20 novembre 2018

Je ne suis pas Adolfo Ramirez, mais...

Hier soir, je suis tombé sur une publication franchement anti sémite. Je l’ai « signalé » à Facebook, j’ai bloqué le type et j’en ai parlé dans FB. 


Du coup, deux potes m’ont interrogé. Au deuxième, j’ai décidé d’argumenter. 


1. Pourquoi « signaler » ? Je ne l’ai pas dénoncé aux services de police mais signalé à FB de manière à ce qu’ils puissent agir vu qu’on utilise leur truc en faisant de « l’incitation à la haine raciale ». Ce n’est pas de la délation. Il fut une époque ou dénoncer les juifs était mal vu. Je signale à un réseau social que ses utilisateurs incitent à la dénonciation de juif. 


2. Pourquoi « bloquer » ? Je n’ai pas que ça à foutre à être pote avec des connards. 


3. Pourquoi en faire une publication ? Pas pour dire comme gauche de combat : « moi vous avez vu je lutte contre les fascistes des réseaux sociaux ». Mais pour signaler à mes « potes de pacotille » (dans le sens où je ne connais pas 10% de mes amis FB) qu’ils sont susceptibles de faire une publication dans laquelle ils tiennent des propos interdits par la loi et contraire aux conditions générales d’utilisation de Facebook surtout qu’ils sont dans le camp du bien mais ne se rendent pas compte qu’ils font de l’incitation à la haine machin. 


La question subsidiaire étant de savoir si je ne fais pas moi-même des publications contraires à la loi. Je ne crois pas. Mais mon langage est un peu cru parfois. Et mes vannes sont sans doute parfois destinées à faire rire des types que je connais et pas des quidams inconnus. 


Amen. 

16 commentaires:

  1. On doit dénoncer antisémitisme et les antisémites, rien à voir avec la delation

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    1. Donc, si je comprends bien l'énergumène ci-dessus (et un peu vous aussi, hélas), la délation, c'est seulement quand on dénonce des gens que les gens de gauche aiment. Quand il s'agit de gens qu'eux-mêmes ont l'habitude de dénoncer (fascistes, racistes, homophobes, etc. : la liste est longue), on dit simplement "signaler". Ou bien, même, on se pare de la jolie panoplie de "lanceur d'alertes", voire de "citoyen vigilant".

      Cependant, j'ai une mauvaise nouvelle pour les belles âmes : dans tous les cas, même en se tortillant dans tous les sens, il s'agit bel et bien de délation.

      (D'autre part, ne pas faire la différence entre "dénoncer l'antisémitisme" et "dénoncer un antisémite", c'est faire la preuve d'une intelligence… disons : un peu brute de décoffrage.)

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    2. @Didier Goux

      Et, alors, il eut été mieux de ne pas le signaler, cette énergumène ?

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    3. « Et, alors, il eut été mieux de ne pas le signaler, cette énergumène ? »

      À mes yeux, oui, sans conteste. Mais on a e droit d'être favorable à la délation, et même de la pratiquer : ce que j'en dis là ne vaut que pour moi (et pour quelques autres, sans doute, qui se font du sens moral la même idée que moi).

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    4. @Didier

      Et si vous étiez témoin d'un meurtre, que feriez-vous au juste, Monsieur Je-Suis-Contre-La-Délation ? Vous avez attisé ma curiosité.

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    5. Sérieusement, vous ne faites pas la différence entre un assassin et une personne ayant simplement dit des choses qui ne vous conviennent pas ? Et pas non plus de différence entre un témoignage et une dénonciation ?

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    6. Le problème, voyez-vous, c'est que l'antisémitisme n'est pas une opinion. Et vous le savez fort bien !

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    7. Oui, oui, je connais la vieille antienne, que l'on ressasse quand on veut rétablir le délit d'opinion : il suffit de dissocier les deux, de feindre de croire que, lorsqu'une opinion est décrétée délictueuse, elle cesse, miraculeusement, d'être une opinion.

      Seulement voilà : "dénonçable" ou pas, l'antisémitisme reste une opinion, que l'on peut tout à loisir considérer comme stupide ou pernicieuse, ce qui est d'ailleurs mon cas.. Du reste, si l'on veut continuer à faire profession d'antisémitisme sans être inquiéter, voire applaudi, il suffit de suivre vos amis gauchistes et de le rebaptiser "antisionisme". Là, d'un coup, pfuitt ! plus de délit !

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    8. En plus c’est des conneries. Une opinion n’est pas un délit. Je ne peux pas sentir les Normands. Ce n’est pas un délit. Ce qui est un délit est d’appeler à leur empalement.

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  2. C'est bien.
    Ras la timbale des gens sortis de je ne sais où, qui se régalent à monter les Français les uns contre les autres.
    Ne les loupe pas qu'ils soient antisémites racistes homophobes ou autre nitroglycérine en puissance.
    Hélène dici
    (C'est fini les recettes ?)

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    1. Oui il faut virer les cons. Les recettes c’est quand je suis en Bretagne et que je n’ai pas tous les bons ingrédients.

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  3. Cela étant, vous me les brisez avec vos histoires de délation. Hier, il y avait au bistro un type tricard mais le nouveau serveur ne le savait pas. Or si le patron l’a viré c’est qu’il est très casse couilles quand il est saoul. Alors j’ai expliqué au serveur.

    C’est sûrement de la délation.

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