En salle

18 mars 2015

Porc en campagne

Cochon très stigmatisé
On ne pouvait évidemment pas avoir une campagne électorale sans une dose de stigmatisation des musulmans avec cette histoire du maire de Châlons-sur-Saône qui a décidé de supprimer le menu de substitution pour les gamins qui ne mangent pas de porc dans les cantines scolaires.  Ni ailleurs, d’ailleurs, mais la question n’est pas là. Evidemment, il a fait ça juste avant une intervention de Nicolas Sarkozy au journal de TF1. Ce dernier (Sarko, pas le journal, essayez de suivre) a donc pu rebondir.

« Si vous voulez que vos enfants aient des habitudes alimentaires confessionnelles, vous allez dans l'enseignement privé confessionnel ». « Quand vous allez dans un établissement public (...), c'est l'enseignement de la République, la République est laïque, et nous refusons absolument – c'est notre tradition, c'est notre façon de vivre, c'est notre idéal – qu'on fasse la différence entre des personnes, dans le service public, en fonction de leur appartenance religieuse ou de leur origine. »

Je vous passe le fait que l’heure devrait être à l’apaisement et un responsable politique prétendant avoir une stature de chef d’Etat devrait éviter ce genre de propos. Politiquement, c’est idiot. Il aurait pu dire une connerie du genre : « il est dommage que cette décision ait été prise en période électorale. J’appelle au discernement »

Sur le fond, je m’en fous un peu. Il ne coûte pas très cher à une école d’avoir des œufs ou des steaks hachés en réserve. Il ne faut pas confondre ce problème avec celui du voile, par exemple, qui est un signe ostensible d’appartenance à une religion et de soumission des femmes.

Je suis donc parfaitement d’accord avec l’ami Sarkofrance.

La position du blogueur de droite Pierre Parrillo est plus rigolote puisqu’il arrive à taper sur le gouvernement. Il commence fort : « Le truc est tellement gros que je ne peux pas ne pas en parler ! » Cela veut dire qu’il n’a rien à dire.  Gageons que si Najat Vallaud-Belkacem avait soutenu le maire de Châlons, PP lui serait rentré dans le lard, au nom de la protection de l’enfance, du vivre-ensemble et de je ne sais quelle connerie.


La réflexion n’est pas le fort de la Sarkozie.

Après, le président de l'UMP accuse la gauche de faire monter le Front National... On croit rêver.

17 mars 2015

Arnaud pipi et Robinet


"Arnaud Robinet, secrétaire national à la Santé à l’UMP, plaide l’humour et dit n’avoir “aucun regret” suite à son message sur Twitter." Ce type est visiblement un moins que rien qui devrait présenter des excuses à Marisol Touraine. MST : MariSol Touraine. Quand on est élu de la république, l'humour, ça se travaille. Ou alors on ferme sa gueule.

Gros bidet se demandant comment un élu pu faire de tels jeux de mot.

Questions pour une élection

Les grands oubliés des élections départementales semblent être les départements et le seul enjeu de mesurer les forces en présence entre le Front National, le Parti Socialiste et l’UMP avec quelques sujets annexe, comme « chez moi », où le Front de Gauche risque de perdre le département. Marine Le Pen et son parti semblent au cœur de la campagne et certains accusent Manuel Valls d’avoir volontairement fait porter le débat sur le Front.

Alors, est-ce volontaire ? Cela fera-t-il monter le FN comme on nous le dit ou, au contraire, baisser, comme le disent les socialistes ?

A regarder la presse, ce matin, on avait l’impression d’assister un combat de coqs entre Manuel Valls et Nicolas Sarkozy. J’allais broder sur ce thème, dans mon billet, mais le premier ministre a lui-même déclaré : « Ce n'est pas un duel de personnes, ce n'est pas un duel de coqs à distance de quelques kilomètres. C'est un combat pour le pays. » A se demander si Manuel Valls ne se fait pas un malin plaisir à rabaisser l’ex. Il me fait un peu penser à Jacques Chirac, quand il avait sorti à Laurent Fabius : « Soyez gentil de me laisser parler et d'intervenir incessamment comme un roquet ! »

Et si le but du premier ministre était aussi d’empêcher Nicolas Sarkozy de parler, de le rabaisser au niveau d’un chef de parti type Caliméro, l’obligeant à des sorties comme celle du vote FN qui équivaut au vote PS, dans de la petite politique politicienne. L’ex a toujours refusé de débattre avec d’autres chefs de partis pour préserver sa stature. Manuel Valls ne serait-il pas en train de la casser ? Nicolas Sarkozy parait à la ramasser derrière Marine Le Pen, voulant absolument devenir le chef de l’opposition alors qu’elle est en passe de lui ravir le titre ? Pendant ce temps, Manuel Valls se pose comme le chef de la majorité…

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas : je sais qu’un blogueur de droite pourra effectivement faire le raisonnement inverse et expliquer que Nicolas Sarkozy arrive à faire sortir du bois Manuel Valls, réussissant à élever le débat au-dessus des partis, la droite contre la gauche. Et si, finalement, cette guerre des coqs n’arrangeait pas les deux éminences ? Et si ce n’était pas pour préfigurer la match de 2017 ? Les deux n’ont-ils pas déjà fait une croix sur les élections départementale, scrutin inutile au vu de l’abstention qui devrait dépasser 60%...

Pourquoi Nicolas Sarkozy est-il allé soutenir Georges Tron qui est mis en examen dans une histoire de viol, sous le regard bienveillant de Serge Dassault alors que ce dernier fait la une de la presse ? A-t-il perdu la main ou met-il son parti en roue libre jusqu’à la création du nouveau, Les Républicains ? Belle trouvaille, ce nom… Aux élections suivantes, nous auront les Républicains contre les autres…  Et s’il n’arrangeait pas Manuel Valls, lui qui a rêvé de changer le nom de son propre parti ? N’assiste-t-on pas à une tentative conjointe de rebipolariser la scène politique française ? L’opposition contre la majorité et vice versa.

Ainsi, ces départementales entraînent plus de question de ma part que de réponses. Après le dépouillement, des seconds couteaux viendront faire des déclarations à la mords-moi-le-nœud devant les caméras. C’est un choc, le premier parti de France est l’abstention, c’est un message que doit comprendre le gouvernement et toutes ces conneries qu’on entend à chaque fois.

Ca me fatigue déjà.


15 mars 2015

Dix ans d'études n'empêchent pas la connerie

Les candidats du FN sont souvent des cons. Il faut le dire.

Il y a des cons exemplaires CC @populusre

Petite politique de gauche pour les élections départementales - Le Kremlin-Bicêtre Gentilly

Conseil Général se demandant ce qu'il a fait au bon dieu
Ce que j’aime, dans les week-ends avant les élections, c’est qu’on rencontre plein de militants politiques dans les rues. Je crois que, ce matin, je vais aller sur le marché de bonne heure. Toujours est-il que, hier, ils m’ont raconté plein de choses ce qui me permet d’imaginer une belle histoire.

Il était une fois… Alain Desmarest. C’est notre conseiller général, issu pas des pieds mais du Parti Communiste. La bonne entente régnait avec « la gauche socialiste ». Avant les élections, on se mettait d’accord : à toi le canton, à moi la commune. Hop ! Il y a quelques mois, Alain Desmarest a annoncé qu’il ne se représentait pas. Alors, à l’heure de la préparation de la nouvelle élection, dans un canton légèrement élargi, la gauche socialiste est allée voir le Front de Gauche et leur ont proposé de continuer à travailler ensemble. Ils lui ont proposé : tu mets un candidat, on met l’autre. A notre époque, ça aurait eu de la gueule non ?

Le Front de Gauche a dit : ah ben non, on est les sortants, on veut les deux têtes de liste et finalement, Alain Desmarest se présente. La gauche socialiste a dit : bon ben d’accord, on va présenter les suppléants. Le Front de Gauche a dit : ah ben non, le suppléant d’Alain Desmarest sera du Front de Gauche. On vous laisse la place de suppléant de la candidate. La gauche socialiste a remué un peu les neurones de sa tête et a pensé : ah ben, Alain Desmarest se présente mais ne siègera pas, ils veulent donc la place de suppléant pour que ce dernier puisse occuper la fonction. Nous ne rentrerons pas dans ce jeu.

C’est ainsi qu’on se retrouve avec deux listes de gauche dans le canton du Kremlin-Bicêtre – Gentilly, trois si on compte celle des écolos, qui veulent bien être nos partenaires à la municipalité pour avoir des délégations à la commune mais se présentent fasse à nous aux autres élections.

Voila donc les projets qu’avaient le Front de Gauche et le parti communiste : présenter quatre candidats dont trois issus de leur rang, sans s’occuper de la représentativité du parti, dont le conseiller sortant qui ne siègera pas.

C’est moche. Aucun respect pour l’électeur.

Il serait temps que le Parti Communiste Français se rende compte qu’il va crever. Ce n’est pas comme le Parti Socialiste qui est dans une mauvaise passe vu la conjoncture économique nationale et tout ça. Le Parti Communiste baisse depuis longtemps. Dans le quartier, ils ont perdu un de leur fief, Villejuif, aux municipales et, aux législatives, ils ont perdu la circonscription. Il devrait voir que la sociologie de la petite couronne a changé : ce n’est plus le réservoir du PC avec des habitants étant ouvriers à Paris, mais un repère de bobos comme moi. Le Front National ayant réussi à piquer le programme du PC des années 70, il ne reste plus grand-chose pour le PC qui va peut-être réussir à gagner l’élection rien que sur le nom du sortant qui ne siègera pas.

Compte tenu de l’électorat du coin, il aurait été logique qu’il y ait une seule liste de gauche avec, parmi les têtes de listes un candidat du Front de Gauche et un du MRC, les places de suppléants étant laissées au PS et aux écolos.


Il serait temps que « l’autre gauche » joue la gagne.

14 mars 2015

Tuer la politique ?

Errant dans Bicêtre, je suis tombé sur une affiche des écolos pour les élections départementales. 


J'aime bien Bernard. C'est un copain. Il n'empêche qu'il se présente aux élections contre les communistes sortant et les "MRC" soutenus par les socialios. 

Sur son affiche, il dit qu'il est adjoint au maire (de même que sa collègue, mais je ne la connais pas). C'est le résultat d'un accord électoral lors d'un précédent scrutin, les municipales. Il se présente donc maintenant contre ceux qui lui ont donné une délégation. On vivrait dans un monde normal, il y aurait deux solutions : il retire sa candidature ou on lui retire sa délégation. 

Il est temps que la gauche, ou, du moins, les partis crédibles, fassent le ménage dans les groupuscules qui tournent autour d'elle. Les communistes vont crever à cause des autres clowns du Front de Gauche. Les socialistes vont crever à cause de leurs alliés. 

13 mars 2015

Alerte ! Les rouges sont à nos portes !

Le Canard Enchaîné a épluché pour nous le programme du FN et la photo de l'article fait le tour de Twitter. 
J'ai deux messages à faire passer. 

Le premier à mes habituels potes des réseaux sociaux : à part le volet nationaliste, le projet est profondément à gauche. Évidemment, on n'oublie pas d'où vient le FN. Mais..

Le deuxième aux électeurs : les gars, avant de voter, lisez le programme et interprétez-le. Il est inapplicable et serait mortel pour le pays. 

J'espère que le commissariat au plan que veut mettre madame Le Pen, je suppose, aura aussi en charge de supprimer le droit de vote aux gens qui votent pour le FN. 

Mais les électeurs du FN ne votent pas pour ça mais pour foutre dehors les autres partis qui ont tout fait foirer, notamment. 40 ans de crise, de chômage, d'incertitude pour son avis, celui de ses enfants, celui de ses petits enfants,... 

Manuel Valls a raison : il faut rentrer dans le lard. Mais c'est trop tard pour les prochaines élections et les blogueurs politoques de droite ou de vrauche qui lui donnent tort oublient qu'ils sont eux aussi responsables. 

12 mars 2015

La pugnacité du blogueur de vrauche


La nouvelle est bonne ! L'Assemblée a voté une loi pour rendre obligatoire l'accès à la cantine scolaires de tous les gamins. En d'autres termes les municipalités ne pourront plus refuser d'accueillir des enfants sous des mauvais prétextes comme : les parents sont au chômage, ils peuvent accueillir les enfants pour déjeuner. En plus, le pur bonheur. Tous les partis de gauche ont voté ce texte. L'unité, enfin ! Et en plus les deux députés du Front National n'ont pas pris part au vote, les lâches. Honte sur eux ! Ils veulent pouvoir refuser ceux qui ne mange pas de porc et tout çà. C'est largement le meilleur billet de blog politique que j'ai lu aujourd'hui. 

Du coup, je voulais en faire un mais avec un autre regard : comment se fait-il que la loi soit obligée de s'occuper de cela et comment pourra-t-elle être appliquée ?

Alors, je suis allé voir sur le site de l'AN pour voir. 

L'information est fausse. Gauche de Combat, puisqu'il s'agit de lui, n'a encore rien compris. L'Assemblée n'a pas voté une loi mais une commission parlementaire a validé une proposition de loi émise par un député PRG. Le texte devra donc être validé par l'Assemblée (et donc le gouvernement qui pourra déposer des amendements) puis le Sénat. 

La gauche est certes unie mais la droite ne s'oppose pas. Elle s'abstient avec les doutes que j'ai émis et un argument que je partage (et surtout résumé) : si la commune ne veut pas payer et n'en a pas les moyens, qui va lui les donner ? Peut-on imposer une charge pour l'Etat en dehors de la loi de finances. 

Ainsi un député a fait passer une proposition de loi en commission et les députés socialistes n'avaient pas d'autre choix que de voter pour pour ne pas paraître pour des fumiers avant une élection départementale mais sans se poser la question de savoir si c'était possible à appliquer dans notre contexte budgétaire et devant les contraintes constitutionnelles. 

Je participe au concours de la phrase la plus longue dans les blogs organisé par un certain Didier Goux. 

En outre, les députés FN n'ont pas refusé de participer au vote mais ne font pas partie de la commission en question. 

Tout faux. Et ça veut faire de la politique.