07 avril 2021

Les serveurs du restaurant privatisé étaient sous-dimensionnés


Je parlais, hier, de l’aéronautique écolo-poitevine mais je ne voudrais pas rater deux autres polémiques récentes, cette histoire de bouffe dans des restaurants privatisés ou des appartements transformés en restaurant et celle des serveurs de l’Education Nationale qui ont planté hier.

Commençons par la bouffe. On l’aura compris à mon indécision : je n’ai pas du tout suivi le sujet. Il n’a aucune espèce d’importance. Je ne vois pas pourquoi des gens qui ont du pognon voire ont une certaine notoriété n’iraient pas faire les conneries que tout un chacun rêve de faire, manger avec les copains, voire le fait en cachette ! Si les plats coûtent une fortune, ça n’est pas plus scandaleux que si on n’était pas confinés. D’ailleurs ce n’est pas scandaleux : chacun fait bien ce qu’il veut de son pognon et s’il y a un problème, il porte uniquement sur les inégalités et les différences de revenus parfois délirantes.

Par contre, si un ministre est réellement pris la main dans le sac, il doit faire la une de la presse et être montré du doigt car son boulot est aussi de nous expliquer qu’il ne faut pas faire certaines bêtises et, à ce titre, il doit quand même montrer l’exemple. A ma connaissance, M6, à l’origine du reportage qui a tourné en polémique, n’a toujours pas dit quel membre du gouvernement était en cause.

Les brachycères ont mal au cul.

Poursuivons par les serveurs de l’Education Nationale. Ils ont connu une rapide montée en charge suite au reconfinement et ils n’ont pas tenus, probablement victime, en plus d’une attaque dont on ne sait rien (un truc genre « dénis de service » semble logique : des gugusses qui simulent des connexions en masse pour que pépère ne sache plus où donner de la tête) mais dont on parle beaucoup. Cela est bien normal et il faut bien laisser le temps aux informaticiens de régler quelques boulons : tout ne peut pas être prévisible, notamment le comportement des utilisateurs et les endroits où ils vont cliquer.

Tout type ayant eu en charge des serveurs connaît le problème et peut commenter avec des « moi je » mais on s’en fout. Le « moi je » étant généralement d’attribuer plus de ressources que nécessaire afin d’être sûr de tenir. Cela a un coup et, à la limite, le gouvernement aurait été plus blâmable s’il n’y avait pas eu de plantage : ils auraient mis en œuvre des serveurs d’un dimensionnement… démesurer afin plein de CPU, de machines virtuelles, de mémoire et toutes ces saloperies plein de poil dans les narines nous coûtant la peau des fesses. Cela aurait coûté la peau des fesses.

C’est un peu comme si en Centre Bretagne, on achetait ses chasse-neige pour faire face à trois semaines de chute intensive alors qu’on a à peine une demi-journée de difficulté en moyenne.

Il faut gueuler, il faut polémiquer. La vaseline pour les diptères n’a pas de prix.

 

 

06 avril 2021

Dessine-moi un mouton


« L'aérien ne doit plus faire partie des rêves d'enfant » a déclaré la mairesse écolo de Poitiers ce qui a fait bondir les réseaux sociaux de tous les bords politiques comme si les propos d’une inconnue improbable avaient le moindre intérêt. Tous les militants en peau de fesse ont suivi comme des moutons mal dessinés…

Pourtant, il y avait des polémiques plus rigolotes comme ces histoires de restaurants sauvages. Pour ma part, l’aviation ne m’a jamais fait rêver contrairement aux hôtesses de l’air avant que le trafic intérieur ne prenne plus que les vieilles qui étaient usagées pour l’international. Je n’ai jamais imaginé être un avion (sauf un jumbo mais le débat n'est pas là). J’ai rêvé de piloter des machins spatiaux, même avant que je découvre la Comète, mais jamais des avions.

Le contexte : « On y retrouve l'édile en train d'annoncer la suppression progressive des subventions allouées aux aéroclubs de la ville, tout en justifiant : «C'est triste, mais l'aérien ne doit plus faire partie des rêves d'enfants aujourd'hui.» Léonore Moncond'huy répondait par là à une élue LREM, Isabelle Chedaneau, qui rappelait que les associations d'aéroclub «ont permis aux jeunes Poitevins de passer le brevet d'initiation aéronautique et ont accueilli l'opération “Rêves de gosses”».Un événement annuel qui permet à des enfants atteints d'un handicap de faire un tour en avion. »

 

Pourtant, sur le fond, Moncond’huy n’est pas spécialement bouchée. Elle a même parfaitement raison. L’aéronotisme reste une activité onéreuse, donc élitiste, et n’a donc absolument pas à être subventionnée par les collectivités. Je suis bien désolé pour les enfants handicapés concernés mais les enfants normaux pas handicapés n’occupent pas leurs loisirs à s’envoyer en l’air. Laissons les parents plein de pognon et de gamins débiles faire ce qu’ils veulent ! Augmentons leurs taxes pour compenser les infrastructures et la pollution, ça leur fera les pieds et justice sera rendue. Amen.

Les opposants basaient leurs polémiques ironisaient sur la liberté de rêver et tout ça et l’on doit bien admettre que les propos de Moncond’huy étaient tordus mais tout cela est hors sujet. A partir du moment où un gamin monte dans un avion, ce n’est plus un rêve. Au contraire, même, une fois qu’il l’aura fait, il arrêtera de rêver !

 

Il faut prendre du recul pour cerner l’ironie de la chose, notamment en voyant Mélenchon trépigner, lui qui a passé des mois et des mois à lutter contre des aéroports.

Moncond’huy a été élue et, en accord avec ses principes écologiques, a décidé de ne plus subventionner l’aéronautisme et elle a bien raison même si, au fond, chacun est évidemment libre de juger que telle ou telle mesure est complètement idiote.

Admettez quand même qu’il est préférable de construire et subventionner des lieux d’accueil pour les gamins est préférable au fait de leur offrir des heures de vol à l’issue desquelles ils ne feraient que vomir et l’aérophagie de Moncond’huy n’y changera rien. 

02 avril 2021

La difficile critique des séries

Je n’ai pas parlé des réunions non mixtes où les blancs doivent fermer leurs gueules. Je n’ai pas parlé du dernier discours de Macron. Tout cela me navre et je dois avouer que je passe plus de temps derrière l’écran de la télé que celui du PC pendant les heures de loisir depuis que j’ai pris mon abonnement Netflix. Et je fais quoi ? Hé bien, je regarde des séries, andouille ! Parmi les plus longues, il y a The Crow, Borgen et House of Cards. Je viens d’entamer Homeland.

J’entrecoupe avec des fictions plus courtes, telles que Le jeu de la dame et I care a lot et d’autres choses moins connues tout en continuant à regarder des choses proposées par nos chaînes traditionnelles même si TNTesques. Outre les « grands films », je regarde Grey’s Anatomy à 20h tous les jours et souvent New York, police judiciaire à 19h. Ce soir, ça devrait être L’arme fatale (tirée du film du même nom). Hier, il y avait le dernier épisode de Gloria. Mercredi, c’était The Resident ; mardi SWAT. Je passe celles dont la diffusion a cessé depuis quelques semaines.

Je suis devenu boulimique de séries enfilant les épisodes les uns après les autres, cessant toute autre activité tant que je n’ai pas fini et mes visionnages Netflix ne sont interrompus que par ce que je suis encore sur les vieilles chaînes. Boulimique mais pas taré. J’ai vu The Crown en un week-end, House of card en une semaine et j’entends bien passer plusieurs semaines sur Homeland. Je me soigne, quoi !

 

A l’occasion, j’essaie d’en faire des billets de blogs sur l’annexe (voir en haut à droite sur le présent blog). Il s’agit de dire ce que j’en pense et de tenter de partager avec le lecteur hypothétique : lui donner envie de regarder ou de tourner la page.  L’exercice n’est pas facile dit le titre de ce billet : les hypothétiques en question sont pour l’instant essentiellement des copains qui sont souvent intéressés par mon avis personnel sur les séries qu’ils ont déjà vu, voire que je regarde suite à leurs recommandations. Un jour, peut-être, ma prose sera utile à des inconnus…

L’exercice n’est pas facile. Je ne peux pas raconter la série (je pique le résumé à Wikipedia pour faire l’introduction) vu que mon hypothétique susnommé l’a déjà vue et que, en plus, s’il n’a pas le même avis que moi ne donnera pas le sien autrement que sous la forme d’un « je n’ai pas réussi à regarder jusqu’au bout ». En outre, je n’ai aucune expérience. Mon premier billet fut sur « Le Doc », série hospitalière de TF1. J’exprimais mon enthousiasme mais on m’a répondu « ha ha, tu découvres les séries hospitalière, c’est toujours pareil : une histoire en arrière-plan et des épisodes avec des gens à soigner avec souvent la nécessité de faire une enquête sur eux ».

 

D’ailleurs, pour la plupart, on pourrait dire : « les deux premières saisons sont très bien et les personnages sont sympathiques ». Comme si le type qui dépense du pognon allait se ruiner en sortant un héros qu’on ne puisse pas blairer et comme si il était possible de maintenir un rythme après avoir bien tiré sur la corde d’un sujet. Que dire ? J’ai fait un billet sur Borgen après n’avoir regardé que les premiers épisodes mais, après avoir fini cette série (très plaisante, ne passez pas à côté) je ne sais plus quoi dire de plus.

Je parle, ci-dessus, de Grey’s Anatomy et de New York, police judiciaire. Quel serait l’intérêt d’en faire des billets ? Question purement rhétorique vu qu’il est probable que je finirai par trouver un angle d’attaque vaguement original. Réponse factuelle : les deux séries dépassent les quinze saisons et si des couillons ont continué à y mettre du pognon, c’est que je ne suis pas le seul intéressé. Pourtant, prenez NYPJ : chaque épisode présente très peu d’intérêt. Ils sont mêmes assez lents, presque chiants, parfois, répétitifs… Pourtant, il y a un petit plus qui pousse à regarder mais je serai bien incapable de le décrire. Pour Grey, on arrive à l’imaginer mais quel intérêt à dire que les personnages sont attachants, sympathiques…

 

Il va bien falloir que je trouve une voie. Ou pas.