En salle

11 juillet 2016

Vive les pouffes Premières Ministresses

Je dois reconnaître que l'on puisse trouver le titre de ce billet un tantinet abject mais il faut bien être odieux pour attirer les lecteurs pour partager votre cause. 

Bref, Mme May devrait être la prochaine Premier ministre du Royaume Uni. Les commentateurs se précipitent donc pour la comparer à Mme Thatcher et Merkel voire d'autres gonzesses ayant eu des hautes responsabilités. Mme Cresson est épargnée, je ne vois pas pourquoi. 

Est-ce qu'on ne pourrait pas la comparer à tous les chefs d'Etat qui ont peuplé notre histoire, y compris ceux qui portaient la cravate plus souvent que le stérilet ?

Je me demande si quelques commentateurs politiques, notamment ceux qui ont une carte de journaliste ne sont pas un peu machistes. Raconter des connneries dans les blogs est facile mais je ne galope pas derrière les lecteurs sauf ceux qui rigolent des dites conneries ou les lectrices nanties d'une jupe légère. Sans compter les crétins qui me jugent odieux. Se référer au premier paragraphe. 

Être journaliste objectif quand il fait vendre des papiers est visiblement plus difficile. 

La honte, le hasard ou le foot...

Après la défaite de notre brave équipe qui n'a pas branlé grand chose pour gagner ce match qu'elle méritait de perdre, je suis resté au bistro et j'ai regardé les andouilles passer dans la rue, des Portugais hurlant. 

Mais on peut en conclure que ce sport est profondément ridicule. La France a battu les Teutons, qui ont eux mêmes foutu dehors les Italiens, les Espagnols et je ne sais plus quels autres pays du tiers monde. Quant à nous, avant d'avoir battu les types aux casques à pointe, on avait battu les andoulilles qui ont viré les rosbifs, andouilles, les Islandais, qui, elles méritent un vrai hommage. 

Le Portugal n'a rien fait. Sa population va avoir honte. Gagner une coupe d'Europe, du monde ou du Val de Marne n'est pas réjouissant. Prenez la coupe du monde 1998, la France avait gagné un peu par hasard. Les tirs aux buts avec l'Italie, les buts de Thuram face à la Croatie (fort respect,ce n'était pas son job). Mais la finale fut grandiose, le Brésil était dans les choux. Et on avait Zidane (et Petit pour la cerise sur le gâteau). 

Cette année, à la coupe en dessous, les Portugais ont gagné. Ils n'ont aucun motif de fierté. Le foot est une connerie. On gagne par chance ou parce qu'on est les meilleurs. 

Les Portugais n'ont aucune fierté à avoir et les imbéciles journalistiques vont faire de jolis papiers demain en oubliant qu'une coupe repose sur la chance et la constance. Ca nuit à leur job. 

10 juillet 2016

Le Kremlin-Bicêtre prêt pour la finale !


Les drapeaux sont de sortie. 

Ben quoi ? Outre le fait que je ne deconne pas, n'oublions pas mon lectorat réactionnaire. 

04 juillet 2016

Rocard, la gauche et moi

Hamster tourné vers la droite
Michel Rocard est mort. Les hommages se multiplient ce qui est la moindre des choses mais quand ils viennent de types qui se présentent comme de la vraie gauche tout en revendiquant presque une filiation, c'est lassant. J'en connais qui l'ont soutenu en 1993 pour foutre Fabius dehors et qui ont soutenu Emmanuelli l'année suivante pour jeter Rocard. Pour ma part, je n'ai jamais été Rocardien, je ne l'ai jamais vraiment aimé, sauf peut-être quand il était premier ministre mais, parmi tous les imbéciles qui sévissent dans les réseaux sociaux, je suis peut-être un des plus proches de sa ligne politique, que cela soit pour son rapport avec le libéralisme, la réduction du temps de travail ou la nécessité d'avoir un projet politique réaliste, qu'on ne peut faire gagner qu'avec une « ouverture » vers le centre pour optenir une majorité. Et tout ça.

Alors je dis « prout » aux autres, avec beaucoup d'affection, néanmoins.

Je n'ai jamais été Rocardien. J'ai été communiste mais je ne sais même pas si j'ai été socialiste. J'ai toujours eu horreur de ces querelles de clocher, du genre plus à gauche que moi tu meurs. Comme beaucoup, je me suis intéressé à la politique à l'adolescence. J'ai donc appris très jeune à détester la droite et, une dizaine de jours après mes 15 ans, François Mitterrand se faisait élire, éjectant la vieille droite rancie et ramenant l'espoir aux commandes. Du coup, j'ai toujours vénéré Tonton et peu apprécié ses ennemis, ce qui ne m'a pas empêché de voter pour Juquin, en 1988, qui se battait pour les communistes réformateurs. C'est toujours rigolo quand on a mon âge (ou d'autres, je suppose, vu que ça fait 10 ans que je raconte les mêmes conneries dans mon blog) de se rappeler de ces années. Il n'empêche que c'est con d'être né un 23 avril. Par exemple, le jour de mes 51 ans, le candidat de gauche risque d'être éjecté dès le premier tour...

Dès 1990, Rocard a commencé à moins m'intéresser. J'avais abandonné l'aile gauche de la gauche et ma préférence est allée à Jospin, ne changeant plus trop de bord depuis. Après la défaite de ce dernier, en 2002, je me suis rendu compte que j'avais eu tout faux sur un beaucoup de points. J'ai erré au sein de la gauche, cherchant quelqu'un à suivre, parce que dans ce régime politique, il faut un leader. Me rapprochant de blogueurs socialistes vers 2006 et 2007, j'ai commencé à m'intéresser au PS, tombant ainsi directement dans le bordel du congrès de Reims, en 2008. J'ai pris acte de la victoire de Martine Aubry, ne pouvant pas blairer Ségolène Royal et considérant Titine comme un de ces leaders qu'on aurait pu attendre. Elle a dit tellement de connerie qu'à la primaire de 2011, il n'y avait plus d'autres solutions : le seul capable de gagner la présidentielle était François Hollande.

Entre temps, Michel Rocard avait accepté des missions pour Nicolas Sarkozy, au nom d'une ouverture qui n'en avait que le nom. Je ne comprenais plus l'hamster érudit, lui-même ayant montré ce que je croyais la voie avec une ouverture au centre acceptait de travailler pour quelqu'un apparenté à la droite dure.

Ce n'est que depuis un an ou deux qu'il était remonté dans mon estime, endossant un costume de vieux sage et donnant des baffes à tout le monde.

Aujourd'hui, il en distribuerait à tous ceux qui ont passé leur vie, sauf peut-être vers 1978 ou 1979 et 1993, à le combattre, tout comme ils ont combattu Jospin et ils combattent Hollande

Moi, au moins, j'ai plus de vingt cinq ans dans cette ligne politique de social démocratie assumée, sans trainer à la recherche de la gauche de la gauche pour rechercher une virginité politique d'un autre siècle...

Michel Rocard a participé à la modernisation de la gauche et ceux qui le pleurent aujourd'hui ne l'ont pas compris. C'est bien triste.

Mon amitié, ce midi, à tous mes copains se reconnaissent en lui, s'en revendiquent et sont tristes, réellement, pas comme des crocodiles, dandys d'une gauche à oublier.


02 juillet 2016

Grave accident de la route au Kremlin-Bicêtre


Je prends la photo alors que je suis encore dans le bistro, c'est vous dire. Â vue de nez, il n'y a pas de mort. Le chauffeur est parti en courant. Les pompiers et les policiers sont là. 

Le match de foot continue à la télé. 

Trois morts et les cons de Twitter.

Déjà Wiesel était un peu con. Mourrir le même jour que Rocard. Les hommages vont être écrasés. Et voila Bonnefoy que tout le monde pleure dans Twitter qui passe de vie â trépas le même jour. Des lascars loupent peur mort. 

J'ai fait un test au bistro. Tout le monde connaît Rocard. Je suis le seul à connaître Wiesel. Personne ne connaît Bonnefoy. Dans Twitter, tout le monde prétend le connaître. 

Et il y a encore des cons qui coma rebut Twitter et les bistros. 

Elie Wiesel est mort. Tristesse.

Il n'empêche que pour un type qui a le prix Nobel, mourrir le même jour que Rocard, c'est con. Il va gâcher son hommage. 

Un Rocard, sinon rien

On vient d'apprendre la mort de Michel Rocard. Les hommages vont se succéder. Il aura des hommages nationaux avec un tas d'imbéciles qui vont tenter de récupérer. 

Alors, je vais tenter d'être un des premiers à lancer un hommage. Michel, j'ai appris votre mort quand j'étais à Aéro. Je suis rentré à la Comète. 

N'allez pas croire que je déconne. Il était à peine froid que je voyais déjà des glandus de droite verser des larmes dans Twitter. Il me fallait récupéré le Wifi. 

Rocard était une référence pour les imbéciles comme moi qui pensaient que la gloire de la gauche ne peut se faire qu'au centre. 


01 juillet 2016

Le parapluie et la connerie des réseaux sociaux


Cette photo tourne dans les réseaux sociaux et les gens opposés à Hollande remarque qu'il est le seul chef d'Etat à ne pas tenir de parapluie. 

Ceci mérite une réponse circonstanciée. 

Petit 1 : son début de mandat a été marqué par la pluie. Il ne va pas se préoccuper de ce genre de détail. 

Petit 2 : je n'ai pas voté pour lui pour qu'il tienne un parapluie. 

Petit 3 : on a un président qui résiste aux turbulences. 

Petit 4 : si des trous du cul se prennent à lui pour ça, c'est qu'ils n'ont pas grand chose à dire. 

Petit 5 : vous imaginez la reine des Rosbifs tenir elle même un parapluie. Pourquoi abaisser l'image de la France en prétendant que son "chef" devrait tenir lui-même son pebroque ?

Petit 6 : dans ma vie, j'ai eu deux parapluies. J'ai perdu le premier en moins de trois jours. C'était un cadeau de ma grand mère. J'ai honte. Le deuxième était un cadeau de mon entreprise lors du pot du nouvel an. Je suis parti du pot avec et le lendemain, je l'avais oublié, persuadé de l'avoir perdu dans un bistro. Deux ans après, la boite a déménagé. Je l'ai retrouvé dans mon armoire en faisant mes cartons. Ceci prouve que, entre le pot et le bistro, j'étais repassé au bureau pour le ranger, ce dont je n'avais aucun souvenir. Faudrait pas boire. 

La conclusion est qu'il serait temps qu'on évoque ce genre de sujet de manière sérieuse dans les blogs plutôt que de taper sur Hollande.