23 avril 2017

C'est guignol et ça vote

J'ai fait un billet de blog vers 18 heures car j'étais désespéré. Le Pen et Fillon allaient arriver en tête. Je me suis trompé. 

Et je suis bien content. Voir MLP en tête m'amusait. Depuis le temps qu'on nous parle d'elle, de la France profonde et tout ça. Voir Fillon dans les mêmes eaux m'amusait moins. Un escroc en tête des sondages alors qu'il représentait ce qui se fait de pire comme réactionnaire dans notre pays... 

Cela étant, j'ai vu des copains annoncer dans Twitter qu'ils refusaient de voter pour Macron face à Le Pen. 

Ils peuvent crever. J'arrête de jouer. 

Mélenchon en fait partie. C'est triste.  

Analysons le résultat

Il est une heure où il n'y a pas le droit de donner des informations liées au résultat de celte putain d'élection. Je vais rassurer mes lecteurs : je n'en ai aucune et je conchie Radio Londres. Ces imbéciles qui se croient au dessus de tout. 

Il n'empêche qu'il ne me paraît pas impossible que les deux gros candidats réactionnaires aient gagné ce soir et se retrouvent au second tour et qu'il soit légitime que nous ayons le moral au niveau des chaussettes. 

On le saura sans deux ou trois heures mais il reste jouissif de penser aux engueulades que nous aurons à gauche. 

Toujours est-il que je conchie ouvertement les connards qui vont nous expliquer que la gauche a perdue parce qu'elle n'est pas assez à gauche. 

Je me demande ?


Le tampon sur la carte ? Pour tous les électeurs, ils mettent la date de leurs anniversaires ? Ou ils mettent la date du mien pour tous ?

À part ça, sur le chemin du bureau de vote (j'ai fait un détours pour éviter les bistros), je me faisais la réflexion que j'allais voter pour un type à la présidentielle qui a une ligne politique et aux législatives pour un qui défend autre chose. 

Et tous les deux nous soutenions Hollande en 2012. On a une certaine constance... mais pas la même. 

21 avril 2017

Fin de campagne : pour moi, ça sera Macron !

Il paraît qu'on n'a plus le droit de faire campagne pour la présidentielle dans les blogs après minuit. Je ne vois pas pourquoi. Surtout, je n'ai pas fait campagne pour Macron, il ne pourra pas être pénalisé si je fais demain un billet en sa faveur. 

Ce soir, j'ai reçu un mail du PS. 


Je réponds : non. 

Cette campagne a été fatigante et je dois avouer que j'en veux beaucoup aux gens qui manquent de recul, qui restent dans une logique de militantisme. 

Lors de la primaire, j'ai défendu Hamon contrairement aux copains que je cible ici, ceci est un billet personnel). C'était pour virer Montebourg et Valls. Je n'ai pas voté à la primaire. Je ne voulais pas m'engager derrière un de ces deux guignols. C'est l'autre qui a gagné. Et je répète : c'est largement celui qui avait les meilleures position sur le travail, le partage des revenus (et donc l'imposition et tout ça). Mais il a foiré sa campagne. Dès qu'il a gagné la primaire, il a merdé, comme s'il voulait faire maire de Trappes. 

Alors, j'ai sérieusement envisagé de ne pas voter. Puis j'ai envisagé de voter pour Mélenchon quand j'ai commencé à croire qu'il pouvait passer devant Fillon, mon côté joueur. 

Il y a des gens qui disent que je vote en fonction des sondages, pourtant. Ils n'ont pas tort. Je vais voter pour éliminer Fillon. Cela n'empêche pas mon vote d'être de conviction. Parmi les candidats qui ont une chance de gagner, seul Macron emporte un certain nombre de critères et il ne me sert à rien de voter Hamon. Les sondages le disent, certes. Mais aussi, il a foiré un certain nombre de sujet. Par exemple, je crois, la laïcité. 

Des copains me traitent de girouette. Cela m'amuse. En votant Macron en 2017, je crois être très proche de ce que je pensais en soutenant Hollande lors de la primaire de 2011. Alors que les copains qui soutenaient Montebourg et sont proctionnisme à la dernière primaire et qui défendent maintenant Hamon m'amuse, d'autant que j'ai plus défendu Hamon qu'eux. Sauf dans la dernière ligne droite où ils se contentent de militer dans Facebook dans un entre soi qui n'a jamais été aussi impressionnant. 

J'ai participé à la campagne d'Hollande en 2012. J'étais un des blogueurs phares. J'avais 40000 visiteurs par mois (avec 45 millions d'électeurs, faut relativiser ; l'entre soi est éternel). 

Je vais donc voter Macron pour un certain nombre de raisons. La première est que je ne peux pas voter pour Le Pen et Fillon. La première, je m'en fous. Elle devrait être battue au second tour. Avec FF, j'ai plus de mal. Il est un des pires réactionnaires (et escroc) que je n'ai jamais vu. 

Hier, je me réjouissais de voir Villepin soutenir Macron. Des copains de la gauche officielle se sont foutus de ma gueule. Qu'ils s'amusent comme ils peuvent. Je ne crois pas en la fin du clivage droite gauche. Je constate qu'il n'est pas d'actualité aujourd'hui. A la limite, mes copains de droite qui votent Fillon, cet escroc réactionnaire, me font plus de peine que mes copains de gauche qui prétendent que je suis à droite parce que je vote Macron. 

La deuxième est que Macron a une vie sur l'Europe, sur l'avenir,... qui me va bien. 

Je vais voter pour lui. Tant pis pour ceux qui me prennent pour une girouette ouvquo pensent que je vote en fonction des sondages. 

Je vais ajouter un point : ça fait plus de dix ans que je tiens un blog politique avec près de 1000 billets par ans à ma grande époque. Ceux qui critiquent mes positions sont priés de les étudier. En se demandant ce qu'ils ont fait pour defendre Hollande pendant ces cinq ans.

Et les sujets un par un et pas de manière globale. 

On comptera les tondus à la libération. 


19 avril 2017

L'abondance, le chômage et l'élection

Tiens ! Le camarade mais néanmoins ami Seb Musset a pondu un billet. Ça faisait longtemps. Il dit que les quatre principaux candidats sont des guignols. Et que les sept autres ne valent pas mieux. On est d'accord. Je ne sais pas quand il a pris la décision de voter. Pour ma part ça fait quelques jours seulement. 

On ne votera pas pour le même candidat. Je vais voter Macron. Il va voter Mélenchon. Peu importent les raisons de cette relative divergence. Nos lecteurs communs (si on en a...) auront de toute manière deviné nos votes. 

Photo. 


Lien. 


Cela étant, parlons du fond. Hips. Dans le fond, on n'est pas du cons et tant qu'on parle du fond, on est pas au bistro. Quoique. 

Seb reproche à Macron son libéralisme et je suis libéral. Je vais rappeler pourquoi : je ne vois pas pourquoi l'Etat imposerait à un bistro une heure de fermeture s'il n'y a pas de nuisance (à part pour mon foie). La gauche, en France, critique le libéralisme uniquement sur les aspects liés au droit du travail et je vais y revenu. Ou pas. C'est selon. Des fois, j'écris des conneries qui n'ont rien à voir avec celles que j'ai en tête quand j'ouvre mon truc pour faire des billets. 

Il n'empêche d'une part que je ne vois pas en quoi empêcher un entrepreneur de gagner de l'oseille fera avancer la patrie. Il n'empêche aussi que les entreprises du CAC 40 ont fait un bénéfice de 75 milliard en 2016 ce qui correspond en gros au déficit de l'Etat. Et j'ai du mal à imaginer pourquoi il faut taper sur l'artisan qui souhaite développer une affaire pour résoudre ce problème. 

Qui n´a rien à voir avec le droit du travail. La gauche s'en prend aux PME créatrices d'emplois en prenant pour exemple les boites du CAC 40. Ou 60. 

Néanmoins soyons sérieux et revenons au billet de Seb. Ce qu'on appelle l'Uberisation du travail est inéluctable. On ne luttera pas contre en brassant les bras. On ne survit jamais en nageant dans le sens inverse du courant. A la limite, on ne connaît pas les raisons de l'évolution de la société. Des andouilles ont inventer l'autoentreprenariat pour combler un vide juridique lié à une sous traitance forcée. L'entreprise du CAC 40 s'en fout. Elie va sous-traiter une partie de son job à ... un sous-traitant qui va lui même faire appel à un auto entrepreneur. 

Prenons Uber. Ils vont passer par des andouilles mais vont finir par les baiser. Dans 5 ou 10 ans, les voitures n'auront plus de conducteur. C'est le progres, ma brave dame. Hop ! Tous les salariés. Oups. Tous les automachins. Au chômage. Basta !

Le problème de Mélenchon est qu'il ne voit pas ça. Macron sait probablement plus comment évoluera la société pendant que Mélencheron nagera contre le courant. Tant pis. 

Mais nous avons d'autres candidat. Fillon, tiens ! Il veut nous enfermer dans une France du passé. Profondément réactionnaire. Faisant entrer Sens Commun au gouvernement. Genre : on va interdire la pillule. Mais pas la vaseline, les hommes ont le droit de rigoler. Je tiens par ailleurs à rappeler que la vaseline n'est valable en homéopathie que ceux qui ont des petites bites. C'est un autre sujet mais je tiens l'information d'un blogueur encore plus réactionnaire que Ficron. 

Je vais donc voter Macron et pas Mélenchon. Ce qui s'arrose certainement. 


18 avril 2017

Triqueville vote Macron !

Vous ne connaissez pas Triqueville ? Peu importe. Moi non plus. Un copain en parlait dans Facebook. Le nom m'a évidemment amusé et je me suis mis à imaginer une bourgade de 300 habitants, paisible. Comme partout, le scrutin de dimanche est le principal sujet de discussion entre les âmes locales. J'imagine qu'ils n'ont plus de bistro pour discuter politique. Ils n'ont plus de commerce. Ils n'ont plus de service public. 

Ils sont la France périphérique ou périurbaine, celle qui doit voter FN. Ils sont dragués par des politiciens péripatéticiens voire péripathétiques. 


Ils s'en foutent. La vie continue. Ils ont raison. 

Moi, hier, j'ai fait un billet pour dire que, finalement, j'allais voter Macron. Qu'est-ce que j'ai pris dans la gueule ! C'est à plier de rire. Mon dieu ! On m'accuse de ne pas être de gauche tout en critiquant le fait que je prétends l'être. Je ne peux même pas dire que je m'en fous : ça m'énerve. Nous avons tant d'andouilles dabs les réseaux sociaux qui ne connaissent pas Triqueville. 

Sans compter les andouilles préparées avec des poireaux. 

Je viens d'assister à une engueulade entre deux copains dans Facebook dans les commentaires d'un de mes billets. J'ai donné raison à un. A raison. En plus, il serait bien à Triqueville. Smiley. 

À chaque élection importante, on s'engueule dans les réseaux sociaux. Mais autant j'ai le sang chaud, jamais je me fâche avec des amis dans les réseaux sociaux ou ailleurs pour des raisons électorales. Je pourrais habiter Triqueville. S'il y avait un bistro dans ce patelin, je m'égueulerais un soir et repasserai le lendemain pour mettre une tournée générale. Et on serait tous à nouveau copain. 

Pas dans les réseaux sociaux. Je me demande si les utilisateurs ne confondent pas avec la vie réelle. Un désaccord politique et c'est le drame. Et les rancœurs s'accumulent. Tant pis. À Triqueville, on s'engueule en restant potes parce que tout le monde a besoin de tout le monde. 

Triqueville va voter Macron parce que tout le monde s'aime et qu'on se fout de toutes vos conneries. 

10 ans (non, 11 et 3 mois) que je tiens un blog politique. Mon billet d'hier, où je dis que je vais voter Macron, est celui qui a eu le plus de visiteurs dans les 24 heures (d'autres en ont eu bien plus à cause de mots clés du temps où je buzzais mais jamais en si peu de temps sauf un, avec la vidéo d'un type qui se prétendait journaliste au Parisien - ce qui était faux - et insultait le barman). 

Triqueville va voter Macron parce qu'on a besoin de sérénité. On a besoin d'oublier des clivages obsolètes. On a besoin de paix. On a besoin de voir l'avenir. 

Vive Triqueville !


17 avril 2017

J'ai fini de jouer : ça sera Macron !

Je crois que j'ai assez tergiversé, surtout dans le pathétique. Je n'aime pas Emmanuel Macron, son projet et tout ça mais je m'en fous. J'en connais qui ont voté pour François Hollande parce qu'il a dit que son adversaire est le monde de la finance. Et ils continuent à voter pour des programmes et des annonces. 


D'ailleurs, tous les fans d'Hollande de la première heure, parmi mes copains, vont voter Macron. Certains font la campagne d'Hamon, par fidélité au parti ou plus si affinité. C'est tout à leur honneur. 

D'ailleurs, parmi tous les candidats, y compris ceux aux primaires, c'est celui qui avait le meilleur regard sur la société, le seul qui projetait de nous faire entrer dans le 21eme siècle. Mais il a merdé sur le reste. Et sur ça aussi. 

Le revenu universel ? Ce n'est quand même pas compliqué de démontrer qu'on ne reviendra jamais au plein emploi, que tous les Français ne pourront plus vivre du produit de leur travail,... Il y a matière à creuser et je souhaite que le PS fasse le job d'explorer les conséquences de ce constat. Il a cinq ans pour le faire. 

La taxe robot ? C'est la conséquence ou le complément du point précédent. On produit plus en travaillant moins grâce au progres technologique. Alors pourquoi parler de taxe robot sous entendant qu'on taxe le progres ? Ca aurait été quand même facile de broder autour du thème : on va imposer la part du chiffre d'affaire qui ne part pas dans les salaires. Hop ! On défend le travail, on casse la sous-traitance, la spéculation sur les achats et les ventes. J'en passe. Une espèce de TVA sociale, vraiment sociale. 

Mais Hamon a plongé, tout seul, par une campagne ratée. Par l'oubli de quelques valeurs de gauche tant on a peur de passer pour islamophobe quand on se dit laïc. 

Vous noterez néanmoins que je suis celui qui défend le mieux Hamon dans les réseaux sociaux. Je ne fais pas circuler en milieu fermé des infographies, des slogans, des éléments de programmme sortis du contexte,... Je ne passe pas mon temps à taper sur les autres. Je tapais sur tout le monde, n'ayant personne à defendre. Et j'ai plus tapé sur les militants que sur les candidats, le tout en évitant de peiner les gens. 

Mais il me reste une semaine. Une semaine pour defendre un candidat toirné vers l'avenir. Une semaine pour trouver le candidat qui poursuivra le boulot d'Hollande qui a commencé à remettre le pays sur les rails (et je comprends ceux qui pensent que les rails ne vont pas dans le bon sens, la question n'est pas là. C'est mon sens à moi). Le candidat du Parti Socialiste a "frondé". Je n'ai aucun complexe à lui tourner le dos. Il n'a rien su défendre du quinquennat passé. 

Il est foutu. 

Il pourrait donc me rester à choisir entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. 

Par de nombreux côtés, je suis bien plus à gauche et écologiste que la plupart des soutiens de Mélenchon. Je ne vais pas tenter de le démontrer. Ceci n'est pas un billet humoristique. Il n'empêche que je n'ai pas de voiture. Si je ne recycle pas mes déchets, c'est parce que je n'ai quasiment pas de déchets... Je suis contre les aides au logement parce qu'elle servent essentiellement à alimenter la spéculation immobilière. Je suis contre le déficit public parce qu'il sert à alimenter la dette dont les intérêts sont payés aux marchés financiers. 

Mais je suis libéral. Ce mot est galvaudé par un tas d'andouille qui confondent le libéralisme et le capitalisme financier. Ils se disent socialistes mais pas un seul d'entre eux ne voudrait collectiviser les moyens de production. Je suis libéral. Je ne vois pas pourquoi l'Etat s'occupe des heures de fermeture des bistros ou de licences pour transporter des braves gens. 

Non seulement Mélenchon n'est pas libéral ce qui ne l'a pas empêché de faire son discours de Toulouse sur le thème de la liberté mais en plus, ses supporters sont anti libéraux sans même savoir ce que ça veut dire. 

Et tant pis si notre pays, un des moins libéraux, croule sous le chômage. Amen. Ils vous disent qu'on a essayé toutes les recettes libérales et que ça ne fonctionne pas. Tu parles ! Plus de 40 ans que l'Etat dépense plus qu'il ne gagne... Comme si c'était libéral...

Ce n'est pas la seule raison qui me pousse à tourner le dos à Méluche. Tout d'abord, il répond à toutes les critiques par des traits d'humour en meeting. Coluche était un humoriste qui voulait être candidat. Mélenchon, c'est le contraire. Du coup, sur les sujets qui fâchent, il n'entre jamais dans le fond. Mais au moins, il a de l'humour, ce qui n'est pas le cas de ses fans. Ils ont "l'assurance de l'humour", assurance pousse par de bons sondages, sondages qu'ils nous expliquent conchier tout en les utilisant pour démontrer que le vote utile, c'est eux, après avoir conchier le vote utile. 

Je vais finir par deux éléments pris dans l'actualité. Le premier est un mouvement de protestation dans les autos-écoles qui veulent defendre leur métier. Métier qui aura disparu dans dix ou vingt ans graves aux voitures automatiques. Le deuxième est le mouvement de protestation (les "protestants" vont voter Méluche) au sujet des compteurs Linky sous prétexte qu'Enedis va vendre nos données privées relatives à notre consommation d'énergie. Tous les arguments sont grotesque. Comme si j'en avais quelque chose à foutre que des multinationales sachent que je fais tourner ma machine à café à 8h30 le matin. 

Il faut entrer dans le futur. A défaut d'Hamon, seul Macron propose de le faire. 

Et il y a le feu au lac. La présence de Mélenchon ou de Macron au second tour n'est pas acquise. François Fillon a annoncé qu'il gouvernerait avec Sens Commun. On va revenir 50 ans en arrière en poussant la France dans le chao avec des équipes de vieilles filles mal baisées anti féministes. 

Au moins, au centre gauche, on rigole. 

"Je soutiens Emmanuel Macron pour un tas de bonnes raisons. La principale étant que ses propositions entrent dans le domaine du possible car rien n'est pire que de laisser rêver le gens ensuite les laisser dériver vers le doute, la remise en cause des institutions et le rejet des valeurs républicaines, en faire des "déçus" qui tomberont dans les bras de ceux qui sont encore plus "populistes" qu'eux. Tout comme dans la gauche, certains se diront encore plus à gauche." disait l'autre. 

Pas mieux ! Vive Macron. 

Je lisais un ex copain Mélenchoniste disait qu'on ne pouvait pas voter pour Macron car il est trop jeune. 

Camarade Mélenchon, tu es mal entouré. 


16 avril 2017

Les jolies photos de l'incendie au 1880



On rigole bien au bistro. Plus de peur que de mal en revanche. À part les clients, aucun bâtiment n'est cramé. 

15 avril 2017

Une élection idiote et des réseaux sociaux sur la même longueur d'onde

Décidément, cette période pré-électorale est spéciale par bien des aspects et pas seulement par la grande incertitude qui règne sur le résultat du premier tour, ce qui ne veut finalement pas dire grand chose : en 2002, on était persuadés que Jospin allait gagner.

Les deux grands partis de gouvernement et leurs candidats réciproque ont totalement loupé leurs campagnes, semble-t-il (on ne pourra statuer qu'à l'issue du vote...). François Fillon a évidemment été plombé par les affaires mais je ne suis pas persuadé que, sans elles, il aurait fait un score beaucoup plus important (mais, avec des « si »,...). Benoît Hamon, quant à lui, se plante totalement sur les raisons de sa déroute. Ca me fait de la peine car j'ai plein de copains « purs » militants du PS qui se battent.

Les supporters de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon qui se cantonnent dans les réseaux sociaux sont d'une rare bêtise. Ils n'ont rien appris des précédentes campagnes et les proches des candidats qui devraient les encadrer sont complètement à côté de la plaque. Prenez par exemple ce dessinateur trollé par les fans de Méluche... Les erreurs commises sont graves : alors que leur candidat paraît sympathique, ils le font passer pour une carne agressive. Ils dégoûtent. En 2012, nous faisions déjà une erreur en étant trop présents (et c'est toujours le cas : les militants monopolisent les réseaux sociaux, y compris Mastodon, le petit dernier) mais cette année, il y a un phénomène de trolls.

Je me suis encore frité, hier soir, avec des militants hamonistes, sur le mur Facebook de mon copain Jeff à propos du travail du dimanche. Je ne veux pas rouvrir le débat ici... mais suis bien obligé de le faire pour illustrer mes propos.

Tout d'abord, soyons bien clair : je suis contre le travail le dimanche sauf dans les quartiers touristiques (et bien sûr les transports, les bistros,...) parce que cela n'a aucun intérêt économiquement (les gens n'auront pas plus de sous à dépenser), parce que ça déstructure les familles (mon côté catholique) et la France et sa culture (mon côté réactionnaire : je n'aime pas les centres commerciaux ; ils sont utiles mais nos concitoyens ont mieux à faire qu'y traîner le dimanche).

Toujours est-il que mon copain Jeff disait que les gens ne voulaient pas travailler le dimanche. J'ai répondu que que les gens qui n'ont pas l'occasion de travailler le dimanche étaient contre le travail du dimanche mais que ceux qui avaient l'occasion de gagner un peu plus d'oseille n'étaient pas spécialement contre... Je me suis fait tomber dessus par un tas de gens qui sont contre le travail du dimanche pour plein de raison. Alors je leur demandais de reprendre mes propos « ce qui n'ont pas l'occasion de gagner plus d'argent en travaillant le dimanche sont contre le travail du dimanche ». Tout cela n'est pas méchant. Je me suis même engueulé avec une petite dame qui disait la même chose que moi.

Mais c'est inutile et contre-productif. Pourquoi ne voit-on ces gens qu'en période électorale ? Comment peuvent-ils s'imaginer que le travail du dimanche soit un enjeu de cette présidentielle, soit même un enjeu pour la France ? C'est étrange de la part de ceux qui devraient défendre le partage du travail d'oublier que des salariés sont prêts à travailler le dimanche pour gagner un peu plus...

La pédagogie, que diable !

Je ne vais pas vous citer tous mes sujets d'engueulade. Hier, j'ai eu un débat houleux avec des lascars mélenchonistes au sujet de la Guyane, sujet qu'ils ne connaissent pas mais nous sommes en campagne et ces braves sont des combattants qui ont bloqué leur bled. Moi, je connais un petit peu, ce qui est déjà infiniment plus qu'eux. Pensez donc, ça fait environ 15 ans que je passe une partie de mes soirée à refaire le monde avec un gros Guyanais qui a fait de la politique là-bas (avec Mme Taubira, d'ailleurs). Je vais vous expliquer la situation : ils n'ont aucune conscience politique mais cherchent à profiter des élections pour récupérer du pognon, ce qui est de bonne guerre.

Après plus de 10 ans de blog politique, près de 10 de Twitter et de Facebook, je suis toujours surpris par les militants qui tournent entre eux, encalminés dans leurs certitudes, complètement fermés. Le dommage collatéral est qu'ils passent plus de temps à taper sur les autres candidats et à se défendre, qu'à assurer la promotion du projet de leur poulain.

Et c'est très drôle parce que les macronistes arrivent au dessus du lot. J'ai fait le test, hier soir. Pendant que j'argumentais très sérieusement dans Facebook, je trollais dans Twitter. La plupart des macronistes ne sont pas trollables contrairement aux fanatiques d'Hamon et Mélenchon. Vous pouvez faire le test mais cela demande un peu de recul (j'ai « la chance » de n'être convaincu par aucun candidat, je peux donc taper sur tous).

Le fait qu'ils ne soient pas trollable est explicable : il y a beaucoup moins d'idéologie derrière et, comme ils disent, Macron est quand même un tantinet un produit marketing géré par des communicants...

Pour ma part, je suis comme un con, ce qui fait cette élection bien bizarre pour moi : j'ai exclu de voter pour Mélenchon, Hamon ou Macron. J'ai exclu de voter pour un autre candidat que ces trois là. J'allais me résoudre à ne pas voter mais je commence à exclure de plus en plus cette possibilité ce qui fera que je devrai voter pour Mélenchon, Macron ou Hamon.

Mal barré, le garçon...

Vivement que ça se termine, que l'on puisse recommencer à travailler sur le fond, le vrai intérêt du travail du dimanche (ou la vraie nuisance), la Guyane et ce qu'il faut pour elle plutôt que de s'imaginer ce que pensent les électeurs sans en avoir la moindre idée sauf celle que celui qui arrête de batailler dans Facebook s'est forcément rendu à ton avis.

Imbécile, va !


14 avril 2017

Répondons aux questions adressées à François Fillon


Candidat muet et inaudible (ça tombe bien)
François Fillon a refusé de participer à une interview par M. Bourdin mais aussi de répondre à toutes les réponses de la Dépêche du Midi qui les publie aujourd'hui. Moi, vous me connaissez ? Si M. Fillon n'a pas le temps de répondre, je vais le faire à sa place pour vous rendre service.

« Les «erreurs» que vous admettez du bout des lèvres avoir commises ne montrent-elles pas à quel point vous êtes déconnecté de la vie des Français? »

Non mais vous rigolez ou quoi ? Votre accusation – et c'en est une – est formulée à l'envers. Les Français passent leur temps à déblatérer sur les personnalités politiques alors qu'ils sont complètement déconnectés de la dure réalité de notre vie. Ma femme, obligée de se lever à six heures du matin pour attendre les juges, moi, obligé d'accepter des costumes pourries et des montres à chier pour ne pas vexer de potentiels électeurs...

Ils me font marrer, ces Français. Sous prétexte que certains payent des impôts pour construire des routes, des écoles, rémunérer des policiers, des enseignants, ils voudraient mettre leur nez partout, comme s'ils avaient les moindres compétences pour la gestion d'un pays. Moi, j'ai géré un pays ! J'ai fait 600 milliards de dettes en plus alors que, vous me connaissez, je sais très bien faire rentrer l'argent. Alors eux, vous imaginez ? Toujours à ce plaindre du chômage alors que moi, oui moi, j'ai su réduire le chômage au sein de ma propre famille.

Et ils pensent que je suis déconnecté. De la folie.

« Cette campagne est un chemin de croix pour vous. Vous aviez déjà quelque peu édulcoré votre programme avant l'émergence des «affaires» qui vous mettent en cause. Ce programme n'est-il pas rendu inaudible aujourd'hui par l'homme qui le porte ? »

Les Français savent bien que le programme n'est jamais appliqué ! Regardez, Sarko, dont j'ai été le premier collaborateur. Il avait promis zéro SDF, zéro chômage et tout ça... Non ! Une campagne se fait sur des valeurs, le travail, la famille, le travail de la famille, la nation, celle qui paye le travail de la famille.

C'est le cabinet noir d'Hollande qui a fait émerger les affaires pour nuire à Jean-Luc Mélenchon. D'ailleurs il a tellement peur que la Méluche est maintenant troisième dans les sondages. Vous pariez que l'Elysée va sortir encore d'autres affaires pour me nuire encore plus ?

« Lorsque vous dites aux Français : «Je ne vous demande pas de m'aimer mais de me soutenir», n'est-ce pas l'aveu que le lien minimum d'adhésion entre un candidat et le peuple a été brisé ? »

Mais vous ne comprenez rien ! Je ne suis pas là pour me faire aimer. Qu'est-ce que j'en ai à cirer. Il faut que l'oseille rentre pour que je puisse faire quelques économies en étant nourri par la princesse. Qu'est-ce que l'amour a à faire dans cette histoire ?

Et depuis quand représenterai-je le peuple ? Ces geux, incapable de vivre autrement que dans un trois pièces au huitième étage à un point qu'on se demande à quoi servent les étages au dessous ! Quand le peuple adhère, c'est qu'il n'est pas propre. Il lui reste des traces de sucre sur les doigts, au minimum. Je refuse de me faire toucher par un peuple qui ne serait pas nickel et pas celui dont les bonbons adhèrent au papier.

« Considérez-vous que si vous êtes élu président de la République, votre victoire effacera dans l'esprit des Français votre image dégradée? Aurez-vous l'autorité morale pour exercer le pouvoir ? »

Mais vous êtes drôles ! Qu'est-ce que j'en ai à foutre de mon image à partir du moment où je suis élu. De toute manière, avec ces crétins qui ont fait le quinquennat, les sortants n'ont aucune chance d'être élus. Moi, dans cinq ans, je vais au Conseil Constitutionnel et basta. Quant à l'autorité morale, c'est probablement grillé mais on fera sans. Il suffira de mettre une police politique suffisamment forte en place. Et plus aucun jeune ou vieux trou du cul n'osera baffouer mon autorité.


Et vous l'avez dit : si je suis élu... Vous êtes complètement déconnectés !

13 avril 2017

Une élection normale

En fait, on va droit vers un second tour entre l'héritier de la social démocratie (abandonnée par le PS) et le candidat de la droite républicaine (je me comprends), laissant 3eme au premier tour le candidat de la droite dure et 4eme celui de la gauche officielle, vraie et propre sur elle. Au second tour sera élu le type qui fait campagne au centre. 

C'était donc ça la surprise de cette élection : le résultat sera tout à fait normal.

L'idiot inutile du vote du même métal

Electeur circonspect 
Ce qu'il y a de bien avec cette campagne, c'est que les sujets de prédilection changent à peu près tous les jours dans les réseaux sociaux. Aujourd'hui, par exemple, ce sont les supporters de Benoît Hamon qui sont en forme. Ils sont partis pour taper à fond sur Mélenchon (son programme est proche de celui de Le Pen, il veut sortir de l'Europe. Surtout, ils relaient en masse un éditorial d'une andouille notoire de Libération qui explique que le vote Macron est inutile.

Notons que tant qu'ils font ça, ils ne sont pas au bistro. Par contre, pendant que je les lis... Tout son raisonnement est idiot. Il part sur le principe qu'il n'est pas utile de voter pour Macron pour faire battre Marine Le Pen au second tour car tous les autres prétendants sérieux la battraient. Peut-il penser une seconde qu'on préfère un Hamon Le Pen au second tour, fort peu probable, et donc, surtout un Macron Le Pen parce qu'un Fillon Le Pen ne serait pas rigolo.Un Mélenchon Le Pen serait lui, par contre, vraiment amusant mais il ne m'est pas interdit de penser, à ce que je sache, que Mélenchon ne ferait pas le meilleur président, que sa vision de l'Europe et tout ça n'est pas la bonne.

Et, comme à chaque élection, on nous explique à quel point il est idiot de voter utile alors qu'il est plus utile pour voter pour un candidat vraiment de gauche. Comprenne qui peut. On se demande qui joue à l'idiot utile.

Enfin, il y a évidemment une troupe, souvent les mêmes, qui viennent expliquer que Macron n'est pas de gauche. Ils essaient de culpabiliser les électeurs, presque de leur donner honte : « si tu votes Macron, tu ne pourras plus dire que tu es de gauche ».

Je vais répondre : si on a le second tour Fillon Le Pen, les types qui ont fait que Macron n'est pas au second tour ne pourront plus dire qu'ils sont à gauche vu qu'ils ont favoriser la droite dure. Je ne suis pas en train de culpabiliser des électeurs heureux mais d'essayer de démontrer que l'on peut... démontrer n'importe quoi tout en blessant les gens ce qui ne sert à rien.

Que chacun vote pour qui il a envie et arrête de tenter de convaincre des internautes de faire comme lui. On aura la paix.



12 avril 2017

Election déprimante

Je pensais profiter de ma semaine de vacances pour tenter de m'intéresser à l'élection qui devrait nous arriver assez prochainement. Je n'ai que ça à faire ou presque. C'est raté.

Chaque jour apporte pourtant sa nouvelle dose de rigolade. Aujourd'hui, nous avons les insoumis qui gueulent parce que l'on ose critiquer leur chef, l'illustre Mélenchon, qu'il devient la seul cible des médias qui ont laissé faire Le Pen devant les yeux ébahis d'un public de brebis et tout ça. J'ai oublié les termes exacts mais ils sont grotesques.

Ce qui me fait rire, c'est que la dernière fois que j'ai dit que j'allais voter pour quelqu'un, je crois bien avoir dit que j'allais choisir pour qu'il passe devant Fillon. A vue de nez, il n'aura pas besoin de mon vote pour cela. 

Je vais donc le laisser se débrouiller.

J'espère que Macron va gagner mais je ne voterai pas pour lui au premier tour. Tant pis. 

Mais c'est trop le bordel. Les militants des réseaux sociaux sont devenus fous et comme beaucoup sont des copains, je suis triste au point d'envisager de passer la soirée au bistro.

09 avril 2017

Si j'étais candidat de droite

Candidat posant avec un honnête citoyen.
"C’est parce qu’elle réalise des bénéfices qu’une entreprise peut investir, innover, gagner des parts de marché, et donc créer des emplois." Voilà le genre d'inepties que l'on peut lire dans la programme de François Fillon : les électeurs n'étant pas tarés, ils lire voir les dépêches AFP voyant le flot de délocalisations, les bénéfices croissants des grandes entreprises et tout ça. Ainsi, le programme de FF est raté. C'est comme son histoire de suppression de 500000 fonctionnaires alors qu'on annonce pas où ils seront supprimés et que l'on voit qu'il manque du monde à l'Education Nationale, dans la police, l'armée, les hôpitaux,... On peut ne pas être d'accord mais il faut parfois rassurer l'électeur.

FF garde un socle d'électeurs de droite républicains à peut près au même niveau que Jacques Chirac lors des premiers tours à toutes les présidentielles auquel il a participé en sachant qu'il a fini par en gagner une parce qu'il avait mené campagne à gauche (la fracture sociale et tout ça) et l'autre grâce, disons, à l'éparpillement de la gauche.

Soyons sérieux. Le camarade Noix Vomique est un blogueur réactionnaire avec du poil qui lui dépasse du nez mais est fort sympathique. Dans son dernier billet, il présente le programme qu'il aurait s'il était militant de gauche. Il est très convainquant à un point où on se demande si c'est une parodie ou s'il croit réellement en une partie de ce qui pourrait être les valeurs de gauche tout en conchiant suffisamment le reste notamment le progressisme neuneu. La lecture du premier commentaire d'une cliente de droite me conforte dans mon opinion que je n'ai pas mentionnée parce qu'elle ne vous regarde pas et sur la capacité des militants politiques à prendre ceux qui ne pensent pas comme eux pour des cons. C'est pour ça qu'ils perdent.

Dans Twitter, parce que je suis un blogueur de gauche très sympathique aussi mais déboussolé par mon camp, il met met au défit de me mettre à la place d'un militant de droite. Anaphore de café, non ?

Si j'étais candidat de droite, j'étatiserais toutes les structures de la sécurité sociale de manière à renforcer l'Etat dans la préparation des évolutions nécessaires comme la fin des régimes sociaux. Je garderais néanmoins les partenaires sociaux dans les structures de gouvernance pour un tas de raison dont on se fout éperdument à ce stade. Les mutuelles et autres caisses complémentaires seraient, quant à elles, complètement privatisées avec cotation en bourse obligatoire sans que l'Etat puisse leur donner des obligations diverses sauf celles du présent paragraphe (tout en collectant, pour elles, les cotisations aux taux qu'elles auront proposées). Chaque entreprise serait obligée d'y participer.

Si j'étais candidat de droite, je créerais une nouvelle taxe sur les entreprises sur la part du chiffre d'affaire hors salaires (une entreprise faisant 1000 euros de CA pour 200 euros de salaires et cotisations, serait imposée sur les 800 euros restant). Le croisement de la TVA sociale et de la taxe sur les robots. Vue de gauche, ça peut se justifier mais vue de droite aussi, cela remet le travail au centre des valeurs.

Si j'étais candidat de droite, pour compenser, voire amplifier, la mesure précédente, je supprimerais les cotisations sur le travail (salariales et patronales) sur le salaire autres que celles liées à la vieillesse. La famille, la santé,... seraient payés par la nouvelle taxe.

Si j'étais candidat de droite, je promettrais une participation de l'Etat dans l'économie quand cela est nécessaire notamment quand des entreprises utiles à la France seraient menacées de faillite pour des raisons idiotes. Je promettrais de me battre au niveau européen pour renégocier chaque règle qui empêche l'Etat d'intervenir dans l'économie. Ne me dites pas que c'est de gauche (je suis un libéral de gauche...). Pensez à de Gaulle.

Si j'étais candidat de droite, tant qu'on parle de l'Europe, je promettrais de mettre le veto à toute nouvelle directive qui ferait que l'Europe s'occupe d'autre chose que de ses fesses et de négocier une revue des textes déjà adoptés (sans promettre n'importe en quoi et en étant très prudent ; il ne s'agit pas de faire ça par démagogie comme Sarko avec sa courbe des concombres ; je me comprends).

Si j'étais candidat de droite, je préparerais une refonte de l'ordre et de l'éducation qui repasserait par de profonds changements à l'école. Remise en place de la notation, des punitions diverses, création d'internats gardés par des militaires pédophiles pour les enfants ne respectant pas les adultes et l'ordre à l'école avec deux étape intermédiaire : l'imposition d'un uniforme pour tout ceux qui ne respectent pas le jeu tout d'abord et, ensuite, l'obligation du port du short d'avril à novembre (un short beige, uni et court) avec des sandales et des chaussettes jusqu'au dessus du genou. Et l'interdiction du tout couvre chef.

Si j'étais candidat de droite, je refonderais tout ce qui est éducation civique par une éducation civique et morale, basée sur les valeurs chrétiennes de notre héritage national mais ouvertes sur les côtés bénéfiques des autres religions sauf celles qui interdisent l'alcool.

Si j'étais candidat de droite, je renforcerais le pouvoir de la police et surtout ses moyens tout en interdisant à la presse de parler de potentielles bavure tant que les boeufs carottes n'ont pas rédigé leurs rapports.

Si j'étais candidat de droite, je supprimerais toutes les lois relatives à la moralisation de la vie politique qui ne sont là que pour effrayer le peuple. Je compenserais par une augmentation des moyens de la justice pour enquêter sur les affaires de corruption et autres trucs louches.

Si j'étais candidat de droite, je supprimerais ces histoires d'interdiction du cumuler des mandats car les Français ont besoin de suivre des personnalités. Et tant qu'à faire, mettons la parité à trappe. Si les greluches n'ont pas les couilles pour se faire élire, c'est leur problème. Félicitons les femmes courageuses (notamment si elles ont des gros nichons).

Si j'étais candidat de droite, j'obligerais les opérateurs de télécommunication à interdire l'accès à certains sites internet qui ne respecteraient la loi de la République (et sa fiscalité) même s'ils viennent de chez Google ou Facebook. Non mais sans blague. Au cul la neutralité du net.

Si j'étais candidat de droite, j'instaurerais l'état d'urgence permanent car, il faut bien le dire, nous ne sommes pas sortis de l'auberge avec ces connards de terroristes islamistes.

Si j'étais candidat de droite, je promettrais d'assurer l'image de la France à l'international et chonchierais tous nos partenaires européens pour les relations diplomatique hors UE. Y font chier, aussi.

Si j'étais candidat de droite, en conséquent, je renforcerai le pouvoir des armées tout en assurant une meilleure répartition sur le territoire.

Par exemple, trouvez-vous vraiment normal qu'on n'ait aucun port militaire dans le Massif-Central ?

08 avril 2017

Sur l'usage des réseaux sociaux et des conseils pour le nouveau, Mastodon !

J'ai déjà fait deux billets sur Mastodon, ce nouveau réseau social qui a fait beaucoup parler de lui cette semaine. J'ignore s'il marchera ou connaîtra un destin à la Google+ ou à la Diaspora (j'ai même oublié le nom). J'ai cru à Google+ mais Google a merdé dans l'intégration de ses produits. A force de présenter son truc comme un concurrent de Facebook ou de Twitter, voire comme le machin qui remplaçait les deux, il s'est planté. Il a tenté de redresser la barre mais ça n'a pas marché. Si j'y ai cru, c'est aussi parce que je suis un fan de certains produits Google...

Pour l'instant, je suis bien dans Mastodon. J'aime bien ce truc pour un tas de raisons mais il y en a une qui est essentielle : je n'y fais pas la même chose que dans Twitter et dans Facebook. 

A Twitter les propos de comptoirs et la diffusion de liens divers. A Facebook les relations avec les copains, la famille et les analyses courtes. J'essaie de ne jamais diffuser sur Facebook des choses qui n'intéresseraient pas mes contacts habituels (je ne parle pas des 1300 amis que je ne connais pas mais des 30 ou 40 gugusses avec qui il m'arrive de papoter régulièrement...). Je ne diffuse pas tous mes billets de blog dans Facebook, par exemple. Je vais diffuser celui car j'y tiens des propos personnels et parce que j'y parle de l'usage des réseaux sociaux. Par contre, comme tous mes billets de blogs, il sera publié automatiquement par @jegoun dans Twitter qui est un peu le compte du blogueur Jegoun, dans son style bistro et ses grosses vannes, limites racistes, sexistes,... pour emmerder les cons. Sur @jegoun, je fais de la propagande, de la publicité pour les blogs des copains et tout ça. Il y a le compte @NicolasJegou qui est beaucoup plus policé. J'y vais rarement, faute de temps. J'y vais pour des raisons professionnelles ou presque. Surtout, j'y vais parce que j'ai fait un peu le tri dans les abonnés et j'y vire les andouilles qui ne sont pas des vrais potes et ceux qui diffusent des trucs sans les lire pour montrer qu'ils sont influents, des curators comme on les appelait il y a cinq ou dix ans.

Alors, je compte bien faire autre chose de mon compte Mastodon. Je ne sais pas quoi mais j'aime cette façon de croiser des inconnus qui racontent des trucs en quelques caractères sans y faire trop de propagande. Je vais y diffuser ce billet, parce que j'y parle de Mastodon et que je vais passer pour un fin analyste des réseaux sociaux et y gagner en gloire (à défaut d'en bières).

Sur chacun des réseaux, chacun fera ce qu'il veut, évidemment mais personne ne connait l'influence de ses publications (un blogueur, par contre, sait d'où viennent les visites : 5% de celles de mon blog viennent de Facebook et 2% de Twitter. L'influence des réseaux sociaux est donc bien à relativiser...). 

Ce que je trouve complètement crétin, et là je risque de me fâcher avec des potes, c'est d'avoir la même activité dans Facebook et Twitter. Ils me rétorqueront qu'ils n'ont pas les mêmes abonnés mais ils se trompent peut-être. sauf s'ils n'ont que 100 ou 200 abonnés. S'ils en ont beaucoup plus, il est impossible de savoir qui lit ses publications. En fait, seuls les connaissances (même vagues) lisent. Et ils sont à 80% dans les deux réseaux. L'autre phénomène liée à la diffusion massive de liens est qu'on sait que les gens en question ne lient pas les publications des autres. Ils cherchent à diffuser, soit pour militer, soit pour se faire de la publicité.

Alors, je vais donner des conseils pour l'usage de Mastodon.

Le premier est donc évidemment de ne pas y avoir la même activité qu'ailleurs. Il y a plusieurs raisons ;
  • Vous allez rendre Mastodon inutile et il lui arrivera ce qui est arrivé à d'autres réseaux sociaux qui n'ont pas eu "la chance" de Facebook et Twitter (j'en parlais en introduction),
  • Vous allez vous y faire chier,
  • Vous allez faire chier vos potes qui vous voient déjà ailleurs,
  • Vous allez faire chier les passants qui croisent trop de gens comme vous dans Twitter.
Le deuxième est de ne pas y diffuser trop de liens sauf si vous avez choisi Mastodon pour une raison possible, notamment en pensant fréquenter des instances thématiques. Vous pouvez diffuser des liens de trucs parlant de réseaux sociaux, les utilisateurs aiment ça. La raison est simple : c'est dans Twitter et Facebook qu'on trouve des liens. Les visiteurs "généralistes" ne viennent pas dans Mastodon pour chercher des liens...

Le troisième est de ne pas hésiter à mettre en "mute" des "proches" voire à vous désabonner si l'activité qu'ils y tiennent vous fait chier (notamment pour les raisons ci-dessus mais aussi parce que vous n'allez trouver aucun intérêt à Mastodon et déserter progressivement).

Le quatrième est que Mastodon a un autre point coin commun avec ses gros prédécesseurs : on y va aussi voire surtout quand on s'emmerde (pour moi, c'est une façon de me couper du monde quand je suis au comptoir) et il faut une bonne application sur mobile. On en trouve (sur iPhone, pour l'instant, je suis avec Amaroq, c'est très bien mais il y a deux ou trois bugs qui seront sans doute corrigés prochainement).

La suite au prochain numéro...

04 avril 2017

Mastodon et ses instances

Je parlais de Mastondon dans mon dernier billet, un nouveau réseau social proche de Twitter, qui a connu une folle croissance en quelques jours. La principale différence avec son grand-père est que, chez ce dernier, c’est lui qui gère les comptes des abonnés. Pas Mastodon (sauf les premiers utilisateurs mais ils ont fermé les vannes, aujourd’hui, à cause du succès).

Avec Mastodon, ce n’est plus le cas. Les geeks parlent d’instances mais en français ça veut dire des hébergements ou des serveurs différents. Par exemple, si je savais le faire je pourrais créer une instance associée sur un serveur jegoun.fr (je suis propriétaire du nom de domaine mais il n’y a rien au bout). Je pourrais donc utiliser un pseudo du genre @jegoun@jegoun.fr qui pourrait être vu par les gens qui sont sur d’autres instances. Ce compte viendrait en plus du compte @jegoun@mastodon.social, le compte que j’utilise actuellement et qui est vu comme « @jegoun » par les autres braves gens qui ont un compte chez mastodon.social. Dans les autres instances, il y aurait bien deux jegoun :  @jegoun@jegoun.fr et @jegoun@mastodon.social.

Cela n’a évidemment aucun intérêt mais une entreprise pourrait y retrouver ses petits. Prenons un site de presse (les journalistes sont très actifs sur twitter) ou un site institutionnel. Tiens ! Moquons nous du Parti Socialiste. Ou pourrait avoir @benoithamon@partisocialiste.fr, @martineaubry@partisocialiste.fr et @manuelvalls@partisocialiste.fr (je ne sais pas si c’est un bon exemple). Cela règlerait le problème de la certification des comptes (il y a déjà un paquet de fakes dans Mastodonte…).

Il faut simplement qu’on oublie les simples @machin de Twitter, sauf au sein d’une instance, donc une entreprise ou une institution… Je suppose qu’on va voir un tas d’instances se créer. Par exemple, on pourrait en faire une @leftblogs.info (c’est un exemple, hein !). Les gens pourraient contacter @elc95@leftblogs.info, @detoutderien@leftblogs.info, @jegoun@leftblogs.info. Des instances dédiées à des centres d’intérêts pourraient se multiplier. On aurait par exemple @jeff_APPR@grosnichons.fr ou @jegoun@biere.com ou @styven@obsede.com.

Voila vous savez tout ou presque. Tout d’abord, le code est ouvert. Les institutions, entreprises et autres machins, pourront donc personnaliser totalement leurs trucs, voire créer de nouvelles fonctionnalités (sur la base d’une « standardisation » puisqu’il faut bien que les instances causent entre elles).

Dans Mastodon, on a actuellement 4 colonnes. La première est pour envoyer des « pouets » (l’équivalent des tweets), la deuxième est pour sa TL (on y voit les pouets des gens à qui on est abonnés), la troisième est pour les mentions (les « RT » de ses pouets, les mentions, les nouveaux abonnés,…). La quatrième est à géométrie variable. On a le « fil local » qui permet de voir tous les pouet de son instance et les « fil global » qui permet de voir l’intégralité des pouets (je suppose que cela sera prochainement inutilisable, quand il y aura vraiment beaucoup de monde).
Et si votre instance a du mal à récupérer les pouets des autres instances, ces derniers s’afficheront en retard (j’ai constaté jusqu’à 45 minutes).


Ca répond à ta question ?

Mastodon, digne concurrent de Twitter ?

C'est ici que ça se passe. C'est un "nouveau" réseau social qui ressemble à Twitter mais on n'est plus limité à 140 caractères pour insulter les autres (mais à 500). L'interface est proche de TweetDeck, selon la rumeur mais je n'utilise pas ce machin.

C'est un truc Open Source, libre, instancié à droite ou à gauche (je n'ai rien compris : ça se partage une base de données ?). 

Vous pouvez y retrouver @jegoun.

31 mars 2017

La vraie gauche et le PQ


Ayant bu deux ou trois bières ce qui me me vaut une légère ébriété bien naturelle un vendredi soir, je suis allé pisser un coup. En descendant vers les toilettes, je me suis heurté à un truc mou. Je pensais connaître assez bien le chemin vu que je pisse ici à peu près tous les soirs depuis 21 ans. Personne ne m'a jamais fait la moindre résistance quand j'allais pisser. 


À moitié dans le coma suite à ce choc, j'ai réussi néanmoins à remplir ma mission ou ma miction. C'est en remontant que j'ai compris. J'étais entré en collision avec les rouleaux de PS achetés par le cuisinier de la Comète dans la une quantité qui me laisse rêveur mais je suppose qu'il a une famille à torcher. Ou qu'il fait ses courses pour un an. 


La question est importante. Pour ma part, je dois acheter 8 rouleaux par an. Je préfère en effet chier au bureau même si récemment je publiais une publication (que pourrait-on publier d'autre ?) expliquant que je m'étais retrouvé en panne de papier. Il avait fallu que je prenne une deuxième douche le matin. Ni Macron ni Fillon n'abordent ce sujet. Je compte sur Mélenchon. 


Toujours est-il que remontant des toilettes, j'ai vu l'objet du délit. Photo jointe. Il n'empêche qu'on ne réfléchira jamais assez au problèmes de l'employé a la cuisine d'une brasserie qui est obligé d'acheter du PQ à côté du boulot parce qu'il rentre trop tard dans son quartier. Mélenchon, au boulot. 

30 mars 2017

Le numérique, cet incompris !

L'autre jour, au cours d'une espèce de séminaire d'entreprise, on a eu l'intervention d'une pointure d'un de nos actionnaires. Le directeur de la stratégie numérique d'une très grosse entreprise (genre 150000 employés dont 20000 à la DSI). C'était absolument passionnant. Il nous disais comment devait évoluer les systèmes d'information pour s'ancrer dans la société nouvelle et tout ça. Cela mériterait un billet mais je ne suis plus blogueur geek. Je suis redescendu au niveau de blogueur bistro. 

Mais je l'ai été. Je comprenais ce que le gars disait. Mais je me demandais comment mes collègues pouvaient comprendre des phrases du type : l'important, c'est la data. Didier Goux ne comprendrait rien mais un informaticien sait ce qu'est une data (à propos de Goux, qu'il sache que mon iphone corrige "data" en "d'arabe" quand on fait une faute de frappe).

Le lendemain, j'en parlais avec eux. Ils n'avaient rien compris. Du moins, je suppose car ils m'ont dit : c'était nul. 

Pour ma part, je ne comprends pas que l'on puisse être informaticien entre 40 et 50 ans et ne pas s'intéresser à l'évolution des architectures applicatives à l'heure du numérique. C'est notre métier. A 54 ans, ils continueront à gueuler parce que je suis mieux payé qu'eux et, à 55, ils seront au chômage ou dans un placard. 

Cela étant, je suis tombé aujourd'hui sur le compte Twitter de notre honorable conférencier. Il y est depuis 2004 et a 700 abonnés. J'y suis depuis 2007 et j'en ai huit fois plus. 

C'est surréaliste aussi. 

Vive Méluche !


Récemment, je disais que j'allais voter pour Mélenchon pour rigoler s'il arrive devant Fillon. Un sondage vient de sortir : Méluche est en tête d'un classement de popularité des personnalités politiques. 

Cela me semble assez mérité tant il fait une belle campagne. 

Ses sympathisants vont se réjouir. Je vais néanmoins les calmer. Il est en tête surtout parce que les autres sont nuls. Macron l'est sans doute moins que les autres mais il a un gros défaut. Disons qu'il est insipide. S'il arrive en tête des intentions de vote, c'est par défaut. Un peu comme Méluche pour la popularité. 

On s'amuse comme on peut mais tout cela est bien triste, ma pauvre dame. 

Mes félicitations à JLM. 


Voter pour les sondages, des programmes ou des idées ?

Raisons de voter
J’entends (ou lis…) souvent la même réaction de la part des copains socialistes quand « on » exprime des réserves sur leur poulain, Benoît Hamon : « moi, je ne vote pas en fonction des sondages ». Comme s’ils étaient persuadés qu’on n’avait pas d’idée politique, que l’on votait pour celui qui semble le plus près de la victoire pour virer la droite.

En l’occurrence, ils n’ont pas tout à fait tort : si je vote, ce qui n’est pas gagné (bien au contraire), mon choix se portera sur Emmanuel Macron pour garantir sa présence au second tour ou sur Jean-Luc Mélenchon si les sondages me laissent penser qu’il pourrait être devant François Fillon. Je suis joueur.

On lit beaucoup de bêtises au sujet des sondages, la première étant qu’ils se trompent toujours. Je pourrais les défendre. J’ai fait des études de statistiques, je sais mieux que beaucoup ce qu’est la représentativité d’un échantillon et une marge d’erreur. Mais j’ai la flemme. Ceux qui disent qu’ils se trompent sont généralement ceux qui se forgent une idée de l’état de l’opinion en écoutant deux ou trois guignols autour d’eux. C’est important aussi, je suis le premier à faire des billets inspirés par une conversation de bistro, mais il faut toujours relativiser.

Qui est le « on » dont je parlais. Disons que « nous » sommes des électeurs habituels du candidat présenté par le parti socialiste, dégoutés par ce parti et pas convaincus par Benoît Hamon avec plus ou moins des raisons de penser que le programme d’Emmanuel Macron serait mieux que celui des autres. Pour ma part, je m’en fous un peu, je ne crois pas aux programmes. Par contre, je suis partisan de la recherche d’une majorité au centre. Ca fait près de 40 ans qu’à chaque élection nationale (sauf en 2007), on a un changement de majorité, cette fameuse alternance. Cinq ans d’espoirs, deux ou cinq de haine. La routine. Passons à autre chose. Si le clivage droite gauche existe toujours, il y en a tellement d’autres, de clivages, comme celui entre les européistes et les nationalistes, que l’on finit par s’en foutre.

Les copains qui nous critiquent sortent toujours des arguments du genre : ah ben tu n’es plus socialiste. Ils ont raison. Je n’ai jamais été socialiste et expliquez donc aux électeurs de Benoît Hamon qu’ils vont voter pour le candidat qui, par définition, voudrait la collectivisation des moyens de production et autres cochonneries qui permettent la création de richesse… Vous verrez.

Les copains nous disent : ah ben tu n’es plus à gauche. Je suis fatigué de me justifier. Je crois bien que j’ai rappelé hier que je n’étais pas un partisan de la propriété privée. En plus, exprimé comme ça, ça sonne comme une insulte. C’est ballot. J’ai plein de copains de droite et quand on milite, on est là pour rassembler, pour former une majorité.

Et Benoît Hamon n’a pas su le faire. Les sondages le montrent. Ils permettent de constater que la campagne ne prend pas. Mais l’observation « du reste » permet de voir aisément que les électeurs ne veulent plus de ce petit monde socialiste. Par exemple, la une de Google News, ce matin, portait sur un meeting avec Martine Aubry et lui au cours duquel ils auraient passé leur temps à fustiger les autres, comme si ça faisait bander les électeurs. Le plus drôle est que la copine qui m’a dit pour la dernière fois que je votais en fonction des sondages, Amandine pour ne pas la citer, le faisait en réponse à un de mes commentaires  à une publication de Jeff où il tapait sur Emmanuel Macron. Je lui disais qu’il ferait mieux de défendre son candidat.

Taper sur l’autre n’avance à rien. On me dit souvent : hé ho Macron, il veut supprimer 120 000 fonctionnaires, il est de droite et tu vas voter pour lui. Je m’en fous, j’ai d’autres reproches à faire à Macron. D’ailleurs, j’ai décidé que je ne voterai pas pour lui mais j’ai oublié la raison (et comme je le disais en début de billet, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis). Depuis 1980, le nombre de fonctionnaires a augmenté de près de 40%. Or beaucoup d’entreprises publiques ne le sont plus et n’emploient plus de fonctionnaires. Ou alors : le nombre de personnel administratif des hôpitaux augmente plus vite que celui des soignants. A peu près. On a donc un problème. Je vais reprocher à Emmanuel Macron de faire du Sarkozysme en donnant ce genre d’objectif chiffré (raison de plus pour ne pas voter pour lui, tiens !). Mais arrêtons d’utiliser ce genre d’argument. Il y a d’autres choses importantes, comme la manière avec laquelle le service public contribue à la répartition des richesses, à la diminution des inégalités,…

Ainsi, si je ne vote pas en fonction des sondages, je ne vote pas, non plus, pour des slogans. On voit des lascars hurler contre la promesse de Macron de supprimer la taxe d’habitation. On a l’impression qu’ils le font uniquement parce que c’est Macron. Ils ne connaissent strictement rien aux finances publiques, moi non-plus d’ailleurs, mais ils gueulent.

Ils m’amusent d’autant plus à sortir des slogans ou des promesses qu’une grande partie d’entre eux n’ont pas soutenu Benoît Hamon à la primaire et défendaient un autre projet. Il faut tuer les primaires mais c’est un autre sujet. Ils n’ont pas compris (contrairement à Hollande mais à ses dépens…) que l’opportunité de l’application d’une promesse politique pourra dépendre des circonstances économiques. Ca me rappelle la droite en 2007 qui a pris des mesures économiques (le fameux TEPA) et qui a été obligée de revenir sur une grande partie suite à la crise de 2008.


Je ne vote pas en fonction des sondages ou des programmes. Je vote en fonction de mes idées. La première est qu’aucun candidat ne me séduit. La suivante est peut-être que la campagne est mal barrée pour le Parti Socialiste. Et les sondages me confortent dans cette idée.

29 mars 2017

L'homme sans honneur !


Dans mon dernier billet, je chiais sur Valls. Cette fois, je vais lancer un cri : que tous ces connards ferment leur gueule. Point. 

L'autre abruti a participé à un gouvernement en continuant à lui chier dessus et il nous parle d'honneur. La honte de la gauche. 

Voila un homme sans honneur. Ni vergogne. 

Que penser de Valls ?

Tout d'abord, notons que je ne peux pas le blairer depuis qu'il est devenu ministre de l'intérieur et, si je l'ai soutenu quand il était PM, c'est en tant que soutient d'Hollande. Je l'ai même soutenu devant tous les crétins qui le pensaient de droite.  Donc je m'en fous et mon avis est totalement objectif. Au moins autant que celui des autres. 

Mais j'ai vu 37842 personnes donner leurs avis dans Facebook au sujet de son ralliement à Macron. Mon avis est que je m'en fous autant que de la première fois où la porte de l'ascenseur s'est ouverte alors que j'avais un doigt dans le nez. À ce sujet, la blogosphère manque d'avis sur ce qu'on doit faire quand le résidu d'un curetage de nez que l'on souhaite éliminer discrètement se coince dans une dent creuse. 

C'était mon avis sur la question. Mais je vais ajouter un point. 

Avant la primaire de la BAP, j'ai écrit dans mon blog que je refusais de voter parce que cela m'obligeait à soutenir le vainqueur. A l'époque, on était persuadé que ça serait Montebourg ou Valls. Je ne voulais pas avoir à les défendre. Je n'ai pas voté mais j'ai poussé mes proches qui m'interrogeaient à voter Hamon, non seulement pour éliminer les deux autres mais aussi parce que les propos de Benoît sur le travail, le RU me paraissaient intéressant. Depuis, il a foiré et j'ai laissé tomber. Votez Macron !

Ce midi, à un collègue qui m'interrogeait, j'ai répondu que j'allais voter pour Mélenchon mais uniquement pour rigoler s'il arrive devant Fillon. Votez Mélenchon !

Toujours est-il que je n'ai pas voté à la primaire pour ne pas être engagé moralement par le résultat. Alors, vous comprendrez aisément que je n'éprouve que du mépris pour un candidat qui ne se sent pas engagé par le résultat. 

Manuel Valls n'a aucun honneur. 

Basta. 

J'ai dit en introduction. : "Je l'ai même soutenu devant tous les crétins qui le pensaient de droite." Je vais ajouter ici que tous les crétins qui décident péremptoirement que ceux qui disent dans les réseaux sociaux que ceux qui ne votent pas pour Mélenchon ou Hamon ne sont pas à gauche méritent des baffes. S'ils pensent avoir le monopole de la gauche alors qu'ils représentent moins de 25% de l'électorat, ils peuvent se la mettre dans le cul pour la fumer plus tard. 

Je ne sais pas s'ils ont plus d'honneur que Valls.

Pour ma part, j'ai fait des billets de blog pour dire que j'étais contre la propriété privée (ce qui est vrai : je suis propriétaire de mon appartement mais ce qui m'importe, c'est d'être logé, le fait que je sois propriétaire n'est qu'un avantage qui me permet de dépenser l'équivalent d'un loyer dans les bistros). Eux, non. 

Je n'ai donc aucune leçon de gauchitude à recevoir de ceux qui chient sur Valls. Je chie pour des raisons objectives. 

Parfois un peu mou, mais c'est à cause du loyer mal employé. 

27 mars 2017

Bal tragique à Bicêtre ! #jesuislacomete

Cette après-midi, un type a sorti un flingue en terrasse de la Comète. Il a rapidement été maitrisé par un client et désarmé par un serveur. 

Ils ont appelé la police qui est arrivée rapidement. Le flingue était chargé et armé. 

Du coup, depuis, Roger, le serveur en question picole pour faire retomber la pression. 


25 mars 2017

Les militants de gauche et l'orchestre du Titanic : la semaine politique de @jegoun


Heu...
Dans un mois, l'ami Sarkofrance sera a 10 ans de chroniques politiques du samedi. Je ne sais pas comment il tient. Bravo à lui ! Je suppose qu'il doit se dire qu'il va arrêter mais il va continuer, je le connais. Rassurez-vous, je ne vais pas commencer à l'imiter mais il se trouve que depuis la création du blog, je crois bien (à part peut-être lors des mois d'août), c'est la première fois que je n'ai rien pondu ici en une semaine. Il faut dire que la dernière a été riche en n'importe quoi... Entre le débat, le dévissage d'Hamon, l'émission avec Fillon. De tout manière, je ne regarde pas la télé, sauf parfois en streaming sur mon iPhone pendant la sieste...

Je vais revenir sur deux points en laissant de côté les costumes, les montres,...

Le premier est le reportage de Fillon avec des infirmières. Dans les réseaux sociaux, les gugusses de gauche s'indignent du comportement hautain de l'ancien premier ministre. Ils ont tort. Je ne vais pas défendre le lascar mais il a probablement été pris à moitié au piège et que voulez-vous qu'il dise ? C'est autre chose qui m'indigne. D'une part, que seules deux aides soignantes soient de permanence la nuit pour s'occuper de tant de petits vieux et, d'autre part, qu'il y a encore une personnalité politique qui dit qu'il faut travailler plus alors qu'on a des millions de chômeurs et qu'aucun twittos de gauche n'est bondi sur ce fait. Et ces braves gens ne se rendent même pas compte que Fillon ne s'adressait pas aux infirmières ou à eux mais à son socle d'électeurs et aux indécis qui pencheraient vers la droite. C'est à ces derniers qu'il faut répondre. Voir un mec froid qui veut régler la dette pourrait les convaincre.

Certes, je préfère l'empathie d'Hollande mais, visiblement, pas nos gauchistes en herbe.

Justement, parlons-en ou presque. Le deuxième point que je voulais évoquer porte sur ce qu'a dit Hamon au sujet des trahisons. Tout d'abord, comme l'a dit je ne sais plus qui dans Facebook, il devrait savoir qu'une campagne électorale est moins proche d'Amélie Poulain que de Mad Max. Ensuite, comme le dit tout le monde hors frondeurs, côté trahison, je pense qu'il a donné de bonnes leçons depuis le début de sa carrière. Je vous passe les frondeurs en question qui ont trahi et tout ça.

Je veux dire que le type trahi, c'est surtout moi et, avec moi, tous ceux qui sont sur une ligne politique proche d'Hollande des sociaux démocrates qui, jusqu'à peu, étaient encore majoritaire au sein de l'électorat socialiste. Il a fait 39% au premier tour de la primaire et 52% au second tour de la présidentielle. 39*52/100 = 20. Soit, environ son niveau de popularité actuel. Je suis resté fidèle. Par contre, tous ceux qui ont chié dessus ont trahi. Ceux qui suite à la primaire de cette année n'ont pas essayé de réconcilier tout le monde ont trahi. Ils se sont eux-même trahi. Et j'ai été trahi, j'ai toujours dit qu'une campagne se gagne au centre, je suis moi-même centriste.

Je vais m'adresser à mes amis qui soutiennent Hamon, des très anciens comme CC, des très proches comme Annie et Jeff, d'autres que je vois à l'occasion comme Elodie et Vincent et j'en oublie (je vais le regretter dès la publication). Ce n'est pas parce que nous ne sommes plus de gauche que nous partons, ce n'est pas parce que nous avons perdu les valeurs. C'est parce que la campagne est mauvaise, le parti est pourri et le candidat nul. Un conseil : ne soyez pas l'orchestre du Titanic.

Hamon finira a moins de 10%.

Vous allez voir que le résultat final du premier tour sera :
  1. Macron, 28.
  2. Le Pen, 26,
  3. Mélenchon, 16,
  4. Fillon, 15,
  5. Dupont Machin, 10,
  6. Hamon, 9.
Ce n'est pas grave. Un parti, ça se reconstruit. Il reste du monde sur le terrain, des élus locaux,...

Ca serait même rigolo. Et en plus, mon total dépasse les 100%, alors que j'ai oublié 5 candidats, ce qui montre que Macron et Mélenchon sont très forts.

Ca serait moins drôle si Madame Le Pen arrivait en tête.