14 septembre 2019

L’avenir n’est pas la retraite mais la liberté

La plupart des lascars qui soutiennent la réforme des retraites et surtout de ceux qui critiquent les grévistes feraient mieux de se faire greffer un cerveau. 






Outre le fait qu’ils sont tout simplement jaloux de ceux qu’ils appellent des privilégiés (comme si c’est un privilège de signer un contrat de travail t’obligeant à faire un boulot pénible), ils sont très mauvais en économie et martèlent des éléments de langage pour dire nananère le système est déficitaire et l’expérience de vie augmente donc c’est normal de travailler plus longtemps. 


Déjà, ils omettent quelques détails pratiques. J’ai commencé à cotiser à 19 ans (et j’ai fait un an de service militaire ensuite). Je ne vois pas pourquoi je me casserais particulièrement les couilles pour des types qui entrent dans la vie active à 27 ans (je n’ai pas dit que c’était de leur faute). 


Petit un : c’est idiot de vouloir forcer les gens à travailler plus alors qu’il y en a tant qui voudraient travailler plus. En d’autres termes, faut arrêter de nous faire bosser plus longtemps alors qu’on a plus de 5% de chômage et un paquet de types en sous emploi malgré eux. 


Il n’y aura pas de petit deux, je fais la grève de la numérotation. 


Quand j’étais jeune, il y avait des pompistes pour faire le plein de la voiture. Maintenant, il y a plus de pompistes en retraite que de pompistes qui pompent. Tout comme il y a plus de cheminots en retraite que de cheminots qui cheminottent (je me demande s’il faut deux t à ce mot). Les abrutis qui comparent le nombre de salariés de la RATP et le nombre de retraités de cette honorable maison sont des abrutis redondants. 


Le fait que le monde bouge sort de leur cerveau. Les métiers changent. La structure du travail évolue. Des boulots vont disparaître. Que deviendront les chauffeurs de bus, de métro, de taxi, de VTC, de train, d’avion et de salle quand tout sera automatisé ? On y viendra vite. 20 ans, 30 ans ? Un tas de métiers vont disparaître. Dans 10 ans : plus de caissières dans les supermarchés. Tant pis. C’est un boulot pénible. Plus de radiologues. L’intelligence artificielle les remplacera. Tant pis ! C’est un métier où on passe son temps à voir des vieux à poil. Ne parlons pas des proctologues ! Plus de comptables ! Tout sera connecté et la comptabilité sera automatisée. Tant pis ! Quel intérêt à traîner dans des tableaux de chiffres ? Plus de juristes, tiens ! L’intelligence artificielle lira ces bon dieux de lignes de texte à notre place. 


Et plus de maçons (une vidéo tourne dans les réseaux sociaux avec une machine qui monte une maison en agglos en trois jours). Tant pis ! Quel intérêt à porter des briques sous la pluie ou le soleil ? 


Et plus de journalistes : quel intérêt à retranscrire une dépêche AFP issue d’un communiqué de presse résultant d’un ordinateur ? Mais toujours de les blogueurs et autres internautes qui continuent à donner leur avis à tout le monde. Je devrais faire un blog payant, tiens ! 


Penser la retraite en se tournant uniquement vers son système de financement en voulant l’équilibrer par le travail devrait nécessité une hospitalisation d’urgence en psychiatrie. 


Il faut penser au nouveau monde, à une nouvelle forme de répartition des richesses produites. Et je ne suis pas Picketti, l’idole de la gauche de gauche. 


Je ne prétends pas avoir les clés pour changer le système. 

12 septembre 2019

La grève et la mesure (et la connerie des politiques)

Je n’avais pas donné mon avis sur la grève de demain qui me gonfle pourtant au plus haut point. Voilà néanmoins ce que j’ai répondu à une copine qui gueulait après les grévistes. 


« Bof. Les types font un boulot réellement à la con (tu imagines un conducteur de métro : tu démarres. Tu roules de nuit une minute. Tu passes au jour. Tu attends 30 seconds.  Tu roules une minute de nuit et ainsi de suite. Sans compter le risque d’avoir un type qui se jette sous les rails et donc la nécessité d’une extrême vigilance). Là le gouvernement envisage de leur coller 10 ans de plus à travailler. »


Comme je dis souvent : il faut savoir être mesuré. La grève est légitime mais le gouvernement se comporte comme une bande d’amateurs méritant des baffes. Il y a des privilèges qui n’en sont pas. 


Tiens ! Hier je lisais qu’un décret était passé en catimini pour permettre d’obliger les profs à avoir des session de formation pendant leurs congés. Les imbéciles ne se rendent pas compte. J’ai passé mes vacances avec des parents profs et je voyais bien qu’ils étaient épuisés au bout des six ou sept semaines de cours. Plus que moi, maintenant, au bout de six mois sans congés... Ben oui. Je suis cadre sup dans l’informatique. J’aurai mes 42 années de cotisations avant mes 62 ans. J’évite de me plaindre pour des conneries. Et la grève de demain m’emmerde pour différentes raisons...


Tiens, aussi ! J’entendais Madame Pécresse qui disait qu’elle allait exiger des indemnités de la RATP à cause de la gêne occasionnée. Je vais lui rappeler que faire payer une société publique revient à faire payer chaque contribuable et lui retire des capacités d’investissement. Lui rappeler aussi que c’est à la région qu’elle préside de payer ces investissements qui permettraient qu’on soit moins emmerdés en cas de grève. 


Démagogie, quand tu nous tiens... Sachons être mesurés. Il n’y a que comme ça que nous ferons évoluer la société car des réformes sont bel et bien nécessaires car le monde bouge. 

07 septembre 2019

Brigitte devient féministe




Brigitte et Myriam seront en dédicaces à la Comète, 102 avenue de Fontainebleau, au Kremlin-Bicêtre pour un Kremlin des blogs, le 24 septembre à 19h43 pour une séance de dédicaces pour leur bouquin, rédigé par la première et illustrée par la seconde !

Vous connaissez les deux pouffes si vous me suivez depuis 2006 ou 2007.

Venez nombreux. Et à jeun. Il y a à boire sur place.