21 mai 2019

LREM et homophobie

En glandant, je suis tombé sur ce tweet :



La dame mériterait sans doute de se faire brouter le truc par un machin vu que ses propos sont un tantinet homophobes. Je vais néanmoins laisser mes copains gauchistes faire les actions nécessaires : signalement et tout ça. 

Ce qui m’amuse ce soir c’est que, suite à une visite de son profil, je vois qu’elle se prétend militante LREM.

Néanmoins, laissons les partis se débrouiller. 

18 mai 2019

Le café du boulevard de la gare

On me demande quelle fut ma meilleure soirée dans ce bistro, qui a été le Vincennes puis le 1880. Quand le fils a pris la succession du père qui a pris lui-même celle de sa mère et ainsi de suite. Le 1er juin on fête les 100 ans de la boutique. Et tous les clients sont invités à raconter leur meilleure soirée. Je l’ai déjà fait mais, à la réflexion, je vais recommencer. 

La meilleure soirée dans ce bistro a toujours été la dernière soirée, vu que je ne me rappelle jamais des précédentes ! La vie est un long fleuve tranquille. Je suis client depuis 35 ans et je fais toutes les fermetures, quand je suis à Loudéac, depuis que La Grenouille a arrêté d’attendre l’heure légale pour foutre les derniers clients dehors. J’aurais du demande à Jeff, le veuf de l’ancienne patronne de La Grenouille, de quelle année ça date. Il est passé au 1880, ce soir. Il est à la retraite depuis quelques années et envisage d’acheter un vélo électrique. On en a parlé pendant une heure, le temps qu’il boive deux Perrier. Faudrait pas vieillir. Disons une quinzaine d’années que le bistro du boulevard de la gare est mon point de chute quand je quitte ma banlieue parisienne, toutes les deux ou trois semaines. 

La meilleure soirée est toujours la dernière soirée. C’était donc aujourd’hui vu qu’on ferme à une heure...

Depuis quelques années, les clients âgés ont disparu. La clientèle de soirée est très jeune. Disons que j’ai plus de trois fois l’âge moyen des autres clients vers 23h. Je reste stoïque au comptoir à observer les gens sans les voir et vice versa. Parfois, il y a des vieux copains, comme Gilles mais je reste le plus vieux.

Les précédentes générations ne sont plus là. Je ne suis pourtant un croulant (même si à cause de Jackie, je me retrouve depuis hier grand oncle : mon frère est grand père). 

La meilleure soirée est la dernière. Toujours, pour un type comme moi. Je reste seul au comptoir tant qu’aucun pote n’arrive. Ce soir, j’ai vu Serge et Jeff, dont je parlais, et Laurent mais comme il était déjà saoul, j’ai coupé court. Je lis Facebook, Twitter (ça dépend des époques, il y a encore trois mois, je ne le faisais plus, je jouais avec mon iPhone... Je ne vous raconte pas avant quand je passais mon temps dans les blogs ni la période où je jouais comme un forcené à la belote, toujours avec mon iPhone). 

La dernière soirée est toujours la meilleure. Je ne m’en rappelle d’ailleurs jamais vraiment. Ce soir, je crois que la bande à Camille est partie puis celle de Aymeric. Je ne connais pas le premier sauf qu’il a une bonne tête. Je suis copain de bistro et de Facebook avec des types qui ont plus de trente ans de moins. 

L’heure de la fermeture a sonné. J’ai vidé mon verre cul sec. Le patron avait encaissé ce que je devais et la serveuse a fini son ménage avant de me ramener à la maison. Ehontément, j’abuse ce mon privilège de vieux. 

La meilleure soirée au bistro est toujours la dernière. 

Quand je serai vieux, Jonathan me remplacera. Il sera le type deux fois plus âgé que les clients. 

Merci Ccil, Christophe, Yannick et l’anglaise. Et aux autres croisés ce soir comme Sophie et Sylvain. 

La meilleure soirée est toujours la dernière. Peu importe les fiestas antérieures.

12 mai 2019

Grave Bénin

Il y a beaucoup de gens qui donnent leur avis au sujet du Bénin et des otages. Faire le malin sur le Bénin, c’est mal. Moi, au moins, je peux reconnaître que je ne sais pas où est ce patelin. A ma décharge, ce qui se passe au sud de Villejuif m’indiffère. 


On a une bataille d’experts et de puristes de la défense des militaires. 


Je suis tombé sur un glandu dans twitter qui disait qu’avant de devenir « rouge » la zone était « orange » et que les touristes avaient ainsi toute légitimité pour s’y promener d’autant que leur guide - mort dans cette histoire - connaissait le coin. Je crois que « orange » ne veut pas dire « vert ». 


Je parlais du guide. Ce gars voulait travailler pour nourrir sa famille. Comme les militaires. Ils ont une mission. Ils l’accomplissent et on leur doit un immense respect. Ne mettons pas sur le même plan les touristes qui font les guignols dans des zones dangereuses, roulent bourrés ou font du ski hors piste et les gens qui se dévouent, risquent leur vie, pour les sauver. Et ne comprenons pas de travers des publications Facebook. 


Facebook que j’adore comme Twitter déborde de moralisateurs sans recul.


Édit : j’avais un truc en tête en écrivant ce billet pour le donner un sens mais j’ai oublié. Il faut oublier. Il faut publier. Comme chantait la serveuse au fond du café. Bref. 


N’OUBLIONS PAS QUE LES FUMIERS SONT BIEN LES CONNARDS ISLAMISTES À L’ORIGINE DE LA PRISE D’OTAGE.


Et quand on tient un titre de billet de blog, on ne fait. 

09 mai 2019

Souvenir de bistro

Le 1er juin, on fête les 100 ans du 1880. Un commentaire de François me rappelle une demande des tauliers, Ccil et Christophe : raconter par écrit la meilleure soirée qu’on a passé dans le bistro. Je vais quand même leur rappeler que j’ai passé plus de 1000 soirées, voire 1500... En plus, je n’ai aucune mémoire, j’ai fait plus de 10000 fermetures dans ma carrière. 


Deux soirées m’ont particulièrement marqué au 1880 :

1. Le premier 25 décembre que nous avons fêté là-bas, quand j’ai connu Jonathan et Quentin, il y a six ou sept ans. J’étais chez ma mère et je me demandais bien ce que j’allais pouvoir glander. Et je suis tombé sur la page du bistro où ces deux andouilles exigeaient l’ouverture. 

2. Le deuxième était une fête de la musique, il y a trois ou quatre ans. Ou cinq ou six. C’était Warfael qui s’occupait des galettes saucisse et on avait passé la soirée, avec Gilles, à côté du stand. A surveiller quand le lascar s’absentait. Et à boire. 


Mais mon « meilleur » souvenir date d’avant. Du temps du Vincennes. A l’époque, je n’étais pas un client trop régulier. J’allais plus souvent à la Grenouille. Mais la patronne était fatiguée (elle avait d’ores et déjà acheté une nouvelle affaire mais un méchant crabe l’a empêché de le tenir). Ses horaires d’ouvertures étaient irréguliers. Comme je me déplace à pied, j’avais arrêté d’aller chez elle (j’arrivais à Loudeac vers 19h et dînait en famille et sortais vers 20h30). J’allais donc au PMU (que je fréquente quand même depuis plus de 35 ans mais assez occasionnellement au début). Il s’appelait le Vincennes et est devenu le 1880. 


Mais je n’étais pote qu’avec peu de clients. J’ai donc pris l’habitude de passer au Cornouailles, plus ou moins sur la route, où j’étais à peu près sûr de tomber sur Yann et Serge. Mais le patron qui picolait comme nous (mais pas avec ma contenance) devenait un peu trop rapidement militant Sarkozyste. Peu importe. Et à la fermeture, vers 23h, j’allais au PMU. Ça a duré quelques années. Assez peu. 


Et un soir, je suis arrivé au Vincennes, sans doute vers 23h30, le patron d’alors, Yannick était en terrasse avec son anglaise. Il n’y avait aucun client. Ils attendaient l’heure de la fermeture. Ils auraient pu fermer mais l’heure c’est l’heure. On avait l’exemple de la Grenouille qui fermait à des heures aléatoires. Du coup, les clients comme moi ne se donnaient même plus la peine de passer. 


Alors je m’étais assis en terrasse et nous avons passé la fin de soirée à discuter (et à picoler pour ce qui me concerne). C’était en mai ou juin, il faisait bon, c’était le bonheur. 


C’est sans doute une de mes meilleures soirées au bistro de toute ma carrière (environ 340 fermetures par an depuis 35 ans... Je vous laisse compter) mais surtout car elle fut très formatrice (hors de l’amitié qui nous lie tous les trois). Voilà :


DEPUIS JE NE VAIS JAMAIS TERMINER UNE CUITE DANS UN BISTRO OÙ JE SUIS CLIENT SI J’AI COMMENCÉ À ME SAOULER LA GUEULE AILLEURS. 


Hop ! Ne me remerciez pas. 

03 mai 2019

Le PS devrait faire gaffe à ses fesses

Le PS va prendre une baffe mémorable aux prochaines élections. Ce n’est pas un scoop mais je ne sais pas si les militants du parti se rendent compte de toutes les raisons. 


J’ai des raisons personnelles d’envisager de voter pour lui (plus précisément de la liste qu’il soutient...) parce que deux copains sont sur la liste mais il faut bien reconnaître que je vais le faire à reculons. 


Tout d’abord, le PS a depuis le début un mauvais positionnement vis à vis de Macron. Ce n’est pas nouveau non plus. Je le dis depuis fin 2016... Les électeurs de Macron sont majoritairement des anciens électeurs du PS. Royal 2007 : 26%, 10 points plus à gauche. Hollande 2012 : 27%, un peu plus de points à gauche qu’en 2007. 2017 : la gauche peine vers 30 points, le score du PS est ridicule. Ses électeurs ont voté Macron. C’est peut-être ballot ou dommage mais c’est surtout mathématique. Désolé, mais je le répéterai longtemps. On nous dit qu’Hollande a échoué parce qu’il n’était pas assez à gauche. Dans l’attente, les types plus à gauche ont été laminé. Si des gens votaient pour le PS, c’est aussi parce qu’ils lui faisaient confiance ou, du moins, confiance en ses cadres pour gérer la boutique. C’est visiblement fini mais, à la limite, peu importent les raisons. 


Toujours est-il que si je me fatigue à publier un truc, c’est parce que je viens de voir un live tweet du PS à l’occasion d’un meeting. Tous les tweets étaient orientés contre Macron. Tous les partis politiques orientent leurs campagnes contre Macron. Mais Macron n’est pas candidat. Ça ne sert à rien. 


Par contre, les potentiels électeurs du PS sont des gens pragmatiques qui attendent que les candidats à une élection européenne parlent de leur projet pour quand ils seront élus au parlement européen. Ils ne mèneront pas une politique, ce n’est pas le job. Ils ne parleront pas de l’orientation des institutions, ce n’est pas le job. Ils négocieront et voteront des directives. C’est le job. 


Et j’attends que les candidats me parlent du job. Et c’est la seule solution pour que le PS subsiste. Qu’il paraisse enfin pour un parti sérieux voire pour le seul parti sérieux. Pas un parti de contestation. Et il doit avoir en ligne de mire également les élections municipales de 2020. Le PS mène du bon boulot dans un certain nombre de grosses villes (je pense évidemment à Paris, Nantes, Rennes, Lille, mais j’oublie sûrement... Sans compter que je me fous de Lille mais la mairie est tenue par un des derniers éléphants du PS. Sans compter que ces quatre patelins sont tenus par des gonzesses). 


Si le PS ne revient pas dans le droit chemin, il est mort. C’est une évidence mais il faut la rappeler tant qu’il fait des conneries, tant qu’il oublie qu’il faut donner aux électeurs des raisons valables de voter pour lui. 


La première étant l’aptitude à faire le job. 

01 mai 2019

Ramadan du fond qui baigne

Vous avez vu la petite boucherie presque en face de chez moi ?


Aujourd’hui et hier, elle a été livrée pour le ramadan qui commence dimanche en principe. D’après le patron du bistro à côté, 6 camions...

Impressionnant. 
















27 avril 2019

Vive l'intersexionalité (mais pas des pieds) !

Tweet militant pour la défense des étudiants

Ce tweet de l’UNEF reprenant les propos d’une éminente représentante a beaucoup tourné sur la toile. Certains avouent même ne pas avoir compris ce que voulait dire la dame. Je vais leur expliquer. Sérieusement. Ou pas.

Elle se présente comme une « femme transgenre ». Ca veut dire que c’est quelqu’un qui est né homme, qui physiologiquement est un homme mais se ressent comme étant une femme. Ou le contraire, peu importe. Elle vit comme une femme. Je ne juge pas. Je m’en fous. Chacun fait ce qu’il veut, ce qu’il peut, selon ce qu’il perçoit… Le seul truc rigolo est quand ils agissent en meute pour défendre autre chose que leur droit à vivre comme ils veulent.

Elle est « racisée ». Ouvrons un dictionnaire : « Racisé désigne la condition d'une personne victime de racisation, c'est-à-dire qu'elle est assignée à une race du fait de certaines caractéristiques subjectives. » Ca ne veut pas dire grand-chose mais on peut toujours déconner. Après tout, ces andouilles se sont battues pour qu’on admette enfin qu’il n’y a pas de race au sein des humains mais, du coup, il leur manquait un mot pour dire qu’ils n’étaient pas blancs. Vu la suite des propos, et je vais y revenir, et le nom de la dame, on peut soupçonner qu’elle n’est pas trop foncée pour une femme racisée. Disons qu’elle est Espagnole. Sans doute un peu croisée avec des Maures mais pas trop. Nous pouvons en conclure que la racisation est nos portes. Une espèce de blanche basanée.

C’est une peu comme moi. Je suis un blanc gras du bide : je fais partie, malgré les efforts mais de mes coracialistes qui boivent de la bière, d’une forme de minorité.

Elle, la dame du tweet, fait partie de deux minorités : elle est transgenre et racialisée mais si vaguement. On peut être vaguement racialisée. Vaguement transgenre, je ne sais pas. Elle est donc intersexionnelle. Ca y est ! Vous savez ce que ça veut dire. Deux minorités. C’est ainsi qu’on peut mener deux luttes sur le même front, c’est ainsi qu’on peut faire en sorte que les minorités s’unifient pour lutter encore plus fort même si, objectivement, c’est de la connerie. Bientôt ceux qui font partie de plusieurs minorités vont s’unir pour lutter contre ceux qui ne font partie que d’une seule.

Je ne déconne pas mais continuons à traduire ce tweet. Notre madame avoue qu’elle est moins racisée qu’une personne afro descendante. Ca veut dire « qui vient d’Afrique ». Il y a encore dix ans, on aurait pu dire une « négresse » mais, on se ferait taper sur la gueule. Donc mémère est juste un tantinet « bougnoule » ce qui lui donne un privilège certain par rapport à une « négresse ». C’est ce qu’elle dit. Exactement. Et c’est évidemment moi qui vais passer pour raciste.

L’intersectionnalité mène à tout. Là nous sommes au niveau de « wouah tu as de la chance tu es plus racialisée que moi donc plus à plaindre. » Vous pouvez rigoler mais je n’invente rien. Nous avons donc une échelle dans la racialisation. Du mieux au pire ou vice versa : les hispanos européens, les hispanos pas européens, les nord africains, les arabes, les proche orientaux, les moyens orientaux et tout ça jusqu’aux noirs. En gros.
Notre grand jeu : classez ces drapeaux par ordre de
minoritabilisation.

Notons bien que dans cette catégorisation hiérarchique on oublie souvent les asiatiques. C’est comme pour les genres, on omet les gens comme moi, monosexuel, autosexuel voire asexuel. A-siatiques, A-sexuels, même combat !

Mais comme le dit la dame, c’est dommage que le degré de colorisation implique des privilèges entre les différentes formes de racialisation. Je propose donc que les racialisés se foutent sur la gueule entre eux et arrêtent de nous casser les couilles, les ovaires, les couilles que nous ressentons comme des ovaires et ces ovaires que nous ressentons comme des couilles. J’avoue avoir du mal à suivre.

Mais, comme le dit la dame reprise par le compte Twitter de l’UNEF (vous savez, le truc qui était là pour défendre les étudiants, à une époque) : certes, tu es plus racisée que moi mais comme en plus je suis transgenre, ça rattrape voire ça me met devant toi dans la grande famille des opprimés.

Hop ! Je pense que je vais prendre une mauresque à l’apéro.

26 avril 2019

Vilaine Blessure de Frank Darcel

Laure Louarn est le principal personnage du roman, au sein d’une équipe de sympathiques enquêteurs de la police judiciaire de Rennes qui se retrouve confrontée en juin 2019 à plusieurs affaires comme en enlèvement d’adolescents, des viols, des meurtres « rituels »,…

J’ai croisé Frank Darcel, l’auteur, dans Facebook et l’ai demandé en ami. Nous avons rapidement sympathisé, sans doute à cause de nos origines communes, le Centre Bretagne. Aussi, quand il est venu pour une séance de dédicaces, à Loudéac, le 15 mars, je ne pouvais pas laisser passer ! Quand je suis rentré dans la boutique, il m’a reconnu immédiatement de même que les autres lascars présents, la plupart des profs au rebus, je suppose. J’ai attendu plus d’un mois avant d’entamer la lecture car j’attendais d’être en vacances pour pouvoir me concentre. Du coup, je l’ai avalé en un peu plus de deux jours. Et encore, si je ne l’ai pas lu d’une traite c’est parce qu’il fallait bien que j’aille au bistro de temps et en temps.

Le premier tiers est assez « compliqué ». Il faut découvrir toutes les affaires qui tombent sur le paletot de nos enquêteurs, assimiler les personnages qui vont avec. Un tiers d’un tel pavé, ça fait quand même 200 pages. Ensuite, la mécanique est en route, les 400 dernières pages voient les énigmes se résoudre une part une grâce aux talents de nos personnages. Je disais en introduction qu’ils étaient sympathiques. C’est le cas aussi pour certains petits seconds rôles, parfois très attachants, alors qu’on se met par en détester d’autres, des espèces de bourgeois rennais.

La mère de Frank était prof au lycée à côté de chez mes parents, eux-mêmes profs au collège, et ils étaient copains. Mme Darcel et mon père étaient des dirigeants régionaux de la fédération de basket et ils étaient souvent ensemble. Elle  était maire d’un patelin à côté de Loudéac, Plessala. Peu importe, c’est une des raisons qui fait que je me suis intéressé à Frank, des vieux souvenirs, mêmes si je ne l’avais jamais vu avant ce 15 avril, même en concert.

Ainsi, ces 400 dernières pages se lisent comme du petit lait et j’ai même fait du zèle, hier soir : je suis arrivé en retard au bistro. Elles nous mènent dans des vieilles familles rennaises, dans un hôpital psychiatrique, une école à moitié louche, chez un violeur en série, dans un cimetière et un village de la côte nord du Finistère. Il y a bien sûr du suspens, comme dans tout roman policier même si on devine dès le début quels sont les salopards. On se demande comment ils seront coincés. On espère même qu’ils seront zigouillés par mégarde.

C’est le moment d’introduire une citation de Wikipedia : « Marquis de Sade est un groupe de rock français, originaire de Rennes, en Ille-et-Vilaine. Actif entre 1977 et 1981, il est formé par Philippe Pascal, Franck Darcel, Pierre Thomas et Christian Dargelos. » 1981, l’année de mes quinze ans. Le groupe m’avait été présenté par mon grand frère et, avec les copains, nous en étions tous fans et nous nous imaginions que la Bretagne allait produire le successeur des Stones. Ainsi Frank, après avoir perdu son « c » de quand il était guitariste idole des jeunes écrit des romans tout en continuant la musique.

On ne sait pas grand-chose de la vie des enquêteurs mais tout au long du pavé, on découvre l’histoire de Laure Louarn, la lieutenante de la PJ de Rennes. Oui ! « Lieutenante ». Pas « lieutenant ». C’est le seul truc qui m’a exaspéré. A lire le Facebook de Frank, je le croyais à moitié réactionnaire. En fait, c’est un vil progressiste !

Lisez-le ! Pour découvrir les vilaines blessures rouvertes par ces événements chez Laure. La PJ de Rennes était calme, avant juin 2019.

Qu'est-ce qu'est bon dans l'Macron ?


Depuis plus de 20 ans, je ne regarde les émissions politiques en soirée que quand je suis en vacances chez ma mère. Ainsi, les dernières interventions politiques avec un président de la République sont le « pschitt » de Chirac et un machin de Sarkozy face à une centaine de Français (avec une exception : nous avions été « autorisés » à regarder une conférence de presse de François Hollande pendant les heures de bureau au moment des attentats). Mais je suis en vacances chez ma mère et il y avait Macron, hier. Certes, pendant la première heure quand Manu prononçait son discours, j’étais au bistro et le son était coupé. J’ai donc « regardé » et ai suivi dans Twitter.

La conclusion de cette première séquence est que le nombre d’imbécile qui regardent Macron uniquement pour pouvoir dire des banalités et qu’ils n’aiment pas le chef de l’Etat est impressionnante.

Bien après le début des « questions réponses », j’étais le seul client et le patron a mis le son puis je suis rentré et j’ai écouté la fin à la maison.

Ma première impression (et ce n’est qu’une impression vu les circonstances) est qu’Emmanuel Macron est bien meilleur quand il est interviewé que quand il prononce un discours. On parlera un peu du fond plus tard mais, sur la forme, il m’a paru très bon dans cette seconde partie. Bien meilleur que dans les machins de ses prédécesseurs qui me restent dans le crâne après toutes ces années.

Sur le fond, j’ai noté quelques points.

Tout d’abord, ses propos sur la laïcité m’ont fait plaisir. On défend la même République, la même idée de cette dernière, à l’opposé de toutes les conneries communautaristes que l’on peut voir. Bien sûr, les commentaires dans les réseaux sociaux sont affligeants. Quand le Président parle des « islamistes radicaux », les gogochistes comprennent « musulmans ». Abrutis.

Tiens ! Abrutis aussi quand ils ne relèvent pas la pire abomination dans les propos de Jupiter : il veut diminuer l’impôt sur le revenu des classes moyennes. Or, c’est l’impôt le plus juste vu sa progressivité. Un truc bien de gauche, quoi ! Il faudrait l’augmenter et diminuer d’autres machins, comme la TVA et les taxes sur la bière.

A propos du temps de travail, il a dit une grosse connerie et un truc très bien. Comme quoi, le « en même temps » et le « ni de droite ni de gauche », hein ! La grosse connerie est que les Français travaillent moins que les autres. Ce n’est pas vrai. Leur temps de travail est supérieur à celui de beaucoup de nos voisins. On le dit depuis des années et des études récentes le confirment. Le truc très bien, presque mon slogan, est qu’il est complètement débile de vouloir augmenter le temps de travail alors que nous avons un tel niveau de chômage. Personne, à gauche, ne l’a noté. Cela aurait peut-être été le cas s’il n’avait pas ajouté une imbécilité sur « la décote ». On ne touche pas au temps de travail et à l’âge de la retraite mais si les gugusses qui veulent gagner assez devront partir en retraite plus tard.

C’est pas gagné.

Dans la presse, ce matin, on voit des trucs comme quoi il ne répond pas aux revendications des gilets jaunes. Ces derniers ont déjà eu 10 milliards en janvier et on ne peut pas répondre aux considérations de quelque 30000 peigne-cul uniquement pour le fun.

Hop ! Mon premier billet depuis presque trois semaines... Et il y en aura un autre aujourd'hui ou demain mais pas politique.

29 mars 2019

Des incompétents au pouvoir !

J’avais encore un fond de sympathie pour ces andouilles. J’avais voté pour eux pour éviter Fillon. J’avais « subi » le bashing sous Hollande. Je leur laissais une chance. Depuis quelques semaines je me disais que je ne voulais plus voter pour eux. Ils n’ont pas appliqué la politique ni de droite ni de gauche promise. Et leur candidate tête de liste aux prochaines fait comme l’oiseau : elle piaille des connerie avec un sommet aujourd’hui avec l’histoire du voile. 


Je croyais sincèrement que Geneviève Legay était tomber toute seule et j’ai encore crié : « stop bashing ». Aujourd’hui, ils ont avoué. Et voilà ce nouveau machin. 


Ils sont au dessous de tout. A la limite, qu’ils mentent est une chose. On ne va pas reprocher aux politicien de mentir alors que c’est leur fond de commerce. Mais tricher avec une forte probabilité d’être pris la main dans le sac une semaine après relève de l’incompétence, de la connerie. C’est inadmissible. Je ne comprends pas qu’il reste des électeurs à envisager de leur donner le moindre suffrage (et je le répète, mon revirement est récent et je ne regrette pas mon choix de 2017 sinon Fillon serait président).  


Comment peut-on avoir une telle bande de traitres et de guignols au pouvoir ? 


https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/29/comment-l-elysee-a-fait-diffuser-un-montage-video-trompeur-pour-tenter-d-excuser-alexandre-benalla_5443397_3224.html 


22 mars 2019

Et si les gilets jaunes et les opposants avariés arrêtaient leurs bêtises ?

Ces histoires au sujets des manifestations, de la liberté de manifester, de l’intervention de l’armée, de son autorisation à faire usage des armes si les militaires sont en danger commencent à me les casser. Surtout que des connards suicidaires veulent foncer sur les militaires pour se faire tirer dessus pour démontrer qu’on vit en dictature et tout ça. 

Tout d’abord, tout militaire qui tuera un type qui s’apprête à ôter volontairement la vie à un quidam à ma bénédiction. Et si ça arrive, ce n’est pas l’Etat français qui sera ridicule mais bien l’imbécile. 

Ensuite, je déplore évidemment l’envoi des militaires pour ce genre de job mais si on en est arriver là, ce n’est ni de leur faute ni de celle du gouvernement ou du chef de l’Etat. Ça suffit d’entendre qu’ils sont responsables alors que des casseurs foutent la merde et que des types qui ont des revendications, certes sympathiques mais qu’on a oubliées, sont incapables de la moindre structuration et de la moindre cohérence. 

Néanmoins, les forces de l’ordre sont exténuées. Elles ne peuvent plus assurer leurs missions dans de bonnes conditions. Il leur faut du renfort. Ce n’est pas l’Etat qui créé ce que des connards qui vivent dans notre pays protecteur appellent une dictature. 

Enfin, les clowns qui disent qu’on a plus le droit de manifester dans notre pays, ce qui devient vrai (j’ai vu par exemple que là préfectures du 22 vient d’interdire les manifestations de GJ à Saint-Brieuc), méritent des baffes. Le droit à manifester existe toujours mais les manifestations sont encadrées par un cadre (ça tombe bien) juridique et soumises à déclaration. 

On a donc une palette de crétins qui sont hors la loi depuis des semaines même si le mouvement est, je me répète sympathique, mais il est accompagné d’un gros bordel, des brasseries brûlées et quelques morts. 

Il faut que ça cesse. Ça nous casse les couilles.

08 mars 2019

J’ai trouvé une nouvelle lutte !


https://lesglorieuses.fr/stopprecaritemenstruelle/

Je ne rigole que des gens qui font des pétitions. Il faut dire que j’ai l’âge d’avoir des copains avec des fuites urinaires. Je crois que je vais lancer une pétition. 

06 mars 2019

Il fallait supprimer

Le compte Twitter « fallait pas supprimer » me faisait rire (et ça ne va pas s’arrêter) mais je pense qu’il faut arrêter de jouer. Plusieurs chroniques sont sorties pour dénoncer ses agissements et je me range à leurs arguments. 

Soyons précis : j’efface très peu de tweets. J’efface ceux avec des fautes d’orthographe si je les détecte rapidement. Et ceux de la veille quand j’ai été con après avoir trop bu ce qui est très rare (pas d’avoir raconté des conneries en étant saoul mais d’avoir des remords au point de supprimer). Et j’ai fait près de 200000 tweets. Si des imbéciles veulent chercher mes conneries, ils ont du boulot. 

Twitter a été conçu pour refléter l’instant : on a envie de dire un truc, on le dit. Point. On se fout du passé. Pour fouiller les archives, il faut être tordu. On peut dire une connerie et changer d’avis. On a le droit d’assumer. On a le droit de dire pourquoi on a changé d’avis. On a le droit d’effacer ses tweets si on ne veut pas assumer, si on veut un oubli pour ne pas avoir à débattre. 

Mais il y a un garde chiourme inquisiteur qui passe ses journées à faire des copies d’écran. En fait, il doit être fou à lier. Et il a probablement un réseau d’informateur. Il se nourrit de la délation. Ça me rappelle les heures les plus machins patati patata. 

C’est mal. Et abject. 

Vive la liberté de dire des conneries sur le web et de les supprimer ensuite.

05 mars 2019

En route tordue vers les européennes

Comme avec Hollande, on nous casse les couilles tous les trois jours avec la popularité de Macron. Les opposants se réjouissent quand elle baisse et critiquent les méthodes quand elle monte. Les participants font le contraire. C’est grotesque. 


Je ne suis ni opposant ni partisan. Je m’en fous. Je constate que les partis traditionnels sont laminés. 


Aujourd’hui, ce sont les opposants qui se réjouissent. Ils ont oublié les seuls indicateurs valables qui montrent que LREM pourrait arriver largement en tête aux Européennes. Largement ? Bon, d’accord ! C’est une façon de parler. RN sera juste derrière. 


Mais LFI et EELV devraient être à 10% et les autres guignols de gauche devraient être laminés. 


Je me suis réjoui, hier, des propos du patron d’EELV qui rompt avec l’écologie gauchiste au profit d’une écologie plus réaliste en adéquation patati patata. Il a compris que les électeurs du centre gauche sont orphelins. J’ai vu beaucoup de types plus à gauche le critiquer mais ils oublient un principe : des élections, ça se gagne. Certes, ils gardent les fesses propres. 


Sinon, aujourd’hui, j’ai lu le papier de Macron pour l’Europe. Il me va bien. Désolé. Contrairement aux andouilles qui veulent faire de la prochaine élection un référendum contre Macron. Ce n’est pas le sujet. C’est de la petite politique. De la nullité. Son papier est très bien parce qu’il pose des bases et toussa. On peut ne pas avoir confiance en un type qui fait un papier et je n’ai pas confiance en Macron. La question n’est pas là. Je n’ai jamais confiance à Hollande quand les gens comprenaient son propos comme un souhait de terrasser la finance. J’ai confiance dans une vision. 


Et tous les types qui critiquent un truc sans le lire devraient y réfléchir... L’opposition de principe n’a jamais fonctionné. Surtout dans les réseaux sociaux où on est entre gens d’accord entre eux. Moi pas, j’ai un tas de pote de tous les bords. 


https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Sondage-Ifop-Macron-le-coup-d-arret-1610665 


PS : je me rends compte que je n’ai pas reçu de commentaires pour mes rares précédents billets. J’ai dû faire une connerie. Je vais voir ça. 



En route tordue vers les européennes

Comme avec Hollande, on nous casse les couilles tous les trois jours avec la popularité de Macron. Les opposants se réjouissent quand elle baisse et critiquent les méthodes quand elle monte. Les participants font le contraire. C’est grotesque. 


Je ne suis ni opposant ni partisan. Je m’en fous. Je constate que les partis traditionnels sont laminés. 


Aujourd’hui, ce sont les opposants qui se réjouissent. Ils ont oublié les seuls indicateurs valables qui montrent que LREM pourrait arriver largement en tête aux Européennes. Largement ? Bon, d’accord ! C’est une façon de parler. RN sera juste derrière. 


Mais LFI et EELV devraient être à 10% et les autres guignols de gauche devraient être laminés. 


Je me suis réjoui, hier, des propos du patron d’EELV qui rompt avec l’écologie gauchiste au profit d’une écologie plus réaliste en adéquation patati patata. Il a compris que les électeurs du centre gauche sont orphelins. J’ai vu beaucoup de types plus à gauche le critiquer mais ils oublient un principe : des élections, ça se gagne. Certes, ils gardent les fesses propres. 


Sinon, aujourd’hui, j’ai lu le papier de Macron pour l’Europe. Il me va bien. Désolé. Contrairement aux andouilles qui veulent faire de la prochaine élection un référendum contre Macron. Ce n’est pas le sujet. C’est de la petite politique. De la nullité. Son papier est très bien parce qu’il pose des bases et toussa. On peut ne pas avoir confiance en un type qui fait un papier et je n’ai pas confiance en Macron. La question n’est pas là. Je n’ai jamais confiance à Hollande quand les gens comprenaient son propos comme un souhait de terrasser la finance. J’ai confiance dans une vision. 


Et tous les types qui critiquent un truc sans le lire devraient y réfléchir... L’opposition de principe n’a jamais fonctionné. Surtout dans les réseaux sociaux où on est entre gens d’accord entre eux. Moi pas, j’ai un tas de pote de tous les bords. 


https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Sondage-Ifop-Macron-le-coup-d-arret-1610665 



03 mars 2019

Coiffeur bio

Entendu au comptoir de la part d’une gonzesse d’une trentaine d’années qui parlait à Roger, un serveur : « demain, je vais chez un coiffeur bio. » 

Ses ciseaux sont en acier recyclable ? Le sèche cheveux marche à l’éolien ? Les cheveux coupés finissent en compost ? Le shampoing est sans perturbateur endocrinien ? Le TPE se recharge avec un truc solaire ?

01 mars 2019

Rendez-nous Inbox !

Ça fait environ vingt ans que ma messagerie principale est chez Gmail, donc Google. Que du bonheur. Il y a quelques années, Google a lancé l’application (web et mobile) Inbox. La perfection.

Pour une raison que j’ignore (ou fais semblant), le G de Gafa a décidé d’arrêté ce truc en mars. Je le prépare. J’ai viré récemment l’application Inbox de mon iPhone et l’ai remplacée par Gmail (sur le web, j’ai gardé le réflexe de taper l’URL d’Inbox). 

Toujours est-il qu’avec l’application gmail, on reçoit des publicités en permanence. Le tri par catégorie oblige à cliquer sur des trucs qui nous envoie vers des publicités. C’est très gonflant. 

Je veux bien qu’un système de messagerie par ailleurs très bon et surtout gratuit cherche des sources de profit. Mais là, ça devient grave. 

27 février 2019

Du bon usage du téléphone

Au comptoir, un téléphone sonne. Celui de mon voisin. Ça ne m’arrive jamais. Mon téléphone est sur vibreur et personne ne m’appelle... J’ai toujours engueulé ceux qui m’appelaient. Pour ma part, je n’appelle que ma mère. Arrêtons d’utiliser les téléphone n’importe comment. 


Aujourd’hui, il y a un type qui m’a appelé sur mon portable professionnel. C’est ma chef qui lui avait donné mon fixe et mon portable. Le gars a directement appelé mon mobile sans essayer le fixe. Il n’a même pas pensé que si je ne répondais pas au fixe, je n’étais pas disponible pour parler d’un problème pas urgent sur le mobile. Et il n’a pas essayé le fixe... Il a eu de la chance, j’étais en pause cigarette et j’avais deviné qu’il allait m’appeler pour une fausse urgence (fausse urgence vu de moi, je sais qu’il est dans la merde mais j’ai d’autres urgences). 


J’avais donc mon téléphone professionnel sur moi ce qui est très rare (je suis obligé d’en avoir un parce qu’il m’arrive de faire du télétravail et que j’ai l’obligation de renvoyer mon fixe sur mon portable quand je ne suis pas au bureau ce que j’oublie fréquemment). 


Les gens deviennent tarés. C’est quand même facile de deviner que les gens ne sont pas disponibles et qu’on peut convenir d’un rendez-vous téléphonique par mail ou sms. 


Toujours est-il que l’andouille au comptoir qui a entendu une sonnerie particulière et qui a sorti son téléphone et regardé le cadran a dit : « ah oui, c’est pour moi ». Et il n’a pas répondu. 


Ben oui, connard, si ton téléphone sonne, c’est pour toi. Pas pour moi. 

16 février 2019

Blogs, ligue du LOL et LB.

Ronald a publié un article Slate où le rédacteur expliquait qu’on aurait tous pu faire partie de la ligue du LOL. Ronald expliquait les raisons personnelles qui faisaient qu’il n’aurait pas pu en faire partie. J’ai liké son commentaires. Je suis retombé sur le papier un peu après. Et je l’ai lu. 

Non, tout le monde n’aurait pas pu faire partie de cette secte. Ronald a crée le groupe des leftblogs a cette époque (un peu avant) puis m’a refilé les clés un peu après et on a essayé de le structurer avec des copains, Sylvie, Annie, Dada et plein d’autres (je les cite eux parce qu’on avait les « clés »). Il s’agissait de fédérer les blogs de gauche pour essayer de nous faire voir avec le web de l’époque. 

Certes le groupe est un peu parti en couilles parce que beaucoup de membres (dont moi) s’engueulait pour des raisons politiques mais on a essayé de rester droit dans nos bottes pour défendre les blogs de gauche voire tous les blogs politiques. C’est à nouveau reparti progressivement en vrille après l’élection d’Hollande. Mais peu importe. 

Il n’a jamais été question d’harcèlement. On cherchait évidemment à promouvoir nos blogs  mais d’une manière collective avec le même esprit que des copains comme Guy Birenbaum et Jacques Rosselin. Il n’y avait pas d’harcèlement ce qui ne nous empêchaient pas tomber sur des lascars qui ne partageaient pas l’esprit « blog des copains » et, évidemment, on lançait des blogowars pour rigoler. 

Avec notre esprit potache, on a fini par monter dans les classements de blogs et dépasser les professionnels de la profession. Certains ont joué le jeu et ont rigolé. Pas tous. 

Embruns, par exemple, qui étaient bien référencé avait fait en sorte qu’une recherche de Nicolas Jégou dans Google fasse arriver en première position un type musclé en train de se masturber. Une sorte de harcèlement par la notoriété. 

C’est mal. Mais qu’on ne me dise pas que j’aurais pu le faire.

Et je ne dis rien des abrutis qui m’ont harcelé dans les commentaires de mon blog, ce qui m’a obligé à activer la modération, tuant ainsi l’esprit des blogs. 

12 février 2019

Anonymat dans les réseaux sociaux : et si on évitait de raconter des conneries ?

Je viens de recevoir une demande de pote d’un certain « JMC JMC ». Je suis contre l’interdiction de l’anonymat dans les réseaux sociaux mais pour celle des pseudonymes crétins. 

L’ami Denis a fait un billet sur ce sujet. Je vais lui répondre même si j’ai déjà donné mon avis. A une époque, je ne pouvais pas me permettre qu’une recherche de mon nom dans Google tombe sur mon blog. Point. Je n’étais pas anonyme. Mon nom est sur le blog mais sous forme graphique (écrit avec Paint) ce qui empêche Google de trouver. 

Par contre, autant je trouve l’anonymat complètement con dans Facebook (on est là pour retrouver des amis voire s’en faire, je ne veux pas être pote avec un « JMC JMC »), autant il est rigolo dans Twitter.  Le personnage Jegoun a été imaginé et c’est bien rigolo. Le gros beauf de comptoir de centre gauche et faisant le cake avec les classements de blog. Qui picole et n’arrête pas d’insulter les gens. Alors que dans la vraie vie je suis un être sobre, délicat et raffiné. Hips. Le personnage a pris le dessus... 

Et l’anonymat des victimes les a un peu aidées. 

Mais je ne suis que partiellement anonyme dans Twitter. Il y a l’adresse de mon blog (où est mon nom). Cela étant, chacun peut avoir ses propres raisons d’être anonyme. C’est leur liberté. On ne va pas demander aux gestionnaires des réseaux sociaux de vérifier l’identité des gens. Ça coûterait une fortune et bénéficierait aux plus gros, comme Google, qui permettraient de nous identifier dans les différentes applications. 

Il faut arrêter de raconter des conneries.

11 février 2019

Les gens de #liguedulol sont virés : bien fait !

Hier, j’ai rapidement tweeté à propos de #laliguedulol parce que j’ai moi même été vaguement harcelé (rien de grave, j’ai le blocage facile ; je n’ai jamais rien attendu des réseaux sociaux à part y passer du bon temps avec les copains ; et à la charge, j’ai l’insulte un peu facile). Je connais donc ce phénomène de meute (rien à voir avec mes pratiques ; j’insulte tout seul) et j’ai été accusé d’y participer avec le groupe des leftblogs (accusations sans fondement mais les LB ont pris un peu de tout dans la tronche). 

Ce phénomène de meute était délirant : j’avais l’impression que des dizaines de types me tombaient dessus, bien organiser. Quelques leaders, des dizaines de suiveurs. J’étais un roc et m’en foutais un peu. Il me suffisait de bloquer des braves gens. En revanche, je comprends très bien que de braves gens n’osaient pas bloquer des types avec un peu d’influence mais ou voulaient profiter de leur audience pour se faire connaître. A cette époque, on ne savait pas comment allait évoluer le web des réseaux sociaux. Et j’ai connu des types qui me léchaient la bite : j’étais « chef » des leftblogs et tenancier du blog politique qui était numéro un du seul classement de blogs politiques qui existait (je maîtrisait les algorithmes et avait un style qui faisait que j’étais lu hors des blogs politiques). 

Mais, aujourd’hui, en lisant différents articles, je me suis rendu compte que des copains à moi étaient victimes de ces dégénérés. Et que certains de ces cons avaient tenté d’approcher ma bande, voire en faisait partie, avant de nous tourner le dos pour rentrer dans la ligue. 

J’ai été sidéré quand j’ai vu que certains d’entre eux, maintenant bien placés dans des grands journaux, étaient mis à pied et allaient être licenciés. J’ignore tout de cette partie du code du travail (des actions commises à titre privé susceptibles de nuire à leurs employeurs près de dix ans après les faits) et n’en débattons pas. 

Je me dis maintenant que c’est bien fait pour leurs gueules. Point. Avoir fait chier des braves gens pour se faire un nom est abject. Adieu. Autant qu’ils « perdent leur nom ».  

J’espère seulement qu’on ne profitera pas de ce pataquès pour trouver un nouvel argument contre l’anonymat sur le net. Je n’ai jamais harcelé personne mais j’ai prié pendant des années pour qu’une recherche sur mon nom ne fasse tomber un employeur putatif ou réel sur mes blogs. Il faut renforcer les dispositifs de signalement. Ça coûte du pognon. C’est un mal nécessaire. 

De toute manière, l’augmentation de l’influence sur le net est terminée. On a bien rigolé. J’ai 5000 abonnés en grande partie parce que je suis suivi par Hollande qui cherchait des types à suivre quand il a créé son compte Twitter. C’est un raccourci. 

Amen. Et lol. 

10 février 2019

Moi et la gauche : game over

Les types qui se croient de gauche et qui militent pour dans les réseaux sociaux n’ont qu’un résultat : dégoûter les électeurs. C’est con. Ils font une espèce de jeu de la droite tout en continuant à insulter ceux qui n’adhèrent pas à leurs théories. C’est ballot. 

Je reste droit dans mes bottes. Et dans mes votes. Je voterai aux européennes contre tous les crétins contre l’Europe, contre tous les bas du genou qui se trompent d’élection,contre tous les imbéciles qui jouent le jeu des antisysteme, donc de l’extrême droite.je voterai pour ceux qui ont un projet pour l’Europe et pas pour ceux qui remettent en cause les institutions en oubliant de le dire.  

Game over.

05 février 2019

L’union de la gauche : oui. De toute la gauche...

Cet article n’est pas faux (depuis quand un article peut être vrai ou faux ?) mais il y a une grosse connerie : Macron n’a pas de socle électoral (au sens utilisé dans le papier). Il y a des gens qui ne se retrouvent nulle part ailleurs et qui considèrent Macron comme un moindre mal. J’en fais partie. 


https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Sondage-Ifop-Macron-la-remontada-1603317


A ce propos, Julien Dray disait ce week-end que l’alliance avec LFI était nécessaire avec un tas de référence historique expliquant que la gauche pouvait gagner en alliant les partis de gauche. C’est le cas quand les partis de gauche représentent 40 ou 45% de l’électorat. La gauche gagne alors parce que des types de droite votent à gauche pour éliminer un lascar ou un parti. 


C’est un peu pareil à droite, d’ailleurs. LR est laminé : les gens de droite votent FN ou LREM pour éliminer l’espèce de parti qui reste et ses cadres, Wauquiez en tête. Mais le problème n’est pas le même à droite à gauche et à droite. La droite en général est largement majoritaire et la gauche, dans l’histoire récente, n’a été majoritaire qu’avec 40 ou 45% des voix de premier tour. 


Or, aujourd’hui, la gauche officielle est à 20 ou 30%  ! Pas 40 ou 45. Il manque entre 10 et 25 points d’électorat. Et ces andouilles, dont moi, vote LREM. 


Aujourd’hui, la gauche historique ou modérée doit se réconcilier avec le centre gauche. Sinon, elle est foutue. Se rassembler à gauche n’est pas une priorité contrairement à ce qu’on a pu observer depuis le début de la Cinquième. 


02 février 2019

Les gilets jaunes sont des cons. Basta.



25 ans dans un village

Tiens ! Aujourd’hui, ça fait 25 ans que j’ai signé pour mon appartement. J’ai aménagé deux ou trois semaines plus tard. 25 ans au Kremlin-Bicêtre. J’aime bien ma commune. 






Ce matin, je suis allé à Auchan. Il n’existait pas à l’époque. En passant, je me suis arrêté pour prendre un café. C’est la première fois que le serveur m’en sert un. Il était tout surpris. Il ne faudrait pas que le serveur du soir soit présent le matin. J’ai fait la fermeture avec lui hier soir et je suis arrivé au moment où il reprenait le service. 


Au retour, je suis passé à l’Aero. J’y étais client avant la Comète, tiens ! Je crois. Les souvenirs sont vagues. Je me rappelle que la première fois où je suis venu à la Comète, c’était pour déjeuner avec Yannick, en 1996, je crois. Et j’ai fait toutes les fermetures depuis le 29 octobre de cette année là, faisant pester Martine quand son Jean rentrait trop tard. Ça fait 11 ans qu’ils sont partis à la retraite. J’en ai vu des patrons, depuis. Patricia et Patrick jusqu’en juin 2008. Ils ne sont pas restés longtemps. Jérôme et Bruno, je crois, pendant deux ans. Mathieu et Nelly pendant cinq ans, je crois (dont deux sans Mathieu, il me semble). Et Francois et Ambre depuis bientôt trois ans. Où bientôt quatre ans. Va savoir...


A l’Aéro, c’est le deuxième patron que connais.  Trois en fait. Abdel est parti il y a onze ou douze ans. Remplacé par Karim et Idir, ce dernier n’étant resté que quelques mois ou années ou semaines. C’est vous qui voyez. Pendant des années, c’est là que je faisais les fermetures quand la Comète était fermée. Mais les horaires de Karim sont aléatoires alors il m’arrive de terminer l’Amandine ou le PMU. Depuis plus de vingt ans. 


Au début, il y a 25 ans, je n’allais pas dans les bistros du quartier. J’allais dans les coins plus proches de Paris comme le Marigny qui n’était pas le bouge actuel. Les Chinois ne font pas que du bien aux bars tabac. Ou à l’Oustalet !


L’Oustalet ! Il y a 31 ans, quand je suis arrivé à Paris, mon père avait copain qui avait un copain en région parisienne. Le patron de l’Oustalet. Je me rappelle y avoir été, une fois ou deux (dont une avec Philippe). Si j’avais su que j’allais acheter, 6 ans après, un appartement à 500 mètres. Qui pouvait envisager de vivre à Bicêtre, à cette époque ? 


Comme bistros qui ont compté pendant ces 25 ans, il y a évidemment chez Y et surtout les Monts d’Aubrac. A une époque, je suis souvent allé à l’Oustalet, à nouveau, avec un autre patron et à l’Ambassade. C’était quand Marc était encore vivant. Tantine, on l’appelait.  Il faudrait que j’en fasse un billet de blog. Sinon, j’ai pris quelques cuites au Théâtre, chez Pierre, aux Rochers (disparu) et au petit bistro (aussi disparu), à côté de chez Patrice. Tous les deux ou trois ans, je bois un coup au tabac en face de l’hôpital (j’ai oublié son nom). 


Et il y a évidemment le Petit Relais de Elhafid où j’ai passé la soirée du 31 décembre. Je n’y vais plus que rarement. C’est plus le patron qui vient dans les bistros que je fréquente. 


Si je voulais aller à l’Aero, ce matin, c’est parce que le patron était tellement saoul dimanche dernier qu’il m’a viré pour un prétexte que j’ai oublié. Genre : je suis un fumier parce que je ne viens pas tous les jours. Il n’était pas là, ce matin. Le gars qui bosse avec lui et avec qui j’ai fait la campagne d’Hollande avec lui m’a montré la bouteille de whisky. Elle était vide. J’ai compris. Il a encore pris une cuite. J’ai connu beaucoup de patrons qui viraient des clients bourrés. Karim vire les clients quand il est bourré. 


C’est Bicêtre. 


Je ne pourrais pas citer tous les serveurs que j’ai connus. Rien qu’à la Comète. Je me rappelle de ceux du début. Josiane, bien sûr. Sophie, Gerard, David. Puis Jim (Lelio) et Nadine (qui est passée de la cuisine où elle officiait avec Brigitte au bar) puis tant d’autres (citons ceux que je suis dans Facebook : Fred et Pascal). Certains sont retournés à l’anonymat mais je les aimais bien. Je ne pouvais sentir d’autres comme Seb et Nicolas qui officiaient du temps de Bruno. Bah ! Je les aime tous. C’est un bonheur. Ce midi, Jonathan n’arrête pas de gueuler contre Pascal et Roger. Pascal le cherche. C’est un bonheur. 


Les bistros sont des villages. Le Kremlin-Bicêtre est un village. 

01 février 2019

Hollande subit Faure

Non seulement je n’ai rien glandé sur ce blog depuis une dizaine de jours mais en plus j’ai perdu l’art du titre. Toujours est-il que je n’ai pas donné mon sentiment sur les propos de Faure (rappel : c’est le patron du PS) sur le bilan du quinquennat Hollandesque en oubliant ce que le grand public peut retenir d’un article de presse ou d’une interview. 





Je vais donc lui expliquer. M. Faure m’a dit : ne votez plus pour nous, vous ne pouvez pas nous faire confiance. 

Qu’il est raison ou tort sur le fond a peu d’importance (sauf pour les autres formations de gauche). C’est une immense connerie pour le PS. Il devrait être viré sur le champ. Pour faute lourde. 

Non seulement, il me semble que le bilan n’a pas été réellement débattu en interne (du moins pour ce que peut voir un sympathisant non membre) mais en plus il aurait fallu comparer objectivement la situation économique entre les périodes en prenant en compte le délai entre une décision politique et ses effets concrets. Disons 18 mois. 

Certes, Hollande a fait des conneries comme la déchéance de nationalité. Certes des sujets peuvent donner lieu à des débats. Le CICE, tiens ! Il a redonné de la marge aux entreprises (c’est nécessaire, désolé : même un vilain gauchiste devrait comprendre que gagner de l’argent est nécessaire pour embaucher) mais les entreprises n’ont pas joue le jeu et versent des dividendes record (du monde) mais au moment où le successeur réduit l’imposition sur les fruits du capital avec cette idiote flat tax alors qu’Hollande avait permis l’égalité de l’imposition face aux sources de revenus. 

Faure doit être viré pour cela aussi : il n’a pas organisé sereinement et politiquement les débats. 

Macron conduit une mauvaise politique et j’étais bien décidé à ne plus voter pour les guignols de LREM. Néanmoins, mon côté citoyen me pousse à voter pour faire barrage à une droite dure. Je ne crois pas, d’une part, à la capacité des autres partis de gauche à acquérir le pouvoir et, d’autre part, à ses solutions. Je voterais bien pour le MRC, son côté républicain de gauche mais je suis européiste (et neologiste). 

Et dans la perse. 




22 janvier 2019

Encore l’anonymat dans les réseaux sociaux ?

Suite aux propos de je ne sais plus quelle andouille ministérielle, on reparle à nouveau beaucoup de l’anonymat dans les réseaux sociaux. On voudrait l’interdire pour des raisons que je comprends bien : des enculés se permettent d’insulter et de menacer un tas de gens. 


Cela étant, si l’anonymat n’avait pas été possible, jamais @jegoun et @sarcofrance n’auraient été possibles. Et je vous passe tous les autres de la grande époque des blogs. El Camino, Trublyonne, Captain Haka,  Detoutderien, Cc, Annie Day, l’enculé de combat, l’Heretique et Didier Goux, voire Marc Vasseur ou Dagrouik. Et Eolas, tiens ! et Woland Amiral ou Alexandre Koltchak. Ou Falconhill, mon pote. 


On a un boulot, une vie de famille,... et tout çà.   On ne peut pas se permettre d’avoir une recherche Google avec notre nom pour être identifiés comme des activistes politiques. J’ai moi-même tenu à un certain anonymat jusqu’à ce que je trouve un emploi dans une grosse boîte et y passe plusieurs années pour stabiliser le job. 


C’est une condition absolue à la liberté d’expression même si à l’occasion ça paraît ridicule. Je suis Charlie et tout ça.  


Par contre, il faut donner les moyens à la justice pour faire fermer les comptes qui diffusent des propos illégaux ou des conneries comme ça. Il ne s’agit pas d’interdire les comptes en question mais de permettre à la justice de faire son job. Un anonyme doit pouvoir se faire fermer son compte par une brochette de fonctionnaires de la justice mandatés par des juges s’il dépasse les bornes. Il ne s’agit pas de le coller en prison. 


Et la loi est précise. Les blogueurs doivent déclarer leur identité à leurs hébergeurs. A force de faire des lois à la con sur des sujets sans intérêt, il faudra donner son passeport avant s’ouvrir un compte dans le nouveau réseau social à la mode. 


Qu’on file du pognon à l’Etat pour interdire les cons. Il y a du boulot. 

21 janvier 2019

Là blogosphère s’amuse

Vous avez bien mérité des nouvelles des ex leftblogs rouge-brun. On rigole bien dans les réseaux sociaux. Vive la gauche et sa tolérance légendaire. 


Revenons aux deux épisodes précédents. 


1. Sarkofrance a arrêté de me suivre dans Twitter. 

2. Bembelly a ordonné à Sarkofrance de ne plus laisser les commentaires de Didier Goux en disant qu’il pouvait toujours troller chez moi (alors que je ne blogue plus). 


Cette andouille (pas Bembelly et Goux) a viré Goux de son blog. Ce dernier est dans une immense détresse. Il va reprendre deux fois des nouilles au jambon, je suppose. Je vois avec sa chère et tendre et l’Etat pour mettre en place une cellule de soutien psychologique pour nous deux. 


En ce jour de célébration de la mort des Louis Seize et du compte de Paris, c’est bien triste. 

13 janvier 2019

Etudions une nouvelle constitution


La Cinquième république a plus de 60 ans, l’élection du Président au suffrage universel plus de 50. Elle a toujours eu des défauts mais a fait ses épreuves. En revanche, depuis quelques temps, elle est partie en vrille. Donner le début de ce bordel n’est pas facile ? Est-ce la dissolution de 1997 alors que la majorité était acquise au Président ? Est-ce le passage au quinquennat ? Est-ce lié à la construction européenne ? Peu importe. On n’est pas là pour faire le choix et les raisons se cumulent. Le fait est que les trois derniers présidents, donc l’actuel, ont rapidement atteint une popularité dérisoire significative d’une coupure entre les dirigeants et les citoyens. Ces derniers n’ont plus confiance et ça nous pousse à cette histoire de gilets jaunes. On ne sait plus comment s’en sortir et des personnalités politiques de premier plan, comme Julien Dray hier, demandent le passage à la Sixième. D’autres le demandent depuis plus longtemps mais leurs arguments n’étaient pas les bons au bon moment. Là, nous avons un créneau. Du monde dans la rue et la crise des partis politiques.

Ces éléments ont été appuyés par le développement de l’information en continu, d’Internet et des réseaux sociaux. Je ne fais pas le procès de ces machins. J’en ai été acteur (si j’ai pu bloguer, c’est bien parce que j’avais accès plus rapidement à plus d’information que beaucoup) et, même si on peut le regretter, on ne peut pas faire le procès d’évolutions naturelles (que je pourrais nommer « progrès » mais je connais des réactionnaires qui pourraient m’alpaguer).

Ce qui me parait le plus urgent est la suppression du Président de la république. Ni plus ni moins. Je suis là pour proposer « l’esprit » d’une nouvelle constitution et vous comprendrez ce par quoi je veux remplacer ce bordel. On a tous un rapport particulier avec le Président. Je ne pouvais pas blairer Sarkozy. J’ai toujours aimé Hollande. Mais nous avons maintenant Macron. J’ai voté pour lui dès le premier tour car c’était la seule solution valable pour éviter Fillon (les supporters de Mélenchon me diraient qu’il aurait pu être élu mais je n’y croyais pas et je ne le croyais pas capable de trouver une majorité à l’Assemblée pour gouverner). Je n’aime pas plus Macron que ça mais, ayant assez souffert du bashing sous Hollande (et assez contribué à alimenter le bashing sous Sarkozy) que je ne pense pas que ça soit une solution. Ca contribue à la défiance envers les institutions et on se retrouve comme des cons. Ce « Macron bashing » repose généralement sur n’importe quoi comme cette récente histoire d’effort : une agence de presse a pris quelques mots d’un discours et en a fait une phrase. Pour moi, je ne suis pas choqué qu’un Président parle d’effort quand il s’adresse à des apprentis.

Je vais donc proposer la base de la nouvelle constitution. Adoptez-là sans réfléchir, ça nous évitera de perdre du temps. On se reverra pour les détails. Je ne suis pas populiste. Cette constitution n’est pas là pour redonner le pouvoir au peuple. Le peuple a déjà le pouvoir : il vote. Et c’est bien son problème s’il vote pour n’importe qui. Aucun autre système ne résoudra ce phénomène. On va néanmoins renforcer l’accès au referendum, donc celui d’initiative citoyenne.

On va procéder par étapes. On ne va pas faire un joyeux bigbang.

Commençons par l’Assemblée nationale.

On n’y change rien ou presque. On supprime le non cumul des mandats pour éviter d’avoir des candidats hors sols coupés de tout. On supprime peut-être les « députés des Français de l’étranger » (les types qui habitent ailleurs qu’en France peuvent toujours rester inscrits dans un bureau de vote en France, le dernier où ils étaient inscrits, par exemple, ou celui d’un de leurs parents mais en ne gardant le droit de vote que pour les élections nationales).

Un député ayant déjà fait plus de 11 ans n’aura pas le droit de se représenter. Les élections auront forcément lieu en juin. Si la dissolution reste possible, l’Assemblée en place restera présente jusqu’au mois de juin suivant. S’il est impossible de gouverner pendant la phase transitoire, le Congrès (réunion de l’Assemblée et du Sénat) prendra le dessus.

Le diable se cache dans les détails.

La prochaine élection aura lieu en juin 2022.

Passons au Sénat

Les sénateurs seront élus par liste nationale au suffrage universel à la proportionnelle intégrale pour une durée de neuf ans mais renouvelable par tiers tous les trois ans. L’élection aura lieu en avril, la première en avril 2020 avec l’élection de 348 sénateurs (en gros). Les listes seront paritaires (un sur deux des membres sera une gonzesse). C’est ma seule concession.

Un tiers des sénateurs, 116 choisis aléatoirement, seront virés en avril 2023 et une nouvelle élection (suffrage universel par liste) aura lieu pour 116 sénateurs. En avril 2026, la moitié des sénateurs présents depuis 2023 sera foutue dehors et 116 autres seront élus. En avril 2029, on fout dehors ceux présents depuis le départ et on les remplace. En 2032, on fait pareil avec les zozos en place depuis 2023 et on entre dans le rythme de croisière.

Les sénateurs ayant déjà fait 13 ans en place n’auront plus le droit de figurer sur les nouvelles listes.

Le Président de la république

Le poste est supprimé, je vous ai dit. Basta !

Le Conseil de la république

Ca, vous ne le voyiez pas venir, hein ! C’est un machin pour remplacer la Présidence. Il sera composé de dix-huit membres élus à la proportionnelle, neuf par le Sénat, neuf l’Assemblée. Les neufs de l’Assemblée seront renouvelés pour les cinq ans, les neuf du Sénat pour les neuf ans.

Le Conseil aura un président (et un vice-président pour le remplacer si besoin) élu, parmi les représentants de Sénateurs par l’ensemble des membres, pour neuf ans. Le Président (j’y mets une majuscule, tiens !) aura une indemnité importante, celle des autres seront l’équivalent de ce qu’ils toucheraient dans leurs postes d’élus dans une des assemblées, assemblée dont ils seront démissionnaires dès leurs élections (tout comme le Président).

Le Président aura le rôle de représentation qu’a l’actuel Président de la république. Il participera obligatoirement au conseil des ministres mais n’aura plus la main sur l’ordre du jour.

Le Conseil aura notamment en charge les nominations qui reviennent actuellement au Président. Les votes devront avoir lieu à la majorité (la voix du Président comptera double s’il est impossible d’avoir une majorité). Le Conseil aura surtout en charge la ratification des traités internationaux et la promulgation des lois. Il aura l’obligation de promulguer les lois de finances et certaines lois de programmation. S’il ne trouve pas une majorité pour valider une loi, il aura l’obligation de déclencher un referendum. Il pourra déclencher des referendums sur proposition du gouvernement et du Conseil constitutionnel.

Des grandes « entités nationales » qui n’ont pas à dépendre de la politique du gouvernement pourront être rattachées au Conseil. Je pense à un tas de trucs n’ayant rien à voir et auxquels je ne connais rien (le sujet est donc totalement ouvert) comme le Conseil supérieur de la magistrature, l’ONF, le CSA, France Télévision, l’Insee (qui fournit les  statistiques officielles du gouvernement…), Radio France, Hadopi (jusqu’à sa suppression, hein !),…

Le Conseil se réunira au minimum une fois par semaine (sauf cinq semaines dans l’année). La composition des cabinets (du moins le nombre de conseillers) sera limitée par la Constitution (c’est un détail mais le diable se cache où j’ai envie : ce n’est plus le Président qui décide de la politique, il n’a pas besoin d’une cohorte d’andouilles).

Je parlais du Conseil constitutionnel.

On n’y touche pas à part un vague détail : il aura en charge de confirmer la constitutionnalité des referendums et l’organisation des « pétitions citoyennes » pour obliger le Conseil de la république à organiser des referendums. J’y reviendrai si j’y pense.

Le gouvernement et le Premier ministre (à ne pas confondre avec le Président du conseil, hein !)

Que l’Assemblée nationale se débrouille pour mettre ça en place, un peu comme en Allemagne ou un tas de démocratie qui n’ont pas besoin de Président pour choisir celui qui conduit opérationnellement la politique de la nation.

Le Premier ministre, à ce sujet, conduit la politique de la nation et est chef des armées.

Le referendum d’initiative citoyenne

Le Conseil constitutionnel devra étudier tout projet de referendum présenté par au moins 10000 citoyens. S’il est conforme à la Constitution, le CC devra le soumettre au vote des électeurs (par voie électronique sécurisée).  S’il reçoit plus d’un million de voix en sa faveur (et moins de voix contre, évidemment), le Conseil constitutionnel devra charger le Conseil de la république d’organiser un referendum en bonne et due forme.

T’as vu ça, j’ai inventé un referendum à tiroirs (c’est parce que seul le CC est en mesure de vérifier le million de voix, ça serait trop facile de faire une pétition bidon signée par des trolls) !

Le referendum par le Conseil de la république

Il peut (ou doit) être déclenché par le Conseil sur demande du Conseil constitutionnel (donc en cas de validité d’un referendum d’initiative populaire), si le Conseil ne trouve un accord pour promulguer une voix, sur proposition du gouvernement ou sur sa propre initiative.

La validité d’un referendum autre que ceux portant sur la Constitution doit être validée par le Conseil constitutionnel. Aucun referendum ne venant pas d’un texte issu du Gouvernement et remettant en cause de manière importante le budget en cours ou, à plus long terme, l’équilibre financier de l’Etat, ne pourra être déclaré conforme. Un referendum, par contre, pourra obliger le gouvernement à préparer tout projet de loi.

Ces referendums nationaux ne pourront être soumis au vote qu’une fois par an, le troisième dimanche de septembre, par exemple.

Et le Conseil Economique, Social et Environnemental dans tout ça ?

Je n’ai rien contre ce machin mais un bazar dont personne ne sait vraiment à quoi il sert et qui n’est que consultatif n’a rien à faire dans la Constitution. Hop ! Du balai ! On fera une loi organique pour mettre un bastringue en place.

L’organisation territoriale de la République

On n’y change rien.

Les collectivités territoriales

Elles ne sont pas du ressort de la Constitution (sauf pour ce qui concerne la définition des niveaux). Néanmoins, cette dernière pourrait définir une taille maximum pour chaque niveau parce que les régions qui font plus de 400 km de long n’ont pas grand sens même si c’est très joli sur des cartes.

Les révisions de la Constitution

Elles doivent être soumises à referendum (sauf pour ce qui concerne des modifications marginales liées à des traités européens, donc l’ouverture de l’Union à d’autres pays, parce que la négociation est faite à l’échelle du Continent). En plus de l’accord des citoyens, elles doivent être validées par le congrès (majorité normale).

Et voila !

Ce n’est pas une belle trame, ça ?