15 novembre 2019

Le conteur Finky

Les types qui tapent sur Finky (et je n’ai pas l’habitude de défendre ce type) se couvrent de ridicule mais ne s’en rendent pas compte. Tout d’abord, ils tournent un peu entre eux vu que dans leurs abonnés il y a des andouilles comme moi qui ont bien compris qu’il plaisantait face à de Hass (between Two Chears comme dirait l’autre mais mon niveau d’anglais est tellement nul que j’ai mis du temps à comprendre). Il a dit des conneries pour Polanski mais notre niveau de capacité d’indignation est assez bas. On peut déplorer des actes mais 40 ans après, heu... Indignez vous braves gens. Il paraît que le film est génial. 


J’irai le voir. Quand il y aura un cinéma à Bicêtre si tous les bistros seront fermés.


Surtout, l’indignation de rigueur gonfle tout le monde. Ça fait plus de dix ans qu’on s’indigne dans les réseaux sociaux et quelques années qu’on hurle sur les fake news. Le truc de Finkie en est une. Il a poussé un coup de gueule contre une dame qui dit à chaque phrase que tous les hommes sont des porcs en puissance. Elle-même est ridicule. Tous les militants sont ridicules. 


Je retourne défendre François Hollande, tiens !


PS : désolé de publier cela ici, j’ai trouvé le titre après avoir dit ça dans FB. 

31 octobre 2019

Pourquoi les blogs sont morts ?

Avec mon copain Falconhill, on a eu une longue discussion sur l’histoire des blogs et leur mort sauf pour ceux qui ne chient pas ailleurs que dans les endroits autorisés. On a évoqué un tas de raisons. Il y en a une à ne pas négliger. C’est ballot. Mais les blogs ne servent plus à rien. Sauf à parler avec les copains qui les fréquentent et c’est essentiel. 

Aujourd’hui, le Monde, le journal de référence a fait une boulette et a diffusé la « nécrologie » de Bernard Tapie alors qu’il n’est pas encore entièrement passé de l’autre côté, le brave homme. On a bien rigolé dans les réseaux sociaux et Le Monde a présenté ses excuses. Une abominable erreur bien compréhensive. Ils ont des articles prévus pour toutes les éventualités et une andouille a fait une bévue. 

Bien après, un blogueur en a fait un billet. 



Il ajoute du texte pour se rendre interessant et faire croire qu’il produit du fond. 

Ce genre de lascars a tué les blogs politiques en diffusant des billets à propos d’une information sans intérêt : la presse fait des conneries. 

26 octobre 2019

Retour vers le passé

Moi : tu as quel âge, maintenant, 70, 75 ?
Lui : non, 63.
Moi :  oups. Excuses, depuis le temps qu’on s’est pas vus, j’ai fait une erreur de calcul. 

Tu parles ! Il en fait 90. Je pensais avoir été poli. Lui, c’est Alain, ancien cuisinier de la Comète, du temps de Martine et Lelio. Je ne l’avais pas vu depuis des années. Je savais par sa femme (morte depuis) qu’il était malade (j’avais échangé par téléphone avec lui lors de la mort de sa grosse). 

Je pense qu’il a été malade pendant près de 12 ans. Lors de la fermeture de l’ancienne Comète, celle de Josiane, de Jean et des deux cités plus haut, fin 2007, il était déjà limite... Il avait continué à venir prendre des verres ici pendant quelques années avec sa femme. Ils s’asseyaient toujours à la même place. Voir mon illustration : la table la plus proche de l’extincteur, elle de face (à ma caméra, lui de dos). 

Quand il est tombé malade (elle l’était déjà, c’est lui arrivait à faire tenir la maison), il ne pouvait plus venir. Alors elle venait toute seule et s’asseyait à sa place. Elle arrivait le samedi après-midi (peut-être les autres jours, mais je bosse). J’arrivais ensuite, après la sieste. Elle était très handicapée. Nous échangions deux ou trois mots. Je prenais des nouvelles d’Alain. La réponse était souvent la même : il ne sort plus. 





Hier soir, il m’appelle : c’est Alain, j’ai rendez-vous demain à la Comète avec Anne-Marie, mais si tu la connais, à midi et demi. Tu seras là ?

J’ai mis plusieurs secondes avant de comprendre qui était Alain (et j’ai compris ce midi qui était Anne-Marie mais il n’avait aucune raison de penser que je la connaissais, elle n’était pas cliente à l’époque). 

Alors je suis arrivé, aujourd’hui, vers 12h15. Il était à sa place. Je me suis assis en face, à celle d’Aline, où elle s’était assise pendant des années, toute seule depuis qu’il ne venait plus. J’étais presque gêné. On papote un peu. Je le présente au personnel. Seul Pascal travaille ici depuis plusieurs années et connaissait Aline, sa femme, celle dont j’occupais la place dans le bistro. 

On papote un peu et il me dit que ça fait seulement quatre ou cinq jours qu’il peut sortir tout seul. Ne me demandez pas d’où. Il m’a dit qu’il pouvait sortir depuis quelques semaines avec la femme de ménage mais qu’il ne faisait que quelques pas dans la rue. Je ne sais pas qui est la femme de ménage. Je suppose qu’il s’agit d’une aide soignante ou d’une assistante sociale. Je ne sais pas. Aucun mépris de ma part. Je ne sais pas s’il loge dans une maison de retraite, une annexe d’un hôpital, l’appartement qu’il occupait avec Aline.

Quand je suis arrivé, j’ai vu un petit vieux. Il n’a pas dix ans de plus que moi.

24 octobre 2019

Traitons de bière

J’arrive au bistro où je vais tous les soirs après le boulot. Et le patron me dit « Tu connais la 1947 ? » « ben oui » « c’est pas possible, ça vient de sortir ! C’est la commerciale de Kronenbourg qui me la propose en avant première ». 

Ccil et Christophe sont des précurseurs ! Gloire à eux. Ça fait plusieurs mois qu’il y a de la 1947 au 1880 (toutes les marques sont des années dans ce bistro). Quand le patron du 1880 m’avait parlé de cette bière, je m’étais intéressé à l’histoire de la Kro. Passionnante. Avec Christophe, nous avons les mêmes goûts en matière de bière. 

Par exemple, on aime bien goûter à tout et découvrir des produits. Mais quand il s’agit d’en boire plus de trois ou quatre (demis), il y en a très peu vraiment buvables. Je vais citer les deux plus connues : la Carlsberg (j’y suis) et la Kro de base (comme à la Comète). 

La Kro a une mauvaise image. Ça date de longtemps. L’image d’une bière de chantier. Elle est pourtant très bonne mais les types qui boivent relativement peu de bière préfèrent des bières avec plus de goût, comme la Grimbergen. Kronenbourg n’a pas une mauvaise image vu qu’ils ont depuis longtemps un très bon produit, la 1664 (et ses dérivés comme la blanche). Une des meilleures spéciales sur le marché, battant haut la main des bières étrangères.

Attention ! Les goûts et les couleurs ne se discutent pas. On ne peut pas tous être d’accord. Je sais par exemple ce qu’Annie et Marc pourraient commenter à ce billet. Ils sont pardonnés. 

Quand j’étais plus jeune, il y avait une bière de base dans les bistros (Kro, Kanter, Pelforth, Amstel, Heineken...), une bière spéciale (1664, Heineken, Carlsberg, Tuborg) et parfois une bière « autre » (Guiness, Leffe, Grim, Record, blanche...). Depuis plus récemment, le choix est plus large. Beaucoup de simples bistros ont cinq ou six pressions au choix (je pense que les processus de conservation ont changé et que les bars peuvent se mettre d’avoir plus longtemps les flux en perce mais il y a d’autres raisons : la baisse du nombre de cafés, la mode de la bière par rapport à d’autres boissons,... qui font que la consommation de bière d’un commerce augmente).  

Les marques ont changé leurs politiques de marketing. La Kro est remontée en image. La Carlsberg et la Heineken sont devenues des bières de base. D’autres marques ont presque disparu. Des brasseurs (en tant que distributeurs de bières) ont modifié leurs pratiques sans compter le monde de la finance qui provoque des concentrations. Regardez vos bistros préférés. La plupart ont de la Kro (ou de la Carlsberg), de la 1664 et de la Grim. Je suppose que la Carlsberg et la Kro ont le même distributeur : Kronenbourg. 

C’est une révolution par rapport à la décennie précédente où Amstel et Heineken arrivaient en tête. 

Revenons rapidement sur un détail. La différence entre la Kro et la 1664 (blonde). La première est plus légère en alcool. Mathématiquement vous pouvez en boire plus. Surtout, elle est plus légère en goût. Donc plus digeste. Moins écœurante à la longue. Kronenbourg a probablement fait la 1664 pour améliorer son image mais vend plus de Kro pour une question mathématique. Les gens du marketing sont des génies et on est manipulés. Faisons une expérience. Prenez un type qui boit de la 1664. À la quatrième, vous lui servez de la Kro. Il ne le remarquera pas. De toute manière, la bière est un produit qui se boit froid. Donc les goûts sont tués. 

Revenons à la 1947. Je pense que le 1880 a remplacé la Kro par ce machin au début de l’été (sous l’impulsion d’un commercial Kronenbourg, je suppose). A cette époque, j’ai constaté que mes notes de bistro avaient chuté de 30%. J’aurais dû me réjouir pour mon portefeuille mais, bête comme je suis, je me suis demandé si ce n’était pas lié à l’âge ou à une maladie quelconque. J’étais d’autant plus inquiet que mes notes à la Comète (Kro) et au bistro à côté du boulot (Carlsberg) n’ont pas changé et que j’aime toujours autant changer occasionnellement de bière pour l’apéro, découvrir de nouveaux produits et tout ça. Je me demandais si mon « évolution » n’était pas définitivement liée à l’âge (à Loudeac, les bistros ferment à 1 heure du matin, à Bicêtre à 22h30). Si ma note baisse, c’est que je bois moins de bières. 

Remarquons que j’ai vécu le même phénomène mais inversé quand la Comète est passée de l’Amstel à la Kro en 2008 mais sans que je m’en rende compte à l’époque pour différentes raisons (les horaires ont changé et j’ai arrêté de faire crédit, crédit que je faisais pour pouvoir payer par chèque tout en éclusant mes chèques restaurant). Notons le génie de l’homme : nous avons une auto régulation. Comme je buvais plus et plus tard, je n’arrivais plus à me lever pour aller au boulot alors que j’étais très matinal (il me fallait lire la presse et faire mon billet de blog vers 9h). Du coup, je me lève maintenant à 8h30 et bosse plus tard donc sort plus tard du bureau pour aller au bistro. J’ai trouvé le point d’équilibre. 

Ainsi, revenons à ma conversation avec le patron à côté du boulot. Je lui ai raconté ça. En résumé, ça donne : « tu vas faire de la 1947, ça va entrer en conflit avec tes bières spéciales mais ça va diminuer la consommation des buveurs de bière de base. »

Il a fait la gueule.

21 octobre 2019

L’affaire Odoul : un défis pour la République !

Une fois n’est pas coutume, je copie ici une publication du Printemps Républicain dont au sujet duquel je suis fier d’adhérer depuis deux ans. Mon premier engagement associatif depuis 1997. J’avais tout laissé tomber depuis. C’etait au sein de l’association laïque du scoutisme français et nous étions partis en mauvais termes. 

Je copie, donc :

« 🎙L’affaire Odoul : un défi pour la République ! 🎙

Depuis sa création, le Printemps républicain alerte sur l’existence d’une véritable « tenaille identitaire », selon l’expression d’un de ses fondateurs Gilles Clavreul. Celle-ci oppose, d’un côté, l’extrême droite glorifiant une soi-disant pureté de l’identité ou de la civilisation françaises et, de l’autre, l’islam politique et ses idiots utiles glorifiant pour leur part diverses identités au motif que la France serait demeurée cet état colonial aux relents racistes nourrissant une haine contre les Musulmans. 

Dans ce face à face, la République est accusée – en même temps – de faiblesse et de racisme. Et souffre d’être déchirée par les mâchoires de cette tenaille à l’imaginaire de guerre civile. La polémique engendrée par un conseiller régional Rassemblement national est la dernière illustration de cette unique façon d’envisager la vie en commun : inflexible, chaque camp enjoint à l’autre de se soumettre ou de quitter le pays… Et chaque nouvelle outrance nourrit la suivante.

Dans ce capharnaüm, il est difficile d’exister. Mais pas impossible, comme ont su le faire Amine El Khatmi sur LCI ou Laurent Bouvet dans le Figaro la semaine dernière. Qu’ont-ils dit l’un et l’autre ? Qu’il faut partir de la loi telle qu’elle existe aujourd’hui : si ces femmes n’ont pas d’attitude prosélyte, rien ne leur interdit d’accompagner des sorties scolaires. On peut être en totale opposition avec cet attribut rétrograde, mais il ne faudra pas compter sur le Printemps Républicain pour se lancer dans une chasse aux femmes voilées. Et si la loi devait être amenée à changer, on ne le devrait alors qu’aux excès des tous ces entrepreneurs identitaires qui font d’une zone de respiration laïque – l’école – un territoire disputé que l’Etat doit neutraliser. Nous proposons plutôt d’utiliser les bataillons de volontaires de la réserve citoyenne et du service civique pour accompagner le plus possible les sorties scolaires plutôt que de faire de ces moments hybrides des annexes de la neutralité de l’Etat. 

Sur ces sujets, mis à part la position affirmée – et pourtant contestée – du ministre de l’Education nationale, l’Etat est précisément le grand absent de la séquence que nous venons de vivre. En refusant d’exprimer une direction claire sur les questions de laïcité qui pourrait enfin soutenir une action ferme, le Président de la République renforce la cacophonie. 

En effet, aux discours forts qui suivent les épisodes tragiques que connaît son quinquennat – que l’on songe à l‘assassinat du colonel Beltrame ou à celui des fonctionnaires de la Préfecture de Police de Paris – ne succèdent que des actes faibles. Et les propos ambigus sont immédiatement suivis d’un déchirement de sa majorité. Si le Président a su définir les lignes directrices de sa vision pour l’Europe dans le fameux discours de la Sorbonne, on regrette l’absence de son pendant sur l’Etat, ses missions, ses moyens et son rapport à la laïcité. Pour l’heure, le Président semble porteur d’une vision uniquement comptable qui nourrit tous les mécontentements. 

Nous touchons ici aux racines du mal qui nourrissent inexorablement la tenaille identitaire : en raison de l’absence d’une vision claire portée au plus haut niveau, les assauts identitaires de tous bords prennent de court des fonctionnaires désemparés, immanquablement critiqués lorsque, courageux, ils décident d’agir et de lutter. Nous constatons ainsi l’affaiblissement de l’Etat, l’amollissement de la notion de service public et, in fine, la démoralisation de tous les fonctionnaires (par ailleurs alimentée par l’échec spectaculaire de certains services publics, pensons à l’école qui malheureusement amplifie les inégalités sociales ). « Puissance publique » est une expression vide de sens lorsque ses serviteurs ne savent en quoi ils sont encore puissants et à quoi il leur sert d’être publics…  

Ainsi, la tenaille identitaire n’est forte que de la faiblesse de la République. Or, qui incarne la République sur le terrain ? Les fonctionnaires de première ligne : policiers, enseignants, infirmiers médecins, pompiers, magistrats etc. auxquels on pourrait rajouter les élus locaux. C’est-à-dire tous ceux qui expriment aujourd’hui leur malaise en manifestant, en faisant grève, en refusant de poursuivre leur mandat ou plus tragiquement en attentant à leur propre personne...  « Passer à l’acte » de toutes ces manières est le pouvoir qu’il reste quand agir en représentant de l’Etat devient peu à peu impossible, difficile ou insensé.  

Sans jamais se hausser au niveau de l’intérêt général, les identitaires de tous poils partent à l’assaut du commun pour y être entendus ou reconnus. C’est donc l’expression irrépressible de ces identités (individuelles ou communautaires) qui induit un changement de rapport au collectif, donc au service public et nous oblige désormais à redéfinir celui-ci. C’est pourquoi l’impératif managérial et les règles comptables, aussi légitimes soient-ils, ne peuvent servir de doctrine et masquer aux agents le sens de leur métier et leur devoir d’incarnation de l’Etat. Pour répondre aux problèmes de coût, d’efficacité mais aussi de laïcité, l’alternative n’est pas entre une remise en cause libérale de l’idée de service public ou la crispation étatiste – plus d’argent, plus d’agents sous statut. Il est dans une redéfinition même du sens du service public face à la tenaille identitaire. Le service public est un élément de notre accord commun. Et il cherche une nouvelle respiration – les débats sur la laïcité en témoignent. 

Affirmons-le clairement : si l’on veut véritablement lutter contre les extrêmes, contre le communautarisme, contre l’hydre islamiste et au-delà contre la pauvreté ou la relégation sociale, alors il faut investir dans le sauvetage de nos services publics. Non pas seulement avec plus d’argent mais d’abord avec plus de sens. C’est-à-dire notre soutien et notre reconnaissance pour « la République en première ligne » ! »

19 octobre 2019

Devenons de bons musulmans

J’arrive de Twitter. Les imbéciles s’excitent contre Cazeneuve qui a dit qu’on aimerait bien que les musulmans disent qu’ils aiment la République.  Ou un truc comme ça. Je ne suis pas son porte parole. Ils sont fous. Pas les musulmans, les islamogauchistes. 


Néanmoins, il nous faut rétablir l’entente à gauche afin de lui permettre de gagner des élections et de reprendre le progrès social comme le voilage des femmes et trucs comme ça. 


Pour rétablir la paix, je propose que nous nous convertissions tous à l’islam mais à un islam modéré. Pas à un islam méchant qui pousse à faire des attentats dans des mosquées, hein ! Nous serons alors des musulmans qui lutteront contre l’islamisme ce qui n’est quand même pas compliqué. Pour ma part, je ferais bien musulman kabyle ou sénégalais : ces braves gens continuent à se saouler la gueule. 


Je crains néanmoins qu’on ne voit éclater une nouvelle scission à gauche entre les gauchistes islamistes et les gauchistes musulmans modérés. Les premiers nous obligeraient à poser des bombes, à mettre le voile, à nous lapider, nous exciser pour prouver notre foi. Et si on refuse, on passera pour des fascistes, des collabos et tout ça. 


On nous dira qu’on est des méchants qui ne respectent pas les pires traditions des contrées malfaisantes. Et on nous engueulera quand on ira au bistro avec nos femmes (il en faut plusieurs) car le bistro n’est pas la place des femmes. Elles doivent rester au harem. Et on pliera. On se forcera à supporter plusieurs gonzesses mais on ne les amènera pas au bistro. On les lapidera si elles font une des pipes au plombier alors que la fuite n’est pas encore bouchée. 


Mais on aura la chance d’avoir défendu tous les opprimés.  D’être de bons gauchistes. 

15 octobre 2019

Mettons un voile sur l’amalgame

Je lirais bien la tribune des 90 lascars qui appellent à lutter contre la haine anti musulmans mais elle est réservée aux abonnés du monde et je me fais toujours un plaisir de n’avoir accès qu’aux mêmes informations que les citoyens lambda. 

Je leur ferai néanmoins remarquer qu’ils ont remis une pièce dans la machine à amalgamer et à rendre insupportables les musulmans. 

Il faut savoir raison garder comme disait un grand penseur comme Balladur au sujet de sa propre sénilité. 

Odoul a dit une connerie. Très grosse. Je passe l’humiliation de la mère et du môme. Pour cela, il mérite des coups de pied au cul. Violents. Avec des chaussures pointues par un type sachant viser. Avec des tessons de verre collés à la pointe des chaussures. Il mérite d’être condamné pour avoir dit dans une enceinte de la République ces conneries. 

La présidente du conseil machin aurait pu avoir une réaction plus virulente et connaître la loi. 

Les propos de Blanquer ont été justes. Il n’est pas souhaitable d’avoir des femmes voilées accompagnant des sorties scolaires mais ce n’est pas interdit. Il est critiqué par quelques gauchistes qui aiment bien critiquer. C’est un peu dommage pour eux. Les sondages disent clairement que 60% des électeurs de la gauche de la gauche sont nettement contre le voilage en question (et encore plus quand on va sur la droite, ce qui n’est pas surprenant). Il ne s’agit pas de faire une politique en fonction des sondages mais il faut bien se foutre dans le crâne que les gens de gauche ne veulent pas de religion sans l’espace public. J’en fais partie. Blanquer a dit « il n’est pas souhaitable » et il a raison. S’il y en a, tant pis. Ce n’est pas interdit. 

Et une mère voilée qui accompagne un groupe de gamins ne remet pas en cause la cohérence de la République. Mais, le jour où on aura que des femmes voilées à accompagner des sorties scolaires, ça sera trop tard. Amen. 

Philippe, notre Premier Ministre, a rappelé la loi. Celle de 1905, la base. Et les suivantes. Elles suffisent. On ne va pas adapter la loi à chaque pet de travers. Jacob commence très mal son job de chef de ce qui fût un grand parti de droite. Il ferait mieux de rappeler ce qu’est la République. 

Et ces 90 andouilles feraient mieux de ne pas interpeller notre président, celui de notre République, suite à des sorties odieuses d’un immonde petit élu. Elle en sortirait, la République, grandie. Elle sortirait grandie qu’on arrête de remettre une pièce dans la machine à chaque connerie. 

Et ça ne sert absolument pas les musulmans qui n’ont rien demandé dans cette histoire. Et on peut torturer le problème dans tous les sens. Il n’est pas qu’une femme voilée accompagne des gamins dans une sortie scolaire. Si elle est convaincue, si elle a vu la vierge, qu’elle porte une voile ! 

Le problème tourne autour des revendications politiques. De l’extrême droite. Des islamistes. J’en passe. Bonnet blanc. Blanc bonnet. Il nous faut être très vigilant. Ne pas défendre une cause pour tenter d’éliminer l’autre. Quand 90 starlettes émettent un tel appel, elles visent à combattre ceux qui luttent contre l’islamisme : les républicains. Sans majuscule. 

Ils pratiquent l’amalgame. C’est toujours le même problème.

09 octobre 2019

Laissez-nous padamalganer !

Le pas d’amalgame me gonfle toujours. Des andouilles ont même sorti un hashtag #balancetonmusulman pour protester contre je ne sais qu’elle annonce présidentielle ou gouvernementale qui invite la population à s’interroger s’ils voient des gens avec des signes de radicalisation. 


Le résultat est évidemment très drôle (du type : mon voisin ne se rase plus, c’est un signe de radicalisation, je vais le dénoncer). J’ai même failli participer mais j’ai vu des trucs bien plus rigolos que ce que j’aurais pu imaginer alors j’ai lu en silence. Puis j’ai compris. 


C’est encore un truc pour empêcher toute critique de l’Islam. 


Les gars, ce n’est pas amusant. Dans mon équipe, j’ai eu un type qui refusait de serrer les mains des femmes avec un tas de prétextes différents (genre je sors des toilettes ou je suis enrhumé mais il avait serré les mains des hommes). Il avait des tenues très strictes (à l’occidentale) à un point très drôle (d’autant qu’il était grand et mince et avait des pantalons trop courts). Il avait en permanence des écouteurs sur les oreilles (pour son boulot ce n’était pas gênant) et on a appris par hasard qu’il écoutait le coran en permanence. Qu’il s’habille n’importe comment et écoute le coran en permanence ne me dérange pas spécialement mais montre qu’il n’est pas franchement intégré à la société. Qu’il refuse de serrer les mains des femmes est inadmissible. Et qu’il se force à tenir des discussions de machine à café (ce dont j’ai horreur) parce qu’il faut bien parler aux clients m’exaspérait au plus au point. 


Et je bosse dans un milieu où il y a plein de musulmans issus de nos anciennes colonies d’Afrique du nord et du Sénégal au point où ça nous pose des questions pour l’organisation des pots. C’est d’ailleurs pareil dans les bistros mais on y trouve assez peu de salafistes. Pour le boulot, c’est simple : on recrute sur CV et entretien (les consultants comme les permanents) et un diplôme d’ingénieur n’a pas d’origine ethnique, alors on s’en fout ! Et comme les types pas franchement blondinets sont moins chers parce qu’ils ne pêtent pas plus haut que leur cul... A deux personnes avec la même compétence professionnelle, on ne va pas prendre la plus chère. On ne fait pas du dumping social, on parle d’ingénieurs. 


Alors laissez nous padamalguer comme on a envie de padamalguer ! Je sais faire la différence entre mes musulmans du quotidien, ceux qui refusent de s’intégrer et ceux susceptibles de virer au terrorisme. 


Le sujet est grave et sérieux. Si vous voulez le résoudre par un hashtag, il n’est pas impossible que vous méritiez des baffes. 


08 octobre 2019

Radicalisation grossophobe

Tant que je suis dans les réseaux sociaux à raconter des conneries, il faut que je raconte une anecdote. Ce matin, je n'avais plus de belle chemise repassée. J'ai donc décidé en prendre une neuve, encore jamais portée et dans son emballage d'origine (j'ai toujours eu un stock pour ce genre d'urgence).

J'ai quand même vérifié la taille vu qu'à une époque, j'avais un tantinet tendance à nier ma légère surcharge pondérale ce qui fait que j'avais beaucoup de chemise bien trop petites (je prenais du 41/42 alors qu'un 45/46 est plus adapté, soit tout de même 10% de plus ; depuis, avec l'aide du père Noël et de quelques achats bien sentis). La taille était bonne.

Je vais pour la mettre mais ça ne rentre pas. Ca ne glisse pas, j'ai du mal à enfiler la deuxième manche... Un peu comme si je ne m'étais pas séché après la douche et que la chemise sortie du paquet conservait des plis. Je ne sais pas. J'insiste. J'arrive à la mettre mais impossible de la fermer, j'étais tassé dedans, mal à l'aise, les bras à moitié coïncés.

J'essaie de l'enlever mais je n'y arrive pas, je tire dans tous les sens, me contorsionne,... Rien à faire. J'envisage les scénarios du genre : aller comme ça avec un manteau à la Comète et demander au serveur de me libérer ou appeler la concierge.  Finalement, j'ai réussi mais j'ai perdu 10 bonnes minutes (réellement) en plus du temps perdu à déballer la chemise, enlever les épingles (et faire la même opération avec une autre chemise) : je suis donc arriver avec 10 minutes de retard au boulot (je m'étais accordé une marge de 10 minutes pour les pb de transport en commun).

Bref, je regarde l'étiquette de la chemise : 39/40. Je vérifie l'emballage : 45/46.

Ah ben merde.

Je peux vous dire que pour la chemise suivante, j'ai vérifié avant de l'enfiler.

05 octobre 2019

La relativité de la pénibilité du travail

Parmi les boulots pénibles - Macron a encore dit une connerie à ce sujet et les gauchistes ont réagi - il y a ceux qui passent des heures à faire la mise en place ou le rangement après les heures productives. 


Prenons un exemple : moi. C’est un gros exemple. J’arrive au boulot et je fais ce pour quoi je suis payé : aller prendre un café et m’asseoir sur mon siège à taper des conneries sur un clavier. Je suis productif 217 jours par an, huit heures par jour. 


Prenons un serveur de bistro en caricaturant un peu (dans le sens ou un serveur ne fait jamais l’ouverture et la fermeture d’un bistro le même jour, contrairement, parfois, au patron). Le matin, il passe une heure à sortir la terrasse et le soir une autre à la rentrer et à faire la caisse. Et une des deux périodes en faisant le ménage à fond. Ces deux heures sont pénibles. Ça fait partie de leur travail mais l’essence de ce travail est de faire du chiffre d’affaire en vendant des trucs. Pas pour porter des tables avec des pieds en fonte. 


Je ne sais pas si les gauchistes qui parlent de pénibilité savent de quoi ils parlent. Ils imaginent le couvreur qui passe son temps dehors dans des conditions de sécurité un peu limite mais ont pour la plupart un boulot dans lequel ils sont productifs. A droite, ils sont aussi cons. Ils s’imaginent que la totalité du temps de travail des profs est de faire classe alors qu’il faut corriger des copies, rencontrer des parents, préparer des leçons et ... travailler debout ce qui n’est pas fréquent dans le tertiaire. Sans compter que, n’ayant pas de chiffre d’affaire à réaliser, il manque un critère. 


Moi, par exemple, je n’ai pas de chiffre d’affaire à réaliser mais par le boulot que je fais, qui n’est pas pénible, je contribue au chiffre de la firme. Certains voudraient sans doute que l’enseignant participe au chiffre de l’Education Nationale. 


Je ne veux pas opposer la droite et la gauche mais les deux se trompent péniblement sur la pénibilité. Prenons un même gros exemple : moi. J’ai un boulot qui n’est pas pénible a priori mais je bosse dans un open space au troisième sous-sol d’une tour de La Défense. Vous croyez que ce n’est pas un peu pénible ? Le siège de ma boîte est au 17ème étage et des gens qui font le même boulot que moi y bossent. J’y bossais. L’augmentation de la productivité que nous avions a fait que notre service a augmenté le nombre des employés et a été obligé de déménager au sous-sol... Vous pensez vraiment que c’est valorisant ? Non. C’est pénible. 






Prenez l’illustration de ce billet. C’est le poissonnier qui s’installe tous les samedis en face de la Comète. Il y a le patron et deux salariés (un vieux qui forme une jeune pour le remplacer). Ils viennent de Normandie tous les jours où ils bossent en région parisienne, installent leur stand, vendent trois ou quatre heure et passent une heure à tout ranger puis rentrent en Normandie. C’est pas un boulot pénible, ça ? Vous me direz que les deux salariés (comme mes serveurs de bistro sont payés pour et que le patron gagne de l’argent avec ce truc). 


Macron a tort de dire qu’on ne peut pas assimiler le travail à la pénibilité. Les gauchistes ont tort de le critiquer parce qu’ils ne savent eux même pas ce que ça veut dire (et j’en veux à Hollande). 


Pour ma part, j’ai deux heures de transport par jour. C’est pénible. J’ai la chance d’avoir une journée de télétravail par semaine mais je la passe à 430 km de chez moi donc passe deux demi journées en transport. Je le fais pour « m’occuper » de ma mère. C’est pénible (pas de m’occuper de ma mère mais de devoir m’organiser autour et j’ai bien conscience que beaucoup n’ont pas la possibilité de le faire). 


Ceux qui parlent de la pénibilité au travail, Macron et les gauchistes, feraient mieux de poser les critères et de les analyser. Un maçon a un boulot pénible mais il fait ce qu’il aime - construire - et est productif à 100% du temps. Ou alors il n’aime pas mais il faut bien manger. 


C’est la relativité de la pénibilité. 

Radicalisation ostentatoire

Je n’aime pas appeler à la démission mais nous avons quand même un problème avec ce qui s’est passé à la Préfecture de Police avec un type qui fait un massacre à l’intérieur alors qu’il y bossait depuis des années, qui s’était radicalisé et que sa radicalisation avait été signalée. 


Le préfet de police doit sauter. Celui qui était en place au moment du signalement doit sauter. Le gars qui est ou était leur chef, le ministre ds l’intérieur, doit sauter. 


Les gauchistes devraient sauter sur l’occasion pour faire de la politique et démontrer l’incompétence de nos dirigeants. Mais ils ne peuvent pas. Trop coincés par leur contradiction. Le type qui s’est radicalisé l’a fait obligatoirement parce qu’il vivait proche d’islamistes politiques influents formés pour convertir les lascars. 


C’est mal mais ils ne peuvent pas le dire. Ils ne peuvent pas dénoncer cet islamisme. Et celui qui le ferait serait immédiatement lâché par ses congénères. Serait catégorisé dans les racistes. 


Ouille. 

27 septembre 2019

La maison brûle mais nous pissons ailleurs

« La maison brûle et nous regardons ailleurs ». Voilà une excellente citation de Chirac. Il y a quoi ? 17 ans ? 


Elle n’a servi à rien. Tout comme les vociférations actuelles de Greta machin. Qu’on nous interdit de critiquer. 


Chirac avait fait mettre le principe de précaution dans la Constitution (ou, plus précisément, annexer à cette dernière une espèce de charte pour l’environnement). C’est un truc d’un roublard de droite pour ne pas se faire haïr par la gauche : on est obligés de soutenir. Mais ça ne sert à rien. 


Alors, putain de bordel, ne m’obligez pas à soutenir Greta au nom de votre bonne conscience. 

26 septembre 2019

Le bruit, l’odeur et la sympathie

Jacques Chirac est mort aujourd’hui. J’ai un blog d’information. Beaucoup de publications ont été faites dans les réseaux sociaux. Certaines sont émouvantes, comme celle de Romain. Les blogs sont muets ou presque. Je n’ai vu que mon copain Falconhill évoquer Chichi. D’autres sont à chier et la mienne le sera. Plein de banalité. 

C’est le quatrième président ou ex que je perds depuis ma naissance. Pour de Gaule, j’avais 3 ans. Pour Pompidou, 8. Pour Mitterrand, 30. Pour Chirac, 53. À ce rythme, Giscard devrait nous quitter pour mes 80... 



Sarko et Hollande devraient se poser des questions...

J’ai déjà raconté plusieurs mon histoire face à la mort de Mitterrand (lorsque l’avion décollait de Villacoublay pour Jarnac, j’étais sur l’autoroute à côté de l’aéroport et j’ai vu l’avion décoller comme si Mitterand partait au ciel - c’est une image, je suis un affreux athée - comme si je le saluais ou qu’il me saluais. Comme si tous les Français ou les types de gauche passaient par hasard par là). Vu de loin, j’ai un peu la même image de nos deux présidents chacun élus deux fois au suffrage universel. Chacun étant deux individus différents ce qui fait quatre. En gros. 

Concentrons nous sur Chirac. C’est lui fait l’actualité, bordel !

Sur les Chirac. Le premier haïssable. Malik Oussekine, le bruit et l’odeur, la reprise des essais nucléaires,... celui de transition. Le personnage rendu sympathique par les Guignols en 1995. Mangez des pommes et tout ça. Le sympathique haïssable. Ces gouvernements pourris, les Juppettes. Et les essais nucléaires. Mais l’arrêt du service militaire. Cette dissolution ratée sauf pour la gauche qui a connu une des meilleures périodes de gouvernement de son histoire avec les 35 heures, les privatisations et tout ça. Puis l’espèce de débonnaire, de 1997 à 2007, la coupe du monde, l’abracabrantesque, le CPE (pour le volet « ratifié mais pas mis en œuvre »). 


Tous ces volets font qu’on finit par l’aimer quand on est objectifs et par le haïr quand on est coincés du cul. C’est difficile de dire qu’on a fini par aimer Jacques Chirac quand on est à gauche. Mais, au fond, on n’aime personne. A droite, certains l’aiment. D’autres le détestent. Tant pis. J’ai ouvert ce blog politique fin décembre 2005. J’avais déjà un blog plus généraliste. On a donc célébrer les dix ans de la mort de Mitterrand une dizaine de jours plus tard. J’avais été pris dans un tas de polémiques. 

A cette époque, je n’osais pas encore dire que les autres internautes étaient des peine-à-jouir ou des dort-en-chiant. 

Maintenant, j’ose. 

Salut l’artiste ! Je t’ai aimé, haï, mais on s’en fout. Tu restes le président bon vivant et sympathique, comme Hollande. Tant pis pour les emplois fictifs, on a bien rigolé. 

Mais boire de la bière ne t’a pas réussi. Je suis inquiet. 

Pensées aux proches et à la famille. 

25 septembre 2019

Bouvet et Pivot au pilori ?

#jesuispivotetbouvet. 

Soutien total à ces deux énergumènes qui sont tous les deux victimes d’une cabale de glandus qui se trouvent très certainement progressistes mais qui ne font que supprimer le droit à déconner. Et à aborder les sujets avec sérieux. Bilan : l’un passe pour un vieux pervers et l’autre pour un immonde raciste. Alors que, aussi bien, c’est le contraire. 

Ce sont deux personnages parfaitement respectable. 

Traitons rapidement le cas de Bernard Pivot, lamentablement apostrophé. Notons qu’avoir une dent contre pivot est complètement crétin. Le monsieur a fait un tweet nostalgique sur la Greta. Certains le trouvent sexiste. Il aurait dû écrire en inclusif. Genre : « quand j’étais môme, je draguais les anglai.se.s et les suédoi.se.s ». Notre monde est de plus en plus grotesque. 

Passons à Laurent Bouvet que j’ai la chance de connaître contrairement à lui qui a la malchance de m’avoir rencontré dans un célèbre bistro de banlieue pas fréquenté par Mâame Diallo. Il n’a fait que rediffuser des infographies rigolotes parodiant des affiches de la FCPE. Cette dernière a porté plainte. J’espère qu’elle sera poursuivie pour procédure abusive (ce n’est pas à exclure : Laurent n’a que rediffuser des trucs qui tournaient déjà). Sans compter que les dirigeants de la FCPE à l’origine de la plainte pourraient bien être virés à coup de pied dans le cul par les militants. Un tel syndicat n’a pas à jouer avec la laïcité et surtout pas a des fins électorales comme un vulgaire élu socialiste de banlieue. Comme le bistro en question mais ça n’a rien à voir. 

Laurent combat l’islamisme politique ce qui est tout à son honneur. Il mérite tout notre soutien. Bernard défend la langue française (et fourrée, accessoirement). Militons pour l’arrêt immédiat de la connerie en politique et soutenons ces braves gens.

22 septembre 2019

Un peu d’ambiance au Kremlin-Bicêtre ! Et un bel accident à l’angle Thomas Danton











C’est le bordel ! J’arrive de Bretagne. Je vais à la Comète. Ils ferment. Je vais au PMU, plus de pression. Je vais à l’Aero, je finis la pression. Je vais au bistro de secours, j’entends un grand boom et j’arrive. 

19 septembre 2019

Salut, Philippe Pascal !

De tout cœur avec eux. Je ne vais pas refaire l’histoire. Seulement rappeler mon histoire personnelle que j’ai déjà racontée. J’avais 15 quand ils ont commencé à être connus. Je crois bien que j’avais aussi quinze ans quand ils se sont séparés. Ça a été bref. 


L’article avec un lien pourri : 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-les-membres-de-marquis-de-sade-aneantis-par-la-disparition-de-philippe-pascal-6525497?utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1568798317


On se voyait déjà avec un groupe breton rejoindre les grands. A cet âge, à cet époque, on était assez cons pour détester les Beatles et les Stones. On préférait les Doors et les Stooges. Et Bowie, un peu dans un autre domaine. Tout comme Renaud (on n’aimait pas dire qu’on l’aimait bien) et Téléphone (l’autre espoir des jeunes Français mais pas Bretons). Les années se mélangent dans ma tête. J’ai mis des années à aimer tous ceux que je détestais à l’époque. Les Stones sont rapidement venus dans mes préférés mais jusqu’à 25 ans, je n’ai supporté qu’un seul album des Beatles (Sergent machin), honnissant le reste (ce qui a bien changé depuis). 


Je ne veux pas, ici, comparer ces groupes mais seulement illustrer ce qu’il y avait dans mon crâne d’ado. L’espoir qu’un groupe breton détrône le rock anglo-saxon. C’est raté. 


Cet espoir était encore plus motivé par le fait que le guitariste, devenu depuis mon copain dans Facebook, était issu d’un trou proche du bled et que sa mère était pote à mon père. 


Et puis, il y a eu mon premier concert, celui où j’ai été autorisé à quitter Loudéac sans les parents mais sous la responsabilité de mon grand frère. C’était à Rennes. C’était Marc Seberg. 


Adieu, Philippe Pascal !

17 septembre 2019

Immigration, piège à cons

La polémique du jour porte sur les propos de Macron à propos de l’immigration. Il a parlé de bourgeois et on ne peut pas nier que ces derniers soient assez peu touchés par le sujet. 


Il a surtout dit que la gauche au pouvoir ne faisait rien à ce sujet et que l’extrême droite se retrouve aux portes du pouvoir après avoir eu une « gouvernance » de gauche. Peut-être y a-t-il un vrai sujet ? Toujours est-il qu’on peut difficilement nier la véracité de ses propos...


L’insécurité culturelle et tout ça. Je ne sais pas ce qu’il faut faire. Toujours est-il que Sarkozy a tout perdu en parlant trop d’immigration en 2009 et 2010. C’est un fait. Comme celui que la gauche qui ne traite pas le sujet patati patate... 


Alors la gauche peut bien s’offusquer. Oui il faut accueillir les migrants, ces pauvres gens, mais si les Français n’en veulent pas, on est mal barrés. 


Macron parle d’immigration. La gauche ne le fait pas. La majorité est largement à droite. Il fait comme Sarkozy. Il va perdre. Mais la seule opposition est à sa droite. 


A son extrême droite. 

14 septembre 2019

L’avenir n’est pas la retraite mais la liberté

La plupart des lascars qui soutiennent la réforme des retraites et surtout de ceux qui critiquent les grévistes feraient mieux de se faire greffer un cerveau. 






Outre le fait qu’ils sont tout simplement jaloux de ceux qu’ils appellent des privilégiés (comme si c’est un privilège de signer un contrat de travail t’obligeant à faire un boulot pénible), ils sont très mauvais en économie et martèlent des éléments de langage pour dire nananère le système est déficitaire et l’expérience de vie augmente donc c’est normal de travailler plus longtemps. 


Déjà, ils omettent quelques détails pratiques. J’ai commencé à cotiser à 19 ans (et j’ai fait un an de service militaire ensuite). Je ne vois pas pourquoi je me casserais particulièrement les couilles pour des types qui entrent dans la vie active à 27 ans (je n’ai pas dit que c’était de leur faute). 


Petit un : c’est idiot de vouloir forcer les gens à travailler plus alors qu’il y en a tant qui voudraient travailler plus. En d’autres termes, faut arrêter de nous faire bosser plus longtemps alors qu’on a plus de 5% de chômage et un paquet de types en sous emploi malgré eux. 


Il n’y aura pas de petit deux, je fais la grève de la numérotation. 


Quand j’étais jeune, il y avait des pompistes pour faire le plein de la voiture. Maintenant, il y a plus de pompistes en retraite que de pompistes qui pompent. Tout comme il y a plus de cheminots en retraite que de cheminots qui cheminottent (je me demande s’il faut deux t à ce mot). Les abrutis qui comparent le nombre de salariés de la RATP et le nombre de retraités de cette honorable maison sont des abrutis redondants. 


Le fait que le monde bouge sort de leur cerveau. Les métiers changent. La structure du travail évolue. Des boulots vont disparaître. Que deviendront les chauffeurs de bus, de métro, de taxi, de VTC, de train, d’avion et de salle quand tout sera automatisé ? On y viendra vite. 20 ans, 30 ans ? Un tas de métiers vont disparaître. Dans 10 ans : plus de caissières dans les supermarchés. Tant pis. C’est un boulot pénible. Plus de radiologues. L’intelligence artificielle les remplacera. Tant pis ! C’est un métier où on passe son temps à voir des vieux à poil. Ne parlons pas des proctologues ! Plus de comptables ! Tout sera connecté et la comptabilité sera automatisée. Tant pis ! Quel intérêt à traîner dans des tableaux de chiffres ? Plus de juristes, tiens ! L’intelligence artificielle lira ces bon dieux de lignes de texte à notre place. 


Et plus de maçons (une vidéo tourne dans les réseaux sociaux avec une machine qui monte une maison en agglos en trois jours). Tant pis ! Quel intérêt à porter des briques sous la pluie ou le soleil ? 


Et plus de journalistes : quel intérêt à retranscrire une dépêche AFP issue d’un communiqué de presse résultant d’un ordinateur ? Mais toujours de les blogueurs et autres internautes qui continuent à donner leur avis à tout le monde. Je devrais faire un blog payant, tiens ! 


Penser la retraite en se tournant uniquement vers son système de financement en voulant l’équilibrer par le travail devrait nécessité une hospitalisation d’urgence en psychiatrie. 


Il faut penser au nouveau monde, à une nouvelle forme de répartition des richesses produites. Et je ne suis pas Picketti, l’idole de la gauche de gauche. 


Je ne prétends pas avoir les clés pour changer le système. 

12 septembre 2019

La grève et la mesure (et la connerie des politiques)

Je n’avais pas donné mon avis sur la grève de demain qui me gonfle pourtant au plus haut point. Voilà néanmoins ce que j’ai répondu à une copine qui gueulait après les grévistes. 


« Bof. Les types font un boulot réellement à la con (tu imagines un conducteur de métro : tu démarres. Tu roules de nuit une minute. Tu passes au jour. Tu attends 30 seconds.  Tu roules une minute de nuit et ainsi de suite. Sans compter le risque d’avoir un type qui se jette sous les rails et donc la nécessité d’une extrême vigilance). Là le gouvernement envisage de leur coller 10 ans de plus à travailler. »


Comme je dis souvent : il faut savoir être mesuré. La grève est légitime mais le gouvernement se comporte comme une bande d’amateurs méritant des baffes. Il y a des privilèges qui n’en sont pas. 


Tiens ! Hier je lisais qu’un décret était passé en catimini pour permettre d’obliger les profs à avoir des session de formation pendant leurs congés. Les imbéciles ne se rendent pas compte. J’ai passé mes vacances avec des parents profs et je voyais bien qu’ils étaient épuisés au bout des six ou sept semaines de cours. Plus que moi, maintenant, au bout de six mois sans congés... Ben oui. Je suis cadre sup dans l’informatique. J’aurai mes 42 années de cotisations avant mes 62 ans. J’évite de me plaindre pour des conneries. Et la grève de demain m’emmerde pour différentes raisons...


Tiens, aussi ! J’entendais Madame Pécresse qui disait qu’elle allait exiger des indemnités de la RATP à cause de la gêne occasionnée. Je vais lui rappeler que faire payer une société publique revient à faire payer chaque contribuable et lui retire des capacités d’investissement. Lui rappeler aussi que c’est à la région qu’elle préside de payer ces investissements qui permettraient qu’on soit moins emmerdés en cas de grève. 


Démagogie, quand tu nous tiens... Sachons être mesurés. Il n’y a que comme ça que nous ferons évoluer la société car des réformes sont bel et bien nécessaires car le monde bouge. 

07 septembre 2019

Brigitte devient féministe




Brigitte et Myriam seront en dédicaces à la Comète, 102 avenue de Fontainebleau, au Kremlin-Bicêtre pour un Kremlin des blogs, le 24 septembre à 19h43 pour une séance de dédicaces pour leur bouquin, rédigé par la première et illustrée par la seconde !

Vous connaissez les deux pouffes si vous me suivez depuis 2006 ou 2007.

Venez nombreux. Et à jeun. Il y a à boire sur place. 

28 août 2019

Restons phobes entre nous !

A force de dire n’importe quoi avec les mots en « phobe », on arrive à une résultat grandiose. On le voit avec l’homophobie dans les stades qui a fait parler d’elle récemment (voir le billet de David dans Causeurs : ce n’est pas parce qu’on traite l’arbitre d’enculé qu’on est homophobe). On l’a vu aujourd’hui avec une andouille du parti unique actuel avec l’islamophobie. 


Il faut voir la signification de ce « phobe » mais vous avez parfaitement le droit d’avoir de la répulsion pour l’islam ou l’homosexualité. La bien-pensance vous interdit de le dire et la loi condamne à juste raison (chacun fait bien ce qu’il veut) les actes « phobes ». Et surtout l’invitation à la haine « phobe ». 


Tout est dit dans ce slogan idiot de la gauche :  « le racisme n’est pas une opinion mais un délit. » Déjà, ça n’est pas une opinion mais, disons, un sentiment. Et ce n’est pas un délit : tout le monde a parfaitement le droit de ne pas aimer les gens « d’une autre ethnie ». Pour ma part, je n’aime pas les tomates et les mots croisés trop faciles. La décence m’évite de dire que les types qui aiment les tomates ou les mots croisés trop facile sont des dégénérés. Et pourtant... Le délit est l’incitation à la haine raciale. C’est bien différent. 


Les mots ont un sens. 


Et ce n’est pas avec des slogans idiots qu’on résoudra l’incitation à la haine des homosexuels ou des musulmans. Si on m’explique que je suis un connard parce que je n’aime pas les tomates et les mots croisés trop faciles, j’ai une certaine tendance à me braquer. Voire à dire « halte à la pensée unique des amateurs de tomates ou de mots croisés trop faciles ». 


Rassurez-vous :

- je suis islamophobe autant que christianophobe,

- je ne suis pas homophobe mais grossier donc j’utilise le mot « enculé »,

- je n’ai aucun ami homosexuel musulman ; allez savoir pourquoi,

- je n’aime pas les mots croisés trop difficiles,

- j’aime bien la sauce tomate,

- j’ai une prédilection pour les religions antiques où les dieux étaient multiples et se sodomisaient dans la bonne humeur. 

27 août 2019

Scènes de comptoir




Alors que la Comète est aussi vide que le cerveau d’un militant politique qui ne se revendique pas explicitement du centre gauche, j’assiste à de belles scènes de comptoir (mais il faut bien que je justifie de les raconter dans mon blog politique). 

Tout d’abord, nous sommes mardi et il y a le vendeur de pizzas dans le camion sur la place. Un de ses clients arrive au bistro avec une dame et un carton de pizza. Il dit « on peut s’installer ? ». Pascal, le barman responsable du jour répond : « bien sûr messieurs dames mais nous sommes un restaurant et vous ne manger pas de pizza achetée ailleurs ». Le type est furieux et dit « Ah mais c’est anti client, ça ! On aurait pris des consommations ! ». Ce à quoi j’ai répondu « on ne va pas au restaurant avec sa bouffe et au bordel avec sa femme ». Le type était furieux. 

Ensuite, j’ai vu le Pascal en question qui envoyait un SMS et entendu ce qu’il disait écrire. « Pour demain, 3 pains au chocolat et trois croissants ».  J’ai donc compris qu’il contactait le boulanger pour demain matin. C’est beau, la transformation numérique (et non pas digitale). J’ai connu l’époque où le boulanger se déplaçait pour prendre les commandes puis celle où les patrons de bistro téléphonaient. Maintenant c’est par SMS. Bientôt, il y aura une appli. 

Le plus drôle est que je me rends compte que les bistros passent les commandes au jour le jour pour ce genre de truc. Ils arrivent donc à déduire tous les jours la consommation du lendemain en fonction du nombre de clients le soir (ils vendent les viennoiseries au même prix que les boulangeries pour rendre service aux clients, s’ils appliquaient la marge usuelle, les clients ne viendraient pas). 

Ces deux faits sont presque contradictoires mais j’ai enfin trouvé un truc pas vide âge la Comète. Je vous laisse philosopher en commentaire maintenant que je les ai ouverts aussi aux abrutis. 






24 août 2019

Le PS est mort !

Dans un récent tweet, il enterre la République. Ce parti est mort et nous n’avons même plus aucune raison de le défendre. Pensons à d’anciens socialistes qui avaient du respect. 

Bande de crétins. 




23 août 2019

Climatologie avancée en Amazonie

Sachons raison garder comme disait l’autre. Et arrêtons de faire de la politique par l’indignation. Ces braves gens font bien ce qu’ils veulent et c’est un peu le fondement de la démocratie. Je vais finir par appeler à voter pour Mâame Diallo. Le Brésil n’est pas une colonie du monde libre et les dégâts qu’ils feront à la planète sont moins pire que ceux provoqués par la Chine et les USA sans compter les abrutis qui boivent de la bière pression : ça dégage du CO2. J’ai honte. 


Une forêt n’est pas un poumon et, sans être scientifique, je pense que le plancton absorbe plus de CO2 que ces quelques arbres. Et qu’à force de raconter des conneries on va finir par s’en foutre. On brûle du pétrole. Ce dernier vient d’arbres en décomposition comme Balladur qui produisent nos joyeux carburants avec du CO2 qu’ils ont absorbé il y a quelques millions d’années. 


Qu’on se rassure néanmoins, la France est la six ou septième puissance économique au monde. Pour de bêtes raisons de géographie, de démographie et d’économie, l’Inde devrait nous passer devant prochainement (ils ont des forêts, ces cons ? Je connais surtout des Indiens qui font la cuisine dans les bistros). Et par le Brésil. Qui frise les deux cent millions d’habitants. Un de ces jours, on finira par être virés du G7. Peut-être parce qu’on n’a rien à y foutre. 


Toujours est-il qu’on ne sauvera pas le monde avec des leçons de morale. Et arrêtons de nous flageller : on est un des pays au monde qui produit le moins de CO2. 


Ce qui n’empêche pas d’être exemplaires si ça ne fait pas augmenter le prix de la bière. 


22 août 2019

Le commentateur idiot dans les blogs

Un type (Elie Arié, probablement) s’offusquait dans les commentaires d’un billet de Didier Goux parce que je ne publiais plus ses commentaires dans mon blog. Ma réponse est tellement longue que je la livre ici, ça fera un billets à peu de frais :

Ce n’est pas spécialement infantile. Je vire les casse couilles qui empiètent dans mon domaine où j’essaie de maintenir une certaine bonne humeur. Mon blog m’appartient mais est dans un espace public. Je ne vais pas chier sur le paillasson du voisin. 

Par ailleurs, je vire surtout ceux (les casse couilles) qui sont incapable de partir sur un constat de désaccord et voudraient absolument convaincre les autres. D’où mes « bah » et « Mouarf ». Ces derniers sont aussi explicables par les types qui veulent me faire débattre sur un sujet alors que je n’ai pas envie. 

Imagine que j’organise un dîner dans mon jardin et que mon voisin casse couilles (je me répète) viennent discuter avec mes invités par dessus la haie. J’ai deux solutions : soit je butte le voisin mais ce n’est pas très aimable (et en plus c’est interdit mais je ne vois pas trop pourquoi) soit je fais entrer tout le monde dans la maison et je ferme les portes mais ça a des inconvénients comme obliger les fumeurs à sortir pour ne pas incommoder les autres. 

Cela étant, on fera difficilement admettre à un voisin casse couilles que c’est un voisin casse couilles. Il va se braquer, penser que tu es encore plus con que lui et tout ça. 

Par contre, on peut avoir un voisin sympathique qui ne s’impose pas et bien que pas d’accord vous a une discussion intéressante, ne serait-ce que par l’humour et un certain second degré ou détachement. 

Parmi les casse couilles, il y a ceux qui pensent être intéressants ou avoir de l’humour. Être persuadé d’être drôle est une calamité. Tout comme se prendre au sérieux ce que tu fais trop souvent (ce qui n’est pas nécessairement le cas de tous les types que j’ai bannis de chez moi). 

Et il y a en plus les abrutis qui n’arrivent à signer leurs commentaires. Généralement, j’arrive à me rappeler pourquoi je vire les gens (pour Alix, j’ai oublié. Tant pis). Pour toi, je le sais très bien. C’est quand Hollande a fait son truc sur la déchéance de nationalité, tu as fait des dizaines de commentaires chez moi pour que « j’avoue » que c’était une erreur. Tu n’as pas le cerveau assez subtil pour comprendre pourquoi je ne considérais pas ça comme une erreur (c’est pourtant simple un type qui a deux nationalité dont la Française peut être déchu de notre nationalité sans émouvoir la terre entière et je conchie les types qui se prétendent de gauche et apportent de l’importance à la nationalité). Surtout, Hollande était déjà grillé auprès des types faussement de gauche, il pouvait bien s’exprimer pour satisfaire les braves gens : un type qui projette des attentats chez nous peut bien être viré (s’il a une autre nationalité, celle de couillons acceptant de le recevoir). Tu m’as réellement fait chier. Je t’ai viré. Et maintenant tu me fais chier chez Didier (et j’ai un peu de temps vu que j’ai un quota de bières à boire). Mais tu te crois plus intelligent que tout le monde tout en ayant persuadé d’avoir un sens électoral supérieur aux autres. Pour ma part, je fréquente des types de droite et des réactionnaires du même métal. Je les écoute. Je les reprends quand je n’admets pas un truc mais pour mieux comprendre. Je suis le gendre idéal. Je vais, en plus, dire bonjour aux copains dans les blogs, ce qui peut se traduire par une vanne idiote selon l’inspiration du moment ou un simple « Mouarf ». 

Et tu es le voisin casse couilles. Désolé. C’est ainsi. Je ne te soignerai pas. C’est à toi de te prendre en main (ce n’est jamais trop tard) pour assimiler une des règles du savoir vivre : ne pas faire chier ses contemporains. Ils peuvent le faire tous seuls. 

Tu n’es pas obligé de répondre à ce commentaire. Tu vas te forcer à déployer de l’humour pour passer auprès des autres imbéciles abonnés aux commentaires mais ils s’en foutent. 

Et tu as essayer de profiter des commentaires de Didier pour régler tes comptes avec moi mais c’est raté. Les autres s’en foutent.

19 août 2019

Faire du tri dans ses abonnés Facebook

Parmi les heureuses andouilles sévissant dans Facebook, il y en a une qui diffuse strictement n’importe quoi et j’espère bien en faire partie. A bas les privilèges. Cela étant, nous pouvons observer un degré dans la connerie qui mérite une étude sérieuse ce dont au sujet de quoi je serais absolument incapable de me contraindre. Étudions donc dans la frivolité. Au jasmin. 


Il y tout d’abord les gentillets qui pondent des trucs du genre : « je suis contre la sodomie forcée des mineurs, partage si tu es d’accord ». Je suis évidemment contre, d’autant que j’ai atteint l’âge de la majorité, mais je suis aussi contre le partage de n’importe quoi. Sinon, on ne verrait sur Facebook que « je suis contre la maltraitance des animaux, partage si tu es d’accord ». 


Mais concentrons-nous sur les gens qui publient autour de l’actualité et de la politique pour pouvoir être méchant à souhait. J’aime bien les videos de chatons. Sauf s’ils sont trop cuits. 


Nous avons tout d’abord les andouilles qui vont dans l’actualité et les réseaux sociaux et qui pensent qu’ils sont les seuls dans le cas. Je viens de voir un type qui annonçait à son honorable lectorat dont je m’honore de faire partie et des répétions que le randonneur disparu en Italie a été retrouvé mort. C’est bien triste mais ça date d’hier. Sa publication n’intéresse personne. Désolé. Il y en a qui pensent avoir une valeur ajoutée et présentent les condoléances à la famille. Comme si cette dernière était abonnée. 


A noter que ce phénomène est souvent pire dans Twitter vu que ce machin devrait « refléter l’instant ». Cela étant, ce n’est rien par rapport à tous les imbéciles qui tweetent tout ce qu’ils lisent. Je les informe ici qu’il m’arrive de consulter les sites d’information et que j’aime bien avoir dans les réseaux sociaux des machins qu’il serait improbable de découvrir ailleurs. 


Il y a aussi les abrutis qui diffusent les trucs des sites parodiques genre Gorafi sans se rendre compte de l’origine. Je ne parle pas des Fake News qui sont une plaie mais bien des trucs rigolos vu sans le moindre second degré. Je ne peux lutter contre les fake. 


Mais venons-en au cœur du sujet : les vrais cons en deux catégories. 


La première contient ceux qui diffusent des informations provenant d’un site de presse à l’opposée de leurs idées, genre un gauchiste qui publie Valeurs Actuelles. Faites gaffe ! C’est incroyable, par exemple, le nombre d’insoumis qui diffusent des trucs venant de la droite de la droite. On peut ne pas savoir (je me suis moi même fait avoir en diffusant) mais dès que l’information est originale ou surprenante, essayez de la retrouver sur un grand quotidien ou hebdomadaire bien connu (non pas qu’ils ne sont pas susceptibles de raconter des conneries mais s’ils le font trop souvent ils perdraient des ventes). 


Le croisement de l’information est la base. On n’a pas forcément le temps (ou les conditions matérielles : quand je suis avec mon iPhone, je n’ai pas que ça à foutre...). Mais, surtout, ne faisons pas, à gauche, la promotion de médias d’extrême droite. Et vice versa, je suppose. 


La deuxième est composées de raclures qui diffusent des informations datant de plusieurs mois ou années. Les mecs, les raclures, n’aiment pas Sarkozy et vont diffuser pour lui nuire des articles d’il y a dix ans expliquant qu’il est impliqué dans telle ou telle affaire. Je ne sais pas ce qu’ils cherchent mais quand on tombe sur ces trucs, on a envie de cliquer et de partager. Vérifiez bien les dates. Et je plaide encore une fois coupable. Il m’arrive de me faire avoir et de diffuser des vieux trucs car je suis persuadé que c’est récent. Pas plus tard qu’hier, j’ai annoncé que Mitterrand avait un cancer de la prostate, pour vous dire. 


Je parlais de raclures. Je pense évidemment aux connards qui le font volontairement. J’ai un vice : quand un type publie un truc qu’il n’aurait pas dû (selon mes critères, l’imbécile fait évidemment ce qu’il veut), je vais sur sa page et étudie. Il y a trois solutions : le type est un imbécile, le type est une raclure ou le type a manifestement fait une erreur. Dans les deux premiers cas, si le lascar n’est pas un pote de la vraie vie, je le vire de mes amis (et si c’est un vrai pote, je poursuis l’étude et je mets en garde). 


Enfin, j’invite tous les imbéciles heureux à ne pas parler que de l’actualité dans FB et dans Twitter. Ce sont des individus que l’on suit. Pas des robots militants. Et ce sont des réseaux sociaux. Vous avez 5000 potes en faisant le forcing. Il y a 45 millions d’électeurs. Et la plupart de vos potes sont d’accord avec vous. 


Dans l’attente, je vous invite à virer les raclures et les types même proches qui vous emmerdent. On y verra plus clair. 

18 août 2019

Corrida : qui vivra verrat, mes cochons !

Tous les deux ou trois ans, il y a une polémique sur la corrida. En préambule, je vais rappeler ce que j’ai dit sur mon blog et Facebook, hier : je ne comprends pas qu’on puisse avoir un loisir qui consiste à faire du mal à des animaux. Quel qu il soit ! Aujourd’hui, j’ai vu dans Twitter une gonzesse dire que c’était une tradition en France et qu’il ne fallait pas y toucher. Je lui ai rappeler que dans certains pays, l’excision était aussi une tradition. Je n’ai pas dit que, dans d’autres, il était de tradition de pendre les homosexuels ou de lapider les femmes violées. 

On ne peut pas défendre n’importe quoi au nom de la tradition. Je viens de Bretagne où rouler avec trois grammes est considéré comme normal. Et je l’ai fait. Il y a prescription. 

Cela étant, il est probable que les animaux qui sont élevés pour être tués afin d’être bouffés sont plus mal traités que ceux qui sont élevés pour être tués afin de procurer un plaisir visuel à des andouilles. 

Je ne suis pas végan (donc pas agressif). Au contraire, je suis franchement carnivore (et si je modère ma consommation de viande, c’est pour ma santé et je la modère plus que beaucoup d’autres, contrairement aux apparences vu mes publications de photos dans FB : tous les jours où je bosse, je bouffe les 120g de viande la cantine et c’est tout). Mais j’aime bien faire une ou deux orgies par semaine (demain, je reçois ma mère : côté de bœuf de 450 g dont 350 pour moi, en principe). 

Mais revenons à la corrida. Comme je le disais, les arguments des partisans de là corridas sont simplets. J’ai vu des types qui parlaient de noblesse et tout ça. C’est ridicule. Les arguments des opposants, par contre, ne sont pas réfléchis ! Jamais une formation politique visant le pouvoir n’ira se braquer contre la part de la population aimant la corrida d’autant plus que ces braves gens peuvent bien aimer ce qu’ils veulent. 

Est-ce que j’aime le steak de soja, moi ? En quoi suis-je légitime pour dire ce que les gens doivent aimer ? 

Je suis donc vaguement contre la corrida mais, de toute manière, elle a vocation à disparaître progressivement chez nous, comme à peu près toute tradition nauséabonde ou pas. C’est mon côté réactionnaire progressiste. Dans l’attente, ne faisons pas chier les électeurs. Réglementons progressivement. Tiens ! Remplaçons les capes rouges par des capes arc-en-ciel pour faire plaisir au LGBTMACHIN pour commencer. 

Et advienne que pourra.