En salle

20 février 2026

Affaire Quentin : ne nous trompons pas de combat !

 


Je ne sais pas où on est l’enquête suite à « la mort de Quentin ». Laissons les enquêteurs étudier les vidéos, recueillir les témoignages puis la justice travailler. On sera sans doute d’accord sur la proximité de LFI et de la Jeune Garde, sur le fait que deux assistants parlementaires d’un député LFI semblent à l’origine de la présence des militants du groupe dissous le jour du drame et j’en passe. Le tout malgré les pleurnicheries habituelles de nos zozos de la gauche radicale.

On pourra être d’accord sur le côté gonflant des meetings propalestiniens de Rima Hassam dans les universités, transformant ces dernières en lieu de haine à défaut de théâtre de Guignols.

On pourra être d’accord sur le fait que l’on puisse considérer que le comportement de certains insoumis soit anti-républicain et que ces andouilles entrainent toute la gauche dans sa perte.

On sera d’accord sur le fait que les dirigeants insoumis, via la stratégie de conflictualisassions générale, contribue à la montée de la violence.

 

En revanche, on tentera de ne pas oublier que Quentin faisait partie d’une sorte de milice mise en œuvre pour protéger un groupe de fascistes en peau de fesses venus perturber une manifestation organisée par un mouvement politique de gauche.

Je ne suis pas en train d’excuser ce que l’on pourrait qualifier de meurtre et je confirme que « toute mort pour les idées » est intolérable. Il n’empêche qu’il faut parfois assumer. En outre, il y a environ 1000 homicides par an, en France, et on aimerait peut-être que chacun d’entre eux fasse autant de bruit. En outre, il est confirmé qu’il y a bien plus de crime commis par l’extrême-droite que par la gauche radicale, même si nous ne sommes pas en train de faire le concours de celui qui a la plus grosse.

On en déduira que la minute de silence organisée à l’Assemblée Nationale fut une faute politique. On ne glorifie pas la mort d’une graine de fasciste au cours d’une action organisée. Même si je suis d’accord qu’on utilise bien trop ce terme de « fachos » ce qui fait oublier ce qu’est le fascisme.

Il y a des minutes de silence qui se perdent…

 

En complément, on n’oubliera pas de rappeler ce qui différencie la gauche radicale de l’extrême droite en France. La première veut une meilleure répartition des richesses, notamment via la solidarité nationale alors que l’autre jongle sur la haine des autres, notamment des colorés et des étrangers.

On n’oubliera pas, non plus, de rappeler que LFI a un programme détaillé, disponible depuis plus de 10 ans sur lequel, au fond, une grande partie de la gauche n’a pas grand-chose à dire (je ne suis pas d’accord avec tout mais si je tape très souvent sur LFI dans mon blog c’est à cause de son comportement, pas de son projet). Le RN n’a aucun programme à part une lutte contre l’immigration brandie à tous bouts de champs mais qui ne donne quasiment jamais lieu à un débat serein, débat qui nous montrerait qu’il aboutirait à la ruine du pays.

 

Au passage, on rappellera qu’à chaque fois qu’une gauche un peu radicale a obtenu le pouvoir par les urnes dans notre monde occidental, elle en a été virée par les urnes. Ce n’est pas le cas de l’extrême-droite qui a toujours une fâcheuse tendance à instaurer une dictature sanguinaire.  

 

Je suis donc franchement lassé de voir le procès de LFI depuis près d’une semaine dans les médias, impliquant le projet de toute la gauche avec des appels à se désolidariser.

Soyons clairs : si le deuxième tour de la présidentielle oppose Mélenchon à une personnalité de l’extrême-droite (la probabilité est très faible), je voterai pour Mélenchon ce qui ne m’empêchera pas de lutter pour éviter à ce dernier de faire un bon score au premier tour.

Soyons clairs : si une fusion de listes peut empêcher l’élection d’une personnalité de droite aux municipales, je la défendrai, à condition que la tête de liste ne soit pas LFI.

 


Les propos que l’on peut lire actuellement, notamment de la part de mes copains de la gauche dite républicaine sont affligeants : ils appellent à un barrage contre la gauche radicale même si c’est au bénéfice de l’extrême-droite.

A noter que j’approuve donc les propos de Dominique de Villepin.

1 commentaire:

  1. +100000 et un truc, dès qu'un RN parle : il aborde le sujet de l'immigration. Faut que je lise la note d'Olivier Faure qui a semble-t-il bien parlé. Il a expliqué que la gauche devait éviter l'hooliganisation de la vie politique (pan dans la gueule de la LFI). Et Joffrin avait bien écrit sur le sujet : ce n'est pas parce qu'un jeune homme se faire tuer, que ceux qui défendent ses idées sont des agneaux, il ne faut pas l'oublier et ceux là sont violents : l'ultra-droite tue en France bien plus que les ultra-gauche . Il note aussi citant le Figaro que les "rixes" entre ces deux ultra-cons augmentent en nombre et violence depuis peu, et soyons généreux c'est la faute des deux. De saines lectures.

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