21 août 2017

Suis-je trop gros ?

Le bistro où je vais à La Défense a rouvert aujourd'hui après une fermeture pour travaux. Ils ont en particulier refait les toilettes pour en avoir une aux normes PMR (c'est comme ça qu'on appelle les handicapés pour ne pas les discriminer). L'autre toilette que j'ai essayé avant l'autre (il a fallu que je boive beaucoup pour tester les deux) est ratée. On y rentre très bien (les lois de la physique sont étranges). La sortie est plus délicate. 

Je suis trop gros. Il a fallu que je fasse le grand écart autour du trône pour pouvoir ouvrir la porte. 

Le plus drôle est que je l'ai raconté trois fois : la première à la patronne. Elle était plié de rire. La deuxième au loufiat du soir du lundi au jeudi. Il n'a pas fait preuve d'une grande solidarité. Il est mince. La troisième au patron et au loufiat du vendredi soir (je suppose qu'il finit à 18 heures le lundi mais était resté un peu plus tard ce soir). 

Il a commencé par rigoler car il croyait que je racontais une connerie vu que je rigolais aussi. Puis il a compris qu'il avait fait une grosse connerie.

Un peu de lecture

J’ai lu deux interviews intéressantes. Je vous les conseille, lisez jusqu'au bout même si c'est un peu long. Ca reflète mon côté réactionnaire libéral de gauche.

Je ne vais pas me faire que des amis. Tant pis.



20 août 2017

Vive les amis !

Les amis de Facebook de mes amis de Facebook sont mes amis de Facebook. Malgré une légère tendance à les conchier. Cette notion d'amitié Facebook est surréaliste. Parmi les miens, il y a un noir qui a dit hier : je suis fier d'avoir des amis français. 

Moi, j'accepte toutes les demandes d'amitié. Mon cœur est grand. Sauf celles de gonzesses canon avec qui j'ai peu d'amis en commun. Ce sont des putes. Mon cœur est grand mais pas ma bite. Ni mon portefeuille. 

Cela étant, Ronald me faisait la réflexion dans les commentaires d'une andouille comme Dada ou Laurent, qu'il avait des vrais amis dans Facebook. C'est vrai. Au fait, quelqu'un a des nouvelles de Patrice ?

On pourrait catégoriser les amis (indépendamment des classifications Facebook) :
- les vrais connus depuis longtemps,
- les vrais connus dans les réseaux sociaux,
- les vrais connus à une lointaine époque et qu'on retrouve avec les réseaux sociaux, ce qui compte d'ailleurs des types de la famille,
- des types un peu connus du grand public, des zinfluents, avec qui on a sympathisé pour des raisons diverses,
- des types qu'on ne connaît pas ou peu dans la vraie vie mais avec qui on discute souvent dans les réseaux,
- les autres connards (Smiley) qu'on unfollowe ou qu'on bloque lorsqu'ils deviennent trop casse couilles mais dont on aime bien voir les sympathiques publications. 

Dans la vraie vie, j'ai un problème. Je ne suis pas physionomiste. Je croise des collègues de bureau dans la rue, je le les reconnais pas. Pareil avec les noms des personnes. Au boulot, tiens ! Je reçois un mail d'un type que je connais "de nom" mais je suis incapable de me rappeler d'où il vient. Ou alors, je confonds. Hier, dans Twitter, un type répond à un de mes tweets. Je croyais que c'était un collègue (Emmanuel, si tu me lis...). 

Par contre, au comptoir, j'ai une mémoire visuelle supérieure à la normale. Je reconnais un tas de types. Je pourrais presque être videur, donc physionomiste !, ce que je ne suis pas avec les types que je connais quand on n'est pas dans l'environnement habituel (un collègue dans la rue). 

C'est dans les réseaux sociaux, je connais des centaines voir des milliers de types par leurs pseudos alors que des études (réelles) montrent qu'on ne peut pas connaître plus de 150 (149, de mémoire) dans un réseau social (pas au sens informatique : la famille, le bistro, le boulot). 

Le plus drôle est que je découvre parfois que je connais un type parce son blog et par Facebook ou Twitter sans savoir que c'est la même personne (hein, Jerome-Olivier !).

Et c'est pour ça que trois de mes blogs (voire 4 à une époque) ont été très bien classés dans les classements de machins. Je connais un tas de types. 

Des amis.

19 août 2017

L'humour directorial

Au bureau, en août, on est peu nombreux. Hier, je vérifiais des trucs et constatais qu'aucun message ne laissait penser qu'une tâche très importante avait été faite. Très inquiet, je vais voir un jeune collègue qui aurait pu avoir la réponse. Il n'était pas à son bureau. Un de ses voisins m'a proposé de lui demander d'aller me voir à son retour. Je retourne à mon poste. 

Le directeur passe dans le couloir et je l'appelle, très inquiet : au fait, tu sais si tel truc a été fait ? Est-ce que machin t'a "fait" une information avant de partir ?

Nous discutons cinq minutes (les impacts si ça n'avait pas été fait et tout ça) et le collègue que j'avais été voir arrive. On lui pose la question mais il parle technique et on ne comprend rien. Je lui demande alors en termes diplomatiques si le boulot a été fait. 

Lui : oui, le gros est fait. 
Moi en rigolant : ah, je t'en prie !
Le chef, rebondissant sur ma vanne que l'autre n'avait pas assimilée : oui, le gros est fait comme un rat. 

Mon collègue, assez jeune, continue à se poser des questions. 

Il devrait savoir qu'on appelle ça l'humour du conseil de direction.

Halte à la liberté d'expression

Je préviens le patron de la Comète : la prochaine fois qu'il me traite d'enculé, je porte plainte. Et ne dites pas à Tonnégrande qu'il pourra faire une action contre moi à chaque fois que je répondrai "salut né gros" à chaque fois qu'il me dira "salut gros". 

À mon avis le législateur devient fou. Où il boit. Il vient de publier ceci :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000035373907&dateTexte&categorieLien=id


Je résume d'autant que je ne maitrise pas la clicabilité des liens que je diffuse avec l'iPhone : l'insulte à caractère discrimatoire formulée en privé (avec des témoins...) devient passible d'amende. 

Qu'avec internet, on doive limiter nos propos en public est une chose mais si nos conversations privées deviennent sous surveillance c'est grave. 

Je veux bien lutter contre les discriminations diverses et réellement avariées mais dis-toi bien que la prochaine fois que tu parleras de travail d'Arabe où que tu diras qu'une andouille a bu un verre en juif, tu finiras en prison. 

Même si c'est mal de le dire. D'autant que l'expression est 
"boire en Suisse". Ca date de l'époque où les gardes Suisse ont commencé à bosser à Paname. Comme tous samariés, après le boulot, ils allaient au bistro. Mais ils n'ont pas l'heureuse culture que nous avons d'offrir des tournées. Chacun paye son verre. Avec cette discrimination publique des helvétes, je vais finir au gnouf. 

Luttons pour qu'on puisse raconter n'importe quoi en privé d'autant que les lois diverses n'empêchent pas les enculés de tenir des propos homophobes sur internet. 

18 août 2017

Mes vieilles années de fétard

Au bistro, avec Francis et Roger, on parle d'histoires de cuites et de mères. Ils sont des petits joueurs. 

La première que j'ai racontée est la fois où avec François Jégou qui ne porte pas le même nom que moi par hasard, on était rentrés saouls comme des polonais. C'était en 1992, peu de temps après la mort du père. Il venait moins souvent que moi à Loudéac et on avait été à un concert dans le bar où j'étais habitué, chez les parents de Ccil. Ma mère me connaît. J'étais (et je suis) réglé comme une horloge. Je rentre toujours à la même heure. Mais ce soir là, après le concert, les patrons nous avaient invité à boire un coup chez eux avec des copains. Je me rappelle : à 5 heures, Tania nous avait ramenés.  On arrive à la maison. Quelques semaines après la mort de son mari, notre mère ne voyant pas rentrer ses deux garçons "restant" attendait dans le garage. Le frangin avait réussi à rentrer mais il avait fallu que je donne des explications. Avec 3 grammes. 

L'anecdote suivante est toujours liée au garage en question. La porte se ferme par une targette ou vachette. J'étais rentré un peu fatigué et j'avais bien tiré la vachette mais sans fermer la porte. Le lendemain, il a avait fallu que je donne des explications. 

La troisième : ma mère avait oublié que j'étais là et sorti avait fermé la vachette en question. Il avait fallu que je sonne à la porte d'entrée et que je parle en donnant des explications à 2h. 

La quatrième : une copine (feue Lucette) nous avait invités à dîner avec Gilles Moy. On avait bu une demi douzaine de bières avant chez le père Christophe. La même dose de Ricard chez elle. Plus le rouge en mangeant. Après, j'ai perdu les traces de Gilles mais j'ai retrouvé Yann dans un bistro qui s'appelle l'Epoque. A une heure, je le ramène mais ces andouilles de gendarmes m'arrêtent alors que je rentrais à la maison. Ils me demande ce que j'ai bu. Sentant que j'avais peut être abusé mais que l'objectivité de mon foie est un tantinet relative, je dis que j'avais bu trois ou quatre bières. Ils me demandent de souffler dans leur truc. Le ballon vire. J'étais à 200 mètres de la maison (à l'angle de la rue du docteur Robin et de la rue Le Vezouet). Ils décident de m'envoyer au commissariat (à 2 ou 300 mètres). Ils me font souffler dans un autre truc qui annonce 0,79. La limite étant de 0,5, j'étais cuit (un autre type avec un foie autre que le mien aurait eu 5g). Mais la limite pour le retrait de permis était 0,8. Ces braves gens me demandent de patienter quinze minutes avant de souffler à nouveau. Je me rappelle, je me promenais dans le commissariat alors qu'ils voulaient que je reste assis. Bref. Je souffle à nouveau. 0,81. Mais le chef me dit qu'ils retenaient le plus faible chiffre. J'avais échappé au pire. 

Ils m'ont alors dit que ma voiture était immobilisée mais qu'ils allaient me ramener à la maison. J'ai refusé vu que j'habitais pas loin, vous êtes bien aimables et tout ça. Ils m'ont dit que je n'avais pas le choix : c'est la procédure. Je les ai envoyé chier (avec de bons prétextes et la menace d'une plainte). 

Je suis donc rentré à pied mais en titubant plus que de raison.

J'arrive à la maison (la targette était OK) et je me suis dit que ma mère allait s'inquiéter le lendemain en voyant que ma voiture n'était pas là. 

Je me décide donc de la réveiller et de lui raconter l'histoire. 

Certes, moins romancée.

Un congrès socialiste misulmaniste ou pas ?

Tiens ! Mes copains de la gauche molle s'engueulent dans Facebook au sujet des attentats, de l'islamisme et tout ça. 


Je n'y comprends pas grand chose. Ils sont tous sûrs d'eux. Il y a des vieux socialos, des analystes autoproclamés, des défenseurs des minorités, des laicards,... C'est presque surréaliste. Si on s'engueule entre nous pour savoir comment combattre les connards d'islamistes qui nous massacrent, violent nos femmes voire boivent nos bières, on est assez mal barrés. 


Ca fait des années que je m'intéresse à la politique, au Parti socialiste, dont plus de 10 ans en tenant un blog, je n'ai jamais compris ces andouilles qui prêtent plus d'attention aux virgules dans un texte qu'au fond du dossier...


Ils ont peut-être un peu trop le nez dans le guidon. 


C'est pourtant simple, je le disais, pour lutter contre les méchants, il faut éteindre la Tour Eiffel et écrire #jesuisbarcelone. 


P.S. (Si je puis dire) : à propos de congrès socialiste, j'ai vu une publication de Mme Elooooody qui diffusait un article du Lab : Hollande, l'homme de la synthèse, prépare le prochain. C'est assez rigolo, dans le fond. 

16 août 2017

Tondre tue

Je ne fais pas allusion à ma nouvelle coupe de cheveux. 


C'est la tondeuse d'un coiffeur Kabyle que je n'avais pas prévenu que les ciseaux auraient été plus adaptés. Ca me fait penser à une publication Facebook que j'ai faite hier. Je disais (de mémoire) : je ne suis pas raciste mais je me demande si les arabes ne sont pas un peu cons. Et je diffusais un article du Gorafi local. Des tonnes d'imbéciles me sont tombés dessus sur le thème "des types qui commencent leurs publications par "je ne suis pas raciste" sont forcément racistes". Ca fait bien trois ans que je n'avais pas eu d'accusation de racisme. On ne peut plus rien dire. C'est bien triste. J'avais fait ce billet en discutant avec Karim. On en rigolais. 

Ce soir, dans le metro, j'étais assis sur un strapontin. Une chinoise était debout devant moi. Elle était vêtue d'une robe longue. J'ai eu une mauvaise pensée. J'ai failli lui demander si ce n'est pas chiant pour vendre des cigarettes. 

J'ai repris le boulot ce matin. Je suis passé voir mon directeur. Il m'a appris la mort "brutale" d'un collègue. J'ai eu un peu de mal à encaisser pour différentes raisons n'ayant pas à être évoquées dans ce blog de haute tenue. On se remet de tout. 

Cela étant, le côté "brutal" me titillait. J'ai donc passé un coup de fil à un collègue "plus proche". 

Le gars est mort d'une crise cardiaque en tondant sa pelouse. 

Récemment, une fillette est morte en terrasse d'un bistro à cause d'un chauffard ivre mort ou drogué. C'est brutal. Mais les réseaux machin préfèrent disserter sur le mort provoqué par le KKK si j'ai bien compris à Charlottemachin. 

Mon directeur m'a demandé, ce matin (avant l'annonce de la mauvaise nouvelle), si j'avais passé de bonnes vacances. Je lui ai répondu : "ta gueule". En privé, je me permets quelques familiarités, vu que je le connais depuis 20 ans. Il a rigolé. Une collègue m'a dit (après l'annonce) : "ta nouvelle coupe de cheveux de ta bien, elle te rajeunit."  J'ai répondu, aussi : "ta gueule". Et j'ai ajouté : "je n'ai pas besoin de rajeunir". 

Salut Philippe. 

15 août 2017

Batterie, au secours !

Au tout début des vacances, mon chargeur de secours pour l'iPhone est tombé en panne. J'en ai donc acheté un autre malgré les deux qui me restaient. 

Je suis comme ça ! Quand je risque de ne pas être à la maison pendant 24h, je prends trois chargeurs de secours. Il m'est déjà arrivé d'en vider deux... Le dernier porte bien son nom. 

Et en plus, ça fait très longtemps que je ne vous ai pas raconté de belle histoire de câbles d'iPhone ou de batterie de secours pour me ridiculiser d'autant que je n'ai pas besoin de ça. 

Cela étant, pour les trois batteries de secours, je me justifie car cela n'a aucun intérêt. Quand je prends le train pour la Bretagne, le vendredi vers midi, je vais ensuite au bistro puis vais manger en famille puis reviens au bistro et me couche vers 1h30. Il n'y a pas de prise de courant près de mon lit et les copains ne vont pas au bistro le vendredi. Deux batteries de secours sont nécessaires. La troisième est, je veux bien l'admettre, la cerise sur le gâteau. Mais on se jamais. Imaginez une urgence le samedi matin avec impossibilité de charger l'iPhone. 

Mais reprenons ce récit captivant. 

J'avais découvert l'existence des batteries de secours grâce à Styven à la Comète il y a des années. J'en avais donc acheté une ce qui m'évitait d'avoir à chercher des prises de courant dans les bistros et à m'organiser autour de la batterie principale (bien la charger avant de quitter le bureau, économiser l'énergie par différents stratagème et, le pire, attendre qu'elle soit chargée avant d'aller au bistro). Elle m'avait été volée dans le métro. J'en avais acheté une autre. Elle était tombée de mon bureau sur le parquet et s'était cassée...

Je crois bien que j'en avais acheté une troisième mais peu importe. A cette époque, les entreprises (la mienne, mes fournisseurs,...) ont commencé à offrir des batteries de secours pour les étrennes (ce qui fait que j'en ai trois je ne pousse pas le vice jusqu'à multiplier les achats idiots). 

Avec l'iPhone, il n'y a pas que la batterie qui est un peu légère. Le câble est particulièrement fragile quand vous ne le laissez pas en permanence branché à la même prise. 

Vous allez voir, l'histoire va avancer. 

En janvier (je crois), mon câble tombe HS. Je décide donc d'aller chez Auchan en acheter un. Je regarde. 15 euros. Je ne suis pas radin mais j'ai mieux à faire de mon pognon. À côté, il y avait une promotion pour des batteries de secours, vendues avec des câbles pour iPhone. J'en vois une très puissante (genre 10400 milliampères ou un truc comme ça, je confond toujours les unités). Les batteries offertes en cadeau par les entreprises font le quart (2600) et celles que j'avais achetées plus cher auparavant la moitié (5200). Je décide de l'acheter, ce qui, au fond, ne me faisait un coût que de 20 euros. 

C'est là que ça va devenir trépidant. Et con. 

La batterie était équipée d'une ampoule ce qui permettait de la transformer en lampe torche en cas de besoin. Ca fonctionnait très bien et c'était très pratique (sauf qu'on n'a jamais besoin d'une lampe quand on en a une sur soi).  Et patatras ! Un jour, elle s'est allumée toute seule dans ma poche (je suppose que j'avais appuyé sur le bouton par mégarde).  

Vous mesurez le suspens ? J'en profite pour remercier Gilles qui m'a offert un câble depuis sans connaître cette histoire. 

Impossible de l'éteindre. J'avais joué des dizaines de fois avec pour faire le con au bistro mais, cette fois, rien. Je la mets dans un tiroir pour ne pas être gêné par la lumière en espérant qu'un déchargement complet la répare. Au bout de quatre semaines, là batteur était encore à plus de 80%. Je perds la foi...

Du coup, comme j'en avais marre de jongler avec les deux batteries cadeaux d'entreprises peu puissantes, je me décide à en acheter une vraie, une moyenne (5200), n'en trouvant pas de grosse. Elle répondait parfaitement au besoin et j'étais un homme heureux. 

Mais elle est tombée en panne en début de vacances. J'avais bien les deux autres (2x2600) mais, comme je passe mon temps en vadrouille, je n'étais pas rassuré. 

Je vais donc chez Carrefour à Vannes et tombe sur un truc qui me plaisait, d'une puissance intermédiaire (7800 ?). J'achète. Elle était équipée d'une ampoule. 

Tu vois ? Ca se précise. 

Rentrant à la maison, je la branche. J'en profite pour lire la notice. Pourquoi ? Dieu seul le sait. Et il est indiqué : pour éteindre l'ampoule, appuyez deux fois sur le bouton. 

Les vacances se passent et je rentre à la maison. Je mets l'iPhone et la batterie de secours en charge. 

Bois un coup pour compenser l'émotion. 

Ce matin, je pense à ma batterie avec la lumière qui ne s'éteint pas mais néanmoins rangée dans un tiroir. La batterie était enfin déchargée. Lumière éteinte. Je la recharge dix minutes. J'allume la lumière. J'appuie sur le bouton. Elle ne s'éteint pas. J'appuie deux fois de suite. Elle s'éteint. 

Quand on est con...

14 août 2017

La popularité de Macron

Les derniers chiffres de popularité d’Emmanuel Macron sont tombés (aie!). Ils sont mauvais. Les pires pour un nouveau président de la République depuis 1995. La mauvaise popularité de François Hollande me surprenait et me décevait. Celle de son successeur m’étonne toujours mais ne me déçoit pas : je m’en fous. J’ai voté pour lui par défaut et les premières mesures prises, autour de la moralisation de la vie politique, ne me plaisent pas alors qu’elles sont accueillies favorablement par beaucoup.

Déçu ? Oui… J’en ai déjà fait un billet. Les Français ont choisi un type qui voulait une politique ni de droite ni de gauche ou de droite et de gauche et font la gueule trois mois après. J’irais bien les envoyer se faire, heu, non rien…

Ce qui m’amuse et m’exaspère (tout cumul est possible, non mais sans blague) est la réaction des analystes politiques en culotte courte dans les réseaux sociaux. La réaction de Macron lui-même (voir le Canard de la semaine) m’amuse.

Emmanuel Macron a fait environ le vingt-cinquième de son mandat et les analystes n’ont, finalement, pas mieux à faire que de parler de sa popularité, comme ils l’ont fait avec Hollande auparavant (mais aussi avec Sarko même si sa popularité a mis bien plus longtemps à chuter). Chacun va expliquer les causes de la baisse. Tant pis si les raisons sont contradictoires. Par exemple, certains vont dire que l’interdiction des emplois familiaux pour les élus était attendue des Français et d’autres, dont moi, vont dire exactement le contraire, genre : c’est une intrusion de la morale et de la politique dans la sphère privée, c’est mal.

Il reste 19 trimestres à Macron, 57 mois avec des chiffres de popularité.


On n’est pas rendus...

13 août 2017

Pour en finir avec les mots de passe

Mot de passe perplexe
Périodiquement, des conseils tournent sur le web pour la gestion des mots de passe que nous avons pour accéder à différents services. Ils me laissent toujours perplexes pour différentes raisons (par exemple, avoir des machins mnémotechniques pour s’en souvenir n’est pas à la portée du grand public et des andouilles avec une mémoire de serin, comme moi : diversifier les mots de passe oblige à les noter quelque part, ce qui introduit une faille dans la sécurité). Ce week-end, un article a fait le buzz : le premier lascar a avoir donné des conseils reconnaît s’être planté… Il est temps de faire le point sur le sujet voire de donner des éditer aux éditeurs d’application, aux responsables de la sécurité,… Faire le point nécessite nécessairement de rappeler quelques énormités.

En préambule, je précise que ce billet n’a pas vocation à donner des conseils aux utilisateurs mais uniquement à entamer une réflexion auprès de mes trois ou quatre lecteurs.

Commençons par la première énormité : je me fous des mots de passe. Je suis abonné à un tas de services mais il reste peu de mots de passe importants. J’en mets deux de côté : le code confidentiel pour ma carte bancaire et celui pour l’accès à la gestion de mes comptes bancaires. Je mets de côté aussi ceux liés à mon boulot (mais le problème est le même). Il me reste mon mot de passe Google parce que c’est celui de ma messagerie et de mes blogs, hébergés par cet honorable géant mondial. Les autres usages de mon compte Google (mon navigateur Chrome, ma personnalisation Google News,… ont peu d’intérêt). Il reste aussi le mot de passe Twitter et le mot de passe Facebook. Ils sont importants parce qu’ils me permettent de m’exprimer en ligne mais aussi parce qu’ils représentent la clé de mon authentification en ligne. Par exemple, je veux signer une pétition sur le web, j’utilise mon compte Facebook.

La première énormité : j’ai trois mots de passe important (messagerie, Twitter et Facebook) mais je ne les utilise jamais. Ils sont connus du navigateur de mon PC à la maison, le même que celui que j’utilise au bureau et chez ma mère, et de mon iPhone. Ce qu’il faut sécuriser est donc l’accès au smartphone et au navigateur. Tiens ! Je vais quand même donner ceux conseils : mets un mot de passe pour l’accès à ton PC personnel (il y en a un au bureau, je suppose) et un code pour ton smartphone (ou un truc de sécurisation offert par l’industriel). Le deuxième est un rappel : un mot de passe est strictement personnel.

Je résume le premier constat : les mots de passe pour l’accès aux applications ou services étant mémorisés par les systèmes que vous utilisez, ce sont ces systèmes et l’accès à ces systèmes qu’il faut s’efforcer de sécuriser. Que les éditeurs y réfléchissent (ce qu’ils font, d’ailleurs). J’ai cité des mots de passe importants, comme celui pour l’accès à ces systèmes (dont le code confidentiel de la carte bancaire qui permet, par exemple, d’accéder à la puce de la carte). N’en oublions pas certains :
  • celui d’accès à la messagerie parce que c’est la messagerie que vous utilisez pour ouvrir les comptes (par exemple, si votre mot de passe de messagerie est divulgué, n’importe quelle andouille pourra utiliser votre compte Facebook en y tapant : « mot de passe oublié », il recevra alors sur votre messagerie un lien pour y accéder ; pour la même raison, le code pour l’accès au smartphone est important : certaines procédures de sécurité passent par les SMS),
  • celui d’accès aux comptes bancaires (les raisons semblent évidentes mais il y en a de nouvelles : les banques préparent « l’Instant Payment » - Google est votre ami : de l’ordinateur du commerçant, vous vous connecterez à l’application de votre banque pour déclencher une espèce de virement instantané).

Le fait que je signale certains mots de passe comme très importants ne veut pas dire que d’autres ne le sont pas. Donnez moi votre mot de passe pour le site des impôts et je vous ferai une farce amusante. Par ailleurs, vous ne connaissez pas – et moi non plus – ce qui se cache derrière, les procédures utilisées par les éditeurs pour la sécurisation… parfois victimes de hackers méchants.


Par contre, il y a des mots de passe sans intérêt. Pas plus tard qu’hier, il a fallu que je renouvelle mon abonnement au Canard Enchaîné. Pour payer « en ligne », il faut ouvrir un compte sur le site du Canard, donc utiliser un mot de passe. Je ne vois pas l’intérêt. C’est presque une faute de l’éditeur. Hier, il a fallu que je renouvelle aussi mon abonnement à OVH qui fournit le nom de domaine pour mon blog : je n’ai pas eu besoin de me connecter à mon compte chez eux.

Si je ne vois pas ce qu’un pirate pourrait faire de mon compte au Canard Enchaîné (à part pour changer l’adresse pour voler mon journal, ce qui serait un peu con pour un fraudeur : mettre sa propre adresse…), je ne sais pas quelles sont les mesures de sécurité mises en œuvre par le prestataire du Canard. Il a donc fallu que j’applique les principes habituels de sécurisation : mot « compliqué » et unique (pas utilisé par d’autres services). J’y reviendrai.

Ma première préconisation, pour les éditeurs : ne mettez des mots de passe que quand c’est utile. Pour payer un abonnement, on n’a pas besoin de mot de passe mais d’un numéro d’abonné et d’un numéro de carte…

Je parlais des principes habituels de sécurisation. Prenez le code confidentiel de votre carte bancaire. Il est hyper simple. 4 chiffres. Pas de caractères alphabétiques, pas de signes cabalistiques,… Un type vous pique la carte : il peut faire trois essais. Après, ces terminés. Il a donc en gros 3 chances sur 10000 de trouver votre code. Basta. Ce qui importe est que personne ne voit votre code quand vous le saisissez. Ca devrait être pareil avec les mots de passe pour toutes les applications.

Ma deuxième préconisation, toujours pour les éditeurs. Sécurisez le stockage, la saisie et le transport des mots de passe et ne faites pas chier les utilisateurs. Je ne parle pas des geeks qui me lisent mais du grand public. Je vais traduire pour lui. Si vous êtes né en avril, vous pouvez utiliser « Avril » comme mot de passe. Un potentiel fraudeur ne saura pas que vous utilisez un « mois » comme mot de passe et n’aura donc aucune chance de tomber dessus en trois essais. Par contre, il faut bien que ce truc ne soit connu que de vous et que vous ne l’utilisiez que pour un seul service (s’il est piraté, les hackers sauront alors quel mot de passe vous utilisez pour d’autres services…). Je me répète : ceci n’est pas un conseil, vous ne savez pas quel dispositif de sécurité est « mis derrière » par l’éditeur.

Ma troisième préconisation, encore pour les éditeurs : n’utilisez pas votre propre système d’authentification (de gestion des mots de passe et tout ça). Prenez celui d’un tiers, notamment d’un géant mondial comme Google, Facebook ou Twitter. Je parlais de pétition. Si vous signez une pétition sur Change.org, vous vous identifiez par votre compte Facebook et basta. Pas besoin d’avoir un mot de passe chez Change.org.

Je disais que les mots de passe étaient mémorisés par les systèmes. Du coup, vous ne les utilisez quasiment jamais et vous les oubliez… Vous les utilisez quand vous changez de système (et quand le nouveau système est incapable de se récupère ce qu’utilisait l’ancien) ou quand on vous oblige à le changer (ce qui est très fréquent dans le domaine professionnel mais pas dans le public). Cela relativise l’importance des mots de passe pour le grand public et donc les recommandations que l’on voit périodiquement, par les autorités, les experts. Je suis désolé, mais les gens s’en foutent et vous n’y changerez rien.

Enfin, je parlais de mon abonnement au Canard Enchaîné et du fait que j’ai été obligé de créer un compte. Je suis en vacances et je l’ai fait à partir du PC de ma mère (mais avec un navigateur Chrome « à mon nom »). En fait, c’est l’abonnement de ma mère… J’ai donc choisi un mot de passe au hasard que j’ai scrupuleusement noté sur la facture que j’ai imprimée pour qu’elle puisse le connaître. Ce n’est pas prudent mais bon hein. L’an prochain, je serai à nouveau en congés que l’abonnement arrivera à expiration. J’aurai oublié le mot de passe et ne saurai pas où ma mère à stocké l’impression et elle l’aura oublié (d’autant que l’impression ne sert à rien vu qu’on a reçu un justificatif par mail, il suffit de chercher dans la messagerie si on a besoin de la facture). J’aurai également oublié que j’ai créé le compte avec mon navigateur et pas le sien et donc que mon navigateur aura mémorisé le mot de passe. J’irai donc sur le site du Canard et cliquerai sur « mot de passe oublié ». L’application m’enverra donc un mail avec un lien pour me permettre de le changer et de me connecter.

Ma dernière préconisation, éternellement pour les éditeurs, mais seulement d’applications ou de site où on ne se connecte qu’occasionnellement : supprimez les mots de passe. Mettez sur le site une zone pour saisir l’adresse mail de l’abonné. Vous lui envoyez un lien par mail. Il clique dessus et il est authentifié.

Je ne vais pas résumer ce billet. Faites en bon usage. Et surtout, prenez du recul par rapport aux mots de passe, ce ne sont pas vraiment eux qui font la sécurité vu qu’ils sont mémorisés par des systèmes que vous ne maîtrisez pas.


Vous ne maîtrisez que l’accès à votre PC et à votre smartphone. Quant aux éditeurs, qu’ils nous préparent la sécurité du futur plutôt que de traîner au bistro.

12 août 2017

Seul le sérieux sauvera le PS

Personnalité politique joviale
Disons-le : ce blog était à l’arrêt pour des vacances estivales bien méritées, au soleil de Bretagne. Pourtant les non événements qui se sont alimenté nos journaux auraient mérité des billets sans intérêt à répétition. Prenons Neymar. On a d’un côté un footballeur acheté environ 200 millions et le gouvernement qui a bloqué je ne sais plus quels crédits pour 200 millions. Les militants socialistes – ben oui, c’est l’objet de mon espèce de texte du jour – parisiens se réjouissaient de l’acquisition tout en déplorant le gel des trucs mais quand on leur mettait les deux informations en regard, ils répondaient : tu confonds tout. Or, on ne confond rien, nous sommes dans un monde qui a perdu quelques valeurs. Néanmoins, je veux bien dépenser un peu d’énergie à tenter de sauver le Parti Socialiste ou, du moins, ce qu’il devrait être. N’étant pas moi-même un partisan de la collectivisation des moyens de production, je ne veux pas me qualifier de « socialiste ». Je ne sais plus trop ce que cela veut dire et je ne sais pas si quelqu’un le sait réellement. Mais ce parti est sans doute le courant politique le plus proche de mes positions. Alors sauvons-le (avant l’apéro).

Ce qui ne vous empêche pas à travailler à la définition du mot « socialiste ». Je ne suis pas un intellectuel mais un blogueur de comptoir doté d’un léger bon sens aussi fort que ma surcharge pondérale qui va pourtant en diminuant. Vous avez deux heures. Avant l’apéro, donc le sauvetage en question.

Partons d’un événement récent. Prenez pour argent contant ce que je vais vous raconter, on pourra analyser les faits ensuite. La question n’est à ce stade pas de savoir qui a raison mais de décrire cet événement tel que je l’ai vu.

Le Conseil Constitutionnel (ou un autre machin) a publié les comptes de campagne des candidats. Il en ressort que le plus dépensier a été le candidat du Parti Socialiste (pour le résultat que l’on connaît). Julien Dray, éminent membre du PS avec une solide expérience mais ayant peu participé à la récente législature (il n’était ni ministre ni élu au niveau national), a demandé à ce qu’on fasse un audit des dépenses de la campagne de Benoît Hamon. Il a été repris dans Facebook par Romain, un copain, proche de Juju mais aussi des hautes sphères du quinquennat précédent. S’il ne l’avait pas fait, je n’aurais peut-être pas fait attention, pris dans ma torpeur estivale. Pour être précis, ce qui a attiré mon regard, sont les commentaires à cette publication. Pour rigoler, j’en ai moi-même fait une publication et j’ai eu un tas de commentaires idiots, aussi. Moins que Romain, bien sûr, ce qui est rageant.

Ces commentaires négatifs étaient composés pour partie d’une critique de Dray, souvent méchante, rappelant une anecdote qui n’est plus à l’heure, venant souvent jusqu’à plus d’une trentaine d’années avec la création de SOS machin. L’autre partie, portait sur la justification des dépenses, comme quoi elles ont été validées par le Conseil Constitutionnel et tout ça et sur l’implication de tel ou tel dans la campagne.

Notons bien que je ne suis pas le porte-parole ou l’avocat de Juju ou de Romain. C’est mon ressenti que je narre. Ceci est donc bien une narration. C’est seulement à partir de maintenant que l’on peut réfléchir non sans faire preuve d’une certaine objectivité. Je sais qu’il n’est pas toujours facile d’être critiqué mais, chers amis militants, la critique n’est pas personnelle. Vous n’êtes pas responsables des actes de vos chefs. Vous avez le droit de prendre du recul.

Revenons sur certains points. Tout d’abord, Dray est certainement critiquable mais on s’en fout. C’est le premier homme politique a avoir rencontré les blogueurs, à être venu à la Comète. Mais il buvait du Coca. C’est la première personnalité politique de premier plan que j’ai rencontrée. Il était passionnant. Il nous avons raconté des anecdotes sur Mitterrand. Ce qu’ont fait toutes les andouilles que j’ai vues après. On s’en fout sérieusement. Tu ne l’aimes pas, oui, toi, dans le fond, là, pour des raisons que tu serais incapable de justifier.

Les comptes de campagne ? Ils n’ont pas été validé sur le fond par le Conseil Constitutionnel mais sur la forme. Il devait s’assurer que les dépenses n’avaient pas dépassé le plafond autorisé et tout ça. Pour le reste, il ne me paraît pas idiot de se demander où est partie la quinzaine de millions dépensés par l’équipe d’Hamon alors que la campagne a été invisible. Au moins, avec Ségolène Royal et François Hollande, on se souvient encore de leurs campagnes et on pense savoir où est parti le pognon.

Cet audit est indispensable d’autant qu’Hamon a quitté le parti.

La question n’est pas de savoir pourquoi Hamon n’a pas gagné. Comme en 2002 ou 2007, on voit de magnifiques théories mais toutes partiales. Restons calmes : jamais les socialistes ne sont succédés à eux-mêmes. Jamais ils n’ont gagné sur leur programme. Arrêtons de raconter des conneries.

D’ailleurs, je vais faire un aparté : quelques insoumis se sont mêlés de ces discussions pour dire qu’Hamon aurait dû se retirer avant et que, ainsi, Mélenchon aurait gagné. C’est aussi une belle connerie. Mélenchon serait peut-être arrivé devant Fillon ce qui aurait été bien rigolo mais Macron et Le Pen seraient quand même arrivés premiers.

La question n’est pas non plus de savoir pourquoi le résultat d’Hamon était aussi dérisoire. Un candidat du PS ne devrait jamais faire moins de 20 % (ce qui nous ramène aussi en 2002). Faire moins de 7 a pourtant été possible. Mais n’allons pas chercher trop loin. A partir du moment où le début de campagne a été raté, les gugusses comme moi ont compris que ce n’était même plus la peine de jouer et sont allés voir ailleurs.

D’ailleurs, je reçois pas mal de critiques. Du genre : « hé ho, tu peux donner les leçons aux socialistes mais tu ne votes pas pour eux. » Tout d’abord, je ne suis pas militant politique. Je suis électeur. Ensuite, je suis blogueur (un tantinet expérimenté, du moins un plus que les éternels glandus qui pondent leur avis en commentaire d’une publication Facebook) ce qui m’habilite largement pour raconter des âneries. Enfin, je voudrais que les militants socialistes ayant défendu plus que moi les idées d’Hamon, comme le revenu universel, dans leurs blogs se signalent à mon concierge.

Cet audit est indispensable parce qu’il y a suspicion d’une mauvais gestion d’autant que les meetings de la BAP semblent avoir organisés par Bigmalion. Si on ne lève pas la suspicion, aucun redémarrage ne sera possible. Julien Dray a parfaitement raison : étudier précisément les comptes permettra de voir ce qu’a fait le parti et de détecter les erreurs, analyser le fonctionnement et préparer l’avenir. Ca ne suffira pas mais c’est un point de départ…

Après, il faudra trouver une ligne politique. Il y a le temps mais ne nous voilons pas la face : la tâche la plus dure, pour que le PS redevienne un parti de gouvernement, sera de réconcilier les gauches irréconciliables. C’est pas gagné. Mais ne commençons pas par taper sur un type qui propose une méthode et qui essaie d’analyser un échec autrement que par des généralités de comptoir du genre : ah ben merde, Valls n’a pas joué le jeu. Comme si le jeu était jouable, comme si tout c’était joué aux primaires et pas au cœur du parti pendant le quinquennat.


Ensuite, il faut se poser et préparer les élections qui auront lieu avant 2022… Il y a deux ans ou presque pour la prochaine.

Bon anniversaire, Pépère !
Mais dans cette réconciliation des gauches irréconciliables, il ne faut pas oublier un détail. Déjà avec plusieurs gauches, le PS a connu des grandes époques : 1981, 1988, 1997, 2012,… pour ne rappeler que les belles victoires. Des gens ont su faire ce qu’on a appelé, ensuite, la synthèse, ce qu’on a beaucoup critiqué à Hollande. C’est à mourir de rire. Le type de la synthèse molle est le seul a avoir pu gagner récemment et on le critique pour ça.

Et on critique ceux qui lui sont restés fidèles.


Faudrait voir à être un peu sérieux...

11 août 2017

Du basket à Loudéac

La presse locale (ici le Courrier Indépendant, l'hebdomadaire du coin, sorti ce matin) parle beaucoup de la création d'une section "basket" à l'Amicale Laïque de Loudéac (par reprise des activités du club "Catho"...). J'aime pourtant que l'histoire loudéacienne soit assez rigoureuse d'autant que les historiens du sport en Centre Bretagne sont assez peu nombreux.

La section basket de l'Amicale a été créée dans les années 60. C'était la première section de sports collectifs à l'Amicale, voire dans tout Loudéac (à part le foot). C'était du basket féminin, il faut privilégier les trucs importants.

Est-ce utile de réveiller mon blog pour si peu ?

Je ne sais pas mais le créateur était Yvon Jégou, mon père donc, qui a fait un peu plus pour l'animation de Loudéac que certains, à cette époque.

J'associe évidemment à mon billet Mme Calvez, Gentilhomme,... et tous les valeureux loudéaciens que j'ai pu oublier.

Erratum : quand la section de basket féminin a été créée à l'Amicale Laïque, il en existait déjà une à l'ESSM (le club catho). Notons que mon père participait aussi au "basket catholique" vu qu'il tenait la "table de marque" (de mémoire, de "l'équipe 1" qui jouait au niveau national). C'est bien la preuve que nous ne sommes pas que des bouffeurs de curés. À part ça, il a été Président pendant des années du Comité départemental et de la Commission régionale des "salles et terrains".

29 juillet 2017

Partageons mon avis (et rigolons)

Dans Facebook, hier, je m’amusais d’avoir fait deux publications successives contre Macron et LREM. J’ajoutais qu’il était temps que je recommence à taper sur les insoumis et les socialos pour équilibrer. Un commentateur – que je ne connais pas – a répondu : « tu es vraiment un drôle de type ». Je ne sais pas ce qu’il veut dire, il ne comprend sans doute pas qu’on peut ne pas choisir formellement un camp quand on milite.

Quand Hollande était président, j’étais d’accord avec suffisamment de sujets pour ne pas trop taper quand j’étais en désaccord. J’avais fait sa campagne et je me devais d’être fidèle jusqu’au bout. J’ai seulement tapé sur quelques trucs, comme l’augmentation de la TVA. Cette fois, avec Macron, j’ai retrouvé ma liberté. Je dis ce que je veux. J’ai toujours été – du moins depuis la fin des années 80 – de centre gauche, je peux donc naviguer aisément entre le PS radicalisé et En Marche. C’est vous dire : seul le projet de Benoît Hamon me paraissait sympathique, et je l’ai dit dans Facebook et dans mon blog, mais j’ai quand même suggéré aux braves gens de voter pour Emmanuel Macron, ce que j’ai moi-même fait, car il me paraissait le plus à même de faire barrage à une droite dure et que je pensais que l’autre n’avait aucune chance. J’ai même écrit que j’aurais voté pour Jean-Luc Mélenchon si j’avais pensé qu’il avait une chance. Je fais partie des 600000…

Je pense que beaucoup de militants ont perdu leurs repères, c’est une évidence, mais ils s’expriment de plus en plus sur le net et se croient obligés de soutenir mordicus un « camp ». Hier, j’ai vu un insoumis qui publiait un article d’une officine d’extrême droite bretonne (je ne lui jette pas la pierre, j’ai fait pareil « en mon temps », mais le contenu était différent). Ce machin disait que Facebook avait supprimé 70000 publications opposées à Macron. L’insoumis, piqué au vif, a diffusé cela pour dénoncer un scandale ! Macron a été par la finance internationale et tout ça. L’article expliquait pourtant que Facebook n’avait supprimé que des tweets ouvertement islamophobe (ce qui scandalisait évidemment le torchon en question). Et l’insoumis relayait…

Didier Goux a publié son journal de juin ce matin. Je le cite : « Ce qu'on a appelé la blogosphère [,,,] est en train de mourir de sa belle mort, si tant est qu'il y en ait de belles. Que ce soit à gauche ou à droite, c'est un territoire exsangue, un champ de ruines que nul n'a envie de visiter. » Il parle évidemment de la blogosphère politique. Et je vais relativiser : ça fait des années que l’on parle de la mort des blogs. En outre, il y a plein de blogs plus ou moins nouveau mais j’ai toujours la flemme de rafraîchir ma blogroll. Mais il a raison : parmi les blogueurs actifs vers 2012, la plupart ne font presque plus rien et les quelques écrits sont proprement à chier (et je plaide coupable : je ne fais plus que des billets à partir de mon iPhone – sauf ce matin – plein de fautes d’orthographe, qui ne font qu’exprimer un sentiment que j’ai à un moment, racontant n’importe quoi, souvent, et ne travaillant pas le fond. En fait, j’écris des trucs sur Facebook en buvant mon indispensable bière de sortie du bureau et, quand le contenu est long, je recopie dans le blog en changeant deux ou trois virgules).

Ce qu’il y a d’idiot – et je ne jette toujours aucune pierre – c’est qu’on trouve tellement de lecture dans Facebook que les blogs sont désertés, d’une part, et que les gens diffusent tellement de trucs dans les réseaux que la part d’écriture par des particuliers est en forte baisse. Les internautes publient, en plus, beaucoup sans ajouter quatre ou cinq lignes de commentaires pour expliquer leurs opinions. On l’a vu avec cette histoire d’APL diminuées de 5€. Les remarques étaient du genre « c’est de droite », « ceux qui à gauche défendent ça ne sont pas de gauche », « c’est faux que ça fait augmenter les loyers » et rien de plus. Aucun fond.

Enfin, dans cette folie générale qui consiste à diffuser son avis, les internautes oublient qu’on peut ne pas avoir d’avis. Par exemple, pour ces cinq euros, j’ai un avis, mais surtout, je m’en fous. Donc je ne comprends pas l’agitation générale à gauche. Elle est compréhensible à droite : c’est supprimer de l’argent public qui va dans le privé. Qu’ils se démerdent, tous ! Par contre, une autre mesure passe plus ou moins inaperçue : le gouvernement va diminuer le financement de logements sociaux. Et ça, c’est bien à droite ! Et c’est scandaleux. Mais je l’ai dit sans argumenter, ça fait 10 ans que je dis dans ce blog qu’il faut augmenter la construction de logements sociaux.

Ainsi, les réseaux sont devenus des déversoirs à émotion (le plus drôle est quand une personnalité passe l’arme à gauche, les militants politiques sont battus…).

Mon blog s’appelait « Partageons mon avis » avant de baisser considérablement à partir de fin 2013 (oui, ça va faire quatre ans que je glande, que j’ai quasiment fermé 4 blogs… même si je me suis décidé à repartir sur celui-ci en changeant la façade). J’y faisais des billets avec ce que j’avais sur le cœur, en essayant d’être pédagogique, de lire, de travailler les sujets, on était quelques uns, ainsi, et tous ont disparu.

Moi, je profite d’un samedi d’août un peu morose côté ciel pour tenter d’être sérieux cinq minutes. Mais je vois, tous les soirs, des copains qui s’engueulent dans Facebook, certains militants socialistes, en particulier, deviennent odieux, parce qu’ils ont beaucoup milité pour François Hollande et sont maintenant égarés. Peut-être. Ils restent sûrs d’eux.


Je ne suis sûr de rien. Mais j’espère continuer à m’amuser dans Facebook et dans les blogs.

27 juillet 2017

Les emplois familiaux chez les parlementaires

L'Assemblée vient de valider l'interdiction des machins. C'est une erreur grave mais tout le monde à gauche s'en réjouit. D'un autre côté, voir des mecs de gauche se réjouir des décisions de Macron est drôle. C'est comme aujourd'hui avec la nationalisation des chantiers naval. J'ai vu des commentaires très drôles de types qui pour ne pas critiquer la décision critiquent la méthode. Remarque ! J'ai aussi vu des copains de gauche diffuser un article d'Atlantico, officine de droite illettrée, parlant d'un rapport de l'OCDE ou un truc comme ça qui critiquait la réforme du travail en disant que l'Allemagne avait fait l'inverse alors que, la veillent, ils parlaient encore de l'Allemagne où le taux de pauvreté explose. 

Les repères font pareil. Les types critiquent LREM d'être ultra libéral mais ne comprennent pas une libéralisation et critiquent un renfort des accords de branche. J'ai même vu un lascar qui défendait les contrats de travail alors que la loi devrait prendre le dessus. Le contrat de travail est un truc qui permet aux patrons d'imposer des conditions dramatiques aux employés qui sont obligés de signer. Mais je m'égare. Je voulais faire un billet de trois lignes. 

Cette loi, à propos des emplois familiaux, est une funeste connerie. Elle introduit dans la loi un truc qui pourrait révéler de la morale si la morale avait quelque chose à faire en politique. En l'occurrence, si j'étais député et avais un fils juriste en qui j'ai totalement confiance, je ne vois pas en quoi je n'aurais pas le droit de l'employer. 

Que l'on change quelques bricoles à la loi pour empêcher des emplois fictifs (et je ne sais même pas si la loi actuelle n'est pas suffisante) est une chose. 

Mais on en arrive à déresponsabiliser totalement les responsables du peuple qui n'ont même plus le droit et le rôle d'embaucher qui ils veulent. 

Ils peuvent montrer des paquets de nouilles à l'Assemblée, remarque ! Y venir avec la chemise qui sort du pantalon et une compagne qui bosse pour Bolloré. 


26 juillet 2017

Politique du logement


On parle beaucoup de cette histoire de 5 euros dans FB. A l'instant, un gazier disait que j'étais infréquentable. Pour lui donner raison, je l'ai bloqué. Un autre type me parlait de la prostitution estudiantine. Je lui demande : les cinq euros vont changer quoi. 

Maintenant, je demande à tous les insoumis d'opérette et autres gauchistes du même métal, sérieusement : vous feriez quoi pour le logement. Je dis bien sérieusement. 

Pour ma part, je propose d'une part d'arrêter en cinq ans toute aide au logement et toute incitation fiscale et d'autre part de consacrer le montant correspond à la construction de logements sociaux (ou pour étudiants). Je propose aussi d'empêcher l'interruption des baux pour des motifs n'ayant aucun lien avec des retards de paiements excessifs et de rendre obligatoire le transfert de propriété aux types qui louent le même logement depuis 15 ou vingt ans. 

Et arrêtez de me les gonfler avec vos pleurnichement dans les réseaux sociaux. 

Et mon transfert de propriété n'est qu'une mesure palliative. Je suis contre la propriété des logements et favorable à un droit à l'usage. Donc contre l'héritage pour ces types qui se seront fait offrir un logement. 

Avec mes mesures, on va torpiller le marché. Hop ! 

Misère, misère !


Cette dame est en train de fouiller le cendrier de la Comète dans l'espoir de récupérer quelques grammes de tabac...

Je lui ai immédiatement offert une cartouche de cigarettes par bonté. Non, je deconne. 

Tous ces types qui débattent des cinq euros n'ont aucune idée de la misère humaine. Sans compter de la difficulté de certains clients de comptoir à immortaliser une scène discrètement avec leur iPhone. 

Il y a quand même beaucoup d'insoumis payés des milliers d'euros par mois qui donnent leur avis. Et à pleurer pour les autres. Moi, je m'en fous. Je demande un droit au logement pour tous (pas opposable, c'est de la connerie pour juristes). Pas cinq euros par jour. 

Pas opposable ? Si une nation comme la France n'est pas capable d'héberger tout le monde, il n'est pas interdit de se poser des questions. Et ne pas exiger un financement de l'Etat et un volontarisme populaire. Ca fait pourtant très joli. 

25 juillet 2017

Malgré mon islamophobie, je ne serai pas tondu à la libération

C'est déjà fait. 


Désolé pour le titre mais une copine m'a énervé dans Facebook avec une question sur l'islamophonie. Ce genre de question est digne des cathophobes qui n'osent pas dire qu'ils sont antisémites. Arrêtons de raconter des conneries. Au cul les religions. Toutes. 

Ce billet n'est pas raciste. Je ne sais même pas si le type qui m'a coupé les cheveux est vraiment Arabe. Ah mon avis il est Kabyle. C'est pareil. Il doit être un tantinet maghrébin. 

J'avais commencé par aller voir le coiffeur à 25 euros en face de chez moi. Une chaîne. Il ne pouvait pas me prendre avant 17 heures demain. J'ai risque rendez-vous au cas où. Un peu fâché. Il y avait deux employées. Dont une qui bossait et l'autre qui s'occupait de ses propres cheveux. Son patron a ma bénédiction pour les licencier. J'ai pris rendez-vous pour les faire chier mais je n'irai pas. 

J'ai donc décidé d'aller voir ailleurs. Je suis aller chez Achour au PMU qui vend plus de bières que de coupes pour lui demander conseil. Il s'y connaît plus en courses de chevaux qu'en coupes de cheveux et m'a envoyé chez l'Arabe le plus proche. 

J'y vais (300 mètres). Je demande si une coupe est possible. C'est trépidant. On me dit que oui. Je m'assois. Au bout de quinze minutes, le patron vient me voir. "Tu peux revenir demain ?". Le tutoiement est rédhibitoire. Je dis oui et je me casse. 

Je décide d'aller voir le suivant sur l'avenue, qui m'avait été conseillé par un client d'Achour. L'Arabe était plein, si je puis dire. Je vois alors un autre coiffeur dans la galerie commerciale. J'y vais. 

Je rentre et demande : "une coupe, c'est possible ?"  Un gros Arabe (ou Kabyle, à vus de nez) me pousse sur un siège en me disant "oui" sans me laisser laisser le temps d'enlever ma veste. Il me colle un bout de papier autour du cou et la traditionnelle blouse idiote. Il n'y avait pas de lavabo. Je me fous des lavabos mais ça fait plus de 35 ans que ce n'est plus que mon père qui me coupe les cheveux et que les coiffeurs exigent de me faire un shampoing avant de commencer le massacre, ce qui m'a toujours paru complètement con ayant une hygiène crânienne irréprochable. 

Et il me demande "je vous coiffe comment ?"  Je réponds "court et en silence" ce qui ne fut pas très fin. 

M'ayant ratiboisé, le type me demande : "je vous fais la barbe, aussi ?" 

Au point où j'en étais. 



Des vacances

Le quatrième jour des vacances, j'ai enfin fait ma première sortie. Je suis allé faire une course en bus à Ivry-sur-Seine. Aller-retour 45 minutes (sans compter les trois Ricard à l'Amandine, c'était ma route vu que je me suis trompé d'arrêt de bus, ayant confondu le 323 avec le 131). J'arrive à l'heure à la Comète pour me déshydrater avec Tonnégrande (notre illustration que je recycle pour faire chier le lecteur de mon blog). 



Je n'arrive pas à comprendre ces types qui, dès qu'ils sont en vacances, s'empressent de partir au bout du monde ou de la France. Les vacances, c'est ne pas travailler. Pas partir. Après je vais à Loudéac voir ma mère. Basta. C'est pour ça que je suis allé à Ivry. Il y a une gare où j'ai pu acheter mon billet de train. Aucune sortie inutile pendant les vacances. Et encore, j'ai horreur d'acheter des billets par internet. 

En plus ces andouilles font des publications sur Facebook du genre : "nous sommes arrivés à Niort pour la première étape". Cc Karine qui va me haïr. 

Moi, de ne rien faire, j'arrive à faire une vraie publication. Tout en variant les plaisirs : 



Le troisième Ricard de l'Amandine était offert par le patron. Je vous jure que je ne voulais en boire que deux. Mais je ne pouvais pas refuser. 

24 juillet 2017

Du noir. Du jaune. Des couleurs. De l'émotion. Des bistros.


Je me demande si je n'ai pas déjà illustré deux ou trois billets avec cette photo. Ca me rappelle un peu l'été 2008 au cours duquel Tonnégrande et moi n'avions aucun projet pour nos vacances. Nous avions passé une partie du mois en terrasse de la Comète à regarder les abrutis non sans boire quelques verres ce qui pourrait laisser penser que l'on boit plus que de raison. Mais conchions les médisants. 

Ce midi, nous buvions un verre par pure amitié, ce qui, il faut le reconnaitre, n'a rien à voir avec l'alcoolisme. 

Vers 14 heures, nous avons remarqué une certaine animation sur l'avenue alors qu'il avait trous grammes et moi deux (ta gueule, c'est moi qui raconte).  


Je n'ai pas pensé à pendre une photo. Il y avait une grosse chinoise, au carrefour, qui s'engueulait avec une grosse noire. Cette dernière était dans sa voiture, genre Renault Scenic. Nous avons vu après que la dame d'une autre couleur (hé ! Ho ! Déjà que j'ai la réputation de raciste dans le web. Je ne sais pour s quoi faire) était issue d'une petite voiture, genre 107, arrêtée au milieu de la route. La grosse chinoise, que nous allons appeler la grosse chinoise non pas par racisme primaire mais par racisme secondaire insultait la grosse noire que l'on va qualifier ainsi à cause de sa légère surcharge pondérale et pas de sa sonbritude. 

La scène a duré plusieurs minutes. Réellement. Peut être 10. On était devant la porte du bistro à regarder en espérant qu'elle se foutent franchément sur la gueule car nous sommes des fumiers.

A un moment, la grosse noire dans la Sénic décide que ça a assez duré. Elle par donc avec une belle accélération. La grosse chinoise est restée accrochée à la vitre ouverte et semblait voler. On aurait dit un dessin animé. 

Fred, le serveur, qui était moins saoul que Roger, pense que la grosse de couleur (j'ai oublié la quelle) avait fini par passé le rond point à plus de 80. 

C'est alors que le patron me demande ce qu'il doit faire. Il faut reconnaitre que nous avions une grosse chinoise qu'il était partie envolée accrochée à la fenêtre de la voiture d'une grosse noire et qui avait laissé sa 107 au milieu du carrefour (c'est à ce moment qu'on a vu que son rétroviseur droit avait été arraché). Je lui réponds qu'il n'a plus qu'à appeler la police. La dame en question aurait dû être morte. Il fallait se couvrir. 

Il appelle. C'est alors que j'ai vu une grosse chinoise marcher au milieu de l'avenue et remonter vers chez nous. Elle n'était pas morte. 

En braillant, elle est remontée dans sa 106 avec le rétroviseur droit hors d'usage. 

Le patron a présenté ses excuses aux policiers. On est rentrés dans le bistro.  Et on a exigé la tournée du patron à cause des émotions. 


Un aveu


Et je suis sérieux. Notons que quand un con avoue qu'il est plus con, il pourrait difficilement être lyonnais. 

23 juillet 2017

Morne plaine politique

Tout comme je ne comprenais pas la baisse de popularité d'Hollande, je ne comprends pas celle de Macron. Soyons précis : j'ai voté pour lui aux deux tours parce qu'il me paraissait le moins mauvais. Pas pour son programme politique (mon vote pour son prédécesseur était plus d'adhésion) mais pour sa capacité à nous éviter une droite dure. Je connaissais son projet et me suis résigné pour cinq ans. Cela étant, son côté juvénile était réjouissant et il a participé à la mise à l'écart d'une vieille politique. Dans les cérémonies officielles, il fait propre sur lui mais pourrait s'abstenir d'aller faire le guignol. Il le paye d'ailleurs dans les sondages.



Mais je m'en fous. Il a cinq ans pour faire sa politique de droite et de gauche ou ni de l'un ni de l'autre. Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris ce principe mais ça ne m'empêche pas d'écrire des conneries sur mon iphone avec ma mail droite. Celle de gauche sert à tenir mon verre ou à y mettre de l'eau. Ce n'est pas que j'aime ça mais le Ricard pur n'est pas mon truc. 

Marquons une pause. En parlant de Ricard, je pense à un truc. Bon anniversaire, Romain Blachier ! Reprenons. 

Cette baisse de popularité me paraît révélateur de deux trucs. Je ne m'étendrai pas sur le premier : nos institutions sont à bout de souffle. Le deuxième justifie cette publication : la légèreté des Français. Hé les gars ! On a élu un Président pour cinq ans. Il faut prendre du recul. Je sais ça semble long. Mais en 1995, c'était pour sept ans, par exemple (mais on n'a eu que deux ans, d'un autre côté). 

Il faut reconnaitre que le début du quinquennat de Macron est pire que celui de Pépère, non pas pour ses actions mais pour les conneries qui lui tombent sur la gueule. 

Par ailleurs, les commentaires politiques dans les réseaux sociaux sont de plus en plus ridicules. Ou alors, à force de présence dans les réseaux en question, j'ai moi-même trop de recul pour m'intéresser au quotidien. 

Prenez cette histoire d'APL, qui tourne depuis hier. C'est bien parce que je suis de gauche que je préférerais que le pognon dépensé pour engraisser les propriétaires fonciers soit utilisé pour construire des logements sociaux. 

Mais, comme en 2012, il faut tout critiquer, lancer des oukases. Il me semble qu'en 2007, c'était différent mais nous étions beaucoup moins nombreux à dire des âneries sur internet. On n'aimait pas Sarkozy et son entourage et on critiquait les mesures prises, dans la suite de la campagne. Il y avait un milieu antisarkozystes complètement con dans les blogs, certes. Mais aussi des travailleurs acharnés, comme Sarkofrance, Dagrouik et j'en passe. Par contre, nous n'étions pas, je crois (c'est vieux), dans une espèce de délire, comme maintenant. Je me souviens, par exemple, que nous nous étions réjoui quand Sarko avait annoncé qu'il n'y aurait plus d'amnistie pour le 14 juillet. 

Cette ambiance dans les réseaux sociaux s'autoalimente. Les andouilles tournent entre elles. C'est d'ailleurs rigolo dans Facebook depuis quelques jours. Ils ont modifié l'incitation à se lier avec inconnus ayant beaucoup d'amis en commun. On clique. On est potes. Du coup, le nombre d'amis monté en flèche.  Et de trolls aussi. Des types viennent me critiquer. Des insoumis. Et ils partent fâchés. Ou deviennent insultants ou chiants. Je n'avais jamais bloqué autant de types que cette semaine. 

Ils font beaucoup de mal à l'ambiance. À eux-mêmes. Si je n'avais la réputation d'avoir une politesse et une amabilité infinies, je leur dirais bien d'aller se faire enculer. 

Par ailleurs (le recul ! Le recul !), je pensent qu'ils ruinent leur camp (la gauche de la gauche) d'une part en se faisant passer pour des crétins, d'autre part en ne se rendant pas compte qu'ils tournent entre eux. Ils en oublient que la Constitution nous protège aussi des extrêmes. Et comme ils en font partie, ils ne seront jamais au pouvoir. 

Alors, ils feraient mieux, comme moi, d'observer la présidence Macron. Voir ce qu'elle donne. En tirer des conclusions pour l'avenir. Celui de leurs idées, des Français,...

22 juillet 2017

Vive l'élevage de masse des masses laborieuses

La ministre dont au sujet de laquelle je ne me risquerai pas à écrire son nom dans mon blog (parce que je suis attaché à l'orthographe des noms propres, n'y voyez pas d'autre vice) a dit des conneries avec cette histoire de "Valorisation des Acquis d'Experience" pour donner un CAP "petite enfance" aux parents élevé des momes. Certes. 

Notons néanmoins que les professionnels de la profession de la petite enfance sont largement plus cons quand ils s'y opposent. 


Moi même, malgré tous mes défauts abominables dont une tendance notoire à la pedophilie à cause de mon éducation catholique, j'ai toutes les compétences requises pour m'occuper de gamins. Néanmoins, le risque qu'ils finissent obèses et pochetrons n'est pas nul. 



Ce n'est quand même pas un boulot qui mérite une formation spécifique ou une VAE. Tout le monde raconte des conneries. 

Ne voyez pas dans mes propos un dénigrement des gens qui s'occupent des chiares des abrutis divers. Il faut de la patience, de la résistance,... C'est un boulot qui peut difficilement se tenir au bistro. 

21 juillet 2017

Au cul, la charge mentale !

J'ai laissé un commentaire long chez Laurent Bouvet. Autant en faire une publication. 


"Je refuse de regarder. Je me prétendais féministe, sans doute pour faire plaisir à mes copines de gauche. Ou par bonne conscience. Depuis qu'on parle de charge mentale, ça me gonfle. Je n'ai pas à penser à faire mon lit le matin. Je peux très bien le faire le soir ou dormir dans un lit pas fait (avec une couette, qu'est-ce que ça peut foutre ?). Est-ce qu'une femme pense à ce que je prenne ma carte bancaire quand je vais au bistro ? Ou à m'essuyer les lunettes quand je regarde une touriste chinoise en robe blanche visiblement (justement) sans culotte dans le metro (véridique) ? Pourquoi vider le lave vaisselle dès que la vaisselle est propre alors que je peux attendre le fait d'avoir besoin de faire une vaisselle parce que je n'ai plus d'assiette propre ? Mais je m'égare et suis hors sujet. " 


C'est mon côté réactionnaire de gauche mais aussi hollandiste (le bon sens et tout ça)(sans compter son profond respect de ses compagnes...). 


Je pense que tout ça est à repenser. Vive l'égalité des droits, des rémunérations, de l'accès à tous les boulots et tout ça. Mais arrêtons les conneries. 


Il y a quelques années, il y a eu un débat au bureau sur le détartrage de la machine à café. Ce n'est qu'un exemple. La secrétaire en avait marre de le faire ce que je comprends. C'est une Nespresso et c'est un bordel à faire. Toujours est-il qu'il a fallu se répartir les tâches. Et tout le monde a admis que les hommes devaient participer autant que les femmes. Je suis d'accord, hein ! Mais je pense qu'avec mon salaire, le PDG ne serait pas d'accord pour que je passe ne serait-ce qu'une heure par an à détartrer une cafetière. 


Pendant le quinquennat d'Hollande, je défendais l'égalitarisme et tout ça mais ça finit par me gonfler. 


Le week-end dernier, j'étais chez ma mère. Je ne sais pas si c'est un réflexe de femme ou de mère, mais elle m'a "engueulé" parce que j'avais des traces noires sur la manche gauche de mon blouson et que je ne lui avais pas donné mon blouson à laver. Il a fallu que j'argumente. Petit 1 : je peux laver mon blouson moi-même mais dès lundi je prends le metro et il sera degueulasse à nouveau. Petit 2. Je l'ai payé 49 euros dans un machin de discount. Il ne supportera pas un lavage. Je le foutrai à la poubelle en octobre et on parlera d'autre chose. Mesdames, continuez à faire les fières. Je veux bien comparer mon budget bières et vos budgets fringues. 


Je veux bien comprendre que ça n'est pas inné et que c'est lié à l'éducation et tout ça. Mais admettez que ce n'est pas la peine de passer le balais avant l'arrivée de la femme de ménage pour qu'elle ne rentre pas dans une maison salle. 


Chacun sa charge mentale. La mienne est d'en faire un billet de blog. 

19 juillet 2017

Je vais finir par m'opposer à Macron.

Notons bien que ce n'est pas conviction mais notre bon Président n'a pas l'opposition qu'il mérite. 


Tenez ! Ces andouilles ont passé la journée à commenter le fait que le pouvoir démocratique a mis au pas le pouvoir militaire. Je pense qu'ils ont oublié l'histoire. Surtout celle de la gauche. 

Ils ont oublié que Macron n'avait pas viré le CEMA (les acronymes sont à la mode) mais que le CEMA avait démissionné, ce qu'il avait annoncé dès le 2 ou 3 mai (si ma mémoire est bonne). Il avait dit qu'il démissionnerait si Macron était élu. Incompatibilité. Il a mis ça en scène. Il devrait finir par pantoufler dans le privé. Jusqu'à la retraite. 

Par contre, il n'aurait pas démissionné si Marine Le Pen avait été élue. 

Et les clowns de gauche le défendent. Un type ultra catholique à particules. Bravo. Aucune conscience. De l'opposition de principe sans réflexion. 

En France, ce n'est pas l'armée qui dirige. C'est sûrement dommage, on pourrait passer les imbéciles par les armes. 


À lire aussi : 

18 juillet 2017

Hips !

Ca fait des années que, quand je sors un tweet avec lequel ils ne sont pas d'accord, les types de la vraie gauche mettent ça sur le compte de l'alcool. Ca m'apprendra à entretenir une réputation. 


Ils n'ont pas toujours tort. A 90% seulement. 


Outre le fait que je tiens un peu la marée, je ne vois pas comment je pourrais raconter des conneries de pochetron à 19h10 en ayant quitté le bureau à 18h25. L'alcool met une heure à agir. 


Ces propos sont blessants. C'est presque pire que des critiques sur le physique. Cela montre qu'ils sont cons et sans argument sérieux. Qu'ils sont dans une logique idéologique idiote. 


Ce soir, c'était Sarkofrance. Ca fait mal. Le fait qu'il soit devenu ainsi, surtout.

14 juillet 2017

Des hommages professionnels

Je n'ai pas tout compris à la dernière rubrique de Guy Birenbaum vu que je n'écoute jamais la radio (et la télé)(avec Twitter et l'info en continu, autant lire à froid la presse écrite)(que je lis d'ailleurs sur internet). Visiblement par affection et pour rigoler, il parlait du départ de sa chef sur un ton peu élogieux. 

Ca m'a rappelé le pot de départ en retraite d'un collègue. Il avait tellement de mauvais côtés que beaucoup attendaient son départ avec impatience (moi, je suis partagé d'autant que j'hérite d'une partie de son boulot). Il était mauvais et avait des coups de gueules très insultants envers ses collègues. 

Moi, vous me connaissez ! Je suis soupe au lait. Je m'engueule souvent avec les gens et deux jours (ou dix minutes) après j'oublie. Sauf dans les réseaux sociaux où ces moments de colère aboutissent à un blocage des abrutis. 

Avec lui, nous avons été potes pendant toute sa période dans l'équipe (6 ou 7 ans) mais nous nous sommes fâchés des dizaines de fois. Et même très potes (il était homosexuel sans jamais en parler ou faire d'allusion mais avait cette réputation, si je puis dire, et l'homophobie étant énorme, je passais une partie de mon temps à donner des baffes à chaque remarque. Ce qui me permettait de sortir des vannes dont une nous a laissé pliés de rire pendant quelques minutes. Nous étions à table à la cantine, avec des collègues, lui El face de moi et moi en face de lui et il a critiqué mon plat, me reprochant - pour se foutre de la gueule de ma surcharge pondérale - de ne pas avoir pris de poisson. J'avais donc répondu : "déjà que je bouffe en face d'une vieille morue"). (Ca me rappelle une autre anecdote, toujours à la cantine. A propos de je ne sais plus quoi il avait dit "j'aime les gros". J'avais rétorqué : "je serre les fesses"). 

Toujours est-il que deux jours avant son départ en retraite, j'avais demandé à un consultant qui bossait pour lui de faire un truc. Je n'avais aucune autorité pour ça mais il m'avait paru plus intelligent de lui demander directement plutôt que de passer par la voie hiérarchique (qui aurait approuvé ma demande). 

Du coup, il m'avait téléphoné (nos bureaux sont à moins de cinq mètres) pour m'insulter copieusement (en me traitant de connard). Il avait raccroché avant que je ne puisse répondre. Du coup, j'avais crié "connard" pour qu'il l'entende. Je ne suis pas fou. Quand j'ai compris qu'il m'engueulait, j'avais mis le au parleur du téléphone pour faire rigoler les types qui sont dans le même bureau que moi. Ils ont très bien compris mon insulte finale. Et on a bien rigolé. 

Le soir, pris de remords ou d'inquiétude, j'ai envoyé un mail à ma hiérarchie pour dire que Machin m'avait tellement gonflé que je l'avais insulté. C'est ainsi que j'ai appris qu'il avait envoyé un mail à la sienne pour dire que quelqu'un de la boite avait traité son consultant de connard. 

Il ne m'a parlé entre ce jour et son pot de départ en retraite où je suis allé malgré tout, en souvenir de toutes ces années. Il a salué tout le monde sauf moi sans que çà soit "ostensible". 

Pour son pot, il avait invité trois de ses anciens chef plus, évidemment, notre patron commun. Tous ont fait des discours élogieux (c'est normal, c'est le jeu) même si quelques uns ont lancé quelques piques drôles sur son "côté ingérable". 

Il n'empêche que cela m'a profondément gonflé. Par exemple, les deux derniers (je ne connaissais pas les autres) l'ont complimenté pour des projets qu'il avait mené. 

Ils ont oublié de dire que j'avais mené les phases d'avant projet ou de cadrage et que je l'avais sauvé dans de multiple situation en faisant évolué le SI (nos applications informatiques) pour réparer nos conneries (ce qu'il a fait, d'ailleurs pour réparer une des miennes une fois, rendons à César... mais je l'avais remercié, moi). Et je pensais aux collègues qu'il avait emmerdés pendant des années (dans notre groupe de "potes", à la cantine, son consultant en question et moi, étions les seuls à bosser avec lui). 

D'ailleurs, en discutant avec plusieurs collègues, après, ils avaient le même sentiment que moi. Les hommages étaient normaux à cause des circonstances. 

Mais bof.

13 juillet 2017

Vive les vaccins !

Je viens de signer une pétition pour l'obligation des vaccins. Pourtant, dans la vraie vie, j'ai un doute : je crois que les méchantes bactéries et odieux virus mutent en fonction de nos progrès médicaux. Et en plus, je signe assez rarement des pétitions. 



Il y en a trop du genre : êtes vous contre la pauvreté ? Ou : pensez vous qu'un détraqué sexuel doive être soigné ou sodomisé ? Ce dernier exemple est d'ailleurs mal choisi. Les choix ne sont pas contraires. Trop de pétitions sont populistes. J'en ai vu une, récemment, à propos des migrants. Du genre : devons-nous leur offrir un hôtel 4 étoiles ou devons-nous les égorger ? Je suis sérieux. Les réactions au sujet de Colomb Gérard (il n'est plus Maire) et de ses propos sur les migrants sont grotesques. Que feriez-vous ?

Pour ma part, je ne vois qu'une seule réponse possible : tant que les migrants ne le font pas chier, je vais au bistro et je laisse les autorités gérer. Si c'est trop le bordel ou si ça me coûte trop cher, je favorise, par mon vote, le changement des autorités. 

Revenons aux vaccins avec la clairvoyance qui me caractérise malgré les doutes que j'exprimais en introduction. Il faudrait être complètement con pour affirmer que l'espérance de vie n'avait pas augmenté depuis quelques décennies et que les progrès de la médecine n'y ont pas contribué. Il faut être très dégénère pour penser que les vaccins n'y ont pas contribué. 

Comme tout le monde, j'espère, je pense que la vaccination contre la grippe pour les personnes en bonne santé est une connerie. Une aspirine et hop ! Sinon, les méchants virus vont se développer et et tout ça. Comme tout le monde, j'espère, je pense que la vaccination des personnes fragiles (les vieux, quoi ! Merde à la fin) est indispensable. 

Néanmoins force est de constater que la vaccination contre les maladies infantiles est utile. Ceux qui prétendent le contraire méritent d'être traités comme des patates de chez Mc Cain, à savoir une mort atroce sans la moindre sodomie avec un pieux auquel on aurait collé des tessons de verre. 

Et leurs arguments sont complètement cons. Disons-le ! Des types de gauche sont contre au nom de la lutte contre les lobbies alors qu'ils auraient été pour au nom de la santé publique s'ils avaient été dans la majorité.