En salle

15 février 2021

Nous avons une présidente !


Nous sommes le jeudi 19 mai 2022. Aujourd’hui a lieu la passation de pouvoir entre Emmanuel Macron et  Elodie Jauneau qui a battu Nicolas Dupond-Aignan au second tour de la présidentielle dimanche 9 mai avec 62% contre 38. Quelle belle revanche pour celle qui fût une des seules conseillères municipales d’opposition, face au leader de « Debout la France », il y a une dizaine d’années.

Rappelons-nous, il y a un an, quand celle qui n’était alors connue que par les encouragements sans faille d’une bande de sympathiques blogueurs à forte descente a été propulsée sur le devant le scène après l’arrestation du favori de la primaire à l’hôtel Ibis près de la Grand Place de Bruxelles, Boris F., par la police Belge qui l’accusait d’avoir massacré à coups de casque un pauvre député LREM issu de l’immigration et des pieds. Gagner cette primaire fut une formalité même si la présence de Jean-Christophe Cambadélis au second tour surpris tout le monde alors que M. Montebourg et Cazeneuve étaient attendus sans toutefois espérer figurer sur la plus haute marche tant ils avaient oublié, au cours de la primaire, de montrer leur attachement à la gauche, à la justice sociale, à la redistribution et aux cuites avec les copains.

Ce soir, elle dormira seule ou avec un de ses jeunes amants dans les appartements privés de l’aile est de l’Elysée à l’issue d’une journée bien fatigante, entre la cérémonie officielle, la descente des Champs-Elysées, la réception des jeunes socialistes à l’Elysée, l’apéritif à la Comète et un premier souper aux frais de la princesse – il n’y a plus de raison de se faire chier – avec son équipe de campagne, celle qui a su l’accompagner dès le départ ayant compris la véracité de ce qui allait devenir le slogan : « C’est @Jouneau qu’il nous faut ».

Demain, elle prendra la première décision importante de son mandat en nommant un premier ministre sentant fort le Centre Bretagne et la proche banlieue, légèrement ventripotent pour donner confiance suite aux malheureux épisodes des premiers ministres de M. Macron, avec beaucoup de cheveux bien frisés et une délicatesse à toute épreuve malgré une difficulté à ne pas se vêtir d’une cravate à chier sur sa chemise sortant du pantalon. Si le nom du premier ministre probable est connu depuis l’entre-deux tours, tout comme celui du chef de cabinet (étonnamment, c’était une promesse intime faite par la candidate Jauneau : « Claire, tu resteras ma cheffe »), la composition du gouvernement qu’il aura en charge de… composer reste inconnue. Seuls quelques noms circulent, comme Didier Goux à l’égalité femmes hommes, Alice Coffin à la charcuterie et Carlos Da Costa à l’égalité des chances.


Certaines offres de service ont commencé à circuler. Nul n’ignore, par exemple, que Mme Royal a plusieurs fois insisté, pendant la campagne, sur la nécessité pour tourner définitivement le page de la crise sanitaire et économique d’avoir un grand ministère ayant en charge les finances, l’industrie, l’écologie, les affaires étrangères, les affaires sociales, l’éducation nationale et le travail et on peut s’imaginer qu’elle sera candidate au poste ! Nous n’avons pas oublié, non plus, quand M. Valls a annoncé qu’il se retirait de la vie politique française mais accepterait de revenir s’il fallait un grand ministère régalien regroupant la défense, l’intérieur, l’immigration et la communication.

Les supputations vont bon train chez tous les observateurs de la vie politique mais nos observateurs sont formels. Le futur premier ministre est bien décidé à opérer la sélection au comptoir. Les candidats devront boire une quinzaine de bières et continuer à argumenter stoïquement face à des cons issus des réseaux sociaux en ne dégainant des insultes qu’aux moments opportuns.

 


Bientôt, il nous faudra tirer le bilan de cette campagne bien particulière sur le fond de crise sanitaire. On devrait dater son début à ce jour de février 2020 où Jauneau a démissionné du Parti Socialiste, hurlant contre l’organisation de cette formation à un niveau national, incapable de repenser son fonctionnement, de renouveler ses cadres, d’écouter les militants…

Ou l’on retiendra le jour de son communiqué de presse pour annoncer sa candidature qui se terminait ainsi : « non, je ne suis ni lesbienne ni végan et vous me faites chier avec l’intersectionnalité non mais putain quoi ! », opportunément diffusé pour la Saint Valentin 2021, lendemain d’une soirée privée de blogueurs à la dérive.

12 février 2021

Le racisme de gauche finira-t-il par se voir ?


Je ne sais pas si c’est à cause de la pleine lune ou de la loi contre le séparatisme mais l’ambiance est particulièrement mauvaise entre les islamogauchistes et les fachogauchistes depuis quelques jours. Pour être plus précis : elle est pire, à un point qui me fait quand même rigoler, certes jaune, mais rigoler tout de même… Les espèces d’articles de Slate ne font que renforcer la folie générale ! A les lire, les gauchistes non partisans se sentent obligés de faire corps avec les islamogauchistes en disant « c’est bien la preuve que » et ils en font un marqueur de gauche.

 

Vous vous rendez compte que des types qui se disent de gauche (de bonne foi, n’y voyez aucune ironie de ma part) prennent fait et cause contre des lascars de gauche qui veulent lutter contre l’islampolitique et la montée en force d’une religion ? Faudrait pas boire. Surtout si c’est pas halal.

Revenons sur le séparatisme. Deux minutes, je ne suis pas un intello, non plus, je parle du bout du comptoir, seulement. Les « séparatistes » sont des andouilles qui voudraient que l’on puisse s’asseoir, en France, sur des principes de la République. Pour ma part, je ne veux pas.

Que la dit la Constitution ? Je cite : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. » Je crois que c’est clair : on ne peut avoir, en France, de différence de traitement entre les races, les origines, les religions et c’est pour ça que je pense que l’on doit lutter contre les séparatisme qui vont avec. Rassurez-vous, je ne suis pas fou, je suis même d’accord avec Jean-Luc Mélenchon quand il disait, pas plus tard qu’hier soir, que le principal séparatisme en France est social.

 

Ce qui me gêne, avec mes copains de gauche, c’est qu’ils ne prennent pas de recul par rapport aux articles de Slate, qui sont là pour générer du clic. Tout d’abord, ils ne sont de toute évidence pas objectifs. Il suffit de lire le premier opus, à propos d’Eric Maillard, notamment, pour se rendre compte qu’il manque quelques chose et pas seulement un droit de réponse. Il manque franche un maillon. Ils sont en plus assez mensongers, ne serait-ce que par omission voire par débilité. Par exemple, il explique les cadres du Printemps Républicain font intervenir les fanatiques par meute en omettant le fait que la réciproque pourrait être vraie ! Mme Diallo a bien plus de followers que M. Bouvet et donc une bien pire capacité de nuisance. De fait, les cadres du Printemps Républicain reçoivent beaucoup plus de baffes qu’ils n’en distribuent…



Ce qu’il y a de rigolo, aussi, est que le jour même de son passage à la télé (hier…), Monsieur Mélenchon désignait dans Facebook, ces articles de Slate pour montrer que le Printemps Républicain était son principal opposant ! Il n’a pas tort… Une gauche française passe plus de temps à taper sur l’autre gauche que sur le Front National…

 

Je disais qu’on ne peut pas faire de différence entre les races, les origines et tout ça. C’est évidemment une vue de l’esprit mais ce qu’il y a d’important est qu’on ne doit pas les regrouper selon ces critères : on ne peut avoir aucun texte de la République et de ses différents composants (qui vont jusqu’aux associations de quartiers subventionnées par les municipalités). Point barre. Or, quand une personnage politique porte plus d’attention aux uns qu’aux autres ça craint… Surtout si des fous terroristes agissent en se faisant passer pour les représentants des uns. Comme si des terroristes islamistes représentaient les musulmans. Cela étant, ils sont musulmans et il faut arrêter de jouer avec le feu.

Cette loi contre le séparatisme est un sombre fourre-tout et donc, comme souvent, une erreur du gouvernement, qui permet à des clowns de parler de n’importe quoi dans les débats dans les télés plates. J’ai tenu un quart devant le pugilat sur la 8 entre Mélenchon et des crétins faisant les malins d’une droite dure ce qui a permis à tous d’éviter l’essentiel.

 

Je vais vous proposer deux lectures. Tout d’abord un édito de Charlie qui se fout de la gueule de la gauche de la gauche ce qui étaient bien Charlie les bons jours mais pas les autres. Ensuite un billet de Marianne qui montre comment un « racisé français de longue date » prend les jérémiades de cette gauche qui, en fin de compte, ne fait que désigner un racisé pour ce qu’il semble être, un bougnoule.

Ce qui me fait de la peine est de voir des copains de gauche tomber dans le piège, notamment ceux d’Arnaud Montebourg. Ce gars-là a décidé de ne pas faire campagne à gauche mais « ni de l’un ni de l’autre » et ses troupes sont orphelines. Je suis hors sujet mais un copain se demandait hier si envoyer des candidats « ni de droite ni de gauche » pour éviter « Macron Le Pen » au second tour était vraiment une bonne chose car ils sont eux-mêmes « ni de droite ni de gauche…

 

Je n’ai pas parlé de Trappes alors que ce patelin est au centre de notre actualité car je n’ai pas envie de débattre pour savoir si le prof est une sombre andouille ou un génie funeste. Reste quand même unvieil article des Inrocks – oui, des Inrocks – pour s’interroger si ce patelin n’est pas réellement un berceau du djihadisme national.       

 

Je me répète souvent mais le gauchiste qui oublie que « la religion est l’opium du peuple » perd de la crédibilité tout comme celui qui assimile chaque étranger à un musulman et combat les anti-islamistes pour expier son propre racisme…

Ca va finir par se voir.


P.S. : à propos de "se voir", si je ne cite pas les erreurs de l'article de Slate, c'est parce qu'elles se voient ou, du moins, devraient se discerner à la lecture.

11 février 2021

Chronique du 11 (enneigée mais pas illustrée)

Je veux bien que Slate fasse un papier à mon sujet à condition qu'il ne cite pas mes tweets qui montrent que je soutiens une frange de la gauche proche des milieux islamistes eux-mêmes pas trop éloignés de méchants terroristes qui oublient de s'assurer que leurs bombes ne feront pas de victimes avant d'exploser.


Je veux bien que Slate fasse un papier à mon sujet mais je ne veux pas avoir l'air l'une pleureuse quand je dénoncerai, par exemple, Jégou, s'il me traite de connard.

Je veux bien que Slate fasse un papier à mon sujet mais à condition que les personnes critiquées, a priori mes adversaires, n'aient pas de droit de réponse.

A part ça, je suis allé faire du vélo, ce matin. Et bien, je peux vous assurer qu'il fait très froid en Centre Bretagne (je veux dire : pour le Centre Bretagne, on ne va pas comparer avec la Sibérie, non plus, ni même avec la Syrie - Ah merde, ça me reprend). Le "thermomètre" de l'application météo du smartphone indique -4 contre -1 hier mais avec des gants, c'est le bonheur !

Et je n'ai pas refait la connerie d'hier : j'ai bien rangé mon tee-shirt dans ma ceinture pour éviter d'avoir le ventre à l'air vu qu'après mon retour, j'ai été pris de coliques diverses qui m'ont valu un séjour sur le trône d'autant plus long que je ne n'arrivais pas à prendre le papier hygiénique avec mes doigts gelés. Comment vouliez-vous que j'explique ça à ma cheffesse quand je suis arrivé en retard en réunion ?

J'ai fait les courses pour tenir jusqu'à lundi ou mardi environ. J'ai enfin trouvé la solution pour optimiser le transport avec mon vélo électrique. Au début, j'avais tendance à mettre les objets les plus lourds et les plus volumineux au fond d'une sacoche puis à mettre mon sac dans l'autre sacoche après y avoir retiré les objets qui empêchaient les affaires de rentrer et les avoir mis dans l'autre sacoche. Vous me suivez ? Même que, des fois, ça rentrait pas, j'étais obligé de récupérer mon sac pour transporter les objets à la main (oups, dans un sac tenu à la main et pas dans les sacoches).

J'ai trouvé la solution : il me suffit de mettre directement les trucs volumineux et surtout lourds dans les deux sacoches directement, sans tenter une étape intermédiaire, souvent longue vu qu'il fallait tout retirer. Ceci nécessite d'avoir les objets légers dans le fond du sac et de terminer le remplissage de ce dernier, à la caisse, par les gros trucs que, au pire, je porterai à la main jusqu'au vélo. Du coup, pour charger ce dernier, il me faut deux minutes. Notons que ce n'est pas évident de faire passer certains produits légers en premier à la caisse car on a tendance à les garder pour la fin pour les poser sur le dessus du caddie afin qu'ils ne soient pas écrasés par le reste du bordel.

On est peu de choses. Putain de terroristes...

08 février 2021

Comment ça va, les moyens ?

Voilons ce sein hors sujet !
C’est François Bayrou qui a fait scandale, ce week-end, en disant qu’à 4000 euros les gens étaient dans les classes moyennes. La gauche s’est étouffée, criant au scandale, à la méconnaissance du quotidien des Français et toutes ces sortes de choses. C’est ballot ! Tout d’abord, ils auraient pu penser que François Bayrou est un vieux briscard de la politique et ne ferait pas ce genre d’erreur. Il aurait ensuite fallu poser la question qui Google qui répond immédiatement que le revenu moyen d’un ménage sans enfant est légèrement inférieur à 4000 et que celui d’un ménage avait deux dégénérés dépasse cette somme ce qui, entre nous, fait que Bayrou avait sans doute raison à quelques dizaines d’euros prêts…

 

L’erreur ne serait pas très grave si les andouilles qui braillent admettaient leurs erreurs plutôt que de faire croire que la donnée importante c’est le salaire médian, ce à quoi ils ne comprennent pas plus, il y a le revenu moyen, le revenu disponible et un tas de notions rigolotes comme ça. Chacun pourra dire que les informations auxquelles il pense sont les plus importantes et il aurait bien tort de se priver. Comme il est très fort, il va parler de déciles.

 

Je ne vais pas parler de chiffre, aujourd’hui, d’autant qu’il faudrait tout comparer ! Je suppose que 4000 euros en Bretagne, ça fait plus que 4000 euros en région parisienne mais je m’en fous, j’ai fini de payer mon appart… Par contre, je paye plus de charges en Bretagne qu’à la capitale ce qui me laisse sur le cul. Plus exactement : qui me laisserait sur le cul si c’était moi qui payais tout…

 

Toujours est-il qu’un ménage qui touche 4000 euros par mois, qui n’a pas fini de payer la maison, qui doit avoir deux voitures parce que la campagne c’est comme ça, il faut amener les gamins à l’équitation, loisir par ailleurs relativement onéreux… ne s’imagine pas parmi les classes supérieures. Il n’est pas con : il sait qu’il touche plus que les parents du copain du petit dernier qu’il faut toujours trimbaler avec soi parce que monsieur est au chômage et madame fait des ménages. Le ménage à 4000 euros, il sait qu’il s’en tire bien, qu’il y a plus malheureux mais il sait aussi que la moindre mesure du gouvernement va lui tomber sur la gueule comme une augmentation des taxes sur le gazole alors qu’on lui a dit que le gazole polluait moins alors que c’est faux. Il se demande si on ne le prend pas pour un con. On lui supprime la taxe d’habitation ce qui est bien jouissif mais il voit bien qu’on a sucré le budget pour remplacer le toit des chiottes de l’école des mômes.

 

Je me demande ce qu’est cette manie, chez les gens de gauche, de dénigrer les gens qui sont dans la moyenne en leur faisant croire qu’ils sont privilégiés. Je ne me demande pas, par contre, si ce n’est pas une grosse connerie.

D’ailleurs, il ne serait pas idiot de faire une cartographie électorale « par décile ». Faisons le job de la réduction des inégalités d’ailleurs même Macron arrive à démontrer qu’elles diminuent mais, par pitié, essayons d’arrêter de le faire par le bas, la droite y arrive très bien.

 

On peut faire dire n’importe quoi aux chiffres. Prenez une population de 10 personnes dont 9 à 1000 euros par mois et une à 30000, il y en aura neuf qui vivra au-dessous de seuil de pauvreté. Si vous en faites passer une à 500, vous vous retrouvez avec neuf au-dessus. Je vous laisse calculer les pourcentages pendant que vous revenez dans la vraie vie, celle où ça fait chier de payer une femme de ménage pour aider le majordome occupé à ranger la cave de grands crus.

02 février 2021

Le MAJ se prononce pour une campagne intelligente !


Maintenant que la candidature de Jauneau est entérinée, il nous faut l’aider à trouver un programme qui permettra d’être élue puis de transformer la France ! Rien que ça. Nous allons donc créer une structure proche d’un parti politique, le Mouvement d’Accompagnent de Jauneau ! Il ne s’agit pas de se mettre à la place du parti socialiste ou de dicter des idées à Jauneau, bien assez grande définir ce qu’est un projet de gauche bon pour la France mais de l’aider à surfer sur la sortie de la crise sanitaire pour bien cerner les nouveaux besoins, ceux qui pourraient faire basculer une urne, la pauvre. Dans un premier temps, le MAJ aura pour principe de définir les grands principes qui permettront de se dégager de la concurrence qui aura vite fait de proposer des solutions faciles qui sonnent bien à l’oreille mais résonneront quand même entre celles des électeurs. Demandez donc à un lascar s’il est prêt à ajouter 100 milliards par an au budget de l’hôpital pour maintenir des services de réanimation sur pied. Yakafaucon est une belle promesse !

 

La deuxième personne sur la photo (celle plus grise que rouge) aura en charge de s’assurer qu’il n’y aucune trace d’antimacronisme débile dans les propos des supporters de Jauneau. Je voyais ce matin une illustre socialiste publier une infographie dans les réseaux sociaux pour démontrer que la France était à la traine côté vaccination en Europe. Elle montrait que 1,4% de la population du premier de la classe avait eu ses deux vaccins alors que seuls 0,07 des Français étaient à jour montrant ainsi le ridicule… Mais sans se rendre compte du ridicule global : 98,6% non vaccinés opposé à 99,93 reste un écart dérisoire et tous les pays d’Europe peuvent être considérés comme dépassés…

La moquerie risque de retomber sur le moquant ce qui est ballot : pas de ça chez nous, la politique doit avoir une certaine hauteur.

 

Quant aux nouveaux besoins, j’en citais avant-hier et la plupart sont évidents. Par exemple, nous avons besoin de redéfinir les missions de l’hôpital public et de lui accorder les moyens pour maintenir en permanence un certain nombre de la place en réanimation.

Je vais néanmoins rebondir sur le billet de blog d’un copain qui avait eu à changer certaines parties de son ordinateur cet été et qui trouvait lamentable d’avoir dû passer par Amazon. Sa réflexion pour l’achat par internet doit être approfondie. Par exemple, moi, pendant cette crise sanitaire, cela m’horripilait de devoir prendre mon vélo et faire des courses en vitesse pendant les heures de travail pendant le confinement. Je trouve idiot quand je ne peux pas être livré de certains produits pourtant acheté fréquemment. Tenez ! Le PQ fut l’emblème du premier confinement mais je suis obligé d’acheter les rouleaux par six ce qui fait chier tout en incitant à ne pas le faire. Entre les biscottes et le lait pour le petit déjeuner, les patates pour les légumes quotidiens, les glaces et autres surgelés pour les jours sans course et j’en passe, mes sacoche de vélo étaient vite pleine d’âneries et je n’avais plus le temps de traîner aux rayons frais pour soigner la qualité et la diversité !

Les services de type « drive » ont explosé pendant les confinements mais je ne vois pas pourquoi les services de livraison autres qu’Amazon n’en profiteraient pas ! Ce dernier a aussi réussi à mettre beaucoup de sous de côtés en nous incitant à acheter des livres et, progressivement, n’importe quoi chez eux ! Pas plus tard que jeudi dernier, j’ai acheté un fer à repasser, du planche du même métal et une cafetière chez eux pour faire plaisir à ma femme de ménage. Je te jure, je serais bien passé par n’importe quel service en ligne ou j’aurais pris ma voiture si j’en avais eu une mais ma première idée a été 3615 AMAZON.

La France a des atouts : un bon réseau de chaînes d’hyper et de supermarchés pour relayer les commandes et les prélivraisons, de bons services de livraison et j’en passe ! Ce qui manque est le réflexe de taper « Leclerc », « Carrefour », « Darty », « Fnac » ou « Super U » pour procéder à des emplettes de première nécessité. Ce n’est qu’une question de réflexes qui nous fait prospérer Amazon.

Par exemple, mon pote a été voir chez Amazon s’ils avaient une alimentation à sa mesure et n’a jamais pensé à aucun autre site (et j’aurais fait pareil). Il y a encore trois ans, nous aurions cherché « Alimentation ZEK343 » dans Google et nous n’aurions pas deux A à Gafam. Mais, si sur l’électronique, le match est perdu d’avance, il reste tous les autres domaines qui pourraient donner envie aux Français de se faire livrer en « .fr » !

Et le jour où les andouilles perdront l’habitude d’acheter sur Amazon pour acheter ailleurs, ils achèteront ailleurs ce qu’ils achètent chez Amazon, pas du jour au lendemain, certes..

 

La question est évidemment de savoir si l’Etat y peut quelque chose tout en continuant à ne s’occuper que de ses fesses ? La réponse est bof. Disons que l’Etat peut mettre en place sa puissance pour permettre à Leclerc, Auchan et autres de vendre par Internet ce qu’ils n’ont pas en stock d’une part et faire profiter de ses services locaux de proximité pour les livraisons, d’autre part. Une petite gâterie aux PDG de ces sympathiques établissements et ils mettront en place des plates-formes de livraison en plus des drives à un coût relativement modeste.

 

Mais peu importe ! Tout est possible mais l’Etat ne peut pas tout, comme disait l’autre. Par contre, tous les partis politiques vont faire des campagnes sur le « produire en France » ce qui, après cette crise, semble bien naturel. Il convient néanmoins de faire tourner le reste de neurones : à quoi servirait une industrie française du masque hors période de pandémie. ? Qu’est-il important ? Avoir un stock initial de masque puis un approvisionnement suffisant ou les produire en France ? Dans notre crise, qui a été capable de fournir rapidement des masques (produits à l’étranger) : la grande distribution (et les buralistes chinois). Mon copain avait un problème d’alimentation de son PC et a du commander par un internet un nouvel équipement. Cela gêne-t-il quelqu’un qu’il soit produit à l’étranger ? Quand un gros achète un smartphone, est-il préoccupé par son lieu de production ?

Le produire en France est ainsi en partie un leurre (je n’ai pas dit qu’il était inutile, hein !) et quand on en vient au patriotisme économique, n’oublions pas la question de savoir si le français a vraiment envie d’acheter un caleçon à 24 euros cousu près de chez lui par rapport à un lot de 6 pour le même prix fabriqué à l’autre bout du monde ?

Mon exemple n’est pas crétin. La crise est passée par là et j’achète mes sous-vêtements sur Amazon. Le type qui dira qu’on peut réformer l’industrie français du textile sans changer le mode de distribution est un menteur. Et c’est ainsi pour tout ! Cette crise a montré que les commerçants pouvaient s’unir, sous l’égide des municipalités, pour vendre du local via un système de distribution innovant (des applications pour passer commande et tout ça).

 

La campagne devra être intelligente : taper sur les arguments mensongers, démonter les promesses utopiques et proposer des évolutions progressives de la société avec l’intervention de l’Etat quand il le peut, doucement, sagement…

 

L’équipe de MAJ est à la disposition du candidat pour cela. Pour l’instant, nous sommes deux. Et encore, l’autre n’est pas au courant mais c’est son anniversaire. Souhaitons-le lui bon. Il est plein de bon sens et c'est ce dont nous avons besoin.

C'est bien Jauneau qu'il nous faut !

 

Madame Jauneau a officialisé sa candidature sur son blog. Pendant ce temps, les historiens de la fondation Jean Jaurès Pire Encore ont fait une fabuleuse découverte en Egypte à l'occasion de fouilles méticuleuses du tombeau de Notre Dame de Rosette de Lyon qui, en son temps (après la grosse Lulu), a déchiffré le parchemin annonçant la prophétie grâce à une illustration.

La traduction est formelle : toutes les personnes illustrées qui n'auront pas passé l'arme à gauche d'ici finiront fou à lier avant la fin de 2021, certains ayant entamé le processus bien avant. 


Il n'est pas concevable de leur confier les clés de la gauche dans l'espoir de mettre leurs incroyables compétences, leurs idées généreuses et leurs intelligences légendaires au service de la France. Nous connaissons bien entendu la douleur qui est la vôtre à lecture de cette nouvelle mais nous ne pouvons pas gouverner avec un mouchoir ni même conduire une campagne qui nous nous mener à l'élimination de tous les candidats à l'épilation suspecte.

C'est, en revanche et nonobstant la traditionnelle ironie machiste qui irradie les rangs écolosocialistes, bien la preuve que c'est Jauneau qu'il faut !

31 janvier 2021

Un candidat et un projet pour le centre gauche !

 L’analyse de l’état de l’opinion menée avec âpreté hier montre que le PS étant décimé, ce que nous appellerons la sociale-démocratie pour ne pas dire le centre gauche ou la sociale écologie a toute ses chances pour la prochaine échéance nationale composée de la prochaine présidentielle et des législatives qui s’en suivront. Il reste deux formalités à passer, la désignation d’un candidat et la mise sur pied d’un projet, et l’affaire est d’autant plus dans la poche qu’il n’y aucun mal à se faire du bien.-

Pour le candidat, c’est facile. Je propose d’organiser une primaire ouverte à toute la gauche avec comme candidats Cambadélis et Cazeneuve. Pourront s’y greffer : Hidalgo, Montebourg et Hollande. Faudrait rajouter une gonzesse pour faire sérieux. Je propose Jauneau, pleine d’atouts tout autant moraux que physiques. J’ai ajouté Hollande pour que la victoire de Cazeneuve ne soit pas trop cinglante si Jauneau n’a pas dessaoulé. L’organisation de la primaire n’a rien d’urgent : que les candidats disent ce qu’ils veulent faire, développent leurs idées… et la suite viendra naturellement. L’évolution des sondages pourra désigner un « leader » naturel, Jadot pourrait être obligé de se ralier. Ne spéculons pas maintenant, de toute manière, on n’en sait rien ! A part qu’on s’en fout de ce que propose un candidat à une sombre primaire, ce qu’il faut est de savoir ce qu’il proposerait à l’élection reine de la République… C’est le paradoxe d’une primaire : autant, comme en 2011, elle peut être un bon marchepied ; autant, comme en 2016, elle passe pour une bataille de peine-à-jouir voulant hériter des miettes.

Pour l’instant, faisons mine de rien et laissons les candidats éclore tout en laissant planer un « je ne doute pas que nos candidats sauront se regrouper. » En juin, on sortira un « il est possible que nous organisions des primaires pour mieux nous rassembler si les candidats en expriment le besoin ».

 

A mon commentaire à mon précédent billet, un type me demandait pourquoi je parlais de Cambadélis. Il y a un tas de raison qui pourrait me faire rougir si je les avouais même si elles n’ont rien de sexuel. Disons que la palette déteint ce qui est un peu sa raison d’être. A part ça, c’est le seul candidat déclaré. Ne l’oublions pas. Par contre, je parle de Jauneau car on l’a déclaré à sa place vu qu’elle représente à elle seule l’intelligence, la grâce, la force tranquille, l’implication, la morale, le féminisme (il faut bien des concessions), la République, la laïcité, l’égalité, la fraternité, la liberté et les petits vins de pays à l’apéritif et les crus millésinés dans les grandes occasions ! C’est une figure incontournable de l’écologie redistributive et progressive même dans le plus simple appareil, celui dont elle n’a pas besoin pour nous éclabousser de son sourire légendaire qui illuminera nos affiches électorales ! En plus, elle sait conduire et faire la vaisselle.

 

Vous croyez que je vais réussir à pécho, moi ?

 

Il nous reste donc objectivement sept candidats : Cambadélis, Cazeneuve, Jadot, Jauneau, Hidalgo, Hollande et Montebourg. Ils feraient tous, évidemment, d’excellents présidents de la République mais la politique est malheureusement un métier très dur, très ingrat, notamment parce que, pour obtenir un poste, il faut être élu. Avec Cazeneuve et Hollande, la probabilité pour qu’ils se fassent accuser par une boniche d’un hôtel étranger de l’avoir forcer à les éponger jusqu’à ce que tache de sperme s’en suive est trop forte malgré les apparences.


Pour Jadot, il nous faut être objectif ce qui nécessite, parfois, d’être franchement dégueulasses. Mais l’enjeu est trop important pour écarter des critères. Regardez trois minutes la photo de M. Jadot : pensez-vous vraiment qu’il ait la tronche d’un Président et, par conséquent, qu’une majorité de Français puissent voter pour lui, même saouls ? Hidalgo et Montebourg sont les premiers à s’être lancer dans la course et ils ont toute légitimité. Hidalgo a su construire une majorité étendue pour gouverner Paris et Montebourg a pris le recul nécessaire, en dehors de la vie politique française pour présenter un programme politique vraiment de gauche et écologiste : que le miel industriel consommé en France soit exclusivement fabriqué en France. Malheureusement, ils sont victimes de ségolénisation : une telle portion des électeurs ne pouvant pas les piffer, ils n’ont aucune chance d’être élus. Dépenser de l’énergie à la réhabiliter serait sans doute contreproductif et, surtout, ne permettrait pas de présenter le programme aux citoyens.

Il ne nous reste donc, réellement, que Cambadélis et Jauneau. Cambadélis a un handicap : son nom, même si, comme pour le physique de Jadot, c’est lamentable. Les sociétés de communication que nous avons consultées ne proposent qu’un seul slogan et ont refusé de se faire payer : « Cambadélis, pour faire vaincre nos pénis ». Vous admettrez que ce n’est pas possible. Il ne reste que Jauneau et la devise de la campagne est toute trouvée :

« C’est Jauneau qu’il nous faut ! ».

 


L’équipe de rédaction de Partageons mon avis a la chance de faire partie du Think Tank qu’elle a choisi pour lancer sa campagne et établir le projet, avant que le relai ne soit pris par l’ensemble des militants de la belle alliance populaire, subitement libérée, regroupant ceux de tous les partis amis dont, évidemment, le Parti Socialiste et EELV.

Nous sommes en mesure de vous révéler les contours de ce projet qui ne ressemble pas à ce qu’est généralement un programme politique, notamment du parti socialiste avec des généralités du type : il faut l’égalité et la rénovation des logements sociaux avec une prime écologique et gouvernementale.

Le projet se place dans l’histoire, dans le temps, à un moment relativement précis : celui où nous devrions sortir de la crise sanitaire qui nous aura affecté pendant deux ans, quand les électeurs seront prêts, sans renier leurs positions, à prévoir un avenir qui fasse face à toutes les crises que l’on pourrait imaginer mais avec une intelligence qui nous laisse pantois à l’heure où nous avons à peine commencé l’apéritif.

Nous allons commencer par quelques exemples avant de revenir sur tous les volets dans les prochaines semaines. Pour commencer, il est évident qu’il nous faut un stock de masques, celui qui nous a fait défaut début 2020, pour des raisons qui ont été analysées sans que l’on puisse y voir clair. Nous ne pouvons mobiliser l’industrie française pour qu’elle produise des masques qui sont évidemment inutiles hors des crises sanitaires (et qui ne sont pas stockables plus de deux ou trois ans). Il faut donc que nous transformions l’industrie française pour qu’elle puisse se mettre en ordre de marche, à la demande, pour produire ce qui est nécessaire à notre survie plutôt que le superficiel. Par exemple, nos usines de raclette et de jambon, c’est-à-dire d’objets plats, doivent pouvoir facilement produire des masques à conditions de changer leur alimentation de lait et de cochons par des champs de coton et des forêts. C’est simple et limpide mais tous les votants ne sont pas des spécialistes de la production industrielle. Nous allons donc montrer quelques exemples.

 

Quand une telle crise survient, il devient urgent d’accorder un revenu à ceux qui n’en ont plus. Le « chômage technique » est une solution mais il faut penser aussi aux étudiants, aux indépendants et à un tas de gens. Il est indispensable de mettre sur la table toutes les aides possibles et imaginer une meilleure productivité de ces aides, leur adaptabilité et toutes ces sortes de choses comme on dit en anglais. Nous sommes à deux doigts de démontrer aux Français qu’une forme de revenu universel ou revenu de base, quelles que soient ses modalités, est non seulement souhaitable et urgent mais surtout indispensable ! On a d’un côté, les recettes de l’Etat et, de l’autre, les 1000 euros (environ) nécessaire à la vie des gens, au minimum (voire au maximum si on considère qu’en cas de confinement on ne peut rien faire d’autre de son pognon que le bouffer et le boire).

Si les commerces ont des difficultés en cas de crise, c’est notamment par la perte de ses revenus minimums par les patrons mais aussi parce qu’ils conservent des charges fixes. Tout peut être passé au peigne fin. Pourquoi un commerçant devrait-il continuer à payer un loyer à un propriétaire alors que la surface commerciale est rendue inutilisable par une pandémie. Depuis quand, en France, devrions-nous avoir une réglementation orientée pour les propriétaires et pas pour ceux qui tentent de générer de l’activité économique ? Nous pouvons donc légitimement entamer une mutation de la société vers une collectivisation des moyens de production sans, pour autant, léser qui que se soit autre que les héritiers tout en donnant un sacré coup de main aux entrepreneurs !


Pendant la crise, la principale difficulté pour l’Etat a été d’adapter les possibilités de  circulation du virus aux capacités des services de réanimation de l’hôpital public dont il faudrait, de toute évidence, augmenter le budget pour ce qu’on appelle « créer des lits » (ce n’est pas si simple, il faut former du personnel et maintenir des compétences même en dehors des périodes de crise). A contrario, on a l’impression que les services privés (cliniques et autres) se sont branlé les couilles en attendant ! L’occasion est toute trouvée pour redéfinir les missions de chacun, dans notre pays, et de réorganiser les services publics en conséquence. Il doit notamment leur être accordé quelques monopoles ou domaines réservés afin que le pognon de la sécurité sociale ne parte pas pour enrichir des industriels de la santé. Toute la médecine doit être réorganisée en conséquence. Pourquoi, par exemple, certains arriveraient à se faire rembourser des montures de lunettes à plusieurs centaines d’euros alors que l’on peut en trouver à une cinquantaine ! Pourquoi la sécurité sociale (et les mutuelles de base) serait-elle utilisée pour rembourser le superflu ?

 

La sortie de crise n’est-elle pas le moment idéal pour faire faire des choix aux français et pas seulement entre un type qui connaît l’hymne à la joie et une dame murmurant celui à jeunesse des italiens des années 40.

« C’est Jauneau qu’il nous faut ! ».

 

27 janvier 2021

Les séries (Doc, TF1, les mercredis soirs)


Je l’ai souvent dit. Je ne regardais jamais ou presque la télé. Depuis cette crise sanitaire, en revanche, je ne pourrai plus m’en vanter. J’avais commencé ce déconfinement vers  juin en regardant des grands films à la télé. L’été n’a pas été mauvais : six épisodes de Star Wars, les « nouveaux » James Bond (je n’en vais jamais vu sans Moore ou Connery). Il y a eu quelques indispensables, comme la 7ème Compagnie, tout à fait regardable quand on n’a pas regardé depuis 30 ans (et extrêmement sympathique avec ses personnages attachants alors que c’est présenté et beaucoup de « films d’action » comme « piège de cristal » pour ne citer qu’un des derniers. J’ai pu voir quelques classiques, comme hier avec une version de Titanic datant des années 50, supérieure, et largement, au film avec Di Caprio qui suivait un très bon fil de sous-marin de la même époque.

J’ai eu la chance d’échapper aux éternelles rediffusions de l’été comme le Gendarme et Don Camillo et tous autres navets avec les charlots (sauf un que j’ai vu) ou de Funès (il est loin d’avoir fait une majorité de navets, je pensais à une connerie comme « les grandes vacances ». J’ai eu aussi beaucoup de veine vu qu’aucun des grands films que j’aime au point de connaître presque par cœur n’est passé par là. Je pense aux Tontons Flingueurs, à Le Bon, la Brute et le Truand, Il était une fois Beaucoup de western me viennent à l’esprit mais c’est un peu le hasard.

Pour boucher les trous, j’ai eu des grandes séries que j’aime, comme Columbo les samedis, des dessins animés « classiques » comme Tintin les vendredis. Je regarde aussi les programmes nocturnes des chaînes d’information en continue, comme CNEWS, mais la seule raison est probablement ma schizophrénie.

 

Je mène une vie trépidante. Et je te jure, c’est à peu près la vérité : je n’ai plus vu une série récente depuis l’Homme du Picardie. Il n’empêche que pendant mes trente ans de couvent, j’entendais beaucoup les gens de parler des séries mais elles ne passaient pas par moi. J’ai loupé Joséphine Ange Gardien, Julie Lescault, les Cordier, Profilage, Fabio Montale, Hélène et les garçons, Sœur Thérèse, le JAP… Je n’ai vu aucun épisode de ces trucs. Aidé de Wikipedia pour faire une liste, j’ai essayé de ratisser large pour ma démonstration et j’ai visé TF1, me doutant que si une telle chaîne programmait ses cochonneries, elle gagnait de l’oseille avec : les spectateurs devaient être au rendez-vous.


Jeudi, il y a trois semaines, je me suis retrouvé à regarder Doc, sur TF1, une série récente Italienne avec des épisodes d’une petite heure (deux d’entre eux étant diffusés par soirée). Je ne sais pas pourquoi. Peut-être n’y avait-il rien ailleurs ? Peut-être qu’un détail m’a marqué lors en voyant une bande annonce ? Je ne sais plus. Dès le premier épisode, je suis tombé sous le charme. Je vais vous raconter l’histoire.

Le héro était un très grand médecin en hôpital ayant un don pour les diagnostics très compliqués. Chaque épisode a pour objet un ou deux malades et les véritables enquêtes nécessaires pour connaître l’origine des maux (l’éthymaulogie, quoi !). Dans le dernier, nous avons un gamin d’une quinzaine d’années qui est hospitalisé après être rentré de Grèce avec des plâtres à cause d’une jambe cassée mais il fait des crises d’on ne sait pas trop quoi. Notre doc découvre alors qu’avant de se casser la jambe et de prendre l’avion pour rentrer en Italie, il a fait de la plongée sous-marine avec des bouteilles. Bref, les différences successives de pression ont fait que méchantes bulles se sont développées dans son corps mais que le plâtre a empêché de diagnostiquer une méchante nécrose. Le doc a un vrai don pour avoir deviné que l’andouille avait plongé mais sans l’autorisation de sa mère, il n’avait pas osé l’avouer. Finalement, il finit amputé mais, à cette âge, il faut bien reconnaître que perdre une demi jambe (surtout une extrémité) est moins grave que de perdre la bite. La gentillesse du doc permet au môme de ne pas déprimer et retrouver de la joie de vivre même si on se doute qu’il ne finira jamais champion du monde de course cycliste dans une catégorie normale. Ainsi, chaque historiette est plaisante. Derrière tout ça, il y a la vie d’un service de médecine d’un grand hôpital, les relations entre les toubibs, les problèmes des internes en formation et tout un tas de choses dont je n’ai rien à foutre mais je ne vais pas décrocher pour autant. Evidemment, il y a un peu de cul mais on ne voit pas les scènes majeures.

 

Et en trame de fond, il y a comme sujet la vie du doc et surtout, le gros malheur qui lui est arrivé et que nous découvrons évidemment au premier épisode qui finit tout d’abord par sa découverte que la mort d’un patient est due à une erreur d’un de ses collègues, que l’on appellera l’enflure. C’est néanmoins un bon pote et il le couvre. Juste après, il se fait tirer dessus par le père d’un autre ( ?) patient mort. Physiquement, il s’en sort bien mais perd complètement la mémoire. Il est hospitalisé dans le service qu’il avait fini par diriger. A un moment la mémoire revient mais elle est bloquée douze ans en arrière, à une époque où il était déjà toubib dans ce service.

Il arrive à reconstituer les morceaux de sa vie personnelle et dont l’on découvre progressivement différents aspects. Sa femme qui bossait dans son équipe est devenue la patronne de l’hôpital et elle l’a quitté et on devienne que les relations avec l’enflure ne sont pas que professionnelles. Son fils est mort vers 6 ou 8 ans. Ayant retrouvé une partie de sa mémoire, il peut sortir de l’hôpital mais continue à y bosser car il reste un excellent diagnosticien. En revanche, on devinera que la vie est dure. Un jour, il a douze ans de moins, il est père de famille et chef de service. Du jour au lendemain mais douze ans après, son rejeton a clamsé, sa fille ne l’apprécie que moyennement, il vit seul dans un appartement pourri, il a pour chef un ancien collègue (l’enflure) et sa bonne femme vit avec un autre lascar et est devenue sa directrice.

J’en connais qui prendraient une cuite pour moins que ça. Faut reconnaître. Et on continue à découvrir (plus vite que lui) différents aspects. Dans le deuxième ou le troisième épisode (plutôt le troisième, de mémoire), on apprend que son fils est mort par ce qu’il considère comme sa faute. A l’occasion d’un voyage, le chiare n’arrêtait pas de gerber, le gars a pris ça pour un truc bénin alors que c’était très grave, il n’avait pas bien analysé un des symptômes. Dans le dernier épisode diffusé (celui avec l’adolescent qui a fait de la plongée), on apprend que s’il était parti tous seul avec ses gamins en voyage, c’était parce que sa femme devait subir une intervention pénible assez féminine (les gonzesses n’ont pas de cancer de la prostate ou de torsions de testicules mais d’autres machins aussi peu rigolos).

Depuis qu’il est revenu à lui avec un décalage temporel de douze ans, la directrice et son chef (son ex et l’enflure, donc), ne pensent qu’à le virer de l’hôpital pour qu’il parte avec son secret (l’erreur médicale faite par l’enflure dont je parlais pourrait coûter très cher à l’hôpital).

 

A la fin du quatrième épisode qui se passe dans sa vie antérieure (au cours des 12 ans perdus avant la mort du fils), il vient de sauver le moral du boiteux puis son chef lui apprend qu’il va lui succéder vu qu’il va se barrer pour gagner du pognon dans le privé et il est donc content. Mais l’enflure fait la gueule parce qu’il visait aussi la promotion. Plutôt que se bourrer la gueule pour fêter ça, le toubib prend l’avion avec ses gamins pendant que sa grosse se fait ramoner le frifri par un représentant de l’académie travaillent dans le même hôpital. Et le gamin meurt. Il était déjà mort lors d’un précédent épisode mais le doc le voyait sous forme de « flash back » (le retour en mémoire d’un souvenir oublié) alors que là, on le voit en direct (l’épisode ayant été tourné avant, essaie de suivre, bordel).

Au cours des premiers épisodes, on aura appris de ses anciens collègues que le doc était une espèce d’empaffé négligeant la relation avec ses clients, ses collègues, les parents des patients… On l’a vu, au cours de ce quatrième épisode qui se passe dans l’ancienne vie, qu’il était charmant et, on l’a vu dans les autres, tournés depuis sa perte de mémoire et sa reprise partielle de fonctions à l’hôpital qu’il est tout aussi charmant. A ce moment, on comprend donc que la mort de son fils « par erreur médicale de sa part » lui a fait changer de caractère pour devenir un « encore meilleur » toubib pour ce qui concerne les diagnostics ou, du moins, on le devine, tout comme l’opération de sa femme, le départ de cette dernière et tout ça.

Attendons la suite !

 

Reconnaissons que ce quatrième épisode est clé et, vers 17h30, j’étais tout penaud, apeuré par le fait de regarder le cinquième ce soir en ayant potentiellement loupé le précédent vu que je m’étais bêtement endormi. Véridique ! Je me suis rappelé ce coup de barre ce soir, pendant le télétravail. J’ai donc regardé l’épisode en replay et me suis d’ailleurs souvenu à peu près du moment où j’avais lâché prise (la « partie grecque » est un peu chiante alors qu’il faut déjà faire face à un récit un peu compliqué entre épisodes du passé, flashback, moment présent).

 

Voilà comment j’ai compris ce qu’étaient les séries modernes et comment les producteurs arrivaient à nous rendre accroc.

Pour l’anecdote, j’ai regardé le replay sur mon PC avec le casque et j’ai découvert un tas de bruits de fond que je ne captais pas avec ma vieille télé (écran à tube cathodique, plus de quarante kilos…). Va falloir que je m’équipe pour regarder de nouvelles séries.

25 janvier 2021

Les sondages : c'est reparti


Un sondage est sorti pour la prochaine présidentielle. Il n’est évidemment pas annonciateur d’un futur résultat mais cela ne doit pas nous empêcher de faire de fines analyses de rigoler bêtement. Les copains socialos rigolaient, à la sortie, des scores d’Anne Hidalgo et d’Arnaud Montebourg : si un seul des deux est présents, le score du candidat de la mouvance PS sera de l’ordre de celui de Benoit Hamon en 2017.

Ils rigolaient de l’annonce de Cambadélis qui se lance dans la course en cas de primaire et ils ont bien raison mais nul ne sait s’il ne ferait pas un meilleurs score qu’Hidalgo ou Montebourg car il est plus proche d’un centre de gravité de la social-démocratie que les deux autres. Et n’oublions pas qu’à cette époque, il y a dix ans, François Hollande n’était pas dans les sondages et que beaucoup rigolaient d’une hypothèse de sa candidature (tout comme moi, aujourd’hui, avec Cambadélis).

Il est probable que, dans un an, la crise sanitaire sera derrière nous, que le vaccin et je ne sais quels confinements auront bouté le virus hors de notre vue mais il restera les conséquences économiques à gérer et, surtout, nous serons tous groggy. Il y aura donc deux sujets à l’esprit des électeurs : qui pour nous protéger en cas de rechute et qui pour nous aider à repartir ?

 

Il serait amusant de s’interroger sur ce qui motive les intentions de vote « au sondages » (18 mois avant pour ce qui nous concerne) et les votes réels. Aujourd’hui, la question est sans doute : « qui est le mieux pour gérer la crise ? » La réponse est « ceux d’aujourd’hui sont des charlots mais ils assurent quand même plutôt bien avec leurs mesures ; les autres crevures ne feraient pas mieux ; d’ailleurs on ne les entend pas sur des conneries, sauf à marge. », ce qui pourrait expliquer que ces sondages vont dans le sens d’une réélection de Macron. A quoi pensaient les gens en janvier 2011 et 2016 ?

 

J’étais donc là, dans mon fauteuil, à me poser la question. Je voulais me documenter pour me remettre dans le contexte (par exemple, en 2011, Sarko avait son discours de Grenoble six mois avant et nous étions dans une espèce de deuxième phase de haine) quand j’ai éclaté de rire : les souvenirs m’étaient remontés. En 2011, nous étions sûrs de la victoire de DSK 18 mois plus tard et, au pire, comme moi avec Hollande, nous cherchions un candidat qui soit moins loin de la finance. En 2017, nous étions persuadé que Juppé allait l’emporter haut la main.

J’aime bien ces commémorations de sondages des années après et je vous en sors très souvent. A chaque fois, nous nous plantons, non sans mettre une phrase pompeuse d’avertissement. Mais à chaque fois, on remet ça, avec toujours plus d’entrain ! Janvier 2001… Jospin à 29%, déjà Chevènement et Mamère étaient là (avec un score proche du résultat final mais on continue à accuser Taubira et ses 2%). Pour janvier 2006, je ne trouve pas de sondage mais il est probable qu’ils annonçaient déjà une victoire de Sarkozy ce qui, au fond, est assez original.

 

On rigole, on rigole, mais dès que ce sondage est paru, j’ai vu des types dans Facebook tenter de cumuler les résultats de toutes les forces de gauche réunies avec ou sans les écolos pour estimer la probabilité d’arriver au second tour, comme si un électeur Trotskiste ou social-libéral allait voter pour le type de gauche le mieux placé uniquement parce qu’on le lui aura demandé gentiment ! Des fous… On peut se moquer à l’infini des sondages publiés largement à l’avance : on ne sait pas qui sera candidat, quelles seront les propositions et si la météo n’incitera pas à déconfiner loin du bureau de vote.

En revanche, je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas regarder ces « états de l’opinion à l’instant T ». On peut par exemple faire des constats rigolos comme celui qu’il n’y a pas grand-chose de changé par rapport à 2017 si ce n’est qu’une partie des voix de Mélenchon est partie chez Jadot ce qui est à plier de rire quand on connaît les charismes respectifs des deux garçons. En outre, on peut se dire que les écolos et les socialos arriveront à se mettre d’accord sur un candidat ce qui repoussera le Mélenchon en question à la moitié de son score de 2017. Si j’étais militant insoumis, je ferais un peu moins le mariole. Si j’étais le chef des insoumis en question, je la mettrais en sourdine notamment pour ce qui concerne le programme déjà élaboré (tout le monde s’en fout, on veut sortir d’une crise) et surtout le lancement de la campagne.

Je vais faire un autre calcul d’apothicaire : les scores putatifs mais néanmoins cumulés des quatre personnes de droite (des trois, pour être exact, Pécresse et Bertrand ne seront pas candidat en même temps) atteignent près de 50%. Macron est donc à la position de ceux qui font généralement gagner le PS, essentiellement composé du centre gauche et de l’extrême centre bien luné.

 

Avec tout ça, je ne sais toujours pas faire bouger mes oreilles. Par contre, si vous me motivez, je pourrais assez facilement démontrer qu'en l'état des choses, Cambadélis ferait un bien meilleur candidat que beaucoup.

 

24 janvier 2021

Des mesures pour une covid !

Heureuse banlieue non confinée

Je donne de moins en moins mon avis sur la stratégie à mener contre la covid dix-neuve et celui des autres me les broute de plus en plus. Seul le mien m’intéresse ce qui reste la moindre des choses et, parfois, il m’amuse ce qui m’autorise « intérieurement » à vous le donner en partage. Vous devriez, d’ailleurs, me remercier.

Je vous présente néanmoins mes plus vagues excuses : pendant trois ou quatre paragraphes, je ne vais être on ne peut plus sérieux en rappelant l’historique de mes avis et donc de mes changements. Vous noterez que c’est tout à mon honneur, les autres lascars ayant une fâcheuse tendance à s’enterrer dans une idée initiale ou à ne pas avouer leurs propres mutualisations intellectuelles. Tout d’abord, pendant un ou deux mois, j’ai plus eu confiance dans les scientifiques de Facebook que ceux du gouvernement, ce qui me semble naturel tant ils racontaient n’importe quoi. J’ai ensuite fait différents constats, notamment à partir du fait que la pandémie était réellement mondiale sans donc dépendre de nos tergiversations franchouillardes. C’est ainsi, par exemple, que j’ai rapidement enterré les raoulteries. Je suis devenu assez consensuel notamment par rapport à l’avis officiel mais aussi celui de personnalités qui me semblent intéressantes comme Axel Kahn.

La courbe, ci-contre, est très jolie. Ne prenez pas en compte l’indicateur précis qu’elle mesure. De toute manière, on trouvera toujours des contradicteurs ou des couillons qui pensent que j’aurais dû en montrer d’autres. On se fout de tout cela, ce qui importe, c’est la forme globale : une grosse montée en mars en avril suivi d’une baisse pour l’été et d’une nouvelle forte croissance, une petite baisse qui semble bien être terminée. Pendant cette période, j’ai eu plusieurs avis (peu importe qu’ils aient été bons ou mauvais, dans la mesure où ils n’ont pas été suivis par le gouvernement, on ne peut pas vérifier mes thèses et je n’ai absolument pas la prétention de devoir être écouté par le gouvernement qui a déjà 66 millions de procureurs à lui casser les couilles).

Mes lecteurs se rappelleront sans doute de ces avis d’autant que, quand j’ai un truc dans le crâne, j’ai un peu tendance à le répéter. Tout d’abord, dès juillet, j’ai cru à la deuxième vague. Je pensais même qu’elle arriverait beaucoup plus vite que ce qui était prévu par le consensus (fin août, de mémoire). Ainsi, persuadé de l’arrivée de nouvelles mesures de protection, j’ai imaginé ce qu’elles devraient être en tirant la leçon du premier confinement. Certaines étaient trop compliquées (notamment ce à quoi je pensais pour limiter les déplacements) et d’autres polémiques. Il me semblait notamment indispensable de réfléchir à ce qui était une « activité économique indispensable ». Parallèlement, je me suis dit que les cycles « confinement – déconfinement » pourraient durer assez longtemps et qu’il vaudrait mieux les calquer sur le rythme de la vie en France que sur les courbes sanitaires. Par exemple, j’ai promu un reconfinement dès début octobre afin de nous permettre de disposer de décembre et des fêtes, suivi d’un autre dès début janvier afin de nous libérer pour les vacances de février. A posteriori, avouez que cela n’aurait pas été si idiot… même si on peut facilement comprendre les motivations du gouvernement.

Un dernier mot d’introduction, à propos des bistros. Longtemps, j’ai nié qu’ils pouvaient « participer » à la pandémie parce que les bistros que je fréquente (en Bretagne ou en banlieue parisienne) sont assez calmes : il est évident qu’il y avait plus de risque dans d’autres commerces de dans les transports en commun. Et j’ai changé d’avis à l’occasion d’une de mes visites au bureau quand j’ai vu des bistros en « afterhours » à partir de 18 heures : ces crétins n’avaient pas compris. Je me suis rappelé certaines de mes soirées festives. L’évidence m’est alors apparue : il fallait fermer certains bistros à certaines heures mais le « certain » étant difficile à définir, il n’y avait pas le choix…

 

Et maintenant, où en sommes-nous ?

Je continue à rager contre les mensonges qui nous ont été faits depuis le début ! Rien que pour reprendre l’histoire des masques, la folie continue. Après nous avoir dit qu’ils étaient inutiles voire dangereux, ils sont devenus obligatoires et, maintenant, on commence à nous dire que les masques en tissus sont dangereux. Pendant des mois, j’ai dit qu’il fallait éviter les transports en commun urbain car l’entassement, malgré le masque, me semblait être la plus heureuse chose possible pour l’épanouissement de la covid. Afin de nous forcer à travailler, les autorités prétendaient le contraire. Aujourd’hui, on nous prépare à nous empêcher de parler dans le métro… Si ce n’est pas la preuve… Et pas seulement du grain de la folie.

 

Du fait de la présence de ma mère en maison de retraite, j’ai toujours été sensible à la condition des personnes âgées en hébergement, y compris les Ehpad et j’ai raconté plusieurs fois des scènes surréalistes dans Facebook. Je n’en fais pas des billets de blog car le personnel n’y est pas pour grand-chose et tout le monde est fatigué au bout de plus d’un an de confinement (il a commencé en novembre 2019 à cause de la grippe et s’est poursuivi en janvier à cause de la gastro avant d’être « définitif » pour le coronavirus). Pas plus tard qu’hier, je suis arrivé avec 10 minutes d’avance à un rendez-vous avec ma mère (le hasard : j’avais fini mes courses plus tôt que prévu). Le personnel m’a donc installé dans un coin qui venait de se libérer et qui n’avait pas été occupé par d’autres rendez-vous. L’aide-soignante est venue me chercher avant la fin de la demi-heure réglementaire pour libérer la place pour d’autres parce que d’autres visiteurs étaient arrivés. Je reprends : j’avais rendez-vous pour voir ma mère de 16h45 à 17h30, mais comme je suis arrivé par hasard en avance (sans revendication particulière), j’ai pu être avec elle de 16h35 à 17h05… Ubuesque !

Ce n’est qu’un exemple mais comment voulez-vous que nos aînés vivent cela bien ? Depuis quelques mois, je suis aussi assez sensible à la cause des étudiants qui se morfondent chez eux. Entendons-nous bien, je ne suis pas de ceux qui parlent de « génération sacrifiée ». Nos ancêtres qui ont eu 20 ans en 1915 ou en 1940 ont été un tantinet plus sacrifiés et en plus ils avaient des couilles. Je vous passe d’autres générations qui ont eu 20 ans à une mauvaise époque, comme pendant la guerre d’Algérie ! Ou la mienne, 20 ans en pleine crise du sida : obligé de boire plutôt que de baiser ce qui laisse des traces.

Non, tout simplement je pense à ces jeunes seuls dans une chambre à longueur de journée, avec les difficultés matérielles propres à cet âge, sans pouvoir rencontrer les copains. Moi, tout seul dans ma grande maison avec une pompe à bière, je me fais déjà chier. Alors eux…

 

Emmanuel Macron en parlait dans un de ces récents discours. Il a même évoqué un passeport psychologique ou un truc comme ça qui permettrait aux mômes d’aller consulter. C’est évidemment ridicule et pas simplement parce qu’il n’y absolument pas assez de psychologues en France pour s’occuper de 5% des étudiants…

J’ai bien la solution ! Rouvrez les bistros.

 

Avec les fêtes, on nous a fait la leçon, les risques liés aux rencontres, cette folle « partie » en Ille-et-Vilaine avec 1500 jeunes andouilles. Les fêtes sont passées depuis bientôt trois semaines : il n’y a pas eu de rebond réel de l’épidémie mais seulement une courbe qui est plate comme elle l’est depuis début décembre. Le violon est plein d’urine.

Jolie courbe sur laquelle on peut cliquer si on voit mal


Regardez bien la courbe en illustration sans en tirer trop de conclusions hâtives, tout n’étant pas égal par ailleurs (notamment les impacts saisonniers au travers des conditions climatologiques et des congés d’été). Il y a une chose qui saute aux yeux : les courbes des deux pics (ceux culminant en avril et en novembre) sont à peu près parallèle mais la « descente » du second cesse au bout d’un mois.

Il parait qu’un troisième confinement va arriver (vers le 7 février si j’en crois la boule de cristal des réseaux sociaux).

 

Cher Emmanuel, cher Jean, cher Olivier,

Avant de préparer quoi que ce soit, demandez-vous, en regardant cette courbe, si le plus urgent n’est pas de maintenir les gamins à la maison ! A la limite, je me fous de leur éducation : de toute manière, ils finiront cons comme des bites à 25 ans. N’allez pas croire que je balaie les problèmes d’un coup de manche mais un type de ma condition ne va pas s’attaquer aux détails, surtout s’il n’y connait rien (mais il me semble que les profs ont montré leur capacité à s’occuper d’une partie d’entre eux à distance et que les difficultés provenaient aussi d’un manque de moyens, d’organisation,…).

Le ralentissement de la baisse de la deuxième courbe a commencé au moment précis où vous tergiversiez sur les activités économiques essentielles. Vendre des livres en présentiel, des jeux, des fringues n’est pas une activité économique essentielle. N’écoutez pas les pleurnichards dont je n’ai absolument rien à cirer sinon nous sommes dans la merde pour des années encore.

Rien ne permet de dire que les fermetures des bistros ont contribué à des baisses d’épidémie (qui n’ont d’ailleurs pas eu lieu). Par contre, qu’est-ce qu’on se fait chier ! Et rien n’empêche la mise en place de contrôles de respect des gestes barrière et de la distanciation sociale pour permettre des ouvertures : cela n’a jamais été fait. Et ne me dites pas que ce n’est pas possible avec 250 000 flics pour 35 000 bistros… Si chacun va prendre un café avec un collègue quatre jours par semaine, ça nous fait deux contrôles par jour et par troquet et ça renforcera la proximité entre les forces de l’ordre et la population.

 

Pendant ce temps, vous pouvez continuer à amuser la galerie avec la qualité des masques, les quantités de vaccins, le nombre de cinquièmes de doses par flacon de six et ce genre de conneries mais ça commence à lasser. Confinez-nous franchement deux mois sur six si l’hôpital risque d’exploser et cadenassez les gamins ce qui leur évitera de se faire violer hors du cadre familial mais arrêtez de m’empêcher de prendre l’apéro avec les copains.

Par pitié.