21 juillet 2017

Au cul, la charge mentale !

J'ai laissé un commentaire long chez Laurent Bouvet. Autant en faire une publication. 


"Je refuse de regarder. Je me prétendais féministe, sans doute pour faire plaisir à mes copines de gauche. Ou par bonne conscience. Depuis qu'on parle de charge mentale, ça me gonfle. Je n'ai pas à penser à faire mon lit le matin. Je peux très bien le faire le soir ou dormir dans un lit pas fait (avec une couette, qu'est-ce que ça peut foutre ?). Est-ce qu'une femme pense à ce que je prenne ma carte bancaire quand je vais au bistro ? Ou à m'essuyer les lunettes quand je regarde une touriste chinoise en robe blanche visiblement (justement) sans culotte dans le metro (véridique) ? Pourquoi vider le lave vaisselle dès que la vaisselle est propre alors que je peux attendre le fait d'avoir besoin de faire une vaisselle parce que je n'ai plus d'assiette propre ? Mais je m'égare et suis hors sujet. " 


C'est mon côté réactionnaire de gauche mais aussi hollandiste (le bon sens et tout ça)(sans compter son profond respect de ses compagnes...). 


Je pense que tout ça est à repenser. Vive l'égalité des droits, des rémunérations, de l'accès à tous les boulots et tout ça. Mais arrêtons les conneries. 


Il y a quelques années, il y a eu un débat au bureau sur le détartrage de la machine à café. Ce n'est qu'un exemple. La secrétaire en avait marre de le faire ce que je comprends. C'est une Nespresso et c'est un bordel à faire. Toujours est-il qu'il a fallu se répartir les tâches. Et tout le monde a admis que les hommes devaient participer autant que les femmes. Je suis d'accord, hein ! Mais je pense qu'avec mon salaire, le PDG ne serait pas d'accord pour que je passe ne serait-ce qu'une heure par an à détartrer une cafetière. 


Pendant le quinquennat d'Hollande, je défendais l'égalitarisme et tout ça mais ça finit par me gonfler. 


Le week-end dernier, j'étais chez ma mère. Je ne sais pas si c'est un réflexe de femme ou de mère, mais elle m'a "engueulé" parce que j'avais des traces noires sur la manche gauche de mon blouson et que je ne lui avais pas donné mon blouson à laver. Il a fallu que j'argumente. Petit 1 : je peux laver mon blouson moi-même mais dès lundi je prends le metro et il sera degueulasse à nouveau. Petit 2. Je l'ai payé 49 euros dans un machin de discount. Il ne supportera pas un lavage. Je le foutrai à la poubelle en octobre et on parlera d'autre chose. Mesdames, continuez à faire les fières. Je veux bien comparer mon budget bières et vos budgets fringues. 


Je veux bien comprendre que ça n'est pas inné et que c'est lié à l'éducation et tout ça. Mais admettez que ce n'est pas la peine de passer le balais avant l'arrivée de la femme de ménage pour qu'elle ne rentre pas dans une maison salle. 


Chacun sa charge mentale. La mienne est d'en faire un billet de blog. 

19 juillet 2017

Je vais finir par m'opposer à Macron.

Notons bien que ce n'est pas conviction mais notre bon Président n'a pas l'opposition qu'il mérite. 


Tenez ! Ces andouilles ont passé la journée à commenter le fait que le pouvoir démocratique a mis au pas le pouvoir militaire. Je pense qu'ils ont oublié l'histoire. Surtout celle de la gauche. 

Ils ont oublié que Macron n'avait pas viré le CEMA (les acronymes sont à la mode) mais que le CEMA avait démissionné, ce qu'il avait annoncé dès le 2 ou 3 mai (si ma mémoire est bonne). Il avait dit qu'il démissionnerait si Macron était élu. Incompatibilité. Il a mis ça en scène. Il devrait finir par pantoufler dans le privé. Jusqu'à la retraite. 

Par contre, il n'aurait pas démissionné si Marine Le Pen avait été élue. 

Et les clowns de gauche le défendent. Un type ultra catholique à particules. Bravo. Aucune conscience. De l'opposition de principe sans réflexion. 

En France, ce n'est pas l'armée qui dirige. C'est sûrement dommage, on pourrait passer les imbéciles par les armes. 


À lire aussi : 

18 juillet 2017

Hips !

Ca fait des années que, quand je sors un tweet avec lequel ils ne sont pas d'accord, les types de la vraie gauche mettent ça sur le compte de l'alcool. Ca m'apprendra à entretenir une réputation. 


Ils n'ont pas toujours tort. A 90% seulement. 


Outre le fait que je tiens un peu la marée, je ne vois pas comment je pourrais raconter des conneries de pochetron à 19h10 en ayant quitté le bureau à 18h25. L'alcool met une heure à agir. 


Ces propos sont blessants. C'est presque pire que des critiques sur le physique. Cela montre qu'ils sont cons et sans argument sérieux. Qu'ils sont dans une logique idéologique idiote. 


Ce soir, c'était Sarkofrance. Ca fait mal. Le fait qu'il soit devenu ainsi, surtout.

14 juillet 2017

Des hommages professionnels

Je n'ai pas tout compris à la dernière rubrique de Guy Birenbaum vu que je n'écoute jamais la radio (et la télé)(avec Twitter et l'info en continu, autant lire à froid la presse écrite)(que je lis d'ailleurs sur internet). Visiblement par affection et pour rigoler, il parlait du départ de sa chef sur un ton peu élogieux. 

Ca m'a rappelé le pot de départ en retraite d'un collègue. Il avait tellement de mauvais côtés que beaucoup attendaient son départ avec impatience (moi, je suis partagé d'autant que j'hérite d'une partie de son boulot). Il était mauvais et avait des coups de gueules très insultants envers ses collègues. 

Moi, vous me connaissez ! Je suis soupe au lait. Je m'engueule souvent avec les gens et deux jours (ou dix minutes) après j'oublie. Sauf dans les réseaux sociaux où ces moments de colère aboutissent à un blocage des abrutis. 

Avec lui, nous avons été potes pendant toute sa période dans l'équipe (6 ou 7 ans) mais nous nous sommes fâchés des dizaines de fois. Et même très potes (il était homosexuel sans jamais en parler ou faire d'allusion mais avait cette réputation, si je puis dire, et l'homophobie étant énorme, je passais une partie de mon temps à donner des baffes à chaque remarque. Ce qui me permettait de sortir des vannes dont une nous a laissé pliés de rire pendant quelques minutes. Nous étions à table à la cantine, avec des collègues, lui El face de moi et moi en face de lui et il a critiqué mon plat, me reprochant - pour se foutre de la gueule de ma surcharge pondérale - de ne pas avoir pris de poisson. J'avais donc répondu : "déjà que je bouffe en face d'une vieille morue"). (Ca me rappelle une autre anecdote, toujours à la cantine. A propos de je ne sais plus quoi il avait dit "j'aime les gros". J'avais rétorqué : "je serre les fesses"). 

Toujours est-il que deux jours avant son départ en retraite, j'avais demandé à un consultant qui bossait pour lui de faire un truc. Je n'avais aucune autorité pour ça mais il m'avait paru plus intelligent de lui demander directement plutôt que de passer par la voie hiérarchique (qui aurait approuvé ma demande). 

Du coup, il m'avait téléphoné (nos bureaux sont à moins de cinq mètres) pour m'insulter copieusement (en me traitant de connard). Il avait raccroché avant que je ne puisse répondre. Du coup, j'avais crié "connard" pour qu'il l'entende. Je ne suis pas fou. Quand j'ai compris qu'il m'engueulait, j'avais mis le au parleur du téléphone pour faire rigoler les types qui sont dans le même bureau que moi. Ils ont très bien compris mon insulte finale. Et on a bien rigolé. 

Le soir, pris de remords ou d'inquiétude, j'ai envoyé un mail à ma hiérarchie pour dire que Machin m'avait tellement gonflé que je l'avais insulté. C'est ainsi que j'ai appris qu'il avait envoyé un mail à la sienne pour dire que quelqu'un de la boite avait traité son consultant de connard. 

Il ne m'a parlé entre ce jour et son pot de départ en retraite où je suis allé malgré tout, en souvenir de toutes ces années. Il a salué tout le monde sauf moi sans que çà soit "ostensible". 

Pour son pot, il avait invité trois de ses anciens chef plus, évidemment, notre patron commun. Tous ont fait des discours élogieux (c'est normal, c'est le jeu) même si quelques uns ont lancé quelques piques drôles sur son "côté ingérable". 

Il n'empêche que cela m'a profondément gonflé. Par exemple, les deux derniers (je ne connaissais pas les autres) l'ont complimenté pour des projets qu'il avait mené. 

Ils ont oublié de dire que j'avais mené les phases d'avant projet ou de cadrage et que je l'avais sauvé dans de multiple situation en faisant évolué le SI (nos applications informatiques) pour réparer nos conneries (ce qu'il a fait, d'ailleurs pour réparer une des miennes une fois, rendons à César... mais je l'avais remercié, moi). Et je pensais aux collègues qu'il avait emmerdés pendant des années (dans notre groupe de "potes", à la cantine, son consultant en question et moi, étions les seuls à bosser avec lui). 

D'ailleurs, en discutant avec plusieurs collègues, après, ils avaient le même sentiment que moi. Les hommages étaient normaux à cause des circonstances. 

Mais bof.

13 juillet 2017

Vive les vaccins !

Je viens de signer une pétition pour l'obligation des vaccins. Pourtant, dans la vraie vie, j'ai un doute : je crois que les méchantes bactéries et odieux virus mutent en fonction de nos progrès médicaux. Et en plus, je signe assez rarement des pétitions. 



Il y en a trop du genre : êtes vous contre la pauvreté ? Ou : pensez vous qu'un détraqué sexuel doive être soigné ou sodomisé ? Ce dernier exemple est d'ailleurs mal choisi. Les choix ne sont pas contraires. Trop de pétitions sont populistes. J'en ai vu une, récemment, à propos des migrants. Du genre : devons-nous leur offrir un hôtel 4 étoiles ou devons-nous les égorger ? Je suis sérieux. Les réactions au sujet de Colomb Gérard (il n'est plus Maire) et de ses propos sur les migrants sont grotesques. Que feriez-vous ?

Pour ma part, je ne vois qu'une seule réponse possible : tant que les migrants ne le font pas chier, je vais au bistro et je laisse les autorités gérer. Si c'est trop le bordel ou si ça me coûte trop cher, je favorise, par mon vote, le changement des autorités. 

Revenons aux vaccins avec la clairvoyance qui me caractérise malgré les doutes que j'exprimais en introduction. Il faudrait être complètement con pour affirmer que l'espérance de vie n'avait pas augmenté depuis quelques décennies et que les progrès de la médecine n'y ont pas contribué. Il faut être très dégénère pour penser que les vaccins n'y ont pas contribué. 

Comme tout le monde, j'espère, je pense que la vaccination contre la grippe pour les personnes en bonne santé est une connerie. Une aspirine et hop ! Sinon, les méchants virus vont se développer et et tout ça. Comme tout le monde, j'espère, je pense que la vaccination des personnes fragiles (les vieux, quoi ! Merde à la fin) est indispensable. 

Néanmoins force est de constater que la vaccination contre les maladies infantiles est utile. Ceux qui prétendent le contraire méritent d'être traités comme des patates de chez Mc Cain, à savoir une mort atroce sans la moindre sodomie avec un pieux auquel on aurait collé des tessons de verre. 

Et leurs arguments sont complètement cons. Disons-le ! Des types de gauche sont contre au nom de la lutte contre les lobbies alors qu'ils auraient été pour au nom de la santé publique s'ils avaient été dans la majorité. 

12 juillet 2017

Rebelle

Je suis parti du bistro à côté du boulot (où j'étais entré par mégarde, une espèce de réflexe idiot) il y a deux heures. Je suis resté ébahi par un type en costume gris, chemise blanche et cravate bleue unie. Et chaussettes roses. Assis en terrasse. La question n'est pas de savoir si je suis un réactionnaire de gauche. On a déjà Fillon avec un pantalon beige et des chaussettes rouges. Notre illustration. 



Ce type très smart me donnais l'impression d'être un insoumis. Fuck le système. Profondément grotesque. Un peu comme Méluche qui met une cravate mais demande à ses troupes de ne pas en mettre. 

La rebellitude, c'est un métier. 

11 juillet 2017

Fatigue militante

Je n'ai pas le temps de faire des billets mais je lis les réseaux sociaux. Je ne sais pas ce qui est le plus usant. 

1. Les commentaires des insoumis qui tapent sur le gouvernement sous n'importe quel prétexte et défendent n'importe quelle prise de position. Prenez ce jeune députés qui a fait l'admiration hier. Il a comparé le droit du travail qui est dit avoir trop de pages et l'annuaire dont on ne sait pas quelles pages arracher. Tout le monde (insoumis) le complimente. C'est grotesque. Voire l'argument le plus con entendu à l'AN. Il n'y a presque plus d'annuaire. Pour avoir un numéro de téléphone, on utilise Google. 

2. Les militants socialistes qui critiquent tout pour avoir raison aussi. On ne sait pas sur quoi !

3. Les militants En Marche qui défendent absolument tout sans réfléchir. 

4. Les militants de droite qui sont perdus. 

Néanmoins, en ce jour, mes "préférés" sont les gauchistes réactionnaires qui critiquent Paris (les voitures, les JO,...). 

07 juillet 2017

Carence toi-même

La mise en place du jour du carence est une connerie. Depuis que je bosse, mes employeurs ont toujours payé les jours non payés par la sécu et versé 100% des salaires. Le plus gros employeur de France pourrait faire pareil et montrer l'exemple. 

Deux remarques complémentaires :
1. Les mutuelles des salariés du privé sont souvent meilleures que celles des fonctionnaires (mes parents étaient fonctionnaires et je suis salarié de droit privé d'une ancienne administration qui emploie encore des fonctionnaires "délégués"). On lit de ces conneries dans les réseaux sociaux. 
2. On n'a pas fini de rigoler (jaune) avec ce gouvernement mais, honnêtement, les réactions des insoumis contribuent largement à la rigolade.

06 juillet 2017

Les premiers pas du petit Nicolas dans la vie professionnelle

Je racontais ce soir une anecdote à Benjamin. Il m'a dit que je devrais la raconter dans les blogs. Dont acte. Je vous préviens, c'est absolument prétentieux. 

A 21 ans, j'avais fait un stage de fin d'études merdique au Crédit Agricole des Côtes d'Armor. Le mari de la femme avec qui je bossais était responsable des distributeurs de billets. Un jour, ils reçoivent un de ses fournisseurs de logiciel. Il finit par leur dire qu'ils cherchaient un jeune informaticien. Elle me recommande. Envoi de CV. Entretiens. Me voila embauché à Paris à 8500 francs bruts par moi, ce que je jugeais fort raisonnable. 

Me voilà donc commençant un CDI à Paris le 4 octobre 1987 (je garde des trucs inutiles en mémoire). Au bout de trois mois, je remplaçais 3 personnes que je devais seconder (sans vantardise, c'était le but, les projets étaient finissant). Au bout de quelques mois, j'étais augmenté de 1000 francs brut par mois. 

En octobre 1988, je vais partais au service militaire. En septembre 1989, le directeur commercial de la boite où j'étais m'a appelé (à la caserne, je ne sais pas comment il savait où j'etais, à l'époque on n'avait pas de portable). 

Je vais faire un aparté hors sujet : ma grande honte. Début 1988, Gérard Longuet était ministre de je ne sais quoi. C'était un copain du patron de la boite. Et le patron lui avait demandé de me pistonner, ce que j'ai découvert des années après. Ce qui explique que j'étais très peinard pendant mes 12 mois de service. J'ai été bloqué trois week-end et ai fait trois gardes de nuit et cinq jours de terrains pendant les classes. Le 14 juillet 1989, j'ai été le seul appelé autorisé à prendre des congés pour cette date anniversaire ! Mon régiment était "régiment de secours" pour le 14 juillet en question (au cas où un autre régiment ait un problème) et j'avais quartier libre pendant qu'ils répétaient les défilés. Tout ça parce que j'étais la seule andouille à avoir posé des congés. Pistonné par un ministre, les gens, les copains, qui bossaient au service du personnel, savaient que j'étais pistonné par un haut placé (et me demandaient qui mais je ne savais pas). On est hors sujet. Je vous passe le 11 novembre 1988 où on avait aussi un bel anniversaire (j'avais servi Pasqua, Président du CG92, à un banquet au Mont Valérien). 

Revenons à nos moutons. Vers la fin de mon service, le directeur commercial de mon ancienne boite me téléphone pour me demander si je voulais bosser encore pour eux. C'était un peu con, je n'avais pas démissionné. 

On arrive à négocier le salaire. Vu que j'étais parti à 9500 francs, j'ai dit, au pif, il fallait bien que je bosse, que je voulais au minimum 10000 francs. Il me dit qu'il ne pouvait pas m'embaucher à moins de 14500 francs. J'ai accepté ! Vous pensez... 

Trois mois après, ils m'augmentaient mécaniquement de 1000 francs. Mais on parlait entre collègues... 

Du coup, ils, les collègues, ont commencé à se plaindre parce que le type qui n'avait pas fait d'études et qui avait 22 ou 23 ans était plus qu'eux alors qu'il n'avait pas fait d'études eux qui ont 25 ans. 

Du coup (bis), les patrons de la boite m'ont appelé : on augmente les autres de 500 euros et toi de 1000 mais tu fermes ta gueule. 

Ce que j'ai fait. 

Je vous ai dit que c'était prétentieux. 

Mais je continue. En 1990, la boite (celle du client de la SSII qui l'employait) a été réorganisée. Comme son siège était en Bretagne, je suis le seul à avoir accepté de suivre. Au final, comme on dit à tort, je me suis retrouvé (à 24 ans) comme le seul "sachant" d'une équipe de 6 personnes, donc le véritable chef (à part le big boss qui tenait les cordons de la bourse et un autre type, un copain, à qui je laissais - par hasard - l'illusion, tellement la gestion m'emmerde). 

Je vous ai dit que c'était prétentieux. 

Ils ont fini par me virer en 1993 (trop cher, je vais y revenir) et couler l'année après. 

Je vous ai dit que c'était prétentieux. 

Le plus drôle est que venant d'une boite  de Paris pour bosser en Bretagne, j'avais des frais de déplacement. 10500 francs par mois (de mémoire). Non déclarés (il y a prescription). Et j'habitais chez mes parents. 

Si Macron ne disait pas autant de conneries, je serais supporter naturel.

05 juillet 2017

Cette gauche qui ne comprend rien à la droite

Il paraît que le pape a dit des conneries au sujet de Simone Veil. Ca fait scandale dans les réseaux sociaux. Rappelons que le pape fait son job. Il ne va quand même pas défendre l'avortement. L'église catholique est déjà mal en point, il ne va pas tourner le dos à ses valeurs. Et nous n'avons pas, je crois, à lutter contre des valeurs (parce que, politiquement, on fonce dans le mur. C'est le drame de la gauche qui, à force de se battre contre l'extrémisme ne se rend pas compte qu'elle fait le lit machin truc du FN qui explose les scores à chaque fois que la gauche est au pouvoir. 

Nous avons à nous battre pour des droits. Et Simone Veil est un exemple. C'est quand même rigolo de constater qu'un soutien de la droite Israélienne (la notre, y compris l'extrême, est un Mickey en comparaison) défende "nos" droits en étant applaudi par la gauche. 

Je remercie et félicite donc Simone Veil qui mérite bien de rejoindre son époux au Panthéon. 

Ca me rappelle cette photo prise chez un marchand de journaux qui fait le buzz dans les réseaux bidules. 

On y voit les couvertures des magasines. Tous font leur une sur Mme Veil sauf un : Valeurs Actuelles. Les gauchistes gueulent. Objectivement et commercialement, je ne vois pas pourquoi ce torchon ferait une une qui fâcherait ses lecteurs. Chacun son job... 

Pour ma part, je comprends qu'un catholique pratiquant soit opposé à l'IVG ou au mariage pour tous. Ca ne m'empêche pas de me battre pour ces trucs. Moi-même, j'envisage de me faire avorter après analyse de ma surcharge pondérale notoire et démontrable. 


Par contre, je veux bien défendre le mariage pour personne, tant le célibat m'est sympathique. 

Madame Veil mérite notre plus profond respect parce qu'elle a su passer au dessus de toutes ces divergences, pour l'intérêt, je crois (et ça reste à démontrer) de tous. Elle mérite le Panthéon. Voire Saint Denis. 

Et je pense que si la gauche évitait ces sujets de société, elle ne serait pas détestée par la moitié de la population. Vive la gauche libérale mais pas celle des arguments cons qui fâche les électeurs de droite. 

04 juillet 2017

Des discours

Les opposants à Macron sont entrés dans une espèce de délire. Je n'ai pas suivi son discours et celui de son PM. Je bosse. D'ailleurs, on se demande bien qui bosse quand on voit le nombre de commentateurs. 

Hier, j'étais dans le jus. J'ai un peu fermé ma gueule. Aujourd'hui, j'étais un peu plus présent dans les réseaux sociaux pendant le discours de Doudou Phiphi. Seulement dans Twitter. J'ai RT ou commenté des tweets au fil de ma pensée. J'ai RT des types qui critiquaient Doudou comme des types qui le félicitaient. 

Les gens ne savent pas lire. Les opposants pensent que je suis fan et les fans pensent que je suis opposant. 

En fait, je suis surtout fan mais uniquement parce qu'il s'assoit sur les clivages qui nous ont tant emmerdés. 

Restez rivés. Occupez-vous des vrais sujets. Tiens ! Pourquoi Mélenchon était le seul de son groupe à avoir une cravate ? Demandez-vous réellement s'il ne nous prend pas pour des cons. Sérieusement (on se fout de la cravate). Il veut s'afficher comme le seul opposant. Et nous prend pour des cons. 

Arrêtez donc de commenter des conneries. Si vous avez suivi les discours de Chapinou, hier, et de Doudou, aujourd'hui, c'est que vous n'avez rien d'autre à foutre à part commenter pour commenter. Vous êtes totalement déconnectés du réel. Quel type sain d'esprit et pas député (aie) va écouter les deux discours s'il n'est pas payé pour ça ou obsédé ? 

Tournons la page.

Ils l'ont fait, les opposants. Ce soir, ils commentent des photos de Chapinou visitant un sous-marin en oubliant qu'il est chef des armées et fait le job. C'est triste. 

Personne ne pense à commenter les textes de moi annoncés. Guignols. 

02 juillet 2017

Bravo @fhollande


Il vient de dépasser les deux millions. Une première pour un homme politique en France. 

Et bravo aux copains qui ont bossé pour lui, qui ont bossé pour ça. 

Adieu Pierre Danet !

Ca va faire un mois qu'il est mort et je n'ai toujours pas réussi à faire un beau billet pour parler de mon ami. De notre ami. Souvent, j'ouvre mon Word et essaie d'aligner les mots. Ce midi, pendant l'apéro, je viens de décider de faire un billet "en live". Ce qu'il aimait chez moi. Et qu'il aurait probablement aimé. 

J'ai connu Pierre, alias Disparitus, dans les blogs, à la grande époque. Nous sommes rapidement devenus potes puis sincèrement amis pour différentes raisons. Je vais en parler via mes trois blogs de l'époque, Partageons mon avis, Partageons nos agapes et Partageons l'addiction. 

"Partageons" était le centre de la vie de Pierre. Je vais raconter une anecdote. Il y a bientôt deux ans, nous avions reçu DSK, à la Comète. J'avais invité des copains blogueurs politiques, mais j'avais tenu à avoir quelques pointures, dont Pierre (j'y reviendrai). Il m'avait répondu "OK, mais je peux venir avec mon beau-père, ça va le faire marrer". 

Partageons mon avis. Le blog politique. Le présent blog, en errance, a récupéré les archives. Avec Pierre, nous étions assez proches. Lui plus libéral que moi et moi plus gauchiste que lui mais plus libéral de gauche. Inexplicable. Nous avions une connivence certaine, comme si nous étions à peu près les seuls à se rendre compte que ce que nous racontions sur les blogs n'avait strictement aucune importance. Nous pouvions nous placer au dessus des autres car on savait qu'on ne pesait rien, à part 110 ou 120 kg chacun. 

A ce stade, je vais ajouter un gros à mon billet. Appelons-le Hip, puisque le l'appelais ainsi dans ce blog. 

Partageons nos agapes. Je ne sais comment Pierre et Hip se sont rencontrés. Sans doute dans les commentaires de mon blog. On s'en fout et le monde est petit. Tous les trois nous avons rapidement constaté une passion commune. Bien boire et bien manger. Je ne sais pas si on peut se qualifier d'épicuriens. Eux peut-être. Moi pas. Nous aimions nous retrouver au restau. Autour de bons plats, de bons vins,... Ils connaissaient réellement le vin. C'était pour moi un bonheur de les écouter. Ils avaient tous les deux un secret pour découvrir des petits restaus, des lieux de bonheur. J'étais un petit joueur mais j'apportais ma pierre à l'édifice par ma connaissance des brasseurs. 

Le frère de Pierre tenait un de ces sublimes petits restaus dans Paris. Je pense beaucoup depuis un moi à lui et à son épouse. 

Hip, si tu meures avant moi, je ferai un billet avec ces paragraphes. Mais Pierre avait 52 ans, moi 51, toi 50. 

Je vais parler d'Hip, un peu. Si je leurs avant lui, son hommage sera prêt. C'est un personnage fabuleux. Il est archéologie, éditeur, formateur et surtout astromachin, maître de conférence, grand scientifique... Si j'en parle, c'est que Pierre était fasciné par cette multitude casquettes. 

Et qu'il était éditeur. Pierre était une huile. Directeur de l'innovation numérique chez Hachette, ou un truc comme ça. Il représentait sa boite au W3C, à Cap Digital et plein de trucs comme ça. On va reprendre dans l'ordre mais ce qui nous unit, aussi, c'est l'informatique. C'est mon métier, pas le leur. Mais ils y connaissent (ou connaissaient...) bien plus que moi. 

Partageons l'addiction.  Mon troisième blog. Feu mon troisième blog. J'y parlais nouvelles technologies, blogs, réseaux sociaux,... Pierre me suivait toujours dans mes découvertes, nous avions la même soif de découverte de nouveaux gadgets et, avec mon "réseau", j'en avais plein à présenter. Dans ce blog, j'aimais bien parler de politique autour des nouvelles technologies. Quand je faisais un billet sérieux, j'avais environ 200 lecteurs, autant dire rien avec toutes les andouilles débarquant suite à une recherche Google. Mais j'avais Pierre. Toujours. 

Nous avions les mêmes centres d'intérêt. Je vais en citer deux. 

Le premier : la normalisation. Ce qui permet à deux applications, deux serveurs,... de parler ensemble. Et il était membre du W3C, l'organisme chargé de normaliser internet au niveau mondial. J'étais ébahi : un pote d'agapes était une huile au niveau mondial ! Et dans un secteur qui me passionne : la normalisation. 

Le deuxième : l'anti "digital washing", un truc qu'il avait inventé. En gros, il nous fallait lutter contre les cons qui présentent les évolutions technologiques comme des vertus du numérique. Je vais donner un exemple : depuis 1984 ou 1985, je peux suivre mes comptes bancaires en ligne. Avec le Minitel puis avec Internet. Le fait que les banques proposent des sites web pour suivre les comptes n'est pas du numérique. C'est du progres technologique. 

Le numérique est ce qui est du progres "tout court", parce qu'il apporte de nouveaux services, des nouveaux processus, des baisses de coût,... 

Avec Pierre nous réfléchissions beaucoup à cela. Il était directeur de l'innovation chez un grand éditeur et je suis, pour résumer, responsable des applications autour des distributeurs de billets pour deux grosses banques et leur filiales. Je ne sais même pas si Pierre et Hip le savaient tellement mon boulot est indescriptible. 

Merci, Pierre,  pour tout ce que tu m'as apporté, au niveau du partage, de la convivialité, du numérique,... De la vie. 

Je vais passer à table, à la Comète. Un mois après ta mort, j'ai la larme à l'œil. Ces cons n'ont plus d'andouillettes. Mais la Côtes-du-Rhone du mois semble parfaite. 

Adieu l'ami.