26 juin 2017

Une main au cul des islamistes ?

Pendant le ramadan, à Bicetre, je veux bien voir des types en djellaba. Ca a un côté folklorique. Dans le métro, après le ramadan, j'aime moins. Ce soir, j'étais partagé. Libre à chacun de s'habiller comme il veut. J'ai ouvert ma braguette pour laisser passer un peu d'air. Néanmoins, on ne va pas recommencer les débats genre "burkini". 

Je propose de passer la main au cul à ces cons. Ce que j'ai d'ailleurs fait dans la foule agglutinée autour d'un poteau dans le métro.  

Ca permet de passer pour obsédé sexuel ce qui est rigolo, homosexuel, ce qui est rigolo. Et, au fond, islamophobe, machiste, homophobe et j'en passe. 

On s'amuse tout en militant.

25 juin 2017

Les nouvelles people et musulmanes du dimanche soir

C'est dans mon TGV que j'ai appris que c'est l'Aid Machin (les détails et moi...). Je m'en foutais mais j'ai quand même sorti une vanne nauséabonde dans Facebook. En fait, je le vois pas l'intérêt des fêtes musulmanes : ces gens ne picolent pas. Sauf à Bicêtre mais ils sont Kabyles. 

J'arrive à Bicetre, justement. Le PMU était fermé. Tant pis. Je vais à l'Aéro. Presque personne : les bistros allaient me laisser tomber. Je me prépare à rentrer de bonne heure. Je vais quand même pisser. En passant dans l'arrière salle, je vois une bande lascars jouer aux cartes en buvant de la biere. Ils attendent le coucher du soleil. Je ne suis pas couché. 

À part ça, j'ai retrouvé Philaé, le chien de Pépère. Il était hier soir à un concert de musique classique dans un château près de Caen. Il était avec Julie Gayet et Manuel Valls. Cela n'a rien de sexuel, l'épouse de Manu (Anne Gravois ?) était parmi les musiciens. Pépère n'était pas là. 

La presse people ne fait pas son boulot, heureusement que je suis là. 

Par contre, le chien n'arrête pas baver et de manger de l'herbe. Du coup, mon informateur secret va être obligé d'envoyer son smoking au pressing. 


24 juin 2017

Fête de la musique à Loudéac : les quinquas se rebiffent !

Depuis toujours voire plus longtemps mais à partir de 1981, la fête de la musique est organisée le vendredi qui suit le 21 juin, à Loudéac. Je pourrais dire assez facilement que, de ce fait, elle a un caractère bien différent que dans les autres villes mais, je n’en sais rien, je n’y vais jamais ailleurs, j’ai horreur de la musique et des fêtes organisées, et, à Loudéac, je me limite à un seul bistro, le 1880. J’essaie de venir chaque année mais ce n’est toujours possible. Faire 400 kilomètres pour assister à ça ne vaut pas le coup, d’autant que, dans le fond, j’aime bien les soirées au comptoir, peinard avec quelques potes ou tout seul. Mais j’aime bien ce bistro, son taulier, ses vieux, ses accortes serveuses, ses clients maigres et les gras. Ils font un effort, c’est la moindre des choses que j’en fasse à un mon tour.

Surtout que j’ai fais les comptes : hier, je n’ai pas dépensé beaucoup plus de 30 euros ce qui veut dire que j’ai bien réussi à me faire rincer la gueule par les passants, ce qui est quand même un des buts du jeu, ce qui n’a rien à voir avec de la radinerie, c’est bien un jeu. Un arrive, il ne connaît personne mais vous reconnaît vaguement, il se présente, vous rappelle que vous avez été en classe ensemble il y a 40 ans. Vous dites « ah oui mais c’est bien sûr où avais je la tête, tu te rappelles de machin, je l’ai vu tout à l’heure ». Le type tout content vous offre un verre, vous raconte sa vie, vous faites semblant de vous intéresser mais vous ne racontez pas grand-chose de la votre. Le type ne se rend pas compte que vous n’avez strictement rien à cirer de ce que vous raconter. Un autre lascar arrive, offre une tournée, raconte sa vie,… Et ainsi de suite.

Je m’en fous, je ne suis pas bavard. A l’oral. Plantons le décor : le bistro était fermé. Ils avaient installé une buvette sur le parking, une plage devant (ils sont un peu tarés), une estrade en face avec des musiciens ou des DJ (c’était le bonheur, le type qui s’occupait du son était mal placé, du coup, à la buvette, on n’entendait quasiment pas la musique). La route était fermée à la circulation et les gens pouvaient déambuler d’une « scène » à l’autre dans la commune, par groupe de potes, en famille,… A un moment, vers 11 heures, je suis allé pisser, fâcheuse conséquence de ce genre de soirée. Je voulais aller derrière la scène mais il a fallu que j’aille plus loin vu qu’il y avait du monde partout. Au retour, j’ai tenté d’évaluer le monde. Je pense qu’il y avait près de 500 personnes entre la rue et le parking. Disons 300 selon la police et 600 selon les organisateurs. J’en ai parlé à mon pote Gilles qui a utilisé une méthode plus scientifique que moi (compter le nombre de rangées de 10 personnes, le nombre de personnes sur 10 lignes, évaluer la densité, et estimer le nombre de tas de 100 gugusses). Il est arrivé au même résultat.

Gilles et moi avons une situation particulière : nous sommes célibataires endurcis et piliers de comptoirs depuis plus de trente ans alors que la plupart des gens de notre âge se sont rangés, le temps, notamment d’élever les gamins. Ainsi, la fête de la musique est leur sortie bistro annuelle et, depuis qu’ils ont environ 45 ans, leur première sortie sans les gamins, voire avec les gamins parmi les autres clients. Nous étions avec un autre copain, qui s’était rangé sur le tard mais avec qui nous avions été très proche avant qu’il parte faire de l’élevage, dont celui de Cécile, serveuse accorte du 1880. Tous les trois, nous dépassons allègrement le quintal ce qui est, pour moi, le cas depuis plus de vingt ans alors que les deux autres grossissent.

Tiens ! Du coup, je me suis pesé, ce matin. 102 kg. Bientôt, j’aurai la peau sur les os.

Mais la buvette était petite et nous prenions forcément de la place surtout que nous tenions à rester à proximité, une histoire de rapidité de service. Nous avons donc passé la soirée à être bousculés par des jeunes et vieux imbéciles tout en se foutant de la gueule d’inconnus qui galéraient pour avoir un verre (nous avions la chance de connaître trois des cinq serveurs, en tant que client – voire père).

Je ne suis pas totalement un ours. Il y a des gens que ça me plaisir de revoir, 5, 10, 20 ou 45 après, ceux que j’ai réellement connus et pas seulement ceux avec qui on a passé trois ans à l’école ensemble…

Pour le reste, je me disais que c’est moche de vieillir. Je parle pour eux. Pour ma part, j’ai toujours le même âge : celui de boire des bières, debout, au comptoir !


22 juin 2017

Un peu de sérieux maintenant ?

Mes activités extra-bloguesques (faut-il un tiret à ce mot ?), à savoir le travail pour gagner plus que rien, m'empêchent de commenter l'actualité politique. Il n'empêche que je suis. 

Hier, Cambadelis a dit que le remaniement montrait un virage à droite du gouvernement. Accoyer a dit que cela montrait un virage à gauche. Cela me donne le tournis d'autant qu'il n'y a plus de pression à la Comète à cause de la canicule. 

Les militants de leurs partis politiques disent la même chose dans les réseaux sociaux. 

J'espere que ces gens se rendent compte de leur ridicule et de l'effet sur l'électorat. 

Avec gentillesse (parce que j'aime bien Olivier Faure), je trouve absolument délirant que les groupes LR et PS ont élu les mêmes présidents de groupe qu'avant cette élection alors qu'ils ont pris des vestes électorales. Soit ils n'ont rien compris, soit ils prennent les électeurs pour des cons. 

Cela étant, je suis content que Delphine Batho ait été éliminée. C'est quand même une des premières à avoir foutu la merde lors du précédent quinquennat. Mais je pense que des politiciennes comme elle prennent réellement les électeurs pour des cons. En Français : le PS n'a pas à se réconcilier avec sa gauche mais avec ses électeurs. Dont moi. Quand je pense que je l'aimais bien en 2012. Mon côté obsédé sexuel, sans doute. 

En plus, les partis non extrémistes ou, plus précisément non mitoyens à LREM ont annoncé qu'il ne voteraient la confiance à Machin. Avant même d'avoir entendu son discours de politique générale. C'est grotesque. 

Et les électeurs le savent mais ils les prennent pour des cons. Je ne sais pas s'ils font le lit du FN mais ils font le lie de politique. 

Les Français (les électeurs) ont choisi un Président qui se voulait ni de droite ni de gauche mais de droite et de gauche. Le résultat des élections est terrible mais réel. J'aurais préféré la réélection d'Hollande. C'est mal. 

Il serait temps qu'un certain nombre de glandus s'en rendent compte. Il ne s'agit pas d'acter (quel horrible verbe dans un billet de blog) mais de se rendre compte qu'il n'a servi à rien et qu'il est temps de passer à autre chose. 

Les USA ont eu 8 ans Obama. Et il a été remplacé par Trump. N'en tirez surtout aucune conséquence autre que le système électoral est pourri. Comme en France. Souhaitez une sixième République qui sera ingérable, si vous voulez. 

Mais allons de l'avant. 

Petit 1 : arrêtez de vous planter avec des raisonnements contradictoires en analysant un remaniement (Bayrou ne pouvait pas rester et ça donne les mains libres à Macron). 

Petit 4 : concentrerons dans les blogs sur les prochains faits politiques, à savoir, probablement, le discours de politique générale de Machin. 

Petit 7 : ensuite, concentrons nous sur les prochaines réformes annoncées. 

Petit 7.1 : celle sur la réforme de la moralisation. N'oublions pas que les électeurs s'en foutent et que la morale n'a rien à faire avec la loi

Petit 8.4 : celle sur la réforme du droit du travail. Pour ma part, tant que le droit machin se contentera de protéger des salariés protégés, je peux la défendre. Si je ne m'interdisais pas de parler de ma boite, je pourrais citer des dizaines de cas où les accords de branche sont une connerie accentuée par la loi. Ca me rappelle la fois où nous avons du entasser les consultants prestataires de service parce que les accords exigeaient qu'il fallait un bureau pour les représentants du personnel qui n'avaient pas besoi de bureau mais seulement de pouvoir disposer de salles de réunions dix fois par an. Et je suis représentant du personnel. 

Pourrions nous redevenir sérieux ? Arrêter d'avoir des positions de principe et tout ça. 

De droite, de gauche. Le clivage est réel mais plus d'actualité dans la vie politique de notre pays. Depuis que je blogue, je trouve des types de gauche qui pensent que le PS est à droite et des types de droite qui pensent que LR est à gauche. C'est grotesque. 

Macron a foutu la merde. Suivons le et traitons les ponts cas par cas. 

19 juin 2017

Fin de séquence électorale

J'aurais pu titrer : ils sont devenus fous. Je parle de tous ces commentateurs de gauche qui se revendiquent en être dépositaire alors que ça a mené au désastre, ou, du moins, ça y a contribué. 

Mélenchon en est le chef. Il est persuadé qu'il représente le peuple. Le peuple n'est pas d'accord mais tant pis. 

Prenons un électeur au hasard : moi. Je ne suis pas spécialement représentatif du peuple. J'habite dans une banlieue rouge. J'ai voté plus souvent communiste ou "gauche radicale" que beaucoup de gauchistes des réseaux sociaux. 

Par exemple, à la législative de 2007. En 2012, j'ai voté pour le maire de la commune (MRC et pas PS, hein !) par fidélité vu qu'il avait fait la campagne de Hollande, comme moi, mais c'est la seule raison que j'ai trouvé de ne pas voter communiste. Au premier tour de 2017, j'ai à nouveau voté pour lui après avoir voté Macron à la présidentielle. Je ne connaissais pas Le communiste. Aucun des deux n'est arrivé au second tour. Hier, je voulais ne pas voter, n'ayant aucune raison de voter FI ou LREM. Je me suis finalement décidé à 18h30. Pour virer FI de chez moi. J'ai d'ailleurs échoué. 

Hier, FI et le PCF ont eu 27 députés (de mémoire) avec 60% d'abstention. Aujourd'hui, on a les éternelles discussions sur l'abstention, toujours aussi ridicules. Ils essaient de vous démontrer qu'avec les 60% et Le les 27, ils sont majoritaires. 

Ils essaient de nier que les électeurs de gauche traditionnels ont voté LREM. Je m'en fous. Il n'y a pas de mal à se faire du bien. Mais ils commettent une faute historique. Ils font perdre leur camp. Je m'en fous aussi. Les socdems votent pour LREM ou PS. D'ailleurs, la plupart des frondeurs en peau de fesses ont été balayés. 

Pour ma part, je suis droit dans mes bottes. Et quand je vois que quelques FI se sont compromis dans un rapport louche avec l'islam, je suis bien content d'avoir été voter contre eux. Mais pour une candidate dont le patronyme me laisse penser qu'elle pourrait être originaire du sud de Marseille. 

La gauche officielle veut sa propre mort car elle n'a rien compris, ni aux électeurs ni à ce que doit être la gauche. Je veux bien ne pas être de la gauche officielle. J'ai voté pour un type, à la présidentielle qui a voulu une majorité composée par la droite modérée, le centre de droite et la gauche modérée. Connaissant des types de droite et de gauche, je peux dire que dans les deux bords, on est nombreux à être ulcérés par leurs extrémités. 

Et donc, on travaillera ensemble. Demandez à un type de droite ce qu'il pense de Ciotti. 

On travaillera ensemble. 

Mais si pendant cinq ans, des imbéciles n'ont pas d'autres arguments que "vous êtes de droite", le temps va paraître long. 

Cette séquence électorale n'a que trop duré. Macron, LREM et les gugusses qui pensent que l'on peut ou doit gouverner sans les puristes de chaque bord ont gagné. Et largement. Il y a une forte abstention ? Et alors ? Les abstentionnistes n'ont pas voté pour les puristes. Ce n'était pas à moi de les convaincre. 

Cette séquence électorale est terminée. Reprenez maintenant une lutte saine, projet de loi par projet de loi, acte par acte. 

Mélenchon a promis des manifestations civiques (je n'invente pas grand chose). Manifestez ! Les urnes ont parlé. 

Et on ne peut pas dire qu'elles étaient bourrées, contrairement à certains électeurs. 

18 juin 2017

Changement d'avis

Finalement, je suis allé voter. 

Quand je vois le nombre de types qui se fatiguent à tenir les bureaux de vote, alors que j'avais passé trois heures au bistro, après la sieste, je suis allé leur rendre hommage. 

En plus, je suis assez fier d'habiter dans une banlieue rouge contrairement à de nombreux révolutionnaires en culotte courte des réseaux sociaux. Je ne pouvais pas me résoudre à être complice de l'arrivée d'un insoumis à l'Assemblée, je ne veux pas dénaturer la gauche. J'ai voté pour la dame d'En Marche, je n'avais pas d'autre quiche en stock. 

Me voila conseiller politique de Macron


Heureusement qu'il y a des copains de Twitter pour m'informer. Heureusement qu'il y a des homonymes. 

Abstention

J'ai fait mon choix. Pas de vote. Ce soir, je serai donc montré du doigt comme tous les abstentionnistes par d'éternels politologues de comptoir qui voient dans l'abstention une espèce de masse informe. 

C'est la première fois depuis le 21 avril 2002 et je n'en suis pas spécialement fier. 

17 juin 2017

Mes dernières volontés


Cette semaine, j'ai enterré le vieux Jacques. Vendredi, je vais enterrer mon copain Pierre. 52 ans. Il y a quinze jours, c'est Suzanne qui nous quittait. 93 ans, je crois. Et aujourd'hui, Tonnégrande est arrivé à la Comète en survêtement (notre illustration). La vieillesse est un naufrage, visiblement,  Miranda a réussi à transformer la cérémonie pour ce mécréant de Jacques en un machin religieux. Et on peut mourrir jeune. Il est temps que je rédige mes dernières volontés. 

Je me lance. 

Commençons par les aspects financiers. J'ai un appartement qui doit valoir "dans" les 300 000 euros mais il faut bien habiter quelque part. Je souhaite qu'il soit vendu et que mes deux neveux touchent le pognon. Ils feront évidemment ce qu'ils veulent mais je veux qu'ils gardent le pognon pour financer leurs propres acquisitions immobilières. C'est un conseil. Respectez votre vieil oncle. Qui a acheté son appartement à 28 ans ce qui lui a permis d'être débarrassé des problèmes financiers à 40 ans (des contingences financières comme on dit). Par pitié, Claire, Nathan, faites pas les cons. Pour le reste, j'ai quelques liquidités placées de anoere totalement immorale pour un blogueur de gauche. Répartissez le pognon entre les autres andouilles familiales, y compris les neveux par alliance. 

Pour ce qui concerne mon corps, faites en ce que vous voulez. Je serai mort. C'est à la mode de se faire incinérer et je me fous de la mode. Je connais le côté pragmatique de ma famille qui explique mon côté social démocrate. S'il reste de la place dans la tombe familiale à Loudéac, vous me collez dedans, ça évitera les notes de gaz. Je me répète : je m'en fous. Vous faites (ou ferez...) ce que voila vous voudrez. 

Le mieux serait que vous donniez mon corps à manger aux cochons. Ensuite vous tuez les cochons et vous les mangez sous forme de sandwichs au pâte et d'andouillettes. La boucle sera bouclée. 

Par contre, et j'y tiens, vous mettrez une plaque à mon nom sur le caveau familial. Je ne voudrais pas avoir l'impression de laisser tomber les lascars qui m'aiment et cherchent un lieu pour se recueillir.

Il me reste à organiser la cérémonie. 

Il ne devra n'y avoir aucune référence autre que musicale à la religion. Les errances seraient considérées comme un manque de respect et les coupables, forcément religieux, finiraient en enfer. C'est mal. Je me rappelle de l'enterrement de ma grand mère paternelle, ayant survécu une dizaine d'années ou damnées à son fils, mon père, qui avait été enterré très civilement. La branche catholique de la famille avait réussi à coller une bénédiction pour le fils lors de l'enterrement de la mère. J'étais assis à côté de ma mère. J'allais me lever pour les traiter d'enculés mais Maman avait failli le faire avant moi. J'avais calmé le jeu. Tous les connards qui veulent me bénir ou autre peuvent crever. Et je n'ai pas oublié la trahison. 

Revenons à la cérémonie. Elle doit se dérouler au cimetière, près de la plaque en question. S'il pleut, prenez une salle ou reportez la cérémonie. 

Commencez par un bref discours par le type des ompes funebres. Du genre : nous sommes réunis ce jour patati patata. 

Ensuite, vous passez un Ave Maria de Goux, Now. Ensuite, vous trouvez un glandus pour faire un discours de deux minutes sur ma vie familiale. Là, vous passez l'hymne à l'amour. Puis un discours à ma gloire. Ce n'est pas un exercice facile, mais si vous me demandez (dépêchez vous, les métastases pourraient me gagner), je peux Le rédiger. 

Là, vous passez "Love Paris" par Jonathan Richman. Puis, la traditionnelle minute de silence pour penser à moi.  Enfin, vous passez Everybody Hurt et vous commencez à penser à autre chose. 

Après, vous allez au 1880 vous saouler la gueule. La famille paiera la première tournée mais pas plus. Faut pas deconner non plus. Le patron aura néanmoins l'obligeance de mettre à disposition de la charcuterie et des trucs comme ça pour éponger. 

Le patron de la Comete aura prévu un écran géant pour retransmettre la cérémonie et organiser l'apéro parallèle pour les gens qui ne pourraient pas venir en Bretagne ce jour-là. 

Amen. 

16 juin 2017

Adieu Pierre Danet, adieu Disparitus, adieu mon ami !

Pierre Danet, alias Disparitus, nous a quittés samedi dernier, après plusieurs mois de lutte contre la maladie.

Ses obsèques auront lieu le vendredi 23 juin à 11h à l'église de Villennes sur Seine. Tous ceux qui l'ont connu sont les bienvenus.

Et la troisième circonscription des Côtes d'Armor ? VIREZ LE FUR !

La campagne se termine et on n'aura bientôt plus le droit de faire des billets de blog et autres publications politiciennes. A Bicêtre, je ne sais pas si je vais voter. Pas de vrai enjeu à part politicard. 

Mais je suis natif de Loudéac, y vais souvent, y ai ma mère et plein de copains d'enfance. La législative m'intéresse donc, dans cette circonscription avec Lamballe et Loudéac. 

Nous avons un duel entre Olivier Allain et Marc Le Fur. 

Olivier Allain est le candidat En Marche. LREM. Certains font le reproche à des candidats LREM d'être débutants et incompétents. M. Allain n'est ni l'un ni l'autre. Il suffit de consulter son CV. Il est soutenu par la majorité municipale de Loudéac qui a réussi, lors d'une élection "partielle" en juin dernier à foutre dehors un système partisan qui a très nui à la commune pendant 15 ans. Mais je me fous de M. Allain que je ne connais pas et je fais campagne partout pour que LREM batte la droite. Soyons objectif. 

Marc Le Fur est le candidat LR, proche de la manif pour tous, de Civitas, cette officine ultra catho et tout ça. Selon la rumeur, hein ! Je n'ai pas vérifié. Toujours selon la rumeur, il était au centre des manipulations politiciennes à Loudéac, basées sur un clientélisme abominable, des menaces et tout ça. Le mal absolu. Selon la rumeur, hein !  

Alors, faites taire tout ça (y compris la rumeur). Votez pour Allain que vous soyez d'extrême gauche, libéral, gaulliste,... On se fout de savoir si Macron aura 400 ou 401 godillots. Il faut virer Le Fur. Il faut tourner cette page de dizaines d'années au cours desquelles le Centre Bretagne a été la victime de manipulations politiciennes. 

Rappelez-vous des municipales de 2001. Le Maire, Didier Chouat (PS), était relativement aimé de tous. Il s'est présenté à sa propre succession. Il n'avait pas d'opposition. Il a failli être le seul candidat. Gérard Huet, a priori de gauche, trouvait que ce n'était normal. Il a monté sa liste. Soutenu par une parie de la gauche et présenté, à droite, comme l'opposant au PS, a été élu. 

C'était un personnage et Marc Le Fur, au cours des élections suivantes, quelles qu'elles soient, a continué à tirer les ficelles. Jouant de M. Huet comme d'une marionnette (ce dernier avait besoin de Le Fur pour son boulot de Maire s'en ai rendu compte sur le tard), Marc Le Fur a continué à assurer sa domination sur la circonscription. 

En 2012, elle a voté à 56% pour François Hollande à la présidentielle et pour 56% pour Marc Le Fur à la législative. C'est délirant. Le Fur a réussi à détruire la politique au niveau local, faisant campagne sur des enjeux locaux qu'il ne maîtrisait pas sans manipulation. Les électeurs se sont laissés avoir (dans le sens où ils n'ont rien gagné avec Le Fur, pour le reste, je n'ai pas à juger de leur vote). 

Lors des dernières municipales à Loudéac, il a montré qu'il a perdu la main. Il y avait deux listes de droite et une liste de gauche. Les trois étaient à egalité ou presque au premier tour. Celle de gauche (ou du moins pas de droite) a gagné. Les électeurs ont voulu virer un système, une clique,... Celle de la droite normale, républicaine, et celle de Le Fur. 

Ce personnage, que vous soyez de gauche ou de droite normale, est à éliminer. 

Sans regarder le programme (d'autant que Macron fera bien ce qu'il veut), votez pour éliminer Le Fur, pour le faire disparaître de notre paysage. 

Selon la rumeur, hein ! 


15 juin 2017

L'agression de NKM

C'est lamentable ! L'agresseur doit être puni de manière exemplaire. Je propose une nuit avec ma copine Monique qui lui fera regretter que le pal soit passé en désuétude. D'autant qu'elle est très moche et n'arrête pas de parler. 

Cela étant. 

Il lui a lancé des tracts à la figure. Cela lui a valu (à elle) une perte de connaissance, probablement liée à la fatigue et au stress de cette fin de campagne. Elle ne semble pas avoir d'autres dégâts (mais je ne suis pas son toubib). 

Ses collaborateurs ont porté plainte. 

Elle est en situation délicate trois jours avant un scrutin. Elle a besoin d'un élan de sympathie. 

C'est loin de l'Observatoire ? Très loin, ouf. 

S'il n'y avait pas eu la plainte (pour jet de tracts à la figure ?), j'aurais fermé ma gueulee. 

14 juin 2017

Enterrement de vie de garçon

La cérémonie pour les funérailles du vieux Jacques était bien. On était une bonne trentaine. C’est la première fois que j’assistais à la fermeture d’un cercueil. Et surtout que j’étais au premier rang pendant une espèce de messe (c’est un peu à ça que ressemblait la cérémonie au funérarium, le bon dieu était un peu trop présent pour un mécréant comme Jacques, sans doute la famille, les copains de la Comète et surtout moi). Je me suis dévoué, avec Patrice, pour que Miranda s’autorise à vernir au premier rang.

Je suis revenu au boulot avec juste assez peu d’alcool dans le sang pour pouvoir travailler mais le minimum pour l’enterrement d’un copain de bistro comme Jacques. C’est de la faute de la sœur, de la belle-fille et du fils du vieux qui m’ont poussé à boire alors que, normalement, je n’ai pas besoin qu’on me pousse.

Pendant le pot et le repas, je me suis souvenu d’une anecdote que Jacques m’avait racontée. A l’époque, Marcel venait de se fâcher avec Michel (présent aujourd’hui). Plus exactement, Michel s’était fâché avec Marcel parce que ce dernier lui avait dit que sa femme (présente également) le rendait cocu avec le gros Loïc. Marcel croyait rendre service en disant ce qu’il croyait être la vérité mais Michel pensait qu’il se foutait de sa gueule. Michel n’a jamais fait la gueule au gros Loïc. Cet événement nous avait fait rigoler, avec le vieux Jacques, pendant plusieurs semaines.

Tout Jacques, tout moi ! Des copains de bistro !

J’avais préparé un discours pour la cérémonie au cas où un guignol demande si quelqu’un voulait balancer deux ou trois mots. Je n’ai pas eu l’occasion de le faire (ce qui m’arrange bien, autant je peux dire des conneries à l’écrit, les sortir à un pupitre devant une foule me refile les jetons). Alors je vous le refile, au cas où vous en ayez besoin.


Bonjour,

On est aujourd’hui réunis pour Jacques, autour de lui, et je voulais simplement dire un mot sur les copains, car pour Jacques, le vieux, comme on l’appelait, les copains étaient essentiels, surtout les copains de bistro parce qu’il n’y a que là qu’on peut se faire des copains ou presque, des vrais copains, on se rencontre par hasard, on se parle par mégarde et on se trouve des affinités.

Mais les copains, ça meurt. Ca fait 23 ans que j’habite Bicêtre, sans doute 18 ou 19, que je connais Jacques. Le premier copain mort, c’était Robert, le facteur. 80 ans, le cœur. Le suivant, c’était Eric. 31 ans. Jacques les avait peu connus.

Le suivant fut Charly, le vieux bossu acariâtre, un vrai copain de Jacques, lui. Ensuite, on a eu Fernand. Je crois bien que ce sont Jacques et Marcel, son compère, qui ont découvert le corps.

Peu après, il y a eu Henri, le compagnon d’Odette, il y a eu Abdel. Puis c’est Marcel, le compère de Jacques, le mari de Miranda qui nous a quittés. Plus récemment, on a eu le vieux Joël.

Et Jacques, la semaine dernière.

Maintenant, ils sont réunis, là-haut. Ils nous regardent, nous attendent peut-être, vicieux comme ils sont.

Je suis sûr qu’ils sont en train de rigoler, entraînés par Jacques. Il avait beaucoup d’autodérision quand on déconnait entre copains. Quand on le charriait trop, il chantait « Allumez le vieux » sur l’air de la célèbre chanson de Johnny. Il chantait souvent. L’autre jour, Miranda m’a dit qu’elle souhaitait faire passer cette chanson pour la cérémonie. C’était au téléphone, elle n’a pas vu mon sourire quand je l’ai encouragée.

J’imagine Jacques rigoler comme un bossu en entendant « Allumez le vieux » le jour de sa crémation [en fin de compte, la chanson n’a pas été passée]. Et Marcel me traiter de con.


C’est ça, les copains, les copains de bistro, quand une relation de comptoir se transforme en une longue amitié. Jamais assez longue. Merci à tous.

13 juin 2017

Qui pour sauver la gauche socialiste ?

Gérard Filoche n’en loupe pas une. « "Ça fait 5 ans que je dis qu’on va dans le mur (…) On pouvait après les municipales modifier les choses. On pouvait après les régionales modifier les choses. On pouvait ne pas faire la loi El Khomri. On pouvait ne pas faire le CICE", a lancé ce lundi 12 juin Gérard Filoche, membre du Parti socialiste. « On avait tout la gauche en 2012. Le Sénat, l’Assemblée, les villes, les régions et Hollande nous a tout fait perdre", s’est-il ensuite emporté. » Il a oublié un détail, c’est que c’est Hollande qui a fait que la gauche avait tout…

Je ne vais pas refaire mon billet d’hier mais cette gauche bête m’énerve. Elle fait ses analyses à l’envers. Prenons quelques personnalités qui ont été des symboles de la gauche en général pendant ce quinquennat. Au hasard : El Khomri, Valls, Macron, Cambadélis et Hamon, dans un premier temps. Macron est devenu président. El Khomri et Valls sont au second tour de la législative. Hamon, candidat du PS à la présidentielle après avoir été frondeur, ont été éliminés au premier tour.

De même que Pascal Cherki à Paris, Laurent Baumel en Indre-et-Loire, Alexis Bachelay et Jean-Marc Germain dans les Hauts-de-Seine, Razzy Hammadi et Mathieu Hanotin en Seine-Saint-Denis, Michel Pouzol dans l'Essonne, Gwenegan Bui dans le Finistère. Sans oublier Aurélie Filippetti, Karine Berger.

téphane Le Foll, Marisol Touraine ou George Paul-Langevin qui étaient proche d’Hollande seront probablement réélus mais le chef des frondeurs, Christian Paul, est en grande difficulté pour le second tour. Elisabeth Guigou, comme Cambadélis, est éliminée. Ils n’étaient pas éloignés d’Hollande mais sont des symboles de la gauche bête.

Vous pourrez trouver des contre-exemples (Yann Gallut, Michèle Delaunay,…) mais la question n’est pas là.

Les électeurs n’ont pas voulu dégager « la gauche à Hollande » mais, outre Hollande lui-même, toute cette gauche bête. Par contre, les symboles de la « gauche à Hollande » sont toujours là, avec une casquette PS ou une casquette LREM. C’est elle qui est devenu le centre de gravité de la gauche parce que, ayant constaté qu’on ne pouvait pas travailler avec « la gauche pas à Hollande », elle souhaite travailler avec la droite.

Ceci n’est pas un billet de blog, mais le compte rendu de la discussion que nous avons eue avec les collègues à table. Je n’ai rien dit à part acquiescer. Je rigolais intérieurement parce qu’ils disaient précisément ce que je pense et que j’ai déjà défendu dans mon blog. C’est la même raison qui me met dans l’hilarité quand je lis le contraire dans Facebook de la part de copains « de la gauche pas à Hollande ».

Je ne suis intervenu qu’à la fin du repas. Nous sommes quand même fidèles au PS (dans mon milieu professionnel, l’informatique au siège social de grandes banques, c’est un peu une généralité…), nous y sommes même assez attachés. Alors les convives s’inquiétaient de l’avenir du PS. Je leur ai dit : « bah, en 93, on était dans la merde, en 97 nous étions au pouvoir ». Ils me demandaient qui allait pouvoir remonter le parti. Je leur ai dit que je le savais encore moins qu’eux.

Je leur ai néanmoins donné une information. J’étais tombé dessus par hasard dans Facebook où je suis toujours pote avec des fidèles d’Hollande.  Le titre de l’article du Parisien (je n’avais lu que le titre) : « Législatives : François Hollande réconforte les socialistes battus ».

Dès dimanche soir, Hollande était aux manettes. L’article laisse entendre qu’Hollande prépare son retour pour 2022, comme Sarkozy l’avait fait pour 2017, en reprenant le parti. Je n’y crois pas du tout. Hollande n’est pas fou. Il sait qu’il y a une fracture en les Français et lui, ce dont Sarkozy et ses fans ne se rendaient pas compte. Cette fracture est difficile à admettre. Même moi, fan d’Hollande, je ne comprends pas pourquoi elle est là. Mais je ne la nie pas.

Benoît Hamon qui a été éjecté comme une vieille merde au premier tour de deux élections consécutive a appelé à voter France Insoumise contre Manuel Valls, tapant ainsi sur les ténors de son propre parti encore qualifié. Valls n’a pas d’avenir présidentiel. Il est victime de « la fracture » (et là, je comprends pourquoi : je ne peux pas le blairer).

Benoît, tu dégages. Gérard, tu dégages. Jean-Christophe et Elisabeth, vous dégagez ! François, Manuel, Stéphane et d’autres vont faire le job. Pas celui de petits politiciens, celui de ceux qui font gagner la gauche.


François a commencé le boulot : il a mis un des siens à sa place. Pour un peu qu'il ait créé un parti pour remplacer ce club d'andouilles qui ne veulent pas se réconcilier...

12 juin 2017

Ne mettons pas tout et n'importe quoi derrière le numérique

J'ai parlé des législatives dans mon précédent billet, mais une espèce de graphique vue dans Twitter m'incite à faire un billet avec encore moins d'intérêt. 


Citer des chiffres français sans oser les comparer avec d'autres pays est con. Parler du téléphone fixe comme machin numérique l'est autant surtout en oubliant le Minitel l'est encore plus. D'ailleurs, on critique beaucoup le Minitel en France mais ça fait 35 ans que je gère mes comptes bancaires en ligne. Sans oublier le fait que le Minitel permettait de faire payer les consommateurs de sites de cul à l'insu de leur plein gré. Alors que, maintenant, avec internet il faut faire exprès de payer. 

Ce graphique présente les tablettes comme un progres, ce qui était vrai jusqu'à il y a quatre ou cinq ans mais il faut reconnaitre que maintenant que tout le monde a un PC et un smartphone, ça ne sert plus à rien. Hier soir, j'ai suivi la soirée électorale de mon iphone...

En plus, ces courbes présentent le fait d'avoir plusieurs ordinateurs comme un progres. Pour ma part, je n'ai plus d'ordinateur (je ne dis pas que ce n'est pas utile, j'en ai un chez ma mère, pour qui c'est indispensable, et un au bureau ; je ne vois pas pourquoi je le ferais chier à en avoir in chez moi). 

Ce graphique ne présente pas la télévision. C'est un oubli ballot mais l'ADSL et la TNT sont du numérique. 

Il confond le progrès technologique avec le numérique. Ce qu'on permet de faire facilement et sans frais. Par exemple avoir accès à plein de chaîne de télé, ce que je citais, et à plein de trucs que je vois au boulot. 

Et aussi à tout ce qui permet de limiter les frais en question pour les entreprises et les services publics. 

Ne nous trompons pas sur le numérique. Le progres récent n'est pas de réserver un billet de train sur smartphone, je le faisais sur internet dans les années 80. Il est ailleurs. 

Le seul verdict des urnes : que les Français ne veulent plus d'une certaine gauche ?

J’ai passé un mauvais week-end. J’ai appris samedi la mort d’un copain blogueur. Vous le connaissiez peut-être sous le pseudo « Disparitus » ou « Pierre D ». Et le résultat de la législative dans ma circonscription est décevant et mauvais. Ni le candidat MRC, député sortant, que je soutenais, ni celui du PCF, parti fort de ma circonscription et de mon département, ne sont qualifiés pour le second tour. Je me retrouve, au second tour, avec le choix entre un candidat LREM et un candidat FI.

Je n’ai pas envie de voter pour un candidat FI. Il serait même hors de question que je le fasse s’il n’était pas opposé à un LR ou un FN. Je n’aime pas la France Insoumise. Ils représentent pour moi des espèces d’OVNI de la gauche. D’ailleurs une partie votait Bayrou en 2007, c’est vous dire. Et ils nous reprochent maintenant des girouettes, « nous » qui sommes historiquement du centre gauche, près de la droite du PS ou de la gauche de LREM. Peu importe. Ils nous manquent de respect depuis le début de cette campagne, voire depuis la création du Front de Gauche. Ils sont dans l’erreur politique, non pas sur les idées, le projet,… Chacun les siens. Ils sont dans l’erreur sur la base de la politique : respecter les autres et se faire élire.

Je n’ai pas envie, non plus, de voter pour un candidat LREM. Je le ferai avec plaisir si LREM n’avait pas la certitude d’avoir une majorité mais, visiblement, ils n’ont pas besoin de moi. J’aime beaucoup la démarche d’Emmanuel Macron de vouloir gouverner avec la droite et avec la gauche. La gauche est incapable de trouver une majorité fiable pour exercer les responsabilités. Quant à la droite, depuis quelques années (disons 31…), quand elle se retrouve au pouvoir, la politique ressemble à n’importe quoi. On l’a vu depuis 2002. Je ne parle pas de Chirac, Villepin ou Raffarin, je parle des ministres qui ont fini par faire la majorité de Sarkozy. Donc gouverner avec la droite et avec la gauche me plait bien. Mais comme cela devrait arriver naturellement, je ne vois pas pourquoi j’irais voter alors que je ne suis pas d’accord avec le projet (sans y être opposé, mon côté modéré social-démocrate).

Je suis déçu pour certains députés sortants qui ne sont pas réélus, mais je ne suis pas déçu pour tous. Par exemple, je suis content pour Duflot, Cambadélis, Hamon et Lamy. Ce dernier a même clairement accusé Hollande de la défaite de la gauche. Je n’aime pas cette gauche qui récuse tout tort. Si les frondeurs n’avaient pas foutu la merde, on n’en serait pas là. Certes, la politique mené par Hollande explique une partie de la déroute mais il n’y a pas qu’elle. N’oublions qu’Hollande, en tant que premier secrétaire du PS, a fait gagner la gauche aux élections locales, départementales, régionales… et, en tant que candidat, à la présidentielle.

On nous dit, du côté des insoumis, que n’importe quelle quiche avec une casquette LREM aurait gagné. Et alors ? Les quiches ne sont pas responsables de la notoriété des casquettes. Le FN et FI ont perdu plus de voix entre la présidentielle et les législatives que les autres. A la limite, on pourrait féliciter le PS d’être passé de 6,5% à plus de 10 !

Il y a aussi l’éternelle analyse de l’abstention. Elle me fatigue. Si les gens n’ont pas envie de voter, ils ne votent pas et basta. Et si les partis d’opposition et les candidats ne leur donnent pas envie de voter, ce n’est ni de la faute de Macron ni de celle d’Hollande. Un peu d’objectivité ne nuit pas. Du coup, on a l’éternel procès en légitimité du parti qui gagne les élections. Drôle de notion de la démocratie.

Enfin, on nous dit que les députés LREM sont incompétents. Je me demande où est la compétence des députés sortants qui n’ont pas réussi à se faire élire, à sauver la France et tout ça. Je le disais récemment dans Facebook (et peut-être dans le blog) : j’étais partisan d’une démocratie parlementaire et contestait la présidentielle. J’ai un peu changé d’avis. Nous sommes dans un pays où le consensus est impossible, les partis politiques sont incapables de se mettre d’accord entre eux, avec des Français qui ont le culte du chef (d’accord, c’est remis en cause par les insoumis, vous savez, ceux qui suivent aveuglément Mélenchon). Alors tant pis… S’il nous faut un régime présidentiel… On nous dit aussi qu’avec une majorité absolue, il n’y a plus de contrepouvoir. Ah ! Bon… Et c’est la première fois qu’on a une majorité absolue ? Certes, aussi tranché, ce n’était jamais arrivé… Mais même la « majorité autour d’Hollande » avait la majorité absolue. Quand on voit le bordel que ça a donné…

D’un point de vue plus personnel, je tiens à assurer mon amitié aux militants proches du PS qui se sont battus sans résultat, avec une grosse déception. Je parle ceux de la vraie vie. Ceux des réseaux sociaux, tout comme les insoumis, ont souvent été insultant, ne se rendant pas compte à quel point, relativisant avec mes « connards » jetés en pâture dans des publications Facebook ou des commentaires de blogs. On m’a dit que j’étais une girouette, que je votais en fonction des sondages et tout ça. Ils ne se rendent même pas compte qu’ils n’ont pas fait la campagne de leur candidat mais se sont contentés de glisser quelques arguments ici ou là.

J’ai la fierté d’avoir défendu le Revenu Universel et, non pas la taxe robot, mais des taxes sur le chiffre d’affaire hors charges salariales, ce qui revient au même. J’ai défendu les idées phares de leur candidat sans défendre le candidat.

Candidat qui a été éliminé aux législatives, tout comme le chef du parti. Je ne suis pas inquiet pour autant pour le PS. En 1993, il était au plus bas. En 1997, il était aux manettes du pays, avec un très beau gouvernement.

Qui a fait que la gauche s’est trouvée durablement dans l’opposition. Alors je préfère, maintenant, un gouvernement ni de droite ni de gauche mais avec des personnalités de gauche, des « soc dems » qui ont d’ailleurs conservé leur poste alors que les frondeurs ont été virés.

Tout ce qu’on dit les électeurs, c’est qu’ils ne voulaient plus de cette gauche-là. Celle incapable de discipline, d’unité, de respect,…



09 juin 2017

Note pour plus tard : NE PLUS JAMAIS VOTER PS


La copie d'écran suffit à ce billet. 

Deux remarques néanmoins. 

1. La gauche actuelle a complètement oublié la laïcité et les luttes qu'ont mené nos ancêtres. Elle a visiblement aussi oublié l'égalité homme femme. Mais que les gonzesses se demerdent. J'arrête de jouer. 

2. Nous avons toujours les jours ou presque des attentats islamistes à un point où #vousnouscassezlescouilles a malheureusement remplacé #jesuischarly. Nous devons mener une "guerre totale" face à l'isman. Pas face aux musulmans, hein ! Chacun fait ce qu'il veut et peut choisir une religion qui empêche de picoler. Respect. Pas d'amalgame. 

Il n'empêche qu'il y a deux ans, je disait : pas d'amalgame entre l'islam et les terroristes islamistes. 3 ou 400 morts plus tard (je parle des occidentaux seulement...), tout cela commence à me gonfler. C'est l'islam qu'il faut combattre comme on combattait le catholicisme il y a cent ans. 

Basta. 

Guigou mérite des baffes. Mais je voudrais poursuivre mon billet d'hier soir où je m'adressais à mes copains socialistes. Comment pouvez-vous encore vous compromettre avec ces gens là ?

Comment pouvez-vous continuer à prétendre être plus à gauche que nous alors que vous défendez un parti qui tourne le dos à nos valeurs essentielles ? 

Remettez-vous. Virez Cambadelis, Guigou, Hamon,... Faites face à vos valeurs et pas à vos logiques de parti. 

Proposons un nouveau hashtag : #jenculelescuresetlesimams. 

Comment peut-on suivre un parti si ouvertement electoraliste (en se trompant lamentablement) prêt à tourner le dos à ses valeurs ?


08 juin 2017

L'errance des militants du PS

Quand je lis les publications Facebook de certains PS, je suis presque triste. Tiens ! Ce soir, le parti a diffusé un communiqué de presse dénonçant le passé judiciaire des candidats REM. En oubliant les histoires passées de Cambadelis avec la justice. 

Notons bien que LR fait pareil mais je m'en fous. Ça m'amuse. Je tape. 

Mais c'est surtout à mes amis que je pense. Annie et Jeff. Sarkofrance aussi même s'il n'est pas militant PS. Je voudrais m'adresser à eux parce qu'on a parfois des passes d'armes dans les réseaux sociaux. Commençons par Sarkofrance, puisqu'il n'est pas PS. La dernière interview de Mélenchon dans je ne sais quel magazine (Vanity) montre deux choses. 

Petit 1 : il est odieux, insultant, grossier, incapable de jauger le paysage politique. 
Petit 2 : il est fou. Il a dit que s'il avait atteint le second tour, il était sûr de gagner le second. 

Alors passons aux autres. 

Tout d'abord, ils sont persuadés que je suis fan de Macron. C'est faux mais je ne vais pas tenter de le démontrer. J'ai toujours dit dans les réseaux en question que je ne voterai pas pour un candidat REM aux législatives. Vous pouvez vérifier rien qu'aujourd'hui sur mon compte Twitter (mais aussi dans les archives de mon blog). Par contre, je suis admiratif ! Il a fait un truc phénoménal et prétendre le contraire est grotesque. 

Par contre, ce que je n'ai jamais dit en public : je l'encourage à faire les réformes dans les tuyaux tant qu'il a le vent en poupe. 

Ensuite, tout le monde fait une erreur d'analyse sur l'échec d'Hollande. Échec relatif. Si Hamon a fait un score déplorable, ce n'est pas que de la faute d'Hollande. À chaque déroute de la gauche (Jospin, Royal,...), les militants cherchent un coupable sans imaginer que les responsabilités puissent être multiples. Cette fois, le candidat du PS a perdu parce que le résultat n'était visiblement pas bon mais aussi parce que le candidat était mauvais, mêle s'il était le meilleur. C'est vous dire. 

Notons néanmoins que sa principale mesure, le RU, était surtout défendue par les libéraux de gauche. Dont moi. J'ai plus défendu Hamon que les militants du PS. Mais ça, c'est difficile à admettre. Cela étant, j'ai rapidement jeté l'éponge. 

Revenons maintenant sur l'échec officiel d'Hollande. Avant son élection, il a été torpillé par un accord électoral avec les Verts mitonné par Aubry. Tout le monde donnait n'importe quelle quiche du PS gagnant contre Sarko avec 60%. Tout a été torpillé rapidement. 

Je vais citer un exemple. Le PS a fini par lutter contre le nucléaire (ils ont raison, c'est mal, mais parfois il faut agir en silence). Les salariés du secteur ont donc été inquiets et les électeurs avaient peur de ne pas avoir d'électricité. C'est ballot. Ca me rappelle les conneries d'Hidalgo avec la circulation automobile à Paris. Je n'ai pas de voiture, je suis pour. Il n'empêche que pour attirer le type qui doit prendre sa voiture pour amener ses gamins à la crèche puis aller à un rendez-vous professionnel en banlieue, il y a mieux. 

Enfin, ils n'ont pas compris le message des électeurs. Ils ont voulu "tout virer". Si les socialistes voulaient revenir, ils soutiendraient Macron vu que la moitié des électeurs ont franchi le pas. 

Enfin, et c'est le plus ahurissant, inconsciemment, ils "nous" mettent responsable de la berezina annoncée. Nous ? Les électeurs traditionnels du PS qui ont décidé d'aller voir ailleurs. 

Surtout, je me suis fait traiter de girouette. Pourtant, je n'ai rien changé depuis des années. Je suis au centre gauche. Un socdem pur jus. Si le PS a décidé de basculer à l'extrême gauche pour poursuivre un fou, ce n'est pas mon problème. En plus, je rigole toujours en pensant aux soutiens d'Aubry en 2012. Elle a été candidate parce que DSK a été éliminé. Si DSK s'était maintenu, Hollande aurait représenté l'aile gauche du PS. Et aurait peut-être gagné la primaire. Alors, me considérer comme une girouette... Au moins, je suis droit dans mes bottes. 

Cela étant, ça ne fait mal que la première fois. Et la deuxième à cause des croûtes. 

Finissons dans l'actualité. Le gouvernement a annoncé qu'il allait pérenniser par la moi les dispositifs de l'état d'urgence. C'est mal. Mais ça fait deux ans que nous subissons des attaques terroristes. Qu'on est dans un vrai état d'urgence. C'est mal mais c'est ainsi. Je passe le fait qu'ils ne proposent audiblement rien de mieux. Pensons aux électeurs et à la réalité du terrain de nos forces de l'ordre. 

Vive Macron ! Vive le gouvernement. Mais s'ils pouvaient enfin dévoiler où ils veulent aller dans la réforme du droit du travail, ça serait sympathique. 

Je ne suis pas de la gauche qui prône le made in France mais de celle qui défend la réduction du temps de travail et la redistribution des richesses par la progressivité de l'impôt sur le revenu et, d'une manière générale, de l'imposition sur le revenu. 

Quand je vois des gens de gauche militer contre l'augmentation de la CSG pour des raisons électorales, j'ai envie de boire pour oublier. 

07 juin 2017

Rendons maintenant un bel hommage

Après mon court billet de ce matin, il est juste et noble que je rende maintenant un vibrant hommage au vieux Jacques qui devrait être incinéré sur la commune dans les prochains jours. Je ne sais pas qui va payer le gaz. Commençons par le début. Je l’ai connu alors qu’il discutait avec son copain Gérard de la SNCF aux comptoirs des mêmes bistros que moi. Un jour, les saluant, je leur ai dit « ah ! encore au bistro, bande d’ivrognes ». D’une simple phrase que seul un poète de mon envergure peut prononcer est née une longue et profonde amitié.

 

Jacques était ainsi. Il devenait copain avec tous ceux qui étaient encore plus con que lui. Avec Patrice, Tonnégrande et moi, il avait trouvé de gros morceaux. Il a connu plus cons, encore, mais pas avec notre grandeur. Nous sommes des cons grandioses. Mais il avait donc cette tendance à discuter avec tous les abrutis qu’il rencontrait au comptoir, se fâchant au bout de quelques semaines, ces cons l’abandonnant.

 

Patrice, Tonnégrande et moi sommes non seulement des cons grandioses mais aussi des cons patients sans la moindre rancune. Au bout de quelques semaines, le vieux Jacques revenait vers nous, la queue entre les gens, oubliant au bout de quelques verres qu’il avait préféré boire avec d’autres. Nous nous fâchions très fréquemment. La raison la plus fréquente était la politique. Jacques était gaulliste. Il lui fallait un chef de droite et s’en foutait du reste. Toute discussion était strictement impossible alors, on l’envoyait chier, d’autant que nous sommes, tous les trois de gauche même si nos chapelles ne sont pas les mêmes. La seconde raison est qu’il ne supportait pas notre connivence. Il se sentait exclu du groupe, par moment, alors qu’il ne comprenait pas nos différences. C’est d’ailleurs assez incroyable qu’il continuait à nous supporter. C’est peut-être parce que nous sommes fidèles. Plus Patrice que Tonnégrande et moi, probablement. Pour ma part, je me mets à un comptoir et tous ceux qui ne m’emmerdent pas sont les bienvenus.

 

Mais il ne s’agit pas de rendre hommage à Patrice, Tonnégrande et moi. Nous sommes là pour enterrer le vieux Jacques qui se fera d’ailleurs incinérer pour me donner tort mais je tenais à planter le décor. Dans ce décor, il y a cinq comptoirs de bistro, au moins. Le Petit Relais, le Saint Louis, les Monts d’Aubrac, l’Amandine et, bien sûr, la Comète. Derrière ces comptoirs, il y avait des morts (pas à l’époque). Je pense aux proches, Marcel Le Fiacre et le vieux Joël, mais aussi à d’autres, Abdel, Fernand… jusqu’à Charlie le bossu. Une vraie teigne celui-là. Henri bien sûr ! De l’autre côté, il y avait des patrons. Mouloud, Brahim, Raffi, Abdel, Martine, Jean, Claudine, Michel, Patricia, Patrick, Jérôme, Bruno, Idir, Karim, Mathieu, Nelly, François… Et des serveurs. Ne citons que Josiane et Jim. Il y a des clients toujours vivants, comme Djibril, le vieux René, Corine, Miranda, la vieille Jackie (vivante ?), le vieux René (vivant ?), le vieux Roger, François, sa grosse, le gros Loïc, Antoine, son beauf, le Jaune, Odette… Tonnégrande, Patrice et moi. Il y avait des copains blogueurs aussi, parfois. Je pense en ce moment à Sylvie, Catherine, Olympe, Fiso, Romain, Didier, Ronald et Styven pour des raisons précises mais beaucoup l’ont connu.

 

Le vieux Jacques était un libéral. Surtout pour lui, les autres pouvant aller chier. Il se donnait le droit de faire ce qu’il voulait, l’important étant de ne pas se faire prendre par la police. Il oubliait les règles de savoir-vivre élémentaires. C’en était exaspérant. Le plus drôle était quand il avait un chien, fort sympathique, mais il n’a jamais compris qu’il devait être tenu en laisse, ne pas sauter sur les clients en train de déjeuner, surtout après s’être trainé dans la boue. Ce chien était sympathique. Jacques le laissait sortir, le matin, puis allait lui-même faire son tour. Quand le chien avait assez déconné, il faisait tous les bistros pour chercher « son maître ». Il entrait. S’il connaissait quelqu’un, venait lui dire bonjour puis repartait vers le bistro suivant. Ci-dessus, j’en ai cité cinq parce que je n’allais pas dans les autres avec pépé, mais il faudrait compter le Brazza, les Rochers, le PMU, chez Pierre, le Jean-Bart, l’Espérance,… Très bien dressé, ce chien !

 

Dans son manque de savoir-vivre, il avait l’habitude de parler à des gens à qui il n’a pas été présenté sans se rendre compte qu’il pouvait déranger les gens en question, notamment lorsqu’il sortait ses blagues foireuses que seul lui pouvait comprendre. Où qu’il répétait sans cesse, toujours les mêmes. Je regrette le jour où je lui ai appris la célèbre réplique « Santé, mais pas des pieds ». 

 

Le vieux Jacques avait le cœur sur la main, toujours prêt à faire des cadeaux, à offrir des verres. Mais il n’avait jamais de sous. Il était d’une bonté, toujours prêt à rendre service. Sauf qu’il ne savait rien faire. A part conduire (comme un pied) ce qui lui permettait de promener Miranda et ou de servir de copilote à Marcel. Il l’aimait bien son compère Marcel. Les deux larrons étaient toujours ensemble partant aux quatre coins de Paris pour permettre à Marcel d’accomplir des missions qu’il s’était données. Il appelait Jacques. « Tu peux venir avec moi ». Et les voilà partis… Je me demande si Jacques ne s’est pas laissé glisser depuis la mort de Marcel.

 

Notons que Jacques, qui avait 76 ans, je crois, a encore son père. Il est encore plus vieux que le lui. Il était né (Jacques, pas son père), cinq ans, jour pour jour, après Marcel. C’est moi qui avais présenté ces deux gugusses (Marcel était un vieux client de la Comète qui venait boire un coup, à la fermeture, quand il avait décidé de raccrocher son taxi). C’est moi aussi qui leur avais dit qu’ils avaient la même date d’anniversaire. La première fois, évidemment, on l’avait fêté ensemble. Je m’étais engueulé avec Miranda, la femme du fiacre (il faut dire qu’elle est peu d’extrême droite avec une fâcheuse tendance à penser qu’Hitler n’avait pas fini son boulot). Les années suivantes, ils ne pouvaient pas m’inviter mais ils ne voulaient pas manger à trois. Alors ils invitaient Bruno, dit « Le Jaune », trop heureux de prendre une cuite à moindre frais sans se rendre compte qu’il servait de bouche trou. 

 

Dans un hommage, il faut citer les qualités des gens ce qui nécessite parfois des recherches. Jacques était tout d’abord anticonformiste, je l’ai plus ou moins dit. Mais pour un gaulliste, c’est assez drôle. Ensuite, il était con, remarquablement con, comme il disait. Con dans le bon sens du terme, avec un humour parfois décoinçant quand il était entre deux eaux, flirtant avec le surréalisme. Quand il était saoul, il faisait des mauvais jeux de mot, toujours les mêmes. Mais après deux ou trois verres, c’était un bonheur. Enfin, je l’ai aussi vaguement dit, il était disponible. Un copain l’appelait, il arrivait ! Il passait des heures avec des gens qui n’avaient qu’un seul besoin : ne pas être seuls… Ca lui a joué des tours, s’occupant parfois de cons égoïstes, mais il est resté fidèle à celle qu’on appelait « sa grosse », à Marcel, Miranda et tant d’autres. Il en rigolait, parfois, ou disait « bah, faut bien » ! Parfois, je le voyais accompagne Patrice dans des virées tout autant suspectes que celles avec Marcel. Mais Patrice ne conduisait pas. J'aimais bien les voir rentrer, tous les deux, quand Patrice ne finissait pas la nuit au poste ou quand le vieux n'était pas obligé de passer au commissariat pour déclarer la perte de ses papiers ou de son  téléphone.


Enfin, n'oublions pas une facette, le Jacques enfant. Le rendre. Qui se mettait à pleurer lors de certaines contrariété. Je me rappelle une fois où Marcel et Miranda étaient passés le voir à l'hôpital. Miranda avait décidé de laver son blouson et avait donc fait les poches. Elle était tombée sur un paquet de cigarettes alors qu'il avait juré avoir arrêter de fumer. Elle lui avait passé un savon. Il avait fondu. 

 

Qui aime bien, châtie bien, n’est-ce pas ? Comment peut-on ne pas avoir envie de châtier cet homme ?

 

Et la vie continue. Michel a pris sa retraite, début mai. Un nouveau patron est arrivé à l’Amandine. Jacques était à l’hôpital. Je n’aurai jamais l’occasion de montrer au nouveau à quel point Jacques était chiant et adorable.

Salut, le vieux Jacques !

« Nous étions accoudés au comptoir de la Comète, hier soir, Tonnegrande, Christian, Marcel le Fiacre et le Vieux Jacques. Vers 20 heures, le patron nous dit « Videz vos verres, je vous offre ma tournée ».

Mon verre était déjà vide. Il me sert.

Vous voyez ? Le suspense est insoutenable !

Il sert un deuxième verre à Tonnegrande qui hurlait : il n’est pas habitué à boire plusieurs verres. Christian vide son verre. Le patron, Bruno, le remplit. Marcel vide son verre. Il buvait du Kir comme le Vieux Jacques. Le patron lui met du Cassis, ainsi qu’au Vieux Jacques qui avait presque fini son verre.

Vous en connaissez beaucoup, des histoires comme ça ? Tiens. On va en assurer la promotion.

Le vieux regardait ailleurs, c’est alors que je lui crie « Jacques, vide ton verre bordel, tu vois pas que Bruno attend ? ». Ne sachant pas qu’il était servi en cassis, il se précipite pour finir son fond de Kir… et avale cul sec sa crème de Cassis.

Il a compris sa bévue en constant l’hilarité générale, y compris du patron qui venait pourtant d’y perdre une dose de cassis.

On est cons…

Alors ! Je ne vous avais pas promis une belle histoire ? »

C’est un billet que j’avais publié en 2008. Il y en a plein, comme ça, souvent beaucoup plus long. On y retrouve mes compères, Marcel le Fiacre, le vieux Joël qui nous ont quittés depuis. Cette nuit, ils ont été rejoints par le vieux Jacques.


Le vieux Jacques ! Il a fait les bonnes pages de mon blog vers 2006 et 2007. Le patron de la Comète avait changé en janvier 2008 puis en juin, remplacé par le Bruno en question. Jacques venait moins depuis. Je n’ai pourtant raconté dans le blog que les meilleurs moments où les plus drôles, pas ces longues soirées à refaire le monde ou les mots croisés.

06 juin 2017

Halte au fascisme En Marche

Dans mes deux derniers billets, je gueulais contre les réseaux sociaux. Je dois leur rendre grâce, neanmoins, de m'inspirer des billets de blog alors que je comptais bien ne rien faire. 

Ce soir, les militants politiques en herbe ont pour dernier argument électoral que les électeurs pourraient donner les plein pouvoirs à Emmanuel Macron, ce brave garçon qui veut pourtant gouverner avec tout le monde (tout le monde qui aura fait acte d'allégeance, faut pas deconner non plus). 

Ils sont rigolos. 

Il est vrai que le fascisme est à nos porte. Preuve en est que les islamistes viennent de faire un attentat à coup de marteau sur un sympathique représentant de nos force de l'ordre. 

Si un militant En Marche agresse un policier avec un décapsuleur, je veux bien changer d'avis. Mais je me demande s'il n'est pas plus urgent de dénoncer les ordures islamistes plutôt que Macron qui tel Hitler à une autre époque va avoir quelques pouvoirs. 

C'est drôle. Ou pas. 

05 juin 2017

Mutations

Rénovateur de la vie politique usagé
Le premier tour des législatives pour les Français de l’étranger ont eu lieu ce week-end. Sur les 11 circonscriptions, 11 devraient revenir à des candidats « REM » (même s’il y a encore un second tour…). Ce matin, j’errais dans les réseaux sociaux. Cette information était une des plus commentées par les internautes, la prenant sous différents angles, en oubliant peut-être le principal : il est logique que des Français ayant choisi de vivre à l’étranger aient choisi des représentants du plus « internationaliste » des mouvements.

Pur exercice de style dans mon billet mais pourquoi des Français ne vivant pas en France et donc pas soumis pour grand-chose à la loi française ont-ils le droit de vote ? A quoi correspondent ces circonscription ? Pourquoi leurs représentants ne sont-ils pas élus à la proportionnelle ? Vous allez me dire que j’en veux aux Français de l’étranger, il n’en est rien. Je rappelle que ces circonscriptions ont été mises en place « sous Sarkozy », à l’occasion d’une réforme de la Constitution qui avait quasiment fait l’unanimité contre elle dans les rangs de la gauche.

L’autre information qui traîne dans les réseaux sociaux tourne autour d’un article du Parisien qui détaille les grands axes des modifications du droit du travail voulues par Emmanuel Macron. Je ne veux même pas en débattre. Je suis opposé à tout ce qui va vers une augmentation du temps de travail mais me fous un peu du reste. Plus précisément, j’ai la chance de bosser dans un secteur créateur d’emplois, l’informatique, dans un milieu relativement protégé, les grandes entreprises du tertiaire. Les opposants nous expliquent qu’on a déjà tout essayer et que la libéralisation du travail n’avait jamais permis de créer le moindre emploi. Généralement, ils ne citent qu’assez peu d’exemples de libéralisation du travail. Ils oublient que ça a fonctionné dans quelques pays d’Europe et feraient mieux de se préoccuper des dommages collatéraux, notamment le taux de pauvreté des salariés. Disons le franchement, si on me donne la possibilité d’employer une femme de ménage (ou un homme, hein!), pour 2 euros de l’heure en ayant le choix de ses horaires, je veux bien la (ou le…) prendre 15 heures par semaine. J’aurais contribué à la diminution du chômage (et à l’augmentation de la pauvreté des travailleurs).

Cela fait plus de dix ans que je traîne dans les réseaux sociaux et en particulier les blogs. Début 2011, on a eu les printemps arabes et, en mai, l’affaire DSK. Depuis, les réseaux sociaux, notamment Twitter, ont explosé. Dans mon billet précédent, je parlais du « bashing ». Je ne sais pas comment traduire ce mot. C’est un peu après cette période qu’il a explosé, disons à la rentrée 2012, quelques mois après l’élection de François Hollande. Mes aimables commentateurs de droite me répondaient que j’avais participé pour ma part au bashing lorsque Sarkozy était président. Du coup, je suis allé faire un tour dans les archives de mon blog, en juin 2007. Il n’y a pas beaucoup de « bashing ». Il y a surtout de la grosse rigolade.

C’est bien vers 2012 ou 2013 que tout a commencé à partir en vrille. Pour ma part, je me suis toujours efforcé de faire des billets de différents genres : « Youplaboum, vive les blogs et les copains », des grosses conneries d’analyse politique, tapant sur tout le monde, des sujets de fond sur des thèmes qui me tiennent à coeur, souvent relatif à l’aménagement du territoire, les institutions,…

Il y a quelque chose de pourri dans ce royaume… A une époque, nous étions assez peu nombreux à donner notre avis. On faisait des billets qui sortent des tripes. Aujourd’hui, n’importe qui donne son avis (et je ne conteste pas ce droit) mais en 140 caractères ou, dans Facebook, sans la moindre argumentation étoffée ce qui donne l’impression d’une espèce de bouillie.

Aujourd’hui, nous avons des militants ou sympathisants qui militent ou sympathisent mais oublient peut-être d’ouvrir les yeux sur les métamorphoses en cette séquence électorale. Un nouveau parti va avoir plus de 400 députés. On ferait mieux de se demander comment on va gouverner avec plutôt que de savoir comment on va s’y opposer.


Parce qu’on n’a plus le choix, il reste deux semaines et les réseaux sociaux continuent à ne rien peser.

03 juin 2017

Le bashing minable va continuer longtemps ?

Jusqu'à ce matin, un seul homme politique métropolitain connaissait le kwassakwassa. Tout le monde lui tombe dessus alors qu'il montre qu'il connaît le dossier, par une excellente plaisanterie, qui plus est. 


C'est presque surréaliste ?


Ca va durer longtemps vos conneries ?


J'ai critiqué les attaques minables contre Hollande, que je soutenais fortement. Je soutiens moins Macron, bien moins, mais je vais continuer à critiquer ces attaques minables contre lui. 


Je suis fatigué de voir tirer la politique vers le bas. Et ne me dites pas que c'est de la faute de Macron, qu'il n'avait qu'à se taire. Vous dites qu'on ne peut pas rigoler de tout mais vous n'arrêtez pas de prétendre la liberté d'expression... et le droit, justement, de rire de tout. 


Mais pas avec n'importe qui, me direz-vous. Sous-entendu pas avec les cons. Vous avez montré qu'on ne peut pas rire avec vous. 


C'est ballot. 


Vive Macron, les Comores et les kwassa-kwassa. Pourchassons les salopards qui vendent des traversées sur ces rafiots dangereux en faisant miroiter le paradis à des pauvres gens. 


Pendant sa campagne, Macron est allé à Mayotte. Il a parlé des kwassamachins. 


Vous étiez où ?

01 juin 2017

Stop à la moralisation de la vie politique !

En tant que catholique pratiquant, je trouve immoral que le Président de la République soit marié à une femme divorcée. En tant qu'obsédé sexuel, je trouve immoral qu'il ne profite pas de son âge et de sa fonction pour tirer plein de petites jeunettes. En tant que militant LGBT et féministe, je trouve immoral de parler de petites jeunettes et pas de petit-e-s jeun-ot-ette-s. En tant que réactionnaire patenté mais un peu quand même, je trouve immoral cette mode mettre des tirets dans les mots qu'on voudrait a-genrés. Par contre, je trouve parfaitement moral que l'on puisse avoir des ministres devenus riches sans rien commettre d'illégal. Je trouve particulièrement moral qu'un parlementaire emploie son fils parce qu'il a confiance en lui, si le fils travaille réellement. 

La morale est une chose à géométrie variable. "Vous" êtes en train de vous tromper complètement de sujet sans même savoir ce que vous voulez combattre. Les gouvernements successifs font des chartes de déontologie, des lois, des changements de Constitution. Et on est toujours dans les mêmes polémiques. 

Imaginez que je sois ministre des mœurs et que je dise que Tonnégrande a une petite bite. Il suffira que Tonnégrande porte plainte pour diffamation pour que je sois mis en examen. La justice devra en effet démontrer que je n'ai pas les moyens de connaître la taille du machin et donc me mettre en examen pour instruire le sujet. Mis en examen, je devrais démissionner ? Et le citoyen Tonnégrande sera débarrassé du ministre gênant. 

Avec "vos" histoires, un type qui roule avec une voiture non autorisée pendant un pic de pollution serait inéligible pendant dix ans. Et ne me dites pas que je caricature, c'est "vous" qui voulez fixer des limites selon des principes de votre morale. 

Un de ces jours, "vous" demanderez à ce qu'on contrôle les gamma GT des candidates. 

Et des blogueurs. 

31 mai 2017

Les pères la morale progressistes

Dans un moment de mauvaise humeur, j'ai publié ceci dans Facebook suite à une publication de David reprenant les propos de Dosière :

Voila ! Ca fait du bien que ça soit lui qui le dise. Je voulais en faire billet (mais je n'ai pas eu le temps) sur les "pères la morale", notamment beaucoup de copains de gauche qui se prennent pour des justiciers. 

La morale n'a rien à faire dans la politique. Macron va faire une loi. Il faudra ensuite appliquer la loi. Qu'on ne nous casse pas les couilles avant. 

Le plus drôle est quand ils disent "les macronistes vont encore dire que...". Je ne suis pas macroniste. J'ai voté Macron parce que ces andouilles ont été incapables de présenter un candidat crédible. Bien sûr, ils vont dire que c'est de la faute d'Hollande. Qui a été le premier type de gauche à gagner l'élection en 17 ans (ils me diront qu'il n'a pas fait une politique de gauche. Je répondrai que les résultats économiques commencent à arriver et qu'ils ont voté pour Hollande alors qu'il est Soclib depuis toujours. Ces conneries me fatiguent). 

Je rappelle que j'ai défendu Cahuzac et Thevenoud jusqu'au bout, au nom de la justice. Je rappelle qu'ils relaient les intox du FN sur des trucs comme Mme de Sarnez. J'ai même défendu des types de droite pris dans des affaires sans rapport avec du financement public avéré (sauf Tron, mais c'était rigolo). 

En appelant sans cesse à la démission, ils décrédibilisent tout le monde politique. En disant que l'affaire est mal gérée, ils font croire qu'ils sont meilleurs en communication politique que les autres alors qu'ils ont échoué en permanence depuis toujours. Il faudra aussi que je fasse un billet à propos de ceux qui défendent encore Mélenchon (sans compter de ce machin interdit aux mâles blancs, c'est une autre histoire). 

Enfin, ils font la promotion de ce fameux cinquième pouvoir, les médias, en oubliant qu'ils sortent de l'information pour gagner de l'argent (chacun fait ce qu'il veut et le Canard est à part) après avoir accusé les médias d'avoir provoqué l'élection de Macron. 

Il est temps d'envoyer chier les médias, ou, du moins de les enfoncer quand ça nous arrange ou de les soutenir si les conditions sont différentes. 

Dosière a raison. C'est une chasse à l'homme médiatique. 

La morale n'a rien à faire en politique tant qu'elle n'est pas définie par la loi. Et les progressistes tendent à vouloir la faire définir par la loi. C'est anti-progressiste.