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20 décembre 2011

Le buste de Tonnégrande

Bertrand Delanoë a rendu hommage à Gaston Monnerville (mais à son photographe, j’espère) (pas le photographe de Gaston, celui de Bertrand, m’énervez pas) (non mais vous avez vu cet odieux contre-jour ?) en dévoilant sa statue.

Je ne peux que me réjouir de cette information étant moi-même spécialiste des Guyanais.

D’ailleurs, faire un buste de Tonnégrande serait bien plus intelligent qu’une statue « sur pieds » pour laquelle il faudrait trop de matériaux compte tenu de la corpulence du garçon.

A la différence de Monnerville, Tonnégrande est équipe d’une barbe blanche.

Par contre, Tonnégrande est particulièrement élégant et pourrait être Président du Conseil mais pendant que Monnerville présidait aux destinées de notre république, Tonnégrande préfère passer des soirées à boire du vin rouge dans un sympathique bistro de banlieue.

C’est mal.
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04 février 2010

Faut-il licencier Gilbert ?

Depuis hier, on débat sur la possibilité de licencier un fonctionnaire. Polluxe fait le point sur ce dossier. J’étais « un peu partagé » et j’en ai d’ailleurs vaguement débattu chez Stef qui abordait le sujet hier. J’ai aussi lu plusieurs billets abordant le sujet. Je me suis finalement rendu à l’avis de Polluxe, que je vais résumer avec mes mots à moi : « Oui, bon d’accord mais il faut que le décret, voire la loi, puisse fixer sur les conditions exactes d’examen des motifs… ». Il ne s’agit pas qu’un couple de chieurs se retrouvent en même temps avec des propositions de mutation à des points opposés, par exemple ! Ou qu’un secrétaire de Mairie que le maire ne puisse pas piffer le dégage facilement…

Il y a surtout un point que soulève Polluxe qui me fait être contre ce texte de loi (et le décret qui va avec) : « c’est une rupture de contrat puisque cela revient à supprimer un élément du statut existant au moment où le fonctionnaire est entré dans la fonction publique. » Il faudrait l’avis d’un juriste mais moralement, c’est irrésistible. Un type qui entre dans la fonction public le fait sur la base d’un statut : même s’il touche un salaire inférieur à ce qu’il pourrait avoir ailleurs, il ne sera pas licencié sauf faute très grave…

Ce qu’il y a d’amusant, dans cette histoire, c’est qu’après avoir lu ça dans les blogs hier, ça m’est retombé dessus hier, au comptoir, avec Tonnégrande, qui m’annonçait avoir une idée de billet de blog. Je lui la pique sans vergogne, à chaque fois qu’il m’annonce ça, il ne fait pas de billet.

Vous connaissez Gilbert ! Si si… Tonnégrande nous en parle parfois dans un billet, quand son poil dans la main est rasé. Tiens ! Ici. Je le cite (même si un mot de quatre lettre qui finit par « ite » inspire souvent autre chose à Tonnégrande quand on fait les mots croisés) : « Mon gardien se prénomme Gilbert mais sa grosse lui sert du Gigi quand elle est de bonne humeur et connard quand ils s'enguelent. Je m' autorise à dire "mon gardien" puisque lui, de son côté, identifie tous ceux qui vivent à l' étage comme "ses locataires". »

En fait, Tonnégrande est le seul locataire de l’immeuble puisque il jouit (heu…) d’un appartement de fonction dans des locaux gérés par sa municipalité. C’est très bien : il y a une grande pelouse où on peut faire des bouffes pendant les vacances mais je m’égare, au gorille.

Gilbert est un fainéant, d’après Tonnégrande qui me parait très qualifié pour en juger. Il a pour seules tâches de fermer et d’ouvrir les locaux en prenant soin de bien fermer la lumière. Les heureux braves gens qui travaillent là sont ulcérés par sa fainéantise. Par exemple, quand l’un d’entre eux veut rentrer en voiture, Gilbert attendra la pause publicité pour appuyer sur le bouton à trois mètres de lui… En gros…

Donc, ils sont ulcérés. Avant-hier, ils lui ont fait une farce : ils ont laissé les lumières allumées partout, obligeant Gilbert à faire le tour des locaux alors qu’il avait dressé ces dignes fonctionnaires territoriaux à les éteindre en partant, ce qui est la moindre des choses, surtout dans une mairie communiste.

Le lendemain, Tonnégrande se réveille assez frais, pour une fois, pour constater que les lumières étaient encore allumées. Ca l’a fait rigoler. En descendant de chez lui, Gilbert l’attendait : « Tu te rends compte, de ce qu’ils m’ont fait ! Ils n’ont pas éteint les lumières. » Tonnégrande a répondu « Ah les garces ! » parce qu’il faut toujours être bien avec son gardien ce qui me fait penser que je n’ai toujours pas filé ses étrennes au mien. Mais il pensait : « Hé ho ! Connard ! Tu es payé pour ça et pour ouvrir le portail quand une voiture se pointe… »

Ne serait-il pas judicieux de s’interroger pour savoir si Gilbert mérite de continuer à percevoir un salaire ?