17 octobre 2017

Écarte les cuisses !

Je vais raconter une belle histoire. Ce soir, en rentrant en métro, je pensais à cette publication de ma copine Elodie avec 5 o à propos de ces lascars qui écartent les cuisses quand ils s'assoient. Je ne sais plus quel est le hashtag officiel. 

Hier, je l'ai commenté en lui disant qu'à chaque fois que je voyais un type avec les cuisses trop écartées, je constatais que les miennes l'étaient aussi (les sièges sont trop bas et j'ai une légère surcharge pondérale). Ce soir, j'ai décidé d'observer les gens systématiquement. On peut dire que 90% des types ont les jambes contre 10% des gonzesses (ce "sondage" n'a aucune valeur scientifique, il ne porte que sur une trentaine de personnes observées). 

Bref ! Dans la ligne 7, j'étais confortablement assis par miracle. Il n'y avait qu'un seul type bien assis (nous étions huit assis dans le coin, il n'y avait qu'un seul autre homme, qui m'éforçais de me placer sans déranger ni les gens ni mes joueuses, mais je parle de l'autre). C'était un type de 20 ou 25 ans. 

Arrêtons la politique, commençons l'histoire. Avec un petit "h". 

Arrivé aux Gobelins, le petit jeune se lève pour sortir mais une dame que je qualifierais volontiers de vielle peau si elle n'avait probablement pas au moins dix ans de moins que moi (soit 40 ans) empêche de sortir. Il attend qu'elle le laisse passer. Elle ne bouge pas. Tout timide, il reste "comme un con". 

La vieille peau dit alors "dites moi pardon et je vous laisse passer". Le gars était tétanisé. J'interviens : "il vous signale qu'il voudrait passer, il doit sortir ici, il a une petite dizaines de secondes pour le faire". 

Elle me répond : "occupez-vous de vos affaires, monsieur". Elle rentre discrètement ses jambes pour laisser le type sortir mais il n'osait pas (il a fini par forcer le passage, il avait pas le choix). 

Je lui fais remarquer qu'elle dérangeait, que le petit jeune n'avait pas à demander pardon alors que c'est elle qui empêchait un type de passer. Elle me répète plusieurs fois  "occupez-vous de vos affaires, monsieur". Textuellement. J'ai évidemment deviner que nous avions à faire à une espèce de folle. 

Je lui ai finalement répondu : "arrête d'écarter les cuisses, connasse". Les cinq autres femmes de notre "rangée" ont éclaté de rire.

16 octobre 2017

Harcèlement comme il respire

Ça va faire une semaine que les réseaux sociaux tournent autour des mêmes sujets. Notamment le harcèlement.

Je n'arrive pas à me sentir concerné par le phénomène sauf sur une bricole sur laquelle je reviendrai. Seul un cas de harcèlement au boulot m'a un peu touché mais je ne peux pas en parler dans les RS. Je suis un mâle blanc qui n'a jamais harcelé personne et je dois bien reconnaître que les trucs de cul ne m'intéressent que lorsque qu'on peut en rigoler. Mon célibat absolu en est une espèce de preuve. Quand j'ai l'occasion de dragouiller légèrement, je finis toujours par boire des bières avec les copains en oubliant l'objet de la drague en question. 

Je ne harcèle pas mais je suis volontiers grivois et volontairement grossier. Ostenciblement. Mais toujours pour déconner. Rarement finement. Et en plus je manie "l'argot" pour ajouter une couche de machisme. 

Depuis 3 ou 4 jours avec le #balancetonporc, les RS sont plein de publications diverses et de commentaires compationnels, de conseils,... Hier, j'ai fait une blague douteuse en passant pour tenter d'alléger une conversation un peu "forte" quand une copine à qui je répondais mais avec qui j'avais l'habitude d'avoir des conversations osées auxquelles elle en rajoutait toujours m'a dit d'aller chier. Je lui ai rappelé qu'elle me connaissait assez pour savoir que je ne pensais pas un mot de ce que j'avais dit et je lui ai expliqué pourquoi j'avais dit ça (c'était un jeu de mot mais je dois admettre qu'il était difficilement perceptible). Elle a continué à m'engueuler. Je suis resté zen...

Ce n'est évidemment rien par rapport à ce que peut supporter Laurent Bouvet (je résume parce que je vais recopier cette publication sur mon blog : il a proposé, pour rigoler, un hashtag du genre "et si on parlait des hommes qui se comportent correctement". Des tas d'abrutis lui sont tombés dessus, jusqu'à le comparer à des criminels. Pardon. D'abruti.e.s).  

Petit 1 : je crois que l'humour doit permettre de tout dédramatiser. Une vanne de part me paraît moins grave que le conseil d'un mec à une gonzesse quand elle a été harcelée. 

Petit 2 : ceux qui disent qu'il faut éduquer les garçons en plus des filles me paraissent vivre dans une autre planète (je dis "en plus" car les conseils d'éducation des filles portent généralement sur leur capacité à se défendre ou à porter plainte... Comme si une fille harcelée par son chef pour une validation de période d'essai pouvait recevoir une éducation pour l'éviter). Ces cons sont des éternels gauchistes adeptes des camps de rééducation. 

Petit 3 : dire à une pouffe que son allure générale est assez plaisante n'est pas du harcèlement. Y compris au niveau juridique. Je connais des cultures où les dames prennent cela très bien (y compris en France). Ne pas le faire serait un signe de grossièreté. Il y a des combats qui sont restreints aux féministes françaises, combats souvent repris par les hommes pour des raisons louables (mais souvent pour prouver quelque chose ou affirmer un égalitarisme un peu de façade). 

Petit 4 : en conséquence, il ne faut pas confondre l'humour ou la drague d'un côté et le vrai harcèlement (et évidemment le viol) de l'autre. Il y a des trucs très graves et d'autres rigolos. 

Petit 5 : quand on empêche de raconter des conneries, on tue à la fois l'humour et la liberté d'expression. C'est mal. 

Petit 6 : ne confondons pas tous les types de harcèlement. On ne résoudra pas le chantage à l'embauche facilement.c'est dramatique, je sais. D'autres cas peuvent se traiter. 

Petit 7 : on peut passer à autre chose ?

12 octobre 2017

Cantat : je ne suis pas coupable


Bertrand Cantat est un immense artiste mais il a tué sa femme, Marie Trintignant. Il a été condamné, a purgé sa peine... Et il a refait un disque. Les Inrocks en ont fait leur une hier. Ca a fait le buzz. Tout le monde (à gauche, surtout...) a critiqué ce canard. Critiquable, certes, mais sûrement pour d'autres raisons. Cette polémique m'a laissé perplexe. J'en ai fait une publication (je ne sais même plus si c'est dans mon blog ou dans Facebook). 

Peut-être en réaction, ma copine Olympe en a fait un billet. Excuser pour le lien pourri, je suis avec mon iphone. 

http://blog.plafonddeverre.fr/post/Noir-désir

Je lui avais dit que je le lirai plus tard mais j'ai craqué. Et tant mieux. En lisant j'ai compris ce qui me mettait mal à l'aise. Ce qui ne m'empêche pas de comprendre les arguments, je ne suis ni sourd, ni vraiment très con. Quoique. 

Je n'ai jamais massacré la moindre femme. Ni même frappé. Insulté, je dois reconnaitre. Je ne suis pas responsable de la mort de Marie Trintignant. On pourrait ergoter sur le thème : il a purgé sa peine. Ah oui mais elle était bien légère. Et tout ça. 

Dans ce bad buzz, il y a beaucoup d'hommes qui sont intervenus. On a l'impression qu'ils tentent d'expier le fait qu'il y a plus d'hommes qui massacres des femmes que vice versa. Moi, je n'y suis pour rien. 

C'est un peu comme si on accusait les Allemands d'être responsable des saloperies des nazis. Ou comme on accuse les blancs d'avoir pratiquer l'exclavage (ou l'ex lavage comme me dir mon iPhone). Alors on fait des journées de commémoration. On se flagelle. 

Je ne suis pas coupable. Cantat l'est. Les Inrocks ont sans doute fait une connerie. Mais pas moi. 

Le mâle blanc n'est pas responsable de tout les malheurs du monde. 

Il y a par ailleurs une andouille radiophonique, Raphael Enthoven, ou un truc, comme ça, qui a dit, en gros, sous les applaudissements : ce n'est pas la morale qui est en cause, ce sont les tripes. Il a tout faux. Mais il est applaudi à gauche (c'est vrai qu'il en sort souvent des bonnes). 

C'est bien une question de morale. Dire des âneries pour se persuader qu'on est au dessus de la morale et qu'on se dégage du debat est d'une bêtise sans nom. Les Inrocks n'avaient pas à faire la une sur un assassin : c'est une question de morale. 

Désolé. Et mettre les tripes au dessus est vraiment ridicule. Qu'on me laisse penser ce que je pense. Ce genre d'andouille tue la gauche. 

11 octobre 2017

Maintenant que je suis officiellement fasciste, je me lâche



Je dois avouer (maintenant que je suis officiellement dans la catégorie des fascistes) que ce qui m'a fait rigoler dans ce truc, c'est que l'article dise qu'ils ont manger des cochonneries parce que le type voulait du halal. 

http://www.ledauphine.com/france-monde/2017/10/10/il-frappe-sa-femme-pour-des-nuggets-trop-chers-un-an-de-prison 


Elle est belle la musulmanie. 

Va-t-on pouvoir expliquer à des cons, c'est que si je mange du poisson parfois le vendredi, c'est par tradition ? Qui date de loin, mes parents étaient plus anticathos que moi. Mais mon père ne filait pas une dérouillée à ma mère quand elle faisait du rosbif à la place. 

C'est bon d'être fasciste.

10 octobre 2017

Virage politique ?

Avant de quitter le bureau, ce soir, j'ai fait un tour dans les réseaux sociaux. J'ai remarqué les bêtises habituelles dont un debat entre les gens qui pensent que la grève du jour est un succès et ce qui pensent que c'est un échec. Je m'en fous. 

Ce qui m'attriste ce sont tous les copains qui ont perdu leurs repères. Jeff, par exemple, qui a réussi à démontrer que je suis macroniste parce qu'il est attaché à ce rapport droite gauche, certes toujours vrai, mais plus au centre des débats. Ce centre est passé autour de l'islamisme, de la laïcité, de l'Europe et un tas de trucs. 

Tant que les militants de gauche oublieront ces détails, on est foutus. Tant qu'ils resteront branchés sur des aspects fiscaux qui frisent le détail, on n'avancera jamais. Je pèse le mot "détail". Dans leurs slogans politiques des réseaux sociaux, ils loupent les bons sujets. Ils frisent la mesquinerie. 

On me reproche d'avoir critiqué Sarkozy puis défendu Hollande et de rester mo figue mi raisin face à Macron. Peut-être faut-il arrêter ces conneries ? La crise économique date du début des années 70 et on essaie de la faire commencer en 2008. Le rapport droite gauche à l'ancienne est fini. Piketty gueule contre la suppression de l'ISF et les réseaux sociaux de gauche citent aujourd'hui un rapport du FMI. Qu'ils continuent à critiquer par ailleurs. Piketty n'a jamais eu à être elu. 

Bonne soirée. 
Hop. 

07 octobre 2017

Heil Méluche !


Il va nous affoler la gestapo !

La radio ne passera pas par moi

Voila ce que j'ai répondu à un copain Facebook qui s'interrogeait sur une radio (Europe 1 mais peu importe) : 

Je n'écoute plus la radio depuis environ 8 ans (je ne regarde plus la télé mais les raisons ne sont pas les mêmes). Il m'arrive de prendre le taxi et de demander au chauffeur de couper la radio. Avec internet, on est submergé d'informations. A la radio, la qualité de l'orateur prime sur la qualité de l'information et sur le fond. Donc on oublie le fond. Il me reste la lecture de la presse. Tiens ! Ma mère est abonnée au Canard Enchaîné. Je le lis quand je vais la voir, toutes les trois semaines. Ça permet d'avoir du recul sur l'actualité.

06 octobre 2017

La posture gauchiste

Il y a un type qui m'a reproché de défendre Macron, hier (ou ce matin). Je le connais depuis quarante ans. Je suppose qu'il a 25 ans de plus que moi. On s'était déjà engueulé dans Facebook et je l'avais bloqué mais il était resté abonné à la page associée à mes blogs. En l'occurrence, je ne défendais pas Macron mais expliquait que la stratégie des opposants était mauvaise (voire mortifère).

Il a commenté : "Un Jégou qui soutient Macron", l'air de dire que je mettais la honte à toute la famille. C'est vraiment un con.

Je reviens de repenser à ça en lisant un truc. Ces militants de gauche touchant deux ou trois smics (à la campagne) qui s'imaginent défendre des ouvriers qu'ils n'ont jamais croisés sauf quand ils les employaient ont assez tendance à me dégoutter...

Mais tout cela me fatigue franchement. Nos opinions politiques sont catégorisées en fonction des petites phrases et des impressions de soutien. C'est de pire en pire. Regardez cette histoire d'APL. J'ai vaguement défendu cette histoire de baisse de 5€ ce qui fait de moi un macroniste mais j'ai critiqué la baisse des 60€ (de mémoire) aux bailleurs sociaux ce que personne n'a remarqué tant les andouilles sont occupées à trier, voire à ficher les gens qui émettent des opinions politiques. Il me paraît pourtant clair qu'il faut favoriser la construction de logement sociaux plutôt que de permettre aux braves gens d'enrichir les propriétaires. Outre le fait que plus personne ne réfléchit à la politique du logement parmi les pseudo militants qui s'excitent, je constate que je suis à la fois plus gauchiste que beaucoup en défendant le budget du logement social mais aussi plus libéral puisque je propose de mettre en concurrence les propriétaires privés et les bailleurs sociaux pour faire baisser les prix. 

Les repères se perdent. Je l'ai déjà dit, je sais. 

Enfin, la Nouvelle polémique que j'évoquais hier (le bordel de Macron) et la une de Libération disant que Macron était le dis de Sarkozy m'énerve au plus haut point. Je ne suis pas choqué par les propos de Macron (vous pouvez vérifier : lors de l'histoire des "illettrées de GAD", je l'avais défendu) alors que ceux de Sarkozy m'ont toujours révulsés. 

Comparez réellement les propos et leurs contextes. Objectivement. 

Surtout, comparez les mesures de la loi de finance 2018 et celles de la loi TEPA. Je l'ai fait hier, pour répondre à une allusion de mon copain Jeff.  

Ah non ! C'est plus simple de faire des commentaires en 140 caractères. 

05 octobre 2017

Un peu de sérieux, bordel !

Les polémiques sur les petites phrases des hommes politiques me fatiguent de plus en plus et je ne suis pas le seul. Un tas de rézossociauteurs n'ont toujours pas compris que ça ne sert à rien d'autant qu'ils tournent souvent entre eux (l'autre jour, une petite dame a menacé de me virer de ses potes FB parce que je n'étais pas insoumis : je l'ai bloquée avant pour rigoler).

Aujourd'hui, c'est le mot "bordel" employé par Emmanuel Macron qui déclenche des petites phrases assassinent de la part de gens qui ne comprennent sans doute pas ce qu'ils disent. J'ai vu crier des "c'est du mépris de classe". Ou du peuple, je ne sais plus. 

La phrase a été tirée de son contexte. Des gens ont été se bastonner avec des CRS suite à des suppressions de poste. Macron parlait avec un gugusse d'une commune voisine qui lui parlait d'une boite qui n'arrivait pas à recruter. Macron a répondu que les chômeurs d'ici pouvait aller se faire embaucher là-bas plutôt que de foutre le bordel ici ce qui n'est pas totalement faux. Même si j'enjolive un peu, les guignols foutaient bien le bordel.

Comme le faisait remarquer une copine, Beatrice, de Gaulle traitait bien les Français de veaux ce qui est quand même bien rigolo et on n'en faisait pas un scandale.

En outre, les internautes ne devraient pas oublier que Macron soigne sa communication et choisit ses mots (contrairement à Sarko qui s'emportait). S'il a employer ce mot, c'est probablement volontaire et réfléchi. Faire buzzer cela est d'une connerie monstre.

Il ne s'agit pas, pour moi, de défendre Macron mais, au contraire, de dire à ses opposants qu'ils ont une mauvaise stratégie. Et cette stratégie va avoir pour conséquence de dégoutter les gens de la politique dans les réseaux sociaux. Ils vont arrêter de suivre des militants. J'avais le même problème quand je faisais la campagne d'Hollande en 2012, je perdais des abonnés dans Twitter à force de répéter les mêmes conneries.

Et comme, en fin de compte, ces conneries n'ont aucun intérêt...

Il ne s'agit pas de défendre Macron, mais d'appeler lesppposants à réfléchir. Macron dit un truc de droite ? Et alors ? Il a besoin des électeurs. Quant au peuple de gauche que croient représenter quelques militants, il est d'accord. C'est le bordel. 

Il ne s'agit pas de défendre Macron, mais de faire le ménage dans les réseaux sociaux qui franchement commencent à nous casser les burn-ovaires avec des conneries alors qu'on ne devrait y raconter que des conneries pour rigoler. 

04 octobre 2017

L'électorat, c'est con !

Je suis fasciné par les militants de gauche et du PS en particulier. Et par les élus PS, d'ailleurs, qui vient de publier un contre budget. Il est probablement très juste mais tout le monde s'en fout. 

La situation semble leur avoir échappé : le PS s'adresse à son électorat mais oublié qu'il en a perdu les trois quarts sans se demander pourquoi. Regardez Arnaud Montebourg qui veut encore sauver 300 emplois alors qu'il y en a au moins 3 millions à créer pour mettre un peu d'ordre dans ce bordel. 

L'électeur de gauche, issu de la sociale démocratie, majoritairement du centre, n'est pourtant pas fou ! A la limite, il picole parfois un peu trop mais c'est un autre problème. Le pochetron vote avant l'apéro. Il veut du sérieux dans la politique et pas quelques slogans qui n'ont pour seul effet que de repousser... 

L'opppsition systématique à Macron est négative pour le PS. La plupart des électeurs traditionnels du PS ont voté pour lui. Les braquer ne changera rien. Dans les réseaux sociaux, par exemple, je suis suivi par des Hollandolâtres. Je peux étudier leurs réactions. Ils n'aiment plus Macron qui ne perd pas une occasion pour taper sur Pépère. Ils le haissent. Mais ils n'aiment pas non plus ses opposants de gauche vu qu'ils sont majoritairement centristes. 

Du coup, un lascar pourrait tirer son,  épingle du jeu : Manuel Valls. Il tient un discours de centre gauche 
républicain, laïc (gratuit et obligatoire). N'allez pas croire que je le soutiens, je ne peux pas le blairer. Mais si les primaires avaient lieu maintenant suite à une démission de Macron, je suis persuadé qu'il arriverait largement en tête si FH ne se présentait pas. Hamon a montré son ridicule. Cela étant, je ne voterais pas. 

Mais Valls a cinq ans pour se refaire une santé. Pour séduire la gauche qui pense qu'il faut être élue pour gouverner. Il a bien raison de se montrer "réaliste" en soutenant LREM mais il devrait, si je peux me permettre, arrêter de sucer la bite de Jupiter. 

Les militants de gauche et les cases devraient mieux analyser l'électorat plutot que de s'enfermer dans une logique du genre : de toute manière, on a raison. Les cons n'ont qu'à voter pour nous. 

03 octobre 2017

Vive le Printemps républicain et les aurores boréales

J'avais déjà trouvé deux raisons d'adhérer au Printemps républicain : je suis d'accord avec eux et ce n'est pas cher. J'en ai dorénavant une troisième : l'andouille de combat a fait un billet comme il en a le secret (plein de mots mais aucune réflexion) à charge. 


Je vais résumer les faits mais Google sera votre ami pour rétablir la vérité si vous en avez quelque chose à foutre. Une université de Lyon (c'est vous dire, mais cette plaisanterie sera comprise uniquement par un de mes lecteurs) a fait une espèce de conférence pour lutter contre l'islamophobie, louable cause ! 

Ou pas. Les opposants à l'islamophobie sont généralement des catophobes. Ils ont souvent perdu leurs repères et défendent les musulmans parce qu'ils appartiennent à une minorité visible. C'est presque un comble. Prenons un noir catholique. Je vais taper dessus parce qu'il est catholique pas parce qu'il est noir. Je ne fais pas de confusion. 

A ce propos, ça me rappelle une tribune récente dans Libération. Les auteurs tout droit issus de cette gauche conne étaient contre une loi contre le harcèlement de rue parce que les "harceleurs" sont "racisés" et ont déjà des problèmes avec la justice. Je me demande s'ils se rendent compte qu'ils réhabilitent la notion de race pourtant honnie et qu'ils rappellent que les immigrés ont plus de problèmes avec la justice. Taper contre sa cause est généralement la preuve d'une connerie assez généreuse. Mais je m'égare. 

Ce colloque commençait bien avec la lecture d'un texte du Président de l'Observatoire de la laïcité qui ferait mieux de s'abstenir : son job n'est pas de lutter contre les opposants à l'islam mais de vérifier que chacun peut exercer son culte sans faire chier les gros frisés dans les bistros. Il aurait pu voir que certains des intervenants flirtent avec l'islamofascisme, notion visiblement inconnue d'andouilles diverses mais que je ne vais pas expliquer. 

Les gens du Printemps Républicains et d'autres officine défendant la laïcité se sont émus de tout cela (je ratisse large : je suis copain de Céline Pina et Laurent Bouvet dans Facebook). Du coup, le patron de l'université en question a interdit ce colloque. Et basta. Le brave homme. Ou la brave femme si c'est une gonzesse. 

C'est ce qui provoque la hargne de l'andouille de combat qui ne connaît rien au sujet. D'ailleurs, dans son billet, il confond athéisme et laïcité puisqu'il n'arrête pas de rappeler qu'il athée. Comme moi. Je suis issue d'une longue lignée de braves gens (surtout du côté de ma mère, il y a quelques failles dans l'autre partie) ayant lutté pour la laïcité et contre les catholiques. 

Je continue à lutter contre les extrémistes catholiques comme les clowns de Civitas et contre les extrémistes musulmans qui foutent la merde dans les banlieues et massacrent les gens ce que, rappelons-le, font de moins en moins les extrémistes catholiques. 

Cela étant, je n'aime pas la country mais je trouve que les connards de Daesh ont tendance à revendiquée des attentats qu'ils n'ont probablement pas commis. C'est pour dire ma mansuétude. 

Toujours est-il que traiter les gens qui pointent le danger de l'islamisme de fascistes équivaut à traiter ma grand mère qui pointait les dangers des catholiques de fasciste. Et je n'aime pas du tout. 

Et si on parle d'islamofascisme, ce n'est pas pour rien. Et la gauche radicale devient de plus en plus d'extrême droite. 

Des collabos. 

01 octobre 2017

Vive la Catalogne libre ! Surtout d'arrêter de nous casser les couilles.

Vous voulez vraiment mon avis sur la Catalogne ? Je n'en ai strictement rien à cirer et je me demande pourquoi un Français pourrait avoir une opinion différente de la mienne dans la mesure où je m'en fous. 

J'ai bien une idée. Taper sur les gouvernements quels qu'ils soient ? Se persuader qu'ils représentent le peuple ?

N'aurions nous pas une sérieuse bande de guignols ?

29 septembre 2017

La panique des militants politiques

J'ai bloqué une gourde dans Facebook aujourd'hui (et deux connards) et je pèse mes mots. Et encore ? Je me demande. Je n'aurais pas employé le mot de gourde pour un homme mais aurais été beaucoup plus grossier. Pourtant, c'est le bon mot. Elle a été extrêmement maladroite suite à une de mes réponses à un de ses commentaires. 

Pour l'anecdote, elle a menacé de me bloquer si je continuais à lui parler ainsi (je vais y revenir). Je l'ai donc traité de connasse et l'ai bloquée de suite. Je rigole encore de sa tête en essayant de me bloquer alors que je n'étais plus visible pour elle dans Facebook. 

Cela étant, elle s'était fâchée parce que j'avais dit que Mélenchon et Philippe avaient été complices hier et qu'il fallait se méfier. Il est pourtant à peu près évident qu'ils se sont servi une soupe mutuelle, l'un voulant passer pour le chef de la majorité, l'autre de l'opposition. 

Mais la dame est insoumise et j'ai osé critiquer son idole. Je ne critique pas (ici), l'idolatrie. Je m'en amuse. 

Mais, il se trouve que les militants politiques, surtout insoumis, sont un peu trop à cran. C'est par période et ils feraient mieux de se calmer. Les prochaines élections sont dans 20 mois et comme se sont des européennes, le FN et la FI devraient mécaniquement arriver en tête. 

Il faut se poser. D'ailleurs, une des publications de mon copain Jeff m'a beaucoup amusée aujourd'hui. Il a diffusé une publication d'un icône de la reacosphère (dont j'ai oublié le nom, vous l'aurez en commentaire si je pense) qui critiquait la politique industrielle de Macron. 

Cela rejoint mon dernier post : les gens, il faut se poser.

Ignorer les motivations des électeurs : un sport de combat des militants de gauche

Je viens encore de tomber sur une publication d'un type de gauche qui critique les gens de gauche qui soutiennent Macron (ce que je ne fais pas). Je crois qu'il y a un manque de connaissance de ce que je vais appeler "sociologie électorale". Hier, un type a essayé de m’expliquer pourquoi j’avais voté Macron comme si je ne pouvais pas savoir pourquoi j’avais voté pour lui. J’avais beau lui expliquer, il niait mes arguments et m’expliquait que je m’étais fait avoir et tout ça.

Je vais faire un aveu. Si l’élection avait lieu dimanche prochain, je voterais à nouveau pour Emmanuel Macron même si je n’approuve pas ses premiers pas en politique, notamment pour ce qui concerne le volet fiscal qui s’annonce.
Je vais lui expliquer à nouveau : j’ai voté Macron aux deux tours parce que l’offre, à gauche, ne me satisfaisait pas alors que je suis un des rares types de gauche à avoir réellement défendu les principes du programme de Benoît Hamon, notamment le Revenu Universel. C’est donc la personne de Benoît Hamon que j’ai repoussé par mon vote (du moins, c’est plutôt lui qui a repoussé mon vote) mais aussi la visible incapacité du Parti Socialiste à se mettre en ordre de marche pour gouverner. Ne pouvant pas blairer Mélenchon, il ne me restait plus que Macron. 

Vu d’un autre côté, le quinquennat d’Hollande a montré qu’on ne pouvait avoir une majorité stable à gauche tant chacun souhaite défendre sa propre chapelle. Je me suis dit qu’on pouvait essayer le « ni de droite ni de gauche », d’autant qu’au fond, je suis plus centriste que gauchiste. Centriste Hollandais, tout de même. Et même libéral de gauche. Faire travailler des gens ensemble en se foutant totalement des étiquettes politiques est un bonheur.

Notons que ça me fait le plus grand bien. Arrêter les nunucheries gauchistes comme l’écriture inclusive dont au sujet de laquelle je réservais ma précédente publication. Plus sérieusement, pendant des années, je n’ai pas osé critiquer l’islam parce qu’à gauche on DOIT défendre les minorités. Maintenant, je peux me lâcher.

Pour en revenir à mon explication au gugusse, je vais donner une leçon de mathématique. Par rapport à 2007 ou 2012, le candidat du PS a perdu 20 points. Il y a une partie des électeurs qui a voté pour Jean-Luc Mélenchon mais il n’est pas interdit de penser qu’environ 12 ou 13 « points » ont voté Macron, soit la moitié du socle électoral du Parti Socialiste. Excusez du peu. Et expliquer leur vote par leur naïveté ne me parait pas une bonne idée outre le fait que c’est une connerie sans nom. Convaincre les électeurs qu’ils sont des abrutis n’est jamais très efficace. 

Comme il n’est pas efficace non plus de faire de la politique en lançant des oukases les plus courts possibles dans les réseaux sociaux. C’est totalement contreproductif pour la simple raison que cela alimente le ras-le-bol du débat politique, ça éloigne des partis traditionnels. On a envie d’aller voir ailleurs. Dans les réseauzenquestion, j’ai un tas de potes insoumis ou socialistes. J’ai souvent une espèce de pulsion m’incitant à les virer de mes listes d’amis. Le fait que les marcheurs soient souvent aussi idiots a néanmoins tendance à me calmer.

Le militant politique de base s’est forgé au format des réseaux sociaux pour se faire une opinion politique. 140 caractères et basta. On se demande s’il prend la peine de lire les autres et de se construire une pensée politique un peu plus complexe que la moyenne.

Et tant que le militant politique ne se remettra pas au travail, il restera dans l’opposition, soit l’opposition majoritaire du PS soit l’opposition de gaudriole des insoumis.

C’est donc bien au Parti Socialiste de se mettre au travail. Peut-être autrement qu’en envoyant un QCM aux militants. Mais je ne suis pas responsable de ce parti. D’ailleurs, je ne sais pas s’il reste un responsable.

Il n'empêche que je fais partie de la moitié du socle électoral du PS parti sous d'autres cieux.

Amen.

28 septembre 2017

Loi de finance et gauchisme en culotte courte

Ca m'attriste de voir des sympathisants socialistes comparer l'imposition sur la fortune et celle sur les revenus. Ca donne de l'analyse politique a deux balles. 

Je n'ai jamais été pour l'ISF. Sans doute à cause du phénomène des "paysans de l'île de Ré", c'est à dire des gens qui se retrouvent riches sans faire exprès... Il est néanmoins normal qu'ils soient imposés au moment de la vente et de l'héritage, c'est-à-dire au moment de l'enrichissement réel. Par contre, si un type gagne de l'oseille (et paye des impôts pour ça) et achète un yacht avec, il n'y a aucune raison pour qu'il soit imposé dessus. Et il n'y a pas de raison pour que certains capitaux soient taxés et pas d'autres. Mais les niches fiscales liées à l'impôt sur la fortune ont été créées par la gauche (de mémoire, c'est Jack Lang qui avait demandé à ce que les œuvres d'art soient exonérées - ce qui est complètement con et surtout pas de gauche). 

Ce qu'il y a de grave dans le projet de loi de finances (ou du moins ce que j'ai pu en lire) remet en cause l'alignement de la taxation des revenus du capital sur ceux du travail. En français : vous serez plus imposés si vous gagnez 30000 euros par votre travail que si vous les touchiez par rente. Et je n'ai pas vu de copains de gauche en parler (Christian Eckert en parle sur Facebook et dans son blog ; je vous le conseille). 

Ainsi, quand je vois des publications FB du genre : "vous serez imposés sur votre PEL mais pas sur votre yacht", je ne peux que constater une malhonnêteté intellectuelle même si elle part d'un bon sentiment. Les lascars seront imposés sur les revenus du PEL pas sur leurs PEL. La gauche, ma gauche, ne gagnera pas en prenant les électeurs pour des cons avec des slogans à deux balles. 

Notons qu'on pourrait trouver des critiques à faire aux militants de droite. Via un copain qui se reconnaîtra, je suis tombé sur un texte d'un député LR qui critique l'augmentation des taxes sur le gazole (en ajoutant que ce sont les ruraux qui vont payer, comme si on n'avait que de l'essence en ville). Il est maintenant admis que les Diesel polluent plus que les autres. L'incitation fiscale n'est plus nécessaire. Et comme les Diesel consomment moins, elle est devenue franchement inique. 

Je suis fatigué de voir des gens hurler contre le matraquage fiscal et l'augmentation de la dette. Je n'ai pas la science infuse donc je n'ai pas de solution. Je propose de prendre l'argent où il y en a : chez ceux qui en gagnent. 

Et le projet de loi ne va pas dans ce sens (sans compter qu'il baisse les prélèvements sur ceux qui en ont, même si l'ISF me casse les ovaires). 

L'autre nouvelle fiscale du jour est l'augmentation du forfait hospitalier de deux euros par jour (je crois). Les gauchistes gueulent, dans leur rôle. Mais je pense que c'est un mauvais combat. Un riche a les moyens de payer son hospitalisation pour son cancer. Pas un pauvre. 

On en revient donc toujours à l'éternel sujet, la nécessaire défense de la progressivité de l'imposition en fonction du revenu. 

Mais la gauche ne sait pas qu'elle doit être universelle. D'ailleurs, j'ai oublié une information fiscale du jour. Les types qui ont les moyens d'acheter un vélo électrique n'auront plus d'incitation fiscale pour le faire. 

C'est sûrement très con.

27 septembre 2017

Le principe de Jégoun

La plupart des salariés connaissent le Principe de Peter ou presque. Google et Wikipédia sont vos amis. Je vais résumer : dans une organisation hiérarchique, tout salarié finit par atteindre son niveau d'incompétence. Traduisons : plus vous progressez au boulot, moins vous avez la capacité à acquérir de nouvelles compétences et vous finissez par stagner en faisant chier les autres parce que vous n'êtes plus compétent mais vous avez la réputation de l'être. J'extrapole un peu mais c'est très observable dans mon domaine, l'informatique. 

Il y a aussi le principe de Dilbert. Je le résume aussi (ça fait longtemps que je ne l'ai pas étudié) : à un moment de votre carrière, vous êtes devenus tellement incompétent qu'on vous nomme chef pour vous empêcher de nuire en occupant un poste opérationnel. J'ai des noms. Et vous en avez aussi. Ne niez pas. 

Je les ai adaptés à ma propre carrière professionnelle. Je suis devenu tellement incompétent que je ne peux plus avoir de responsabilité professionnelle mais, en même temps, comme dit l'autre, je refuse d'être chef, ayant d'ailleurs la réputation d'être totalement incapable de gérer quoi que ce soir. Et d'avoir un poil dans la main dès que le sujet ne me passionne pas. Je bosse néanmoins comme un fou : mon boulot est passionnant. Je suis bien aidé par ma hiérarchie qui a trouvé un intitulé à ma fiche de poste ("expert" mais elle n'a pas dit en quoi) et une place dans l'organigramme ("responsable de la maîtrise d'ouvrage transverse" ou un truc comme ça : excusez du peu !). 

Toujours est-il que je connais un peu certains sujets et très bien d'autres mais moins que les experts. C'est ainsi que je participe à un tas de réunions avec des chefs de projets et des spécialistes hautement qualifiés mais comme je suis le seul à avoir une vague idée de ce dont chacun parle, je suis à peu près le seul à pouvoir faire la synthèse pour suggérer une décision à la direction. 

Je ne plaisante pas. J'élabore le premier jet du principe de Jégoun. Ça fera 30 ans le 4 octobre que je bosse dans le même domaine (les distributeurs de billets pour tout vous dire) mais dans différents services et avec différents rôles. Le plus drôle est que personne ou presque ne connaît mon CV. Tout le monde me prend pour un con normal alors que je suis un con exceptionnel. Quand on est dans nos réunions avec des chefs de projets et des experts, j'arrive à en casser certains en démontrant discrètement que mon niveau d'incompétence est tel qu'ils l'ont dépassé, par leur totale incompétence à extrapoler les domaines qui ne sont pas les leurs. 

Je vais vous laisser résumer le principe de Jégoun en commentaire, étant fainéant jusqu'au bout. Le principe général est qu'il faut maîtriser son incompétence pour l'utiliser à bon escient. 

Vous avez deux heures et je relève les copies. 

26 septembre 2017

Au nègre joyeux


Loin de moi l'idée de foutre la merde et d'exciter des amis lyonnais qui en ont déjà fait des billets même que je me demande ce que branle GDC Ramirez. Cette information m'amuse. 

http://mobile.francetvinfo.fr/france/ile-de-france/paris/l-enseigne-parisienne-le-negre-joyeux-va-etre-decrochee-pour-rejoindre-un-musee_2389908.html#xtref=acc_dir


Désolé pour le lien un peu pourri mais je n'ai que mon iPhone pour sévir. 

Les propos de l'adjoint au maire (le premier ?) qui a donné son avis sur cette proposition d'un elu communiste - pour vous dire que la gauche est mal barrée - sont très drôles. Il appelle à voter pour parce qu'il est contre mais cela pourrait déboucher sur un conflit. Ou le contraire. 

À mon avis, forcément humble, les connards qui veulent récrire l'histoire en démontant des enseignes font plus que fausse route. Ils font en sorte que l'histoire en question, avec un grand H, soit oubliée. Néanmoins, les débats au Conseil municipal de Paris semblent avoir été captivants et j'aime bien ajouter une couche car je suis con. 

Ces cons de gauche s'autodétruisent dans leur folie visant à oublier notre passé colonialiste et tout ça. Notons que je ne me vante pas de mes aïeux colonisateurs (ou collabos, ce billet pourrait servir à plusieurs occasions). Je n'assume pas non plus, ayant du mal à comprendre ce que je devrais assumer. 

Rendez-nous les têtes de nègres, au nom de l'histoire, des atrocités que nous avons commises (dans un moment de légère ébriété). 

Il y a un con au comptoir qui boit un verre de blanc. 

23 septembre 2017

Les mails professionnels

L’ami Lolobobo a fait, mercredi, une colère parfaitement justifiée dans Facebook : il venait de recevoir une dizaine de mails professionnels qui finissaient tous par « Cordialement ». C’est un sujet récurent, dans les blogs, y compris les miens. Reprenons à la base car les internautes se sont donné un tas de règles d’usage qui n’ont pas lieu d’être et qui nuisent d’une part à l’efficacité et d’autre part à l’image. Seule la répétition permettra de faire entrer dans le crâne des pauvres salariés un petit peu de bon sens.

Reconnaissez donc que quand vous écrivez « Cordialement », ça veut souvent dire : « Bon, ça ira pour cette fois mais tu commences à me casser les couilles, la prochaine fois, tu ira te faire enculer. »… D’ailleurs, beaucoup de lascars incluent ce « Cordialement » dans la signature automatique des mails. Une formule de politesse insérée de manière automatique ? On croit rêver.

Tiens ! Commençons par cette signature automatique puisque c’est un élément de paramétrage de votre messagerie. Savez-vous par exemple qu’elle ne doit jamais inclure le logo de votre entreprise ? En effet, les mails sont de plus en plus souvent traités automatiquement par des applications, souvent de type « réseau social d’entreprise ». L’image graphique avec le logo viendrait polluer ses applications. Votre signature contiendra uniquement trois lignes avec, respectivement :
- votre prénom et votre nom,
- le nom de l’entreprise au nom de laquelle vous envoyez le mail (qui n’est pas nécessairement votre employeur) suivi d’une courte description de votre positionnement ou de votre rôle (pour moi, ça fait sept cinq et tout y est),
- votre numéro de téléphone.
Surtout rien de plus ! Une question d’image. A la limite, votre signature automatique pourrait être vide (et elle doit l’être quand vous écrivez avec un smartphone pour que les lecteurs fassent la différence) mais les destinataires pourraient avoir besoin de votre numéro de téléphone et de connaître votre rôle dans l’entreprise.

Poursuivons par les destinataires (la route sera longue pour que j’en vienne à la signature mais j’ai une heure avant l’ouverture du bistro).

Si vous répondez à un mail et que vous changez les destinataires en copie, dites-le en début du mail (sauf si vous vous contentez d’ajouter votre responsable hiérarchique directe ou un subalterne). Si vous ne le faites pas, vous passeriez pour un salopard. A votre décision pour vous l’expliquer par mail privé.

Sinon, j’avais toujours pensé (et dit dans mes précédents billets) qu’il fallait un minimum de destinataires à chaque mail mais j’ai abdiqué pour plusieurs raisons… Alors je réfléchis soigneusement à la liste des gens que je dois mettre en copie et je rédige ma bafouille pour ne pas avoir l’impression de spammer les destinataires en trop !

L’objet ? Si le mail est important, soignez l’objet, non pas pour que le destinataire comprenne bien ce dont quoi vous voulez parler mais pour pouvoir retrouver votre mail dans plusieurs mois.

Nous arrivons au corps du mail que vous vous sentez obligé de commencer par une formule de politesse, du genre « Bonjour ». C’est une erreur ! Vous pouvez mettre « Bonjour Machin » (à la rigueur) ou « Salut » (si vous êtes suffisamment « intime ») mais jamais « Bonjour » (en fin de mail, j’y reviendrai, vous pourrez mettre « bonne journée »). Vous vous sentez obligé de le faire par peur de passer pour un malpoli ou toute autre raison comme le fait que c’est un usage courant, faites le ! Mais pas systématiquement. Habituez vos destinataires. Ne pas commencer par un « bonjour » est une marque d’efficacité. Les mails ont remplacé des notes de service et autres trucs. Est-ce que vous y verriez un « Bonjour » ? Et plus le mail est court, plus la formule finale (le « bonne journée ») est proche et rend inutile la formule introductive.

Ainsi le mail doit être court. Ce n’est pas toujours possible, s’il est nécessaire de faire une explication technique, fonctionnelle ou juridique (et c’est un peu mon boulot, en plus ; je suis un spécialiste des mails longs). Il y a plusieurs solutions pour non pas raccourcir le mail long mais le rendre efficace. Je vais vous en proposer deux :

La première : commencer le mail par un résumé de deux lignes (genre : « nous avons trouvé l’objet de la panne, elle a été corrigée à 23h42, nous vous présenterons prochainement un plan d’action pour éviter qu’elle ne se reproduise ») que vous mettez en gras puis vous faites votre explication en mettant en gras non pas ce qui est important mais ce qui doit être porté à la connaissance des « destinataires en copie » (genre les andouilles d’un échelon hiérarchique supérieur qui auront à répondre à la direction).

Je vais reprendre dans l’autre sens : quand vous recevez un long mail, vous lisez tout ? Non sauf si le sujet vous passionne ou si vous avez la responsabilité de lire. Vous lisez uniquement le début et les passages en gras. Hé bien figurez-vous que les gens qui vous lisent font pareil. C’est toujours déprimant. Parole de blogueur qui pond des billets de blog trop longs depuis 10 ans.

La deuxième : mettez carrément le texte après la formule de politesse et faites un mail très court (comme : « vous trouvez ci-après l’argumentation quant à [...], vous en souhaitant bonne lecture, bonne soirée, Nicolas »).

Quand le texte est long, n’hésitez pas à ajouter des jeux de mots ou autres plaisanteries à condition qu’ils ne soient pas trop mauvais.

Au passage, vous noterez dans l’exemple ci-dessus qu’on peut être parfaitement poli, léger et efficace sans un « bonjour » et un « cordialement »… Ce qui nous amène à la formule de politesse finale et à la signature (celle qui se met avant votre signature automatique).

Le cordialement est à proscrire. Il n’est pas français et est faux cul. Point barre. Quand j’écris à un type que je ne connais pas, il n’y a aucune cordialité. Il y a plusieurs solutions pour remplacer le « Cordialement », du genre « Bonne journée ». Attention néanmoins, des confrères à moi citent un tas de formules visant à se donner de l’originalité. Vous n’êtes pas là pour être original mais poli et efficace. Cette formule de politesse de fin de mail n’est pas obligatoire ! Vous pouvez la remplacer par un « A votre disposition » ou ne rien mettre (je sais, ce n’est pas toujours facile). Je mets souvent un « A+ » pour les personnes avec qui je dialogue souvent et qui savent que j’ai mieux à foutre que d’écrire des formules de politesse...

La signature, enfin ! Elle n’est pas nécessaire. Les destinataires savent bien qui vous êtes et, en plus, vous avez votre signature automatique. J’aime bien, néanmoins, finir par mon prénom, après le « Bonne journée » ou par « N. » après le « A+ ».

Admettez que « papati patata, bonne journée, Nicolas » a plus de gueule que "Bonjour, patati patata, Cordialement, Nicolas ». A nous « d’éduquer » nos interlocuteurs à notre propre langage.


Au boulot !

21 septembre 2017

Insoumis, j'ai voyagé en classe affaire

La polémique autour de Mélenchon et de son voyage en classe affaire me rappelle un souvenir. En 1993 (j'avais 27 à si je compte bien), une boîte de Tahiti avait décidé d'utiliser notre logiciel et mon boss avait décidé qu'en tant que chef de projet c'était à moi d'aller les former. 

Je ne vais pas décrire les détails. J'ai bossé 5 jours là bas et j'ai pris une semaine de vacances. J'en ai bien profité. Avec mon salaire de cadre et le voyage payé par la boite, j'ai tres bien vécu pendant cette semaine. D'autant que les gens sont vraiment accueillant. J'étais arrivé à 5 heures du matin un dimanche et le client (métropolitain) était venu me chercher à l'aéroport avec un collier de fleurs. Il m'a déposé à l'hôtel (je devais me remettre en forme avec 12 heures de décalage horaire). En me lâchant, il m'a dit que l'accueil était une tradition chez eux mais qu'il allait se recoucher). Toute la semaine de travail, j'étais invité, le soir, chez l'un des clients. Et pendant ma semaine de vacances paradisiaques (Bora bora et tout ça), j'étais passé les voir un midi entre deux avions, ils étaient contents de me voir (sauf le jeune directeur à la con qui me reprochait d'être en short parce qu'il ne savait pas que j'étais en vacances. Quand je dis paradisiaque, c'est pour les paysages. Pour le reste, une semaine de vacances seul, c'est plutôt déprimant. Draguer des vieilles américaines dans des hôtels de luxe, c'est rigolo mais bon. 

Revenons au voyage. 

Mon chef avait décidé que je devais voyager en classe de bas de gamme. Genre 6000 francs. Je l'avais bluffé en disant que je refusais de voyager autrement qu'en classe affaire pour le boulot. J'avais argumenté sur le fait que je n'exigeais pas la première classe. Il avait accepté (même si ça lui coûtait plus de 30000 francs). Il n'avait pas le choix (j'étais un fin négociateur, qualité que j'ai perdue). 

Me voilà donc à Roissy pour le départ. Reçu dans un salon VIP à boire du champagne. On finit par monter dans le 747 (on a eu un DC10 au retour). Des places de grand luxe (mais pas autant qu'en première). J'étais à côté d'un Type habitué au voyage en question. Les hôtesses lui ont servi un whisky dans un biberon. Vice de VIP. Il m'avait donc proposé de boire un verre. J'avais pris un champagne. Et un autre. Et... Avant que l'avion ne décolle, j'avais déjà une légère ébriété. Mon voisin était fin saoul et les hôtesses m'aimaient bien parce que j'étais le moins chiant des clients. J'ai fini une partie de la première partie du trajet (avant l'escale à L'os en gelée)(dixit béru) dans la cabine de pilotage. C'était grandiose. Notamment le survol des zones enneigées, genre le Groenland. L'avion passe par des trajets saugrenus. 

Je finis par dormir un peu et les hôtesses me réveillent pour le petit déjeuner car nous allions arriver à Los Angeles pour l'escale. Ca me rappelle qu'il faut que je vous parle des hôtesses. La chef était vieille mais bien conservée. Elle était secondée par une des plus belles filles que je n'ai jamais vues et d'un steward ouvertement homosexuel. 

A l'aéroport, où l'avion s'était arrêté une ou deux heures pour faire le ménage, nous étions confiné dans un immense hall mais il me fallait prendre l'air ayant commencé à dessaouler. Je pousse une porte "de sécurité" et les alarmes retentissent. Les Américains sont un peu cons. 

On repart. On nous sert un troisième repas (après celui qui suivait le départ et le petit déjeuner). Mon voisin étant requinquer, nous voila à picoler à nouveau. Mais j'ai fini par dormir pour arriver à jeun après une deuxième cuire en classe affaire. 

Le retour a été plus calme (j'avais la voiture à conduire à l'arrivée). Du coup, je  me suis fait chier comme un rat mort. Sans dormir (le stress). Arrivé fatigué. Avec 450 kilomètres à faire avec ma voiture récupérée à Roissy. 

Je suis un nain soumis. 


Oublions le progressisme

Je remercie ma copine Sylvie pour cette publication qui m'a fait rire. Jaune. 

Je ne connais personne victime de de cette maladie mais j'ai plusieurs proches qui en connaissent. Je ne vais pas en citer pour des raisons évidentes (je dis des trucs tres intimes sur mon blog mais il y a des limites). 

Cette maladie dont j'ai oublié l'orthographe est évidemment dramatique. Des personnes (qu'on aime si on est proche) perdent progressivement leurs capacités. Ca ne touche pas que des vieux, contrairement à ce qu'on pense parfois. 

Elle est évidemment dramatique. Pourquoi, non plus dédramatiser le cancer ? Youpla boum ! Tu ou ton pote avez le crabe ? C'est pas grave, il ne faut pas dramatiser. Et encore, le crabe se guérit de plus en plus. Pas Alzheimer. 

Il faut dédramatiser. C'est progressiste. Ta mère est atteinte. C'est pas grave. Ta vie va devenir un enfer, elle ne te reconnaîtra plus et finira par mourir. Pardon. Par décéder, ce qui est largement moins grave. 

20 septembre 2017

Du bon usage de Facebook

Petit 1 : j'arrête de souhaiter les anniversaires. Ca me fait trop chier de dire merci à 80 ou 100 personnes quand c'est le mien. D'ailleurs, la plupart des types font une réponse globale (je remercie tous ceux qui...). C'est grossier. 

Petit 2 : je bloque tous les gens que je ne connais pas et qui communiquent par Messenger uniquement pour papoter : je suis dans les réseaux sociaux pour dire des conneries en public. 

Petit 3 : il y a trop de gonzesses que je ne connais pas et qui me demandent en ami. Elles sont canon. Elles sont généralement des pires et ça me fatigue. 

Petit 2 bis : la plupart des types qui me contactent par Messenger sont d'origine africaine. Ce n'est pas une question de racisme mais, peut-être, de culture. Petit 2 : je ne suis pas sur FB pour me faire des amis et si j'accepte "les demandes d'amis" c'est pour voir ce que les gens ont à dire en public. Pas en privé. 

15 septembre 2017

Distributeur de pot-au-feu réactionnaire progressiste

Ca va faire 21 ans que je finis une bonne partie de mes soirées à La Comète. Dans six semaines. Ce soir, c'est la 2475 fois que l'on évoque avec des cons la vraie recette du pot-au-feu. 


Ca fait 2473 fois (je dois reconnaitre deux moments de faiblesse probablement liés à un consommation excessive de biere) que je rappelle que le pot-au-feu est le plat du pauvre dans lequel on met la viande qui nécessite des heures de cuisson et les légumes qu'on a en stock. 

Ce midi, un jeune collègue m'a demandé depuis combien de temps je bosse "dans" les distributeurs de billets. Je lui ai dit que j'avais commencé le 4 octobre 1987, ce qui, en principe, devrait s'arroser prochainement. Il m'a répondu qu'il était né en 1986 ce qui me laisse penser qu'il doit avoir, en gros, 31 ans. 

Cela n'a rien à voir mais vous vous rappelez de ce député LREM qui a massacré u cadre du ps à coup de casque. L'amoché a sorti une interview aujourd'hui pour dire qu'il n'avait jamais dit qu'il avait traite son altesse de sale Arabe. Du coup, les réseaux sociaux sont en émoi. Genre : ah l'agression aurait été gratuite parce que le blessé n'a pas été insulté. Comme j'avais vaguement défendu le casqué en demandant d'attendre que la justice décide, je passe pour un salopard depuis que "la défense" a dit qu'elle n'avait pas insulté. 

Ca me rappelle l'époque où je défendais Cahuzac. La justice n'avait rien dit. Mais il était désigné coupable par des centaines de milliards d'imbéciles qui ont complètement oublié ce que la justice avait décidé en oubliant qu'il y avait un avant tout un problème moral entre les électeurs du PS et le type qui était en charge de la fraude fiscale. 

Je défends donc le pot-au-feu et la présomption d'innocence face à des bobos qui se positionne au dessus de tout. 

Et qui oublient des années d'histoire. Sans compter que je combats les éternels progressistes qui défendent les recettes traditionnelles du pot-au-feu. 

12 septembre 2017

Le sage regarde la lune mais les manifestants ont un autre usage de leurs doigts

Préambule : ceci est un texte que j'ai publié dans Facebook en citant une publication de Jack Dion, je crois rédacteur en chef de Marianne, qui expliquait que le résultat des manifestations était du même ordre que celles contre la loi connerie, donc un succès. 


Il reste des personnalités pour voir la journée de mobilisation comme un succès. C'est comme à chaque fois. La loi va passer comme à chaque fois. Aucun opposant ne se pose la seule question qui vaille : pourquoi tout le monde s'en fout ?


Notons bien que je suis de plus en plus opposant (pas à la loi en question, je m'en fous, à Macron ; je vais y revenir). Mais la quadrature du cercle a visiblement perdu un rayon. 


Je n'ai pas aimé les propos de Macron sur les fainéants. Parce qu'on ne sait pas ce qu'il veut dire, s'il veut insulter, diviser,... Il fait du Sarkozy ce qui pourrait me faire vomir si je n'avais pas d'autres motifs un peu plus sérieux. 


Tout le week end, j'ai suivi les réactions et toutes m'ont paru mauvaises. Personne (parmi les opposants) n'a osé dire que Macron avait tenu ses propos volontairement. Pour attaquer, cliver, diviser, obtenir des commentaires débiles. Tout le monde semble penser qu'il a fait une gaffe, dit un truc dans le feu de l'action. 


Le plus drôle est porté par ces militants qui expliquent qui ne sont pas fainéants comme s'ils étaient visés. Personne ne sait qui l'est. Les proches de Macron ont tenté d'expliquer qu'il visait ceux qui n'avaient rien fait. Alors qu'il était au gouvernement, avant. On n'y comprend plus rien et c'est du grand guignol. 


L'hypothèse la plus crédible est que ces mots soient sortis comme ça... Après tout, il a dit qu'il ne céderait pas devant les fainéants, ce qui n'a rien de révoltant. 


Je ne suis pas contre cette loi. Tous les opposants sont salariés de grandes entreprises et sont très protégés. Moi aussi mais, en plus, je suis cadre supérieur. Smiley. Je ne suis pas sûr que les chômeurs et les salariés non protégés, ceux des petites boites, ceux des bistros,... se sentent concernés. 


Que le Front National et des affreux comme Campion participent à la manifestation ou s'opposent à cette loi n'interpelle personne me chiffonne. À part moi, peut-être. Mais avec une certaine hilarité : ils se vautrent comme les autres. 


Depuis au moins 2007, tous les élus ont subi une forte opposition dans les réseaux sociaux. Je me rappelle des jours qui ont suivi l'élection de Sarko. Il y avait des blogs (dont le mien) qui disaient : ce n'est pas mon Président. Ca ne l'empêche pas d'avoir fait à peu près ce qu'il a voulu. En 2012, il a été viré, de peu, par haine (mais avec raison, hein !). Peut-être que la haine de Macron permettra de le virer en 2022. Et de le remplacer par Wauquiez. 


Je n'ai rien contre les manifestants. Mais que les internautes reviennent sur terre ! Les manifestations seront un fiasco et la loi passera. 


J'ai choisi. Blogueur politique depuis 12 ans, je suis maintenant dans une sorte d'opposition à Macron mais je vais le laisser gouverner parce qu'aucun autre projet politique crédible n'a gagné l'élection. 


Je me rappelle d'une époque où Marianne représentait le centre gauche. 

06 septembre 2017

À vélo, ça roule !

Je vous livre un article du Monde avec un lien pourri, iPhone oblige. 


Il est réjouissant. Pour moi. Il va dans le sens de ce que je dis depuis très longtemps : le problème de la circulation à Paris est qu'il y a trop de voitures. C'est ballot. Les mesures prises contre les voitures augmentent de très peu les problèmes de circulation des seuls automobilistes. 

Notons bien que je ne l'ai pas toujours dit ! En 1996, je bossais en banlieue lointaine sans bonne solution en transport en commun. En octobre, une nouvelle mission m'a amené à bosser dans Paris et j'ai mis des mois à me rendre compte que la voiture n'était pas la bonne solution. Le plus drôle est que je pestais contre les autres cons qui prenaient leur voiture alors que, contrairement à moi, ils n'en avaient pas besoin. Au bout de quelques mois, néanmoins, je me suis retrouvé presque ruiné. Je n'avais plus les moyens de payer le parking. La mort dans l'âme, j'ai commencé à prendre le metro. 40 minutes de trajet au lieu d'une heure. 

Heureusement que ma connerie m'amuse. Revenons à cet article sympathique. Ou pas. Passons directement aux commentaires dans les réseaux sociaux embouteillés. 

Les opposants à Annie Dalvélo sont des gens avec qui je suis assez proche : nous avons la même détestation de la gauche bien pensante. Mais pour l'aménagement de Paris, je deviens subitement plus progressiste que réactionnaire. 

Ils assimilent donc le Monde à la Pravda qui essaie de nous imposer une opinion toute faite venue des hautes sphères. C'est très drôle. Ils sont d'ailleurs souvent journalistes, éditorialistes, chroniqueurs,... De gauche. Mais quand ils ne sont pas d'accord avec ce que dit le Monde, leur journal de référence devient une espèce de collabo. 

Nier une évidence pour un confort personnel ou pour faire croire qu'on est un stratège électoral n'est pas très fin. Les électeurs ne sont pas aussi stupide qu'on pourrait le penser. C'est exactement le type même de phrase qu'ils pourraient sortir pour nous démontrer qu'ils (les électeurs) sont cons comme des bites. Désolé pour la stigmatisation. 

Il n'empêche que s'il y a trop de voitures dans Paris, on ne m'otera pas de la tête que c'est parce qu'il y a trop de voitures dans Paris. Même si, de fait, je renie mon côté libéral réactionnaire de gauche tant apprécié par les délicates jeunes filles et les grosses tafioles. 

Hop.  

04 septembre 2017

Racisme anti-blanc ?

«A leur insu, les personnes blanches sont socialisées pour être racistes dès leur naissance. Ce n’est pas quelque chose de génétique, personne ne naît raciste.»

J'ai lu ça dans Libé. 


Tout type de gauche normal devrait immédiatement arrêter de lire Libé. 


03 septembre 2017

Dois-je créer un parti politique ?

Week-end en Bretagne chez ma mère. Longue introspection. J'ai réussi à définir mon positionnement politique après 12 ans de présence dans les réseaux sociaux. Je ne sais pas ce que je vais en faire. Tant pis. Voila ce que ça donne. 

1. Lecteur jovial de Causeur. 
2. Défenseur du SMIC. 
3. Putatif membre du Printemps Républicain. 
4. Priorisation à l'impôt progressif sur le revenu. 
5. Nécessité absolue de la diminution du temps de travail. 
6. Libéral malgré tout. 
7. Supporter épanoui de la politique automobile de Anne Hidalgo. 
8. Laissons une chance à Macron. Il a gagné et les autres guignols ont échoué depuis le début de la 5ème. 

Je ne vais pas aller jusqu'à en faire un parti politique. On risque de ne pas être nombreux. 

Ca s'arrose néanmoins.

02 septembre 2017

Ne parlons pas travail un samedi soir

Travailleur mimant ce qu'il pense de l'opposition à la loi travail
Je comprend le dépit de mes centaines de milliers ou de millions de lecteurs qui attendent avec impatience mon avis sur la loi travail mais je leur présente mes excuses : je n’en ai pas. J’ai, par contre, une demi-heure de disponible avant de revenir au bistro que j’ai laissé ce matin vers une heure (obligé de partir, ça fermait…) pour dire des conneries dans mon blog. Je suis rentré à pied et désappointé par les arguments des opposants que j’avais lu toute la soirée dans Facebook quand je ne discutais pas avec les patrons.

Nous avons beaucoup d’andouilles qui pestent contre le néolibéralisme mais qui ne savent pas ce que c’est. Je les invite à utiliser Wikipedia. Mais je vais résumer. Le terme est apparu en 1844 ce est rigolo pour un truc « néo » et désignait à l’époque une forme de libéralisme qui permettait l’intervention de l’état dans l’économie. Vive le néolibéralisme, donc ! Jusqu’à la fin des années 1970, c’était proche de la social démocratie, Keynes et tout ça. Après, ça se complique. Je vous laisse lire. Maintenant, c’est surtout un gros pour dire que la droite, c’est caca.

Le type de gauche qui emploie ce mot me paraît toujours suspects. C’est un peu comme si, moi, je faisais un discours en argumentant avec « eau minérale ».

J’avais ainsi si un type qui disais que cela faisait trente ans que l’on menait une politique néolibérale et qu’on faisait des réformes du droit du travail et que rien n’avait fonctionné. Je me demande à quoi il faisais allusion.

On a un peu tendance à oublier que la crise où nous sommes englués a commencé en 1973 ou 1974. On peut toujours gloser sur les éléments déclencheurs et sur ceux qui ont fait qu’on s’y enfonce. Toujours est-il que le chômage a commencé à monter en flèche pour se stabiliser vers 3 millions, oscillant depuis longtemps entre 7 et 10 % de la population active. Je voudrai qu’on m’explique quelles mesures néolibérale on aurait pu prendre depuis ces quarante ans qui auraient vraiment perturbé notre modèle social.

Par contre, je connais quelques mesures progressistes un tantinet néfastes.

Et d’autres parfaites, comme la réduction du temps de travail.

Vous pouvez accrochez vos bretelles à un droit du travail qui ne protège absolument avec des branches, des conventions, des accords qui ne font qu’accroître les inégalités selon qu’on bosse dans l’informatique bancaire ou dans les bistros.


Je ne connais pas les autres secteurs, débrouillez-vous sans moi.

31 août 2017

La pensée complexe et la loi travail expliquées pour les nuls

J'ai répondu à une publication dans Facebook. Voila la publication, ma réponse suit : 

"La pensée complexe n'est en fin de compte pas si complexe : on fait des réformes favorables à une infime partie du peuple, donc à l'immense majorité des profiteurs de tous poils. 
Question d'un journaleux à un député LREM : "ces ordonnances sont-elles plus favorables au patronat ? " Réponse du blaireau de service : "ça n'est pas comme cela qu'il faut voir les choses..." 

Tellement complexe, la pensée qu'on ne peut pas comprendre, nous qui nourrissons cette bande de crevures, qu'ils nous affament chaque jour davantage. 
Ben oui quoi, les riens sont des cons qui ne comprennent rien. 
En clair, une réforme de deux-cents pages qu'on peut résumer en... deux phrases :
Cette réforme va favoriser le dialogue social dans les entreprises... en réduisant le nombre d'élus syndicaux. 
Faciliter le licenciement va permettre d'embaucher. 
Alors, les riens, vous comprenez ou pas ?"

Voila ma réponse :

Je vais répondre à cette publication. Lisez là avant de me lire. La pensée complexe est de dire qu'on a un fort taux de chômage depuis plus de 40 ans et que la forte protection dont bénéficient les salariés ne change rien, ce qui est surtout dénoncé par des salariés protégés ne doit pas être oublié. 

Ne me traitez pas d'enculé de droitiste macronien, j'ai toujours dit la même chose dans mes blogs. J'ai toujours dit que La Défense (excusez les majuscules imposées par mon iphone) exclusive des salariés protégés et pas celle des chômeurs, des salariés des petites boites, des types obligés de ce mettre en statut d'auto-entrepreneurs,... faisait le lit de la droite en général et du FN en particulier. 

La gauche doit défendre les opprimés. La position actuelle des gauchistes est inacceptable : elle défend des privilégiés (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : un patron et un actionnaire sont toujours plus privilégiés qu'un salarié). 

La pensée complexe est ainsi. Il faut tout peser et on ne peut pas argumenter en 140 caractères. C'est un peu le propre de la sociale démocratie. Être pragmatique (pas à la Sarko qui disait ça en étant binaire). Prendre le pour et le contre. Réfléchir. Prendre le meilleur. 

Je ne sais pas si la loi travail permettra de créer des emplois voire si elle aura le moindre effet bénéfique. Je suis un salarié protégé qui fréquente beaucoup les salariés non protégés. 

Mais je préfère la pensée complexe à la pensée basique, surtout si elle ne sert qu'à sortir des slogans venant des organisations syndicales ou politiques de gauche. Des pensées pré-formatées. 

Je ne défends pas cette loi : je m'en fous. Et pas uniquement parce que je suis un salarié protégé mais parce que les opposants sont visiblement dans un concours de bite qui ne nécessite pas beaucoup de réflexion. 

Je ne défends même pas Macron (sauf sur un point : son programme comprenait explicitement cette loi et les ordonnances et il a été élu). Je défends Hollande. Qui a essayé de réformer le travail mais qui a été saqué par une gauche débile. 

Et on a le même processus : des types de gauche font le concours de la plus grosse bite. Mais Macron avait empêché Le Pen ou Fillon de reprendre le pouvoir. Parce que les types de gauches en question ne sont pas vraiment aimés par les électeurs. 

Vive le centre et la pensée complexe.


30 août 2017

Ils ne sont plus que trois

Jean-Luc Mélenchon passe pour le meilleur opposant à Emmanuel Macron. D'ailleurs, il a encore dit des conneries sur lui, aujourd'hui. Mais, posons la question : n'est-ce pas une bonne stratégie de limiter le debat entre eux deux ? 

Je vais reprendre la place de BRP pour défendre Macron (mais c'est pour rigoler, hein ! Je défends en fait le leader charismatique du PS). 

Les autres partis sont laminés. Le PS, le FN, le PCF (encore que j'ai vu des publications pas connes sur son positionnement) et LR. Ce dernier est au dessous de tout. Ils devraient logiquement nommer Wauquiez comme prochain président, donnant ainsi les clés du parti à Sens Commun... qui sert de repoussoir à une grande partie de la droite. 

Ceci est un billet de blog, pas une chronique politique. Même si je n'approuve pas Macron, je le considère à titre purement personnel comme l'héritier de François Hollande. Ce dernier savait dès 2012 qu'il n'avait aucune chance d'être réélu vu qu'aucun Président n'a été réélu hors période de cohabitation. Il aurait donc nommé son successeur. Les types qui parlent de trahison devraient y penser un peu. 

Par ailleurs, Hollande est revenu et a critiqué Macron récemment alors qu'on devrait l'espérer à la retraite. Pas moi. 

Le debat politique est maintenant entre trois hommes "réputés" à gauche (sauf chez les gens officiellement de gauche, évidemment !) : Hollande, Macron, Mélenchon. Par ordre alphabétique. Les autres sont presque oubliés. Objectivement, ils ne sont plus que des guignols. 

Trois hommes. 

Et les trois ont intérêt à ce que ça dure. 

Au moins, ça tue la droite... 

26 août 2017

Le PS - Changer de nom ?


Avec ce tweet, Le Foll nous a bien fait rire surtout que j'ai vu les commentaires de vieux crabes cadres du PS critiquer. 

Il a néanmoins raison sur un point : il faut changer de nom. L'honnêteté voudrait que je dise totalement pourquoi. Mais si je dis que je ne suis pas pour la collectivisation des moyens de production, je vais attirer des trolls. Néanmoins, j'ai très souvent voté socialiste parce que ce parti, quand il n'est pas dans un délire idéologique bien pensant, est le plus proche de mes opinions. 

Certes, pour la présidentielle, je n'ai pas voté pour lui. Mais pour des raisons purement électoralistes. D'autant que, Hamon, s'il avait un projet qui me plaisait, ne représente pas totalement mes idées de la République. 

Alors, le PS doit changer de nom pour des raisons électoralistes. Les principes sont jolis. Mais sans résultat dans les urnes, ils sont à eu près inutiles. Le PS a une image particulièrement ringarde et c'est dommage. Quand on pense à lui, on a surtout une vision des débats débiles, des divisions,... Et au communisme des années 50. Une question d'image. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : c'est le parti le plus proche de ma pensée, je viens de l'écrire. 

Pour le nouveau nom, je n'ai pas d'idée. La Belle Alliance Populaire, peut-être ? Nan, je déconne.

25 août 2017

La circulation à Paris expliquée par la cantine

J'ai un tas de potes, dans Facebook, qui sont réactionnaires de gauche ou hollandistes voire les deux. Nous sommes d'accord sur presque tout mais un sujet nous divise fortement : la voiture à Paris. Je suis pour à peu près toutes les mesures d Anne Hidalgo. 

Je vais raconter une anecdote. A la cantine, nous avons une fontaine à eau. Elle a une entrée d'eau (heureusement) et deux robinets de sortie. Quand je vais déjeuner avec les collègues, je suis très souvent le premier à table. C'est logique et hors sujet (quoi que...). En entrée, je prends un œuf mayonnaise ou une assiette de charcuterie. Ils prennent un assortiment de crudités qu'ils composent eux mêmes. Je suis donc le premier au comptoir où on sert le plat du jour. Et donc le premier à table. Je vais donc remplir deux carafes d'eau vu qu'on n'a pas de pinard et que le coca ne passera pas par moi. 

Je mets une carafe sous le robinet de gauche et une sous celui de droite. J'ai remarqué que celle de gauche se remplit plus vite que celle de droite ce qui n'est pas le cas des urnes avec des bulletins de vote mais je m'égare encore. Je ne sais pas pourquoi. Mais ça m'a donné une idée que je n'ai pu tester que cette semaine (il y a peu de monde et j'ai l'air moins con en regardant le chronomètre de mon iphone pour voir le temps mis à remplir des carafes en le faisant). 

J'ai vérifié : je mets exactement le même temps à remplir les deux soit en les mettant chacune sous un robinet soir en les mettant successivement sous le même. Quelqu'il soit. J'en ai donc conclus une évidence : le débit en sortie est conditionné par le débit en entrée et la capacité de traitement. 

Revenons deux minutes sur les entrées  qui n'étaient pas tellement hors sujet. Quand on va au plus simple (des assiettes déjà préparées par une sympathique cuisinière), ça va plus vite. Comme l'amour, au fond (si je puis me permettre), mais il y a généralement la moitié des gens qui ne sont pas satisfaits. 

Revenons aussi sur mon chronomètre de l'iPhone. On peut l'utiliser en remplissant des carafes car cette action n'est pas une des plus passionnantes au monde. 

C'est comme dans le métro. Ce qui nous ramène directement à la circulation dans Paris. Au moins, dans les transports en commun, on peut s'occuper utilement. 

Oui, mais tes carafes, abruti, elles viennent faire quoi ici ? Me demanderez-vous. Je réponds : quand il n'y a pas assez de débit en entrée, le débit en sortie importe peu. Vous me direz qu'on peut mettre ce raisonnement à toutes les sauces. Vous avez sans doute raison et je vous en félicite. 

Mais il y a trop de voitures à Paris, cela crée de la pollution. Et on n'a pas assez de pognon pour créer les infrastructures nécessaires pour en faire passer plein (pourquoi pas faire des tunnels routier sous Paris, non plus ?). Notre ville a été aménagée dans les années 60 ou 70 par des andouilles qui n'ont pas prévu l'évolution. Du coup, on est obligés de faire le Grand Paris et tout ça. C'est amusant d'ailleurs de regarder l'histoire du RER A (on fête le 40ème anniversaire au fait !). Il a été construit plus ou moins en urgence quand les successeurs des andouilles se sont rendu compte qu'on allait dans le mur. 

Il faut donc réduire le nombre de voitures dans Paris et donc favoriser les transports en commun de gré ou de force. Ce que fait la mairie de Paris. Et développer l'aménagement du territoire. Un exemple qui me touche (je cite des arguments très personnels, vu que les arguments généraux circulent). Je bosse à La Défense ou ce vais en métro ou en RER. Le matin les transports en commun sont pleins pour aller vers La Défense et vides dans le sens inverse. Ca me paraîtrait assez équilibré de mettre du trafic dans les deux sens et donc des lieux attractifs à l'autre bout. Plutôt que de dire, je cite "putain de bordel, il y a des bouchons et ils réduisent les voies de circulation".  

Je parlais d'arguments personnels. En janvier, je me suis fait une entorse. Je ne pouvais pas prendre le métro. Il me fallait aller en voiture. Je n'en ai pas. Je prenais le taxi. Je mettais une heure quinze à aller au boulot alors qu'il me faut 50 minutes en métro. C'est déjà une preuve que les transports en commun sont préférables. Sur le périphérique, je regardais les voitures avec une personne. Je me demandais si les conducteurs avaient vraiment besoin d'une voiture. Et je pestais, moi qui avait vraiment besoin d'une voiture. 

Je disais que je n'avais pas de voiture. J'en ai eu une pendant quinze ans. Et j'ai mesuré les inconvénients. J'en cite deux outre le fait que ça me coûtait cher et que le métro pour aller au bureau était plus rapide. Il me fallait pendre une journée de congés pour faire des vidanges et je ne pouvais pas aller en Bretagne avec vu que le vendredi matin, c'est pire que tout et qu'il me fallait deux heures pour aller bosser. Je pourrais aussi citer des arguments pour. J'ai bossé à Ivry. Habitant Bicêtre, je mettais moins de temps (beaucoup) en prenant la voiture. Mais je ne marchais plus et j'ai pris 10 kg. 

Je vais vous laisser. Il est plus simple de prendre les transports en commun. Comme de prendre la première entrée venue. Et plus rapide. La circulation ne se réglera pas comme un problème de robinet. 

Les voies de circulation doivent être réservées à ceux qui en ont vraiment besoin. Et ce n'est pas forcément à eux de décider. C'est bien de dire qu'il faut une voiture pour amener les gamins à l'école mais on n'est pas obligés d'habiter à la campagne.  

On n'est pas obligés de venir à Paris en voiture si on ne supporte pas les conditions de circulation. Mais on peut le faire. Chacun fait ce qu'il veut.

Ce qui ne me dit pas si je suis devenu progressiste de droite. 

23 août 2017

La montée de d'islamomachin et le problème de la SNCF justifient le retour d'Hollande

François Hollande a rappelé qu'il n'avait pas abandonné la vie politique. C'est heureux. Entre une majorité qui fait souvent n'importe quoi mais pas que et des militants insoumis complètement con (illustration), ça commence à me gonfler sérieusement. 


Regardez l'illustration. C'est un type qui m'a demandé en ami dans Facebook. Il se croit sûrement très drôle. 

Il a une photo d'Hollande déguisé en Musulman. L'air de dire qu'il est soumis à l'islam alors que les autres insoumis critiquent ce que disent les lascars comme moi qui ont tendance à ne pas être spécialement intransigeant avec l'islam. C'était l'objet de mon dernier billet. Et sans doute celui d'avant et du précédent. 

Prenez la une de Charlie de ce jour. Elle subit une vague d'attaque de gauchistes de salon qui oublient ce que nos ancêtres ont fait pour que les catholiques nous oublient. Ce qu'ils ont fait à part quelques extrémistes genre Civitas qui neanmoîs ont une fâcheuse tendance à ne massacrer personne. 

Tiens ! Traitons les musulmans comme les catholiques ! Oublions les. Ils vivent leurs trucs sans nous déranger sauf à l'heure de la sortie de la messe quand je suis obligé de les laisser passer sur le trottoir avant de rentrer au bistro. Tiens ! Je vais cotiser à la fondation de Fillon pour les chretiens d'Orient massacrés sûrement par mégarde au nom de cette religion qu'il faudrait à tout pris défendre. 

Pas d'amalgame, comme on disait. Je sais que ton épicier arabe, si je puis me permettre le tutoiement et la minuscule à arabe, ou ton copain de bistro kabyle voir ton collègue sénégalais musulman n'est pas coupable. Je ne lui demande pas de manifester contre sa religion. 

La une de Charlie du jour me fait rire. Je n'ai jamais acheté Charlie sauf une fois où je m'emmerdais Gare de l'Est. Je suis un inconditionnel de Charb, Maurice et Patapon. 

Mais je m'égare (techniquement, je dois avoir que j'avais en tête trois idees de billet en tête pour ce soir : le machin sur l'islam, le retour de Pépère et la panne de la SNCF il y a deux ou trois semaines). (Je m'égare Montparnasse). 

Tiens ! Parlons de cette panne de la SNCF. Rapidement. Je vais résumer. Les lascars avaient un vrai problème technique. Dans mon boulot, ça peut arriver. Un serveur qui plante. La bascule sur le serveur de secours qui ne fonctionne pas. Le service n'est plus rendu au client. C'est moins grave que ce qui est arrivé à la SNCF mais on parle de nous dans la presse. Et mon boulot est un peu de faire l'interface entre les gars qui bossent pour résoudre les problèmes et les cellules de crise tenue pour fournir des informations aux gens de la communauté novation pour faire des communiqués de presse et raconter des conneries dans Twitter. 

La vérité, si j'ai bien interprété, est que la SNCF ne savait rien de ce qu'il se passait. Et qu'ils ont manqué de bol.  Il savaient qu'ils avaient un problème sur un truc mais ne savaient pas lequel. Ils ont tout tester et c'était lors des derniers tests qu'ils ont trouvé le quel. En plus, le panneau d'affichage de Montparnassee est mécanique (je passe assez de temps devant...) et ne permet pas de dire aux gens : allez à Austerlitz. 

C'est tout con. 

Mais les gugusses en charge de la communication ne peuvent pas le dire au grand public. Alors ils disent des trucs du genre : nos ordinateurs ne causent pas entre eux. Personne n'y comprend rien. La vérité est que ça coûterait des milliards d'euros d'avoir un système fiable avec un système de secours au top. Il faut changer des postes de commandement qui datent des années 70. 

François, tu peux revenir. On a besoin de types pragmatiques. De sociaux démocrates comme j'aime. Pas d'abrutis qui pensent avoir des solutions à tout et qui disent en permanence qu'il faut être paramétrique. 

On a besoin de toi. Et je t'assure qu'il y a un tas de gens qui te regrettent. Et qui sont incapables de réfléchir aux problèmes de l'islamisme ou de la SNCF.

Alors tu devrais faire amende honorable. Redire que tu t'es planté sur l'état d'urgence, la déchéance de nationalité et tout ça. Mais aussi sur la communication : il faut plus de policiers et militaires pour assurer la sécurité mais que les attentats continueront. 

Et dire pourquoi. 

Et dire pourquoi il faut défendre le service public du transport des gens (ferré en l'occurrence mais les cars Macron ne furent une connerie que pour les gens qui n'y connaissent rien). 

Reviens !