19 août 2017

L'humour directorial

Au bureau, en août, on est peu nombreux. Hier, je vérifiais des trucs et constatais qu'aucun message ne laissait penser qu'une tâche très importante avait été faite. Très inquiet, je vais voir un jeune collègue qui aurait pu avoir la réponse. Il n'était pas à son bureau. Un de ses voisins m'a proposé de lui demander d'aller me voir à son retour. Je retourne à mon poste. 

Le directeur passe dans le couloir et je l'appelle, très inquiet : au fait, tu sais si tel truc a été fait ? Est-ce que machin t'a "fait" une information avant de partir ?

Nous discutons cinq minutes (les impacts si ça n'avait pas été fait et tout ça) et le collègue que j'avais été voir arrive. On lui pose la question mais il parle technique et on ne comprend rien. Je lui demande alors en termes diplomatiques si le boulot a été fait. 

Lui : oui, le gros est fait. 
Moi en rigolant : ah, je t'en prie !
Le chef, rebondissant sur ma vanne que l'autre n'avait pas assimilée : oui, le gros est fait comme un rat. 

Mon collègue, assez jeune, continue à se poser des questions. 

Il devrait savoir qu'on appelle ça l'humour du conseil de direction.

Halte à la liberté d'expression

Je préviens le patron de la Comète : la prochaine fois qu'il me traite d'enculé, je porte plainte. Et ne dites pas à Tonnégrande qu'il pourra faire une action contre moi à chaque fois que je répondrai "salut né gros" à chaque fois qu'il me dira "salut gros". 

À mon avis le législateur devient fou. Où il boit. Il vient de publier ceci :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000035373907&dateTexte&categorieLien=id


Je résume d'autant que je ne maitrise pas la clicabilité des liens que je diffuse avec l'iPhone : l'insulte à caractère discrimatoire formulée en privé (avec des témoins...) devient passible d'amende. 

Qu'avec internet, on doive limiter nos propos en public est une chose mais si nos conversations privées deviennent sous surveillance c'est grave. 

Je veux bien lutter contre les discriminations diverses et réellement avariées mais dis-toi bien que la prochaine fois que tu parleras de travail d'Arabe où que tu diras qu'une andouille a bu un verre en juif, tu finiras en prison. 

Même si c'est mal de le dire. D'autant que l'expression est 
"boire en Suisse". Ca date de l'époque où les gardes Suisse ont commencé à bosser à Paname. Comme tous samariés, après le boulot, ils allaient au bistro. Mais ils n'ont pas l'heureuse culture que nous avons d'offrir des tournées. Chacun paye son verre. Avec cette discrimination publique des helvétes, je vais finir au gnouf. 

Luttons pour qu'on puisse raconter n'importe quoi en privé d'autant que les lois diverses n'empêchent pas les enculés de tenir des propos homophobes sur internet. 

18 août 2017

Mes vieilles années de fétard

Au bistro, avec Francis et Roger, on parle d'histoires de cuites et de mères. Ils sont des petits joueurs. 

La première que j'ai racontée est la fois où avec François Jégou qui ne porte pas le même nom que moi par hasard, on était rentrés saouls comme des polonais. C'était en 1992, peu de temps après la mort du père. Il venait moins souvent que moi à Loudéac et on avait été à un concert dans le bar où j'étais habitué, chez les parents de Ccil. Ma mère me connaît. J'étais (et je suis) réglé comme une horloge. Je rentre toujours à la même heure. Mais ce soir là, après le concert, les patrons nous avaient invité à boire un coup chez eux avec des copains. Je me rappelle : à 5 heures, Tania nous avait ramenés.  On arrive à la maison. Quelques semaines après la mort de son mari, notre mère ne voyant pas rentrer ses deux garçons "restant" attendait dans le garage. Le frangin avait réussi à rentrer mais il avait fallu que je donne des explications. Avec 3 grammes. 

L'anecdote suivante est toujours liée au garage en question. La porte se ferme par une targette ou vachette. J'étais rentré un peu fatigué et j'avais bien tiré la vachette mais sans fermer la porte. Le lendemain, il a avait fallu que je donne des explications. 

La troisième : ma mère avait oublié que j'étais là et sorti avait fermé la vachette en question. Il avait fallu que je sonne à la porte d'entrée et que je parle en donnant des explications à 2h. 

La quatrième : une copine (feue Lucette) nous avait invités à dîner avec Gilles Moy. On avait bu une demi douzaine de bières avant chez le père Christophe. La même dose de Ricard chez elle. Plus le rouge en mangeant. Après, j'ai perdu les traces de Gilles mais j'ai retrouvé Yann dans un bistro qui s'appelle l'Epoque. A une heure, je le ramène mais ces andouilles de gendarmes m'arrêtent alors que je rentrais à la maison. Ils me demande ce que j'ai bu. Sentant que j'avais peut être abusé mais que l'objectivité de mon foie est un tantinet relative, je dis que j'avais bu trois ou quatre bières. Ils me demandent de souffler dans leur truc. Le ballon vire. J'étais à 200 mètres de la maison (à l'angle de la rue du docteur Robin et de la rue Le Vezouet). Ils décident de m'envoyer au commissariat (à 2 ou 300 mètres). Ils me font souffler dans un autre truc qui annonce 0,79. La limite étant de 0,5, j'étais cuit (un autre type avec un foie autre que le mien aurait eu 5g). Mais la limite pour le retrait de permis était 0,8. Ces braves gens me demandent de patienter quinze minutes avant de souffler à nouveau. Je me rappelle, je me promenais dans le commissariat alors qu'ils voulaient que je reste assis. Bref. Je souffle à nouveau. 0,81. Mais le chef me dit qu'ils retenaient le plus faible chiffre. J'avais échappé au pire. 

Ils m'ont alors dit que ma voiture était immobilisée mais qu'ils allaient me ramener à la maison. J'ai refusé vu que j'habitais pas loin, vous êtes bien aimables et tout ça. Ils m'ont dit que je n'avais pas le choix : c'est la procédure. Je les ai envoyé chier (avec de bons prétextes et la menace d'une plainte). 

Je suis donc rentré à pied mais en titubant plus que de raison.

J'arrive à la maison (la targette était OK) et je me suis dit que ma mère allait s'inquiéter le lendemain en voyant que ma voiture n'était pas là. 

Je me décide donc de la réveiller et de lui raconter l'histoire. 

Certes, moins romancée.

Un congrès socialiste misulmaniste ou pas ?

Tiens ! Mes copains de la gauche molle s'engueulent dans Facebook au sujet des attentats, de l'islamisme et tout ça. 


Je n'y comprends pas grand chose. Ils sont tous sûrs d'eux. Il y a des vieux socialos, des analystes autoproclamés, des défenseurs des minorités, des laicards,... C'est presque surréaliste. Si on s'engueule entre nous pour savoir comment combattre les connards d'islamistes qui nous massacrent, violent nos femmes voire boivent nos bières, on est assez mal barrés. 


Ca fait des années que je m'intéresse à la politique, au Parti socialiste, dont plus de 10 ans en tenant un blog, je n'ai jamais compris ces andouilles qui prêtent plus d'attention aux virgules dans un texte qu'au fond du dossier...


Ils ont peut-être un peu trop le nez dans le guidon. 


C'est pourtant simple, je le disais, pour lutter contre les méchants, il faut éteindre la Tour Eiffel et écrire #jesuisbarcelone. 


P.S. (Si je puis dire) : à propos de congrès socialiste, j'ai vu une publication de Mme Elooooody qui diffusait un article du Lab : Hollande, l'homme de la synthèse, prépare le prochain. C'est assez rigolo, dans le fond. 

16 août 2017

Tondre tue

Je ne fais pas allusion à ma nouvelle coupe de cheveux. 


C'est la tondeuse d'un coiffeur Kabyle que je n'avais pas prévenu que les ciseaux auraient été plus adaptés. Ca me fait penser à une publication Facebook que j'ai faite hier. Je disais (de mémoire) : je ne suis pas raciste mais je me demande si les arabes ne sont pas un peu cons. Et je diffusais un article du Gorafi local. Des tonnes d'imbéciles me sont tombés dessus sur le thème "des types qui commencent leurs publications par "je ne suis pas raciste" sont forcément racistes". Ca fait bien trois ans que je n'avais pas eu d'accusation de racisme. On ne peut plus rien dire. C'est bien triste. J'avais fait ce billet en discutant avec Karim. On en rigolais. 

Ce soir, dans le metro, j'étais assis sur un strapontin. Une chinoise était debout devant moi. Elle était vêtue d'une robe longue. J'ai eu une mauvaise pensée. J'ai failli lui demander si ce n'est pas chiant pour vendre des cigarettes. 

J'ai repris le boulot ce matin. Je suis passé voir mon directeur. Il m'a appris la mort "brutale" d'un collègue. J'ai eu un peu de mal à encaisser pour différentes raisons n'ayant pas à être évoquées dans ce blog de haute tenue. On se remet de tout. 

Cela étant, le côté "brutal" me titillait. J'ai donc passé un coup de fil à un collègue "plus proche". 

Le gars est mort d'une crise cardiaque en tondant sa pelouse. 

Récemment, une fillette est morte en terrasse d'un bistro à cause d'un chauffard ivre mort ou drogué. C'est brutal. Mais les réseaux machin préfèrent disserter sur le mort provoqué par le KKK si j'ai bien compris à Charlottemachin. 

Mon directeur m'a demandé, ce matin (avant l'annonce de la mauvaise nouvelle), si j'avais passé de bonnes vacances. Je lui ai répondu : "ta gueule". En privé, je me permets quelques familiarités, vu que je le connais depuis 20 ans. Il a rigolé. Une collègue m'a dit (après l'annonce) : "ta nouvelle coupe de cheveux de ta bien, elle te rajeunit."  J'ai répondu, aussi : "ta gueule". Et j'ai ajouté : "je n'ai pas besoin de rajeunir". 

Salut Philippe. 

15 août 2017

Batterie, au secours !

Au tout début des vacances, mon chargeur de secours pour l'iPhone est tombé en panne. J'en ai donc acheté un autre malgré les deux qui me restaient. 

Je suis comme ça ! Quand je risque de ne pas être à la maison pendant 24h, je prends trois chargeurs de secours. Il m'est déjà arrivé d'en vider deux... Le dernier porte bien son nom. 

Et en plus, ça fait très longtemps que je ne vous ai pas raconté de belle histoire de câbles d'iPhone ou de batterie de secours pour me ridiculiser d'autant que je n'ai pas besoin de ça. 

Cela étant, pour les trois batteries de secours, je me justifie car cela n'a aucun intérêt. Quand je prends le train pour la Bretagne, le vendredi vers midi, je vais ensuite au bistro puis vais manger en famille puis reviens au bistro et me couche vers 1h30. Il n'y a pas de prise de courant près de mon lit et les copains ne vont pas au bistro le vendredi. Deux batteries de secours sont nécessaires. La troisième est, je veux bien l'admettre, la cerise sur le gâteau. Mais on se jamais. Imaginez une urgence le samedi matin avec impossibilité de charger l'iPhone. 

Mais reprenons ce récit captivant. 

J'avais découvert l'existence des batteries de secours grâce à Styven à la Comète il y a des années. J'en avais donc acheté une ce qui m'évitait d'avoir à chercher des prises de courant dans les bistros et à m'organiser autour de la batterie principale (bien la charger avant de quitter le bureau, économiser l'énergie par différents stratagème et, le pire, attendre qu'elle soit chargée avant d'aller au bistro). Elle m'avait été volée dans le métro. J'en avais acheté une autre. Elle était tombée de mon bureau sur le parquet et s'était cassée...

Je crois bien que j'en avais acheté une troisième mais peu importe. A cette époque, les entreprises (la mienne, mes fournisseurs,...) ont commencé à offrir des batteries de secours pour les étrennes (ce qui fait que j'en ai trois je ne pousse pas le vice jusqu'à multiplier les achats idiots). 

Avec l'iPhone, il n'y a pas que la batterie qui est un peu légère. Le câble est particulièrement fragile quand vous ne le laissez pas en permanence branché à la même prise. 

Vous allez voir, l'histoire va avancer. 

En janvier (je crois), mon câble tombe HS. Je décide donc d'aller chez Auchan en acheter un. Je regarde. 15 euros. Je ne suis pas radin mais j'ai mieux à faire de mon pognon. À côté, il y avait une promotion pour des batteries de secours, vendues avec des câbles pour iPhone. J'en vois une très puissante (genre 10400 milliampères ou un truc comme ça, je confond toujours les unités). Les batteries offertes en cadeau par les entreprises font le quart (2600) et celles que j'avais achetées plus cher auparavant la moitié (5200). Je décide de l'acheter, ce qui, au fond, ne me faisait un coût que de 20 euros. 

C'est là que ça va devenir trépidant. Et con. 

La batterie était équipée d'une ampoule ce qui permettait de la transformer en lampe torche en cas de besoin. Ca fonctionnait très bien et c'était très pratique (sauf qu'on n'a jamais besoin d'une lampe quand on en a une sur soi).  Et patatras ! Un jour, elle s'est allumée toute seule dans ma poche (je suppose que j'avais appuyé sur le bouton par mégarde).  

Vous mesurez le suspens ? J'en profite pour remercier Gilles qui m'a offert un câble depuis sans connaître cette histoire. 

Impossible de l'éteindre. J'avais joué des dizaines de fois avec pour faire le con au bistro mais, cette fois, rien. Je la mets dans un tiroir pour ne pas être gêné par la lumière en espérant qu'un déchargement complet la répare. Au bout de quatre semaines, là batteur était encore à plus de 80%. Je perds la foi...

Du coup, comme j'en avais marre de jongler avec les deux batteries cadeaux d'entreprises peu puissantes, je me décide à en acheter une vraie, une moyenne (5200), n'en trouvant pas de grosse. Elle répondait parfaitement au besoin et j'étais un homme heureux. 

Mais elle est tombée en panne en début de vacances. J'avais bien les deux autres (2x2600) mais, comme je passe mon temps en vadrouille, je n'étais pas rassuré. 

Je vais donc chez Carrefour à Vannes et tombe sur un truc qui me plaisait, d'une puissance intermédiaire (7800 ?). J'achète. Elle était équipée d'une ampoule. 

Tu vois ? Ca se précise. 

Rentrant à la maison, je la branche. J'en profite pour lire la notice. Pourquoi ? Dieu seul le sait. Et il est indiqué : pour éteindre l'ampoule, appuyez deux fois sur le bouton. 

Les vacances se passent et je rentre à la maison. Je mets l'iPhone et la batterie de secours en charge. 

Bois un coup pour compenser l'émotion. 

Ce matin, je pense à ma batterie avec la lumière qui ne s'éteint pas mais néanmoins rangée dans un tiroir. La batterie était enfin déchargée. Lumière éteinte. Je la recharge dix minutes. J'allume la lumière. J'appuie sur le bouton. Elle ne s'éteint pas. J'appuie deux fois de suite. Elle s'éteint. 

Quand on est con...

14 août 2017

La popularité de Macron

Les derniers chiffres de popularité d’Emmanuel Macron sont tombés (aie!). Ils sont mauvais. Les pires pour un nouveau président de la République depuis 1995. La mauvaise popularité de François Hollande me surprenait et me décevait. Celle de son successeur m’étonne toujours mais ne me déçoit pas : je m’en fous. J’ai voté pour lui par défaut et les premières mesures prises, autour de la moralisation de la vie politique, ne me plaisent pas alors qu’elles sont accueillies favorablement par beaucoup.

Déçu ? Oui… J’en ai déjà fait un billet. Les Français ont choisi un type qui voulait une politique ni de droite ni de gauche ou de droite et de gauche et font la gueule trois mois après. J’irais bien les envoyer se faire, heu, non rien…

Ce qui m’amuse et m’exaspère (tout cumul est possible, non mais sans blague) est la réaction des analystes politiques en culotte courte dans les réseaux sociaux. La réaction de Macron lui-même (voir le Canard de la semaine) m’amuse.

Emmanuel Macron a fait environ le vingt-cinquième de son mandat et les analystes n’ont, finalement, pas mieux à faire que de parler de sa popularité, comme ils l’ont fait avec Hollande auparavant (mais aussi avec Sarko même si sa popularité a mis bien plus longtemps à chuter). Chacun va expliquer les causes de la baisse. Tant pis si les raisons sont contradictoires. Par exemple, certains vont dire que l’interdiction des emplois familiaux pour les élus était attendue des Français et d’autres, dont moi, vont dire exactement le contraire, genre : c’est une intrusion de la morale et de la politique dans la sphère privée, c’est mal.

Il reste 19 trimestres à Macron, 57 mois avec des chiffres de popularité.


On n’est pas rendus...

13 août 2017

Pour en finir avec les mots de passe

Mot de passe perplexe
Périodiquement, des conseils tournent sur le web pour la gestion des mots de passe que nous avons pour accéder à différents services. Ils me laissent toujours perplexes pour différentes raisons (par exemple, avoir des machins mnémotechniques pour s’en souvenir n’est pas à la portée du grand public et des andouilles avec une mémoire de serin, comme moi : diversifier les mots de passe oblige à les noter quelque part, ce qui introduit une faille dans la sécurité). Ce week-end, un article a fait le buzz : le premier lascar a avoir donné des conseils reconnaît s’être planté… Il est temps de faire le point sur le sujet voire de donner des éditer aux éditeurs d’application, aux responsables de la sécurité,… Faire le point nécessite nécessairement de rappeler quelques énormités.

En préambule, je précise que ce billet n’a pas vocation à donner des conseils aux utilisateurs mais uniquement à entamer une réflexion auprès de mes trois ou quatre lecteurs.

Commençons par la première énormité : je me fous des mots de passe. Je suis abonné à un tas de services mais il reste peu de mots de passe importants. J’en mets deux de côté : le code confidentiel pour ma carte bancaire et celui pour l’accès à la gestion de mes comptes bancaires. Je mets de côté aussi ceux liés à mon boulot (mais le problème est le même). Il me reste mon mot de passe Google parce que c’est celui de ma messagerie et de mes blogs, hébergés par cet honorable géant mondial. Les autres usages de mon compte Google (mon navigateur Chrome, ma personnalisation Google News,… ont peu d’intérêt). Il reste aussi le mot de passe Twitter et le mot de passe Facebook. Ils sont importants parce qu’ils me permettent de m’exprimer en ligne mais aussi parce qu’ils représentent la clé de mon authentification en ligne. Par exemple, je veux signer une pétition sur le web, j’utilise mon compte Facebook.

La première énormité : j’ai trois mots de passe important (messagerie, Twitter et Facebook) mais je ne les utilise jamais. Ils sont connus du navigateur de mon PC à la maison, le même que celui que j’utilise au bureau et chez ma mère, et de mon iPhone. Ce qu’il faut sécuriser est donc l’accès au smartphone et au navigateur. Tiens ! Je vais quand même donner ceux conseils : mets un mot de passe pour l’accès à ton PC personnel (il y en a un au bureau, je suppose) et un code pour ton smartphone (ou un truc de sécurisation offert par l’industriel). Le deuxième est un rappel : un mot de passe est strictement personnel.

Je résume le premier constat : les mots de passe pour l’accès aux applications ou services étant mémorisés par les systèmes que vous utilisez, ce sont ces systèmes et l’accès à ces systèmes qu’il faut s’efforcer de sécuriser. Que les éditeurs y réfléchissent (ce qu’ils font, d’ailleurs). J’ai cité des mots de passe importants, comme celui pour l’accès à ces systèmes (dont le code confidentiel de la carte bancaire qui permet, par exemple, d’accéder à la puce de la carte). N’en oublions pas certains :
  • celui d’accès à la messagerie parce que c’est la messagerie que vous utilisez pour ouvrir les comptes (par exemple, si votre mot de passe de messagerie est divulgué, n’importe quelle andouille pourra utiliser votre compte Facebook en y tapant : « mot de passe oublié », il recevra alors sur votre messagerie un lien pour y accéder ; pour la même raison, le code pour l’accès au smartphone est important : certaines procédures de sécurité passent par les SMS),
  • celui d’accès aux comptes bancaires (les raisons semblent évidentes mais il y en a de nouvelles : les banques préparent « l’Instant Payment » - Google est votre ami : de l’ordinateur du commerçant, vous vous connecterez à l’application de votre banque pour déclencher une espèce de virement instantané).

Le fait que je signale certains mots de passe comme très importants ne veut pas dire que d’autres ne le sont pas. Donnez moi votre mot de passe pour le site des impôts et je vous ferai une farce amusante. Par ailleurs, vous ne connaissez pas – et moi non plus – ce qui se cache derrière, les procédures utilisées par les éditeurs pour la sécurisation… parfois victimes de hackers méchants.


Par contre, il y a des mots de passe sans intérêt. Pas plus tard qu’hier, il a fallu que je renouvelle mon abonnement au Canard Enchaîné. Pour payer « en ligne », il faut ouvrir un compte sur le site du Canard, donc utiliser un mot de passe. Je ne vois pas l’intérêt. C’est presque une faute de l’éditeur. Hier, il a fallu que je renouvelle aussi mon abonnement à OVH qui fournit le nom de domaine pour mon blog : je n’ai pas eu besoin de me connecter à mon compte chez eux.

Si je ne vois pas ce qu’un pirate pourrait faire de mon compte au Canard Enchaîné (à part pour changer l’adresse pour voler mon journal, ce qui serait un peu con pour un fraudeur : mettre sa propre adresse…), je ne sais pas quelles sont les mesures de sécurité mises en œuvre par le prestataire du Canard. Il a donc fallu que j’applique les principes habituels de sécurisation : mot « compliqué » et unique (pas utilisé par d’autres services). J’y reviendrai.

Ma première préconisation, pour les éditeurs : ne mettez des mots de passe que quand c’est utile. Pour payer un abonnement, on n’a pas besoin de mot de passe mais d’un numéro d’abonné et d’un numéro de carte…

Je parlais des principes habituels de sécurisation. Prenez le code confidentiel de votre carte bancaire. Il est hyper simple. 4 chiffres. Pas de caractères alphabétiques, pas de signes cabalistiques,… Un type vous pique la carte : il peut faire trois essais. Après, ces terminés. Il a donc en gros 3 chances sur 10000 de trouver votre code. Basta. Ce qui importe est que personne ne voit votre code quand vous le saisissez. Ca devrait être pareil avec les mots de passe pour toutes les applications.

Ma deuxième préconisation, toujours pour les éditeurs. Sécurisez le stockage, la saisie et le transport des mots de passe et ne faites pas chier les utilisateurs. Je ne parle pas des geeks qui me lisent mais du grand public. Je vais traduire pour lui. Si vous êtes né en avril, vous pouvez utiliser « Avril » comme mot de passe. Un potentiel fraudeur ne saura pas que vous utilisez un « mois » comme mot de passe et n’aura donc aucune chance de tomber dessus en trois essais. Par contre, il faut bien que ce truc ne soit connu que de vous et que vous ne l’utilisiez que pour un seul service (s’il est piraté, les hackers sauront alors quel mot de passe vous utilisez pour d’autres services…). Je me répète : ceci n’est pas un conseil, vous ne savez pas quel dispositif de sécurité est « mis derrière » par l’éditeur.

Ma troisième préconisation, encore pour les éditeurs : n’utilisez pas votre propre système d’authentification (de gestion des mots de passe et tout ça). Prenez celui d’un tiers, notamment d’un géant mondial comme Google, Facebook ou Twitter. Je parlais de pétition. Si vous signez une pétition sur Change.org, vous vous identifiez par votre compte Facebook et basta. Pas besoin d’avoir un mot de passe chez Change.org.

Je disais que les mots de passe étaient mémorisés par les systèmes. Du coup, vous ne les utilisez quasiment jamais et vous les oubliez… Vous les utilisez quand vous changez de système (et quand le nouveau système est incapable de se récupère ce qu’utilisait l’ancien) ou quand on vous oblige à le changer (ce qui est très fréquent dans le domaine professionnel mais pas dans le public). Cela relativise l’importance des mots de passe pour le grand public et donc les recommandations que l’on voit périodiquement, par les autorités, les experts. Je suis désolé, mais les gens s’en foutent et vous n’y changerez rien.

Enfin, je parlais de mon abonnement au Canard Enchaîné et du fait que j’ai été obligé de créer un compte. Je suis en vacances et je l’ai fait à partir du PC de ma mère (mais avec un navigateur Chrome « à mon nom »). En fait, c’est l’abonnement de ma mère… J’ai donc choisi un mot de passe au hasard que j’ai scrupuleusement noté sur la facture que j’ai imprimée pour qu’elle puisse le connaître. Ce n’est pas prudent mais bon hein. L’an prochain, je serai à nouveau en congés que l’abonnement arrivera à expiration. J’aurai oublié le mot de passe et ne saurai pas où ma mère à stocké l’impression et elle l’aura oublié (d’autant que l’impression ne sert à rien vu qu’on a reçu un justificatif par mail, il suffit de chercher dans la messagerie si on a besoin de la facture). J’aurai également oublié que j’ai créé le compte avec mon navigateur et pas le sien et donc que mon navigateur aura mémorisé le mot de passe. J’irai donc sur le site du Canard et cliquerai sur « mot de passe oublié ». L’application m’enverra donc un mail avec un lien pour me permettre de le changer et de me connecter.

Ma dernière préconisation, éternellement pour les éditeurs, mais seulement d’applications ou de site où on ne se connecte qu’occasionnellement : supprimez les mots de passe. Mettez sur le site une zone pour saisir l’adresse mail de l’abonné. Vous lui envoyez un lien par mail. Il clique dessus et il est authentifié.

Je ne vais pas résumer ce billet. Faites en bon usage. Et surtout, prenez du recul par rapport aux mots de passe, ce ne sont pas vraiment eux qui font la sécurité vu qu’ils sont mémorisés par des systèmes que vous ne maîtrisez pas.


Vous ne maîtrisez que l’accès à votre PC et à votre smartphone. Quant aux éditeurs, qu’ils nous préparent la sécurité du futur plutôt que de traîner au bistro.

12 août 2017

Seul le sérieux sauvera le PS

Personnalité politique joviale
Disons-le : ce blog était à l’arrêt pour des vacances estivales bien méritées, au soleil de Bretagne. Pourtant les non événements qui se sont alimenté nos journaux auraient mérité des billets sans intérêt à répétition. Prenons Neymar. On a d’un côté un footballeur acheté environ 200 millions et le gouvernement qui a bloqué je ne sais plus quels crédits pour 200 millions. Les militants socialistes – ben oui, c’est l’objet de mon espèce de texte du jour – parisiens se réjouissaient de l’acquisition tout en déplorant le gel des trucs mais quand on leur mettait les deux informations en regard, ils répondaient : tu confonds tout. Or, on ne confond rien, nous sommes dans un monde qui a perdu quelques valeurs. Néanmoins, je veux bien dépenser un peu d’énergie à tenter de sauver le Parti Socialiste ou, du moins, ce qu’il devrait être. N’étant pas moi-même un partisan de la collectivisation des moyens de production, je ne veux pas me qualifier de « socialiste ». Je ne sais plus trop ce que cela veut dire et je ne sais pas si quelqu’un le sait réellement. Mais ce parti est sans doute le courant politique le plus proche de mes positions. Alors sauvons-le (avant l’apéro).

Ce qui ne vous empêche pas à travailler à la définition du mot « socialiste ». Je ne suis pas un intellectuel mais un blogueur de comptoir doté d’un léger bon sens aussi fort que ma surcharge pondérale qui va pourtant en diminuant. Vous avez deux heures. Avant l’apéro, donc le sauvetage en question.

Partons d’un événement récent. Prenez pour argent contant ce que je vais vous raconter, on pourra analyser les faits ensuite. La question n’est à ce stade pas de savoir qui a raison mais de décrire cet événement tel que je l’ai vu.

Le Conseil Constitutionnel (ou un autre machin) a publié les comptes de campagne des candidats. Il en ressort que le plus dépensier a été le candidat du Parti Socialiste (pour le résultat que l’on connaît). Julien Dray, éminent membre du PS avec une solide expérience mais ayant peu participé à la récente législature (il n’était ni ministre ni élu au niveau national), a demandé à ce qu’on fasse un audit des dépenses de la campagne de Benoît Hamon. Il a été repris dans Facebook par Romain, un copain, proche de Juju mais aussi des hautes sphères du quinquennat précédent. S’il ne l’avait pas fait, je n’aurais peut-être pas fait attention, pris dans ma torpeur estivale. Pour être précis, ce qui a attiré mon regard, sont les commentaires à cette publication. Pour rigoler, j’en ai moi-même fait une publication et j’ai eu un tas de commentaires idiots, aussi. Moins que Romain, bien sûr, ce qui est rageant.

Ces commentaires négatifs étaient composés pour partie d’une critique de Dray, souvent méchante, rappelant une anecdote qui n’est plus à l’heure, venant souvent jusqu’à plus d’une trentaine d’années avec la création de SOS machin. L’autre partie, portait sur la justification des dépenses, comme quoi elles ont été validées par le Conseil Constitutionnel et tout ça et sur l’implication de tel ou tel dans la campagne.

Notons bien que je ne suis pas le porte-parole ou l’avocat de Juju ou de Romain. C’est mon ressenti que je narre. Ceci est donc bien une narration. C’est seulement à partir de maintenant que l’on peut réfléchir non sans faire preuve d’une certaine objectivité. Je sais qu’il n’est pas toujours facile d’être critiqué mais, chers amis militants, la critique n’est pas personnelle. Vous n’êtes pas responsables des actes de vos chefs. Vous avez le droit de prendre du recul.

Revenons sur certains points. Tout d’abord, Dray est certainement critiquable mais on s’en fout. C’est le premier homme politique a avoir rencontré les blogueurs, à être venu à la Comète. Mais il buvait du Coca. C’est la première personnalité politique de premier plan que j’ai rencontrée. Il était passionnant. Il nous avons raconté des anecdotes sur Mitterrand. Ce qu’ont fait toutes les andouilles que j’ai vues après. On s’en fout sérieusement. Tu ne l’aimes pas, oui, toi, dans le fond, là, pour des raisons que tu serais incapable de justifier.

Les comptes de campagne ? Ils n’ont pas été validé sur le fond par le Conseil Constitutionnel mais sur la forme. Il devait s’assurer que les dépenses n’avaient pas dépassé le plafond autorisé et tout ça. Pour le reste, il ne me paraît pas idiot de se demander où est partie la quinzaine de millions dépensés par l’équipe d’Hamon alors que la campagne a été invisible. Au moins, avec Ségolène Royal et François Hollande, on se souvient encore de leurs campagnes et on pense savoir où est parti le pognon.

Cet audit est indispensable d’autant qu’Hamon a quitté le parti.

La question n’est pas de savoir pourquoi Hamon n’a pas gagné. Comme en 2002 ou 2007, on voit de magnifiques théories mais toutes partiales. Restons calmes : jamais les socialistes ne sont succédés à eux-mêmes. Jamais ils n’ont gagné sur leur programme. Arrêtons de raconter des conneries.

D’ailleurs, je vais faire un aparté : quelques insoumis se sont mêlés de ces discussions pour dire qu’Hamon aurait dû se retirer avant et que, ainsi, Mélenchon aurait gagné. C’est aussi une belle connerie. Mélenchon serait peut-être arrivé devant Fillon ce qui aurait été bien rigolo mais Macron et Le Pen seraient quand même arrivés premiers.

La question n’est pas non plus de savoir pourquoi le résultat d’Hamon était aussi dérisoire. Un candidat du PS ne devrait jamais faire moins de 20 % (ce qui nous ramène aussi en 2002). Faire moins de 7 a pourtant été possible. Mais n’allons pas chercher trop loin. A partir du moment où le début de campagne a été raté, les gugusses comme moi ont compris que ce n’était même plus la peine de jouer et sont allés voir ailleurs.

D’ailleurs, je reçois pas mal de critiques. Du genre : « hé ho, tu peux donner les leçons aux socialistes mais tu ne votes pas pour eux. » Tout d’abord, je ne suis pas militant politique. Je suis électeur. Ensuite, je suis blogueur (un tantinet expérimenté, du moins un plus que les éternels glandus qui pondent leur avis en commentaire d’une publication Facebook) ce qui m’habilite largement pour raconter des âneries. Enfin, je voudrais que les militants socialistes ayant défendu plus que moi les idées d’Hamon, comme le revenu universel, dans leurs blogs se signalent à mon concierge.

Cet audit est indispensable parce qu’il y a suspicion d’une mauvais gestion d’autant que les meetings de la BAP semblent avoir organisés par Bigmalion. Si on ne lève pas la suspicion, aucun redémarrage ne sera possible. Julien Dray a parfaitement raison : étudier précisément les comptes permettra de voir ce qu’a fait le parti et de détecter les erreurs, analyser le fonctionnement et préparer l’avenir. Ca ne suffira pas mais c’est un point de départ…

Après, il faudra trouver une ligne politique. Il y a le temps mais ne nous voilons pas la face : la tâche la plus dure, pour que le PS redevienne un parti de gouvernement, sera de réconcilier les gauches irréconciliables. C’est pas gagné. Mais ne commençons pas par taper sur un type qui propose une méthode et qui essaie d’analyser un échec autrement que par des généralités de comptoir du genre : ah ben merde, Valls n’a pas joué le jeu. Comme si le jeu était jouable, comme si tout c’était joué aux primaires et pas au cœur du parti pendant le quinquennat.


Ensuite, il faut se poser et préparer les élections qui auront lieu avant 2022… Il y a deux ans ou presque pour la prochaine.

Bon anniversaire, Pépère !
Mais dans cette réconciliation des gauches irréconciliables, il ne faut pas oublier un détail. Déjà avec plusieurs gauches, le PS a connu des grandes époques : 1981, 1988, 1997, 2012,… pour ne rappeler que les belles victoires. Des gens ont su faire ce qu’on a appelé, ensuite, la synthèse, ce qu’on a beaucoup critiqué à Hollande. C’est à mourir de rire. Le type de la synthèse molle est le seul a avoir pu gagner récemment et on le critique pour ça.

Et on critique ceux qui lui sont restés fidèles.


Faudrait voir à être un peu sérieux...

11 août 2017

Du basket à Loudéac

La presse locale (ici le Courrier Indépendant, l'hebdomadaire du coin, sorti ce matin) parle beaucoup de la création d'une section "basket" à l'Amicale Laïque de Loudéac (par reprise des activités du club "Catho"...). J'aime pourtant que l'histoire loudéacienne soit assez rigoureuse d'autant que les historiens du sport en Centre Bretagne sont assez peu nombreux.

La section basket de l'Amicale a été créée dans les années 60. C'était la première section de sports collectifs à l'Amicale, voire dans tout Loudéac (à part le foot). C'était du basket féminin, il faut privilégier les trucs importants.

Est-ce utile de réveiller mon blog pour si peu ?

Je ne sais pas mais le créateur était Yvon Jégou, mon père donc, qui a fait un peu plus pour l'animation de Loudéac que certains, à cette époque.

J'associe évidemment à mon billet Mme Calvez, Gentilhomme,... et tous les valeureux loudéaciens que j'ai pu oublier.

Erratum : quand la section de basket féminin a été créée à l'Amicale Laïque, il en existait déjà une à l'ESSM (le club catho). Notons que mon père participait aussi au "basket catholique" vu qu'il tenait la "table de marque" (de mémoire, de "l'équipe 1" qui jouait au niveau national). C'est bien la preuve que nous ne sommes pas que des bouffeurs de curés. À part ça, il a été Président pendant des années du Comité départemental et de la Commission régionale des "salles et terrains".