11 décembre 2017

NDDL, le retour

On commence à en savoir plus sur les rapports des médiateurs pour Notre-Dame-Des-Landes. La balance semble pencher pour un renoncement à ce projet (ce qui me navre, vous me connaissez). J'ai lu un certain nombre d'articles aujourd'hui et j'ai quelques remarques. 

1. Il y a eu un référendum et le oui a gagné. Mais je m'en fous ; j'estime que ce vote est une mauvaise idée, voire qu'il n'est pas spécialement légitime. Mais le oui aurait été largement plus massif s'il n'y avait pas eu de campagnes de désinformation massives. Je me rappelle avoir déjeuné avec deux collègues nantaises qui étaient persuadées que les marais de Petite Brière allaient être asséchés. Grotesque. 

2. Quelle que soit la décision de l'exécutif, la ZAD devra être évacuée. Et ça sera violent. Tant pis. 

3. Un abandon du projet serait la preuve qu'on ne peut plus rien bâtir d'ampleur. 

4. Je me fous du coût du projet ; c'est une boite privée qui paie l'essentiel. 

5. Les gens qui ont monté le projet ont fait deux erreurs et ils méritent des baffes. 
5.1 Ils ont surestimé le coût des travaux à NA. Ca a donné une fenêtre de tir aux opposants.
5.2 Ils avaient oublié le "tram train". 

6. Les Bretons qui attendent un aéroport plus grand ne veulent pas qu'il soit à NA. Ils ne veulent pas prendre une heure de marge pour l'atteindre avec les pb de circulations à Nantes. 

7. Le nouvel aéroport n'est pas pour le tourisme. Un type qui veut aller faire du ski ou bouffer des pâtisseries à Chicago peut passer par Roissy. Il est pour les industriels qui veulent aller voir des clients dans la journée, visiter des sites de production,... 

8. Si NDDL se fait, il ne faut pas se voiler la face sur d'autres aéroports Bretons, comme Lorient et surtout Rennes.

07 décembre 2017

Téléthon : on compte sur vous !

C'est ballot mais le Téléthon c'est aussi une émission en direct à la télé pendant 36 heures (je crois) et cette année, il va avoir une sacré concurrence avec tous les hommages à notre Johnny Hollyday. 

Donc donnez avant, car vous aussi vous aimiez Johnny qui est mort, toujours aussi, d'une saloperie de maladie. Les chercheurs ont besoin des dons.

Ca se passe par .

06 décembre 2017

Le Monde est stone et très con


Johnny et moi

Tweet de la porte parole LREM qui se rappelle des hommages
dans Twitter lors de la mort de Victor Hugo
Les hommages se multiplient, aujourd'hui, suite à la mort de notre Johnny. Certains internautes se rappellent ce à quoi leur fait penser cet événement national. Pour moi, c'est simple, ça me rappelle la première fois où j'ai vu un de ses spectacles à la télé. Il était au Stade de France, c'était en direct et en 1998, ce dont je viens de me souvenir.

Nous avions gagné la Coupe du Monde deux mois avant et étions plus ou moins fascinés par le stade. Et c'est pour le stade que j'avais regardé l'émission.

Avant, je ne pouvais pas blairer Johnny (du moins, ces chansons). Et en un spectacle, il m'avait convaincu (une voix, une bête de scène et tout ça : d'autres auront rendu un meilleur hommage que moi).

Je vais revenir sur cette période où je ne pouvais pas le blairer. C'est une sorte de snobisme qu'on peut avoir quand on est jeune. Ma détestation datait du début des années 80, j'avais 14 ans. A cet âge, on ne peut que détester un type connu par tous et préférer "nos groupes à nous" (j'en profite pour saluer Frank Darcel !). Après, on s'en ferme dans nos styles musicaux et jusqu'à trente ans, on est sectaire. Puis on finit par s'en foutre. En 1998, j'avais 32 ans.

20 ans après, je n'écoute plus rien. Mais je fredonne quand Johnny Hallyday passe dans le poste.

05 décembre 2017

Le smic et la réflexion politique oubliée

J'ai oublié de commenter une actualité du jour. Un groupe d'expert préconise de ne pas revaloriser le SMIC. Du coup, forcément, les gauchistes hurlent sans réfléchir. 

Rétablissons la vérité : le gauchiste en question touche 2300 euros par mois et va hurler parce qu'un smicard ne sera pas augmenté de 10 euros si le gouvernement respecte la préconisation (ce qui n'est pas acquis mais il faut taper). 

J'aime bien faire ce genre de publication parce que les andouilles me traitent de macroniste. Ce que je ne suis pas mais on s'en fout. 

Nos amis gauchistes aiment bien sortir des slogans, des infographies et tout ça. Ils ne parlent néanmoins qu'entre eux et s'évitent de pousser la réflexion. 

Pour ma part, je suis partagé. Je dois reconnaitre que les pue-la-sueur (et les sans dents, hein !) m'intéressent peu mais que, contrairement à d'autre je refuse de croire que je sais ce qu'ils pensent. C'est un coup à se vautrer aux élections et à avoir le FN au second tour. 

Je suis partagé ai-je dit. 
1. La relance de l'économie ne passera que par l'augmentation des salaires. 
2. L'augmentation des salaires générera de l'inflation sans compter que les pauvres dépenseront le pognon en achetant des conneries produites en Chine. 

Vive la Chine, hein !, la question n'est pas là. 

Peut-on faire de la politique en arrêtant de crier des slogans, en pensant représenter les autres, en cessant de conchier les experts. 

C'est vrai qu'on est tous experts.

03 décembre 2017

La SNCF, Le Monde et moi et la vraie vie


Grosse panne à Montparnasse aujourd'hui. J'étais "victime". Je suis tombé sur un article qui m'a déplu dans la soirée. 

Le Monde raconte des conneries comme s'ils avaient rédigé leurs articles à l'avance, sans information. Pour ma part, j'étais dans un TGV bloqué à Rennes. Il était au départ de Saint Brieuc et beaucoup de gens étaient montés à Lamballe et, à Rennes, ces connards de la SNCF nous conseillaient de différer notre voyage. Comme si on avait le choix. On était bloqués à Rennes. Des familles avec des gamins. Des types qui voyageaient pour le boulot et qui avaient un avion à prendre ou des cons comme moi, en week-end chez leur mère sans la moindre brosse à dent, sans le plus petit rechange si j'avais du passer la nuit à Rennes. 

Le Monde raconte des conneries histoires de publier des trucs qui font sérieux parce que c'est un journal, le journal, de référence. 

Le Monde se focalise sur la SNCF qui ne sait pas faire partir des trains. C'est vrai que ce n'est pas simple. On tolère les incidents techniques, les problèmes d'informations et tout ça. Dans mon job, on a beaucoup appris du dernier incident de Montparnasse. Mon job n'a rien à voir pourtant mais il nous arrive aussi de foutre des centaines de milliers de clients dans la merde suite à des incidents techniques. 

Le Monde s'est focalisé sur la SNCF qui ne sait pas faire partir des trains, sans même évoquer les difficultés de communications. On les comprends. Mais...

Quand je suis arrivé à Austerlitz en provenance de Bretagne, un message à été diffusé dans les hauts parleurs - à Austerlitz, hein - invitant les clients en direction de Granville à retourner à Montparnasse. Ils nous prennent pour des cons ?

Le Monde s'est focalisé sur la SNCF qui ne sait pas faire partir des trains mais ces ânes ont complètement oublié que la SNCF ne sait pas faire arriver des trains. J'étais dans un TGV au départ de Saint Brieuc. Pas de Brest, hein !  Il y avait un arrêt à Lamballe. C'est clairement un train qui relie le Centre Bretagne à Paris. A Saint Brieuc, je savais par Twitter que c'était le bordel à Montparnasse avant le démarrage de mon train. Je ne pouvais pas ne pas le prendre (je n'étais pas en week-end à Saint Brieuc mais à Loudéac, à 40 km au sud). J'avais confiance. Mais j'ai vite compris que même les contrôleurs ne savaient rien. J'écoutais mes voisins. Ils ne savaient rien et se préparaient à un voyage paisible (depuis juin Saint Brieuc est à un peu plus de deux heures de Paris, à peine le temps de faire la sieste). J'ai su ça parce que je m'intéresse à la gauche Hollaise et que Le Foll avait twitté pour s'étonner du bordel à Montparnasse. Ça faisait rire beaucoup de gens (à juste titre) vu qu'il avait gueulé le jour même contre l'obligation des députés de conserver des justificatifs de leurs frais. 

Dites, la SNCF, pourquoi avoir laissé monter des gens dans des petites gares (Saint Brieuc, Lamballe) pour leur conseiller, à Rennes, de rentrer chez eux (ce qu'ont fait une partie de mes compagnons de route) ? 

Pourquoi ne pas nous avoir informé, à Rennes, que vous étiez désolés et tout çà mais que vous aviez la capacité à acheminer tous ceux qui avaient commencé leur voyage ou n'avaient pas d'autre solution vers Austerlitz (ce quoi était visiblement le cas, le train que j'ai fini par avoir n'était pas plein) ? Vous auriez pu annoncer un retard de deux ou quatre heures (j'ai eu la chance de n'avoir qu'un peu plus d'une heure). On s'en fout. Vous pouvez penser au confort des gens ? Je ne demande pas d'avoir de la bière pression pour patienter mais des bouteilles d'eau, ça vous écorcherait la gueule ? 

Faire partir des trains de Montparnasse peut être difficile (objectivement, un y a une sorte de goulot d'étranglement). Faire arriver des trains à Austerlitz et rassurer les gens l'est moins. 

Vous avez merdé. Et le Monde, le journal de référence, qui traite ça comme un fait divers encore plus. 

J'étais dans un train à Saint Brieuc. Sur la rangée de devant il y avait un môme d'une dizaine d'années. Son père était monté avec lui pour porter ses bagages. Je suppose que le gamin allait chez sa mère, à Chantilly. Il avait donc un métro puis un train ou un RER à prendre. Partant à 15h30 de Saint Brieuc, c'est normal. Quand on a compris que c'était le bordel, à Rennes, la dame qui était à côté de lui l'a pris sous son aile. Merci à elle (sauf qu'elle voulait le ramener chez son père à St Brieuc et lui voulait retourner chez sa mère). 

Dites, Le Monde, la SNCF, il y a des vrais gens. 

02 décembre 2017

Le naufrage des réseaux sociaux

Cette nuit, j’errais dans les réseaux sociaux et je voyais des gens qui parlaient encore de l’émission politique avec Jean-Luc Mélenchon. Qu’ils soient insoumis ou non, ils étaient ridicules. Les fans de Mélenchon dépassaient évidemment les bornes. Attention ! Ma critique ne porte pas sur un camp particulier. Ils se trouvent que ce sont toujours les sympathisants de la personne qui passe à la télé qui sont les plus ridicules. Ceux qui s’efforcent de critiquer sont, généralement, plus des peine-à-jouir.

Tenez ! Cette fois, on a même un type qui va se plaindre au CSA que les journalistes en face de Méluche ne lui étaient pas favorables. C’est évidemment grotesque mais que des guignols, opposants ou non, le relaient est pitoyable. La chose n’a évidemment absolument aucune importance n’y même l’émission en question qui n’est regardé que par des fans absolus de Mélenchons ou des opposants du même métal. Peut-être quelques sympathisants hamonistes ou écolos se sont-ils égarés devant leur poste de télévision parce que le bistro du coin a fermé plus tôt que d’habitude à cause de la neige.

Pendant mon café, vers 14h30, j’ai ouvert Twitter. Le débat continuait, une quarantaine d’heures après la fin de l’émission. Les gens oublient que ce monde de la politique spectacle n’intéresse que quelques clampins qui tournent en rond. Je voyais des andouilles critiquer la presse qui ne parle que des petites phrases et pas du fond. Vous connaissez la dernière ? Il paraît qu’après la fin de l’interview, Mélenchon a dit à une journaliste d’aller se faire foutre ce qui, il faut bien le connaître, n’est pas d’une grande amabilité. Voir des hurluberlus défendre de tels propos est stupéfiant.

Alors je suis retourné à ma sieste. Là, mes douze ans de militantisme en peau de fesses me sont revenus en mémoire. Après un an ou deux d’apprentissage, j’ai fait cinq ans dans l’opposition farouche puis cinq ans dans le fanatisme absolu. Depuis six ou douze mois, j’erre. Je n’ai plus personne à soutenir, tant pis, et la critique systématique me fatigue. De toute manière, il nous reste 4 ans avant la prochaine campagne présidentielle, 4 à avoir cette équipe de bras cassés au pouvoir et on va faire avec. Pas le choix.

Mais les innocents vont continuer à agir. Rien que pour avoir fait ce billet où je critique Méluche (alors que je ne le prends que comme exemple) et où je dis que j’accepte de supporter LREM pendant encore 54 mois, je vais passer pour un vil macroniste auprès d’imbéciles, un vil macroniste de droite car, en plus, ils n’ont rien compris, ces ânes. Les Rep sont morts. Le PS n’a qu’une faible chance de se relever (voir l’interview d’un politologue dans le Télégramme, ce matin – pas de lien : il m’arrive de lire des journaux imprimés…). Une partie des anciens du PS a d’ailleurs annoncé un truc aujourd’hui « Génération.s » avec Hamon comme chef.

Ils ne se rendent pas compte à quel point c’est nul, parce que ça ne prendra jamais dans l’opinion alors que les idées d’Hamon sont souvent les plus intéressantes sur le plan économique avec la mutation du travail et tout ça. Il faudra que, un jour, nous débattions dans les blogs du « pourquoi ça ne prendra jamais » (ou du « pourquoi ça prendra », je veux bien concevoir qu’on ne soit pas d’accord avec moi).

5 d’opposition. 5 ans de majorité. Et maintenant. Et si on se remettait à faire de la politique dans les blogs et pas seulement du militantisme voire de la propagande ou du coup de gueule à la petite semaine en oubliant tout recul ou toute objectivité, voire tout fond. Et je veux bien qu’on me dise que je n’ai pas de recul, pas d’objectivité et que je n’aborde jamais le fond.


Mais de la part de zigotos qui ont critiqué les propos de Macron quand son homologue burkinabé est parti liquider les affaires courantes, ça m’amuse.  

29 novembre 2017

Luttons contre la grossophobie

Comme je lis Gauche de Combat (on s'amuse comme ok veut), je sais que la mairie de Paris organise une journée contre la grossophobie. 

https://gauchedecombat.net/2017/11/29/une-claque-dans-le-paf-grossophobie-stop-ensemble-reagissons/


Je suis au cœur de la cible. Doublement. Je suis grossophobe et gros. Plus gros que grossophobe néanmoins. 

Soyons honnêtes : les gras du bide sont largement plus discriminés que les membres de toutes les autres minorités réunies. Tiens ! Vous voulez embaucher une hôtesse d'accueil, un commercial,... la couleur, le sexe (Ben oui, pour être hôtesse machin c'est la majorité masculine qui est discriminée) n'ont aucune espèce d'importance. 

Et à quelle minorité fait-on la gueule aux heures de pointe dans le metro : pas les lesbiennes juives et noires ? Les gros. 

Mais on ferme nos gueules. Car le sujet n'a aucun intérêt. 

Un homosexuel entre dans une bistro. Personne ne lui dit "salut vieille tafiole". Un noir rentre dans un bistro. Personne ne lui dit "salut négro". Un juif entre dans un bistro. Personne ne lui dit "salut youpin". 

Pendant des années, je suis entré dans des bistros et on m'a dit "salut gravos". 

Mais je m'en fous. Du fait qu'on utilise un mot d'argot pour qualifier ma particularité. Du fait qu'on me trouve une particularité. Particularité que je ne maitrise pas. 

Et je conchie les types qui veulent me défendre. S'ils veulent le faire, c'est probablement qu'ils ont un problème avec moi, le gros. 

26 novembre 2017

Pourquoi le mot "racisé" pose problème à certains ?

Telle est la question que j'ai lue dans Facebook. Le prénom du lascar me laisse penser qu'il n'est pas d'origine chrétienne. Il ne s'appelle pas Mamadou ou Nicolas comme toi et moi. Je réponds pour rendre service :


Je me dévoue pour répondre. 
1. Si les races n'existent pas, elle n'existent pas. Point barre. 
2. Ce mot "racisé" n'est pas français. 
3. Il est là pour exprimer une différence alors que je ne vois pas les différences et ceux qui l'utilisent sont focalisés sur les différences. Des racistes qui méritent des baffes. 
4. Ceux qui l'utilisent ou, du moins, le revendiquent, font porter un danger sur notre République laïque. Ils font revivre un communautarisme qui nous fera crever. Ils ont même oublie que les instances de représentation des minorités ont été créées par la droite Sarko. Ce qui a fait plonger une partie de la gauche dans une espèce de folie collective. 

Je lisais un truc, aujourd'hui, sur France Culture, une espèce d'officine gauchiste payée par nos impôts (mais qui serait fermée si les gens qu'ils défendent arrivent au pouvoir). Je ne sais pas depuis quand je lis la radio, moi. Ils parlaient du racisme d'Etat. C est à gerber qu'un service public oublie le principe de neutralité. 

Les gars qui sont racisés sont victimes du contrôle au faciès. C'est mal. Mais si la police ne contrôle que des types comme moi,  gros opulents et un peu rouge à force de boire des trucs peu favorisés par la faculté de médecine, elle finira par perdre son temps. 

Ce n'est pas du racisme, mes propos. Bien au contraire. Je ne fais que constater qu'une majorité d'andouille obligée de sombrer dans la délinquance et l'absence de papier pour des raisons sociales est un tantinet racisée. 

Et pour lutter contre, il faudrait arrêter de noter les différences au nom de l'égalitarisme.

25 novembre 2017

Vous pensez qu'on peut sauver le PS ?

Je reste éberlué devant les socialistes, dont mes copains, qui commentent un député socialiste accepter de prendre un poste dans un gouvernement ni de droite ni de gauche (c'est ridicule, je sais). Ils n'ont toujours pas compris qu'il n'y avait plus rien à faire de l'ancien clivage droite alors qu'il y en a tant d'autres qui ont un tantinet à faire se rejoindre les extrêmes. Genre européistes contre souverainistes ou laïciste contre musulmaniste. 

Je suis de gauche, laïc, europémachin et le premier musulmaniste se prétend de gauche aura des baffes virtuelles tout comme le premier souverainiste même s'il est amplement plus respectable. 

Cela étant, le PS est en train de crever tant il veut se refaire une santé en se concentrant sur sa gauche par principe qui nécessite des compromission avec les musulmanistes et les souverainistes d'extrême droite. Et en oubliant tous ses électeurs de centre gauche. 

Ce qui m'amène à un récent billet de Sarkofrance où il demandait des comptes aux électeurs de Macron qui se positionnent à gauche. Je l'ai titillé dans Twitter et il m'a dit en gros que sa critique ne me concernait pas. Je pense qu'il oublie que je suis peut-être assez représentatif de la moitié des électeurs du PS depuis la trentaine d'années damnée qui me pousse à voter. 

Mais il n'est pas PS. 

Alors j'appelle les copains du PS à s'ouvrir. Je comprends la dimension affective avec un parti où on a toujours milité. Pour moi aussi, cette gauche socialiste est ma famille. Mais le PS, en condamnant ceux des leurs qui louchent vers le centre, oublie son fond d'électorat. 

Comparer ce député PS accepter de participer au gouvernement ni de droite ni de gauche à Besson qui a collaboré avec Sarkozy est assez lamentable. Tout comme ceux qui comparent Macron à Sarko. Ils sont petits. 

Et ils oublié pourquoi ils ont lutté contre Sarko. 

C'est triste.

21 novembre 2017

Sauvons le soldat @gerardfiloche !

Maintenant que Filoche a été exclu du PS, je dois (à moi, seulement) préciser ma position. Ca fait des années que je demande son exclusion mais pas pour des raisons à la con, du genre des connards qui se croient de gauche qui dénoncent l'antisémitisme d'une certaine gauche, ce qui est connu depuis longtemps (j'adore les blogueurs, mon registre, qui lui chient dessus mais qui sont, eux, réellement antisémites), pour des raisons politiques. Il nuit à un parti dont je ne fais pas partie mais dont au sujet duquel il a presque toujours été le plus proche de moi. Même s'il défend l'écriture inclusive alors que je préfère les phrases à la con (voir mon dernier). 


Il n'empêche que je dois avouer - toujours - que je n'ai pas vu d'antisémitisme dans sa photo la première fois que je l'ai vue, publiée par un type qui le cassait. Par contre, j'ai été choqué par ses propos, quand il dit que Macron est un sale type. On ne dit pas ça d'un President et ça rejoint mes propos sur sa nuisance. Donc j'ai relayé la condamnation,... 


Mais je crois sa défense. Je conchie les types qui disent que tous les types de gauche ont des racines antisémites mais je maintiens ce que j'ai dit plus haut : il y en a. Je crois être un peu comme Gégé. J'ai été élevé dans un monde profondément athée, plus que laïque. On ne peut pas haïr une religion sans les haut toutes ou aucune. 


Certes, la photo, quand on la regarde bien, est évidente. Il y a en toile de fond le drapeau d'Israël, mais, pour les raisons que j'évoquais plus ma profonde laïcité, je ne fais pas rapport entre l'Etat et la religion. Peut-être suis-je con, au fond ? Mais sans doute moins que ceux qui oublient la laïcité. Principe de base. Conducteur de ma pensée politique. 


Évidemment, après avoir étudié la photo, je ne peux que constater qu'elle est indubitablement antisémite. Mais elle a surtout été RT par des types qui luttent contre l'antisémitisme (dont moi). Par contre, je n'avais jamais pensé qu'Attali pubait être juif parce que je m'en fous à peu près autant que de ma première cuite, quand un copain avait vomi toutes ses nouilles et pas moi parce qu'on avait un peu abusé du cassis dans le vin blanc mais qu'après quelques années de cuite, je constate tenir un peu plus la route que d'autres (les copains, c'était DG). Et même les deux autres, je ne les vois pas avec "l'angle" d'une religion. 


Je m'en fous. Par contre, j'ai bien noté toutes les attaques de mes potes de gauche contre Fabius et DSK, par exemple. Ils peuvent aller chier et lutter maintenant, par opportunité, contre l'antisémitisme. 


Cela étant, je suis content de l'exclusion de Filoche du PS parce qu'en tant que membre des huiles végétatives du PS, il doit faire attention à ses publications. Contrairement aux andouilles comme moi. 


Il a été assigné en justice par des pingouins. Je vais le défendre parce que je crois en sa défense que des abrutis jugent, au minimum, improductive. Je ne le crois absolument pas antisémite. Il a fait une connerie et a présenté des excuses. 


Quand je vois tous les connards antisémites qui condamnent les propos de mes potes du Printemps républicains qui eux même ne manquent pas une occasion de taper sur Gégé, je m'insurge. 


Restons calmes. 

Inclusivité à obsolescence programmée


Aujourd'hui, le Premier Ministre, Doudou (private joke) a pondu un texte pour demander à ne plus utiliser l'écriture inclusive dans les textes officiels. Mon avis : c'est la moindre des choses mais c'est un peu du gaspillage d'énergie d'être obligé de passer par le JO. Aussitôt, on a vu des commentaires dans les réseaux sociaux. D'opposants à cette connerie (comme moi, mais je vais y revenir pour expliquer ma grossièreté) et de défenseurs. 

Ces derniers nous ont expliqué qu'on n'avait rien et que l'écriture inclusive ne se limitait pas au point median. C'est con, vous en avez fait un symbole au risque de dénaturer notre langue et de passer pour ridicule. Vous avez merdé. Ils nous ont expliqué aussi une histoire de grammaires de proximité qui m'échappe un peu (du genre - si je puis dire - si l'adjectif est plus proche, dans la phrase d'un nom féminin, il doit être accordé avec ce dernier. Le crétin et l'andouille sont idiotes, par exemple. Admettez le ridicule). 

D'autre nous expliquent qu'une langue évolue. Oui. Mais naturellement, par la rue, les vrais gens et toussa. Ca ne choque plus personne qu'on dise une ministre ou une député. Je crois même que des règlements l'exigent. 

Certain.e.s nous disent enfin qu'on ne doit pas dire à l'école que le masculin l'emporte sur le féminin. On peut employer d'autres formules. Mais pensez un peu à ses souris mâles qui passent pour des tafioles depuis des générations. 

Enfin, on peut dire "une auteur" ce qui est déjà une évolution de la langue sans dire une auteure qui est ridicule. 

Est-ce qu'une entraîneur voudrait passer pour une entraîneuse ?

Il faut laisser du temps au temps. Tout bouge et la langue évolue mais surtout pas par des diktats de quelques féministes que des progressistes en peau de fesses s'empressent de respecter pour d'obscures raisons. Le militantisme n'excuse pas tout. 

D'autant que militer pour des conneries fait fuir les électeurs. Et ça, c'est très dommage. 

19 novembre 2017

Castaner et la démocratie totalitaire

"Je suis de plus en plus inquiet. Après une élection de délégué general à mains levées pour un candidat unique, je vois un prédicateur qui vend son idole que l'on doit suivre sans sourciller." 

Je viens de voir ce commentaire sous une publication d'une copine qui participait au congrès des clowns de LREM. Il est emblématique de ce que l'on peut lire à ce sujet dans les réseaux sociaux. 

Pourtant, j'approuve la nomination du chef de parti par le PR. 

La démocratie parlementaire a atteint ses limites. Je ne défends pas une sixième république pour autant car je n'ai pas la science infuse. Je constate simplement que nos derniers présidents n'ont pas pu gouverner alors qu'on est dans une espèce de démocratie présidentielle. 

Depuis que j'ai l'âge de m'intéresser à la politique, c'est le bordel. Mitterrand a fini deux mandats dans la cohabitation bordélique.  Chirac a fini le premier dans une cohabitation heureuse au cours de laquelle on a oublié les français et le deuxième avec des manifestations. Sarkozy s'est plongé au bout de trois ans dans les égouts. Et Hollande, dont je reste un soutien inconditionnel ce qui limite mon objectivité, a été torpillé (à tort ou à raison, le débat n'est pas là) par sa propre majorité. 

Alors, je ne vais pas reprocher à Macron de verrouiller sa majorité en espérant que ça tienne jusqu'au bout. A la limite, c'est lui qui a inventé la sixième. Le chef décide et le Parlement sert de garde fou. 

Il a fait tomber un clivage qui est historique mais complètement con depuis, disons, 1992. Il a monté un parti centriste et libéral pour se faire élire en un temps record. Ne lui reprochons pas de tout vouloir maîtriser pour éviter un bordel sans nom. 

On peut ne pas aimer ses décisions, ce qui est mon cas, mais on peut saluer l'artiste. 

Surtout quand on vient de gauche, le coin où on a tant de divergence qu'on n'arrive même pas à se branler normalement.

Notons qu'il n'y a aucun pays au monde qui n'a pas strictement le même niveau de bordel que chez nous. Le Venezuela est en faillite. Les USA virent tarés. Le RU est dans une impasse. L'Allemagne multiplie le nombre de pauvres. 

La Russie a un chef et la France reprend du poids dans la diplomatie mondiale avec cette histoire au Liban. Je n'y comprends rien et m'en fous à peu près autant que du jour où j'ai décidé de passer du slip au boxer après une période caleçon. Mais tout le monde s'en fout. 

Il nous faut donc un Président qui sache ce que sont les meilleurs sous-vêtements pour nous. On aura au moins trouvé une utilité à Castaner et Macron. 

18 novembre 2017

Filoche : art et ribouldingue

Comme il m'arrive parfois de publier des conneries sans réfléchir, je vais prendre la défense de Filoche. Pour rigoler, hein ! Parce qu'on ne peut faire que ça. Je le disais ce matin : ça fait longtemps que le PS aurait dû le virer et le parti est fautif d'avoir maintenu ce sale type dans ses plus hautes instances. 

Il est l'incarnation de cette gauche qui perd par une pratique politique inepte sans compter les volets nauséabonds de leurs rapports à certaines religions. 

Néanmoins, je suis un fervent défenseur du partage du travail (et surtout du pognon). J'ai apprécié beaucoup de ses positions politiques. Mais il avait fini par réduire ses propos à des slogans et montrer ainsi qu'il est totalement éloigné des braves gens qu'il prétend défendre. 

D'ailleurs, il les limitait aux ouvriers et employés de bureau en oubliant qu'ils ne forment pas la majorité de la population : il y a les chômeurs, les retraités, les commerçants, les artisans, les cadres, les enseignants, les infirmières, les policiers, les militaires et les barmans. De fait, moi qui suit cadre opulent partageant ses idées sur le partage du travail, je me sentais agressé par des slogans de type 1800, 1600, 60, 35. 

Je ne veux pas ne gagner que 1800 euros par mois même si le SMIC pourrait avoir ce montant (ce qui provoquerait de l'inflation qui anéantirait le gain de pouvoir d'achat et serait catastrophique pour les plus démunis). Je ne veux pas ne travailler que 1600 heures par semaine car mon travail de cadre supérieur en nécessite plus (je veux bien partager mais 1800 heures à faire par deux personnes, ça fait 900 chacune, soyons pragmatiques). Je veux bien prendre ma retraite à 60 ans et, ayant commencé à bosser tôt, je ne devrais pas dépasser beaucoup, mais mes collègues qui ont commencé à 25 ans et ayant une espérance de vie de 90 ans (on n'a pas un métier usant...) savent que ce n'est pas possible. Je ne veux pas ne pas travailler que 35 heures par semaine. Je veux travailler moins de semaines par an, et quitte à faire deux heures de transport par jour, autant faire des grosses journées mais en faire moins. 

Ainsi, Gégé a théorisé son idée du travail à coup de slogans inapproprié et faisant ricaner tous les travailleurs ciblés. 

Sans compter que, lui-même, côté travail, son CV ressemble beaucoup à celui d'un salarié protégé. Ce qui nous amène à sa carrière politique. À part aux instances internes de partis politiques, ce gars n'a jamais été elu et donne des leçons à tout le monde. Le plus drôle est qu'il n'a quasiment jamais essayé de se faire élire. En près de cinquante ans de carrière politique, je ne sais pas s'il s'est présenté plus de trois fois à une élection (et au moins une fois en position éligible). 

Alors il a fait un tweet antisémite, sans vraiment faire exprès et je ne lui ferai pas le procès que lui font des dizaines de milliers de politiciens ou d'internautes. Il a vu une image. Il a trouvé le moyen d'en faire un tweet contre Macron. A la limite, le texte du tweet est bien plus dérangeant que l'image car il est encore un de ces slogans ineptes qui décrédibilisent la politique. 

Je me rappelle d'un soir où je finissais un truc sur mon iphone devant l'entrée du PMU. Un jeune noir avait essayé de me le tirer. J'avais tweeté : "tiens ! Un jeune noir a essayé de me piquer mon iphone". J'avais ajouté un message personnel à deux copains noirs (je ne veux pas dire ici que j'ai des copains noirs, d'ailleurs je fréquente un tas de gens, même des juifs, des musulmans, des homosexuels et des gonzesses mais pas de lesbienne vegan ; mais à l'époque je passais mes soirées au bistro à parler politique avec eux deux, Djibril et Tonnégrande, pour utiliser le nom que je leur donne dans les réseaux sociaux). J'étais à l'époque le taulier du blog politique premier d'un classement politique. Un blogueur du centre gauche, la cible privilégiée d'andouilles qui se croient dépositaires de la vraie gauche. 

Mon procès en racisme a duré plusieurs années dans les réseaux sociaux. Il a fait que des copains noirs se sont détournés de moi car il est plus facile d'agir avec la meute que d'avoir du recul. Ca peut même donner un peu de visibilité sur la toile. C'est bas. 

Et on voit maintenant que ces andouilles sont proches de l'islamisme (vous savez ?, cette doctrine politique qui veut nous imposer la charia) et, donc, de l'antisémitisme. 

Je ne ferai donc pas un procès dans ce sens à la baderne. Je ne sais pas s'il est antisémite. Il est surtout anti sceptique. Et publie des conneries dans Twitter. Ce qui montre bien qu'une personnalité politique doit faire attention à ce qu'il publie. Et tous les andouilles qui le critiquent ont diffusé une image ouvertement antisémite. 

J'ai tant d'autres reproche à lui faire. 

Croquignolet, non ?

17 novembre 2017

Charlie - Plenel : et on fait quoi, maintenant ?

Il y a depuis deux ou trois semaines un débat entre les pro-Charlie et les pro-Plenel. Je suis Charlie et tout ça mais depuis hier, il y a un nouveau débat : ce débat est-il vraiment important ? 

Je vais apporter la réponse : c'est oui. 

Mes copains de gauche aimeraient bien que le débat (je vais utiliser combien de fois ce mot dans cette publication ?) se replace sur leur domaine traditionnel : le social, le travail, la fiscalité, l'économie, l'industrie voire le sociétal et pourquoi pas l'écriture inclusive ? 

Ils ont probablement raison. Ou tort. Ils ont perdu les élections sur ces points et Macron a gagné. Sans doute sur ces points. Il a bousculé les clivages français traditionnels. La droite, la gauche, les libéraux de gauche, ceux de droite, les républicains de gauche, ceux de droite, les européistes, les souverainistes et tout ça. 

Je ne vais pas, ici, justifier les raisons principales de mon "oui". J'ai suffisamment défendu ma position. Remettre une pièce dans le jukebox me fatigue. 

Je vais défendre mes raisons annexes. D'ailleurs, j'ai lu plusieurs publications, aujourd'hui, sur le sujet "les gauches irréconciliables". J'y crois assez. Depuis le temps que je blogue en tant que libéral de gauche ou social démocrate (chacun m'étiquettera comme il veut, on s'en fout comme de la première vieille prune qui m'a achevé), j'en ai tant pris dans la gueule que je m'autorise à dire n'importe quoi. 

Et je vais m'y atteler. 

Nous avons deux gauches irréconciliables, donc, et on a suffisamment critiqué Valls pour l'avoir dit. Il avait parfaitement raison mais ce débat à la con montre qu'on s'est peut-être trompés au sujet des raisons. Bah ! Parmi les publications que je parlais, il y a un tas d'analyses au regard de l'histoire, les débats (encore !) entre les trotskistes et les clitoridiens. Bah aussi. L'histoire est l'histoire mais la connerie demeure. A l'heure de la mondialisation et de l'iPhone qui permet d'écrire des singeries au comptoir,... 

La question fondamentale pour la gauche, du moins la mienne, celle Jospin et Hollande, mais aussi de Chevenement, de Taubira,..., est comment reconquérir des électeurs (le pour quoi faire est à la limite annexe). On a vu que tâter l'électeur musulman ne mène à rien et que les promesses sociales n'intéressent plus personne. 

Alors, on fait quoi, les gars ? 

Je propose :

On remet au centre de nos idées la République et la laïcité. 
On y place la lutte contre les opprimés. 
On lutte sagement contre les inégalités en précisant lesquelles, sérieusement, calmement. 
On défend la juste répartition de la création des richesses sans traiter d'enculés les producteurs de richesses. 
On encourage ce progrès économique. 
On accompagne les évolutions du monde et du travail sans lutter contre. 

On boit des bières. 

On arrête de militer dans les réseaux sociaux en se contentant de diffuser des informations sans intérêt et on ne relaie que mes billets de blog.

Surtout, on n'arrête pas de rigoler. 


16 novembre 2017

Laïcité dans le berceau et fatigue militante

Je dois reconnaitre une légère mauvaise humeur. C'est à cause du boulot. Depuis mardi vers 16 heures je subis des âneries diverses et celle d'aujourd'hui n'est due qu'à ma propre connerie. Cela étant, ce débat sur la laïcité commence à me casser les couilles tellement il me semble évident que les islamistes, en tant que militants politiques, ce qui est un pléonasme, doivent être désintégrés. 

Mais, surtout, le nombre de militants pro laïcité que l'on découvre depuis peu a tendance à me fatiguer. Pour ma part, je n'ai aucun mal à être laïque même si je ne sais jamais si je dois écrire laïc ou laïque. Je suis athée et cathophobe donc islamophobe mais parfaitement respectueux des croyances de tout le monde tant qu'on ne me casse pas les couilles. Mes parents étaient profs dans le public dans une commune du Centre Bretagne. Mon père est le créateur de la première section de sport collectifs à l'Amicale Laïque. Je ne parle pas de ma mère. Elle lit mes publications. Mon enfance a été baignée dans la laïcité. 

Dès mes 11 ans, j'ai intégré l'association laïque du scoutisme français (après un premier passage vers les 8 ans). Vers 23 ans, j'étais directeur adjoint de centres de vacances. Peu après, j'ai été élu à l'équipe départementale, puis régionale et, parce que j'habitais Paris, je représentais la région à l'espèce d'instance représentative des régions au niveau national (une espèce de Sénat, en gros) et aux congrès nationaux (qui ne sont pas représentatifs). 

Je dois reconnaitre que je ne suis pas parti en très bons termes mais le sujet n'est pas là. Mais je reconnais aussi que depuis, c'était en 1996, je n'ai repris aucun engagement associatif ou autre depuis. Huit ans après j'ai découvert les blogs et, fin 2005 (vraiment fin, genre le 29/12), j'ai ouvert un blog dédié à la politique. Pour des raisons à la con (comme celles qui m'ont poussé à participer aux instances nationales de l'association du scoutisme français), il a connu un certains succès. 

Les raisons à la con sont : petit 1, dans mon boulot de l'époque (j'étais consultant) j'ai appris à écrire des conneries à la pelle rapidement, petit 2, je suis informaticiens, petit 3, j'ai fait des études de statistiques. 

Dans les réseaux sociaux, j'ai un tas de potes qui ont un vrai engagement politique et que je respecte beaucoup même si je ne suis pas nécessairement d'accord. 

Par contre, il y a un tas de crétins qui se sont découvert un droit de parole dans Twitter et Facebook sans n'avoir jamais rien fait. Et le débat récent, disons entre Plenel et Charlie a fait exploser le phénomène. Des types qui n'ont jamais rien fait à part avoir poussé des coups de gueule aléatoires dans les réseaux sociaux se la ramènent. 

Ca me fatigue. 

J'étais moins fatigué quand je dirigeais des centres de vacances de l'association laïque du scoutisme français. 

Qui plus est mixte. La première. Mais je parlerais féminisme une autre fois.

15 novembre 2017

Beaujolais nouveau !

Lisez mon dernier billet puis ce que j'ai dit dans FB :

"Alerte ! C'est le beaujolais nouveau demain et j'avais oublié. Je vais faire deux remarques. 

La première est qu'on a un prétexte pour prendre une cuite sans avoir à se justifier. Et tout en participant à une fête populaire. 

La deuxième est qu'on va encore avoir des blogueurs de gauche qui vont critiquer une fête populaire sous prétexte que c'est commercial et que le beaujolais est dégueulasse (ce en quoi ils n'ont franchement pas tort) mais qui vont taper sans se rendre sur des vins à 17 euros alors qu'ils en boivent à plus de vingt alors que les gens normaux achètent du Côtes du Rhône à 2 euros chez Lidl.

Avec mon côté gauche caviar, j'achète des vins du sud ouest à 3 euros ou de Loire à 4 chez Leclerc."

Vous comprendrez potentiellement ce qui me dérange dans la gauche actuelle. 

Je ne suis pas la gauche égarée

Aujourd'hui, à propos de l'histoire entre Charlie et Mediapart, j'ai écrit dans Facebook ceci :

"Cette polémique me navre (je suis côté Charlie) mais je vais répondre à Plenel. Je ne suis pas une gauche égarée mais une gauche ulcérée par les comportements et propos de quelques lascars (qui représentent peut-être 10% des électeurs, donc moins d'un cinquième de la gauche) qui se revendiquent de la vraie gauche.

Je suis une gauche ulcérée qui a choisi pour la première fois de sa vie, à sa sixième présidentielle si je compte bien, de ne pas voter pour un président se prétendant de gauche.

Il faut que ça cesse." 

J'ajoute, ce soir, que les andouilles de Libé ont fait un article pour expliquer que Riss avait fait un article (voir mon billet d'hier) déformant une phrase de Plenel. C'est d'une monstrueuse connerie d'autant qu'on mélange la forme et le fond. 

J'ai vu un opuscule de gauche (de moindre audience que Libé) prendre une défense de Plenel aberrante. Sans compter l'illustre Ramirez de Combat. 

Je ne suis pas une gauche égarée. Je suis une gauche laïque qui défend les opprimés comme les femmes voilées et les types qui vont au bistro ou voir une complétion sportive ou un spectacle qui sont massacrés. La gauche de Plenel et Libé a perdu ses repères. 

J'ai lu un autre truc. Je n'étais pas d'accord avec la forme (ils mettaient un tantinet les torts sur Charlie) mais dont j'approuve le fond : pendant qu'on se branle la nouille avec des conneries d'extrême droite (comment la gauche peut-elle défendre des extrémistes religieux ?), des politiques fiscales et économiques a priori néfastes pour le peuple sont menées. Je dis "a priori" parce qu'au fond, personne n'y comprend rien. 

Je ne suis pas la gauche égarée. Je suis la gauche lucide. Je ne prétends pas détenir la moindre vérité absolue d'autant que je me demande si ma phrase n'a pas une triple négation. 

Mais il faut que ça cesse. 

14 novembre 2017

Luttons contre l'islamisme avec Wikipedia

"Il peut s'agir, par exemple, du « choix conscient de la doctrine musulmane comme guide pour l’action politique »[3]– dans une acception que ne récusent pas certains islamistes –, ou encore, selon d'autres, d'une « idéologie manipulant l'islam en vue d'un projet politique : transformer le système politique et social d'un État en faisant de la charia, dont l'interprétation univoque est imposée à l'ensemble de la société, l'unique source du droit »[4]. C'est ainsi un terme d'usage controversé." 

Voila deux excellentes raisons de lutter contre ce que j'appelle généralement l'islam politique mais c'est à tort. L'islamisme est forcément politique (et un ancien gros mal coiffé quand il ressemble à un cocker n'arrête pas de me le rappeler). 

Je ne fais pas l'amalgame entre le musulman et l'islamisme. C'est Plenel qui le fait comme le rappelait Caroline Fourest ou Fourest aujourd'hui. Je ne manque pas d'r pourtant. 

Ceci est la réponse à un commentateur à mon dernier billet où je disais qu'un dictionnaire suffisait à justifier le fait d'être opposé à l'islamisme. Je l'ai censure. Il me reprochait d'être léger (alors que je dépasse le dixième d'une tonne, pour vous dire à quel point certains de mes clients sont cons). 

L'islamisme est politique. Par définition. Et depuis 112 ans, la religion n'a plus rien à faire dans la politique. Point barre. On doit bien la traiter mais elle n'a pas se poser hors des lois qui existe. 

Et surtout pas à massacrer des braves gens. Et ceux qui prétendent le contraire sont des assassins. 

Ci-dessous l'édito de Riss dans le dernier Charlie. Arrêtez donc de défendre des ânes mortiferes. 


13 novembre 2017

La charia ne passera pas par moi. Mediapart non plus.

Cette guerre entre les fans de Mediapart et ceux de Charlie (cette notion est déjà grotesque) tourne franchement au ridicule. Le camp Mediapart accumule les bourdes (Samuel Laurent atteint des sommets). On me dira que je ne suis pas objectif mais l'histoire jugera. 

Cette imbécile qui a dit que l'islamisme n'était pas un problème se vautre à un point incroyable. Il suffit de prendre une définition de "islamisme" dans n'importe quel dictionnaire... Vouloir imposer la charia... 

Quant à Mediapart qui compare l'affaire Ramadan à celle de Cahuzac, ça me donnerait la gerbe si je n'étais pas un tantinet insensible de ce côté là. Je crois bien que les pires propos viennent de Plenel en personne. Du genre (et de mémoire) : les défenseurs de Cahuzac (dont je faisais partie) nous ont accusé d'avoir... accusé sans preuve alors qu'on en avait. Ben les gars, si vous aviez la moindre conscience, vous les auriez sorties...

Un mot, enfin, pour mes ex copains de la vraie gauche, genre Gauche de Combat, qui prennent les défenseurs de Charlie pour des fascistes et passes plus de temps à tenter de le démontrer qu'à réfléchir sur ce qu'est l'islamisme (et je le disais, il suffit d'un dictionnaire), ils ne méritent qu'une chose. Qu'on se foute de leur gueule (avant de les empaler sur des bâtons avec des tessons de bouteille). 

Imposer la charia en massacrant des innocents. Nous n'oublierons pas le 13 novembre. 

La honte n'est que sur un seul camp.

08 novembre 2017

Guerre guère à gauche

Dans les réseaux sociaux, la bataille continue entre les défenseurs de Plenel et Ramadan et ceux qui profite des déboires sexuels (je dis ça pour énerver les féministes) de l'un pour taper sur l'autre fait rage. Je fais partie de cette dernière catégorie mais c'est parce que suis islamophobe, antisémite et cathophobe. Je suis pour un retour aux religions genre Grèce antique avec plein de déesses à poil partout. Dans l'attente du retour d'une religion normale (les cycles sont de 1000 ou 2000 ans même si les juifs sont plus tenace). Je reste athée attaché à la laïcité. 

Quand je dis "fait rage", je vois des copains avec lesquels on a lutté pour un tas de causes défendre des positions totalement opposées aux miennes sur celle-ci. 

Du coup, j'ai bien aimé ce tweet :

Je lui ai répondu qu'il y a plein de gauches irréconciliables et que c'était rigolo. Par exemple, dans cette "opération", je suis en parfaite harmonie avec les braves gens du Printemps Républicain (qui passent pour des fascistes, même l'andouille de combat le dit donc c'est vrai). Par contre, quand je parle avec eux (individuellement, le PR n'a a priori pas de position sur le sujet) de la circulation à Paris, on est en totale opposition. 

Je disais récemment que je n'aime pas la politique de Macron que que j'appréciais la manière avec laquelle il la menait. J'étais sérieux. Il s'est fait élire hors des clivages traditionnels et fait élire une Assemblée de baudruche et basta ! Il fait ce qu'il veut sans avoir à concilier les avis des uns et des autres. Et il emploie quelques technocrates pour ne pas être emmerder par des ministres. Youpi ! Fuck la démocratie sais pour l'élection du chef. Mais qu'il arrête sa politique fiscale débile. 

Mais revenons à nos moutons (pas ceux égorgés dans des baignoires pour de sympathiques fêtes populaires). La guerre fait rage. Tiens ! Valls en prend plein la tronche alors qu'il revient au discours républicain d'avant 2012, celui qui fait que je ne l'ai pas toujours haï. Aie.  Il va d'ailleurs très prochainement m'être à nouveau tres sympathique comme le sont tous les républicains authentiques comme mes copains du MRC mais, comme je ne suis pas souverainiste, je vote pour Valls. Surtout que ça fait chier les gauchistes de salon. 

Je me demande si je n'emploie pas trop le mot "Républicain" à toutes les sauces, moi. 

Toujours est-il que j'aimerais bien que ma gauche se ressaisisse. On ne peut défendre des types qui favorisent des andouilles défendant le fondamentalisme religieux. Il faut taper sur Ramadan. Tous les prétextes sont bons. Et on peut taper sur Plenel. Tant pis pour lui. Ce n'est pas un camarade de lutte. C'est un industriel qui gagne du pognon sur le dos des gauchistes tout en fraudant la TVA, donc l'impôt, donc la solidarité nationale. 

Mais ne mélangeons pas tous les sujets, hein !

Ramadan tient un double discours et violerait des femmes. C'est mal. Et un de ses deux discours encourage des connards, par ricochet, à commette des attentats et à voiler les pouffes. 

Croyez-moi ou pas mais c'est mal. 




07 novembre 2017

Sale Plenel



Quand on tient un jeu de mot pour un titre de billet, il faut faire un billet. Je résume l'affaire. Ramadan a été accusé de machins sexuels. Charlie Hebdo a fait une une rigolote (où l'on peut voir qu'il n'est pas circoncis). Ils sont menacés de mort. "Nous" sommes derrière eux. La liberté de rigoler passe avant tout. 

Plenel connaissait Ramadan. On peut dire qu'il est islamogauchiste, Edwy. Il était au courant aussi des viols faits par son pote. 

Vous me direz aussi que Caroline Fourest savait aussi mais n'a rien dit. C'est ce qu'a tweeté Ternisien aujourd'hui en se demandant pourquoi dans un cas c'est bien et pas dans l'autre. Je vais lui répondre même si je ne suis pas porte parole. La dame a passé une partie de David à combattre Ramadan. Elle était détestée par une partie de la gauche pour cela. J'ai des noms de Twittos. Le monsieur, quant à lui, a donné des tribunes au délinquants sexuel. 

Tiens ! Je viens de me rappeler que Ternisien est probablement un ancien salarié de Plenel, au Monde. 

Bref.

Charlie fait une une, demain, avec un dessin pour se moquer d'Edwy. 



Du coup, Peter n'est pas content. Voir la première illustration. 

Rappelons (Wikipedia est notre ami) ce qu'est l'affiche rouge évoquée par EP :
"L’Affiche rouge est une affiche de propagande placardée en France à plus de 15 000 exemplaires par le régime de Vichy et l'occupant allemand, dans le contexte de la condamnation à mort de 23 membres des Francs-Tireurs et Partisans – Main-d'Œuvre Immigrée(FTP-MOI), résistants de la région parisienne, suivie de leur exécution, le ."

Plenel a les comparaisons un peu osées et hasardeuses. C'est un ...

Je vous laisse trouver des adjectifs (en n'oubliant pas que je suis légalement responsables des conneries que vous pourriez raconter dans les commentaires de mon blog). 


Voila un billet fort bien illustré et documenté. 

Pour rigoler, il faut que je vous raconte comment j'ai connu Ternisien. C'était pendant la campagne de 2012. Il m'avait contacté en temps que blogueur influent. J'étais très flatté qu'un journaliste du Monde me demande mon avis. 

06 novembre 2017

Une des raisons pour lesquelles reprendre vraiment le blog me titille


Lisez bien cette publication Facebook. 

Le type est réellement persuadé que la France est devenu le pays où il est le plus facile et le moins cher de licencier depuis la loi travail de Macron. 

Je suis fatigué de voir ces militants non pas raconter n'importe quoi (c'est un peu le but) mais de croire réellement ce genre de truc et d'en sortir des argumentaires qui nuisent à la cause. 

Si la loi est mauvaise, ce n'est pas pour ça. J'en parlais dans mon dernier billet. 

Même avec la loi, on devrait trouver plus de 170 ou 180 pays sur 180 ou 190 où il est plus facile et moins cher de licencier qu'en France. 

Partageons mon retour

Illustration prémonitoire mais je ne sais pas de quoi
T’as vu ça ? J’ai changé de nom au blog. J’ai remis l’ancien. Je me suis lancé parce que l’ami Romain a dit que les couleurs étaient un peu trop criardes. Il faut dire qu’il y a un an, quand j’ai laissé tomber Jegoun.net au profit de Jegoun.com, je n’avais pas du tout travaillé la forme. Hop ! Au boulot. Du coup, j’ai retrouvé une phrase de description du blog.

De toute manière, il fallait que je me relance. Ou pas. Depuis la rentrée, il y a quelques tournants dans la vie politique. Avant, je ne savais pas trop quoi penser de Macron. Maintenant, je sais : je n’aime pas la politique qu'il suit mais j’aime bien sa manière de la mener. Ensuite, il y a tous ces débats autour de l’islamisme, de la laïcité et tout ça. Enfin, il y a toujours ces militants qui ne comprennent rien.

Je n’aime pas la politique de Macron, disais-je, mais je n’aime pas ses opposants qui ne voient pas plus loin que leur nez. Prenez la loi travail, passée comme une lettre à la poste parce qu’ils n’ont pas su mobiliser les foules. Parce qu’ils se sont battus pour des conneries. Ils n’ont même pas vu que prendre un type en CDI et le licencier avant deux ans coûtait moins cher qu’un CDD. Macron a fait pire que le CPE de Villepin. Il suffisait de le dire aux jeunes : maintenant, vous aurez un boulot en sortie d’école et vous serez virés au bout de deux ans. Ou aux autres : ah ! Vous avez un CDI mais vous ne pourrez pas emprunter pour un achat avant deux ans, avant sa confirmation. Non, les opposants ont préféré parler avec des vagues slogans datant des années 50.

C’est dommage de la part des militants socialistes : ils avaient, à la présidentielle, le seul candidat qui se préoccupait des mutations du monde de travail. Mais ils ont préféré lutter contre quelques changements qui n’intéressent personne.

Certes ! Il y a plus rigolo dans la politique. Tiens ! L’écriture inclusive. Libération a sorti un papier pour expliquer qu’on pouvait faire de l’écriture inclusive sans utiliser le point médian. On n’est pas obligé d’écrire « un.e gros.se con.ne », on peut aussi écrire « une grosse conne ou un gros con ». Ca s’améliore. Je ne comprends pas néanmoins pourquoi on nous bassine depuis la rentrée avec ce point médian.

Côté « musulmanomachin et laïcité », je vais citer le dernier billet de l’ami Sarkofrance. Il titre : « POURQUOI VALLS (ET LES AUTRES) NE VEULENT PAS COMPRENDRE » en parlant des propos de Valls d’hier. Je vais lui répondre que je ne sais pas qui ne veut pas comprendre. Je ne sais pas si lui-même veut comprendre qu’on ne veut pas de compromission avec l’islam politique et que tous ceux qui se compromettent méritent des baffes. C’est pourtant simple, non ? On tourne en rond depuis trois ou quatre ans. Chacun sort sa plus belle plume pour argument sur n’importe quoi… Mais la question n’est pas là. Comme disait Marine Le Pen sur France 3 tiers pour justifier chaque saloperie qu’elle souhaite : on est en guerre. Alors pour éviter qu’on se retrouve vraiment en guerre avec les graines de fachos qu’elle pourra trainer avec elle, commençons par le commencement : on ne rigole pas avec la laïcité, on ne fréquente pas des gens qui défendent l’islam politique.

Quant aux militants politiques, je suis toujours atterré de voir qu’ils ne comprennent toujours pas les causes de leurs défaites. On peut en rigoler, remarque, quand ç a concerne la droite. Imaginez Wauquiez qui va hériter du parti descendant de celui de de Gaulle. Mais à gauche, ils sont pareils. Hier, DSK disait en gros que le PS était foutu et qu’il fallait passer à autre choses. Ils lui sont tombés dessus ! Tiens, l’ami Melclalex, maintenant. Il lui tombe dessus. Tant pis si les électeurs du centre gauche sont partis vers chez Macron. Le PS s’est ramassé à l’élection et il faudrait continuer ainsi en oubliant la majorité de ses électeurs. Mais il pousse le bouchon plus loin, le Melclalex, il dit « Las, c'est bien ce qui est arrivé, seules les andouilles pourvues d'oeillères pensaient encore que Hollande pouvait gagner. »

Il oublie qu’on pourrait tourner sa phrase à l’envers : seules les andouilles pourvues d’œillères pensait que quelqu’un d’autre pouvait gagner à gauche.

Mais le PS est à 6%, vend son siège, fait un plan social et tout ça. Mélenchon est en pleine déprime, il se rend de plus en plus qu’il est suivi par des ânes, comme cette député Obono qui n’en rate pas une.


Alors moi, je continue. Je vais partager mon avis et m’empresser de n’écouter celui des autres que si je peux en rire.

04 novembre 2017

Présidentielle 2017 : il y a un an, j'avais raison !

Vous connaissez Facebook ? Ce machin, souvent, le matin, ressort une de vos anciennes publications dont au sujet de laquelle c’est la date anniversaire et vous invite à la repartager. C’est ainsi que mon copain Melclalex a republié ce matin ce qu’il disait il y a un an, à savoir que les socialos allaient prendre une dérouillée aux élections. Tout le monde le pensait déjà à l’époque mais il ne peut s’empêcher d’ajouter « Il y a un an, n’avais-je pas malheureusement déjà raison 6 mois avant la présidentielle ? Je le crois bien. »…

Ca m’a amusé. Du coup, je suis allé revisiter mes anciennes publications politiques, en partant du 4 novembre 2016. C’était un mois avant que pépère jette l’éponge et bien avant la primaire.

Le 1er novembre, je commençais par donner des conseils à mes copains militants des réseaux sociaux sur le thème : arrêtez vos conneries, on va perdre. Mouarf ! Je disais en suite : « Méluche ne s'y est pas trompé. Il ne tape plus sur Hollande. Il avance, son petit bonhomme de chemin. » Je n’avais pas tort. A 600 000 voix près. Et j’ajoutais : « Peut-être que la stratégie de Mélenchon est la bonne ? Reconquérir l'électorat populaire. Je n'y crois pas mais c'est à lui de me convaincre. » Et je finissais par un avertissement du genre, attention, la victoire de la gauche ne peut se faire qu’au centre. Et c’est bien le centre qui a gagné même si Morpion penche un tantinet à droite (mais seulement un tantinet par rapport à Fillon).

Le même jour, je pointais des contradiction de Montebourg. Aucun intérêt, cela étant.

Le 30 octobre, je m’amusais dans le titre : « Votez Hamacron » puis dans l’introduction en encourageant Hollande à ne pas se représenter pour laisser les autres se démerder. Aurais-je été écouté ? Et je disais ce que je voyais pour la suite : « Macron a un positionnement politique proche du mien, le centre gauche et tout ça. Je ne vais pas détailler. Quant à Hamon, c'est le seul à parler de points qui me tiennent à cœur. Son site web étant HS, je cite Wikipedia : « Parmi ses propositions figurent la reprise du « processus continu de réduction du temps de travail », la mise en œuvre d'un « revenu universel d'existence » et le développement des « formes alternatives d'entrepreneuriat ». Il se dit favorable à « la légalisation ou l'encadrement de la distribution du cannabis » » C'est le seul à évoquer la baisse du travail, notamment du travail salarié alors que tous les autres essaient de nous faire croire qu'on pourra produire plus en France et tout ça. » Dans le mille, non ? Sauf que Macron a visiblement quitté le centre gauche.

Le 29 octobre, j’hollandolâtrais (je ne sais pas s’il faut un accent circonflexe). Et concluais après un baratin que je ne comprends qu’à peine : « Comme Cambadélis, je constate que l'union ne se fera pas au niveau national avant le premier tour. Comme lui, j'aimerais bien un candidat qui soit capable de gagner les deux tours. Moi, je n'en vois qu'un. » François Hollande, évidemment. Cela étant, si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle. Vu dans le rétroviseur, je pense qu’Hollande et Macron se seraient partagés les voix d’Hamon et de Macron et que Fillon aurait gagné. Bah !

Le 26 octobre, je démontrais, en déconnant, qu’Hollande serait élu dès le premier tour.

Le 21 octobre, c’était billet bistro. Sans intérêt mais je crois bien que j’avais raison.

Le 15 octobre, je me plantais royalement. Tiens ! Je disais qu’Aubry allait finir par être obligée de soutenir Hollande. Mais me plantais-je vraiment ? Que serait-il arrivé si… ? La veille, je disais à peu près la même chose, d’ailleurs.

Le 13 octobre, je démontrais qu’Hollande allait gagner. S’il avait été candidat, j’aurais peut-être eu raison.

Le 8 octobre, renaissait ce blog sur les ruines de Partageons mon avis.



31 octobre 2017

To speak rosbif or not

Dans une récente publication dans Facebook, je disais que j'avais envoyé un mail en anglais à un correspondant Indien qui vaut mieux que De Tulora. Une première pour moi qui ne jacte pas le rosbif (mais arrive à lire les publications techniques). Il m'a répondu mais n'était pas satisfait de ma réponse (à raison, j'avais oublié qu'un collègue lui avait envoyé un mail en anglais en lui disant que je prenais son relai mais comme c'était en anglais, je n'avais pas lu). 

Donc il a fallu que je réponde à nouveau en anglais. Ca me faisait chier de demander à un collègue de faire la traduction. J'ai donc utilisé Google Translate. 

J'espère que les Indiens ont de l'humour.

30 octobre 2017

La croix et la manière

Les types qui critiquent la décision du Conseil machin au sujet de la statue du pape à Ploërmel ne lisaient pas mes blogs en 2006.

La statue ne date pas de la nuit des temps et fait polémique depuis. Le financement public a d'ailleurs été condamné par je ne sais quel truc.

Je vous recommande la lecture de la page Wikipedia, le maire ultra réactionnaire de l'époque, Paul Anselin. Il a d'ailleurs été éliminé par les socialistes aux municipales suivantes dans ce patelin pourtant bien à droite (qui a gagné à l'élection suivante). 

C'est une ville de 10000 habitants du Centre Bretagne. Je crois connaître un peu mieux que beaucoup de types qui donnent leur avis. A l'époque, je fréquentais un bar dont le patron était originaire de Ploermel. Il était très à droite, d'ailleurs. C'est pour ça que j'ai arrêté de le fréquenter (un patron de bistro doit avoir de la retenue dans les conversations, sinon j'ai autant de copain à droite qu'à gauche, ce n'est pas un critère pour moi). Il gueulait contre cette statue.

Plus de 10 de procédures, on arrive à un compromis : on enlève la croix. 

Et basta !

25 octobre 2017

Histoire d'iPhone et de ma connerie

Faut que je raconte une histoire.

En octobre 2015, mon iPhone était tombé  en panne. Le symptôme était le suivant : on avait l’impression qu’il y avait un faux contact au niveau de la prise du chargeur (j’avais essayé plusieurs câbles : c’était pareil). Au bout de quelques semaines, il fallait maintenir le câble dans une position précise. C’est allé de pire en pire. J’ai tout essayé, y compris de nettoyer la prise. Et un jour : plus rien. Impossible de charger. J’étais allé à l’Apple Store. Le technicien (très sympathique) avait démonté l’appareil et vu que la batterie avait gonflé, provoquant un faux contact mais surtout générant un risque de liquide faisant porter un risque sur ma santé.

Il m’avait donc offert gratuitement un nouvel iPhone 5c en remplacement de l’autre qui avait deux ans. Ca fait deux ans.

Mon nouvelle iPhone présentait depuis quelques semaines des symptômes équivalents, avec depuis une dizaine de jour, l’obligation de coincer le câble dans une position précise pour arriver à charger la bête. Et ce midi : plus rien. J’étais bien décidé à acheter une nouvelle machine (la moins chère possible : je suis fan d’iPhone mais de là à dépenser une fortune, niet !). J’espérais néanmoins en avoir un gratuit (par erreur d’Apple, le précédent avait deux ans mais la garantie du nouveau était limitée à 90 jours).

Je me pointe donc à l’Apple Store. Je fais la queue. J’explique mon pb à un gars. Il sort un trombone et gratte la prise. Il en tombe un paquet de poussière et une espèce de mouton (comme on trouve « sous les lits »).

Je n’y avais pas pensé. 

La honte.

24 octobre 2017

Il faut reconstruire le PS. Dans l'hilarité.

Je suis plié de rire avec les réactions de différents copains Facebook et Twitter (des vrais copains, issus de la vraie vie) à propos de ce que devrait faire le PS. Les copains en question se reconnaîtront. Ils parlent de la refondation du PS mais ils me semblent oublier ma voix ou mon vote. 

Et oublier pourquoi une majorité des électeurs du centre gauche ont voté Macron. Si de n'était pas dramatique, ça serait à plier de rire. Le PS n'a rien compris à son propre électorat. 

Il va crever. Sauf si...

21 octobre 2017

Pourquoi j'aime Bicêtre


Cela étant, outre le fait que je conchie toutes les religions, j'ai diffusé cette photo dans FB et un imbécile m'a demandé de respecter le droit à l'image. 

L'image de l'intégration ?

17 octobre 2017

Écarte les cuisses !

Je vais raconter une belle histoire. Ce soir, en rentrant en métro, je pensais à cette publication de ma copine Elodie avec 5 o à propos de ces lascars qui écartent les cuisses quand ils s'assoient. Je ne sais plus quel est le hashtag officiel. 

Hier, je l'ai commenté en lui disant qu'à chaque fois que je voyais un type avec les cuisses trop écartées, je constatais que les miennes l'étaient aussi (les sièges sont trop bas et j'ai une légère surcharge pondérale). Ce soir, j'ai décidé d'observer les gens systématiquement. On peut dire que 90% des types ont les jambes contre 10% des gonzesses (ce "sondage" n'a aucune valeur scientifique, il ne porte que sur une trentaine de personnes observées). 

Bref ! Dans la ligne 7, j'étais confortablement assis par miracle. Il n'y avait qu'un seul type bien assis (nous étions huit assis dans le coin, il n'y avait qu'un seul autre homme, qui m'éforçais de me placer sans déranger ni les gens ni mes joueuses, mais je parle de l'autre). C'était un type de 20 ou 25 ans. 

Arrêtons la politique, commençons l'histoire. Avec un petit "h". 

Arrivé aux Gobelins, le petit jeune se lève pour sortir mais une dame que je qualifierais volontiers de vielle peau si elle n'avait probablement pas au moins dix ans de moins que moi (soit 40 ans) empêche de sortir. Il attend qu'elle le laisse passer. Elle ne bouge pas. Tout timide, il reste "comme un con". 

La vieille peau dit alors "dites moi pardon et je vous laisse passer". Le gars était tétanisé. J'interviens : "il vous signale qu'il voudrait passer, il doit sortir ici, il a une petite dizaines de secondes pour le faire". 

Elle me répond : "occupez-vous de vos affaires, monsieur". Elle rentre discrètement ses jambes pour laisser le type sortir mais il n'osait pas (il a fini par forcer le passage, il avait pas le choix). 

Je lui fais remarquer qu'elle dérangeait, que le petit jeune n'avait pas à demander pardon alors que c'est elle qui empêchait un type de passer. Elle me répète plusieurs fois  "occupez-vous de vos affaires, monsieur". Textuellement. J'ai évidemment deviner que nous avions à faire à une espèce de folle. 

Je lui ai finalement répondu : "arrête d'écarter les cuisses, connasse". Les cinq autres femmes de notre "rangée" ont éclaté de rire.

16 octobre 2017

Harcèlement comme il respire

Ça va faire une semaine que les réseaux sociaux tournent autour des mêmes sujets. Notamment le harcèlement.

Je n'arrive pas à me sentir concerné par le phénomène sauf sur une bricole sur laquelle je reviendrai. Seul un cas de harcèlement au boulot m'a un peu touché mais je ne peux pas en parler dans les RS. Je suis un mâle blanc qui n'a jamais harcelé personne et je dois bien reconnaître que les trucs de cul ne m'intéressent que lorsque qu'on peut en rigoler. Mon célibat absolu en est une espèce de preuve. Quand j'ai l'occasion de dragouiller légèrement, je finis toujours par boire des bières avec les copains en oubliant l'objet de la drague en question. 

Je ne harcèle pas mais je suis volontiers grivois et volontairement grossier. Ostenciblement. Mais toujours pour déconner. Rarement finement. Et en plus je manie "l'argot" pour ajouter une couche de machisme. 

Depuis 3 ou 4 jours avec le #balancetonporc, les RS sont plein de publications diverses et de commentaires compationnels, de conseils,... Hier, j'ai fait une blague douteuse en passant pour tenter d'alléger une conversation un peu "forte" quand une copine à qui je répondais mais avec qui j'avais l'habitude d'avoir des conversations osées auxquelles elle en rajoutait toujours m'a dit d'aller chier. Je lui ai rappelé qu'elle me connaissait assez pour savoir que je ne pensais pas un mot de ce que j'avais dit et je lui ai expliqué pourquoi j'avais dit ça (c'était un jeu de mot mais je dois admettre qu'il était difficilement perceptible). Elle a continué à m'engueuler. Je suis resté zen...

Ce n'est évidemment rien par rapport à ce que peut supporter Laurent Bouvet (je résume parce que je vais recopier cette publication sur mon blog : il a proposé, pour rigoler, un hashtag du genre "et si on parlait des hommes qui se comportent correctement". Des tas d'abrutis lui sont tombés dessus, jusqu'à le comparer à des criminels. Pardon. D'abruti.e.s).  

Petit 1 : je crois que l'humour doit permettre de tout dédramatiser. Une vanne de part me paraît moins grave que le conseil d'un mec à une gonzesse quand elle a été harcelée. 

Petit 2 : ceux qui disent qu'il faut éduquer les garçons en plus des filles me paraissent vivre dans une autre planète (je dis "en plus" car les conseils d'éducation des filles portent généralement sur leur capacité à se défendre ou à porter plainte... Comme si une fille harcelée par son chef pour une validation de période d'essai pouvait recevoir une éducation pour l'éviter). Ces cons sont des éternels gauchistes adeptes des camps de rééducation. 

Petit 3 : dire à une pouffe que son allure générale est assez plaisante n'est pas du harcèlement. Y compris au niveau juridique. Je connais des cultures où les dames prennent cela très bien (y compris en France). Ne pas le faire serait un signe de grossièreté. Il y a des combats qui sont restreints aux féministes françaises, combats souvent repris par les hommes pour des raisons louables (mais souvent pour prouver quelque chose ou affirmer un égalitarisme un peu de façade). 

Petit 4 : en conséquence, il ne faut pas confondre l'humour ou la drague d'un côté et le vrai harcèlement (et évidemment le viol) de l'autre. Il y a des trucs très graves et d'autres rigolos. 

Petit 5 : quand on empêche de raconter des conneries, on tue à la fois l'humour et la liberté d'expression. C'est mal. 

Petit 6 : ne confondons pas tous les types de harcèlement. On ne résoudra pas le chantage à l'embauche facilement.c'est dramatique, je sais. D'autres cas peuvent se traiter. 

Petit 7 : on peut passer à autre chose ?