Je ne sais pas où on est l’enquête suite à « la mort de
Quentin ». Laissons les enquêteurs étudier les vidéos, recueillir les
témoignages puis la justice travailler. On sera sans doute d’accord sur la proximité
de LFI et de la Jeune Garde, sur le fait que deux assistants parlementaires d’un
député LFI semblent à l’origine de la présence des militants du groupe dissous
le jour du drame et j’en passe. Le tout malgré les pleurnicheries habituelles
de nos zozos de la gauche radicale.
On pourra être d’accord sur le côté gonflant des meetings
propalestiniens de Rima Hassam dans les universités, transformant ces dernières
en lieu de haine à défaut de théâtre de Guignols.
On pourra être d’accord sur le fait que l’on puisse considérer
que le comportement de certains insoumis soit anti-républicain et que ces
andouilles entrainent toute la gauche dans sa perte.
On sera d’accord sur le fait que les dirigeants insoumis, via
la stratégie de conflictualisassions générale, contribue à la montée de la
violence.
En revanche, on tentera de ne pas oublier que Quentin
faisait partie d’une sorte de milice mise en œuvre pour protéger un groupe de
fascistes en peau de fesses venus perturber une manifestation organisée par un
mouvement politique de gauche.
Je ne suis pas en train d’excuser ce que l’on pourrait
qualifier de meurtre et je confirme que « toute mort pour les idées »
est intolérable. Il n’empêche qu’il faut parfois assumer. En outre, il y a
environ 1000 homicides par an,
en France, et on aimerait peut-être que chacun d’entre eux fasse autant de
bruit. En outre, il est confirmé qu’il y a bien plus de crime commis par l’extrême-droite
que par la gauche radicale, même si nous ne sommes pas en train de faire le
concours de celui qui a la plus grosse.
On en déduira que la minute de silence organisée à l’Assemblée
Nationale fut une faute politique. On ne glorifie pas la mort d’une graine de
fasciste au cours d’une action organisée. Même si je suis d’accord qu’on
utilise bien trop ce terme de « fachos » ce qui fait oublier ce qu’est
le fascisme.
Il y a des minutes de silence qui se perdent…
En complément, on n’oubliera pas de rappeler ce qui
différencie la gauche radicale de l’extrême droite en France. La première veut
une meilleure répartition des richesses, notamment via la solidarité nationale
alors que l’autre jongle sur la haine des autres, notamment des colorés et des
étrangers.
On n’oubliera pas, non plus, de rappeler que LFI a un
programme détaillé, disponible depuis plus de 10 ans sur lequel, au fond, une
grande partie de la gauche n’a pas grand-chose à dire (je ne suis pas d’accord
avec tout mais si je tape très souvent sur LFI dans mon blog c’est à cause de
son comportement, pas de son projet). Le RN n’a aucun programme à part une
lutte contre l’immigration brandie à tous bouts de champs mais qui ne donne
quasiment jamais lieu à un débat serein, débat qui nous montrerait qu’il
aboutirait à la ruine du pays.
Au passage, on rappellera qu’à chaque fois qu’une gauche un
peu radicale a obtenu le pouvoir par les urnes dans notre monde occidental,
elle en a été virée par les urnes. Ce n’est pas le cas de l’extrême-droite qui
a toujours une fâcheuse tendance à instaurer une dictature sanguinaire.
Je suis donc franchement lassé de voir le procès de LFI
depuis près d’une semaine dans les médias, impliquant le projet de toute la
gauche avec des appels à se désolidariser.
Soyons clairs : si le deuxième tour de la présidentielle
oppose Mélenchon à une personnalité de l’extrême-droite (la probabilité est
très faible), je voterai pour Mélenchon ce qui ne m’empêchera pas de lutter
pour éviter à ce dernier de faire un bon score au premier tour.
Soyons clairs : si une fusion de listes peut empêcher l’élection
d’une personnalité de droite aux municipales, je la défendrai, à condition que
la tête de liste ne soit pas LFI.
Les propos que l’on peut lire actuellement, notamment de la
part de mes copains de la gauche dite républicaine sont affligeants : ils
appellent à un barrage contre la gauche radicale même si c’est au bénéfice de l’extrême-droite.
A noter que j’approuve donc les
propos de Dominique de Villepin.
+100000 et un truc, dès qu'un RN parle : il aborde le sujet de l'immigration. Faut que je lise la note d'Olivier Faure qui a semble-t-il bien parlé. Il a expliqué que la gauche devait éviter l'hooliganisation de la vie politique (pan dans la gueule de la LFI). Et Joffrin avait bien écrit sur le sujet : ce n'est pas parce qu'un jeune homme se faire tuer, que ceux qui défendent ses idées sont des agneaux, il ne faut pas l'oublier et ceux là sont violents : l'ultra-droite tue en France bien plus que les ultra-gauche . Il note aussi citant le Figaro que les "rixes" entre ces deux ultra-cons augmentent en nombre et violence depuis peu, et soyons généreux c'est la faute des deux. De saines lectures.
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