15 septembre 2017

Distributeur de pot-au-feu réactionnaire progressiste

Ca va faire 21 ans que je finis une bonne partie de mes soirées à La Comète. Dans six semaines. Ce soir, c'est la 2475 fois que l'on évoque avec des cons la vraie recette du pot-au-feu. 


Ca fait 2473 fois (je dois reconnaitre deux moments de faiblesse probablement liés à un consommation excessive de biere) que je rappelle que le pot-au-feu est le plat du pauvre dans lequel on met la viande qui nécessite des heures de cuisson et les légumes qu'on a en stock. 

Ce midi, un jeune collègue m'a demandé depuis combien de temps je bosse "dans" les distributeurs de billets. Je lui ai dit que j'avais commencé le 4 octobre 1987, ce qui, en principe, devrait s'arroser prochainement. Il m'a répondu qu'il était né en 1986 ce qui me laisse penser qu'il doit avoir, en gros, 31 ans. 

Cela n'a rien à voir mais vous vous rappelez de ce député LREM qui a massacré u cadre du ps à coup de casque. L'amoché a sorti une interview aujourd'hui pour dire qu'il n'avait jamais dit qu'il avait traite son altesse de sale Arabe. Du coup, les réseaux sociaux sont en émoi. Genre : ah l'agression aurait été gratuite parce que le blessé n'a pas été insulté. Comme j'avais vaguement défendu le casqué en demandant d'attendre que la justice décide, je passe pour un salopard depuis que "la défense" a dit qu'elle n'avait pas insulté. 

Ca me rappelle l'époque où je défendais Cahuzac. La justice n'avait rien dit. Mais il était désigné coupable par des centaines de milliards d'imbéciles qui ont complètement oublié ce que la justice avait décidé en oubliant qu'il y avait un avant tout un problème moral entre les électeurs du PS et le type qui était en charge de la fraude fiscale. 

Je défends donc le pot-au-feu et la présomption d'innocence face à des bobos qui se positionne au dessus de tout. 

Et qui oublient des années d'histoire. Sans compter que je combats les éternels progressistes qui défendent les recettes traditionnelles du pot-au-feu. 

12 septembre 2017

Le sage regarde la lune mais les manifestants ont un autre usage de leurs doigts

Préambule : ceci est un texte que j'ai publié dans Facebook en citant une publication de Jack Dion, je crois rédacteur en chef de Marianne, qui expliquait que le résultat des manifestations était du même ordre que celles contre la loi connerie, donc un succès. 


Il reste des personnalités pour voir la journée de mobilisation comme un succès. C'est comme à chaque fois. La loi va passer comme à chaque fois. Aucun opposant ne se pose la seule question qui vaille : pourquoi tout le monde s'en fout ?


Notons bien que je suis de plus en plus opposant (pas à la loi en question, je m'en fous, à Macron ; je vais y revenir). Mais la quadrature du cercle a visiblement perdu un rayon. 


Je n'ai pas aimé les propos de Macron sur les fainéants. Parce qu'on ne sait pas ce qu'il veut dire, s'il veut insulter, diviser,... Il fait du Sarkozy ce qui pourrait me faire vomir si je n'avais pas d'autres motifs un peu plus sérieux. 


Tout le week end, j'ai suivi les réactions et toutes m'ont paru mauvaises. Personne (parmi les opposants) n'a osé dire que Macron avait tenu ses propos volontairement. Pour attaquer, cliver, diviser, obtenir des commentaires débiles. Tout le monde semble penser qu'il a fait une gaffe, dit un truc dans le feu de l'action. 


Le plus drôle est porté par ces militants qui expliquent qui ne sont pas fainéants comme s'ils étaient visés. Personne ne sait qui l'est. Les proches de Macron ont tenté d'expliquer qu'il visait ceux qui n'avaient rien fait. Alors qu'il était au gouvernement, avant. On n'y comprend plus rien et c'est du grand guignol. 


L'hypothèse la plus crédible est que ces mots soient sortis comme ça... Après tout, il a dit qu'il ne céderait pas devant les fainéants, ce qui n'a rien de révoltant. 


Je ne suis pas contre cette loi. Tous les opposants sont salariés de grandes entreprises et sont très protégés. Moi aussi mais, en plus, je suis cadre supérieur. Smiley. Je ne suis pas sûr que les chômeurs et les salariés non protégés, ceux des petites boites, ceux des bistros,... se sentent concernés. 


Que le Front National et des affreux comme Campion participent à la manifestation ou s'opposent à cette loi n'interpelle personne me chiffonne. À part moi, peut-être. Mais avec une certaine hilarité : ils se vautrent comme les autres. 


Depuis au moins 2007, tous les élus ont subi une forte opposition dans les réseaux sociaux. Je me rappelle des jours qui ont suivi l'élection de Sarko. Il y avait des blogs (dont le mien) qui disaient : ce n'est pas mon Président. Ca ne l'empêche pas d'avoir fait à peu près ce qu'il a voulu. En 2012, il a été viré, de peu, par haine (mais avec raison, hein !). Peut-être que la haine de Macron permettra de le virer en 2022. Et de le remplacer par Wauquiez. 


Je n'ai rien contre les manifestants. Mais que les internautes reviennent sur terre ! Les manifestations seront un fiasco et la loi passera. 


J'ai choisi. Blogueur politique depuis 12 ans, je suis maintenant dans une sorte d'opposition à Macron mais je vais le laisser gouverner parce qu'aucun autre projet politique crédible n'a gagné l'élection. 


Je me rappelle d'une époque où Marianne représentait le centre gauche. 

06 septembre 2017

À vélo, ça roule !

Je vous livre un article du Monde avec un lien pourri, iPhone oblige. 


Il est réjouissant. Pour moi. Il va dans le sens de ce que je dis depuis très longtemps : le problème de la circulation à Paris est qu'il y a trop de voitures. C'est ballot. Les mesures prises contre les voitures augmentent de très peu les problèmes de circulation des seuls automobilistes. 

Notons bien que je ne l'ai pas toujours dit ! En 1996, je bossais en banlieue lointaine sans bonne solution en transport en commun. En octobre, une nouvelle mission m'a amené à bosser dans Paris et j'ai mis des mois à me rendre compte que la voiture n'était pas la bonne solution. Le plus drôle est que je pestais contre les autres cons qui prenaient leur voiture alors que, contrairement à moi, ils n'en avaient pas besoin. Au bout de quelques mois, néanmoins, je me suis retrouvé presque ruiné. Je n'avais plus les moyens de payer le parking. La mort dans l'âme, j'ai commencé à prendre le metro. 40 minutes de trajet au lieu d'une heure. 

Heureusement que ma connerie m'amuse. Revenons à cet article sympathique. Ou pas. Passons directement aux commentaires dans les réseaux sociaux embouteillés. 

Les opposants à Annie Dalvélo sont des gens avec qui je suis assez proche : nous avons la même détestation de la gauche bien pensante. Mais pour l'aménagement de Paris, je deviens subitement plus progressiste que réactionnaire. 

Ils assimilent donc le Monde à la Pravda qui essaie de nous imposer une opinion toute faite venue des hautes sphères. C'est très drôle. Ils sont d'ailleurs souvent journalistes, éditorialistes, chroniqueurs,... De gauche. Mais quand ils ne sont pas d'accord avec ce que dit le Monde, leur journal de référence devient une espèce de collabo. 

Nier une évidence pour un confort personnel ou pour faire croire qu'on est un stratège électoral n'est pas très fin. Les électeurs ne sont pas aussi stupide qu'on pourrait le penser. C'est exactement le type même de phrase qu'ils pourraient sortir pour nous démontrer qu'ils (les électeurs) sont cons comme des bites. Désolé pour la stigmatisation. 

Il n'empêche que s'il y a trop de voitures dans Paris, on ne m'otera pas de la tête que c'est parce qu'il y a trop de voitures dans Paris. Même si, de fait, je renie mon côté libéral réactionnaire de gauche tant apprécié par les délicates jeunes filles et les grosses tafioles. 

Hop.  

04 septembre 2017

Racisme anti-blanc ?

«A leur insu, les personnes blanches sont socialisées pour être racistes dès leur naissance. Ce n’est pas quelque chose de génétique, personne ne naît raciste.»

J'ai lu ça dans Libé. 


Tout type de gauche normal devrait immédiatement arrêter de lire Libé. 


03 septembre 2017

Dois-je créer un parti politique ?

Week-end en Bretagne chez ma mère. Longue introspection. J'ai réussi à définir mon positionnement politique après 12 ans de présence dans les réseaux sociaux. Je ne sais pas ce que je vais en faire. Tant pis. Voila ce que ça donne. 

1. Lecteur jovial de Causeur. 
2. Défenseur du SMIC. 
3. Putatif membre du Printemps Républicain. 
4. Priorisation à l'impôt progressif sur le revenu. 
5. Nécessité absolue de la diminution du temps de travail. 
6. Libéral malgré tout. 
7. Supporter épanoui de la politique automobile de Anne Hidalgo. 
8. Laissons une chance à Macron. Il a gagné et les autres guignols ont échoué depuis le début de la 5ème. 

Je ne vais pas aller jusqu'à en faire un parti politique. On risque de ne pas être nombreux. 

Ca s'arrose néanmoins.

02 septembre 2017

Ne parlons pas travail un samedi soir

Travailleur mimant ce qu'il pense de l'opposition à la loi travail
Je comprend le dépit de mes centaines de milliers ou de millions de lecteurs qui attendent avec impatience mon avis sur la loi travail mais je leur présente mes excuses : je n’en ai pas. J’ai, par contre, une demi-heure de disponible avant de revenir au bistro que j’ai laissé ce matin vers une heure (obligé de partir, ça fermait…) pour dire des conneries dans mon blog. Je suis rentré à pied et désappointé par les arguments des opposants que j’avais lu toute la soirée dans Facebook quand je ne discutais pas avec les patrons.

Nous avons beaucoup d’andouilles qui pestent contre le néolibéralisme mais qui ne savent pas ce que c’est. Je les invite à utiliser Wikipedia. Mais je vais résumer. Le terme est apparu en 1844 ce est rigolo pour un truc « néo » et désignait à l’époque une forme de libéralisme qui permettait l’intervention de l’état dans l’économie. Vive le néolibéralisme, donc ! Jusqu’à la fin des années 1970, c’était proche de la social démocratie, Keynes et tout ça. Après, ça se complique. Je vous laisse lire. Maintenant, c’est surtout un gros pour dire que la droite, c’est caca.

Le type de gauche qui emploie ce mot me paraît toujours suspects. C’est un peu comme si, moi, je faisais un discours en argumentant avec « eau minérale ».

J’avais ainsi si un type qui disais que cela faisait trente ans que l’on menait une politique néolibérale et qu’on faisait des réformes du droit du travail et que rien n’avait fonctionné. Je me demande à quoi il faisais allusion.

On a un peu tendance à oublier que la crise où nous sommes englués a commencé en 1973 ou 1974. On peut toujours gloser sur les éléments déclencheurs et sur ceux qui ont fait qu’on s’y enfonce. Toujours est-il que le chômage a commencé à monter en flèche pour se stabiliser vers 3 millions, oscillant depuis longtemps entre 7 et 10 % de la population active. Je voudrai qu’on m’explique quelles mesures néolibérale on aurait pu prendre depuis ces quarante ans qui auraient vraiment perturbé notre modèle social.

Par contre, je connais quelques mesures progressistes un tantinet néfastes.

Et d’autres parfaites, comme la réduction du temps de travail.

Vous pouvez accrochez vos bretelles à un droit du travail qui ne protège absolument avec des branches, des conventions, des accords qui ne font qu’accroître les inégalités selon qu’on bosse dans l’informatique bancaire ou dans les bistros.


Je ne connais pas les autres secteurs, débrouillez-vous sans moi.