18 février 2020

07 février 2020

La semaine de quatre jours et les slogans politiques

Pierre Larrouturou revient sur la semaine de 4 jours. Je suis d’accord avec la nécessité de poursuivre la baisse du temps de travail mais je n’aime pas les slogans genre la semaine de 4 jours. 

Par exemple, je veux bien faire 32 heures en trois jours dont un en télétravail. Ça me ferait 36 heures avec les quatre heures de transport. 3 journées de 8h à 20h, c’est jouable. 

Mais il faut arrêter avec les slogans. A part 32h payées 39... et encore. 

Vous prenez un chef dans une petite brasserie parisienne, il faut bien qu’il assure 5 services du midi... Chaque boulot a ses spécificités. Chaque personne ses besoins (pour la part, il me faut aller en Bretagne m’occuper de ma mère)(d’un autre côté, quand j’y passe trop de temps on s’engueule). D’un autre côté, comme je passe mes congés près d’elle, je veux bien renoncer aux congés payés à condition d’avoir des semaines de deux jours 25 semaines par an. Et tout ça m’emmerde, je n’aurais pas les moyens de faire un aller retour Paris Bretagne toutes les semaines. 

Restons pragmatiques et luttons contre les slogans démobilisateurs. J’ai un collègue qui est obligé de faire 45 heures par semaine en mai et juin (chacun son job). Ses chefs sont tolérants le reste de l’année mais il faut qu’il fasse ses 5 jours par semaine (et en plus il n’a pas le droit au télétravail à cause de problèmes d’accès à certains serveurs impossibles hors du bureau). Les quatre jours lui iraient donc bien sauf deux mois par an. 

Voilà un slogan : la semaine de 4 jours sauf deux mois par an...

Revenons sur mon cas personnel. Je pourrais faire mon boulot en 3 grosses journées mais les impératifs professionnels font que j’ai plus besoin d’être présent 5 jours par semaine hors mois d’août et vacances de Noël mais quelques heures par jour seulement (ça ne m’irait pas du tout vu que pour aller au bureau, ça me coûte deux heures par jour, autant faire des grosses journées).  

Restons sur mon cas. Je suis seul pour un job (cadre supérieur dans une usine de vélo et expert en généralités). Mon travail n’est pas nécessairement partageable. Les cimetières sont remplis de gens indispensables mais il n’y a pas beaucoup de types en France qui ont 32 ans d’expérience dans les distributeurs de billets tant chez les éditeurs de logiciels, les banques, les constructeurs et les organismes interbancaires. Mon patron verrait d’un mauvais œil une baisse de mon temps de travail... et s’il doit l’organiser, je ne serais plus indispensable dans mon cimetière et ne pourrais plus revendiquer de gagner plein de pognon. 

Arrêtons donc les slogans. Ça mobilise certains mais faut fuir d’autres. 

La réduction du temps de travail est nécessaire pour un tas de raison, parce qu’il faut accompagner l’automatisation, parce que nous ne sommes pas nés pour travailler, parce qu’on a un problème de répartition des revenus, parce qu’il nous faut des heures de loisir (de bistro) mais du pognon pour se le permettre. 

C’est un sujet trop sérieux pour le laisser tomber dans des slogans.

05 février 2020

Achetez un brevet de gauchisme !

https://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-des-femmes-blanches-paient-2-500-dollars-pour-ne-plus-etre-racistes-05-02-2020-2361342_24.php

Je suis plié de rire en lisant cet article en pensant à tous mes confrères de gauche qui dépensent tant d’énergie à se persuader qu’il faut démontrer qu’ils sont de gauche. Il est exemplaire des pouffes (je suis féministe, aussi, hein !) dépensent du pognon pour une formation pour éviter tout acte voire pensée raciste. 

Ça me rappelle un peu cette histoire de congés pour perte d’enfants. Les types pensent tellement qu’il faut faire le bien qu’ils entrent dans un délire sans penser aux parents qui mettront des années à se remettre mais il faut que l’entreprise paie. 

Il faut un brevet de gauche. J’ai connu des attaques et pas plus tard qu’hier. 

Il faut un brevet d’antiracisme. J’ai connu beaucoup d’attaques. 

Il y a beaucoup de connards qui savent ce qu’il faut penser et ne pas penser qu’ils trouvent tous les prétextes pour se persuader qu’ils pensent bien contrairement aux autres. Et la gauche crève. 

Restons zen. Voilà un autre sujet de rigolade. 

01 février 2020

Hommage bien mérité

Gérard est mort. Il a été incinéré jeudi. Ses cendres sont dans le même carré que celles de Marcel et Jacques, sans compter l’ancien cuisinier du Petit Relais. Gérard avais été longtemps serveur à l’Amandine mais il avait fini par picoler plus que les clients. Même moi. Il était très mince. A chaque fois qu’on le voyait, on se demandait par quel miracle il était encore vivant. On ne se posera plus la question. 

Depuis qu’il ne bossait plus, on le croisait dans les bistros. Il buvait des kirs comme au temps où il devait prendre du carburant pour pouvoir porter un plateau. Il était d’une gentillesse incroyable, comme beaucoup d’imbéciles. 

Je ne sais même pas s’il avait de la famille ou quelqu’un pour le regretter. C’est bien triste.

Il n’aura pas eu un cercueil bleu pour l’enfoncer dans le ridicule qu’il aurait toujours représenté. C’est une chance. 

26 janvier 2020

Macron comme une pelle

Je n’ai jamais été franchement virulent contre Macron. J’ai assez « subi » le bashing du temps d’Hollande. Pourtant, là, il semble avoir totalement perdu la main. 

Les sondages sont en baisse. Je voyais une vieille amie issue du PS venue chez LREM. Elle expliquait cette baisse par le parti pris de la presse et le bashing. C’est une erreur. Je n’ai jamais accusé la presse ou le bashing de faire faire baisser Hollande. J’ai critiqué la presse et le bashing pour d’autres raisons. 

Macron accumule les erreurs. La réforme des retraites en était une mais il aurait dû rebondir sur l’avis du conseil d’Etat et dire « bon les gars, on reporte tout ça, on va faire d’autres propositions, ne pas faire une loi fourre-tout et bien séparer les sujets : l’âge machin, le régime universel et les points ». Une petite reculade est préférable à un désastre. 

La gestion des municipales est une calamité. LREM n’aurait jamais dû présenter ce type. A la limite, ces andouilles auraient dû se ranger derrière les socialos (qui pourraient fort bien être utiles au second tour en 2022). Derrière la droite, ça aurait renforcé la gauche. Tout ce discute, hein !

Là, Macron va droit dans le mur. Perdre Paris et 2022. Si la droite présente un type comme Baroin, il n’est même pas sûr d’être au second tour vu que la gauche (la mienne) est lassée (si un socialo pas trop taré se présente, je vote pour lui). Au second tour contre Le Pen où Baroin, les électeurs de gauche iront à la pêche. 

Aujourd’hui, il a atteint un sommet de nullité. Il convoque le matheux à l’Elysée. Le président de la République se mêle de politique partisane et se prend une baffe dans la gueule parce qu’un type n’a rien à cirer de ces âneries. Villani n’allait pas arrêter maintenant. C’est évident. On ne sait pas ce qu’il dans le crâne, le chevelu, mais c’est ainsi. A la limite, Macron aurait dû convoquer Griveaux et lui filer ses 8 jours. 

Maintenant, on est hilares. Le centre gauche ne peut plus accorder le moindre crédit au Président. Tant pis. Sa chute dans les sondages va continuer. Va empirer. Il va être Hollandisé. C’est ballot. 

Sa réforme des retraites va passer. Si elle n’est pas retoquée par le Conseil constitutionnel, elle subira le sort du CPE. Promulguée. Jamais appliquée. 

Il nous faut le coacher. Disons-lui d’arrêter Griveaux, les retraites et quelques conneries. Ce n’est pas bien grave. Il a un boulevard pour 2022 s’il n’est pas grillé avant. 

Je dis ça pour finir avec une note optimiste. Pour lui. 

24 janvier 2020

Grèves : chacun ses paradoxes

La RATP va rembourser les abonnements pour décembre. Pour ce faire, ils demandent un certificat de travail. C’est complètement con. Ça leur coûterait moins cher de renouveler gratuitement les rechargements pour février. En plus, pourquoi seuls les gens qui travaillent auraient droit à un remboursement. D’autant que les gens qui bossent ont la moitié de l’abonnement remboursé par la boîte et qu’il va falloir déclarer qu’on s’est fait rembourser voire certifier sur l’honneur quand on ne l’a pas fait. 

Pour ce qui me concerne, c’est niet. D’une part, cette grève m’a coûté la peau des fesses en taxis et assimilés, je peux m’asseoir sur le remboursement en question. D’autre part, j’aurais pu aller en transports en commun mais, le matin, ça me gonfle avec mon entorse et, le soir, je n’aurais pas pu aller au bistro sans être inquiet vu que la ligne 7 fermait à 19h30, je débauche à 18h30 et j’ai plus d’une demi-heure pour arriver à la ligne 7. Boire et prendre un taxi ou arrêter le bistro et courir : mon choix a été vite fait. Mais ce n’est pas à la RATP de payer. 

Notons, en marge de cette publication qui ne restera pas dans les annales (avec 2 n, je vous prie), que j’étais plié de rire en voyant des copains de gauche parisien pointer des sondages disant que 60 ou 70% des Français soutenaient les grèves. Mais la proportion était inverse chez les habitants de la région parisienne. Ça ne coûte vraiment rien de soutenir un truc quand on n’est pas concernés... Je suppose que les 30% de franciliens qui soutiennent les grèves sont composés des grévistes, évidemment, mais aussi des types qui n’ont pas besoin de se déplacer au quotidien. 

Toujours est-il que si je refuse de me faire rembourser, c’est aussi une forme de grève du zèle : il va falloir mettre en place un circuit administratif délirant pour une connerie et les gens aiment ça. Je viens de recevoir un mail de la part d’un de mes collègues adressé à une huitaine de types avec le même statut (salariés d’une boîte détachés dans une filiale) pour nous expliquer ce qu’on doit faire pour être remboursés. C’est bien gentil de sa part (et je l’aime bien, je déjeune tous les jours avec lui, on parle de ce remboursement souvent). On a donc une personne qui prend sur son temps de travail pour expliquer aux autres comment vaincre une montagne administrative ridicule. 

Sans compter qu’une partie d’entre nous avons vaincu les grèves en prenant des congés et en faisant du télétravail. Il faut rester cohérent. On n’utilise jamais nos titres de transport en congés ou en télétravail et pourtant on paie les abonnements. Alors se le faire rembourser sur le dos d’un service public, c’est fort ! 

La vraie solidarité aurait été de continuer à payer...Pour la défense du service public, quoi !

Avec cette histoire de télétravail autorisé par les boites pour simplifier la vie des salariés, j’ai pu prolonger mon séjour de Noël en Bretagne de près d’une semaine. 

Chacun ses paradoxes.

18 janvier 2020

Les municipales et la gauche appliquées au Kremlin-Bicêtre

Je suis bien content du rassemblement à gauche dans la commune, Le Kremlin-Bicêtre, autour de Jean-Luc Laurent, sans trop de famille politique indésirables... MRC, PS, GRS et GE si je n’ai oublié personne. 

La politique est bizarre, parfois. Tenez ! Hier je me réjouissais du retour de Ségolène Royal et aujourd’hui je suis content d’avoir à voter pour une liste avec GRS m’aider sans LFI alors que ces deux formations sont dans le même groupe à l’Assemblée Nationale et au Parlement Européen. 

Il s’agit, certes, de quatre partis presque marginaux au niveau national. Disons trois groupuscules et un ancien grand parti de gouvernement dont je suis proche. Bicêtre est le fief du MRC, l’ancien parti du Che. Jean-Luc en est le président. 

Depuis que je suis inscrit sur les listes électorales dans ma commune de résidence, c’est à dire au lendemain de 2002), j’ai toujours voté avec voire pour Jean-Luc (sauf une fois à une cantonale où j’avais voté pour le candidat sortant, PCF : c’est aussi ma conception de la politique. Si le sortant est de gauche et n’a pas fait un mauvais boulot, je vote pour lui. 

C’est d’ailleurs étrange, le maire sortant vient de la gauche mais les situations sont parfois ubuesques. J’y reviendrai. Ou pas. 

Je dis toujours que le rassemblement à gauche est indispensable mais que, part de là les histoires de personnes, il ne peut pas se faire n’importe comment. Par exemple, je considère que LFI n’est plus un parti républicain mais un truc outrancier. Je suis ravi qu’il ne soit pas sur la liste et heureux de voir ses alliés d’ailleurs y figurer...

Je suis arrivé à Bicêtre en 1994. La commune était à droite mais je m’en foutais. Jean-Luc a été élu maire en 1995. Je crois bien que le sortant Jean-Marc Nicolle était avec lui, peut-être déjà son premier adjoint. On s’est souvent croisés mais on a commencé à sympathiser lors de municipales (en 2008 ?) alors qu’il était intrigué d’avoir le premier blogueur politique d’un classement (bidon) sur sa commune. On a fait la campagne de François Hollande ensemble, en 2012. J’ai fait celle de Jean-Luc pour les législatives. Je pense qu’il est comme moi : il défend une idée de la gauche républicaine. Il a fait la campagne du principal candidat de gauche alors que beaucoup de choses les sépare. Et je suis plus proche d’Hollande...

Tiens ! A l’heure où j’écris ces lignes, des colleurs d’affiche sont arrivés pour coller des affiches pour une réunion publique de Jean-Marc, à la Comète, mardi. Ça me fera plaisir de le revoir. Ça sera la première fois depuis « l’affaire Nicolle ». Nous y venons...

Élu député, Jean-Luc a laissé sa place à Jean-Marc vers 2015 où 2016, mais il y a eu une sombre histoire pas encore jugée en rapport avec son mandat de premier adjoint et la majorité municipale a été disloquée, certains pensant que le nouveau maire devait démissionner. Dont moi. Mais je passe l’amitié avant tout : c’est un copain. Il a conservé mon soutien dans cette affaire. 

Mais la majorité ayant éclaté, il en a reconstruit une avec d’autres bords politiques. Je désapprouve. Je suis aussi pour la droiture en politique : les électeurs avaient choisi une majorité de gauche...

Maintenant, je me retrouve avec deux copains à la tête de chacun une liste. J’ai choisi celui du rassemblement et des luttes communes alors que politiquement, je suis probablement plus proche de l’autre politiquement vu qu’il bosse avec les types de l’UDE voire d’EELV (Bernard étant une espèce de girouette, je ne comprends rien aux écolos du coin). 

Les deux ont bossé ensemble pendant 25 ans et ont fait un superbe boulot. La ville est métamorphosée. Les deux sont d’une compétence exemplaire, Jean-Luc est peut être plus un homme public et Jean-Marc un de dossier (j’ai peut-être tort mais c’est l’image que j’en ai). (Pas de dossier judiciaire, andouille). 

A la limite, je pourrais reprocher à Jean-Luc de ne pas avoir suffisamment soutenu Jean-Marc au moment de l’affaire mais j’étais loin de la salle du conseil municipal. J’avais des nouvelles par le bistro et Le Parisien uniquement. Mais j’ai moi-même suggéré à JM de démissionner dans mon blog. C’est compliqué. Compliqué et étrange, disais-je. 

J’appelle (youhou !) tous les gens de gauche à favoriser les alliances de partis de gauche républicains. J’appelle (hé ho !) tous les Kremlinois à voter pour une de ces deux personnes qui ont fait un superbe boulot et pas pour les autres opportunistes genre LFI ou LREM qui ne se sentent plus pisser avec leurs nouveaux partis qui n’ont encore rien prouvé à part leur capacité à détruire la République. 

Je précise qu’un autre candidat a toute mon amitié et mon respect, Hakim. 

J’espère que Laurent et Nicolle seront tous les deux au second tour. Votez quand même pour Laurent pour limiter les risques. Bicêtre est une commune bizarre. Une ville de bobos qui votent plus à gauche qu’eux. Quand on habite dans une espèce de banlieue rouge, on sait ce qui est fait pour les habitants. Mais à Bicêtre, tout est possible. 

Votez à gauche. Et pour la République.

17 janvier 2020

Royal au bar

Ségolène Royal a annoncé aujourd’hui la création d’une structure politique en vue de la présidentielle de 2022. Cette hypothèse ou ce scénario d’un retour a évidemment un côté hilarant mais laissons le de côté deux minutes (y compris dans les commentaires, je vous remercie).





En l’état actuel, la gauche socialiste est incapable de présenter un candidat qui pourrait dépasser 10% au premier tour et je suis gentil. La gauche, en général, pourrait trouver un candidat d’union qui pourrait faire un joli score. Mais je ne crois pas à l’union de la gauche, sur sa gauche. Donc ce joli score permettrait potentiellement une troisième place au premier tour. Ce qui nous fera une belle jambe. 

Il ne s’agit pas de croire aux prévisions des sondages deux ans avant un scrutin. Qui aurait donné Hollande gagnant en janvier 2010 pour mai 2012 ? Ou Chirac en 95, six mois avant le vote ? Ou Mitterrand à une autre époque (janvier 1979 ou janvier 1986) ? Ou Macron en janvier 2015 ? A la limite, Sarkozy en janvier 2005 ? Et même Chirac en janvier 2000 alors que tout allait bien pour Jospin... 

Je n’ai aucune idée de ce que pourrait donner une candidature de Ségolène Royal en 2022. Toi, cher lecteur, je ne sais pas. Tu penses que c’est ridicule. Jusqu’à mai 2011, tu pensais qu’une candidature Hollande serait ridicule. Les prévisions sont toujours ridicules et saluons avec panache Rocard, Balladur, Fillon,...

Reprenons. Je suis du centre gauche. Pas socialiste mais de centre gauche. Pas socialiste parce que je n’oublie pas de lire dans un dictionnaire ce que ça veut dire, genre collectivisation des moyens de production ou un truc comme ça. Je souhaite qu’un candidat du centre gauche soit élu. En 2017, aussi. Mais il n’y en avait pas. J’ai donc voté pour Macron pour éviter un désastre et comme tous les électeurs du centre gauche je n’ai aucun regret même si je n’approuve pas du tout la politique menée. 

Alors, soyons sérieux. Si Madame Royal semble en janvier 2020 n’avoir aucune chance ça veut dire qu’elle a toutes ses chances. 

L’hypothèse la plus ridicule peut souvent être gagnante. L’absence de figure au centre gauche fera qu’un type de gauche votera pour des raisons qui ne regarde que lui pour un candidat qui ne regarde que lui. Il n’oubliera pas la brutalité de la politique de Macron et qu’un type de la gauche de la gauche ne pourrait être élu que par un abominable hasard. 

16 janvier 2020

Le pognon est relatif contrairement à moi

Je suis un rebelle, en fait ! Ce soir, j’ai décidé de ne pas pisser à la Comète en partant mais devant la devanture d’un commerçant voisin. 

Depuis qu’il y a les grèves, je vais en G7 ou Uber au boulot, ce qui m’évite les merdes habituelles. Sauf aujourd’hui où j’ai mis 2h30. Les aléas. 

Les collègues me demandent comment je fais financièrement. Ils n’arrivent pas à croire que je ne me fais pas rembourser. C’est pourtant simple : je me suis fixé un budget. Il est conséquent. 

L’autre matin, j’en discutais avec une collègue. Elle ne comprenais pas ma position. Je la croise vers 14h, elle avait un gros sac. Je l’interroge. Elle me répond « tu te rends comptes, avec les soldes, j’ai pu acheter un manteau 900 euros alors qu’il était à 1200 avant » (je n’invente pas les chiffres ; souvent je romance un mes publications. Pas cette fois). Je lui ai alors dit que mon propre manteau avait coûté 90 euros et que j’entamais la cinquième saison avec. Elle ne le croyait pas vu qu’il est parfait. 

Tout est relatif. 

Hier midi, un collègue (ingénieur en informatique avec le salaire qui va avec) m’a dit qu’il fallait qu’il fonce chez Lidl en métro  pour acheter un tuyau de douche à 3 euros parce que le sien est percé et que ça coûte 20 euros chez Carrefour. 

Tout est relatif. Mon propre tuyau de douche est percé et j’irai chez Auchan samedi. 

Alors, on gueule. Tiens ! Le taux du livret A. Le pauvre qui a 10000 euros va perdre 25 euros par an c’est lamentable et tout ça. Personne ne se demande si un pauvre avec 10000 euros est pauvre et s’inquiète pour 250 euros en moins en intérêts. 

C’est relatif. 

12 janvier 2020

Retraites : le militantisme odieux et con

Depuis hier, on voit des connards qui s’insurgent parce que la belle fille de Macron est à la CFDT et bosse pour eux. Ils méritent des baffes tellement l’attaque est ignoble et pas seulement parce qu’elle n’est pas responsable des agissements de son beau-père. 

Son boulot est de défendre des salariés devant les tribunaux des prud’hommes. C’est quand même autre chose que de passer ses journées à crier des âneries dans les réseaux sociaux dont celle qui consiste à dire que les grévistes font la grève pour nous ce qui est totalement faux. 

J’aimerais d’ailleurs que ces imbéciles arrêtent de prétendre faire mon bonheur malgré moi et comprennent que ce genre de position est ce qui fait couler la gauche assez régulièrement. 

Ce que je dépense en taxi pour aller bosser est autant de pognon que je n’aurai pas à la retraite et dans ce pays on a un peu trop tendance à se moquer des entreprises qui perdent de l’argent en disant que c’est pour leur bien. Et l’ironie des gauchistes en peau de fesse qui, souvent déjà retraités, se sentent revivre parce que d’autres font la grève est à gerber. 

J’attends toujours qu’ils parlent des mutations de la société, des modes de production et tout ça. 

Mais non. Ils défendent des trucs car ils ne veulent rien changer. Ils sont conservateurs. Et les types qui se présentent progressistes sans vouloir bouger ne sont même plus rigolos. 

Cette réforme est par ailleurs à chier : elle ne prend pas en compte les mutations dont je parlais ci-dessus. Elles représentent un retour arrière et ne préparent en rien l’avenir. 

Le personnel politique, en France, manque singulièrement de vue...

03 janvier 2020

Les clés

Les voisins de ma mère ont les clés de la maison depuis très longtemps (peut-être 20 ou 30 ans, ils se sont installés là un peu avant de prendre leur retraite et ont environ 85 ans et sont en pleine forme). Je crois qu'on la leur a donnée quand on a installé l'alarme afin qu'ils puissent intervenir en cas de déclenchement intempestif (c'est arrivé une fois mais ils avaient oublié comment arrêter le bazar et, une autre fois, c'est eux qui ont fait sonner - un coup à pisser dans sa culotte - alors qu'ils étaient entrés dans la maison pour mettre en route la chaudière, à notre demande). Bref...

A onze heures, j'entends la porte en verre du hall qui donne sur la porte d'entrée principale grincer puis, la sonnette... sonner. Je descends voir mais je n'ai pas la clé de la porte principale. Je sors par le garage et je vais donc dans le hall en passant par l'extérieur. La voisine était là. Je dis : "Ah bonjour madame, et tout mes voeux, désolé, je n'ai pas les clés de cette porte, j'ai fait le tour". Elle me répond : "bonjour, tous mes voeux également, vous les transmettrez à votre mère, s'il vous plait. En fait, je suis venu vous rendre les clés vu que nous n'en avons plus besoin".

Je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête. Elle a ses clés depuis une éternité et ne les a pas utilisées depuis plus de 10 ans mais c'est ainsi. Je lui explique : "ah mais madame, c'est nous qui avions besoin que vous ayez les clés au cas où, par exemple si ma mère perd les siennes ou si un artisan doit intervenir en urgence pour une bricole et qu'on ne peut pas être présents." Charmante mais elle insiste, je prends les clés et lui dis "mais vous savez, nous n'en avons pas besoin nous non plus."

Elle : "ben si, vous n'avez pas les clés pour ouvrir aux visiteurs...".

Qu'est-ce que vous vouliez que je lui réponde, moi ?

(surtout pas la vérité : que la clé qui aurait dû être sur la porte principale est chez un artisan qui doit intervenir pour une bricole).

(ceci n'a rien à faire dans un blog politique mais je n'ai rien d'autre à y mettre).

02 janvier 2020

Meilleurs vœux et dépérissement du sexe !

Pendant ces dix jours de fin d’année puis de début d’une autre, j’ai beaucoup pensé à des billets que je pourrais faire pour montrer mon désaccord avec les partis de gauche actuels qui ne font que se réfugier dans un passé exigu conservateur au nom du progressisme patati patata. C’est à mourrir de rire. 

Ce soir, grâce à Facebook, j’ai trouvé deux combats qui vont m’occuper au moins 35 minutes. 

Le premier n’amène aucun commentaire :



Le deuxième non plus, finalement. 



J’ai enfin trouvé des raisons de finir féministe. Pour mon premier billet de l’année. Rassurez-vous, je vais me remettre.