28 novembre 2022

Réintégrer ou désintégrer ?

 


Les covidoseptiques, pour être poli, continuent à agir et à nier des consensus scientifiques mais n’ont plus que des arguments qu’un môme de maternelle n’oserait pas sortir. Voilà Denis, par exemple, qui ne peut que traiter ses « opposants » d’idiots tout en citant le code de Nuremberg (Godwin n’est jamais très loin), comme si l’injection de vaccin avait été rendu obligatoire à toute la population…

Tenez ! L’autre jour, je me foutais de la gueule des lfistes et autres frontistes qui exigeaient la réintégration des soignants qui avaient refusé de se faire vacciner. Comme si l’on pouvait tolérer des imbéciles qui ne comprennent pas que, quand on exerce une profession, il faut en respecter les règles, notamment dans les domaines scientifiques. Manquerait plus qu’un soignant nie la France, tout comme n’importe quel blogueur perdu dans son monde. Les arguments étaient tellement débiles que "pauvre con" fut ma seule réponse. Le gars n'a pas aimé.

Notons quand même que la plupart des pays du monde ont prôné la vaccination et que nous commençons à entrevoir la sortie de la pandémie. Prétendre maintenant que le vaccin ne servait à rien, sur la base de quelques visionnages abscons sur internet et de publications de quelques lascars connus essentiellement dans des cercles ferlés de covidoseptiques est cocasse surtout quand ils tentent d’expliquer qu’il y a des effets secondaires cachés, effets secondaires dont personne ne sait rien. La seule vérité est qu’il y a eu des morts du Covid… pas du vaccin. Que des pays voisins aient choisi de réintégrer les soignants non vaccinés est leur problème mais il faut tout de même reconnaitre que les partis qui font un projet de loi (comme s’il fallait une loi pour réintégrer des gens…) sont une espèce de coalition de formations politiques politique, un genre d’entente entre les extrêmes, la droite et la gauche, qui ont pour seul objectif de lutter contre le gouvernement sans s’inquiéter de la santé publique.

Les arguments utilisés sont grotesques : le nombre de personnes potentiellement concernées par une réintégration est absolument dérisoire, de l’ordre de quelques centaines, alors qu’il manque des centaines de milliers de soignants (en gros). Mais ces personnes ont refusé de jouer le jeu…

 

Récemment, j’ai encore vu une personne âgée hospitalisée pour une raison qui vous importe peu attraper le Covid à cause d’une aide-soignante qui n’avait pas voulu s’avouer à elle-même qu’elle avait les premiers symptômes de la maladie.

La personne âgée en question m’est suffisamment chère pour que je puisse avoir envie de donner des claques à cette partie de la population populiste et giletjaunesque qu’on pourrait surtout traiter d’assassins et de menteurs (pour être poli). Oups ! J’oubliais qu’ils sont plus compétents que tous les autres vu qu’ils passent leur nuit à regarder des vidéos sur Youtube et à lire des informations en provenance de sites web russes après avoir pris soin d'oublier tous les éléments scientifiques qu'ils ont pu apprendre à l'école.


S'ils y ont été.

23 novembre 2022

Les nouvelles technos et l'environnement


 

Dans ma firme, on a tout un tas de formations et j’ai « assisté », aujourd’hui, au module concernant les nouvelles technologies et la protection de l’environnement. J’en fais un rapide billet car quelques aspects m’ont frappé et parce que mon blog n’a aucune médisance sur la gauche nuptiale à délivrer.

Tout d’abord, on n’arrête pas de nous donner des recommandations diverses comme éteindre les ordinateurs, les box, les écrans… Il faut savoir que si j’ai bien noté les chiffres, seuls 4% des émissions de gaz à effet ce qui est dérisoire (ce qui n’empêche pas aux petits ruisseaux de faire les grandes rivières). Surtout, l’essentiel de ces 4% est provoqué par l’extraction des matières premières (ce que l’on sait plus ou moins), par la fabrication et par la destruction (recyclage) de ces machins de haute technologie.

Leur transport et leur utilisation ne coûte presque rien (les petits rus font les petites rivières évoquées plus haut). De fait, maintenir en tension des appareils inutilisés n’est pas dramatique.

A propos de la production, des matières premières, on parle souvent des mines de cobalt ou de de lithium mais celles de cuivre, donc de nos aïeux, bien utiles pour la filasse, ne rendent franchement pas service à l'humanité.

 


La majeure partie des « dépenses » en utilisation tournent autour du streaming. En d’autres termes, si toute l’humanité arrêtait Netflix, notre planète serait sauvée mais je m’emmerderais quand les bistros sont fermés.

Enfin, quitte à vouloir faire le bien, préférez une connexion via ADSL ou la fibre qu’en GSM. Et gardez vos smartphones au moins trois ans (ce qui est largement possible avec le haut de gamme ; que les pauvres se débrouillent).

Surtout que les enfants occupés dans les mines pourraient être bien plus utile à construire des stades et des stations de ski dans le désert.

19 novembre 2022

Le Métavers pour les nuls


 

A moins que vous ne viviez dans une grotte sans internet dans le fin fond de l’Eure, vous avez tous entendu parler du « Métavers », notamment depuis que Marc Zuckerberg a renommé en Meta l’entreprise Facebook, il y a environ un an. On essaie de comprendre à quoi cela correspond et j’imaginais une espèce d’univers parallèle et virtuel. Je me demandais bien ce que cela voulait dire et à quoi cela servait… Quel intérêt de boire des bières virtuelles payées avec une monnaie du même métal et bues avec des copains de ce métal dans un comptoir tout aussi étrange… ?

Cela ne prendrait jamais dans la population, à part chez quelques geeks. Pourquoi, alors, nous le présenter comme l’avenir de l’informatique ? Tout d’abord, il ne s’agit pas d’UN univers mais, disons, de multitudes d’espaces virtuel. On voit par exemple des publicités dans Facebook qui nous expliquent que les chirurgiens pourraient « répéter » les opérations compliquées dans le Métavers. C’est de la pure bêtise. La vérité est qu’ils auront des outils leur permettant de simuler ces opérations : masque de vision 3D, gants avec dispositifs permettant de simuler le « toucher »… Sans compter un logiciel gigantesque et performant permettant au toubib d’avoir des « vraies sensations ».

On est bien loin d’un univers parallèle, non ?



On doit y ajouter un volet « social ». Notre toubib, par exemple, devra travailler avec des anesthésistes, des infirmières et des collègues à lui. Chaque professionnel de santé, dans son appartement, pourra faire partie d’un groupe dans l’univers parallèle pour « rejouer » tout ce qui concerne l’opération. Ils pourront discuter, compléter leurs actions… et chacun verra l’autre dans le casque sous la forme d’un « avatar ». Les avatars pourront correspondre à des personnes réelles, comme les différents collègues, ou virtuelles (on n’imagine pas que la « répétition » aura lieu sur une personne réelle).  

Prenons un exemple dans le grand public. Vous assistez un match de foot avec des copains, comme si vous étiez dans les tribunes, alors que chacun n’a pas bougé de chez lui et a seulement mis un casque de « réalité virtuelle » qui permet de voir le match, les tribunes, d’entendre les bruits… Vous pourrez commenter le match avec vos potes et faire semblant de partager des bières…

A partir de là, on peut tout imaginer. Vous – enfin votre avatar – faisant la queue aux contrôles de sécurité (être palpé sur tout le corps – ça te fait bander, hein – nécessiterait quand même d’avoir une combinaison intégrale pour reproduire les sensations). Votre avatar pourrait aller à la boutique – virtuelle – du club et acheter le maillot – virtuel – du club ou, au moins, la casquette ! Dans votre casque, vous verriez vos copains ainsi déguisés… Pour acheter votre place dans le stade, puis « le maillot », il vous faudra de la monnaie virtuelle.

Et on commence à voir l’arnaque ! Je ne suis pas prêt à dépenser du pognon pour acheter des bières virtuelles tant que je ne pourrai pas prendre une cuite avec… Pensez bien à cet exemple du match de foot en vous mettant à la place de vrais fanatiques de ce sport. Pensez que les progrès technologiques permettront de reproduire parfaitement ce que l’on peut ressentir en assistant à un match.

 


Métavers ? « Vers » est la contraction de « univers ». Selon Wikipédia : « Méta est un préfixe qui provient du grec μετά (meta) (après, au-delà de, avec). Il exprime tout à la fois la réflexion, le changement, la succession, le fait d'aller au-delà, à côté de, entre ou avec. » « Métavers » pourrait se traduire par quelque chose du type « par-delà l’univers ». Un univers à côté.

Ces zozos créateurs de ce bastringue devaient bien trouver un nom qui face vendre ou rêver ou, tout simplement, prouver qu’ils avaient inventé quelque chose d’assez important pour qu’on y dépense du pognon. Quand on voit la chute de la valorisation boursière de Facebook, en un an, on peut rigoler (elle est passée de près de 1000 milliards à un peu moins de 400).

Cette semaine, on a tous entendu parler de la faillite de FTX. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. « Le scandale provient plutôt du fait que FTX, plateforme d’échange de cryptos, volait l’argent de ces clients afin de spéculer pour son propre compte sur des actifs virtuels qu’elle avait elle-même créés et qui étaient adossés à du vent ».

Par très joli, tout ça… Tous ces gugusses vont avoir du mal à s’en remettre ! Sans compter que le casque « 3D » dont je parlais vaut environ 3000 euros : on est bien éloignés du grand public. D’ailleurs, les industriels du secteur ont arrêté beaucoup de projets. Il y a quelques années, on parlait encore de lunettes de réalité augmentée mais pourque cela soit puissant, il faut de l’électronique et des batteries : ça pèse trop lourd pour un simple nez.

 


Alors ils ont trouvé un nom, le Métavers. Le fonctionnement s’appuie sur différentes notions ou technologies comme la réalité augmentée, dont je parlais, la réalité virtuelle, la 2D, la 3D, le blockchain, le NFT et j’en passe, comme le fameux « Cloud ». Sans oublier (j’espère), l’IA, l’intelligence artificielle. Il va me falloir démystifier un peu ces trucs. Cela ne va pas être simple… Je vais commencer par le pire, le blockchain car beaucoup de gens font l’amalgame avec les cryptomonnaies dont le fameux bitcoin. Or, le blockchain n’est que le support des cryptomonnaies.

Le blockchain n’est qu’une technologie permettant de stocker ou de distribuer des blocs de données d’information tout en permettant leur authentification, c’est-à-dire s’assurer de leur provenance, et la vérification de l’intégralité (qu’elles n’ont pas été modifiées en route). En fait, le commun des mortels n’en a rien à cirer. Désolé de vous décevoir mais je ne vais pas vous donner une leçon d’informatique dans un billet de blog d’autant que, moi-même, je n’y pige que dalle.

Le NFT – non-fungible token ou jeton non fongible, pour vous dire – est un peu pareil. Ils utilisent, en fait, la technologie « blockchain » et sont souvent présentés comme des titres de propriété (ce que je découvre en lisant Wikipedia). On s’en fout aussi.

Je suis un peu hors sujet mais je vais parler du cloud. On s’imagine à peu près savoir ce que c’est. Vous avez un smartphone, vous prenez des photos, elles sont enregistrées dans l’appareil puis envoyées dans « le cloud » et vous pouvez les récupérer ailleurs, par exemple sur un nouveau smartphone, un ordinateur… Pour le grand public, c’est automatique. On imagine des serveurs, quelque part, non pas dans les cieux mais dans des « datacenters » qui stockent vos informations et les restituent indépendamment du matériel dont vous disposez. Quand on bosse dans l’informatique, c’est un peu pareil. On le formulera autrement : on produit des applications et on ne s’intéresse pas à l’endroit où elles seront installées, on ne gère plus, physiquement, les serveurs. Mais il y a un volet supplémentaire : la capacité à adapter la puissance informatique (CPU) en fonction de l’usage. Par exemple, je travaille « dans » les distributeurs de billets. Les machines ont une très forte activité les samedis précédents Noël. Elles sont donc dimensionnées pour gérer ces fortes périodes de pointe. On a donc un tas de « CPU » qui ne servent qu’un ou deux jours parents : la puissance peut être restituée les autres jours. Avec les technologies du « cloud », tout cela est automatique.

D’ailleurs, les blockchains et différentes technologies au cœur du Métavers ont besoin de beaucoup de puissance de calcul : avec le cloud, elles peuvent utiliser des « ordinateurs qui dorment » (par exemple, le mien à de l’énergie à revendre pendant que je ne fais que l’utiliser pour saisir un texte de billet de blog). Et c’est leur intérêt : les données se déplacent d’ordinateur en ordinateur mais les mécanismes d’authentification très forte, à base de cryptographie, permettent d’assurer leur viabilité.

 


Je ne vais pas parler de la 2D. Vous lisez ce texte sur un écran… La 3D, on imagine ce que c’est. Par exemple, beaucoup d’entre nous ont vu des films en 3D avec des lunettes spéciales. En revanche, la représentation 3D n’est pas facile à mettre en œuvre. Pour un film, il y a différentes caméras qui filment en parallèle et le système de projection, y compris les lunettes, permettent de rendre un « effet 3D ». Par contre, pour le temps réel, c’est très compliqué, voire impossible, à mettre en œuvre. Imaginez mon match de foot retranscrit dans un métavers pour que vous puissiez le regarder avec des copains comme si vous étiez dans les tribunes, ce n’est pas demain la veille que vous en aurez une vision « 3D », même si, en fin de compte, seule de la vision 2D peut être rendue en vous donnant une vague sensation de relief.

On sait aussi ce qu’est la réalité augmentée. Vous avez joué à Pokemon Go ? La caméra de votre smartphone « filme » une scène que vous voyez sur son écran et l’informatique ajoute des objets sur l’image, comme les fameux Pokemon (j’ai abandonné rapidement : ils sont rares dans les bistros).

La réalité virtuelle est, avant tout, de la connerie : on ne peut pas être virtuel et réel. Disons que l’informatique permet de reconstituer en environnement, autour de vous, qui ressemble à la réalité. On va retrouver ce machin, par exemple, dans beaucoup de jeux vidéo, dans lesquels votre avatar se meut dans un paysage abscons avec des personnages débiles.

 


Ainsi, l’usage de ces technologies permettront de faire les Métavers. Il n’y a pas grand-chose de neuf, vous me direz ! Un jeu comme Fortnite existe depuis 20 ans. Le terme « Métavers » a lui-même été créé en 1992. Il faut bien, en revanche, que les industriels utilisent des mots « neufs » pour se faire mousser et faire croire aux investisseurs qu’ils peuvent cracher au bassinet. L’informatique progresse… progressivement ce qui permet, sans cesse, de petites révolutions… Des progrès, quoi !

Prenez Internet. Dans le temps, il y avait le web normal avec des pages plus ou moins statiques, des formulaires… Le web 2.0 est progressivement apparu. Il a permis, par exemple, à des andouilles de diffuser des pages web dans des blogs et à des abrutis d’y déposer des commentaires. Une espèce de web participatif, quoi ! On appelait ça, aussi, le « web social ».

Nous voila maintenant dans le Web3 ou « web 3.0 », aussi basé sur les blockchains et des cryptomonnaies et permettant de faire transiter de « la valeur » mais aussi de générer un web « décentralisé ». Prenez Mastodon qui voudrait remplacer Twitter. C’est un outil décentralisé. Les différents serveurs ne sont pas hébergés par une seule société mais par différents « particuliers » (ce n’est pas du Web3, j’explique la décentralisation et si vous avez lu quelques trucs sur le sujet, vous aurez une vision complémentaire). Ne vous focalisez pas sur le Web3, ça reste fumeux… Commencez à imaginer ce que sont les blockchains (et pas les cryptomonnaies) et, surtout, le Métavers ou les Métavers.

 


Le Métavers n’est pas l’avenir du web mais un des avenirs, sans aucun doute, mais il n’y a pas que ça, dans la vraie vie. Il profite du progrès, disais-je, sans avoir évoqué les progrès d’internet lui-même, de la forte augmentation des débits de données (pensez-donc, pour faire entrer dans votre casque, un match de foot personnalisé en fonction de votre emplacement dans les tribunes !).

Mais il n’y a pas que ça. On parle souvent des cinq sens : l’ouïe, le toucher, la vue, le goût et l’odorat. Il y en a, en fait, bien d’autres, une bonne douzaine, je crois, comme la pression sur certaines terminaisons nerveuses et tendons pour vous faire ressentir l’équilibre. Un jour, le Métavers vous permettra de ressentir tout cela. La vue et l’ouïe, c’est évident. On imagine très bien des gants ou des combinaisons vous faisant ressentir le toucher. Mais le reste, on est loin !

L’avenir du web ou de l’informatique est aussi l’inverse du Métavers. Les dernières années, on a beaucoup parlé des voitures autonomes (et on évoque souvent les progrès de la robotique). Nous ne sommes pas du tout dans un univers parallèle mais bien ancrés dans la vraie vie. La voiture, elle est sur une route, avec d’autres usagers…

Enfin, je n’ai pas assez insisté directement sur l’aspect social du Métavers. C’est comme dans Facebook, en gros. Vous côtoyez des gens de la vraie vie et des parfaits inconnus, cependant bien réels. Je n’ai pas insisté mais dans mes deux exemples : le toubib (comme je le disais) et le match de foot, on est bien avec des personnes que vous connaissez… Avec l’aspect social, il y a bien sûr l’avatar. Ce n’est plus simplement une « photo de profil » mais une représentation assez proche de la réalité des utilisateurs…

Et on les imagine, comme dans les coulisses du stade, faire le tour des magasins virtuels pour changer de fringues et regarder de la publicité…

 

Il faut bien gagner de l’argent (ou faire croire aux investisseurs que c’est juteux).


18 novembre 2022

Les sondages le montrent encore : le PS fait fausse route

 


Quand un blogueur politique désespère de trouver un sujet intéressant, pour son blog, il peut toujours se pencher sur les sondages, ce que je crois avoir fait deux fois en peu de temps. Ce matin, un nouveau (pdf) est sorti pour RTL et Orange, réalisé par BVA. La première partie porte sur la popularité de l’exécutif, donc Emmanuel Macron et Elisabeth Borne.

La page 7, au sujet du Président, retient mon attention… C’est parmi les sympathisants socialistes que le chef de l’Etat recueille le plus de bonnes opinions, derrière LREM-Renaissance, évidemment, mais bien loin devant LR, contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire… Mais, par-delà ce résultat, on voit en plus que toutes les catégories de sympathisants, du RN à LFI, on trouve des lascars qui ont une très bonne opinion d’Emmanuel Macron alors qu’il n’y en a aucun chez les socialistes.

Il vous faudra sans doute cliquer sur le lien pour comprendre mais ne vous plaignez pas, au fond, car cliquer sur des liens est un peu la base d’internet. Je vous explique en d’autres termes. Chez LR, 2% ont une très bonne opinion du Président, 35% une bonne, 46% une plutôt mauvaise et 17% une très mauvaise. Chez les socialos, 48% ont une bonne opinion, 40% une plutôt mauvaise et 12% une très mauvaise mais aucun une très bonne…

Je reprends : dans les catégories de la population, c’est, après LREM, chez le PS que l’on rejette le moins Emmanuel Macron mais c’est la seule catégorie où personne ne le met sur un piédestal. Je me retrouve assez bien parmi ces braves gens…

 


Je suis, certes, passionné par ce genre de chiffres voire formé pour, mais la conclusion est qu’en cette période où les partis commencent à se préparer à une dissolution, ceux du centre gauche devraient penser à cet état de fait…

Les résultats ne sont pas très éloignés pour Elisabeth Borne même si les sympathisants LR l’aiment plus que les socialistes.

Page 10, nous avons l’évolution de la popularité de Macron et de « son » premier ministre depuis début 2017. Celle du président est relativement stable depuis début 2020. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, elle n’a pas été entachée par les différentes crises.

 

Un peu après, on change franchement de sujet. Seuls 25% des gens qui s’intéressent au foot boycotteront le mondial. Je ne parle de cela uniquement parce que je suis fatigué des prises de positions à l’emporte-pièce, dans les réseaux sociaux. Si l’équipe de France atteint les phases finales, le nombre de boycotteurs tombe en flèche… Ah ! Les intentions…

 


Enfin, à partir de la page 17, on se penche sur la popularité des personnalités politiques. J’avais fait, récemment, un billet à partir d’un autre sondage où la question posée n’était pas la même (on parlait de « confiance » alors que, cette fois, on évoque le « souhait d’influence » dans la vie politique). Les résultats sont bien différents, notamment pour Jean-Luc Mélenchon qui a une place honorable alors que François Hollande a perdu la sienne.

Par contre, si l’on regarde les seuls sympathisants socialistes, l’ancien président est bien en tête, suivi de peu par Martine Aubry. Olivier Faure, même s’il est premier secrétaire depuis quelques années, n’est même pas classé.

Disons-le autrement : les sympathisants socialistes souhaitent un retour des vieilles gloires (on a même Christiane Taubira à la troisième place) mais ne veulent pas du tout d’Olivier Faure (ni d’ailleurs des personnalités qui s’y opposent ouvertement en vue du prochain congrès).

Par contre, les sympathisants Renaissance rejettent les socialos connus… (et inconnus mais on s’en fout). On s’en fout un peu mais comme ils représentent la catégorie la plus forte, on a du mouron à se faire…

 

Je ne sais pas si on peut en tirer une conclusion pour la préparation d’éventuelles législatives anticipées mais le résultat est net : le cœur de l’électorat socialiste ne veut plus de la Nupes et souhaite un repositionnement autour d’une social-démocratie plus traditionnelle ou d’un centre gauche.

Les militants socialistes qui pourraient bien reconduire la situation actuelle, avec la réélection d’Olivier Faure, pour des raisons qui me semblent obscures (quand on a tout perdu…), feraient ainsi une grave erreur, s’opposant aux gens susceptibles de voter pour eux et regardant Emmanuel Macron et Elisabeth Borne d'un bon œil, à défaut de les adorer…

14 novembre 2022

Laissez vivre les télétravailleurs !

 


« Le télétravail est une catastrophe pour l’économie ». Voila ce que braillait un copain – une connaissance serait plus juste – au comptoir du bistro, l’autre soir. Et le voila parti pour une démonstration : les clients ne déjeunent plus au restaurant, les entreprises ne construisent plus de bureau. J’ai bien sûr rétorqué que c’était faux même si l’impact n’est pas négligeable pour les petites brasseries des quartiers d’affaire.

Je vous invite néanmoins à faire un saut sur Boursorama pour consulter l’historique de valorisation des actions, par exemple pour des cadors de la restauration rapide, tels que Sodexo, et de la construction, tels Vinci. Ils ont pris de plein fouet dans la gueule la crise sanitaire mais ont fait leur petit bonhomme de chemin, depuis…  Vinci est revenu à peu près au niveau de début mars 2020 (mais à été multiplié par trois en 10 ans). Sodexo a moins remonté (20% en dessous d’il y a trois ans… un peu au-dessus d’il y a quatre ans). Ne nous arrêtons pas là ! Elior a bien baissé mais la chute a commencé avant la crise (pour des raisons que j’ignore). Bouygues aussi a perdu 20%... mais en a gagné 70 en dix ans.

On ne va pas plaindre ses gentils actionnaires mais toute l’économie ou presque en a pris plein la gueule à l’occasion de la crise sanitaire et tout n’est pas dû au télétravail. Et le CAC 40 a doublé en 10 ans (sans pour autant atteindre son niveau d’avant la « bulle informatique » du début des années 2000). Il a pris 10% depuis le début de la crise sanitaire.

Alors revenons aux petites brasseries. Elles ont perdu avec la crise sanitaire. Les modes de consommation ont changé. L’impact du télétravail est impossible à déterminer et si vous interrogez les patrons de ces bistros, ils vous répondront à la quasi-unanimité qu’ils ont perdu du chiffre d’affaires à cause du développement de la restauration rapide.

 


Qu’ils soient chez eux ou au bureau, les travailleurs doivent bien déjeuner… Pour ma part, je vais moins souvent à la cantine qu’auparavant et plus souvent au restaurant. Les entreprises doivent continuer à avoir les capacités à accueillir tout le personnel et ne vont pas, rapidement, lâcher des mètres carrés…

Cela étant, je ne suis pas économiste et ne peux pas faire plus de suppositions…

Mon pote est chauffeur de taxi et n’est donc pas concerné par le télétravail (et je ne pense pas que beaucoup de monde aille en taxi au boulot… sans compter que les taxis parisiens qui ne sont pas affiliés à la G7 et, par définition, à Uber, doivent ressentir quelques difficultés, indépendantes du télétravail).

Il n’est donc pas impossible que sa réaction vis-à-vis du télétravail soit amplifié, d’une part, par une méconnaissance et, d’autre part, par une évidente jalousie. Je vais quand même conchier les andouilles qui voudraient que personnes n’aient des avantages quand, eux-mêmes, ne peuvent pas en bénéficier. Je ne critique pas, c’est de bonne guerre, mais je suis fatigué de ces lascars qui lancent des oukases (« Le télétravail est une catastrophe pour l’économie ») un peu au hasard et probablement sans fondement tangible.

Disons que 20% des salariés ont accès au télétravail. A un instant T, il y a la moitié qui n’est pas au bureau, en gros, dont une partie qui, de toute manière, ne déjeune jamais à la cantine. Alors prétendre connaître les impacts sur l’économie, pour un trou du cul comme toi et moi, est un peu gonflé.

 


En revanche, il ne faut pas regarder que ces aspects potentiellement négatifs sur l’économie. Je pourrais en trouver des positifs : il faut bien que les gens mangent donc font plus fonctionner les commerces de proximités, ils sont moins fatigués et dont plus productifs, la crise sanitaire a permis de changer le travail en entreprise et d’améliorer tout cela, ils gagnent du temps libre pour les loisirs dont la consommation de bière. J’en passe.

On ne peut pas savoir et il y a tellement de choses qui jouent sur l’économie que la part du télétravail est epsilonesque…

C’est comme, d’ailleurs, l’impact sur l’environnement de ce dernier. Les gens qui « n’en font pas » utilisent quand même la voiture pour les courses, les gamins, les moyens modernes de communication génèrent aussi de la consommation… Une recherche Google mon que la baisse d’émission des gaz à effet de serre n’est même pas de 3%, rien que pour le transport. C’est bien décevant…

 

Il faut tout de même arrêter de ne considérer que l’environnement et l’économie pour tout juger. Le télétravail est un large progrès pour la plupart des bénéficiaires. Dont moi ! Vous pouvez attendre un agent EDF ou Orange ou un livreur sans poser de congés, vous pouvez garder les enfants malades, vous adapter votre rythme et, si tout va bien, vous gagnez une heure ou deux par jour, si tout va bien.

Les télétravailleurs sont des privilégiés mais on ne peut pas aboutir tous les privilèges pour des raisons débiles. Il faut faire avec, ce qui n’est pas existant. Ne serait-ce qu’hier, je ronchonnais après les grévistes des grandes entreprises qui oublient qu’ils sont privilégiés. Ce n’est pas pour autant que je veux les pénaliser !

Laissez-nous vivre !

12 novembre 2022

Comment la nouvelle gauche s'enfonce dans l'opinion


 

Je crois que c’était mercredi. Je déjeunais en terrasse de la Comète et, à une table proche, il y avait un quatuor d’ouvriers quinquagénaires. Ils parlaient politique et il y en a un qui a dit « Hollande, c’est le pire président qu’on ait eu » sans avancer le moindre argument. Cela aurait pu m’énerver mais j’ai pensé : « c’est quoi ce con ? » Ah, oui ! Un ouvrier en région parisienne. Il ne peut forcément pas blairer un type de gauche.

Je pensais à lui en rédigeant mon billet d’hier au sujet de la popularité des personnalités politiques et du dernier sondage dans le domaine. On ne peut pas le résumé vu que je me contentais d’en tirer des tendances, surtout celle qui va dans le sens de ce que je dis depuis la dernière séquence électorale (les types de gauche éloignés du bordel actuel de LFI et de la Nupes passent mieux chez nos concitoyens) mais aussi que la gauche est surtout populaire chez ceux qui ont fait le plus d’études et ceux qui vivent dans l’agglomération parisienne, tout comme d’ailleurs Emmanuel Macron.

La gauche se trompe souvent et n’a que pour seule réponse que ce sont les autres qui font monter le Rassemblement National.

 

Prenez le buzz d’hier, ce jeune député, Boyard, qui s’est fait houspiller par Hanouna. Mathilde Panot a finit par faire un courrier à l’autorité de contrôle et par le diffuser dans les réseaux sociaux pour incendier l’espèce d’animateur. C’est une erreur. Hanouna a été odieux et mériterait une belle engueulade mais il a quand même fait fort, Boyard, surtout qu’il n’a déjà pas très bonne presse (un tout jeune député qui se vante d’avoir fait du trafic de drogue et qui a bossé pour Hanouna…). La présidente du groupe LFI aurait dû tourner son courrier autrement (ou fermer sa gueule). Si des gens qui regardent cette émission le font, c’est parce qu’ils l’aiment bien et ont tendance, naturellement à défendre l’animateur.

Encore une fois, la gauche s’est mis le public qu’elle n’arrive pas à convaincre à dos… même si les diplômés vivant dans des grandes villes crachent leur venin sur ce présentateur, sans se rendre compte qu’ils tournent entre eux. Il n’est pas utile de savoir qui a raison ou d’étudier le sujet de l’engueulade, cela ne changera rien.

 


C’est comme pour la grève de jeudi. On se fout de savoir si elle est justifiée. Il se trouve qu’elle a emmerdé les ouvriers des centres villes pendant que les cadres supérieurs ont pu faire du télétravail et profiter pendant quatre jours de la résidence secondaire. Nos types à 4000 euros par mois peuvent continuer à claironner que, eux, ils savent ce qui est bon pour la piétaille, ils ont tort. Les « pue-la-sueur » souhaitent plus pouvoir aller au boulot qu’avoir une augmentation du SMIC qui, de toute manière, sera balayée par l’inflation avant le prochain rattrapage.

Ce n’est pourtant pas faute du manque de littérature et d’études sur le sujet, la France périphérique et tout ça. Les lascars qui bloquent les stations-service empêchent les classes populaires de se déplacer et ne le font que pour leurs propres conditions de vie. C’est simple, non ? Les mouvements sociaux et toutes les actions de la gauche sont essentiellement là pour défendre ceux qui ont un emploi dans une grande boîte et pas le commun des mortels.

Forcément, les braves gens font la gueule mais si, en plus, on attaque leur présentateur vedette, ça ne va pas.

 

Prenez maintenant l’autre buzz récent : cette andouille de graine de facho qui a dit « qu’ils retournent en Afrique ». Le camp du bien a agi, dénoncé, gueulé… Mais la « séquence » a permis de mettre en avant le RN qui a fait une très belle opération vu que, à la fin, on a un grand type jeune et propre sur lui, Jordan Bardella, l’aîné de Louis Boyard d’à peine cinq ans, qui est élu à la tête du parti ?

Bataille de jeunes ? Vous ne croyez vraiment pas que LFI aurait dû éviter de faire buzzer la vidéo où on voit un jeune grassouillet mal fringué et mal peigné se faire engueuler par une star du paff ?

Qui a gagné ? Pauvre gauche radicale qui a réussi à expulser de ses rangs le seul jeune présentant bien, il y a un peu plus d'un mois. Au nom de la bonne pensée.

 


Le plus drôle est qu’on ne sait pas si les propos étaient vraiment racistes et si le type ne disait pas tout simplement qu’il fallait que les migrants retournent dans leur pays d’origine. Encore une fois, le fin fond de l’histoire n’a que peu d’intérêt (sauf pour buzzer). J’ai commencé ce billet par une scène à la Comète. J’ai assisté à une autre, hier, alors qu’en ce 11 novembre, le désert était de mise… Un type s’est énervé à propos des migrants. Il a dit que de toute manière, il faut bien les accueillir ces pauvres migrants, mais ce sont les associations, les ONG, qui foutent la merde.

Et de quel bord politique sont proches ces ONG ?

 

On aurait pu attendre autre chose de cette nouvelle gauche aux larges chevilles depuis six. Or, ce ne sont que des coups d’éclat, des polémiques… Et un recul dans les sondages d’opinion, y compris au sein même des électeurs de gauche.

11 novembre 2022

De bonnes opinions assez soumises

 


Le nouveau « tableau de bord des personnalités Paris Match/Sud Radio - Ifop/Fiducial » (pdf), pour novembre, est sorti avant-hier. Tous les mois, il m’amuse assez car il montre que nos copains Nupessialistes sont complètement à côté de la plaque…

La question posée est « Pour chacune des personnalités suivantes, dites-moi si vous en avez une excellente opinion, une bonne opinion, une mauvaise opinion, une très mauvaise opinion ou si vous ne la connaissez pas suffisamment ? » Les sympathisants de gauche accordent une large préférence à François Hollande. Parmi les seuls sympathisants socialistes, il fait le double de Jean-Luc Mélenchon… et Olivier Faure est encore un peu derrière. Monsieur Méluche est derrière Yannick Jadot, Fabien Roussel et Anne Hidalgo parmi les sympathisants écolos et socialos. On notera également le bon score de François Ruffin parmi les différentes catégories, à gauche.

 


Parmi un tel étalement de chiffre, il n’est pas toujours facile de repérer ceux qui sont essentiels, tant on a envie de se limiter au classement général mais les faits sont là : les électeurs de gauche et notamment les sympathisants socialistes et écologiques, ont une meilleure opinion des personnalités de gauche qui se démarquent de Nupes (le classement cite aussi Clémentine Autain et Sandrine Rousseau parmi les pro-Nupes).

Dans ce contexte (lequel, d’ailleurs ?), le classement général a peu d’intérêt : il est dominé par des personnalités qui ont fait leurs preuves dans les hautes sphères de l’Etat, dans l’ordre : Edouard Philippe, Nicolas Sarkozy et François Hollande (dans un mouchoir de poche, les deux ex) suivis de Bruno Le Maire, Emmanuel Macron et Elisabeth Borne (je ne sais pas pourquoi Jean Casteix n’est pas dans la liste), puis Olivier Véran (qui a toujours été bien visible dans les médias).

La suite mériterait une étude vu que Rachida Dati arrive tout juste derrière, loin devant les autres gugusses de LR (à par Sarkozy), ce qui me laisse quand même sur le cul…

 


Deux autres axes me paraissent intéressant à approfondir : le niveau d’éducation (« d’instruction » serait plus exact) et le type d’agglomération. Edouard Philippe, par exemple fait un vrai bide auprès de ceux qui n’ont pas de diplôme qui, avec ceux qui ont un diplôme de type « CAP », plébiscitent Nicolas Sarkozy. François Hollande et Emmanuel Macron sont à peu près au même niveau parmi ceux qui ont au moins le bac, Bruno Le Maire étant tout de même devant parmi ceux qui ont le bac ou bac plus deux, mais pas ceux avec un diplôme supérieur (Edouard Philippe restant néanmoins en tête parmi l’ensemble des diplômés, quel que soit le niveau).

Nous noterons au passage que Elisabeth Borne et François Ruffin, même s’ils restent derrière l’ancien Premier ministre, font les meilleurs scores parmi les titulaires d’un diplôme supérieur.

Jean-Luc Mélenchon est à la traine pour tous les niveaux mais réalise son meilleur score chez les diplômés de haut vol, tout comme Fabien Roussel et Yannick Jadot qui, eux, restent proche de Borne et Le Maire. Les deux compères font un bide auprès des non diplômés. Il ne serait pas juste que je ne jette pas un œil sur les résultats d’Anne Hidalgo et d’Olivier Faure… : ils ne font pas de bons chiffres mais ce sont les hauts-diplômés qui les apprécient le plus.

 


Au sujet des zones géographiques, l’étude les regroupe en trois zones : les communes rurales, celles urbaines de province et l’agglomération parisienne. Edouard Philippe est le préféré partout. Nicolas Sarkozy passe bien loin de Paris où il est largement devancé par François Hollande et Emmanuel Macron et où Fabien Roussel, Yannick Jadot et François Roussel s’en sortent le mieux mais où Jean-Luc Mélenchon dépasse ces trois derniers. On verra également que Sandrine Rousseau et Clémentine Autain semblent ne pas pouvoir être blairées hors de la région parisienne.

 


Mais nous ne sommes pas en période électorale et peu importent les détails de ces chiffres, au fond. Je constate que les cadres emblématiques de Nupes sont dans les choux, à part François Ruffin, ce qui me semble montrer que la stratégie adoptée n’est pas du tout la bonne. La gauche, en général, est surtout comprise par les diplômés et les Parisiens (Anne Hidalgo fait également un bon score vers la capitale, ce qui est la moindre des choses).

Ce qui n’est pas une surprise.

10 novembre 2022

L'après Twitter, c'est maintenant ?


 

S’il n’a rien, dans ce blog, depuis une semaine, c’est que j’ai promis, à des potes, Elodie et Denis, au sujet de Twitter et de son rachat par Elon Mask mais je n’ai rien à dire. C’est con. Tous les jours, j’ouvrais mon Word et écris une phrase d’introduction à la con mais les mots ne s’enchaînaient pas. Je savais déjà que Twitter ne ME servais PLUS à rien (j’insiste sur les mots en majuscules… Vous faites bien ce que vous voulez) mais je n’avais pas fait le rapprochement entre ce fait et mon manque d’inspiration. Sans doute parce que « Twitter » m’a été utile un jour.

La solution m’est venue hier. J’avais vu l’information (sans doute fausse) que la présidence d’un groupe de travail parlementaire au sujet de l’antisémitisme avait été confié au Rassemblement National. Cela m’avait paru cocasse (pour ne pas être méchant) et je m’étais contenté d’un « bon mot » (traduction : une vanne idiote) pour revenir aux âneries du père Le Pen publié dans Facebook et peut-être dans Twitter : « J’espère qu’il y aura des petits fours à la cérémonie de mise en place de ce groupe de travail ». C’est alors qu’un type est intervenu pour me démontrer que l’information était fausse. Je crois bien qu’il avait mis une photo d’un communiqué de presse mais, avec mon iPhone, au comptoir, j’avais mieux à faire que de lire ça.

Qu’est-ce qu’on en a à foutre ? Pourquoi ce gars s’est-il donné la peine de me répondre ?

 


Chacun attend des réseaux sociaux ce qu’il veut (ou peut) mais je demande si les braves utilisateurs y réfléchissent… Pour ma part, il s’agit de dialoguer avec proches (de la vraie vie ou pas), de récupérer des informations qui ne sont pas en une des sites d’information, d’y diffuser des vannes ou des « pensées politiques » insuffisantes pour en faire un billet de blog. Facebook se prête beaucoup mieux aux dialogues et aux vannes, même si les algorithmes commencent à me les brouter et il y a tellement d’informations qui circulent qu’on finit par ne plus rien lire et par scroller jusqu’à ce que l’on tombe sur une publication plus personnelle.

Chaque jour, on a des dizaines et des dizaines de locdus qui rendent des hommages à des récents disparus, qui dénoncent tel ou tel scandale. Ca lasse. Hier, c’était les trucs louches autour de Mme Panier-Machin mais on s’en fout. Du moins, on se fout de l’avis des autres : il est évident que c’est scandaleux, que l’on peut penser qu’elle doit démissionner et j’en passe mais pourquoi s’épancher et, surtout, pourquoi lire les pleureries d’autrui au fil de journées…

 


Alors, que penser des évolutions de Twitter ? On doit d’en foutre. Musk peut bien faire ce qu’il veut, il est propriétaire de la boite et si nous ne sommes plus contents du service, on peut se tirer. Moi, je vais continuer à scroller pendant mes heures d’oisiveté, sans doute pour savoir ce que déblatère ce microcosme…

Que penser du remplacement annoncé des comptes certifiés par des comptes payants qui seront prioritaires dans les fils de discussion ? On va dire : rien. On pourra avoir un avis quand ces évolutions seront mises en œuvre. Entre nous, des personnes utilisent Twitter pour faire des communications officielles. Il n’y a rien de scandaleux à ce que le service soit facturé. Et Twitter peut bien prioriser les publications de gens qui paient, il faut bien inciter le public à raquer. Les comptes certifiés ? Franchement, vous vérifiez réellement que l’espèce de machin est coché avant de lire ?

On parle de la gestion des fakenews. Musk arrive à annoncer en même temps la lutte contre tout en voulant empêcher la censure… Je renonce à comprendre.  Néanmoins, je suis assez attaché à « la modération de la censure » sauf, évidemment, pour ce qui est contraire à la législation, comme l’incitation à la haine raciale, au terrorisme et même, vu que j’ai une bonne âme, à la pédophilie. La lutte contre les fakenews n’empêche pas les « populistes » d’arriver au pouvoir sans compter que les utilisateurs devraient eux-mêmes apprendre à trier…

Je vais même aller plus loin. Par exemple, pendant la crise sanitaire, les différents avertissements dans Facebook ont fini par exaspérer les internautes et ont probablement contribué au « complotisme ». Cela dit entre nous.

 


La dernière question qui se pose est de savoir s’il faut quitter Twitter au profit d’autres outils tels que Mastodon. Ce dernier n’aura jamais la popularité du premier et nos auditoires y resteront très limités. Quitter Twitter est une chose, se fatiguer à remplacer un truc qui ne sert à rien semble surréaliste. Vous m’y trouverez quand même : @jegoun@mastodon.social, de mémoire, mais mon compte a près de six ans. J’aime bien tester des trucs.

Il y a des débats sur l’architecture technique de Mastodon avec l’utilisation de serveurs décentralisés mais les arguments pour et les contre se compensent. Twitter est une vraie entreprise alors que Mastodon n’est qu’une application open source que tout le monde peut installer pour créer son propre serveur. De fait, il ne peut y avoir aucun contrôle de Mastodon par des autorités. Les propriétaires des serveurs feront ce qu’ils veulent et opérer leur propre censure. Je crois que c’est pire que tout même si on se libère des mains du grand capital. En outre, ils pourront fermer leurs applications quand ils en auront marre de payer des hébergements, de les maintenir…

 

Je vais terminer par ce sujet. Si Musk a investi dans Twitter, c’est pour des raisons que nous ignorons même si des faux sachants veulent écraser tout le monde de leurs savoirs… Quitter une application dont le taulier est proche de l’extrême droite américaine et arrêter de le faire gagner du pognon a un sens.


T'as vu ça ? A la lecture de ce billet, tu n'auras rien appris. Sauf peut-être qu'il est vain de se précipiter...

05 novembre 2022

Rentre chez toi !

 


On est sans doute d’accord. Ce député du Rassemblement National, Grégoire de Fournas est lamentable. Il a été « mis à pied » de l’Assemblée Nationale pour la saloperie qu’il a dite dans l’hémicycle, à savoir « qu’ils retournent en Afrique » alors qu’un député LFI, Carlos Martens Bilongo, affectueusement surnommé #Carlos par ses camarades de parti qui pensent certainement qu’une personne de couleur doit de préférence être appelée par son prénom. Précédé d’un dièse depuis l’avènement de Twitter, des comptes payants et de la halte à la censure.

Je sais, je provoque un peu.

Ce type, le petit Grégoire s’est certainement noyé mais il a été banni une quinzaine de jours pour indiscipline et pas pour racisme, ce qui aurait été assez difficile à prouver même si on a entendu des dizaines d’interprétations.

Tiens ! J’ai trouvé ceci, dans Facebook : « Cet incident à l'Assemblée est grave, non pas à cause de la polémique dérisoire du jour gonflée à la mauvaise foi et aux indignations surjouées, et grossièrement manipulée par les forces d'occultation pour nous faire oublier la mort de Lola, entre autres. Ce qui est grave, c'est qu'en prenant cette sanction inédite de bannissement contre le député de Gironde, l'Assemblée se déshonore en se couchant devant les oukases de la Nupes. N'ayant pu prouver le caractère raciste des propos concernant le bateau de migrants convoyé par les ONG, le député est sanctionné pour indiscipline, un comble dans ce cirque qui donne une piètre image de l'Assemblée. Le bureau confère par cette sanction arbitraire un magistère moral à une troupe d'agitateurs, qui a pour unique but la dissolution du pays, un rôle de commissaire politique décidant de quel député a le droit de prendre la parole et qui doit être réduit au silence; pire, elle démontre à l'opinion publique que la question du contrôle des frontières et de l'immigration n'a pas droit de cité dans le débat public, que la réalité est d'extrême droite et que ce sont les ennemis de la souveraineté nationale qui font la loi au parlement. »

C’est aussi rigolo de voir cet épisode sans intérêt alors que la Nupes cherche à faire oublier qu’elle avait rédigé une motion de censure de manière à ce qu’elle puisse être soignée par l’extrême droite. Le ridicule ne tue pas.

 

Voila un peu ce que je pense de cette affaire. Ou que je penserais si je n’avais pas à penser à autre chose, comme à faire un billet dans mon blog après presque une semaine de silence. Mais aussi, comme le dit l’ami Denis, à propos de l’immigration nous avons d’autres chat à fouetter : « Oui, comme le disait si bien Michel Rocard, « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle doit y prendre toute sa part. » Faut-il mettre fin au regroupement familial ? Faut-il arrêter le versement des prestations sociales en dehors des frontières de l’UE ? De la France ? Faut-il régulariser des dizaines de milliers de clandestins par la création d’un titre de séjour « métier sous tension » ? Faut-il expulser tous les étrangers résidant sur le sol français ayant commis des actes de délinquance dans un des pays de l’UE ? Faut-il diminuer le nombre de recours associé aux OQTF ? Faut-il consacrer le droit du sang ? Très honnêtement, je n’en sais rien, même si je reste attaché viscéralement au droit du sol. »

Egalitariste, je ne défends aucune mesure spécifique à une note de musique et je suis attaché au droit de toute la gamme. Mais peu importe.

Denis parle des « métiers sous tension » qui agitaient la presse, hier. Faut quand même avouer que les restaurateurs sont un tantinet des fumiers. Ils ne peuvent pas embaucher des étrangers qui ne parlent pas parfaitement la langue, ce qui serait nécessaire pour satisfaire des clients. Ensuite, ils penseraient faire venir de l’étranger des lascars destinés à être payés au SMIC et qui pourraient difficilement se payer un logement dans les zones « sous tension ».

Quand on parle d’immigration, comme pour tous les sujets, il conviendrait d’être sérieux et d’arrêter de s’envoyer des espèces de procès à la tronche. Denis ajoute, d’ailleurs : « Ce que je sais, c’est que nos compatriotes font aujourd’hui l’amalgame entre, d’un côté, des personnes d’origine étrangère de nationalité française vivant grassement de leurs trafics en tout genre et, de l’autre, des migrants cherchant à sauver leur peau. »

 


Pour ma part, j’ajoute que cela fait au moins 40 ans que « le camp du bien » est en croisade contre le Front National ce qui est tout à son honneur mais il faut être un peu diminué pour ne pas constater que les techniques ne fonctionnent pas. Dans un récent sondage, Marine Le Pen est donné en tête si une élection présidentielle se tenait maintenant et Jordan Bardella, un jeune homme propre sur lui et causant bien, est en passe de la remplacer à la tête du parti.

Traiter de raciste tout un chacun pas d’accord avec le fait que l’on puisse accepter toute la misère du monde n’est qu’une vie stigmatisation parfaitement contreproductive.

 

Un de ces jours, il faudra arrêter de téléviser les séances à l’Assemblée Nationale. D’aucun diront que c’est une condition à la démocratie mais c’est surtout une ouverture à un joli foutoir foutu volontairement par nos élus pour tenter de le rester. Ou alors, mettons directement Hanouna au perchoir...