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13 novembre 2013

Suppression du jour de carence

L’Assemblée Nationale a supprimé le jour de carence pour les fonctionnaires en arrêt maladie. Evidement, la droite couine comme elle sait si bien le faire… avec des arguments pour la plupart mensonger comme celui indiquant que ce jour de carence permettait de lutter contre l’absentéisme.

Cette mesure de droite privait de toute rémunération dès le premier jour d’arrêt maladie 100% des agents publics alors que deux tiers des salariés du privé bénéficient d’un prise en charge des jours de carence grâce à leur convention de branche ou d’entreprise.

L’absentéisme dans la fonction publique n’est pas (et n’était pas en 2011) plus important que dans le secteur privé.

Selon la DARES, il y a 3,9% d’absents pour raison de santé chez les fonctionnaires titulaires contre 3,7% chez les salariés en CDI.

La mesure a montré qu’elle n’était pas efficace. Certes, la proportion d’agents en arrêt est passée de 1,2% dans la fonction publique d’Etat à 1,0 et de 0,8 à 0,7 dans les hôpitaux, elle est reste stable dans la fonction publique territoriale, mais la durée moyenne des arrêts a augmenté pendant cette période et les accidents du travail sont en hausse.

D’autres mesures sont prises. Les arrêts maladie des fonctionnaires seront autant contrôlés que ceux des salariés du privé :
-         contrôle des arrêts de moins de 6 mois,
-         contrôle des arrêts répétitifs,
-         contrôle des horaires de sortie.

L’obligation de transmission dans les 48 heures des certificats médicaux ouvrant droits aux congés maladie sera par ailleurs strictement contrôlée et renforcée. Une disposition législative sera proposée : un arrêt maladie non justifié provoquera retenue sur salaire

22 février 2012

François Hollande, l'Etat et la Fonction Publique

François Hollande décrit, pour « ActeursPublics.com », sa vision pour l’évolution de l’Etat et des Services Publics, ce qui nous change bien de « la politique irréprochable » de Nicolas Sarkozy et la nomination de ses proches à tous les postes clés.

Nicolas Sarkozy avait politisé la haute administration « il y a eu une politisation, à travers la trop grande place des cabinets ministériels par rapport à l’administration centrale et par des nominations politiques, surtout au ministère de l’Intérieur et à la Chancellerie. Un retour à l’impartialité de l’État s’impose. »

François Hollande souhaite :
-         revoir le mode de nomination pour les autorités indépendantes, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et certains postes comme le défenseur des droits ;
-         favoriser la diversité et la parité,
-         garantir le statut de la Fonction Public tout en ayant une gestion des « RH » interministérielle,
-         redonner confiance aux fonctionnaires,
-         en finir avec une vision purement comptable de la fonction publique (notamment avec la RGPP),
-         confier aux collectivités locales « la gestion des subventions, les crédits d’intervention, les crédits européens doivent être gérés par les collectivités », …

François Hollande rappelle par ailleurs les ravages des transferts de responsabilité des dix dernières années vers les collectivités territoriales, avec la nécessité d’embaucher du personnel pour en assurer la gestion (voir le RSA). Il rappelle également le fait que l’état se désengage de l’investissement en infrastructures et fait appelle aux régions (voir les Lignes à Grande Vitesse). « Les collectivités, qui réalisent 73 % de l’investissement public, représentent 10 % de la dette publique et que les collectivités, elles, n’ont pas le droit d’emprunter pour leur fonctionnement… »

Il souhaite néanmoins une poursuite rapide de la décentralisation (notamment pour les éléments cités ci-dessus).

François Hollande refuse de faire les grandes promesses habituelles et jamais tenues quant au nombre de ministres dans son gouvernement ou la taille des cabinets ministérielles, les Directeurs des Administrations devant redevenir les principaux supports des Ministres.

Les ministères pourront être regroupés par grands pôles avec, par exemple :
-         autour de la jeunesse, avec l’éducation, la jeunesse, les sports,
-         autour de l’économie, avec l’industrie, la production, … le tout bien séparé des finances et du budget.

La réforme de l’Etat relèvera directement du PremierMinistre, avec un ministère spécifique qui lui sera rattaché.

Le cumul d’un Ministère avec un mandat local sera interdit, pour des raisons d’emploi du temps mais aussi de conflits d’intérêts.

Voila des grandes orientations qui me plaisent bien !

10 février 2011

Effectifs de la Fonction Publique : la France et les autres...

Vous connaissez le site http://www.strategie.gouv.fr/ ? Un  machin officiel. Il nous propose en particulier le tableau de bord de l’emploi public (pdf). J’en ai tiré ce graphique comparant les différents pays (à gauche).


Peut-on en déduire qu’il est urgent de réduire l’emploi public en France ?

La réponse est évidente.

Vous en voulez un autre ?

Ci-dessous…


Encore un ?

Voila.


Un zoom sur l’Education Nationale avec les profs en grève, aujourd’hui contre les suppressions de poste ?



Soyons plus précis. Le taux d’encadrement (et encore, le schéma « s’arrête » en 2006, donc avant les baisses déjà effectuées) ?



Et le personnel éducatif par habitant ?


J’espère que Nicolas Sarkozy saura justifier sa politique, ce soir… Le tout est issu de publications officielles du Gouvernement. Nicolas Sarkozy devra justifier une diminution du personnel de l'Education Nationale alors que la France est déjà dans la fourchette basse des pays équivalents.

20 novembre 2010

Fier du service public

Dans son dernier billet, See Mee déclare sa fierté d'appartenir au service public, en tant que fonctionnaire. « J’invite aussi les copains blogueurs à écrire eux aussi un billet pour dire leur attachement au service public ! Tiens, par exemple Isabelle B, CC,  Philippe, Nicolas, Eric citoyen, Monsieur Poireau, Falconhill, Le Coucou… »

J'y suis bien évidemment attaché mais après le billet fleuve de See Mee, j'ai beau tourner le sujet dans ma tête, je ne vois pas ce que je pourrais ajouter ! En outre, plus le sujet tourne dans ma tête, plus je me rends compte que je connais très mal le service public comme probablement la majorité des gens.

Par contre, il y a un truc que je connais très bien, c'est le travail dans les très grandes entreprises, celles qui dépassent quelques centaines de personnes et où s'installe aussi une vraie bureaucratie, à un point où les services administratifs (juridiques, comptables, RH, Méthodes …) prennent le pas sur « la production » (commercial, cabinet d'étude, usines, …). C'est toujours une source de ravissement pour moi quand je vois quelqu'un d'un obscur service « méthodes » m'apprendre comment je dois faire mon boulot au quotidien, ce que j'ai patiemment appris depuis la sortie de l'IUT en 1986.

Passée une taille critique, le vrai patron, l'actionnaire principal (ou pas) n'arrive plus à tout contrôler ce qui est logique et compréhensible. Il va donc déléguer les travaux à une armée mexicaine : directeurs généraux, directeurs, sous-directeur, chef de département, chef de service, chacun avec ses adjoints et chacun pensant avant tout à son intérêt personnel, ce qui est normal et très sain puisque ça passe par l'intérêt du service, de la direction, du département,...

Chacun reporte à son chef, voir au chef du chef, mais ne vois jamais quelqu'un de plus haut dans l'encadrement. Et quand bien même... Quand un cadre fait un boulot qui ne sert à rien ou qui coûte trop cher, il ne va pas le dire à son chef ! Le but de chacun est globalement d'augmenter le budget de sa direction, de son équipe, pour passer pour quelqu'un d'important, pour monter dans la hiérarchie, pour gagner plus d'oseille.

C'est ainsi que l'employé de base a un seul but : démontrer au directeur qu'il pourra remplacer le chef de service quand il partira en retraite. Pour cela, il fait très bien son boulot (ce qui est une erreur mais ne nous éloignons pas du sujet : pourquoi un directeur irait-t-il enlever d'un poste un type qui fait bien son boulot et qui pourra former un nouveau chef de service qu'il est urgent de prendre ailleurs où il fait trop de dégats ?).

Ainsi, le boulot est très bien fait. Mais, au final, dans la plupart des grandes entreprises de France, on ne sait plus si le boulot très bien fait est utile et combien il coûte à la fin...

Alors des directeurs prennent des cabinets de conseil pour réorganiser l'entreprise pour la rendre efficace. Le cabinet de conseil a intérêt de bien travailler pour vendre plein de jours de travail de ses consultants mais fait une réorganisation sur la base des indicateurs fournis par tous les échelons intermédiaires sans vraiment penser à l'avenir de l'entreprise, qui, de toute manière, a dépassé la taille critique et n'est plus contrôlable.

Parce que les salariés sont humains et pensent à leur carrière.

Dans la fonction publique, où on ne rentre pas pour faire carrière mais, éventuellement, gravir un à un tous les échelons.

Évidemment, vous allez me dire que je caricature, vous allez me trouver un tas de contre-exemples.

D'accord ! Acceptés.

Maintenant, vous qui bossez dans une grande boite, vous avez regardé les services à côté du vôtre ? Vous n'avez jamais l'impression que les autres travaillent comme des cochons, sont improductifs, font du boulot du merde ? Vous ne croyez pas qu'ils ont le même regard sur vous ?

Vous qui gueulez contre la sécu, la préfecture, Pôle Emploi, vous n'avez jamais eu envie de gueuler contre votre assureur, votre banquier, votre coiffeur, votre caissière, votre garagiste ? Vous qui voyez les fonctionnaires comme des bureaucrates, vous avez déjà vu le fonctionnement du siège central d'une chaîne d'hypermarchés, d'une banque, d'une assurance, d'une chaîne de coiffeurs, d'un constructeur de voitures ?

Non.

Quand je lis les commentaires de certains libéraux, dans ce blog, qui veulent « privatiser » certains services publics, mettre le ramassage des poubelles sous convention avec des boîtes privées ou que sais-je encore, j'ai toujours envie de leur demander s'ils sont bien sûrs que le service va être meilleur et moins cher ?

Parce que dans le privé, ce qui coûte cher (en pognon et en qualité de service), c'est le fait que seul l'intérêt privé de chacun compte, celui du commercial et de la Direction Commerciale, celui du chef de service et du budget du Département Production, celui du Directeur de l'Organisation et des Méthodes qui imposera à son collègue de la comptabilité et à celui de la production des méthodes de fonctionnement grotesques sous prétexte qu'il faut justifier la facturation auprès du Directeur Marketing et Commercial...

Dans le public, seul le service est important...

04 février 2010

Faut-il licencier Gilbert ?

Depuis hier, on débat sur la possibilité de licencier un fonctionnaire. Polluxe fait le point sur ce dossier. J’étais « un peu partagé » et j’en ai d’ailleurs vaguement débattu chez Stef qui abordait le sujet hier. J’ai aussi lu plusieurs billets abordant le sujet. Je me suis finalement rendu à l’avis de Polluxe, que je vais résumer avec mes mots à moi : « Oui, bon d’accord mais il faut que le décret, voire la loi, puisse fixer sur les conditions exactes d’examen des motifs… ». Il ne s’agit pas qu’un couple de chieurs se retrouvent en même temps avec des propositions de mutation à des points opposés, par exemple ! Ou qu’un secrétaire de Mairie que le maire ne puisse pas piffer le dégage facilement…

Il y a surtout un point que soulève Polluxe qui me fait être contre ce texte de loi (et le décret qui va avec) : « c’est une rupture de contrat puisque cela revient à supprimer un élément du statut existant au moment où le fonctionnaire est entré dans la fonction publique. » Il faudrait l’avis d’un juriste mais moralement, c’est irrésistible. Un type qui entre dans la fonction public le fait sur la base d’un statut : même s’il touche un salaire inférieur à ce qu’il pourrait avoir ailleurs, il ne sera pas licencié sauf faute très grave…

Ce qu’il y a d’amusant, dans cette histoire, c’est qu’après avoir lu ça dans les blogs hier, ça m’est retombé dessus hier, au comptoir, avec Tonnégrande, qui m’annonçait avoir une idée de billet de blog. Je lui la pique sans vergogne, à chaque fois qu’il m’annonce ça, il ne fait pas de billet.

Vous connaissez Gilbert ! Si si… Tonnégrande nous en parle parfois dans un billet, quand son poil dans la main est rasé. Tiens ! Ici. Je le cite (même si un mot de quatre lettre qui finit par « ite » inspire souvent autre chose à Tonnégrande quand on fait les mots croisés) : « Mon gardien se prénomme Gilbert mais sa grosse lui sert du Gigi quand elle est de bonne humeur et connard quand ils s'enguelent. Je m' autorise à dire "mon gardien" puisque lui, de son côté, identifie tous ceux qui vivent à l' étage comme "ses locataires". »

En fait, Tonnégrande est le seul locataire de l’immeuble puisque il jouit (heu…) d’un appartement de fonction dans des locaux gérés par sa municipalité. C’est très bien : il y a une grande pelouse où on peut faire des bouffes pendant les vacances mais je m’égare, au gorille.

Gilbert est un fainéant, d’après Tonnégrande qui me parait très qualifié pour en juger. Il a pour seules tâches de fermer et d’ouvrir les locaux en prenant soin de bien fermer la lumière. Les heureux braves gens qui travaillent là sont ulcérés par sa fainéantise. Par exemple, quand l’un d’entre eux veut rentrer en voiture, Gilbert attendra la pause publicité pour appuyer sur le bouton à trois mètres de lui… En gros…

Donc, ils sont ulcérés. Avant-hier, ils lui ont fait une farce : ils ont laissé les lumières allumées partout, obligeant Gilbert à faire le tour des locaux alors qu’il avait dressé ces dignes fonctionnaires territoriaux à les éteindre en partant, ce qui est la moindre des choses, surtout dans une mairie communiste.

Le lendemain, Tonnégrande se réveille assez frais, pour une fois, pour constater que les lumières étaient encore allumées. Ca l’a fait rigoler. En descendant de chez lui, Gilbert l’attendait : « Tu te rends compte, de ce qu’ils m’ont fait ! Ils n’ont pas éteint les lumières. » Tonnégrande a répondu « Ah les garces ! » parce qu’il faut toujours être bien avec son gardien ce qui me fait penser que je n’ai toujours pas filé ses étrennes au mien. Mais il pensait : « Hé ho ! Connard ! Tu es payé pour ça et pour ouvrir le portail quand une voiture se pointe… »

Ne serait-il pas judicieux de s’interroger pour savoir si Gilbert mérite de continuer à percevoir un salaire ?

19 février 2008

Augmentation des fonctionnaires : trop c'est trop

Le Ministre des Fonctionnaires et Autres Fainéants Bien Connus est trop bon. Il voulait augmenter les fonctionnaires de 0,5% et a accepté de les augmenter de 0,8%. Il est trop bon. Ne pas atteindre la moitié de l’inflation, il fallait le faire.

Afin de vous énerver encore plus que de raison, je saute sur ma calculatrice pour essayer quelques démonstrations, n’ayant pas la moindre idée de billet à faire ce matin mais ayant toujours les doigts qui me gratouillent.

C’est toujours l’occasion de diffuser une très jolie photo (piquée là) d’Eric Woerth et d’André Santini, toujours aussi bien coiffés quoique… beaucoup moins que leur chef, François Fillon.

Admettons un fonctionnaire touchant en ce mois de janvier 1800 euros nets par mois. Là-dessus, il en consomme 1000 pour nourrir et vêtir la famille, les 800 autres sont réservés au paiement des impôts et du crédit (à taux fixe sinon mon exercice serait trop compliqué) du pavillon en lointaine banlieue Lyonnaise.

Pourquoi Lyon, me direz-vous ? Je n’en ai aucune idée, mais ça me rappelle une blague des Nuls à la grande époque. « Stéphanie de Monaco a déclaré avoir un pied à Monaco et un pied à Paris. Je plains les Lyonnais ».

1000 pour nourrir et vêtir la famille en janvier. Avec une inflation à 2%, dans un an, il lui faudra 1020 €. Soit 20 € de plus, autant dire une paille, on se demande pourquoi on nous fatigue avec ce truc là. 20€ par mois : 2 ou 3 bières par semaine au comptoir à la Comète, on ne va pas se fâcher pour si peu.

Entre temps, son salaire est revalorisé de 0,8%. Ca fait 14,40 euros par mois. Notre Gouvernement est trop bon. Si mon patron m’accorde une augmentation de 14€40 par mois, je lui réponds aussi sec : « chef, vous êtes trop bon, ça me permettra de payer mes franchises médicales, la probable futur augmentation de la TVA, … ».

Le fonctionnaire en question aura donc dans son portefeuille 5,6 euros en moins par mois.

Et on se demande encore pourquoi ils se mettent en grève ? Le plaisir de perdre une journée de salaire ? Ou dire : « arrêtez de vous foutre de notre gueule » ?

12 décembre 2007

Modernisation des politiques publiques

Le dossier avec 97 pistes de réformes annoncées par le « conseil de la modernisation des politiques publiques » est disponible (cliquez sur le deuxième machin). Vous avez, c’est le truc pour lequel Nicolas Sarkozy a dit : « C'est quand même extraordinaire que les mairies [...] ne pouvaient pas donner [...] cartes d'identité [...] ». Pouvez-vous me rappeler où doit être faite la demande ?

Ca dépasse un certain seuil d’entendement l’incompétence pas vraiment du rédacteur du discours, mais de la presse qui ne dénonce pas ce genre de quasi-mensonge, de démagogie éhontée pour justifier une mesure.

Ce qui est d’autant plus nul qu’on n’est pas réellement contre ! Il faut étudier les points un par un. « Le niveau régional deviendra donc le niveau de pilotage des politiques de l'Etat » qu'il dit aussi. Bien. Rappelons que la Régionalisation était au cœur du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal.

Etudions quelques mesures pour rigoler.

« Suppression du Haut Conseil du secteur public ». Je suis d’accord. S’il y a un conseil en plus du Conseil de Modernisation des Politiques Publiques, ça fait trop.

« Prise en charge des missions du Comité d’enquête sur les coûts et les rendements des services publics par la Cour des comptes ». Non ! Une troisième commission sur le sujet.

Bon dieu ! Il a 97 propositions et sur les deux premières, j’ai des conneries à dire.

« Suppression du Conseil national de l’évaluation ». Et hop une quatrième commission.

« Réforme de l’information délivrée par téléphone aux usagers ». Hein ? Les informations sur les suppressions de commission ?

« Généralisation de la fusion des directions départementales de l’équipement (DDE) avec les directions départementales de l’agriculture et de la forêt (DDAF) » Ca existe encore les DDE ? Je croyais que Jean-Pierre avait refilé ça aux Conseils Régionaux.

« Révision des dépenses fiscales environnementales ». Ca veut dire : baisse.

« Modernisation de l’organisation de l’examen du permis de conduire, confiée à un opérateur spécifique » : D’accord. Mais vous allez vois que l’organisation sera confiée à une boîte privée sous l’égide des autos-écoles. Vive le libéralisme…

« Automatisation des contrôles aux frontières par l’installation de sas automatiques de contrôle dans les grands aéroports ». Allons bon ! Ca veut dire quoi ? De la reconnaissance faciale, un nouveau truc biométrique ? Bonjour les libertés. Que disais-je juste avant. Vive le libéralisme…

« Mise en place auprès des préfets d’une cellule experte en matière de contentieux des étrangers pour améliorer le taux de réussite des reconduites à la frontière ». Voilà les objectifs du gouvernement : améliorer le taux de réussite des reconduites à la frontière. Ca rate trop souvent ?

« Généralisation de la fusion des directions départementales de l’équipement (DDE) avec les directions départementales de l’agriculture et de la forêt (DDAF) ». Ils l’ont déjà dit. Mais ce sont d’autres ministères ! Voilà comment notre gouvernement arrivent à faire plein de réformes.

« Regroupement du Palais de la Découverte et de la Cité des Sciences et de l’industrie en un seul opérateur, présent sur deux sites » Le type de regroupement qui va mettre coûter plus à faire qu’il va rapporter.

«
Adaptation de la répartition territoriale des forces de sécurité aux évolutions de la délinquance, notamment par rééquilibrage des forces entre Paris et le reste de l’Ile-de-France ». Ah ! Qui a été Ministre de l’Intérieur pendant des années ?

J’arrête là…

20 septembre 2007

Réforme de la fonction publique

Les annonces de Nicolas Sarkozy sur la fonction publique, hier, sont mauvaises. J’imagine que beaucoup de blogs de gauche vont revenir sur le sujet et que les syndicats et partis politiques vont monter au créneau à juste titre pour dénoncer les scandales. Ce n’est donc pas la peine que je me fatigue vraiment sur le blog.

Rien que de penser qu’un salarié en charge d’un service public puisse être payé au mérite me donne envie de vomir.

En outre, la manière dont tout ça est mené est digne du grand Sarkozysme et je ne vois pas comment on pourrait éviter une grève générale. Avant-hier, Nicolas Sarkozy annonce plein de mesures pour réformer les retraites, hier plein de mesures pour la fonction publique.

Bref ! La stratégie de communication marche à fond : on annonce tous les trucs en même temps pour endormir le poisson. A l’échelle des blogs, continuons à dénoncer ces agissements ! Malgré notre neutralité notoire, soutenons, par exemple, la prochaine grève à la SNCF, d’autant que je bosse à côté de chez moi et que je peux y aller à pieds ou en bagnole.


Il n’empêche qu’une mesure sur la fonction publique qui m’aurait pris à cœur n’a pas du tout été annoncée, ni envisagée, alors qu’elle permettrait de résoudre nombre de problèmes : faciliter la mutation d’un fonctionnaire d’un corps à l’autre.

Il ne s’agit pas de croire que l’on puisse transformer un gendarme en instituteur ou un agent d’accueil de La Poste en infirmier, mais, entre les différents corps, nombre de métiers sont proche.

Pourquoi un jardinier à la Préfecture de Saint Brieuc verrait-il des difficultés à postuler à un poste de jardinier à la municipalité de Loudéac ?

En fait, beaucoup de postes de la Fonction Publique sont purement administratifs. Quelle est la différence entre secrétaire aux impôts et secrétaire à l’Education Nationale ?

Cette facilité de changement de corps (moyennant formation dans certains cas) permettrait d’une part de faciliter les évolutions de carrière des agents et d’autre part de faciliter les évolutions de la fonction publique sur des périodes assez longues.

Sans qu’on nous bassine avec des mesures démagogiques comme le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sachant que les mesures de décentralisation nécessitent l’augmentation du nombre de fonctionnaires territoriaux.