En salle

07 février 2026

Des élections municipales au Kremlin-Bicêtre

 


« Cette ville, c’est la mixité sociale, la vraie. Et il faut qu’elle le reste en se protégeant de la gentrification. » Ceci est un extrait d’une publication de campagne de la tête de liste LFI au Kremlin-Bicêtre. C’est parfaitement exact mais il manque une précision : la ville est devenue « championne de la mixité sociale » dans le Grand Paris en 2023 ; évidemment suite aux actions des précédentes municipalités, à savoir les équipes des maires ayant précédé celle menée, actuellement, par Jean-François Delage.

Jean-Luc Laurent avait conquis la Mairie en 1995, l’année qui a suivi mon arrivée à Bicêtre. Il a laissé sa place en 2016 à Jean-Marc Nicolle, son premier adjoint, quand la loi sur le non-cumul des mandats est passée car il avait été élu député en 2012. Jean-Luc a été à nouveau élu en 2020. Quand il est mort, il y a deux ans, Jean-François Delage, le premier adjoint, a repris le flambeau.

 


Ce sont bien ces équipes qui, depuis 30 ans, on fait du Kremlin-Bicêtre ce qu’elle est ! Et il faudrait être fou pour changer d’orientation !

 

La citation ci-dessus est extraite du texte d’accompagnement d’une vidéo avec une interview (complaisante) de la tête de liste LFI. Sincèrement, je vous invite à l’écouter. Vous y verrez un hommage à notre commune, comme s’il s’agissait d’un élément de propagande de la liste à nouveau menée par Jean-François Delage ! On dirait qu’elle félicite les sortants pour leur bonne gestion ! Et il faudrait être fou pour changer d’orientation !

Ecoutez bien tout ce qu’elle dit. Notamment le fait qu’elle a débarqué là quand elle a quitté le CROUS parce qu’elle aimait la banlieue (moi, j’ai acheté en 1994 parce que je n’avais pas les moyens d’habiter à Paris) et qu’elle a découvert la commune ensuite et l’a bien appréciée.

Elle y parle aussi du marché et de tout le bien qu’elle en pense mais il faut étudier son programme : ils ont prévu de déplacer le marché le long de la Nationale 7. Donc le torpiller et transformer l’artère principale de la commune en un grand parking à camionnettes où il sera impossible de circuler trois matinées par semaine. Or, il faut savoir que le marché était installé là, il y a des années et se rappeler des inconvénients. Il avait été déplacé suite à un referendum local il y a quelques années, avant de devenir « championne ».

On ne peut pas toujours faire et refaire, surtout contre la volonté du peuple.

 


Rien que pour rigoler, vous devriez suivre les personnalités des oppositions dans Facebook. Pas plus tard que ce matin, j’ai vu un texte qui critiquait l’abatage d’un arbre sur la place devant le centre commercial Okabé. Ils parlaient de la mort d’un des poumons verts de notre commune comme si un seul arbre pouvait faire un poumon… Surtout quand on connait le développement des espaces verts dans la commune au cour des dernières années. J’ignore pourquoi cet arbre a été supprimé, peut-être était-il malade, présentait un risque pour les passants ? Ce que je sais c’est qu’il a été mis là, lors d’un projet global de refonte du quartier… par la majorité sortante.

C’est une manie de transformer les événements pour dénigrer la municipalité. En décembre, il y a eu un scandale suite à une histoire de « privatisation des HLM ». La vérité est que la structure qui gérait une petite partie de nos logements sociaux n’avait pas le financement pour assurer les travaux nécessaires et que le projet de fusion fait partie d’un plan annoncé de longue date…

 

Dans Facebook, je suis abonné à plusieurs comptes de « politiciens de la commune », notamment de l’opposition. Je suis effaré du nombre de désinformation que l’on peut voir, de la part de toutes les oppositions. J’avais vu, une fois, une photo montrant la saleté dans la ville ! Elle avait été publiée juste après un marché et les équipes de la commune n’étaient pas encore passées faire « le ménage ». Nous avons trois marchés par semaine, les mardis, jeudis et dimanches… Forcément, à l’issue, vers 14h, les rues sont jonchées de tas de cagettes, de papiers d’emballage. Les techniciens de la ville passent trois fois par semaine dans toutes les rues concernées. Y compris les dimanches après-midi.

 


Alors, citoyens, vous qui allez voter dans quelques semaines, ne vous trompez pas ! Ne vous laissez pas berner par de la propagande inepte, de gens que l’on croise dans la rue uniquement pendant les périodes électorales.

Jean-François Delage est là tous les jours ! Notamment rue du Générale Leclerc et avenue Eugène Thomas (c’est mon coin, c’est pour ça que je le vois souvent mais je suppose qu’il fait toutes les rues de la commune).

Je n’oublierai jamais le jour où il m’avait aperçu, sur le trottoir d’en face, alors que j’étais sorti de l’hôpital pour une opération lourde et qu’il avait traversé la rue pour prendre des nouvelles, me souhaiter un bon courage et un bon rétablissement. Je ne savais pas qu’il me connaissait. Je ne savais pas qu’il savait que j’étais malade (je ne cache rien, je suppose qu’il a lu une de mes publications Facebook).

Il est venu me serrer la main, moi citoyen anonyme (mais blogueur…). Aucun des autres ne s’est intéressé à moi.

C’est aussi ça, le Delage, un homme qui s’intéresse et qui ne se contente pas de serrer quelques paluches devant un centre commercial ou un marché pendant deux mois tous les six ans.

 


Merci Jean-François ! J’espère sincèrement que votre équipe sera réélue et que les opportunistes seront balayés, une nouvelle fois, afin que vous puissiez continuer un excellent travail !

06 février 2026

LFI d'extrême gauche : la farce !

 


Hier, le ministère de l’Intérieur a classé comme LFI au sein de l’extrême gauche ce qui, à mon avis, est une funeste connerie et je pourrais reprendre à mon compte les arguments développés par les responsables de cette formation politique si je n’avais pas un gros poil dans la main.

Commençons par un exercice. A vos stylos. Prenez le programme de Mitterrand en 1981 et celui, actuel, de LFI. Vous aurez à répondre à deux questions.

Petit 1 : lequel est le plus à gauche ?

Petit 2 : Mitterrand était-il un extrémiste ?

Vous avez deux heures.

Pour vous départager, j’ajoute une question subsidiaire : qui avait à son programme de 2012 la taxation à 75% des hauts revenus ?

 


Mon espèce de défense du programme LFI ne signifie pas une adhésion à tous les points ni même aux principes généraux mais, individuellement, ils méritent d’être étudiés avec le plus grand sérieux. C’est scandaleux de vouloir rénover 700 000 logements par an ?

 

Par ailleurs, je me rappelle avoir fait plusieurs billets, ces dernières années, pour montrer que je ne considère pas, toujours, LFI comme un parti de gauche. Par exemple, ils font du clientélisme électoral. On pense évidemment aux musulmans. Qui, de gauche, pourrait défendre la liberté de gens opposés à la liberté, pour des motifs religieux ?

A ce niveau, c’est du nationalisme. Si j’étais provocateur, j’expliquerais qu’LFI est souvent plus proche de l’extrême droite…

Mais, il n’y a pas que ça. Il y a quelques mois, il y a eu une grève des taxis conventionnés qui voulaient continuer à gagner de l’argent avec des fausses factures payées par la sécu. C’est de gauche, ça ? Défendre des professions dites libérales qui vivent grâce à l’argent public (en trichant par ailleurs) ! Soutenir des gens qui vendent les licences pour la peau des fesses alors que, à l’origine, elles ont été mises à disposition gracieusement par la collectivité !

 


Ainsi, j’ai bien un tas de raison de voter contre LFI, y compris si ça me pousse à choisir un candidat d’une droite modérée mais cela n’a strictement rien à voir avec le programme et l’orientation politique générale. Il y a simplement des prises de position que je ne supporte pas, souvent sur des sujets qui ne devraient rien à voir avec la droite et la gauche. Il y a des comportements inadmissibles, antirépublicains…

Il y a des mensonges aux électeurs ! Récemment, par exemple, au sujet du budget, ils oublient de dire que la seule alternative était soit un budget pire, soit un remplacement d’élus ce qui aurait favorisé le Rassemblement National et donc provoqué la mise en place d’un budget encore pire.

Périodiquement, on les entend dire que la réforme des retraites n’a pas été votée par l’Assemblée, ce qui est à peu près exact mais ils omettent de rappeler que cette absence de débat est provoqué par des motions de rejet liées à l’obstruction parlementaire.

Dernier exemple, depuis l’été 2024, ils prétendent que la gauche a gagné les élections ce qui n’est pas vrai : la gauche n’a pas de majorité.

Je pourrais multiplier les cas. Tenez ! Pas plus tard qu’hier, j’ai vu un communiqué de Clémence Guetté expliquant que le Premier Ministre avait demandé une analyse du budget par le Conseil Constitutionnel (afin de supprimer les taxations des plus riches). Comment peut-on critiquer une réexamen d’un texte qu’on a combattu ? C’est lunaire… même si on comprend le fond, c’est la communication qui est à revoir.

Et les pratiques politiques : si le CC censure ces taxes, le gouvernement ne sera plus toléré par le PS !

 


Je pourrais multiplier, disais-je, mais ce n’est pas l’objet. On dit couramment que LFI est sorti de l’axe républicain et c’est une raison valable pour conchier ce parti. Mais ça n’en fait pas des extrémistes. Vous pouvez, par exemple, lire la définition « d’extrême gauche » dans Wikipedia.

Mais lisons plutôt celle « d’extrême droite ». Extrait : « L'extrême droite est très diverse. Sa définition stricte fait l'objet de débats auprès des historiens et des politologues, mais ses fondements idéologiques reposent principalement sur ces trois points : le rejet de l'immigration, justifié par une vision organiciste de la société, fermée et homogène, définie par la nationalité, l’ethnie ou la race ; un projet autoritaire qui valorise l'obéissance aux autorités, aux traditions, aux hiérarchies sociales, à rebours des valeurs de la démocratie libérale et de la prééminence du droit et enfin une rhétorique antisystème portée par un rejet des élites, jugées corrompues, décadentes ou éloignées du peuple. »

On pourra trouver facilement plusieurs motifs pour classer le RN à l’extrême droite.

Et, en passant, je connais un président d’un ancien grand parti de droite appelé, maintenant, Les Républicains, qui pour principal thème le rejet de l’immigration, sans compte l’obéissance aux autorités, aux traditions…

 

Toujours est-il que je ne sais pas à quel jeu joue le ministère de l’intérieur mais il faudrait voir à arrêter les conneries.

 

Je présente mes excuses à mes fidèles lecteurs pour avoir défendu LFI. Cela ne sera que temporaire, rassurez-vous !

02 février 2026

Gauche 2027 : la primaire ou le malentendu ?

 


Il y a une dizaine de jours, un certain nombre de partis de gauche, incluant les socialos et les écolos, ont annoncé la date pour leur primaire en vue de la présidentielle de 2027. Ma réaction a été très négative, du genre : « c’est quoi cette bande de loosers ? » Je voulais en faire un billet de blog mais je n’ai pas trouvé les mots, tout simplement parce que je n’ai pas grand-chose de mieux à proposer. Cela me hante tellement que je n’ai d’ailleurs fait aucun billet depuis.

Récapitulons tout de même. La gauche « non radicale » peu très bien gagné sur un malentendu. Disons que l’on pourrait très bien avoir trois ou quatre candidats de la droite ou du centre (par exemple : Philippe, Villepin et Retailleau) qui se feraient concurrence. Un candidat du centre gauche pourrait se glisser devant et affronter Le Pen ou Bardella au second tour, aucun des deux n’arrivant à prouver qu’il n’est pas totalement incompétent. Et hop ! Voila 50,01% pour Glucksmann (en oui, c’est à lui que vous avez pensé en me lisant, non ?).

Un malentendu ! Admettez que ce n’est tout de même pas très bandant, surtout si on tient un blog politique de centre-gauche qui parle de bière, de nichons et de bites.

 

En d’autres termes, on est beaucoup dans cette « mouvance politique » à attendre l’homme ou la femme providentielle, celui qui part de très loin à 18 mois du scrutin mais finira par émerger, à l’image d’un Hollande fin 2010 ou d’un macron fin 2015 ! On pense évidemment au retour d’Hollande, puisque la plupart des commentateurs le voient rêver, on pense à Glucksmann, seul type du centre-gauche à ne pas afficher des sondages ridicules, on pense à Cazeneuve, qui doit bien bosser dans son coin pour nous préparer quelque chose (je suis abonné à sa newsletter, je vois bien que ça turbine !).

Les braves gens de la gauche radicale pourraient nous dire qu’on ferait mieux de penser à Mélenchon mais on ne le voit pas gagner un second tour. LFI s’est fait beaucoup de mal et a réussi à se faire plus détester que l’ensemble des autres partis. Ils pourraient changer, il reste du temps ! Mélenchon avait changé, d’ailleurs, mais, la semaine dernière, il a recommencé à parler d’islamophobie. Il faudra bien que le vieux se foute dans le crâne que si je ne trouve pas normal que des fillettes de 6 ans portent le voile, ce n'est pas parce que je suis un facho et que tous les Français sont admiratifs des Iraniens qui luttent contre les mollahs…

Les militants LFI se rendent ridicule auprès de beaucoup d’électeurs à l’occasion des municipales. En résumé, ils veulent la gratuité pour tout sans avoir le moindre financement (faut-il leur rappeler que ce n’est pas du ressort des communes de taxer les riches ?). Ils racontent n’importe quoi. L’autre jour, dans ma commune, le numéro deux de la liste menée par LFI disait qu’ils voulaient déplacer le marché forain parce que les commerçant de l’actuel marché avaient augmenté les prix car ils avaient moins de clients… Le gars qui n’a rien compris à l’offre et la demande…

 

En fin de semaine dernière, l’ami Valerio Motta a fait un billet pour montrer l’importance des primaires, les différences entre la présidentielle et les autres scrutins. Son texte est long et je ne peux pas le résumer. Il part d’exemples, de Chirac en 1995, qui a réussi, évidemment sans primaire, à battre Balladur parce que l’appareil de son parti était derrière lui jusqu’à des faits plus récents. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit, peu importe, mais il amène un éclairage intéressant sur différents phénomènes.

Prenez 2017 ! On est « tous d’accord » sur le fait que Macron a profité de la chute du PS et des casseroles du candidat de l’UMP mais, si on regarde plus précisément, le score de Fillon est très bon, supérieur à 20%, alors qu’on le disait grillé par ses costumes et Pénélope ! En fait, avec ses affaires, il a peut-être perdu 5 ou 6 points mais son niveau était exceptionnel (légèrement inférieur de celui de Chirac en 1995, par exemple). Cela aurait-il été possible sans un parti fort (et riche…) et sans la légitimité fourni par la primaire ?

 

Est-ce qu’un Olivier Faure, gagnant un primaire en octobre prochain, fort de sa position de l’homme qui a permis le consensus sur le budget pour éviter le naufrage de notre pays, soutenu par un PS qui reste costaud mais aussi d’autres formations politiques, comme les Ecologistes et les militants gravitant autour de Corbière, de Ruffin, d’Autain, bref, une gauche unie, n’aurait-il pas une chance de l’emporter en mai 2017 ? Et, au fond, qu’est-ce qui empêche Glucksmann, Hollande ou Cazeneuve de jouer le jeu ?

Au fond, on nous a cassé les burnes, à juste titre, avec une gauche sans LFI. N’est-il pas temps de jouer cette carte jusqu’au bout ? De laisser tomber une rêvée social-démocratie dont la victoire ne pourrait venir que d’un… malentendu ? De capitaliser sur l’existence de cette gauche du compromis dont on verra aujourd’hui, je crois, si elle est une réussite ?

 

Je n’ai pas fini de me poser des questions, moi… Sans compter que je n’ai pas souhaité l’anniversaire de Captain Haka. Et qu'en lisant mon billet, des zozos de la droite "républicaine" pourraient se dire qu'il leur faut une primaire et qu'ils pourraient gagner.

20 janvier 2026

Nos fossoyeurs

 


J’écoutais Mathilde Panot (je suis tombé dessus par hasard et la première phrase m’a fait rigoler : je ne suis pas maso au point de l’écouter volontairement, non plus !). Elle était interrogée à propos du 49.3 (je suppose) et elle répond « nous sommes face à un budget qui est dangereux pour le pays ».

Elle n’a absolument tort et la suite de ses propos sont parfaitement justes et je comprends que des braves gens adhèrent à tout cela. Mais…

Elle oublie de dire qu’une censure serait dangereuse pour le pays, en poussant probablement le RN au pouvoir.

Elle oublie de dire que si Sébastien Lecornu avait opté pour « les ordonnances », les avancées de ce budget (que l’on peut juger insuffisantes) auraient pousser le PS à censurer le gouvernement.

Elle oublie de dire que le budget initial, celui qui pourrait être forcé par les ordonnances, celui qui aurait pu être imposé par une CMP ou d’autres processus institutionnels aurait été largement pire.

Dans l’état de notre représentation nationale, ce budget est peut-être ce qui pourrait nous arriver de moins pire. Il aurait été préférable qu’il passe sans 49.3 mais, si je critique LFI, dans ce billet, je n’oublie pas que c’est une grande partie de la droite qui a, en fin de compte, refusé la solution du compromis, qui fait qu’on en arrivé à utiliser cet article.

 


Mathilde Panot a oublié de dire différentes choses, ce qui est de bonne guerre, mais je suis fatigué des propos que je peux lire de la part de lascars de l’opposition, de droite comme de gauche, accusant Sébastien Lecornu de ne pas avoir tenu sa promesse de ne pas utiliser le 49.3 et le PS d’avoir validé un texte après avoir promis qu’il n’y aurait pas de censure s’il n’y avait pas de 49.3. Mes les promesses sont entre Lecornu et le PS et, au fond, ne nous concernent pas et, surtout, il ne faut pas oublier le principe : ils se sont mis d’accord pour faire un budget de compromis en prenant en compte cette représentation nationale et ils sont sur le point de réussir.

Je les félicite par avance.

Toutes ces âneries des oppositions font porter un discrédit sur nos institutions. Si les imbéciles avaient fait leur boulot, à savoir établir un budget de compromis sans manipulations de peine-à-jouir, ce qui serait naturel dans toute démocratie, la démocratie et notre Constitution en sortiraient renforcées et on ne serait plus à la merci de populistes d’extrême droite.

 

Ayant un gros poil dans la main, en revanche, je vais citer deux extraits du dernier billet de Captain Haka.  

« La nouvelle ligue fasciste mondiale est à l’œuvre, et comme d'hab, on se retrouve au milieu à prendre les coups. De tous les côtés, surtout de l'intérieur. »

« Le coup de grâce est pour bientôt et il viendra de la vérole interne qui ronge notre démocratie et nos institutions. Droite et gauche refusant leur agonie, s'accrocheront à tout ce qui flotte pour ne pas sombrer, et entraîneront avec eux ceux qui veulent résister au naufrage. »

 

Je ne félicite pas tous ces types qui ont une vocation à rester des élus locaux et qui vont réussir à couler notre pays.

19 janvier 2026

Tous au cabanon !

 


Ce blog est silencieux depuis près de deux semaines ce qui est expliqué par la « géopolitique » (que je n’ai surtout pas la faculté d’analyser sérieusement) mais aussi à la médiocrité de la politique intérieure chez nous.

Je vais commencer par parler de cette dernière et du budget qui m’avait rendu si prolixe, dans ce blog, à l’automne. Nous avons une opposition, tant de gauche que de droite, qui n’a toujours pas compris que personne n’avait la majorité à l’Assemblée et qu’un compromis est nécessaire : personne ne peut imposer sa vision.

Nous avons affaire à des fous qui ne pensent qu’à de médiocres objectifs électoraux et se contre-pignolent totalement des intérêts des citoyens.

 

Cette folie a moins l’avantage de nous faire comprendre ce qui se passe au niveau mondial… et surtout à la Maison Blanche. Trump veut annexer le Groënland. Une première ! Un pays de l’Otan qui veut récupérer une partie d’un autre pays de l’Otan. On va se retrouver à devoir défendre le Danemark face aux Etats-Unis d’Amérique ce qui équivaut à peu près à torpiller l’Otan.

J’espère que ce n’est qu’un jeu au milieu d’une négociation, que Trump se calmera quand il aura obtenu un ou deux gisements de je ne sais quelle cochonnerie et la possibilité de construire une ou deux bases pour emmerder Poutine.

Trump nous avait déjà gonflé avec ses conneries au Vénézuéla : destituer un président qui ne mérite que de l’être mais sans la moindre légitimité, celle qui pourrait être poussée par le droit international. Droit international toujours évoqué par nos polititocards depuis pas mal de mois ce qui m’a toujours fait rigoler.

 


On va finir par comprendre à quoi sert l’Union Européenne : nous fâcher avec les Etats-Unis d’Amérique pour défendre un de nos plus petits Etats qui possède une des plus grandes iles de la planète où il n’y pas même pas 1000 fois d’habitants qu’en France. Remarque ! On pourrait y faire des essais nucléaires…

Ile placée dans une région qui devient navigable (et donc à défendre) principalement à cause du réchauffement climatique, pourtant niée par Trump, l’Union Européenne étant devenue encore plus critiquée pour son inefficacité par des gens qui ont toujours lutté contre sa légitimité politique.

 

L’usage de la camisole devrait être généralisé.


 

Et encore, je n’ai pas parlé de l’Iran. On voit des manifestations, chez nous, de soutien au peuple, certaines organisées par la droite avec la participation de Valls et d’autres par la gauche comme si ces idiots voulaient surtout qu’on ne manifeste pas de solidarité nationale envers des peuples opprimés…

Au moins, c’est rigolo ! On soutient des braves gens qui veulent virer des « génocidaires » qu’ils ont mis en place avec notre soutien lors de la précédente révolution au cours duquel ils ont destitué le père du type qui tente de prendre la main sur la révolte actuelle.

Devinez de qui je parle. Ou donnez votre langue au Chah.                  

 

Tant que je peux faire des jeux de mots débiles dans mon blog…


Et que les militants politiques ne comprennent pas pourquoi tout le monde se fout de leurs gueules.

07 janvier 2026

Le droit international est mort, vive le droit international !

 


Les réactions suite aux événements du week-end dernier au Vénézuéla continuent à m’exaspérer. L’épisode avec Mathilde Panot refusant de reconnaitre Maduro comme un dictateur est affligeant. Il en est pourtant un et on dispose de toutes les preuves. LFI est en train de réitérer les erreurs « du 7 octobre » quand ces andouilles avaient refusé de qualifier ces attentats de terroristes. C’est une erreur historique, presque une faute !

On trouve par ailleurs des gens qui expliquent que la situation économique du Vénézuéla est mauvaise à cause des USA. C’est complètement bidon : les dirigeants du pays ont une énorme réserve de pétrole et n’ont pas réussi à en tirer profit. Le PIB de ce pays a été multiplié par trois du temps de Chavez mais il est redevenu plus bas, avec Maduro, qu’il ne l’était à l’arrivée de Chavez.

Il est aisé de comprendre que l’on puisse en vouloir à l’impérialisme américain et je n’ai pas plus que les autres Trump et ses prises de position, comme celles, très récentes, au sujet du Groenland mais on ne peut pas tout charger.

D’ailleurs, n’oublions pas que les USA sont une démocratie, contrairement à certaines puissances économiques que nous devrions avoir dans le viseur. Les Américains votent peut-être comme des pieds. Mais ils votent.

 


Un autre sujet qui m’énerve est l’utilisation que l’on fait de la locution « droit international ». Il faut garder les pieds sur terre : on ne va pas entrer en guerre contre une puissance nucléaire sous prétexte qu’il a violenté un dirigeant… Les actions pourraient devenir légales si elles émanaient de l’ONU mais on sait très bien que ce machin est paralysé par des enjeux qui nous échappent. Il n’empêche qu’une intervention en Iran pour dégager un régime meurtrier ne serait pas dénué de toute moralité…

Invoquer le droit international pour justifier l’immobilisme, par contre…

Mais il est si pratique de raconter n’importe quoi sur la première puissance économique mondiale, qui n’est évidemment pas exempte de défauts, uniquement pour se glorifier (ou penser le faire) au niveau de la politique intérieure. Et qu’on soit bien clair : je ne critique pas, ici, LFI mais une grande partie de la « classe politique ». Par exemple, cherchez « Villepin » dans Google News. Le gars parle devant le micro pour essayer de récupérer son aura d’autant. Oh ! Chaque phrase est juste mais il ne propose rien (comme si Trump pouvait avoir quelque chose à cirer des sautes d’humeur de nos politiciens…). Il ne fait que rajouter du bruit en espérant qu’un créneau se libère pour 2027.

 

Vous allez me dire : « qu’est ce que tu proposes, toi, ducon ? »

 


Malheureusement, pas grand-chose dans l’immédiat. Il faut que le fameux droit international revienne dans la course mais ce n’est pas en criant à sa supériorité qu’on y arrivera. Il faut que les pays qui ne sont pas alignés sur les trois grosses puissances reprennent de la force et cela ne se fera pas en quelques années.

Nous nous avons l’Europe. C’est pour ça que je citais Glucksmann dans mon dernier billet. J’aurais pu parle d’Attal, aussi. Il appelle à un retour de la force dans l’Union Européenne.

Je vais faire un aparté honteux mais je ne salue pas ceux qui nous ont empêché d’avoir une Constitution européenne, il y a maintenant plus de 20 ans. Ils ont voulu lutter contre un libéralisme et nous sommes maintenant à la merci de puissances économiques. Bravo les gars !

 


Mais l’Europe n’est plus crédible ! Il faut en changer le mode de fonctionnement, non pas en changeant les institutions, on a déjà essayé, mais en lui donnant de poids. Prenez cette histoire de Mercosur. Comment en est-on arrivé au point que l’on puisse laisser penser que c’est une obscure présidente d’une commission européenne qui va décider de nos orientations ? Comment a-t-on pu, pour changer de registre, laisser des députés européens, bien éloignés de l’économie du réel, comme on dit, imposer le remplacement des véhicules thermiques par des véhicules électriques en laissant le marché de ces derniers à la Chine ? Pendant que les Américains font les cons pour renforcer leur production de pétrole…

Il y a du boulot mais il faut que l’on coupe l’herbe sous les pieds de ceux qui nuisent à l’Europe et que l’on renforce la légitimité du Conseil européen (formé des dirigeants des différentes nations) pas simplement pour des mesures d’urgences (en soutien à l’Ukraine, par exemple) mais aussi pour élaborer des politiques à long terme sur tous les plans que l’on pourrait imaginer : numérique, militaire, industriel…

Il y a le feu au lac ! Nous étions fiers, par exemple, de notre industrie aéronautique, du succès d’Airbus, mais, depuis trois ans, la Chine est devenue un concurrent sérieux. Rien qu’en fermant les yeux, on va se faire baiser !

Ce qui n’est sans doute pas déplaisant mais la question n’est pas là.

 

Le droit international redeviendra fort le jour où l’on aura les moyens de l’invoquer autrement que pour de la politique politicienne.

05 janvier 2026

2026, chic ! Une guerre !

 


Il est temps que je vous souhaite une bonne année 2026. En 2025, les histoires suite à la mort de Brigitte Bardot m’ont un peu gonflé, d’autant que le seul élément scandaleux est qu’est morte à 91 ans et trois mois alors que ma mère a passé l’arme à gauche à 91 ans et deux mois et demi. Il n’y a pas de justice !

On a de la chance, pour 2026, on commence directement par une nouvelle guerre et, dès le début, on a vu du n’importe quoi dans les réseaux sociaux et dans la bouche des dirigeants politiques.

Dès le premier jour, samedi, le matin même, j’ai vu un lascar hurler qu’on nous mentait, que le trafic de drogue n’était qu’un prétexte, que c’était le pétrole qui était en cause ! C’est quand même amusant de tomber sur des jobards qui pensent que les autres peuvent être encore plus con que lui.

Pour rigoler, j’ai failli lui expliquer que ce n’était pas vraiment ça mais qu’il y avait un risque pour que le Vénézuéla vende son pétrole directement à la Chine et que cette dernière règle en Yuans et non plus en dollars, que la monnaie américaine aurait ainsi perdu son hégémonie sur les marchés mondiaux. Outre le fait que je ne sais même pas si j’ai vraiment tort, je suis prêt à inventer absolument n’importe quoi pour rigoler.

 


On a eu aussi les andouilles qui ont tout fait pour taper sur Trump, ce qui est de bonne guerre, et qui, pour cela, se sont mis à défendre un dictateur sanguinaire qui a appauvri son peuple. LFI a plongé les deux pieds dedans en organisant une manifestation pour soutenir le peuple vénézuélien sans même se rendre compte que le peuple vénézuélien manifestait… sa joie, d’être débarrassé du dit dictateur sanguinaire ce qui nous montre que ces braves sont plutôt favorables à Trump (je n’ai pas dit qu’ils avaient raison, je n’en sais fichtre rien, je ne connais absolument rien à la politique dans ces contrées lointaines, contrairement à tout ceux qui se sont spécialisés en une demi-douzaine d’heures).

Toujours samedi matin, on a trouvé des zozos qui criaient parce que l’Amérique était en train d’envahir le Vénézuéla ! Tu parles ! Ils ont balancé quelques bombes, capturé le dictateur et son épouse et au revoir. Ou presque. Mais on est bien loin d’une invasion en bonne et due forme.

Au même moment (donc moins de 12 heures après les faits), on a trouvé des imbéciles qui gueulaient parce que la France – Macron – n’avait pas encore fait un communiqué pour préciser la position de la France. Il a fini par le faire et les andouilles l’ont critiqué. Je pourrais parier que si Macron avait condamné l’attaque, les mêmes abrutis auraient hurlé sur le thème « on ne peut tout de même pas critiquer les USA qui nous débarrassent d’un dictateur et qui sont beaucoup plus forts que nous ».

Tout au long de cette période, nous avons encore entendu des éminences dénoncer le viol du droit international comme s’il n’était pas devenu évident qu’il ne sert pas à grand-chose, surtout face à la première puissance mondiale qui fait bien ce qu’elle veut.

 

N’allez pas croire que je défends les USA, ici, l’objet de ma publication est plus de critiquer les oppositions en France.

 

En France, ça fait deux ou trois ans que l’opposition parle du droit international (sans rien n’y connaître et sans recul : comme un Etat pas reconnu par l’ONU peut-il avoir un domaine maritime ?) ce qui ne sert à rien, tout comme les manifestations organisées en urgence qui servent surtout à se faire plaisir. Mais de là à se ridiculiser…

Je crois donc, simplement, qu’il aurait été urgent d’attendre avant d’avoir des prises de position, d’autant que, dès dimanche midi (36 heures après), on commençait à avoir des textes ou reportages détaillant assez bien les enjeux.

 


Mais il faut tout de même se rendre compte que les pays d’Europe vont se retrouver de plus en plus à la ramasse derrière les USA, la Chine et la Russie et qu’il est un peu temps de se demander ce qu’il faudrait faire.

Je vais donc reprendre, comme conclusion, une publication de Raphaël Glucksmann, hier :

« Je ne verserai pas une larme pour le dictateur Maduro et son régime ploutocratique que j’ai toujours dénoncé et combattu, mais ayons toutes et tous bien conscience que nous sommes entrés dans un monde sans droit international et où prévaut la seule loi du plus fort.

Et nous, Européens, sommes prévenus : la doctrine publiée par l’Administration américaine n’est pas qu’une compilation de mots. Elle se traduit en actes et forme un véritable projet géopolitique qui heurte de plein fouet nos intérêts stratégiques (ne prenons pas à la légère - par exemple et comme semblent le faire certains de nos dirigeants - les propos tenus sur le Groenland).

La vérité est simple : seul le peuple vénézuélien est légitime à décider de l’avenir du Venezuela. Œuvrons donc tous à ce que la parole lui soit rendue au plus vite.

Quant à nous, Français et Européens, la voie de Trump n’est pas, ne peut pas être la nôtre. Et nous n’avons pas aujourd’hui de mission plus importante que d’assumer notre autonomie et de construire notre souveraineté. Voilà pourquoi je me bats et me battrai chaque jour pour qu’émerge une véritable puissance européenne capable de défendre, même seule, nos intérêts vitaux et nos principes essentiels. »