Comme tout le monde, j’étais bien déçu pendant un peu moins de 80 minutes, pendant le match d’hier. Alors, j’ai lâché fini l’affaire et je suis allé me poser en terrasse avec ma bière, le temps qu’il soit l’heure de commencer sérieusement à entamer la cuite du dimanche soir. Notre équipe jouais comme un pied. Ca arrive.
Et la clameur est arrivée du comptoir ! Et ce n’est pas
un but qui avait été marqué mais deux. Les affaires reprenaient. Je dois
avouer, par une réflexion footballistique que je ne devrais pas me permettre,
que cette déception initiale a permis de noyer celle de la fin, celle de la vraie
perte. Après tout, nous avions été meilleurs pendant les 40 dernières minutes (sur
les 120) et on a perdu par la faute des aléas des tirs au but…
Bien sûr ! Taper sur le pays adversaire est le jeu.
Ainsi, l’Argentine est un pays avec plein de racistes, hein ! D’ailleurs,
ils n’arrêtent pas de critiquer
l’origine des joueurs français. Comme si les joueurs Argentins étaient
originaires de peuples « historiques du coin », comme les Incas (qui
eux-mêmes ont envahi les braves gens qui étaient là auparavant). Ce sont bien
des fachistes en peau de fesses qui, eux-mêmes, d’ailleurs ne devraient pas
oublier qu’ils descendent pour certains d’Allemands blondinets émigrés vers le
milieu des années 40 car ils ne supportaient pas le climat de chez nous… Je ne
parle pas de la météo mais de l’affreuse chasse aux criminels de guerre.
Toujours est-il que les populations locales sont essentiellement
des descendants de descendus de bateaux…
Alors, pourquoi n’y a-t-il pas plus de noirs dans l’équipe d’Argentine ?
Des méchants disent que les populations d’origine africaine ont été exterminées
mais il est plus vraisemblable (je suis devenu spécialiste suite à la lecture
en diagonale de la première moitié de l’article de Slate que j’ai mis en lien)
que ces braves Afrosudaméricains aient été tués pendant les guerres qui ont
permis l’indépendance de ce pays et il serait logique – ou du moins de bon ton –
que les surveillants blanchouillards vénèrent les racisés décédés.
Sans compter que le tango est bien d’origine africaine, non mais sans blague, et
pas « de l’immigration européenne ». « Le
terme tango, à l'étymologie très incertaine, serait originaire de la communauté
noire d'Amérique latine issue de l'esclavage, et a connu divers sens au sein de
cette communauté au cours des siècles, dont l'un des tout premiers fut celui-ci
: tango : « Endroit où les personnes de couleur parquaient les esclaves (en
Afrique) avant l'embarquement ». »
Il faut le dire : le seul truc connu de la culture
argentine – une espèce d’expression où des couples se trémoussent – vient directement
d’Afrique. Encore 10 ans et ils vont nous expliquer avoir inventé le rap.
Il faut quand même avouer que tous les noirs n’ont pas été
tués dans les guerres d’indépendance mais la vérité est qu’ils éprouvaient une
certaine lassitude de servir de chair à canon pour les Argentins et ont préféré
désertés dans des nations voisines plus accueillantes. Il n’empêche que les rumeurs
vont bon train dans les réseaux sociaux vu qu’il convient de taper sur ceux qui
ont vaincu nos blacks beurs blancs nationaux.
Allons plus loin : les hommes noirs étant morts à la
guerre ou ayant déserté, les gonzesses n’ont pas eu d’autre choix que de se maquer
avec les blancs qui, eux, restaient, d’où un blanchissage généralisé et
progressif de la population qui ferait assez plaisir à la dame qui s’occupe de
mon linge.
Il faut poursuivre
les recherches : « en réalité,
l’Argentine abrite de nombreux Noirs depuis des siècles – non seulement la population
d’esclaves et leurs descendants, mais aussi les immigrants. […]. Mais les
dirigeants argentins blancs tels que Domingo Faustino Sarmiento, ex-président
de l’Argentine (1868-1874),ont élaboré un « roman national » différent pour
effacer la noirceur parce qu’ils assimilaient la modernité à la blancheur ».
On ne m’ôtera pas de la tête que ce n’est pas joli-joli. « L’Argentine a aboli l’esclavage en 1853 dans la majeure
partie du pays et en 1861 à Buenos Aires. Avec son histoire d’esclavage
derrière elle, les dirigeants argentins se sont concentrés sur la
modernisation, considérant l’Europe comme le berceau de la civilisation et du
progrès. Ils croyaient que pour rejoindre les rangs de l’Allemagne, de la
France et de l’Angleterre, l’Argentine devait déplacer sa population noire – à
la fois physiquement et culturellement. »
On ne m’ôtera pas de la tête, aujourd’hui, que l’on peut quand
même conchier ces néobougnoules.
Et ce n’est pas fini. « En
effet, l’ex-président Sarmiento remarquait vers la fin du XIXe siècle : « Dans
vingt ans, il faudra se rendre au Brésil pour voir des Noirs». Il savait que
les Noirs argentins existaient mais suggérait que le pays ne les reconnaîtrait
plus pour longtemps. Le paysage argentin s’est rapidement transformé, puisque 4
millions d’immigrants européens ont répondu à l’appel du gouvernement à migrer
entre 1860 et 1914. Cette clause demeure dans la constitution argentine
aujourd’hui. »
C’est quand même un peu comme si on inscrivait dans notre Constitution
l’interdiction pour les Chinois de tenir des bars tabacs. Et d’y blanchir du
pognon.
Et on ne dit pas Argentine mais pain à l'argent.






























