgences de Bordeaux. L’inventer est bien pratique mais cela aboutit à fermer des yeux sur d’autres problèmes bien plus graves et qui ont la fâcheuse tendance à « faire monter le FN ».

Les urgences ne fermeront pas la nuit mais elles seront réservées aux patients envoyés par des services spécialisés comme le SMUR (le 15…). Les gens qui souffrent de petits maux ne pourront plus y aller. « Ah ben je suis inquiet, le bébé tousse depuis une demi-heure ! » : c’est fini. Point barre. C’est à « la médecine de ville » de traiter cela et, dans le temps, on avait des médecins de garde.

Le problème est qu’on a plus de médecine de ville et qu’il faut plusieurs jours pour avoir un rendez-vous (la médecine de ville étant pire à la campagne, n’est-ce pas, avec les déserts médicaux). Cela est vrai pour les généralistes mais le devient pour les spécialistes : si vous perdez vos lunettes, vous gagnerez du temps à foncer directement aux urgences du 15x20 plutôt qu’à chercher un rendez-vous chez un ophtalmo d’autant que l’ophtalmo d’aujourd’hui cherche plus à rentabiliser son matériel ou générer des opérations (c’est une expression, hein !) qu’à trouver la bonne taille de verres (de lunettes, pas de bière) pour un gugusse.

 

Ainsi, la surcharge des urgences, qui oblige leur fermeture partielle, n’est pas spécialement due à une baisse du personnel et des moyens mais surtout à des difficultés de la médecine dite de ville. Nier le problème est, à un niveau politique, de la pure bêtise vu que les arguments vont tourner en boucle auprès de militants convaincus et vont faire oublier que le types de la France périphérique qui n’arrive pas à trouver facilement un médecin va voter à l’extrême-droite (je ne dis pas que c’est le seul motif mais tout ce cumule, du chômage du gendre à la pédiatre introuvable). Je n’ai pas la solution et tout cela est sans doute lié à une dérive progressive mais les faits sont là… On ferait mieux de féliciter les gouvernements qui ont tenté de colmater les brèches avec le « zéro reste à charge » ou la suppression du « numerus clausus ».

 

Mais il est bon de taper sur les gouvernements ! Une des dernières batailles porte sur les soignants qui ont refusé de se faire vacciner contre la covid. Vous penserez ce que vous voudrez de ces vaccins mais le consensus politique et scientifique fait qu’ils sont conseillés et même rendus obligatoires dans certains cas, pour limiter les conséquences de la maladie mais aussi pour réduire les risques de contagion. Il parait logique que des soignants, par ailleurs par nature en contact avec des populations fragiles, soient obligés de se faire vacciner, d’autant que, au fond, ils sont payés par la sécu…

Et s’ils refusent de jouer le jeu, il est bien normal que leurs rémunérations ne soient pas maintenues.

Avoir des positions de principe et gueuler contre le pouvoir en place sans avoir de solution est très facile !

 

Vous faites comment pour payer des soignants à ne rien foutre… ou des spécialistes à attendre que des cas se présentent, dans les hôpitaux ?

17 mai 2022

Ni de droite, Madame Borne ?

 


Il y a beaucoup de publications qui tournent sur Internet sur le thème « Borne n’est pas de gauche ». Tout d’abord, je dois avouer que je m’en fous. Je n’ai pas voté pour Macron. Il n’est pas de gauche. Il va avoir une majorité qui ne sera pas de gauche. Je ne vois pas pourquoi il mettrait une présidente de gauche. Il faut quand même rester objectif.

Et admettre que la gauche a perdu la présidentielle lamentablement et qu’elle risque de ne pas faire mieux aux législatives. Elle pourrait même faire largement pire (il y a eu une municipale partielle à Mantes Le Jolie, ce dimanche. Les candidats nupsiaux ont fait 10% alors que Mélenchon dépassait les 40% au premier tour de la présidentielle. Je suppose qu’il y a eu une grosse abstention qui se reproduira pour les législative, à peu près, et qu’elle sera-t-elle que les nupsiaux ne seront même pas qualifiés pour le second tour. La vie est ainsi faite. On vote pour un bonhomme et Méluche ne pourra pas être dans toutes les circonscription).

Mais, même si je dis ça entre parenthèses, je m’égare.

 

Les arguments antiborne ressemblent à des listes toutes faites que se refilent les résossociopathes mais ils ressemblent à n’importe quoi. Par exemple, il est dit qu’elle avait privatisée la SNCF ce qui est évidemment faux, elle a conduit le changement des statuts pour que la boutique devienne une société anonyme et je ne vois pas le mal qu’il y a à ce qu’une entreprise dispose d’un statut normal, même si elle a un boulot de service public. Non seulement, il n’y a pas de privatisation mais j’invite mes gauchistes adorées à réfléchir à qui a fait les changements de statuts des PTT puis de France Télécom pour aboutir à une privatisation… Désolé, ils n’étaient pourtant moins de droite que Borne, nos valeureux Rocard et Jospin.

L’autre accusation relative aux transports ferrés est aussi infondée : elle n’a pas décrété l’ouverture à la concurrence, cette dernière étant provoquée par des directives Européennes. Il y a aussi la réforme des statuts des cheminots mais elle n’a fait que cesser le recrutement de types avec un statut datant de la préhistoire (j’assume mes propos : les conditions de travail à la SNCF ont changé depuis la mise en place du statut précédent).

On lui reproche une réforme des retraites, bien plus tard, alors qu’elle a surtout fait en sorte qu’elle ne soit pas faite et sa réforme de l’assurance chômage permet d’éviter les travers de la proposition de Pénicaud dont au sujet de laquelle elle a succédé.

Sinon, quand elle était aux transports, cette vile écologauchiste a mis en place une écotaxe sur les billets d’avion mais nos camarades connectés ont oublié de le signaler.

Ensuite, elle est passée à l’environnement. Elle a été décriée pour des propos mais, dans le fond, elle a remis à jour les objectifs de réduction des machins carbonés. Elle a lutté pour la taxation de l’huile de palme (on a les combats qu’on mérite) et contre l’opération commerciale « blackfriday » (même parenthèse). Elle a mis en place un plan pour aider à la réparation des vélos.

Et même Médiapart constate qu’avec elle a la tête du ministère du travail, le chômage a beaucoup diminué et cela malgré la crise sanitaire.

 

Mais je m’en fous. Ce qui me navrent est de voir les gens reprendre des argumentaires alors qu’ils n’ont même pas lu la fiche Wikipedia de la dame. Tas de fainéasses.

Je préfère attendre de la voir à l'oeuvre car je rappelle que nous avons perdu les élections.

Ne relativisons pas le relativisme

 

Rousseau contemporaine

Je vais à nouveau parler de l’affaire Bouhafs mais pas pour incriminer ce pauvre garçon qui en a pris plein dans la gueule en quelques jours et est probablement grillé pour quelques années, plutôt pour évoquer la bêtise ambiante voire insoumise… Et surtout le relativisme et les efforts faits par certains pour démontrer que ce qu’a fait Taha Bouhafs n’est pas grave par rapport à ce qu’on fait les autres.

Relativiser, c’est mal ! Xavier Dupont de Ligonnes a tué plein de gens mais moins que n’en a fait occire Hitler, hein ! On ne va pas tout comparer pour faire joli. Bouhafs ne doit pas être candidat, point barre. Il a un casé judiciaire vaguement chargé, un passé assez lourd avec ses histoires de journalisme ou de fakenews et des soupçons avérés (les soupçons, pas la faute) d’actes graves d’harcèlement sexuel ou assimilé.

Malgré cela, il a été soutenu jusqu’au bout par des cadres importants du parti, dont le chef suprême, et y compris après les révélations de l’affaire en interne. A ce stade, il n’y a plus rien contre Bouhafs et ce sont les membres de Nupes, dont Madame Rousseau (je vais y revenir) qui passent leur temps à le défendre vu que leurs féministes sont occupées à défendre le burqini quand ce n’est pas franchement le port de la burqa en Afghanistan.

 

Rappelons tout d’abord qu’il y a deux types d’affaires : celles qui sont devant la justice et celles qui restent dans une sphère, disons, plus privée, comme cette histoire d’harcèlement chez LFI. J’espère qu’LFI aura les burnes pour aider les femmes concernées à porter plainte devant la justice mais, pour l’instant, et jusqu’à preuve du contraire, l’histoire rester interne à LFI même si elle a été mise sur la place publique.

Quelle que soit l’affaire, l’accusé reste présumé coupable vu qu’il est présumé innocent et seulement présumé coupable jusqu’à ce que l’affaire soit jugée. Par la justice. Ce n’est pas si simple. Dans l’affaire des coups de casque sur l’ami Boris Faure, le député M'jid El Guerrab dépasse le stade de « présomption de culpabilité » depuis longtemps. Les faits sont établis et, s’il y a eu débat (et ils continuent vu qu’il a fait appel), c’est uniquement sur les circonstances (il essaie de faire croire que Faure l’a harcelé, je crois, mais même si c’était vrai – ce qui n’est pas crédible, je connais Boris, il est doux comme un agneau même s’il est chauve – ce n’est pas un prétexte pour lui défoncer la tronche). Dans l’affaire Bouhafs, il faut bien reconnaître que la présomption d’innocence est assez faible, il a d’ailleurs été « jugé » coupable par le parti et ce dernier n’est pas démenti par les militants tweetériens vu l’énergie qu’ils dépensent à relativiser tout ça.

 

Rousseau Jean-Jacques

Notons d’ailleurs les propos de François Ruffin : « Chacun commet des erreurs ». Non. J’espère que chacun des candidats Nupes n’a pas violé une femme ou, du moins, un individu d’un autre ou du même sexe. Une telle défense est de la pure folie surtout que les lfistfuckings nous demandent de taper sur les autres candidats ayant fait des conneries (soit chacun fait des conneries soit pas mais dans le premier cas, les conneries des autres ne sont pas graves… C’est compliqué). Il a dit aussi «  Ce qui m'inquiète, ce n'est pas qu'il y ait un Taha Bouhafs à l'Assemblée nationale. C'est tout ce qu'il n'y a pas à l'Assemblée. Combien d'ouvriers ? Combien de maçons ? Ce qui m'inquiète pour la démocratie, c'est cette uniformité. » Il faudrait étudier le groupe LFI actuel pour voir la représentativité (je n’en sais strictement rien, d’ailleurs). Toujours est-il que c’est du mépris de classe : seuls les CSP++ ont des pulsions sexuelles néfastes. Smiley. Il a dit aussi : « Si jamais TF1 avait fonctionné comme La France insoumise, on n'aurait pas eu PPDA pendant 20 ans... »

Je vais défendre PPDA. S’il a accordé des faveurs sexuelles à des jeunes femmes pour qu’elles aient des promotions, c’est évidemment à leurs demandes. Nan, je déconne. PPDA n’est plus candidat à aucun poste. La présomption d’innocence est totale pour lui mais si on se doute bien qu’il n’y a pas de fumée sans feu, qu’on pense tous qu’il est coupable et que l’on doit soutenir les plaignantes en difficulté. Mais il y a présomption d’innocence. Avec Bouhafs, la question ne se pose pas réellement à ce stade. Le parti a décidé qu’il ne pouvait pas maintenir l’investiture car, moralement, ce n’était plus défendable tout comme, d’ailleurs, ça ne serait pas défendable que TF1 envisage d’embaucher à nouveau son ancien présentateur vedette, du moins celui qui est encore vivant (aux dernières nouvelles, il banderait même encore). Mais la question ne se pose pas non plus.

 

Rousseau douanier

Je reprends l’histoire de Twitter de ce week-end. Benjamin Grivaux, l’homme à la bite, a tweeté : « En France, la justice se rend dans un tribunal, pas dans un conclave d’un parti politique à l’abri des regards! Quelle honte de se prétendre féministe et de tenir de tels propos…naufrage final et sans surprise pour @sandrousseau. » Il faut dire que cette dernière avait déclaré : « Cette femme m’a contacté, j’ai eu un entretien assez long avec elle. Je lui ai demandé d’écrire son témoignage pour clarifier les dates, les faits. » Grivaux a évidemment raison à 100%.

La Rousseau a tweeté, en réponse : « 😳 Benjamin Griveaux #TouteHonteBue » Tout type normalement constitué comprendra qu’elle ait réponse au reportage non pas sur l’habitat urbain mais celle de Grivaux.

Gilles Clavreul, un des chefs du Parti Républicain (mon duce, donc, vu qu’il y fait führer), a alors tweeté, à son tour : « Chère @sandrousseau, puisque nous avons quelques affinités et que nous en avons parlé de vive voix : j’aimerais vraiment comprendre comment vous pouvez mettre sur le même plan la vie privée de @BGriveaux et ce qui est reproché a T.Bouhafs. Et qui est TRÈS grave. » Il a évidemment parfaitement raison mais ces gens « en vue » sont assez policés alors j’en ai rajouté, d’autant que j’étais coincé au bistro à cause de la pluie : « Ça a un côté réjouissant de défendre un type qui a diffusé des vidéos de sa bite. Ce qui n’empêche pas Gilles d’avoir raison. Comparons les choses qui peuvent l’être. »

Et j’ai aussi raison, d’ailleurs !

 

Mais, ce qui me fait rigoler, c’est que des insoumis me sont tombés dessus pour défendre Grivaux au prétexte qu’il n’a pas diffusé de vidéo de sa bite mais qu’on lui a « volé » cette vidéo qu’il avait transmise. J’ai bien rigolé car ces imbéciles ne voyaient même pas que je défendais Grivaux (le principal incriminé à presque présenté ses excuses mais les abrutis ont continué à me tomber dessus ce qui fait que j’ai du en bloquer une dizaine pour avoir la paix).

Il n’empêche qu’il y a plein de chose que ne doit pas faire un candidat dans le cadre d’une élection en France, comme donner des coups de casque à un citoyen, violer une femme… et prendre une vidéo d’une branlette pratiquée sur soi-même et la transmettre à sa copine.

Leur axe d’attaque, pour la défense, est :

Petit 1 : Grivaux n’a pas diffusé cette vidéo donc j’ai eu tort d’utiliser ce terme. Il l’a seulement transmis à une amie à qui elle a été volée.

Petit 2 : Grivaux est la victime, c’est bien lui qui a été volé.

 

Rousseau mâle

N’oublions pas que la comparaison de Bouhafs et de Grivaux vient de la nupseries autant que de la cour de récré.

Evidemment, un homme condamné par la justice avec, en plus, une présomption de culpabilité dans une affaire de viol ne doit pas avoir l’investiture d’un parti politique.

Mais on ne m’empêchera pas de penser qu’un responsable politique qui se prend en vidéo en train de se masturber puis transmet cette vidéo à sa copine a toute la maturité nécessaire pour assumer les plus hautes fonctions.

Je peux donc rigoler de la bite à Grivaux tout en critiquant les propos de Rousseau.

Non mais sans blague.

 

 

P.S. : désolé de faire trois billets, ce matin. Celui-ci a été rédigé en grande partie, hier, mais j’ai « oublié » de prendre le temps de le diffuser vu que j’ai bossé tard et que les heures de bistro approchaient. Les deux autres billets sont plus légers et dictés par l’actualité politique.

Non aux ingénus à Grenoble


 

« A Grenoble, le conseil municipal vote l’autorisation du burkini dans les piscines. La délibération a été adoptée lundi soir avec une très courte majorité et au terme d’un débat long et parfois tendu. » nous titre et sous-titre le quotidien de référence. Je déplore évidemment cette décision parfaitement contraire aux idéaux de la République et j’espère que des « instances » (préfecture, Etat…) pourront s’y opposer.

C’est évidemment une soumission à des exigences politique de militants islamistes pour conformer leur domination sur le terrain, le tout en rabaissant les femmes au rang de sombre merde.

 


Après avoir exprimé mon dépit dans Twitter, j’ai évidemment été traité de raciste mais il est évident les auteurs de ces propos sont des cons. Littéralement. Critiquer une religion n’est pas critiquer une race et n’a rien de raciste. Au contraire, faire la relation entre la religion et une origine ethnique, ce qu’ils font, est réellement raciste. En outre, je ne critique pas une religion, chacun fait bien ce qu’il veut. Je critique la soumission a des revendications politiques venant de religion. Mes propos seraient strictement les mêmes si des dirigeants cédaient aux demandes des catholiques, des juifs, des bouddhistes et autres. Voire à ces imbéciles qui se prétendent athées uniquement par refus de la religion de nos ancêtres et refusent certaines traditions…

En plus, cette fois, je ne sais même pas s’il s’agit d’une revendication vu que la burkini ne figure dans aucune tradition musulmane… pas plus que le fait de fréquenter les piscines. Par contre, les traditions sont bien de séparer les hommes des femmes et vice versa et des générations bien de chez ont mené des combats pour que tout le monde puisse vivre ensemble, y compris, évidemment, des femmes qui se sont battues pour s’habiller librement.

Et ne me faites pas croire que la quelconque notion de liberté incite à mettre une tenue intégrale pour aller patauger avec d’autres couillons.

La tenue vestimentaire est une histoire de bienséance, de coutume. Ces tenues n’ont rien à faire dans nos espaces, tout comme les hommes torse-nu en dehors des plages, les touristes en tenue fluorescente visitant des villages médiévaux ou des crétins qui viennent en short de bain dans les bistros de ma commune comme ce con de Michel le cycliste.

 

Par ailleurs, je me suis fâché avec une vieille copine au point de la bloquer (n’ont pas à cause d’un désaccord mais parce qu’elle devenait particulièrement insistante) car elle avait comme seul argument « tu ne connais pas de femme voilées ».

Je passe le fait qu’elle ne peut pas savoir qui je connais. J’habite dans une banlieue avec beaucoup de musulmans et ces braves gens ont des épouses qu’il m’arrive de croiser (sans les connaître vraiment, je le reconnais). Mais si je ne connais pas de femmes voilées, c’est parce que les préceptes religieux les empêchent de croiser des hommes et je n’y suis pour rien s’il y a peu de musulmanes à fréquenter les bistros.

Et même si j’en connaissais, ce n’est pas parce qu’elles m’expliqueraient qu’elles portent le voile par conviction religieuse que j’excuserai : elles sont enfermées dans une éducation religieuse et dans des exigences putatives de leurs mecs.

Mais d’une manière générale, il faut arrêter de nous casser les couilles : laisser les femmes s’habiller de manière à se cacher des hommes est bien une soumission et, en aucun cas, un élément de liberté. Il faut arrêter que des militants bien de chez nous tentent de nous plonger trois siècles, voire 13 siècles, dans le passé et fassent une croix sur des années d’évolution au nom de la défense inventées de minorités même pas opprimées et qui n’ont rien demandé.

 

Vous me direz que ces femmes pourront dorénavant aller à la piscine à Grenoble. Elles le pouvaient déjà avant. Ces propos sont donc mensongers, réellement, dramatiquement. Elles ne le faisaient pas parce que des préceptes religieux inventés (par définition) leur interdisaient de le faire mais aucun texte de cette religion n’a jamais demandé que les femmes s’habillent d’une manière spécifique.

Enfin, une telle tenue est évidemment contraire aux règles d’hygiène et c’est pour cela que les shorts longs et caleçons de bain sont généralement interdits aux hommes. Rappelons d’ailleurs que l’on va à la piscine pour nager et toute tenue autre que le maillot de bain classique empêche de le faire normalement.

Il y a aussi des raisons de « morale » : les strings de bain et les seins nus, par exemple, sont interdits… Tout comme d’ailleurs la nudité complète. La « morale » réprouve également des tenues trop lourdes.

Point barre.

 


Des élus qui ne respectent pas nos traditions retranscrites dans nos lois voire dans la Constitution et surtout son préambule. « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »

Les textes de la réglementation intérieure d’une piscine ne peuvent pas autoriser les femmes (donc la moitié de la population) d’une certaine religion à porter une tenue qui romprait ces principes d’égalité et on ne rigole pas avec cela.

 

On ne rigole pas, non plus, avec la lutte contre le progrès des revendications de groupes religieux surtout si les fâcheux en question ont parfois tendance à se distraire en massacrant nos concitoyens au nom de leur dieu. Ceux qui les tolèrent sont évidemment des collabos.

   

Une première ministresse !

 


Je n’ai pas grand-chose à dire sur la nomination d’Elisabeth Borne comme premier ministre. On peut se féliciter qu’il s’agisse d’une femme mais je ne vois pas en quoi ça la rendrait plus ou moins compétente. Donc, il n’y a pas à se féliciter mais on peut ou doit déplorer, pour faire plaisir aux copines féministes, que les femmes soient si rares à ce poste.

L’intérêt avec elle, c’est qu’on peut faire un tas de jeux de mot avec son nom de famille. L’intérêt ou pas. C’est dramatique : les résossocioteurs ont tenté de battre des records d’inventivité, hier, mais tout ce qu’on peut constater est le déclin de l’humour. C’est bien triste. Les plaisanteries étaient d’une nullité sans borne.

Il y a quelques réactions politiques mais uniquement du genre « ah ben elle est de gauche » ou « ah ben elle est bien à droite ». Le tout était évidemment ridicule tant on s’en fout, aujourd’hui ! Les gens de gauche, en particulier, sont réellement déments : ils espéraient que Macron allaient nommer un premier ministre de gauche pour leur faire plaisir.

Toutes ces mélenchonneries commencent à bien faire. Il faut que ça cesse. La gauche a perdu les élections. Elle perdra les prochaines. Et une raison de ces pertes est la nullité de ses acteurs incapables de penser autrement.

 

Pour ma part, je lui souhaite un bon courage et une réussite. Cela ne m’empêche pas de penser que je ne serai probablement pas d’accord avec les mesures que prendra son gouvernement mais il est temps que l’on nous foute la paix.

J'avais demandé à Macron de nommer une jeune femme bien en chair mais il ne m'écoute jamais.


N.B. : vous m'excuserez de faire plusieurs billets ce matin mais, d'une part, l'actualité est assez riche et, d'autre part, j'ai oublié de diffusé mon billet d'hier (le troisième que je ferai ce matin).

14 mai 2022

Ceci est mon blog politique

 


Il y a un big malentendu (en français : gros malentendu) : avant-hier, disais-je, un type me sommait de parler des autres affaires que de celles de Taha Bouhafs. La vérité, toute simple, est que cela ne servirait à rien. Il faut arrêter de croire que les blogs ont le moindre impact sur la vie politique et que si j’avais parlé d’un autre gugusse, cela aurait fait basculer les électeurs ou les partis politiques. Même Twitter a peu d’impact, à part créer une caisse de résonnance (et pas de raisonnance…) pouvant exciter quelques pigistes médiocres.

Je parle de Bouhafs parce qu’il sert d’emblème, le pauvre, à quelques-uns de mes sujets de préoccupation du moment, comme tout ce qui touche Nupes. Pourquoi j’évoque ces sujets, me demanderez-vous, curieux comme tu es ? Avec la délicatesse qui me caractérise, je pourrais répondre : « occupe-toi donc de tes fesses ? » La vérité est que je parle de politique sur Internet depuis une vingtaine d’années, donc avant même la création de mon blog, parce que j’aime ça. Disons, en plus, que ça fait toujours plaisir de voir que certains semblent d’accord avec moi et j’ai même l’outrecuidance qu’ils sont bien contents de voir écrit par un autre des idées qui ne leur sont pas étrangères.

 

Par contre, je n’ai jamais fait campagne, dans le blog, pour quoi que ce soit sauf, peut-être, pendant la campagne de la primaire 2011 et, évidemment, de l’élection présidentielle qui a suivi. Je me suis contenté d’exprimer mon avis sur les sujets politiques du moment et, il faut bien reconnaître, qu’ils sont petit 1, Bouhafs, petit 2, les autres candidats avec des casseroles au cul, petit 3, la campagne législative et notamment la Nupes.

Pour les candidats autres avec des casseroles, je pourrais dire « ouh la la c’est mal, il faut empêcher cela, les partis devraient retirer les investitures et aider les victimes devant la justice » mais cela est une évidence et ne servirait à rien, sauf, pour moi, dans la cadre de cette enflure qui a massacré Boris Faure à coup de casque, parce que Boris est un ami et je pense qu’il a besoin que des proches lui fassent preuve de soutien.

Bouhafs est emblématique d’un tas de chose et de tout ce qui peut se faire de pire à gauche. A la limite, je me fous des violences sexuelles qu’il a pu commettre et c’est plus pour l’ensemble de son œuvre, et notamment sa proximité avec des islamistes, qu’il me semble important de taper dessus. J’en ai marre de ces compromissions d’une certaine gauche, malheureusement assez large si on prend en compte les gens qui ne se rendent pas compte de l’importance de certaines choses. Alors je critique.

Tout comme la Nupes. Je suis effaré de voir certains, dont des bons copains, y accorder de l’importance alors que ce machin sera mort dans un mois, assurément il n’y a aucune chance de gagner l’élection, mais qu’il met des partis politiques à la ramasse d’une bande d’excité qui pratique les compromissions dont je parlais et n’ont que faire de la République.

Ils n’ont d’ailleurs probablement que faire du peuple et, même si mon « procès » est un peu gratuit, leur propension à faire perdre la gauche va quand même dans mon sens, sans compter l’absence de vision de l’avenir à part via un catalogue de mesures incohérentes et nous précipitant vers la ruine.

 

Alors je continue à baver dans mon blog, tout comme plein de types le font dans les réseaux sociaux mais je ne parle que de sujets qui m’intéressent et on n’a rien à me dicter.

Point barre.

13 mai 2022

Nupes : deux doigts coupe faim


 

Je suis désolé pour mes sympathiques lecteurs (ou pas) qui croyaient sincèrement à la création de la Nupes, ceux qui pensaient que le programme n’était pas si mauvais que ça, ceux qui pensaient qu’une telle union pourrait sauver la gauche. Pour ma part, j’ai exprimé ici tout le mal que je pensais de « l’Avenir en Commun » et de ce qui en reste dans les accords qui font que les mauvais côtés prennent le pas sur les bons. J’ai dit aussi pourquoi cette union allait être un fossoyeur supplémentaire pour la gauche « non radicale », enfermant longuement le pays dans une gestion bien à droite. Je n’ai pas évoqué d’autres aspects qui me déplaisent fortement, notamment le fait que le populisme de droite ne se bat pas avec un populisme de gauche…

Mais, il y a eu, hier, quelques événements qui me font penser qu’il faut combattre Nupes et pas seulement regarder ce bordel avec un œil compatissant. Je suis d’ailleurs bien content d’avoir vu qu’il y aura, dans ma circonscription, des candidats de gauche « hors Nupes », comme mon copain Nanard, qui a démissionné d’EELV après en avoir été un des animateurs départementaux, il y a déjà longtemps, mais qui ne supporter pas que son parti ait signé ce truc. Il y a surtout un candidat du MRC, pour la Fédération de la Gauche Républicaine (les partis à gauche du PS qui n’ont pas été retenus par LFI pour les accords (MRC, donc, et aussi : GRS, Radicaux de gauche…). Mathilde Panot est sûre d’être élue mais, au moins, pas au premier tour… On se console comme on peut.

 

Il y a, tout d’abord, une nouvelle note du blog de Jean-Luc Mélenchon pour critiquer les méthodes d’un institut de sondage qui seraient en la défaveur de la Nupes. Cela commence à bien faire. Pendant toute la campagne de la présidentielle, LFI a diffusé de fausses informations pour faire croire que leur chef seront au second tour ce qui, par ailleurs, n’a aucun intérêt : il n’y a qu’un seul vainqueur. Et ils diffusent, maintenant, un sondage pour expliquer que Nupes était en tête : forcément, la formation qui représente, pour l’instant, toute la gauche, est devant le centre, la droite et l’extrême droite. C’est purement mathématique vu que la droite est riquiqui et le centre élargi, mais le système électoral n’en a que faire. La gauche recueillerait, de mémoire, un peu moins de 28 bulletins sur cent contre 26 en 2017, année où le PS a eu plus de sièges que LFI avec moins d’électeurs… mais moins que les trois législatives précédentes.

Vous en avez marre de mes tripatouillages ? Alors que les chefs de LFI voire de Nupes arrêtent les leurs.

Ensuite, il y a eu l’officialisation de la non-candidature du Mélenchon en question. C’est quand même fort : le type qui se présente comme le futur premier ministre donc chef de la majorité parlementaire ne se présente même pas pour en faire partie. C’est de la pure escroquerie, d’autant qu’il a tweeté, hier : « Pour répondre à M. Macron, oui un troisième tour, ça existe. L'élection législative est celle qui va donner le mandat politique et non la majorité au président. Si vous élisez une majorité de la #NUPES, vous aurez un Premier ministre issu de cette union. #MelenchonMatignon » ce qui comporte un certain nombre de mensonges.

Le pire est que son remplaçant est « ostensiblement » parachuté et, la semaine de l’affaire Bouhafs, on aurait attendu un peu plus de rigueur dans les investitures.

 

Bouhafs, tiens ! C’est à son propos que j’ai lu le tweet qui a fait déborder le vase. Un zinfluenceur mélenchomanique à 70000 a accusé l’ensemble des types qui parlaient plus des affaires de Bouhafs que de celles de Zemmour étaient des zemmourophile ou presque. Il y a d’ailleurs tout un tas d’andouilles qui relativisent les agissements de Bouhafs en fonction de ceux supposés d’autres personnes. Il faudrait quand même voir à être sérieux.

D’ailleurs, ces lfistefuckings tweetaient ce matin au sujet de l’opposant LREM au remplaçant de Bouhafs pour expliquer que c’était lamentable vu qu’il était aussi soupçonné d’harcèlement sexuel ! Si on a tapé sur Taha Boubou, c’est pour l’ensemble de son œuvre. Après, chacun des cas doit être étudié mais, par pitié, arrêtons de tout confondre (d’autant que ce pauvre Yves Blein est probablement totalement innocent : je parlais d’hier de la présomption d’innocence mais, je suis désolé, à ce stade elle ne s’applique plus pour Bouhafs.

 

Par ailleurs, quand je vois des militantes féministes défendre la Burqa en Afghanistan, je me dis qu’il faut absolument faire le ménage dans toute cette gauche et virer, coûte que coûte, les mouvements politiques qui en sont proches.

Enfin, notons que tout cela a fortement fait baisser l’enthousiasme pour Nupes…

12 mai 2022

Bouhafs, sans soif

 


« Tu as des infos ou alors tu salis ? » me demandait une espèce d’ahuri insoumis dans Twitter alors que je dégoisais des méchancetés à propos de Taha Bouhafs. Je vais lui répondre : bon, les gars, il faut arrêter de jouer, cela fait des années (au moins depuis 2016) qu’on dit qu’il faut se méfier de ce type, qu’il entretient des relations étroites avec les milieux islamistes et tout ça… Et je dis « on », c’est une façon de parler, je ne crois pas avoir parlé de cette andouille dans les réseaux sociaux (ni ailleurs, évidemment), avant cette semaine. Par contre, je dénonce depuis des mois la collusion d’une certaine gauche avec l’islamisme.

Vos défenses débiles, ça commence à bien faire. Traiter tous les types qui sont en désaccord avec vous de racistes est lassant vu que cela ressemble à une espèce de cancel culture (quand on traite les autres de racistes, ils ont tendance à ne plus vouloir ouvrir leur gueule). Vous êtes ridicules. Ca fait plusieurs jours qu’une partie de la gauche critique l’investiture de ce guignol et qu’on en prend plein la gueule. Sa nouvelle affaire a été connue au sein de LFI dès samedi, il a retiré sa candidature lundi et vous avez continué le défendre, sans doute jusqu’à mardi soir, sur le thème « il est tombé sous la pression islamophobe » et vous continuez à faire n’importe quoi. Il faut que cela cesse.

Il y a un autre type, dans Twitter, qui me répondait directement à mes propos (proches de ceux-ci-dessus) : « Effectivement… mais il y a en a d’autres », accompagnés de photos de candidats LREM investis malgré des affaires louches. Mais ON S’EN FOUT. Ca n’excuse pas Bouhafs. Aussi bien, il a réellement violé une jeune femme mais il faudrait l’excuser parce que ce n’est pas le seul ? Vous êtes tombés sur la tête, ou quoi ?

Je suis pourtant le premier à invoquer la présomption d’innocence, y compris dans les histoires de « harcèlement », ma consoeur Elodie pourra témoigner que je la titille souvent à ce sujet. Mais pour l’andouille présente, cela fait des années que l’on vous dit de vous en débarrasser et, pour ma part, depuis le début de la campagne électorale (pour les présidentielles), je dis que je refuse toute compromission avec les insoumis. Il y a des raisons !

Vous voyez, on a par exemple l’autre guignol grenoblonesque qui veut autoriser les burkinis dans les piscines (tout en disant que ce sont les autres qui n’arrêtent pas d’en parler) alors que, pendant ce temps, en Afghanistan des femmes deviennent obligées de mettre la burqa. Il faut que l’on arrête de jouer au con et cela ne pourra pas commencer tant qu’une espèce de gauche française continuera à défendre les militants islamistes et des jeunes racisés des banlieues pour aller avec dans une seule logique de clientélisme ou de j’en-foutisme.

 

Il faut arrêter de traiter tout le monde de raciste quand on critique l’islam. Je dois avouer que je n’aime pas l’islam. Pas plus que le catholicisme, le judaïsme, le bouddhisme et la tempérance. Ce ne fait pas de moi un raciste pour autant. J’espère que les copains qui me critiquent quand je dis qu’il ne faut pas s’allier avec LFI, tant bien même il ferait de jolis scores électoraux, finiront par admettre que je n’ai pas entièrement tort. Ils défendent n’importe quoi et, finalement, n’ont aucune valeur morale, mettant tous ces aspects au second plan en adoptant des défenses débiles. Toujours est-il qu’on ne peut pas être de gauche quand on défend une religion ou un type accusé d’affaires sexuelles. Tout ce qu’on peut dire c’est que le gars, à ce point compromis, ne mérite pas d’être candidat et que, maintenant, la justice doit se saisir du dossier et pas seulement une obscure commission des affaires internes d’un parti politique pas spécialement réputé pour son honnêteté intellectuelle mais plus pour sa capacité à supprimer des tonnes de tweets quand le vent tourne.

Alors bien sûr, tous les partis qui soutiennent des candidats « limites » devraient y réfléchir à deux fois. Je pense par exemple à LREM qui défend l’agresseur de mon copain Boris Faure, à coup de casque (le parquet doit justement se prononcer sur la plainte, aujourd’hui). La question n’est plus la présomption d’innocence, les faits ont été démontrés, mais uniquement le prononcé des magistraux : la justice va se poursuivre mais le type ne doit surtout pas être candidat. De même, il me semble que Nupes avait un candidat ouvertement homophobe (qui a été évincé hier). Et je passe une série d’histoire. Mais ce n’est pas parce qu’il y a un ou cinq candidats sur cent qui seraient blâmable que l’on doit excuser quelques cas particuliers.

 

Tara Bouhafs a été condamné pour avoir insulté une syndicaliste policière. Rien que pour ça, il ne mérite surtout pas d’être députés. Cela ne s’invente pas : c’est dans son casier judiciaire. On voit des insoumis gueuler quand on prétend qu’il a été condamné pour injure raciste ce qui n’est, effectivement pas la vérité, il a été condamné pour « injure publique en à raison de l’origine ». Vous m’expliquerez la différence… Comment un parti de gauche peut-il présenter comme candidat un type qui est un raciste notoire et continuer à le défendre.  Il a été connu pour avoir filmé une agression par Benalla et avoir mis en ligne la vidéo. Depuis, il se fait passer pour journaliste alors qu’il ne savait pas, au moment de la diffusion, qui était Benalla et que c’est un autre type qui la reconnu. Et il y a eu l’histoire du mort de Tolbiac, totalement inventée. Tout ça était dénoncé avant cette semaine et suffisait largement à critiquer le locdu. L’affaire de violences sexuelles n’est venue qu’après.

 


Je me fous de ce type. Je le disais : je n’en avais jamais parlé auparavant. Je pense seulement que, à un moment, les dirigeants politiques doivent arrêter les conneries et que les militants doivent arrêter de se comporter comme une meute. Autoriser le burqini dans une piscine ne va pas dans le sens de la libération de la femme et ceux qui tentent de se persuader – de nous persuader – du contraire méritent des baffes.

Ne pratiquons pas l’amalgame mais la concomitance des faits est amusante. Arrêtons de défendre les "jeunes de banlieue" sous prétexte unique qu'ils sont des "jeunes de banlieue" et ouvrons les yeux.

Et le gosier, bien sûr.

11 mai 2022

Mélenchon, ce blogueur politique

 


La honte me vient au nez quand je constate la longueur affligeante de mes billets de blog mais, quand je vois celui de Jean-Luc Mélenchon, je me calme. Le leader insoumissionnesque est non seulement un fin stratège et un excellent orateur, c’est aussi, et je l’ai déjà dit, un très bon blogueur. Mais il est trop long et je ne lis pas tout. Son dernier billet a pour titre « la semaine où mon prédécesseur va être désigné ». Sur les quatre autres de la journée (il est en télétravail ou quoi ?), il y en a un qui s’intitule : « Macron déclare l’obsolescence des traités européens ».

 

A ce dernier sujet, il raconte strictement n’importe quoi et pense faire de l’humour. Je le cite (du coup, mon billet va être long…) : « Venons-en à son discours à Strasbourg. Il contient une information d’importance. Emmanuel Macron s’est prononcé pour la révision des traités actuels. Il considère donc ces traités comme obsolètes. C’est-à-dire périmés. « Il faudra réformer nos textes, c’est évident. L’une des voix de cette réforme est la convocation d’une convention de révision des traités. C’est une proposition du parlement européen et je l’approuve » a-t-il déclaré. Qu’en peu de mots ces choses-là sont dites. C’est un désaveu cinglant pour tous ses propagandistes qui viennent de passer des jours entiers à expliquer sur tous les tons qu’être contre les règles européennes actuelles était être « anti-européen ». Leur argument principal contre la Nouvelle Union populaire s’effondre sous l’effet d’une déclaration de leur propre chef. Trop comique. »

Personne n’a jamais dit qu’on ne pouvait pas modifier les règles, ni même qu’il ne fallait pas le faire (Hollande, lui-même, voulait les renégocier, du moins officiellement). On a simplement dit qu’on ne pouvait pas ne pas respecter les règles en vigueur et respectées par les autres.

Par la suite, il reproche aux types soumis (par opposition aux insoumis, évidemment) de… reprocher aux insoumis (par opposition, non rien…) de vouloir une Europe à la carte, ingérable, et d’être démenti par Emmanuel Macron alors que la plupart des « analystes » ont toujours dit qu’il fallait, justement, une Europe en plusieurs cercles, comme d’ailleurs maintenant (il me semble que tout le monde n’est pas dans l’euro ou dans Schengen, par exemple).

Et Mélenchon luttant contre son camp en voulant lutter contre la macronie poursuit en rappelant quand Macron a été pour le changement des traités. Je cite à nouveau : « Le 17 janvier 2022, il a déclaré : « Il est temps de reconstruire des marges de manœuvre budgétaires, c’est pourquoi je défends fortement une réduction de la dette souveraine (…) Je ne pense pas qu’on puisse de façon réaliste s’attendre à des changements fondamentaux sur les critères de dette et de déficit ». Fermez le ban. Emmanuel Macron a renoncé à son ambition de desserrer un peu l’étau budgétaire. On sait depuis le discours du 9 mai que même dans le cas d’une révision des traités, la France ne compte pas le proposer. » Il me semble que, effectivement, Macron dit qu’il veut réduire la dette mais poursuit en expliquant que ces critères ne pourraient pas, de toute manière, apporter des changements profonds. Donc qu’il se fout de ce critère dans les traités mais il est attaché à ce que la France ne dépense pas beaucoup plus de pognon qu’elle ne gagne.

Ensuite, il rappelle que Macron a promis le retour au 3% en 2027 mais, à Bruxelles, ils doivent bien rigoler devant le nombre de fois où on leur a fait le coup. Néanmoins, la fin du billet de Mélenchon est imprécis : aucun pays ne respecte ces 3% mais qu’en est-il des autres textes qu’il veut ne pas respecter ?

 


Il faut une fixation, il faut croire, vu que l’autre billet dont je parlais commence ainsi : « Cette semaine, le président va nommer mon prédécesseur. Lui sera nommé. Moi j’espère être désigné par le vote des législatives prochaines. Que va décider ce nouveau gouvernement ? Il appliquera la feuille de route sur laquelle s’est engagée le précédent devant la Commission européenne. L’austérité, le retour au 3 % de déficit. Erreur totale. » il ne devrait pas revisiter la constitution : les électeurs ne désignent pas le premier ministre. Outre le fait que la nupesserie ne va probablement gagner, ces âneries commencent sérieusement à fatiguer le brave peuple qui n’a rien demandé.

Et la suite est tout aussi fatigante. Il cite les mauvais chiffres putatifs de l’économie en oubliant deux choses : qu’ils sont liés d’une part à la guerre en Ukraine et d’autre part à la crise sanitaire. Ensuite, il avoue que tout ce qu’il peut faire pour les salaires et de « convoquer des conférences » sans même faire semblant de se rendre compte que c’est évidemment du pipeau. Puis, il revient sur le discours de Macron qui n’a pourtant rien fait de la présidence de l’UE contrairement à ce qu’il avait annoncé mais il oublie toujours de dire que le président avait peut-être été occupé par la guerre ce que les électeurs ne vont pas oublier.

Ensuite, il reprend l’argumentaire de son autre billet ce qui me fait dire que, comme blogueur, il radote plus que moi.

La fin est un feu d’artifice : « Cette campagne présidentielle manipulée n’en finit plus d’exposer ses conséquences. Car elle n’a mis aucun sujet de fond à l’ordre du jour en dépit de tous nos efforts. C’est une des raisons pour lesquelles nous avons mené une campagne si longue de dix-huit mois. Du coup, elle n’a réglé aucune des grandes urgences de notre époque. Un président sans mandat a donc été élu. À présent, l’actualité n’en finit pas de nous donner raison. Et l’impréparation est complète. » On peut tout dire (cela étant, il a un mandat, si tant qu’un président doive en avoir un) mais la seule conclusion possible est que la campagne de dix-huit mois est un échec. C’est sidérant de refaire l’histoire sans se rendre compte.            

Pour la suite du billet, il parle de l’environnement et des difficultés au niveau mondial. Il a raison. Mais quand on fait campagne sur la sortie des accords internationaux, ce n’est pas spécialement sérieux. Il finit cette section (c’est pas terminé, hein !) par : « L’inaction de Macron nous a mis au pied du mur de la crise de l’eau. Avec la Nouvelle Union populaire, les premiers mètres cubes d’eau seront gratuits, les gaspillages et mésusages empêchés et les canalisations rénovées. C’est clair ? C’est aussi le sens du bulletin de vote des 12 et 19 juin. » Comment veut-il vérifier que les mètres cubes d’eau sont bien utilisés ? Il va monter dans mon appartement pour vérifier que je ne prends pas de bain ou n’y lave pas ma voiture ?

 


La fin du billet fait trois pages (soit une fois et demie que ce qui précède dans mon texte…) et est consacrée à un éditorial du Monde pour que le casser mot par mot, comme si ça avait le moindre intérêt pour le commun du mortel.

Mais, dans son blog, Méluche ne s’adresse pas au commun des mortels mais uniquement à son entourage de militants ce qui fait qu’il raconte n’importe quoi de manière à donner des arguments qui pourront être répétés dans les comptoirs et les réseaux sociaux.

C’est un métier.

10 mai 2022

Gauche : ne refaisons pas l'histoire !

 


Les militants de gauche en général et socialistes en particulier sont tout de même sacrément barrés ! Qu’ils jugent les accords « Nupes » bénéfiques voire indispensables est une chose (certains refusent quand même d’en discuter) mais qu’ils arrivent à les considérer comme une victoire alors qu’il ne s’agit que des conséquences d’une déroute électorale me sidère. Le pire est qu’ils considèrent comme une victoire le départ annoncé des opposants, notamment des partisans de François Hollande comme si perdre une partie de l’électorat pouvait être considéré comme positif alors que la gauche a toujours pu gouverner grâce à un large rassemblement et jamais avec des accords de coin de table à un mois d’un scrutin pouvait être satisfaisant.

Ainsi, il y a différentes choses qui m’énervent, la première étant que ces militants s’imaginent parler au nom du peuple sans même se rendre compte qu’un positionnement politique est avant tout quelque chose d’ancré en soi, quasiment génétique. Si 30% des électeurs ont voté pour un candidat ouvertement à gauche, c’est, un peu comme moi, parce que c’est « inscrit en lui ». Vous pouvez ne pas être d’accord mais rendez-vous compte, quand même, que de l’autre côté, Valérie Pécresse a eu des voix sur son nom comme si elle avait vraiment un nombre significatif de partisans…

Ensuite, et dans la lignée, ils se trompent souvent de ce qui motive un vote. J’ai, hier, une publication qui disait : « 🏆 59% (+9) des jeunes de 18 à 24 ans prévoient de voter pour la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale ! 📖 Allocation d'autonomie de 1063€/mois, suppression de Parcoursup, planification écologique, etc. La jeunesse sait ce qu'elle veut ! » L’auteur ne se rend même compte que la seule conclusion que l’on peut en tirer n’est pas que les jeunes soient à gauche (alors qu’on aurait pu faire il y a des années) mais qu’ils ne pensent qu’à leur gueule.

 


Nous sommes le 10 mai. Il y a quarante et un ans, François Mitterrand était le premier président de gauche à être élu depuis le début de la Cinquième. Rendons-lui hommage.

Voila, c’est fait. Pendant deux ans, une vraie politique de gauche a pu être menée, entendons par là une politique telle qui ferait sans doute plaisir à nos militants d’aujourd’hui mais ils ajoutent, dans la foulée, les trois années suivantes puis les cinq premières du second mandat et les cinq de « la législature Jospin » en rejetant les cinq années hollandesques alors que, pendant ces dix-huit années on a eu des politiques relativement proches, des avancées sociales teintées de poussées économiquement libérales.

Notons d’abord que le vrai tournant, sous Mitterrand, ne fut pas en 1983 mais en juin 1982… Ce gauchisme a tenu un peu plus d’une année et le constat fut affreux. Je cite un grand économiste : « ah ben bordel ça marche pas ». Ils ont mis en place la rigueur et ont arrêté les réformes promises. Sans doute que ces reculs ont accéléré la chute de la gauche aux élections : les législatives de 1986 sont un bel exemple mais dès, les européennes de 1984, la gauche était à la ramasse (avec, entre nous, une belle poussée du Front National).

Vous pouvez faire le rapprochement avec l’ère Hollande et expliquer que la chute est liée à la déception mais, dès 1988, la gauche retrouvait le pouvoir alors qu’elles se morfond, maintenant, les bas-fonds.

Pendant cette nouvelle participation au pouvoir, il y a eu des grandes choses comme la création du RMI (somme toute à moitié libéral vu qu’inspiré du revenu universel) mais aussi la création de la CSG (et l’arrêt progressif du financement de la sécu par les cotisations sur le travail), la séparation en deux de l’administration des PTT (donc le début du démantèlement des services publics), la délocalisation de l’ENA (préparant le fin des grands corps, malades… ?), le traité de Maastricht (l’enfoncement de la France dans une Europe libérale)… Autant de mesures que j’approuve mais qu’on ne peut qualifier de gauchistes…

La gauche a perdu le pouvoir à l’occasion d’une affreuse débâcle, la pire jusqu’alors, mais a fini par le récupérer quatre ans après (nous sommes à cinq ans de 2017, si je compte bien), arrivant à gouvernement Jospin qui a fait de bien belles choses, en commençant par le début de la privatisation de France Télécom (mais pourquoi conserver dans le public une entreprise qui finirait forcément concurrentielle), celle du GAN et de Thomson, du CIC. On a eu ensuite la recapitalisation du Crédit Lyonnais (pourquoi pas ? mais il a fini privatisé grâce au pognon injecté par l’Etat…), l’ouverture du capital d’Air France, la baisse de l’impôt sur le revenu (tu parles d’une mesure de gauche…)… Notons aussi la création de la prime pour l’emploi, emblème des usines à gaz fiscales (le CICE est bien loin…).

Je ne compte pas les aspects positifs, évidemment largement supérieurs, mais il me semble que la liste des méfaits de François Hollande est largement plus courte et que les militants qui s’expriment aujourd’hui manquent beaucoup d’objectivité.

 


Ce « manque » me met en colère mais il est complètement délirant de penser qu’un militant de gauche puisse encore penser que tout est blanc ou tout est noir alors que la politique se doit d’être adaptée aux circonstances. Si une politique de gauche officielle aboutit à l’appauvrissement de la France, elle est forcément mauvaise pour les citoyens… et donc pas de gauche. C’est ballot. La haine actuelle est entièrement dirigée contre le centre-gauche et même plus contre la macronie, c’est une chose, et surtout pas contre la droite ni l’extrême droite, mais ces andouilles en viennent à taper contre Valls qui lutterait contre la gauche et pas la droite.

L’industrie pharmaceutique a encore de la marge de progrès…

 

Je suis un peu fatigué de passer pour un suppôt d’Hollande. Pas plus tard qu’hier, un lascar voulait savoir ce que je pensais de propos qu’il avait tenus. Je n’ai pas que ça à foutre que de toute lire. En l’occurrence, il s’agissait de pépère qui disait qu’il ne savait pas s’il allait se présenter. Il faut bien se rendre compte que je m’en fous totalement sauf s’il se présenter dans la dixième circonscription du Val de Marne… Et j’ai dit récemment tout ce que j’avais à dire, à savoir que Sarko et Giscard sont la preuve que le retour d’un ancien président n’est jamais vraiment une bonne chose, ni pour lui, ni pour le peuple (sauf s’il s’agit d’une mission « à l’écart » comme quand Giscard a préparé le TCE… qui fut d’ailleurs un fiasco en particulier parce qu’il avait perdu la main).

Je suis, politique, très proche de lui, on s’en doute, mais ce qui m’intéresse aujourd’hui serait plutôt que tout le monde comprenne que la gauche ne peut gagner si on en exclut toute la partie qui n’est pas franchement gauchiste… Et que, d’autre part, certains militants comprennent que certaines mesures qui nous font sombrer dans la modernité ne sont pas toujours négatives. Par exemple, c’est un des gouvernements de gauche dont je parlais qui permis la mise en place des intercommunalités telles que nous les connaissons ce qui me parait une bonne chose (mais l’AEC lutte contre, consultez donc son projet). Ou alors, je parlais de la privatisation d’Air France : pourquoi voudriez-vous que ce machin reste dans le domaine public ? En conséquence, pourquoi voudriez-vous que les aéroports restent publics alors qu’ils sont majoritairement utilisés par des compagnies privées ? Et si des gouvernements de gauche successifs n’avaient pas réformé « les PTT », aurions-nous des abonnements internet à des prix dérisoires (tiens ! on vient d’arrêter l’horloge parlante, ce machin qui nécessitait de payer pour avoir l’heure…) ou des forfaits mobiles à deux euros par mois si la concurrence ne l’avait pas permis ?

 


Ce qui m’énerve aussi, ce sont les ânes de la vraie gauche qui n’apportent pas assez d’attention à des sujets comme l’islamisme. J’en voyais un, ce matin, qui qualifiait de droite (il est gentil) ou d’extrême droite les gens qui critiquaient l’investiture de Bouhafs. Et je ne parle même pas du fait que cela était probablement instrumentalisé par le roi Méluche qui ne pouvait qu’imaginer la suite. Sans compter que les âneries de ces lfistes, comme le parachutage de la famille du bigboss, montre que la rénovation des pratiques politiques n’est pas encore là…

 

Ainsi, la question n’est pas de savoir si les gens de mon camp ont raison d’une part sur la politique à mener et d’autre part sur ce qui pourrait convaincre beaucoup électeurs de voter « pour nous » mais simplement sur le fait de savoir si une gauche qui oublierait une partie des électeurs pourrait en convaincre assez pour espérer une victoire. En l’absence de candidat socdem, j’ai voté pour le communiste. C’est vous dire si je fais d’énormes concessions sur certains points.

Il faudrait que tout le monde en fasse autant. Et ça fait des années que la gauche de la gauche n’a qu’un seul objectif : détruire les socialistes. Mais il faudrait que les socialistes se le mettent dans le crânent et arrêtent d’applaudir quand la réponse à un propos est « tu n’es pas de gauche ».

On ne gagnera pas ainsi.