26 mai 2017

Ferrand, nous voila !

Les gens de gauche qui hurlent contre Richard Ferrand sont assez drôles mais lassants. Ceux de droite sont ridicules compte tenu des casseroles de Marine Le Pen et François Fillon, leurs représentants à la présidentielle. Jean-Christophe Cambadélis oublie qu’il a été deux fois condamné et devrait être discret. Ferrand a employé son fils pendant quelques mois au SMIC ou presque pour un vrai travail et le CA de la boite dont il était le taulier a décidé de louer des locaux à son épouse parce qu’ils étaient moins cher.

Les gens de gauche en question nous parlent d’éthique et de morale. Ils nous sortent d’ailleurs ces deux mots « à la tronche » quand on vient défendre Ferrand. Pourtant, si l’éthique et la morale avaient quelque chose à voir avec la politique, cela se saurait. Du moins, je me demande si la morale et l’éthique n’est pas aussi de ne pas accuser un type qui n’a rien fait de mal, qui est même d’une pratique relativement courante. Ils feraient mieux de réfléchir à ce qui fait qu’une entreprise à intérêt à louer des locaux plutôt qu’à en acheter, des histoires fiscales, d’amortissements et autres auxquelles je ne comprends rien.

Toujours est-il qu’on ne va pas mettre en prison tous les chefs d’entreprise propriétaires de locaux qu’ils louent à leurs boites… Ou tous les fiscalistes qui font des montages financiers de type SCI pour obtenir des avantages fiscaux.

Il arrive à ces gens de gauche de se tromper. Je vous passe le fait que ce n’est pas très morale et éthique d’attaquer l’adversaire avant les élections sur des aspects qui n’ont rien à voir le programme notamment quand cela risque, encore une fois, de faire monter le camp d’en face, qui, lui, n’est pas spécialement à cheval sur l’éthique et la morale.

Je ne sais pas où ils étaient lors des affaires Cahuzac et Thévenoud. Moi, je les défendais, au nom de la justice, de  l’éthique et de la morale, jusqu’au bout ou presque : jusqu’au moment où ils reconnaissaient les faits. Ferrand a reconnu les faits dès le premier jour c’est une affaire totalement privée et sans rien d’illégal. Et voila les gens de gauche qui m’expliquent que je tapais sur la droite quand il y avait des affaires. Sans même faire la différence : quand un type se fait payer des cigares ou un trajet d’avion pour assister à un pot par la princesse, pour ne parler que de trucs pas très graves, c’est dans la caisse de l’Etat, qu’ils tapent.

Alors moi je tape. En plus, la gauche tape sur la droite et la droite tape sur la gauche. C’est le jeu. Mais quand la gauche ne dépasse pas 26% dans les sondages, elle devrait se demander ce qu’est la gauche et éviter de taper sur le centre ou qui se disent « ni de droite ni de gauche » car ils ne peuvent plus supporter cette gauche, soit cette gauche morale et éthique, soit cette gauche qui ne veut pas gouverner donc se choisir une majorité.

Tout ce qui m’amuse dans cette gauche morale et éthique, ce sont les conneries de Mme Hidalgo à Paris vu qu’elles font chier les réactionnaires de gauche et les supporters de Macron.

J’ai joué le jeu de la morale et de l’éthique, aussi, mais vous ne verrez pas beaucoup de billets, dans mon blog (près de 10000 billets) où je défends le non-cumul des mandats ou le vote des immigrés, je n’ai pas fait de billet pour expliquer que l’emploi de proches par les élus devrait être interdit et nous sommes en plein cœur de l’affaire. Je n’ai pas fait de billet pour défendre la loi de moralisation machin que va faire passer Macron. Ce n’est pas que je sois contre mais je pense que les électeurs s’en foutent. Je suis même pour, tiens ! Je ne vais pas aller contre la morale et l’éthique et la loi en question, comme celle sur le non-cumul, va donner un bon coup de ménage dans cette mer de crabes.

Mais je pense que les électeurs ont parlé, lors des dernières élections. Ils ont dit « barrez-vous, on n’en peut plus ! », et pas seulement pour des échecs de gouvernements successifs mais aussi par ras-le-bol, notamment d’une gauche morale et éthique, girouette permanente… La dernière en date ! La voila qui acclame Hamon avec son revenu universel parce qu’il est le nouveau cheval de bataille du patron de Facebook alors que pendant la primaire, ils gueulaient parce que c’était un truc libéral. A l’époque, j’étais à peu près le seul à défendre cette idée d’Hamon.


Ne nous fatiguez plus avec la morale et l’éthique, surtout quand l’affaire n’a rien à voir avec la morale et l’éthique et que le seul truc moral et éthique est aujourd’hui d’empêcher certains guignol d’arriver au pouvoir…

23 mai 2017

Virer @gerardfiloche du PS est la priorité

Manchester je bois.

Je n'ai rien dit suite à l'attentat de Manchester. D'ailleurs, je suppose que tout le monde se fout que je pense aux familles et tout ça. J'étais bien sûr horrifié et tout ça aussi mais j'ai eu un sentiment bizarre en lisant les publications Twitter et Facebook de tous ces braves gens qui expriment leur solidarité et leur #jesuis. 

Un jour on aura une application qui dira automatiquement des messages de solidarité et autre à chaque attentat. Et une deuxième qui dira #padamalgame. Je ne dis pas que ces messages participent à la banalisation des actes terroristes. Ils sont devenus banals. C'est triste. Mais les messages en deviennent presque faux cul. Et parfois n'importe quoi. J'en lisais, par exemple, qui disaient : "ah les lâches, ils s'en prennent à des enfants".  Ils ne sont pas lâches. Ils meurent dans leur folie. Et vous vous rendez-compte qu'en disant cela, je pourrais être accusé d'apologie du terrorisme ou un truc comme ça. Mon propos n'est évidemment pas là. Ces types méritent d'être mis hors d'état de nuire. Sans état d'âme. Sans réflexion. 

Je voudrais revenir sur la banalisation dont je parlais (même s'il me paraît plus urgent de savoir écrire "banal" au pluriel). C'est un fait. Il ne faut pas se voiler les yeux. On sait que ça peut arriver partout et à tout moment. Et à force de faire des tweets faussement empathiques, on oublie l'urgence. Comme atomiser les régions où croissent les ennemis. 

S'il s'agit de nos banlieues (surtout la mienne), on se contentera évidemment d'arracher les viscères des différents ennemis, voire de les sodomiser avec des pieux qu'on aura préalablement ornés de tessons de bouteille si on a l'esprit joueur. 

Sans concession. Ca me fait penser que je n'ai pas réagi à cette histoire de quartiers de Paris où les gonzesses ne peuvent pas circuler (ce qui est d'autant plus con qu'en cette saison, elles mettent des petites jupes). Sans concession. 

Vous vous rendez compte qu'hier, le buzz était fait avec cette histoire et qu'aujourd'hui c'est un massacre de mômes qui vous déchaîne ? J'espère que demain on évoquera les vrais sujets comme les scandaleuses taxes sur la bière. Ou alors la mort d'un acteur. Faut quand même admettre que les réseaux sociaux sont pitoyables et qu'un sommet est atteint aujourd'hui. 

Il faudrait envoyer James Bond détruire les terroristes islamistes. 

Et rester à notre niveau dans les réseaux sociaux. Crier notre haine de ces connards. 

Ca ne change rien mais pendant ce temps là, vous n'êtes pas au bistro. 

Moi si. La vie continue. Sauf celles de ces gamins assassinés par des connards dirigés par des fous. Et des vrais lâches.

22 mai 2017

Cuites professionnelles

A la demande générale de Dada Vidov, je vais raconter la plus grosse cuite que j'ai prise pendant les heures de travail. 

Avec un collègue (un client, j'étais consultant), vers 1994, on avait pris l'habitude de manger une fois par semaine dans un petit bistro à Bois d'Arcy. Une fois, on s'était lâchés. On avait bu 7 Grimbergen chacun à l'apéro plus une bouteille de rouge, toujours chacun, en déjeunant. Forcément, en retournant au bureau, vers 17 heures, on était un peu fatigués. 

Sinon, dans mes archives de cuites professionnelles, je me rappelle d'un séminaire qu'on avait fait à Dakar. L'avion du retour était en retard de 12 heures. Alors que tous les collègues se lamentaient, j'avais passé l'attente à la buvette. Je suis excusable, j'étais jeune (genre 22 ans). Pendant le séjour, j'avais acheté un instrument de musique local. Tout ce que j'avais réussi à jouer était l'hymne à la joie, mon côté Macroniste avant l'heure. Les collègues de l'époque que je croise épisodiquement s'en rappellent encore. 

Un peu après, toujours dans la même boite, probablement en 1996 (juste avant que nous soyons vendus une première fois, cc Romain), nous avions des pots tous les mois. A l'époque, je bossais au siège du cabinet de conseil ce qui était exceptionnel (généralement, on bosse dans les locaux du client). Le patron m'avait à la bonne. Il avait repéré que, le midi, je ne refusais jamais de prendre l'apéro avec lui. Il m'invitait souvent au bistro en face pour manger (sans boire, on bossait). Après un de ces pots mensuels, nous avions tous les deux une légère ébriété. C'était une petite boîte (50 personnes) avec quelques actionnaires dont une partie de sa famille. Généralement, il invitait ses proches à dîner dans un restaurant en face Rue Marbeuf (j'ai oublié le nom, un truc avec une spécialités de tartares cuits). 

A la fin du pot, il m'avait dit : Jégou, vous allez venir avec nous. J'avais dit : heu. Il avait répondu un truc du genre : c'est, hips, un ordre. 

Un collègue plus âgé qui m'aimait bien était l'époux de la sœur du gendre du patron. Il m'a dit : fais pas le con, viens pas. Je me rappelle qu'un autre collègue que j'ai retrouvé sur Facebook, Hervé, avait dit la même chose. Je les avait évidemment envoyé chier. Et j'étais allé. Le patron et moi avions fini cuités. Sa femme (qui était DRH ou DG ou un truc comme ça pour justifier un salaire insolent) m'avait détesté. 

Pour l'anecdote, j'étais rentré en taxi, ce soir là. Dans une petite rue (de mémoire la première à gauche quand on vient de Georges V), un type nous avait arrêté. C'était Jacques Villeret. Il était encore plus saoul que moi et exigeait que je laisse le taxi. Je l'avais envoyé chier. Le ton avait vraiment monté. Le chauffeur l'avait viré. 

Le patron de la boite avait continué à bien m'aimer. Il a vendu la boite un peu après. Je viens de me rendre compte que j'ai confondu les années. Cette histoire date de 1993. Je dénotais de tous ces consultants seniors qui ne pensaient qu'à lui sucer la bite pour gagner plus. Je ne voulais que m'éclater au boulot. Du coup, j'étais probablement le seul à avoir eu des augmentations jusqu'au bout. 

Après la vente, j'ai poursuivi ma vie. Et j'ai appris qu'il était mort.

Depuis cette époque, je fuis les mondanités professionnelles. Lors de ma dernière sortie, et je l'ai déjà raconté dans le blog ou FB, on était de sortie avec la firme, à Strasbourg. A l'hôtel (tout le monde rentrait), l'ascenseur était trop petit. Tiens ! Il y avait Aicha qui était montée à pied. Je leur avait dit que je prendrai le suivant.

Et j'étais retourné au bar de l'hôtel.

18 mai 2017

Image du monde de la France


J'ai trouvé ça dans Twitter. Tweeté par @revelateur. 

L'actualité du jour est simple. 

Le chômage est au plus bas depuis 2012. Ce qui semble montrer que la politique ne fut as mauvaise melecsil reste des andouilles à penser que remonter l'économie devrait être immédiat. 

La cote de popularité de Mélenchon s'effondre. 

Celle de Macron n'est pas au top. 

Mais il a envoyé les journalistes qui foutent la merde depuis des années en cherchant le buzz, découvrant une nouvelle spécialité : faire des articles à partir de Tweets. Il veut des journalistes compétents. C'est mal ? Non. Difficile. 

17 mai 2017

Oh le joli gouvernement ! Critiqué.

Chaque annonce de remaniement génère toujours des commentaires dans les réseaux sociaux. Cette fois, ce sont mes copains de gauche qui semblent surpris et mécontents. Vous vous rendez-compte que les deux ministères « financiers » sont tenus par des LR. C’est rigolo parce que Roger Karoutchi gueule : « Sur 22 ministres vous avez deux Les Républicains, concentrés sur le secteur Bercy, alors qu'on parlait de cinq ou six. » Et le chef de LR insiste sur ce faible nombre, dans un communiqué de presse, pour expliquer que l’opération débauchage a échoué. Le FN lui trouve « Le nombre important de ministres issus des rangs des Républicains. »

Faudrait savoir ! Et que la gauche de la gauche sorte encore une fois le même argument que le FN est à pisser de rire.

Le cas de Gérald Darmanin, parmi les deux en question, est intéressant. Ce type est forcément sympathique : il a subi les foudres de Gauche de Combat qui le qualifie d’extrême droite. Comme GDC se trompe toujours… Toujours est-il que mes camarades gauchistes sont énervés. Le lascar serait un homophobe notoire. Il est vrai qu’il a combattu le mariage pour tous mais c’est aussi le type qui a réussi à virer Vanneste.

Toujours est-il que nos amis de gauche pensent gagner les élections législatives en disant aux électeurs « Attention, faites gaffe, il y a deux types de droite au gouvernement dont un homophobe ».  La gauche a du boulot avant de se refaire une santé…

Toujours est-il qu’Emmanuel Macron a fait ce qu’il avait promis. Il y a deux types de droite, trois du Modem, six de gauche (certes, Le Drian et Collomb ne sont pas des trotskistes forcenés) et un paquet de ce qu’on appelle bêtement la société civile.

Gérard Collomb est ministre de l’intérieur. Le premier qui me parle de coloscopie a une baffe.

Nicolas Hulot est ministre de la transition écologique et solidaire. C’est bien, ils arrivent à trouver des titres de ministères aussi risibles que ceux du début d’Hollande. Les écolos officiels sont a priori contents (mais comme d’habitude, je ne comprends pas tout ce qu’ils disent). Ils lui souhaitent bonne chance. J’ai toujours eu horreur des ministres issus des grandes gueules de la société civile machin truc. Et en plus, il est opposé à NDDL. Il va finir à plaire à tout le monde sauf à moi.

François Bayrou est ministre de la justice. Pendant qu’il fait ça, il n’est pas au bistro.

Sylvie Goulard est ministre des armées. Ce ministère reprend enfin un nom normal, qu’il n’avait pas eu depuis 1958. Héhé.

Jean-Yves Le Drian est ministre de l’Europe et des affaires étrangères (et de la Bretagne). Quand je vous parlais des intitulés des ministères…

Les gens de gauche critiquent beaucoup le nouveau ministre de l’Education nationale. Je ne sais pas pourquoi (et m’en fous). J’ai regardé son CV sur internet. Il a l’air d’avoir toutes les compétences requises. C’est sans doute pour ça que les gens gueulent.

Pour le reste, z’avez qu’à juger vous-même. Il n’y a pas de ministère de la mer (ni de la montagne), de l’industrie. Ils vont sans doute rajouter une demi-douzaine de lascars après le second tour. Ca nous permettra de faire des plaisanteries idiotes.

Et ils gueulent beaucoup parce qu’ils n’y a pas de ministre des droits des femmes mais seulement une secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes. Je ne vois pas trop la différence (du moins, je ne vois pas l’intérêt de nommer quelqu’un ministre s’il n’a pas d’administration derrière). Un commissaire du gouvernement aurait largement suffit. Je propose de renommer ce poste « Assistante de direction chargée des droits des femmes » pour avoir la paix.


Maintenant, braves gens, au boulot !

16 mai 2017

Métamorphose politique

Le changement, c'était maintenant. Je tiens à signaler à mes honorables lecteurs (j'en ai 3 ou 4) que j'étais réactionnaire de gauche et que je suis dorénavant progressiste de droite. 

Pour un peu, je prendrais ma carte à sens commun jusqu'à ce qu'ils me virent parce que je ne suis pas baptisé. 

Les réactionnaires de droite sont limités aux électeurs de Fillon au premier tour de la primaire. C'est vous dire. Ils sont maintenant à sens commun, le truc dont au sujet duquel je parlais. 

Les progressistes de gauche sont maintenant rangés derrière un type à l'hygiène buccale limitée et jaunie pour certains. Il éructe, vomit, insulte, le tout aidé par un lascar qui déshonore les petits vins de pays qui font le charme de la France, comme le Corbières. 

Les autres sont perdus. Je le dis sans méchanceté. Ils défendent corps et ame une égalité inexistante. C'est tout à leur honneur mais un gros noir illettré en chaise roulante gagnera moins d'argent qu'un grand blond sportif ayant un bac plus cinq. Ils défendent corps et machin un droit du travail en oubliant ceux qui ne travaillent pas. Ils sont perdus en nous expliquant que toutes les recettes essayées ont échoué et qu'il faut recommencer à creuser le déficit, en tentant de démontrer qu'un État qui dépense plus que ce qu'il ne gagne depuis 40 ans pratique l'austérité. 

Il faut changer de paragdime, comme on dit (sauf quand on est correcteur orthographique sur iPhone). Essayer autre chose. La droite bête a échoué de 2002 à 2012 et la gauche intelligente a échoué ensuite à cause de sa bêtise. 

Progressiste de droite ? Bah ! Progressiste libéral, plutôt. Je me fous d'Edouard Machin. Voyons ce que ces andouilles choisies par le peuple, le vrai, celui pas représenté par des dents jaunes ou des rictus hystériques, a choisi. 

On nous moque parce que Macron a choisi un PM de droite alors qu'il l'avait annoncé. Pour un peu, on se serait fait sodomisés par le diable. 

On a fait que tourner la page. Merci. 

15 mai 2017

Vive le centre !

La nomination d'un premier ministre de droite a provoqué, disons, des moqueries de la part des types de la vraie gauche. "Vous avez bien vu, vous qui soutenez Macron". Par exemple. 

Je dois avouer que me revendiquant de la majorité, ça me fait un peu bizarre d'avoir un chef de droite (oui, le PM est traditionnellement le chef de la majorité). D'un autre côté, ça me fait plaisir : je vais finir dans la même majorité que des copains de droite, notamment l'ami Falconhill. Aussi bien, même Didier Goux a voté Macron. 

Cela étant, les humoristes du jour n'ont rien compris au choix des électeurs (et au fait que la gauche officielle soit sous les 30%). 

Surtout, je suis du centre gauche revendiqué. J'aimerais bien gouverner avec la gauche mais :
Petit 1 : la gauche est incapable de se rassembler. 
Petit 2 : quand elle arrive à se faire élire, elle s'auto détruit, comme l'a montré le quinquennat précédent. 
Macron a compris qu'on pouvait faire une majorité au centre. Ca me va très bien. 

Les derniers mohicans du PS ne se rendent pas compte qu'ils sont aussi ridicules que les groupuscules trotskistes qui pensent changer le monde sans prendre en compte l'avis des autres. 

Une nouvelle majorité se construit, résolument tournée vers l'Europe et le progrès sans conneries progressistes de la gauche castor. Ca me va très bien. Je suis fier s'en être. 

Pourvu que ça dure. 

14 mai 2017

Paris est le cœur historique de notre nation

Emmanuel Macron a dit un truc comme ça à l'hôtel de ville, faisant presque pleurer Anne Hidalgo (ce qui vaut mieux que de lui faire faire pipi dans la culotte, notons bien). 

Il commence à me plaire, le nouveau Président. Pas autant que Pépère, quand même, l'affection (de moi pour lui, hein...) n'y est pas. Néanmoins, il semble avoir hérité de l'empathie. 

Pour moi, le changement, c'est maintenant. Du moins, il s'est opéré ce week-end. Figurez-vous que je suis devenu partisan d'un régime présidentiel.

D'une part, la connerie des Mélenchonistes m'a énervé. Tel le premier Philippot venu, ils s'imaginent représenter le peuple. Mélenchon et Cornbières sont devenus insultants et c'est intolérable. Macron a gagné. Point barre. Vous n'aurez pas la majorité à l'Assemblée. Arrêtez donc votre cirque. Je dis ça pour votre bien, vous vous rendez ridicules. 

D'autre part, le cirque autour des investitures commence à me les briser. Par exemple, un copain critiquait les investitures de REM parce que les candidats sont chefs d'entreprise, avocats, médecins,... Pour ma part, ces gens me semblent plus à même de légiférer que des ouvriers et des paysans. Vous croyez que le peuple, celui que vous voulez représenter, veut "siéger" ? 

A force de dire dans les réseaux sociaux ce qu'il faut faire, des braves gens oublient le bon sens. Et préfèrent une assemblée composée d'énarques, d'apparatchiks du PS et de hauts-fonctionnaires. Vous auriez vu le cirque en trois jours. Faisant d'un événement sans importance (la colère de Bayrou, le parachutage de Gaspard Machin,...) qui sont déjà oubliés le centre de l'actualité. 

Le peuple a voté pour Macron et Macron parle de nation. 

C'est un Président. 

13 mai 2017

Dernière nuit à l'Elysée

L'autre jour, Mélenchon a tweeté quelque chose comme « Ce soir s'achève la présidence la plus lamentable de la Ve République ». Il a oublié le quinquennat de Sarkozy, celui de Chirac et son septennat. Il ne se rappelle pas que la gauche était laminée en 1993, que le Front National est entré à l'Assemblée en 1986 deux ans ce fameux tournant de la rigueur. Le ridicule du septennat de Giscard lui est sorti de l'esprit tout comme la fin de la carrière politique du général de Gaulle. Sans compter que le Centre Pompidou est particulièrement laid.

La Cinquième République est grotesque. Des zozos voulaient en faire une sixième, qui aurait probablement été pire. La plupart des changements se sont traduits par des fiascos. J'espère qu'Emmanuel Macron, ton successeur, et pas nécessairement seulement à l'Elysée, réussira quelque chose : s'affranchir des travers de la Cinquième et faire ce que voulait peut-être de Gaulle : c'est lui le chef. Qu'il aura les coudées franches pour diriger et mettre en place ce pour quoi il a gagné le premier tour, dans la logique de sa pensée politique, pas forcément éloigné de la tienne alors que tout a été fait pour t'éliminer. Belle réussite de tes opposants.

Peut-être que dans dix ans ou dans vingt ans, on dira que tu as été, François, le meilleur président de la Cinquième. Je ne sais pas. C'est très difficile d'être objectif mais encore plus de reconnaître qu'on puisse ne pas l'être.

Toujours est-il que je t'aime bien depuis notre rencontre brutale du 23 août 1996, quand je t'avais traité de connard. C'était lors d'une manifestation contre l'expulsion des sans-papiers de l'église Saint Bernard. Gaël avait réussi à m'y traîner mais il était absolument hors de question que je me promène sans faire quelques bistros. A la sortie de l'un deux, tu ne regardais pas où tu marchais, dans le sens inverse à la manifestation, et tu avais failli me rentrer dedans. Je t'avais copieusement insulté. Gaël m'avait dit « t'es con, c'est Hollande ». Qui ça ?

Je ne vais pas parler de politique dans ce billet. Disons que depuis que je te connais mieux, vers 2011, je suis à peu près d'accord avec toi sauf sur la politique du logement mais on s'en fout. Pendant le quinquennat, je n'ai pas eu grand chose à redire. L'augmentation de la TVA m'est resté en traverrs de la gorge et ton entêtement à propos de la déchéance de nationalité ne fut pas une bonne idée.

Dès ce jour d'août 1996 tu avais toute ma sympathie. J'ai appris ensuite que lorsqu'on connais physiquement une personnalité politique, nos rapport avec elle change. Je l'ai appris à mes dépends en 2008, alors que mon blog devenait un peu connu, tous les candidats aux municipales venaient me sucer la bite (si je puis me permettre) au comptoir de la Comète. De fait, je n'ai jamais dit du mal de l'un d'entre eux. Seul Bernard n'était pas passé...

Ainsi, à l'été 2010, de mémoire, tu as fait un régime, sorti un livre et j'y ai prêté une attention particulière. Vers octobre, j'ai compris que tu pouvais gagner la primaire du Parti Socialiste, que tu pouvais battre DSK, contrairement à ce que tu pensais. Après, il est arrivé ce qu'il est arrivé. J'ai alors hésité entre Martine et toi mais, à l'été 2011, elle a commis une énorme bourde ce qui m'a fait comprendre qu'elle n'avait aucun sens politique, comme beaucoup de militants... Alors j'ai décidé de te soutenir, Romain m'a fait entrer, en tant que blogueur, dans ton équipe web, le deuxième cercle, hein !

Et je suis toujours là.

Je vais raconter une deuxième anecdote, la dernière je vous jure. Et elle a d'autant moins d'intérêt que je me souviens l'avoir déballée deux fois dans mon blog. Au moment des primaires de 2011, tu avais reçu une quinzaine de blogueurs dans une annexe de l'Assemblée. A la fin, des copains étaient discuter dans le hall, j'étais allé attendre qu'on se décide à trouver un bistro dans la rue avec d'autres. Tu étais alors sorti et nous avait serré la main pour nous saluer. Tu avais fait une vingtaine de mètres puis demi-tour et tu étais venu nous saluer une deuxième fois et nous remercier chaleureusement. Je t'avais répondu : « mais c'est à nous de vous remercier, vous êtes le prochain président de la République ».

C'est pour ça qu'on t'aime.

Il y a eu beaucoup de « Hollande bashing » pendant ce quinquennat (avec des potes, on avait créé le site stopbashing.org qui n'a pas connu le succès interplanétaire que nous escomptions, lâchés par certains, l'éternel problème des socialistes). Mais il y a eu autre chose, en plus, qui t'a beaucoup nui. Qui nous a beaucoup nui. Une espèce de connerie généralisée, liée aux réseaux sociaux et à l'information en continu. Prenons l'affaire Cahuzac. Tu as été parfait. Tu ne pouvais pas virer le lascar sur les allégations d'un journal qui t'était opposé, ne serait-ce que par respect pour la justice. Dès que les soupçons ont été très fort, il a avoué, tu l'as viré et basta. Pourtant, cela a fait un foin hors du commun. Les commentateurs de la vie politique ne se rendent même pas compte du mal qu'ils font.

Ce qui me déprime c'est que, à l'heure où tu t'en vas, ça continue. Tu verrais Twitter et Facebook s'exciter sur des conneries, comme cette histoire de parachutage d'un de tes collaborateurs en Ille-et-Vilaine. Les internautes dénoncent en ne se rendant même pas compte que cela aura totalement été oublié dans trois jours. Mais ne parlons pas de cela, sauf en ce que ça illustre ce qui t'es arrivé. On parlait plus de ta cravate de travers que de la baisse de ton salaire.

Pour ce qui concerne ta vie privée, je m'en fous. Je n'ai jamais admis que l'on puisse te taper dessus parce que tu étais allé « voir ta poule en mobylette ». Si les internautes, toujours les mêmes, avaient quelque chose entre les oreilles, ils auraient tapé sur la France qui a dévié au point de s'intéresser à ces conneries et pas sur le fait que ça ne soit pas digne d'un président.

C'est digne d'un président normal. Et c'est pour ça qu'on t'aime.

Je vais laisser d'autres andouilles faire un bilan objectif du mandat et l'histoire juger. Mon titre est n'importe quoi : je me fous totalement d'où tu vas passer la nuit.

Il paraît que tu vas gagner plein de pognon maintenant et que tu auras du temps libre. Tu sais que je connais un bistro où tu seras toujours bien reçu pour le dépenser avec les copains, des gens qui te respectent, qui te soutiennent toujours.


Et il y a du monde. Je vois le nombre de tweets de mes billets de blog quand je dis du bien de toi.



Et tous les amis qui ont bossé avec toi ou tes ministres auront toujours mon amitié, bravo à eux !

09 mai 2017

Cambadelis et Hamon : les fossoyeurs du PS ! Tournons la page.

Si ces deux lascars avaient des couilles et de l'honneur, ils se seraient mis en retrait du PS et seraient restés dans leurs circonscriptions pour défendre leurs sièges. Ils sont les responsables de ce fiasco. 

Et ils continuent. Aujourd'hui, le PS fait une plate-forme de gouvernement et n'y met pas la mesure la plus intéressante du projet d'Hamon (le RU). C'est une immense connerie pour une fois que le PS a quelque chose à proposer. Et Hamon se fâche, n'hésitant pas à pousser à la rupture. Au lit, les sales gosses ! 

Quant à Valls, il mérite aussi une paire de baffes. Allez chercher le soutien de Macron alors qu'il sait que ce dernier n'en veut surtout pas maintenant... et qu'il faut démontrer que le PS sait être ouvert. Donc les imbéciles qui disent dans les réseaux sociaux que le PS doit quoiqu'il arriver présenter un candidat face à Valls méritent aussi des coups de pied au cul. 

Toutes ces andouilles feraient mieux de penser aux militants dans la merde. Je pense à mes copains des leftbligs mais aussi, par exemple, aux militants partagés entre des fonctions officielles au sein du PS et les sympathisants voulant rejoindre Le Drian. 

Les trois andouilles doivent se mettre en retrait. Il faut mettre en place une espèce de direction transitoire au sein du PS, jusqu'au prochain congrès. Je me porterai bien volontaire mais je ne sais pas si Solférino a les moyens de remplir la buvette. 

Je riposte : Dray, Le Foll et Cazeneuve. Je sais, ils sont trop proche d'Hollande mais vous trouverez bien d'autres glandus pour les aider à sauver les meubles. 

Pourquoi eux ? Cazeneuve en tant que PM sortant à la légitimité. Dray est un copain (au sens FB du terme, hein !) et ne me semble pas avoir trop trempé dans ce bordel ces dernières années. Et lui et Le Foll me semblent avoir tenu des propos posés et intelligents ces derniers jours. 

Cela étant, je vais aller soutenir Macron, l'heureux homme. J'ai soutenu Hollande et ça lui a réussi. Il n'a pas été éliminé au premier tour, lui. 

08 mai 2017

Et maintenant ?

Comme d'habitude, après l'élection, plein de militants d'opérette nous expliquent, dans les réseaux sociaux, que le type qui est arrivé en tête aux deux tours n'est pas légitime, que les gens n'ont pas voté pour son projet, ce qui, comme à chaque fois, est la stricte vérité. 

Pourtant, il est élu, il est légitime. Pour ma part, je le soutiendrai mais combattrai ses mauvaises idées. Je n'ai pas voté pour son projet. Aucun candidat n'a su me convaincre. Et celui avec lequel j'étais le plus proche s'est effondré dès son entrée en campagne. 

Je pense qu'il faut maintenant prendre acte d'un tas de changements, comme l'effondrement des partis traditionnels et le rajeunissement annoncé du personnel politique, une nouvelle forme de gouvernement qui s'annonce,...

Je caresse l'espoir que Macron arrivera à former un gouvernement ouvert, à trouver des majorités, même texte par texte. 

Et il nous faudra clore les années Hollande. Mélenchon a eu des mots très durs. Il mérite des baffes. Ceux qui sont dans l'invective contre Pépère ont-ils déjà oublié les prédécesseurs, l'excité, le roi fainéant,... ?

Préparons les législatives circonscription par circonscription. Les électeurs ont décidé de tuer le système des partis. Il faut en tenir compte. Je ne sais pas pour qui je vais voter. Je ne le saurai probablement pas en me rendant à l'isoloir. 

Je suppose que deux "copains" à moi vont s'affronter. Je choisirai donc sans le cœur mais avec la raison. Celui qui aura les meilleures propositions. Celui qui pourra le mieux contribuer à la réussite du pays en montrant qu'il a assimilé que l'élu nouveau ne vient pas des partis traditionnel. 

Je choisirai aussi en fonction du passé, des actions de chacun,... 

Je parlai des meilleures propositions. Je voulais parler de celles qui ont des chances de passer. 

On va arrêter de jouer. 

06 mai 2017

Le président légitime et l'insoumission de comptoir

Le deuxième tour n'est pas passé qu'on voit déjà des procès en illégitimité du futur élu dans les blogs et réseaux sociaux. C'est grotesque. Quel que soit l'élu, il sera l'élu légitime. Je préfère un à l'autre. Si l'un arrive, je le défendrai s'il ne commet pas d'impair. Si c'est l'autre, je le combattrai. 

À mon niveau, hein ! Au comptoir, dans mon blog et dans Facebook. Au bureau aussi mais on est tous du même avis ce qui nous permet de rigoler tout et de parler politique sans nous prendre au sérieux. C'est le bonheur. 

Par contre, certains, dans les réseaux sociaux, se prennent au sérieux et ne se rendent pas compte du niveau en question, non pas qu'ils oublient qu'ils ne sont lus que par quelques centaines de types mais parce qu'ils croient représenter un bloc. Ca me faisait rigoler quand mon blog politique était le premier du classement machin. Des gens m'attaquaient mais n'imaginaient pas que le nombre moyen de lecteurs par jour n'a dépassé les 1000 qu'en mai 2012. 

Prenez Ruffin. L'andouille a fait une lettre ouverte au probable futur président. Un des premiers procès en illégitimité. Il l'a fait dans le journal de référence dans une tribune réservée aux abonnés. Bel exemple...

Restons à notre niveau. Les andouilles qui tiennent un blog. Pendant que le mien était premier, le second était tenu par mon copain Sarkofrance. Ce n'est pas une vantardise. Le classement était mal branlé et nous étions une bande de potes à se faire monter mutuellement. Comme j'avais plusieurs blogs actifs, j'ai gagné. Il a commencé à bloguer après l'élection de Sarkozy, il y a exactement 10 ans. J'avais commencé 18 mois avant. Tous les samedis, il publie une chronique. Hebdomadaire, hein. Aujourd'hui, c'est la 522ème. 


Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il dit. Tant pis. Je ne vais pas lui répondre mais il me donne envie de répondre sur un point précis. 

Si Macron est élu, il ne sera pas un président illégitime. Déjà, il aura obtenu plus de voix au premier tour que Chirac, les deux fois où il a été élu et des dans les mêmes eaux que les autres président sauf Mitterrand en 1988 et le Sarko en question en 2007. Il a fait en gros le même score que Mitterrand en 1981. Vous diriez que tonton était illégitime ? 

Notre Constitution est ainsi faite. Pour faire joli, je vais rappeler les deux adages : "au premier tour, on choisit ; au deuxième, on élimine" et "les élections se gagnent au centre". La Constitution est peut-être mal faite (l'élection du Président au suffrage universel est pour moi une erreur) mais elle a remplacé les autres qui étaient pires. Heureusement qu'on change moins souvent de constitution que je ne change de slip. Beaucoup de gens ont imaginé des changements. Tiens ! Mitterrand avait mis la proportionnelle pour les législatives de 1986. On a vu le bordel qui a suivi. 

Alors le président élu sera légitime et la logique des institutions fera que celui qui est au centre sera élu même si rien n'est gagné. 

Les insoumis nous disent qu'à 600000 voix de plus, Mélenchon aurait été au second tour. Avec 20% des voix, il aurait pas été été plus légitime et aurait perdu face à Fillon ou Macron au second tour. Ce n'est pas négociable, tant c'est évident ! Pourquoi partir sur d'autres hypothèse ? Si ma tante en avait...

Le type ou la gonzesse qui sera élu, sera légitime. La démocratie est la démocratie. Si Mme Le Pen gagne, c'est le peuple qui aura voté pour elle. La probabilité est faible mais c'est ainsi. Et "vous" direz que le peuple est un con après avoir prétendu le représenter pendant des années. Vous allez être grotesque. 

Mais, avec l'autre hypothèse, l'élection de Macron (mais je n'ai pas le droit de dire que je l'espère), le problème sera le même. Le peuple n'est pas composé de banquiers payés 4000 euros par mois, mais vous le connaissez mieux que moi, hein ! Les électeurs de Macron du premier tour non plus. C'est le peuple. 

Et si Le Pen est élue, elle l'aura été par le peuple. Celui que vous prétendez représenter. Vous crierez au populisme. Comme si Mélenchon ne l'était pas. Comme si Macron ne l'était pas, vous me direz... mais lui, visiblement, a compris comment gagner (et on le félicitera plus tard de son instinct qui l'a poussé à se lancer à une heure où personne ne lui donnait la moindre chance). 

Si on pouvait avoir un peu de sérieux, maintenant ? Emmanuel ou Marine seront élus (pardon, élu-e-s) et, après, il y aura des législatives. Vous faites quoi ? Vous recommencez votre cirque ? Ou vous allez continuer à nous emmerder avec vos positions de principes, votre militantisme de réseaux sociaux ? 

Aux législatives, vous allez voter pour choisir au premier tour et pour éliminer au second. Mais dans votre pitoyable circonscription (la mienne est drôle, la droite ne fait pas 25%), vous oublierez les enjeux. Et continuerez à prétendre représenter le peuple. 

En oubliant que trois bretzels ne pèsent qu'un gramme. 


A la demande de sa femme, le patron de la Comète a acheté une balance de précision. Au bistro, nous abordons les sujets qui intéressent le peuple manipulé par les médias qui gagnent des sous avec de la publicité pour des conneries. 

Et vous nous gonflerez pendant des siècles. Continuez à jouer. 

La présidentielle se gagne au centre. Ou à l'extrême droite. Pas dans vos fantasmes. 

Le président élu sera légitime et vous préférez les 140 caractères de Twitter. 


05 mai 2017

Les législatives au Kremlin-Bicêtre

Macron devrait gagner la présidentielle. Je vais voter pour lui comme au premier tour. Mais les législatives vont arriver. A Bicêtre, la droite va perdre. J'ai le choix entre Jean-Luc et Bernard. Je supprime le nom de famille parce que ce sont des "potes". Je ne sais pas les qualifier sans guillemets : je les vois parfois et les aime bien. 

JLL à ma préférence. On a fait la campagne d'Hollande ensemble et le ne l'oublierai jamais. En plus, j'aime bien sa position sur "l'organisation territoriale". Mais politiquement, je crois être plus proche de BC. Européen avant tout. 

En plus il est possible que les trois candidats de gauche (MRC soutenu par le PS, UDE soutenu par EM et communiste soutenu par les insoumis) arrivent devant le candidat de droite (AWB), un copain aussi. Le plus drôle est qu'un seul des quatre devrait obtenir le nombre de voix nécessaire pour rester au second tour (le pourcentage des inscrits). Dans une ville acquise à la gauche, il va falloir que je vote utile. C'est ballot. Tout faire pour éliminer AWB au premier tour alors que c'est un copain. 

Bernard, désiste toi. Par pitié. Je soutiens le même candidat que toi mais en te maintenant, tu risques de faire passer la droite dans un fief de la gauche. Même si on soutient la même majorité future et probable.  

Amen.

Les fausses informations du FN

Il a diffusé dans Twitter ce truc avec une copie d'écran d'un message genre SMS qui aurait été émis par En Marche. 

L'heure indiquée est "9H32" (j'aurais préféré "9h32" mais peu importe). Mais tous les produits Apple affichent l'heure sous la forme "9:32" (ce qui est déplorable). 

C'est donc un montage idiot. 

Le FN finit cette campagne dans le plus profond ridicule. 

03 mai 2017

Le débat, le débat !

Je ne l'ai évidemment pas regardé. D'après mon Twitter et mon Facebook, Macron a largement gagné. Ce qui s'arrose et explique aussi pourquoi je suis resté au bistro et ne l'ai pas suivi. Personne ne se pose la question de savoir ce qui sera retenu par les électeurs. 

Chacun est persuadé que tous les électeurs auront regardé le débat et votera en fonction de ce qu'ils auront retenu. 

Et chacun de trompe. Sur de lui. Et on finira par l'avoir dans l'os.

Le plus rigolo est qu'ils sont persuadés que leurs publications dans les RS auront convaincu leurs lecteurs. 

02 mai 2017

L'échéance approche

Comment écrire peigne-cul au pluriel ? 6 millions d'électeurs au premier tour de l'élection présidentielle. 240000 votants au référendum interne organisé par le mouvement des insoumis soit 45 % des inscrits sur leurs listes. 70% qui veulent voter pour ne pas éliminer Le Pen. Le tout pour un mouvement qui voulait rendre le vote obligatoire. 

Je sais. C'est mal d'insulter. Dupont machin a été traité de trou du cul. C'est mal. C'est un manque de respect pour les trous du cul comme l'a si bien dit Morel. Cela étant, je crois bien avoir traité de gros cons les types qui ne voulaient pas voter pour Macron, dans mon blog. C'est mal. 

Je ne vais pas refaire les débats et reprendre les différentes tribunes faites par les une et les autres. 

Cela étant, je veux bien être tondu à la libération. Mes cheveux repoussent vite. 

Les communistes ont toujours lutté contre les sociaux démocrates. Plus que contre le fascisme. Un jour Hitler est arrivé au pouvoir. Et on oublie comment. En France, on est content. Entre temps, on a eu Le Front Populaire. Et ok nous explique qu'il ne faut pas voter Macron parce qu'on aura Le Pen en 2022. Tant pis si on l'a en 2017. 

C'est mal aussi.

L'échéance approche

Comment écrire peigne-cul au pluriel ? 9 millions d'électeurs au premier tour de l'élection présidentielle. 240000 votants au référendum interne organisé par le mouvement des insoumis soit 45 % des inscrits sur leurs listes. 70% qui veulent voter pour ne pas éliminer Le Pen. Le tout pour un mouvement qui voulait rendre le vote obligatoire. 

Je sais. C'est mal d'insulter. Dupont machin a été traité de trou du cul. C'est mal. C'est un manque de respect pour les trous du cul comme l'a si bien dit Morel. Cela étant, je crois bien avoir traité de gros cons les types qui ne voulaient pas voter pour Macron, dans mon blog. C'est mal. 

Je ne vais pas refaire les débats et reprendre les différentes tribunes faites par les une et les autres. 

Cela étant, je veux bien être tondu à la libération. Mes cheveux repoussent vote. 

Les communistes ont toujours lutté contre les sociaux démocrates. Plus que contre le fascisme. Un jour Hitler est arrivé au pouvoir. Et on oublie comment. En France, on est content. Entre temps, on a eu Le Front Populaire. Et ok nous explique qu'il ne faut pas voter Macron parce qu'on aura Le Pen en 2022. Tant pis si on l'a en 2017. 

C'est mal aussi.