J’écoutais Mathilde Panot (je
suis tombé dessus par hasard et la première phrase m’a fait rigoler : je
ne suis pas maso au point de l’écouter volontairement, non plus !). Elle
était interrogée à propos du 49.3 (je suppose) et elle répond « nous sommes face à un budget qui est dangereux pour le
pays ».
Elle n’a absolument tort et la suite de ses propos sont
parfaitement justes et je comprends que des braves gens adhèrent à tout cela.
Mais…
Elle oublie de dire qu’une censure serait dangereuse pour le
pays, en poussant probablement le RN au pouvoir.
Elle oublie de dire que si Sébastien Lecornu avait opté pour
« les ordonnances », les avancées de ce budget (que l’on peut juger
insuffisantes) auraient pousser le PS à censurer le gouvernement.
Elle oublie de dire que le budget initial, celui qui
pourrait être forcé par les ordonnances, celui qui aurait pu être imposé par une
CMP ou d’autres processus institutionnels aurait été largement pire.
Dans l’état de notre représentation nationale, ce budget est
peut-être ce qui pourrait nous arriver de moins pire. Il aurait été préférable
qu’il passe sans 49.3 mais, si je critique LFI, dans ce billet, je n’oublie pas
que c’est une grande partie de la droite qui a, en fin de compte, refusé la
solution du compromis, qui fait qu’on en arrivé à utiliser cet article.
Mathilde Panot a oublié de dire différentes choses, ce qui
est de bonne guerre, mais je suis fatigué des propos que je peux lire de la
part de lascars de l’opposition, de droite comme de gauche, accusant Sébastien
Lecornu de ne pas avoir tenu sa promesse de ne pas utiliser le 49.3 et le PS d’avoir
validé un texte après avoir promis qu’il n’y aurait pas de censure s’il n’y avait
pas de 49.3. Mes les promesses sont entre Lecornu et le PS et, au fond, ne nous
concernent pas et, surtout, il ne faut pas oublier le principe : ils se
sont mis d’accord pour faire un budget de compromis en prenant en compte cette
représentation nationale et ils sont sur le point de réussir.
Je les félicite par avance.
Toutes ces âneries des oppositions font porter un discrédit
sur nos institutions. Si les imbéciles avaient fait leur boulot, à savoir
établir un budget de compromis sans manipulations de peine-à-jouir, ce qui
serait naturel dans toute démocratie, la démocratie et notre Constitution en
sortiraient renforcées et on ne serait plus à la merci de populistes d’extrême
droite.
Ayant un gros poil dans la main, en revanche, je vais citer
deux extraits du dernier
billet de Captain Haka.
« La nouvelle ligue
fasciste mondiale est à l’œuvre, et comme d'hab, on se retrouve au milieu à
prendre les coups. De tous les côtés, surtout de l'intérieur. »
« Le coup de grâce est pour
bientôt et il viendra de la vérole interne qui ronge notre démocratie et nos
institutions. Droite et gauche refusant leur agonie, s'accrocheront à tout ce
qui flotte pour ne pas sombrer, et entraîneront avec eux ceux qui veulent
résister au naufrage. »
Je ne félicite pas tous ces types qui ont une vocation à
rester des élus locaux et qui vont réussir à couler notre pays.
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