17 balmeyer's blog
18 De la sexualité des araignées
En politique, l'important, c'est d'être d'accord avec le patron de bistro d'autant que son métier consiste essentiellement à taire ses désaccords avec les clients.
Après le « couac » de Patrick Devedjian, Nicolas Sarkozy et Xavier Bertrand avaient nié le démantèlement des 35 heures. Ca ressemble bien à un gros mensonge et à une « cacophonie » en fait parfaitement bien organisée pour faire croire aux braves gens qu’ils sont de « notre » côté.
Ben ouais. Ils sont bel et bien en train de torpiller ses 35 heures. Gaël nous a réveillé en pleine nuit pour nous avertir.
Les 35 heures restent la durée légale… mais la durée réelle sera fixée par l’entreprise.
Des dispositifs sont même prévus pour torpiller les heures supplémentaires…
J’ai très rarement l’occasion d’avoir à choisir du vin. Je ne bois presque jamais de vin à la maison sauf quand j’ai des invités. Deux solutions. Soit ce sont des ivrognes auquel cas je sers des vins de Loire soit ce sont des gens normaux et je sers les bouteilles qui me sont régulièrement offertes : je ne vais quand même pas distribuer des cravates à mes convives !
Oui ! Je suis un célibataire quadragénaire cadre. Que voudriez vous que l’on m’offrît, à part du vin et des cravates pour les anniversaires et autres Noël ? J’ai donc le plaisir d’avoir une belle cave assez variée exclusivement composée par des gens qui m’aiment bien. Je ne vous dirai pas où elle est.
Pendant que j’y pense et bien que mon anniversaire soit dans plus d’un an, j’ai un message à faire passer : beaucoup de mes cravates sont tâchées et celles qui restent sont à chier. Si vous voyez ce que je veux dire.
C’est ainsi que je n’achète QUE du Chinon « Les Caractères, cuvée Sélection » disponible dans le Leclerc en bas de chez moi et qui peut se boire avec à peu près tout, il suffit de varier la température. Il est très léger tout en titrant un bon 12,5 degrés. Le bouchon est en liège et pas dans cet espèce de plastique infâme gâchant tout le plaisir d’ouvrir une bouteille et impossible à remettre si on n’a pas fini la bouteille ce qui oblige à la finir. Il est à un prix abordable mais ce n’est pas vraiment un critère de choix. Ca le serait si, comme d’autres, je consommais trois litres par jour mais avec une bouteille par mois au maximum, j’ai d’autres préoccupations.
Ce qu’il y a de bien avec le Chinon c’est que vous pouvez le mettre une demi-heure au frigo avant de manger… et éviter tout protocole de « mise à température ambiante » et « d’aération ». Avec CE Chinon, vous avez très peu de risque de tomber sur une mauvaise bouteille.
La publicité était gratuite. N’en achetez pas, ça va faire monter les prix.
Beaucoup de Franchouillards se vantent de connaître le vin. Je n’ai pas ce snobisme de ceux qui jurent préférer le Bourgogne au Bordeaux où l’inverse mais qui continuent à ranger le Châteauneuf-du-Pape dans les Bourgognes alors que tout le monde sait que c’est un Bordeaux élevé en Champagne et mûri dans le Muscadet.
Il y a des études qui ont montré qu’en bandant les yeux à des œnologues chevronnés, ils étaient parfois incapables de faire la différence entre un rouge et un blanc s’ils sont servis un peu frais. J’ai des copains amateurs de blanc. Dans un bistro, ils prendront du Sylvaner et dans d’autres du Sauvignon car ils connaissent bien les bistros en question. Il y a souvent plus de différences entre le Sylvaner de deux producteurs voisins qu’avec un Sauvignon. N’essayez pas avec du Muscadet et du Sancerre…
Je resterai poli avec vrais œnologues quand le prix de ce breuvage sera revenu à ce qu’il devrait être et les producteurs ne profiteront plus du fait d’en vendre au Japon pour multiplier par 10 les prix du Beaujolais Nouveau, aimable pinard dont le seul intérêt est l’ambiance festive qui accompagne sa consommation.
Je connais des gugusses qui se payent des belles bouteilles rien que pour faire chier leur épouse qui a passé la matinée aux fourneaux pour que les invités mâles s’esbaudissent par chauvinisme et principe devant le pinard et oublient la bouffe pourtant savoureuse.
J’ai une particularité : quand le vin n’est pas bon, au restaurant ou chez quelqu’un, je le dis. Je connais des individus qui se forcent à boire du vin bouchonné pour ne pas faire de la peine à leur hôte ! L’hôte en question goûte alors le vin mais comme l’autre n’a pas osé dire qu’il est bouchonné, il préfère fermer sa gueule pour ne pas le vexer. Tout le monde boit ce pinard dégueulasse (je ne connais pas grand-chose de pire que du vin bouchonné) et le repas en est foutu !
Ca m’est arrivé deux fois récemment au cours de déjeuners de travail. Vous savez, le type de bouffe qu’on a en séminaire. On bosse de 10h à 13h puis on passe à table dans une salle réservée pour nous et on y reste trois heures en discutant de la conjoncture économique.
La première fois, j’ai pu parler avant que les autres ne commencent leur verre. La dernière fois, j’étais en face du Directeur Général de ma boite qui s’extasiait sur le pinard. Je ne pouvais pas dire au type chargé d’assurer ma promotion et mes augmentations qu’il avait le palais défoncé.
C’est après le repas que j’en ai parlé à la collègue qui était à côté de lui et qui m’a confirmé s’être forcé à finir son verre… et qui avait bien rigolé quand elle avait remarqué que j’avais filé la bouteille à un collègue un peu plus loin en insistant pour qu’il serve les autres… J’ai alors pu finir mon verre d’un coup sec en manquant de vomir sur le Directeur Général ce qui aurait nuit à mon image de marque… mais m’a permis d’appeler le serveur pour avoir une bouteille neuve.
Je vais écrire une page de savoir-vivre. Prenez des notes. Quand vous êtes à table et qu’on vous sert le vin, dépêchez-vous de faire semblant d’être très connaisseur. Vous prenez le verre immédiatement, faites tourner le vin dans le verre pour la frime en l’orientant vers une source de lumière, puis mettez le sous votre nez et sentez. Souvent, un vin bouchonné se détecte à ce stade. Trempez alors vos lèvres délicatement dans le doux breuvage. S’il est bon, vous dites une connerie, comme « Excellent choix, chez Désiré, je vous reconnais bien là ». S’il est bouchonné ou si vous avez un doute : « Mon Dieu ! Je n’aurais pas du prendre une cuite hier soir en regardant la finale avec les amis. J’ai le palais défaillant. Je trouve une odeur de bouchon à cet excellent cru. ». Tout le monde se précipitera sur son verre et il y en a bien un ou deux qui dira « Mais vous avez parfaitement raison, mon Cher, ce vin sent légèrement le bouchon, qu’en pensez-vous Désiré ».
Ainsi, il vaut mieux réécrire quelques pages du savoir-vivre en se précipitant sur son verre que de se taper du vin dégueulasse.
Pareil au restaurant. Au moment où le loufiat se radine : « Qui désire goûter ? », faites un sourire idiot et un petit geste de la main très rapidement pour être désigné volontaire. Les autres n’oseront pas vous contredire… et comme vous n’aurez rien dit, ils ne vous prendront pas pour un mufle. Vous êtes la personne qui s’est délicatement sacrifiée pour prendre le risque de décider si le vin est bon ou pas. Vous avez alors tout le loisir de refuser le vin. Si vous ne savez pas ou pensez qu’il est bouchonné, faites une grimace et dites : « Ah ! Je ne sais pas, qu’en penses-tu Maurice, tu peux goûter aussi ? ». Ainsi, quel que soit le résultat, si le vin est bouchonné, c’est votre collègue Maurice qui portera la responsabilité soit de refuser la bouteille soit d’avoir forcé les gens à boire du vin dégueulasse !
Mais si vous ne vous arrangez pas pour goûter le vin à la place des autres, dites-vous bien qu’ils s’y connaissent encore moins que vous… et qu’ils risquent de commettre l’irréparable.
Tiens ! Tant que je suis au restaurant, un petit conseil. S’il fait chaud, boire du Bordeaux ou du Bourgogne sera un calvaire mais il y a une forte probabilité pour que le type qui commande – et paye – le vin se croit obligé de prendre une bouteille à 50 ou 100 euros pour frimer et faire croire qu’il s’y connaît. Ne vous laissez pas faire ! Orientez franchement le choix. « Tiens l’autre jour, j’ai bu un Pinot Noir un peu frais, c’était délicieux et comme Marie-Thérèse a pris des Saint-Jacques, ça passerait à merveille avec tous nos plats ».
De toute manière, s’il fait chaud, c’est que c’est l’été. Vous aurez donc pris un pastis en entrée ce qui vous aura tué le palais et Marie-Thérèse en boit pas car elle conduit. Autant prendre un vin léger même s’il ne va pas avec les Saint-Jacques.
Je me rappelle une fois où j’avais aidé un couple de copains à déménager. Pour nous remercier, ils nous avaient invité à manger le soir de très bons plats que sa mère à elle avait commencé à concocté dès que nous avions fini d’aménager la cuisine. Ils avaient acheté du Bordeaux assez haut de gamme. C’était il y a quelques années (presque dix), un soir de juin. Ils faisaient une chaleur à crever, type 25 degrés. Nous rêvions tous d’une bonne bière fraîche et d’une bonne douche… Non. Il fallait se taper un dîner préparer amoureusement par la mère de la femme d’un pote. Le pinard était à température ambiante. Avec un peu de cannelle, on se serait cru au ski…
Les convives n’osaient rien dire. J’ai craqué… et réclamé des glaçons… A la stupeur générale. Tout le monde m’engueulait ! « Ah ! Tu ne vas pas mettre des glaçons dans du rouge, surtout un bon Bordeaux comme celui-là ». J’ai eu gain de cause en menaçant de ne boire que de l’eau. La copine a amené des glaçons. Tout le monde m’a méprisé pendant trois minutes… avant d’en mettre également.
Rappelez vous donc de ce principe : il y a une forte probabilité pour que les gens qui vous accompagnent s’y connaissent encore moins que vous…
Vous comprendrez peut-être pourquoi je bois de la bière.
Vous vous dites alors : « Tiens ! Je vais faire un billet ». Viens en suite la question : « Heu, oui, mais sur quoi ? ».
Vous prenez votre cerveau entre deux yeux et vous lui demandez : « Qu’est-ce qui te travaille en ce moment ? » « Heu rien » « Et sur les blogs » « Ah ! Ouais… J’ai deux « relations » blogotrucmuche que j’aime bien mais qui me fatiguent par certains aspects : Didier et Julien ». Le premier dit des bêtises et finit par me dire, comme à chaque fois, que c’était par provoc et le deuxième est séparé de moi par un mur d’incompréhension incompréhensible.
Alors, vous renoncez à écrire un billet et vous foncez sur Facebook installer les dernières applications à la mode… Puis vous tombez sur des potes par hasard. Vous regardez son profil et vous voyez, en face d’orientations politiques : « libéral ». Comme c’est un socialo, vous rigolez doucement et puis vous vous rappelez la polémique de la semaine suite à la sortie du livre de Delanoë.
C’est alors que vous avez l’idée de consulter les profils de vos autres potes.
On trouve toujours des idées de billet. Je mets l'image du profil de Julien car il s'est foutu de la gueule des copains à ce sujet dans les commentaires chez Eric... J'invite les autres à vérifier leur profil. Je fonce vérifier le mien.
P.S. : Didier Goux, vous devriez vous inscrire sur Facebook qu’on puisse rigoler aussi.
Ségolène Royal, en réagissant aux propos de Bertrand Delanoë : « Avec moi, il n'y aura pas de combat de chefs, il y aura un débat d'idées sérieux, approfondi ».
Elle a failli ajouter : « Pour ça, il faut que je devienne chef ».
Ah ! @Antoine_b fait un billet qui résume très bien ma vue de la gauche et du libéralisme. Cette histoire de poule dans le poulailler et tout ça.
Ca exprime autrement ce que j’exprime dans l’annexe. Il ne faut pas avoir peur des mots.
Bénissez @Antoine_b ! Mieux ! Votez pour son billet sur Cozop !
(mes trolls libéraux seraient bienvenus de ne pas dévorcer leur bile habituel sur ce sympathique garçon).
« Mon voisin porte une barbe blanche. C’est Victor Hugo. Ce n’est pas facile, il blogue comme un Dieu. Je l’entends, taper frénétiquement « Waterloo, Waterloo, Waterloo, Morne plaine ! ». Il chantonne, il sifflote, il est content. Moi je regarde mon écran. Rien. »
Seul Balmeyer pouvait affronter Victor Hugo dans une usine à blogs.
Hier, je me demandais pour les gugusses de l’UMP s’exprimaient sur la volonté de casser les 35 heures et la durée légale du travail alors que personne ne le veut sauf Laurence Parisot parce que c’est son métier et que Nicolas Sarkozy s’était exprimé contre.
Je faiblis. A force de couacs gouvernementaux divers, je m’habituais avoir ce type de propos comme des nouvelles gaffes, en l’occurrence se prononcer pour la fin d’une durée légale du travail trois jours avant une journée d’action nationale qui s’annonce importante.
Heureusement, Peuples veille : tout ça n’est probablement qu’un écran du fumée pour nous empêcher de voir la principale action politique de la journée, à savoir le nouveau passage à l’assemblée du texte sur les OGM qui avait récemment généré un beau bordel.
Je ne devrais pourtant pas oublier qu’en tant que Vigilant, je devrais vigiler. Néanmoins, c'est un peu surprenant : je doute que les Français soient vraiment préoccupés par les OGM... ce n'est pas ça qui va remplir leurs gamelles...
Je pousse même le vice à m’inscrire au groupe Facebook.
Elle a fait très fort : elle a demandé à ses propres fans de ne pas se déplacer pour laisser la place aux Jospiniens Kremlinois. D’ailleurs, depuis que Martin a assisté à cette réunion, il ne boit plus de Ricard et de bière mais exclusivement du vin rouge, si j’en crois son billet où il décrit sa soirée avec Ségolène Royal. Tout ça est bien compliqué.
Pourtant, au Kremlin des Blogs, du beau monde est passé.
Il y a d’abord eu Hervé Nowak, le chef de section, le chef des Ségolistes locaux, maintenant deuxième adjoint au chef du Kremlin, lui-même blogueur occasionnel, qui, entre deux réunions a eu la gentillesse de venir nous parler de son expérience.
De même, Raphaet Dali, candidat malheureux à la chefferie du Kremlin, qui passait par là par hasard (je ne pouvais pas l’inviter : c’était une réunion de gauchistes !), nous accordé quelques minutes pour évoquer des souvenirs de campagne et de blogs.
Je les remercie tous les deux : ils nous rappelé qu’on pouvait faire de la politique en étant sympathique ! Même à droite.
Un seul absent de marque à cette soirée : Tonnegrande qui, depuis qu’il est obligé d’être à droite depuis sa promotion qui l’a fait chef, est obligé de travailler plus pour gagner plus alors qu’il gagne à être connu quand il ne travaille pas.
(photo)
Je le connais : il devrait nous répondre que son billet est seulement de la provocation. Soit. Mais ça n’excuse pas le mensonge. Ca m’énerve à un point que mon alignage de mots devrait être pire que d’habitude ce matin et que le commentaire que je devais laisser chez lui se transforme en billet pour PMA.
Ca va lui faire monter son classement Wikio… C’est peut-être d’ailleurs ce qu’il cherche (pas le classement, que je parle de lui) ! Il me connaît, le bougre, et sait que j’ai mauvais caractère ! Mais enfin… vu son billet, tout laisse à penser que lui aussi…
Dans ce billet, il y a deux niveaux de mensonges : les blogueurs politiques sont tout à fait conscient de la modestie de leur place dans le paysage politique et il n’y a pas d’opposition entre les blogueurs et les journalistes.
Le but du jeu est d’exprimer dans chaque billet son propre point de vue sur un sujet politique et d’espérer que ce point de vue intéressera les copains. Avec mes dix doigts boudinés, je n’ai pas l’espoir de concurrencer les 2000 journalistes de l’AFP ! Peut-être Didier Goux n’a-t-il rien compris aux blogs politiques ?
Des reproches aux journalistes ? Non. Juste des reproches aux médias. Je suppose que la double page « faits de société » du Parisien d’aujourd’hui sera consacrée au match du PSG de ce soir. C’est de bonne guerre, il faut vendre mais je suppose qu’il y a des sujets plus importants. J’ai d’ailleurs toutes les raisons de penser que Sochaux laissera gagner le PSG pour éviter sa relégation : sinon, il n’y aura plus de sous dans les caisses de la ligue 1 l’an prochain. Mais je suis médisant. Les journaux vont-ils aborder le sujet par ce point de vue ?
Pour ma part, je reproche « aux médias » de ne pas prendre du recul par rapport à l’actualité… Ce qui en fait en allié de mes ennemis… mais je suppose que les blogueurs de droite pensent exactement le contraire ! Un allié de mes ennemis ? Je vais prendre deux exemples : le premier pendant la campagne électorale, le deuxième dans l’actualité récente.
Premier exemple. Nicolas Sarkozy a basé toute sa campagne sur le « travailler plus pour gagner plus » symbolisé par la défiscalisation des heures supplémentaires. On peut passer des heures à casser le système, à tout démontrer, le pour, le contre… Mais on peut aussi prendre une calculatrice. 20 heures supplémentaires par mois, ça fait moins 40 euros de charges sociales en moins. C’est tout. Si on supprime les congés, ça fait environ 3 ou 400 euros par a an (un camarade blogueur disparu avait fait le calcul exact, on était aux alentours de 270 euros). Quand Christine Lagarde parle de « l’équivalent d’un 13ème mois », les journalistes devraient lui rentrer dans le lard.
Non ! Ils ont permis l’élection de Nicolas Sarkozy.
Deuxième exemple. Il y a peu de temps, le gouvernement se gargarisait des créations d’emplois en 2007 et des impacts de la loi TEPA de juillet. Ca a été repris par toute la presse. Ca n’est que hier, dans la version internet de 20 minutes (voir mon billet de l’après-midi), qu’on apprend que l’essentiel des créations d’emplois a eu lieu au premier trimestre 2007, c'est-à-dire avant l’élection. Les journaux vont-ils se démentir ou préférer faire leur Une sur la météo maussade du week-end ?
Pardon ! Il y un match important pour le PSG ce soir…
Didier Goux : « Oh ! ils sont plutôt modestes, dans leur ensemble, les journalistes, vous savez ! Ils ne prétendent pas, à part quelques rodomonts télévisuels, prendre chaque jour la vérité à la hussarde et vous la restituer toute pantelante de jouissance. »
C’est pourtant leur boulot. Si je lis le Parisien tous les matins et si j’écoute la radio, c’est bien pour me tenir informé.
Mais que dire de la modestie des blogueurs ? Le Parisien de ce matin devrait être lu par un ou deux millions de personnes (et l’Equipe par plus de deux millions). Mon blog recevra 500 visites, mois de cent personnes s’intéresseront à ce billet. 50 liront le premier paragraphe entièrement. 30 liront entièrement le billet, 20 sont des « copains de blog » intrigués par ce que peux avoir à dire sur Didier Goux. Au fait ! Salut les copains !
En fait, les journaux sont là pour gagner de l’argent… moi, je suis là pour passer le temps en attendant mon copain Jim que j’ai promis d’amener en voiture ce matin car il a des courses à faire… Je ne vais pas faire la révolution derrière mon clavier ! Et je ne gagne pas d’oseille, d’autant que je ne comprends toujours rien au modèle économique d’internet (à part les factures que je paye à mon FAI tous les mois).
Mes illustres confrères, blogueurs politiques, ne se fatigueront pas à faire un billet ce samedi matin, sauf les « Ségolistes » qui se féliciteront de l’officialisation de la candidature de Ségolène Royal à la direction du PS.
Et ils ne sont pas fous. Ils savent que même s’ils ont 10 fois plus de lecteurs que moi, ça leur en fera environ 300… dont 90% de militants politiques engagés qui partagent totalement leurs opinions. Tu parles d’un combat !
Didier Goux n’aurait-il définitivement rien compris aux blogs politiques ?
« Aujourd'hui, [les blogueurs politiques] veulent du respect, de la considération, ils veulent être craints, ils veulent peser. Sur quoi ? » La réponse à la question est dans à peu près chaque billet. Ils espèrent juste être légèrement entendu, comme l’espère l’ouvrier qui aura adressé deux mots à Nicolas Sarkozy lorsqu’il aura visité une usine.
Pour cause de travail intempestif, j’ai assez rarement l’occasion d’écouter la radio l’après midi. Sur France Inter, à 15 heures, je crois, il y a « là-bas si j’y suis ». Pendant le début de l’émission, on entend des messages laissés par les auditeurs sur le « répondeur » de l’émission. C’est souvent très politique. Chaque émission est probablement entendue par plusieurs centaines de milliers de personnes… soit plus que le nombre total de visiteurs de mes trois blogs, requêtes google débiles comprises, depuis leur création, fin 2005.
Les blogueurs se félicitent, se congratulent, se réunissent, … Ca fait partie du jeu ! Mais qui peut croire que les blogueurs pensent peser sur autre chose que leur petit monde à eux. Un peu comme la femme de chambre qui va discuter le bout de gras en portant son café à Ségolène Royal, le matin, à son hôtel, lors d’un déplacement en province.
Didier, surveillez votre compteur de visites aujourd’hui. Un samedi matin, je devrais vous envoyer entre 15 et 20 visites. Voilà mon influence. Peut-être un blogueur zinfluent qui surveille mes conneries viendra-t-il chez vous pour s’étonner en commentaire de cette aigreur surprenante qui se traduit par une attaque grotesque ?
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