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09 août 2015

Sarkozy ou le vide

Plus on lit ou entend Nicolas Sarkozy, plus on constate qu'il veut le pouvoir pour le pouvoir. Notons que c'est sûrement très mal mais qu'un homme politique qui chercherait le pouvoir ne pas exercer le pouvoir serait ridicule : à ce niveau là, les lascars cherchent le pouvoir. Point. Nicolas Sarkozy cherche aussi sa vengeance contre François Hollande, sans doute, mais aussi contre le peuple français qui l'a écarté comme vieille chaussette. Mais arrêtons de sortir des banalités de remplaçant d'éditorialiste en vacances pour passer aux banalités de comptoir.

Je n'ai pas lu son interview dans Valeurs Actuelles non pas parce que j'avais mieux à faire mais parce que je n'en ai rien à cirer mais ce qu'il en ressort, je suis désolé, c'est que contrairement à tous ses prédécesseurs, dont lui-même en 2007, il n'a strictement aucune vision pour la France, ce qui est ballot. Je n'arrive pas à comprendre qu'il s'agite ainsi dans les médias pour montrer à tout un peuple qu'il n'a strictement rien à dire. Alain Juppé doit rigoler, galopant dans les sondages !

Il faut sauver Nicolas Sarkozy : si Alain Juppé est le candidat de la droite, la gauche n'a aucune chance. Par contre, si c'est l'ex, tous les espoirs sont permis. C'était un aparté. Pourtant, il accumule les maladresses comme s'il se battait pour l'ancien premier ministre. Son tweet sur le « parler vrai », par exemple, a été la risée de la toile, ce qui a été cité par la presse forçant tous les lecteurs de quotidiens à réfléchir à ses propos sans compter que cette presse ne peut que titrer qu'il fait du racolage de l'électeur FN...

Pas question néanmoins de stigmatiser les électeurs FN. Il dit : « On doit lutter contre le FN en essayant de convaincre ceux qui veulent voter pour lui, en apportant des solutions à leurs angoisses, et non pas en les méprisant ou en leur donnant des leçons. » Ce qui ne l'empêche pas, deux ou trois paragraphe plus loin d'expliquer qu'il faut arrêter la politique politicienne.

Où va-t-il ?


13 juin 2015

Sarkozy et Hollande : l'inversion de la courbe des millions

Après une semaine consacrée à un sujet sans intérêt (le voyage de Manuel Valls) reprenons les billets de fond, la vraie politique et tout ça. Tu as vu, à gauche, là, c'est une copie d'écran de la page Facebook de Nicolas Sarkozy, le Giscard du pauvre.

Figurez-vous qu'il est passé récemment sous la barre du million de fan. 950766 ! 950765 pour être plus précis puisque, ayant constaté que j'étais moi-même fan en ajustant la copie d'écran, j'en ai profité pour me désinscrire ! Quand on pense qu'il avait reçu son millionième abonné en grande pompe..,

Notons bien que si le nombre a baissé, c'est parce que Facebook a résilié les abonnements de comptes inactifs.

Alors regardons maintenant une autre copie d'écran, là, à droite. C'est le compte Twitter de François Hollande. Il vient de dépasser le million d'abonnés (c'est tout frais, ce matin, je crois). 

Notons bien que je suis très fier du "@fhollande vous suit" (relativisons, c'est parce que quand il a créé son compte nous n'étions pas nombreux dans Twitter et j'étais proche de son équipe : il lui fallait bien des couillons à suivre). 

Notons bien aussi que la performance de François Hollande est méritoire. Outre le fait qu'il ne soit pas un ancien président de la République, Twitter a beaucoup moins d'utilisateurs en France que Nicolas Sarkozy. D'un autre côté, Twitter, c'est l'instant... Et d'un encore autre côté, c'est complètement con d'être populaire dans un réseau moins fréquenté.

Pour être sérieux cinq minutes, c'est étrange que l'un cartonne dans un réseau social et l'autre dans l'autre...

17 mai 2015

Les éternels mensonges de Nicolas Sarkozy

Visite au zoo.
Ah ben ! Il est en forme, le Sarko, si j’en crois Le Point : « "Aucun pays n'a connu un choc fiscal de la violence de celui imposé aux ménages et à nos entreprises. Ce n'est pas une question de spécialiste ou d'amateur, de droite ou de gauche, de riche ou de pauvre, c'est du bon sens : quand on est en Europe et que le marché premier, c'est l'Europe, avec un tel matraquage, comment voulez-vous que nos entreprises participent à l'économie européenne ?" a-t-il encore lancé. "J'accuse le gouvernement socialiste d'être directement responsable de l'augmentation invraisemblable du nombre de chômeurs. (...)

Et maintenant, il fait quoi ? Il regarde, il va fêter son troisième anniversaire dans les Caraïbes, et il va saluer, sic, le dernier grand personnage, Fidel Castro", a encore ajouté le président de l'UMP, venu apporter son soutien à Dominique Reynié, tête de liste de la droite pour les régionales en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées.

Nicolas Sarkozy, qui a également multiplié les critiques à l'encontre de la réforme "invraisemblable" du collège de Najat Vallaud-Belkacerm, a aussi égratigné le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, qui l'avait accusé d'être "légèrement xénophobe" en raison justement de ses attaques visant notamment la ministre de l'Éducation nationale.

"Invraisemblable" réforme du collège

"Un responsable de gauche dont j'ai oublié le nom, que je ne connais même pas, a dit que j'étais presque xénophobe. Je ne vois pas comment on peut être presque xénophobe. C'est stupide. (...) En tout cas, lui, il n'est pas presque stupide", a conclu Nicolas Sarkozy. »

J’ai cinq minutes. Je vais lui répondre, point par point. 140 caractères par point, vous savez, les 140 caractères qui l’ont rendu ridicule vendredi.

Le matraquage fiscal : qui avait fait voter une forte augmentation de la TVA, avant de perdre la présidentielle ? Qui a ruiné la France ?

Le nombre de chômeurs : il n’a jamais autant augmenté que pendant le précédent quinquennat ?

Castro : heu… On fait la liste des dictateurs qu’il a rencontrés, voire soutenus, le Sarko ?

La réforme du collège : vous avez vu les informations ce matin : le niveau en mathématique des collégiens n’a jamais été aussi faible. Et il ne faudrait pas réformer ?

Presque xénophobe ? Non, il a dit légèrement. Encore un mensonge !

Hé ! M'sieur Sarko ! Ce sont des propositions pour redresser la France qu'on attend... Pas que vous tapiez sur Mme Vallaud-Belkacem : de toute manière, vos fans ne peuvent pas la blairer...

07 mai 2015

La droite, la gauche, Sarkozy, Hollande et tout ça

Nicolas Sarkozy avait déclaré qu’un « instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ». Pour vous rappeler qu’il était toujours capable de raconter n’importe quoi et il l’est toujours, la nouvelle cible de l’UMP – pardon, des Répu – étant la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem. Non, le latin, le grec, l’allemand ne seront pas supprimés mais il faut bien raconter n’importe quoi… Ca me fatigue parce qu’il faut communiquer, dire « non, c’est faux, ils mentent. » Rétablissons des informations. Tiens ! Le justice a validé les écoute du monsieur. Tiens ! Franck Louvier vient d’être placé en garde à vue.

J’en passe.

J’ai fait des billets pour les 3 ans de l’élection de François Hollande en disant du bien, fidèle à ma ligne, et donc dire du mal de Nicolas Sarkozy. Du coup, des lascars viennent m’expliquer que c’était mieux avant et tout ça.

Alors, parlons-en.

Non, ne parlons pas des procédures judiciaires dans le cadre des mandats donnés par la République et dont n’a pas assez d’éléments formels. Ca serait méchant. Il n’empêche qu’il va finir par tomber. Alors que Pépère, hein ! Il n’a pas beaucoup de casseroles. A ce stade, on ne peut pas affirmer formellement que Kadhafi a financé la campagne de 2007 mais l’affaire Bygmalion n’est probablement un écran de fumé. Tiens ! Au fait ! On a su aujourd’hui que Bygmachin aurait financé des bricoles à l’occasion du mariage de Jean-François Copé. Evidemment, des blogueurs de droite passent leurs journées à critiquer des agissements d’élus du PS mais il n’en trouve que peu à la tête de l’Etat. N’en parlons pas mais rappelons les enquêtes toujours ouvertes à ma connaissance (ou du moins selon ma mémoire), comme celle des sondages de l’Elysée, l’affaire Tapie,…

Pendant qu’on en parle, dans son billet du jour, il sous-entend que les socialistes tolèrent la pédophilie à l’école mais tombent facilement sur Robert Ménard. J’ai bien rigolé, à un moment, quand il écrit : « Comment peut-on d’un côté dénoncer la création d’une liste fichant les élèves en fonction de leur appartenance religieuse alors qu’une telle liste s’impose pour la création de menus spécifiques à la cantine en raison de l’appartenance religieuse, ou lors de l’inscription dans une école, notamment du fait des cours de religion… » Heureux d’apprendre qu’il y a des cours de religion à l’école (sans compter le fait qu’un type qui s’appelle Mohamed n’aura plus le droit de manger du porc).

Revenons à Nicolas Sarkozy.

Non, ne parlons pas de la vie privée. François Hollande aurait eu une maitresse. Est-ce un scandale dans l’histoire de nos Républiques ? Il a été la voir en scooter. Ah ? Il aurait du déranger la garde républicaine ? L’ex a fait un livre et un scandale. C’est de la faute à Hollande ? Nicolas Sarkozy, en 2007, faisait croire au peuple, a priori, qu’il menait une vie de couple idéale. Juste après son élection, le divorce. Pas très joli, de travestir une vérité pendant une campagne électorale. Et la convocation de la presse à EuroDisney pour annoncer ses fiançailles avec Carla ? C’était vraiment un moment grandiose de l’histoire de notre République ?

Non, ne parlons pas des promesses de campagne non tenues. On se rappelle des promesses de Nicolas Sarkozy en 2007. Le chômage à 5% et plus personne obligé de dormir dans la rue. Sans compter le travailler plus gagner plus qui a généré la loi TEPA qui a été aux trois quarts annulées pendant le quinquennat.

Non, ne parlons pas de fiscalités. Si ! Parlons-en, puisque l’on parle de campagne. Fin 2011, Nicolas Sarkozy a fait voter une large augmentation de la TVA qui s’appliquerait après l’élection. Ni vu ni connu. La gauche l’annule et les militants de droite accusent la gauche de matraquage fiscal.

Non, ne parlons des types qui abusent des moyens de la République. Avec Hollande, on a un type qui réserve une pièce à l’Elysée pour faire travailler le type qui lui cire les pompes, avec Sarkozy, on a un type qui affrète un avion privé pour rentrer de New York en urgence pour assister à un cocktail sans compter un autre qui se faisait payer ses cigares par la République.

Ne parlons pas du contenu politique. Encore que… On pourrait rigoler avec le nombre de lois sécuritaires ou des machins comme le service minimum, vous savez, ce truc qui devrait permettre qu’on ne voit plus quand il y a une grève.

Parlons de la Présidence.

Là, je ne cite pas de mémoire, je cite de Wikipedia car il ne faut rien oublier.

Le discours sur la laïcité positive…
La création du comité de liaison de la majorité présidentielle.
La révision de la constitution adoptée à deux voix prêt.
La sauvegarde du système bancaire (ben oui, filer du pognon aux banques quand on se fait élire avec un projet libéral) sans compter qu’elle était sans contrepartie.
Les discours au début de la crise (la fin du capitalisme financier et tout ça).
La piteuse ouverture (et les résultats associés…).
La création de la Société du Grand Paris pour retirer du pouvoir à la région (socialiste).
Le Grand Paris annoncé mais pas financé.
Le discours sur la relance et le grand emprunt parallèlement à l’annonce de la nécessité de rétablir les comptes tout en refusant un plan de rigueur.
Air Sarko One.
Areva (qui annonce aujourd’hui licencier, d’ailleurs).
Le discours de Grenoble.
La fusion Suez GDF (c’est politique mais il avait promis qu’elle ne se ferait pas).
La princesse de Clèves.
Guy Moquet.
La présidence des télés publiques.
Cécilia qui va chercher les infirmières bulgares et l’appropriation de la libération.
Le retour dans le commandement de l’OTAN.

Je vous passe la politique européenne (les traités imposés) et internationale (Kadhafi, Dakar,…). Je vous passe la convocation des syndicats pour imposer le résultat des négociations à venir.

Des actions du président…

Ne parlons pas des proches compromis par la justice. Vous allez me citer Cahuzac et Thevenoud et on pourrait s’envoyer des histoires au travers de la tronche. Il n’empêche que ce sont des histoires privées, scandaleuses, certes !, mais strictement privées, tout comme ce qui arrive à Tron, sauf qu’il a fauté, s’il a fauté, dans le cadre d’un mandat électif. On ne va pas parler de Joyandet et Blanc, vous me répondriez avec l’andouille qui faisait cirer ses pompes. Mais il n’utilisait pas l’argent public pour le faire et n’était pas ministre. Et cette pauvre Michelle Alliot-Marie ?

J’ai fait une belle liste ! Faites la même pour Hollande, en sortant tout ce qui est du ressort du privé et du programme politique.

Vous allez trouver :
La pitoyable inversion de la courbe.
Le pantalon en tire-bouchon pour accueillir la reine d’Angleterre.
La pantalonnade des pigeons et des 75%.
Le discours suite à l’affaire Léonarda (le fait qu’elle pourrait revenir mais seule).

Ne me sortez pas sa cravate de travers, je sors la photo de Sarko qui fait du jogging ou du vélo.

Quant à ce dernier, j’avais oublié le triplement de son salaire.

C’est amusant, on trouve aujourd’hui des types qui ne peuvent pas blairer Hollande comme nous, on ne pouvait pas blairer Nicolas Sarkozy.

Mais on a des faits pour étayer nos propos.

Mais la droite n’a rien. L’école est partie en couilles entre 2002 et 2012. La gauche fait une réforme. Certainement contestable. Mais les types de droite se basent sur des mensonges pour la dénoncer.


Ce n’est plus de la politique. 

06 mai 2015

Et Sarkozy, trois ans après ?

"Ils" sont vraiment en forme, je suis épuisé rien qu'à les relayer toutes les informations qui m'arrivent...

Quelques rappels utiles :
- S'agissant de l'Histoire, nous n'oublions pas que pour Sarkozy "l'homme africain n'est pas entré dans l'histoire" & "la colonisation a eu un rôle positif".
- S'agissant des humanités, nous n'oublions pas que Sarkozy moquait ceux qui étudiant la Princesse de Clèves
- S'agissant du mérite, nous n'oublions pas que pour Sarkozy, cela signigie bombarder son fils muni d'un DEUG à la tête de l'EPAD.
- S'agissant de l'école, nous n'oublions pas que Sarkozy a supprimé 80.000 postes de profs, placé le curé plus haut que le maitre, supprimé la formation des maîtres, l'histoire en Terminale S, etc...

10 avril 2015

Deux ans à tenir cinq ans en arrière

Dans son billet d’hier, FalconHill semblait effrayé par la fin de mandat de François Hollande. L’occasion est trop bonne pour lui rappeler la fin du mandat de Nicolas Sarkozy. Aucun fait notoire ne datant d’avril 2010, commençons en mai sans oublier le premier semestre au cours duquel le chômage a atteint 10%. En mai, donc, la dette publique atteint 80% du PIB et Nicolas Sarkozy a annoncé son intention de redresser les finances publiques.

On a vu ce que cela a donné.

C’est à peu près à cette époque que fut voté le pitoyable deuxième volet du Grenelle de l’environnement et que fut lancé le grand emprunt… Ils sont où, les sous ? Dans le redressement des finances ? Quelques temps après, la Cour des comptes montrait du doigt le coût des sondage de l’Elysée.

Je vous passe le fameux discours de Grenoble, en juillet 2010, suite à une grave série de violences urbaines. Ce discours a montré le début de deux années de propos insensés, en France, avec une forte montée du racisme, du communautarisme et tout ça.

Ensuite, les travaux pour la réforme des retraites ont commencé, poussant les Français à défendre dans la rue, pour une réforme qui n’a strictement servi à rien puisqu’il a fallu tout recommencer par la suite.

L’année suivante, il a fait préparer deux plans d’économie augmentant les impôts des plus riches et ceux sur les revenus du capital. Un vrai gauchiste. Quand François Hollande propose de faire la même chose, toute la droite lui tombe dessus.  Dans le deuxième plan, par contre, il s’attaquait surtout aux plus modestes. Ainsi, de 2008 à 2011, le niveau de vie des 10% de la population les plus aisés a augmenté alors que celui des 30% les plus pauvres a baissé.

Passons mars 2011, au cours duquel  le fils Kadhafi annonçait qu’il dispose de preuve du financement de la campagne de notre ancien président par son père. Trois jours après, on intervenait militairement là-bas avec la fin que vous connaissez…

Bon. J’arrête. Parfois deux ans ressemblent à une éternité.


Dans un deuxième épisode, nous reviendrons sur les deux dernières années de Jacques Chirac avec le CNE et tout ça.

18 mars 2015

Porc en campagne

Cochon très stigmatisé
On ne pouvait évidemment pas avoir une campagne électorale sans une dose de stigmatisation des musulmans avec cette histoire du maire de Châlons-sur-Saône qui a décidé de supprimer le menu de substitution pour les gamins qui ne mangent pas de porc dans les cantines scolaires.  Ni ailleurs, d’ailleurs, mais la question n’est pas là. Evidemment, il a fait ça juste avant une intervention de Nicolas Sarkozy au journal de TF1. Ce dernier (Sarko, pas le journal, essayez de suivre) a donc pu rebondir.

« Si vous voulez que vos enfants aient des habitudes alimentaires confessionnelles, vous allez dans l'enseignement privé confessionnel ». « Quand vous allez dans un établissement public (...), c'est l'enseignement de la République, la République est laïque, et nous refusons absolument – c'est notre tradition, c'est notre façon de vivre, c'est notre idéal – qu'on fasse la différence entre des personnes, dans le service public, en fonction de leur appartenance religieuse ou de leur origine. »

Je vous passe le fait que l’heure devrait être à l’apaisement et un responsable politique prétendant avoir une stature de chef d’Etat devrait éviter ce genre de propos. Politiquement, c’est idiot. Il aurait pu dire une connerie du genre : « il est dommage que cette décision ait été prise en période électorale. J’appelle au discernement »

Sur le fond, je m’en fous un peu. Il ne coûte pas très cher à une école d’avoir des œufs ou des steaks hachés en réserve. Il ne faut pas confondre ce problème avec celui du voile, par exemple, qui est un signe ostensible d’appartenance à une religion et de soumission des femmes.

Je suis donc parfaitement d’accord avec l’ami Sarkofrance.

La position du blogueur de droite Pierre Parrillo est plus rigolote puisqu’il arrive à taper sur le gouvernement. Il commence fort : « Le truc est tellement gros que je ne peux pas ne pas en parler ! » Cela veut dire qu’il n’a rien à dire.  Gageons que si Najat Vallaud-Belkacem avait soutenu le maire de Châlons, PP lui serait rentré dans le lard, au nom de la protection de l’enfance, du vivre-ensemble et de je ne sais quelle connerie.


La réflexion n’est pas le fort de la Sarkozie.

Après, le président de l'UMP accuse la gauche de faire monter le Front National... On croit rêver.

17 mars 2015

Questions pour une élection

Les grands oubliés des élections départementales semblent être les départements et le seul enjeu de mesurer les forces en présence entre le Front National, le Parti Socialiste et l’UMP avec quelques sujets annexe, comme « chez moi », où le Front de Gauche risque de perdre le département. Marine Le Pen et son parti semblent au cœur de la campagne et certains accusent Manuel Valls d’avoir volontairement fait porter le débat sur le Front.

Alors, est-ce volontaire ? Cela fera-t-il monter le FN comme on nous le dit ou, au contraire, baisser, comme le disent les socialistes ?

A regarder la presse, ce matin, on avait l’impression d’assister un combat de coqs entre Manuel Valls et Nicolas Sarkozy. J’allais broder sur ce thème, dans mon billet, mais le premier ministre a lui-même déclaré : « Ce n'est pas un duel de personnes, ce n'est pas un duel de coqs à distance de quelques kilomètres. C'est un combat pour le pays. » A se demander si Manuel Valls ne se fait pas un malin plaisir à rabaisser l’ex. Il me fait un peu penser à Jacques Chirac, quand il avait sorti à Laurent Fabius : « Soyez gentil de me laisser parler et d'intervenir incessamment comme un roquet ! »

Et si le but du premier ministre était aussi d’empêcher Nicolas Sarkozy de parler, de le rabaisser au niveau d’un chef de parti type Caliméro, l’obligeant à des sorties comme celle du vote FN qui équivaut au vote PS, dans de la petite politique politicienne. L’ex a toujours refusé de débattre avec d’autres chefs de partis pour préserver sa stature. Manuel Valls ne serait-il pas en train de la casser ? Nicolas Sarkozy parait à la ramasser derrière Marine Le Pen, voulant absolument devenir le chef de l’opposition alors qu’elle est en passe de lui ravir le titre ? Pendant ce temps, Manuel Valls se pose comme le chef de la majorité…

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas : je sais qu’un blogueur de droite pourra effectivement faire le raisonnement inverse et expliquer que Nicolas Sarkozy arrive à faire sortir du bois Manuel Valls, réussissant à élever le débat au-dessus des partis, la droite contre la gauche. Et si, finalement, cette guerre des coqs n’arrangeait pas les deux éminences ? Et si ce n’était pas pour préfigurer la match de 2017 ? Les deux n’ont-ils pas déjà fait une croix sur les élections départementale, scrutin inutile au vu de l’abstention qui devrait dépasser 60%...

Pourquoi Nicolas Sarkozy est-il allé soutenir Georges Tron qui est mis en examen dans une histoire de viol, sous le regard bienveillant de Serge Dassault alors que ce dernier fait la une de la presse ? A-t-il perdu la main ou met-il son parti en roue libre jusqu’à la création du nouveau, Les Républicains ? Belle trouvaille, ce nom… Aux élections suivantes, nous auront les Républicains contre les autres…  Et s’il n’arrangeait pas Manuel Valls, lui qui a rêvé de changer le nom de son propre parti ? N’assiste-t-on pas à une tentative conjointe de rebipolariser la scène politique française ? L’opposition contre la majorité et vice versa.

Ainsi, ces départementales entraînent plus de question de ma part que de réponses. Après le dépouillement, des seconds couteaux viendront faire des déclarations à la mords-moi-le-nœud devant les caméras. C’est un choc, le premier parti de France est l’abstention, c’est un message que doit comprendre le gouvernement et toutes ces conneries qu’on entend à chaque fois.

Ca me fatigue déjà.


06 mars 2015

Qui de la fausse droite ?

Monsieur Treize se demandant ce qu'il fout sur un blog.
Koltchak, me fait rire, parfois. C’est un blogueur réactionnaire, donc à la droite de la droite. En commentaire à mon dernier billet, il dit : « Il y a des pays européen où la droite existe, mais en France, la droite est morte depuis très longtemps. Oh, il y a bien des machins qui tentent de donner le change, mais aujourd'hui cela ne trompe plus grand monde. D'où le succès actuel du FN, qui compte tenu de son programme et du niveau de ses candidats, ne pourra que les décevoir à son tour. » La vraie droite dit que la droite n’est pas à droite. D’un autre côté, la vraie gauche dit que la gauche n’est pas à gauche.

D’un autre côté (on a beaucoup de côtés, aujourd’hui, c’est normal, on parle de droite et de gauche), il m’arrive de dire que la vraie gauche n’est pas à gauche. C’est vrai, quoi ! Des gens qui proposent d’emprunter plus, donc de donner du pognon à des prêteurs privés, pour relancer ou qui défendent le port du voile donc une religion me paraissent éminemment suspects. D’un autre côté (on est à quatre, heureusement que les centristes ferment leurs gueules, ça nous en ferait cinq), le programme du Front National ne serait pas spécialement renié par les communistes des années 70.

C’est le bordel. Reconnaissons-le.

Dans le billet en question, j’évoquais Alain Juppé qui s’est déclaré pour l’autorisation du port du voile à l’école ou contre l’interdiction ce qui revient au même, convenons-en. C’est évidemment une posture politique. Tout comme la mienne, quand je me déclare opposé au voile. En vérité, en vérité, je vous le dis, je me fous totalement de la religion et de ses signes ostentatoires. A la limite, je pourrais défendre le voile : c’est très pratique pour se moucher quand on est tassés dans le métro et que la dame devant à un voile.

Des commentateurs s’engueulent. Didier Goux et Captain Haka. Je dis qu’ils s’engueulent, c’est pour mettre un peu de piment.

La stratégie d’Alain Juppé va-t-elle lui être bénéfique ? Là est la question. Imaginons qu’il soit le candidat de l’UMP à la présidentielle et soit opposé, au second tour, à Marine Le Pen ou à François Hollande. Il est à peu près sûr de gagner (tout comme Balladur et Jospin étaient sûrs de gagner en 1995 et 2002, j’entends… Tout peut arriver). Disons qu’il a plus de chance de gagner face à François Hollande que Nicolas Sarkozy. Face à Marine Le Pen, c’est plus compliqué : les électeurs de gauche auront un réflexe « républicain » et iront voter pour éjecter le Front National. Par contre, ces électeurs de gauche auront évidemment moins de mal à voter pour Alain Juppé

Mais prenons les choses dans l’ordre et commençons par la primaire de l’UMP. Alain Juppé a-t-il une chance de l’emporter face à Nicolas Sarkozy et aux autres rigoles ? J’aime bien ces billets en mode « Madame Soleil » mais on n’est pas sûrs, à ce stade, qu’ils y participent. Par exemple, il est possible que Nicolas Sarkozy refuse d’aller au combat s’il n’est pas sûr de gagner, il serait totalement ridiculisé pour sa fin de carrière…

Nicolas Sarkozy a annoncé les grandes lignes de son projet. Il semble avoir perdu la main mais ce n’est qu’une opinion personnelle : je ne suis pas très bien placé pour donner mon avis. Les sondages sont mauvais, les sympathisants UMP rejettent la plupart des mesures sauf la défiscalisation des heures supplémentaires mais je doute que ces dernières soient vraiment un facteur de décision (le contexte n’est pas le même qu’en 2008, les électeurs sont toujours d’accord pour gagner du pognon mais leur sécurité « sociale » et celle de leurs proches pourrait devenir plus important que d’accord plus de pognon à ceux qui ont la chance d’avoir beaucoup de boulot).

Il reste favori pour cette primaire, dans les sondages, mais il continue à baisser. C’est ballot. Il apparaitra rapidement (et je reste en mode « Madame Soleil », les sondages se plantent souvent…) aux électeurs qu’Alain Juppé est le plus apte à gagner le second tour. Il reste évidemment à savoir pourquoi ils vont aller voter : pour un candidat ou un programme ? Si Alain Juppé est bien dans une posture, ce que j’espère (mon dieu, le voile à l’université…), c’est évidemment pour faire plus consensuel, plus rassembleur, plus calme… Il dessine le contraire de Nicolas Sarkozy.

Et nous en arrivons surtout au débat entre Didier Goux et Captain Haka dont au sujet duquel je parlais auparavant plus tôt. La question est : pour qui voteront plus facilement les électeurs de droite au premier tour, Marine Le Pen, Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy ? J’écarte de ma question les réactionnaires qui ne peuvent pas blairer les deux derniers voire les trois premiers : ils voteront Marine Le Pen plus facilement. J’écarte également les centristes. Il me parait à peu près certains qu’ils se rangeraient plus facilement derrière le maire de Bordeaux. Occupons-nous des autres…

Mais, avant cela, je vais répondre à une question qu’on ne m’a pas posée mais qui aura le mérite d’éclaircir le débat. Les réactionnaires disent fréquemment que Juppé est le candidat de droite préféré de la gauche. Ce n’est pas totalement exact : si on avait le choix entre lui et l’ex, on le choisirait lui. Par contre, mon candidat préféré est largement Nicolas Sarkozy. Outre que cela nous rappellera le bon vieux temps, il me parait beaucoup plus facile à battre par un candidat socdem. Pour le reste, si Alain Juppé vient au pouvoir, il sera obligé de monter un gouvernement et on se retrouvera avec des NKM, Pécresse et autres Bertrand. Or, il n’y a que deux types que je supporte, à droite, Juppé et Baroin… Ou alors quelques gonzesses, mais ça devient sexuel.

Quelle était la question ?

Ah ! Oui ! Au premier tour, en 2017, il est probable que cela soit le bordel à gauche mais que, finalement, Hollande ou Valls pourraient être des candidats faisant l’unanimité « au centre gauche » vu que les autres seront encore plus à la ramasse, selon Madame Soleil. Il pourrait donc très bien faire 25% au premier tour, comme tous les candidats socialistes depuis belle lurette sauf ce brave Jospin en 2002. Le candidat de droite qui fera 25% sera au second tour (ne pinaillez pas pour un ou deux points ni même cinq : je n’ai pas que ça à foutre).  Le combat de l’UMP est donc de piquer des voix au Front National…

Je reprends : si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle, même avec la théorie du genre, et qui de Nicolas Sarkozy ou d’Alain Juppé raflera le plus de voix des électeurs de droite ? Du moins, de ceux qui votent traditionnellement à droite.

Vous avez deux heures.

J’ai mon idée, mais… J’ajoute néanmoins un élément. Je pense qu’ils diront à Nicolas Sarkozy : hé ho mon garçon t’es bien mignon mais tu nous as déjà fait le coup deux fois de chercher des voix à la droite de la droite et on a vu ce que ça donne.


07 février 2015

Chassé-croisé dans l'ascenseur politique

Presque absent de l'actualité politique (si tant est qu'on peut y être présent...) de la semaine à cause du travail et de l'espèce de grippe qui me terrasse (de bistro), je profite du week-end pour rattraper mon retard et je suis amusé par la position dominante sur le web : Hollande monte et Sarkozy descend.

Notre bon actuel président semble avoir enfin accédé à la présidence de la République. Il est amusant de voir les blogueurs de droite voire de la vraie gauche penser qu'il abuse des dramatiques événements du début de l'année alors que les mêmes se foutent de la gueule de son cabinet suite à l'article du Nouvel Obs au sujet de la « jeune garde » avec les photos des jeunes loups.

Alors, j'ai lu l'article (ce que n'ont pas fait les andouilles qui ont fait le buzz). Il nous explique que François Hollande a remplacé des vieux crabes, dont certains issus de la promotion Voltaire, au profit de jeunes talents, totalement à son service parce que leur carrière est devant eux, avec une confiance réciproque totale pour différentes raisons, une sorte de paternalisme (j'espère que ce n'est pas de la pédophilie, hein !). Ceci explique le changement de communication de pépère.

L'article est totalement positif pour la présidence et les jeunes en question. Faire un buzz négatif est franchement crétin. Cela étant, qu'un article du Nouvel Obs au sujet d'une présidence socialiste soit positif...

Mais c'est bien la chute de Nicolas Sarkozy qui est surprenante, la défaite à la partielle, la position tordue qui s'en suit, le voyage à Abu Dhabi pour une conférence,... Je suppose que vous avez lu la presse avant moi.

Le soir de l'annonce de la position de l'UMP, j'en ai fait un rapide billet, un peu en colère. J'ai utilisé des mots forts sans donner d'explication. Il apparaissait ce soir là que Nicolas Sarkozy avait une position opposée à celle de son parti pour montrer qu'il était le gentil face au méchant. Je trouvais ça abject, ce qui a provoqué le billet, mais c'était compter sans un détail : on s'en fout à peu près autant que de la première fois où on a joué à touche pipi à l'adolescence, sous la tente, avec les copains. Sauf que ça ne dure qu'un temps, avant une réorientation radicale.

Il y a dans cette histoire deux erreurs : Nicolas Sarkozy a montré qu'il n'était pas vraiment le chef de l'UMP... et l'UMP a montré qu'elle n'avait pas de chef. C'est quand même facile de dire « à l'issue du débat, nous avons unanimement conclu que... » (quelle que soit la position).

La deuxième est électorale. L'UMP aurait du dire franchement que la seule manière de faire barrage au FN, c'était de voter pour le socialo. J'ai bien dit que c'est une erreur électorale, le reste, le Front Républicain, ce que doit faire la droite, les aspects moraux,... ne me regardent pas. Je ne suis pas à l'UMP.

Avec ce « ni ni », l'UMP a mis le FN dans le même sac que le PS. Ce sac est celui des partis capables de gouverner, d'accéder au pouvoir national ou local. Ils viennent de dire : « électeurs de droite, vous pouvez voter pour le FN » sous-entendu : « ce n'est plus la peine de voter pour nous ». Et ce pauvre Nicolas Sarkozy ajoutant qu'il n'était plus exclu de voir le Front National arriver aux responsabilités.

Le tout à quelques semaines d'une importante échéance électorale où cette configuration (le PS, l'UMP et le FN en tête, avec quelques primaires en vue) devrait ce généraliser, sans compter les régionales, à la fin de l'année qui seront primordiales.

La loose. 

J'invite les socialos à refuser tout Front Républicain pour les départementales. L'UMP a depuis longtemps "rompu la digue", il y a eu le discours de Grenoble et tout ça et il y aura des accords entre l'UMP et le FN à l'initiative de l'UMP car le FN devrait refuser pour ne pas se dissoudre dans la droite. Laissons Nicolas Sarkozy et son parti se débrouiller.


02 décembre 2014

Que faire de Nicolas Sarkozy ?

Dans une tribune, le rédacteur en chef de Rue 89 se pose des questions suite au retour de Nicolas Sarkozy : comment en parler sans en faire de la publicité alors que « une des forces de Nicolas Sarkozy résidait précisément dans l’entretien d’un bruit permanent qui capte l’attention et la détourne du reste ».

Allez le lire ! J’en viens directement à la conclusion que je vais pomper honteusement.

« Alors, il nous reste à faire de Nicolas Sarkozy un sujet comme un autre. Il faut « désarkozyser » Sarkozy. Faire une sorte de travail mental consistant à le débarrasser chaque jour de tout ce qu’on a mis en lui depuis des années (le stratège, le Tigre, le facho, le copain des riches, l’inculte, etc.). Résister quotidiennement à l’agacement, à l’indignation vaine, à l’effarement, à l’impression qu’il se passe quelque chose, à l’envie qu’il se passe quelque chose, au papier qui fait cliquer. Il va falloir le réduire à ce qu’il est.

Ça va être dur. On va avoir besoin d’aide. »

Je veux bien aider, si ça peut rendre service, mais je ne suis pas d’accord. Pas du tout.

Tout d’abord, mon blog étant très peu lu, je peux bien raconter toutes les âneries que l’on veut, il n’y aura aucun impact sur les urnes. Et sans vouloir dénigrer Rue 89, ce n’est pas son audience qui empêchera l’électeur de faire des conneries. Alors, disons-le de manière plus correcte : nous avons des médias politiques qui sont lus par des individus avec déjà une forte conscience politique, notre résultat n’est que marginal auprès de nos lecteurs.

Mais, surtout, c’est principalement le rejet de Nicolas Sarkozy par les électeurs qui causera sa perte. En revenant si tôt, il a fait ce que je crois être une grossière erreur : il se met en premier plan et on ne parle que de lui dans les médias. Les braves gens vont être saturés.

Et la seule action que l’on peut avoir en tant qu’opposant à ce gars est d’amplifier l’énervement qu’il peut provoquer et cela ne peut être fait que par des médias engagés à gauche dont, d’une manière collective, les blogs.

Il faut taper, taper, taper,… Il ne faut pas « désarkozyser » Nicolas Sarkozy mais le « sursarkozyser ».


Hop ! Au boulot ! 

02 octobre 2014

Keskidy Sarkozy ?

Nicolas Sarkozy a encore parlé. On ne s’en lasse pas, ça nous permet de faire des billets de blog sans avoir à chercher du bien à dire du gouvernement ce qui est parfois fatigant. Cette fois, c’est dans le Figaro qu’il parle. Il est sûr d’y trouver des journalistes encore plus complaisants que dans l’honorable maison du service public de l’audiovisuel qu’est France 2. Il est sûr de s’adresser à un public de droite. Mais le Figaro est en vente libre.

A propos du rapport droite – gauche, le monsieur nous dit : « Je ne partage pas cette conception d'une France divisée en cases et en camps! Je ne crois pas, je n'ai jamais cru, aux frontières infranchissables ni aux fossés idéologiques. » Rassurez-vous ! Tous ceux qui nient l’existence de l’auguste clivage sont des gens de droite.

Ensuite, il nous dit qu’il veut rassembler la France qui est plus divisée qu’elle ne l’a jamais été. Je pense que le monsieur était un peu isolé entre 2007 et 2012 et n’a pas vu la France. Elle est parfaitement unie, aujourd’hui : tous contre Hollande.

Ensuite, il nous dit, le monsieur, qu’il va construire une nouvelle formation large pour répondre au sectarisme du gouvernement. Notez bien l’invective habituelle de la droite : ce sont les autres qui sont sectaires. C’est une constante. Tant pis s’ils ne peuvent pas supporter les homosexuels, les musulmans, ceux qui ont du poil dans les oreilles ou une petite bite. Ce sont les autres qui sont sectaires. Vous pouvez prendre des notes pour ne pas oublier.

Vous vous rendez compte que je suis en train de lire une interview de Nicolas Sarkozy uniquement pour vous faire plaisir. Vous pourriez au moins m’offrir un léger rafraîchissement, par exemple une boisson à base de céréales un peu fermentées, enrichi d’une dose d’houblon pour l’amertume et la conservation !

Continuons ! « Le référendum, c'est le meilleur moyen pour répondre à la méfiance abyssale que nos concitoyens entretiennent à l'égard de la parole publique. » Ah ! Le referendum. Le sommet de la démagogie avec la sixième République. Le truc pour faire croire que l’on va sortir de la crise économique en changeant les institutions et en donnant la parole au peuple. Etes-vous pour ou contre une suppression des impôts ? Faut-il trouver une solution pour guérir le cancer, le sida et la chaude-lance ? La guerre est-elle bonne ? Raffarin est-il trop gros ? Il a de ces idées le monsieur. L’art de dire au peuple : je n’ai rien à vous proposer mais vous pourrez choisir.

« Ensuite, chacun comprend que tous les sujets ne se prêtent pas à référendum. Il faut que la question soit simple, que les citoyens puissent y répondre par oui ou par non. » Le monsieur veut-il dire que les électeurs sont cons ?

« La Constitution européenne et ses 448 articles ne se prêtaient nullement à une réponse binaire. » Ah ! Si Chirac avait organisé le referendum de 2005, c’est parce qu’il était gâteux ? Ainsi, ce qui concerne la souveraineté de la France ne doit pas être soumis au peuple mais les autres conneries, si ! Bravo…

Ensuite, il parle de son projet. Il dit qu’on paye trop d’impôt et qu’il faut les diminuer. Faut-il rappeler tous les jours que la dernière mesure importante qu’il a pu prendre est une forte hausse de la TVA, annulée ensuite par la gauche ?

Ensuite, le monsieur évoque l’ISF. Il veut le « désidéologiser. »  Il pose alors la question. Est-ce qu’il nuit à l’emploi et à la croissance. Il apporte de la réponse « Tout observateur de bon sens ne peut répondre que par l'affirmative. » Ah ! Ce n’est pas idéologique. Il faut taxer les pauvres consommateurs à la place pour relancer la croissance ?

Il poursuit avec sa volonté de torpiller les 35 et de remettre la défiscalisation des heures supplémentaires, la mesure la plus injuste qui puisse exister et qui a prouvé qu’elle n’était pas efficace…

Après, il s’en prend au fonctionnaire : il faut en supprimer et faire travailler plus ceux qui restent en les payant plus cher. Il peut m’expliquer comment il va faire des économies ainsi ? Autant d’heures travaillées au total avec moins de monde, compte tenu des heures supplémentaires, ça pourrait même faire une augmentation du coût total de la fonction publique…

Il veut créer un contrat de travail de 5 ans pour la fonction publique. Vous avez bien lu. L’Etat aurait le droit de faire des CDD de cinq ans…

Peu après, il met l’échec du RSA sur le dos de Martin Hirsch. C’est osé.

A propos des allocations, justement, il veut faire un referendum : « Bien sûr. La question pourrait être posée ainsi: est-ce que toute allocation, doit avoir comme contrepartie une activité? Pour moi la réponse est oui. » Ah ! Un chômeur qui ne travaille pas ne sera pas indemnisé. C’est con mais c’est s’il travaille, il n’est plus chômeur.

A propos de mariage pour tous, il sort un nombre d’âneries, le monsieur, puis dit : « Pour le moins, je considère qu'il faudra inscrire dans la Constitution des verrous juridiques pour réserver la PMA (procréation médicale assistée) aux couples hétérosexuels infertiles et interdire complètement la GPA (gestation pour autrui). » Insérer ça dans la Constitution est évidemment du grand guignol. Est-ce qu’il ne pourrait pas arrêter de jouer avec et se dire que s’il peut modifier la Constitution dans un sens, d’autres pourront la modifier à leur guise ! Il n’a aucun respect pour les institutions ou quoi ?

A propos du gaz de Schiste : « nous importons du gaz, il serait bien meilleur pour l'économie et l'emploi de pouvoir en produire nous-mêmes, si nous pouvons le faire proprement ! » Encore un bel exemple de démagogie : on sait qu’il n’est pas possible de le faire proprement. On peut négocier sur le niveau des dégâts à apporter mais pas sur leur existence.

 J'ai tout lu. Je vais arrêter mes commentaires ici.

Il est clair qu'il s'adresse aux lecteurs du Figaro. Ca en rend la lecture de l'article amusante. Par exemple, il prend très peu de recul sur le temps qu'il a passé au gouvernement et sur le fait que la situation du pays soit, pour partie (on ne va pas polémiquer), de sont fait.

Alors il tape sur Hollande. Il a raison : il fera un parfait chef de l'opposition. Parfois, on croit lire du François Bayrou. Genre : il faut rassembler.

Les Français ne sont probablement pas d'accord pour une telle ligne. Pourtant, il avait réussi à rassembler contre lui...

12 septembre 2014

Vers une fusion UMP - UDI ?

Logo d'entreprise honteusement récupéré par un blogueur abruti.
Il parait que Nicolas Sarkozy veut fusionner l’UMP et l’UDI comme si, s’il est élu président de l’UMP, il aura le moindre pouvoir sur l’autre parti. D’ailleurs, les dirigeants de ce parti commencent à ronchonner.

L’idée d’une primaire entre les partis de droite et de centre-droit a un sens d’autant que le centre droit n’a pas de figure emblématique, à part François Bayrou mais qui n’est pas à l’UDI, de faire un score mémorable, surtout si Jean-Louis Borloo ne revient pas. Présenter un candidat qui ferait 4% au premier tour reviendrait à enterrer ce parti. Les récents sondages donnant le candidat du PS absent au second tour n’ont aucun sens : l’absence du candidat de la droite de gouvernement au second n’est pas une hypothèse à exclure compte tenu de la force du Front National, une candidature unique ce cette droite a donc un sens.

Nicolas Sarkozy ne regarde pas assez dans le rétroviseur. En 1995, Jacques Chirac a gagné l’élection qu’il était sûr de perdre alors qu’il y avait bien une division au sein de la droite avec deux grands partis et deux candidats importants (issus de la même formation, mais un était plus soutenu par les centristes).

En 2002, l’UMP a été créée, en tant que fusion de la droite et du centre droit. La victoire de son candidat n’est due qu’au hasard (ou du moins, au fait que Lionel Jospin ait oublié le premier tour dans sa campagne). En 2007, Nicolas Sarkozy a eu sa victoire avec un centre droit très fort. En 2012, il a perdu alors que le centre droit était faible. Je ne vais pas remonter plus haut et chacun pourra interpréter les résultats comme il l’entend.

Il me parait à peu près évident que chaque formation politique doit occuper son espace politique, les partis devant travailler intelligemment entre eux… Le phénomène est d’ailleurs le même à gauche : elle ne remporte les élections nationales que quand il y a deux partis forts en son sein (et pas plus de deux : voir 2002). Un candidat de gauche ne peut arriver au pouvoir que s’il y a au moins deux candidats de gauche à plus de 10%.

Par ailleurs, depuis la création de l’UMP, ce parti a perdu à peu près toutes les élections locales tant qu’il était au pouvoir…

Cela étant, faites comme vous voulez, hein !


J’aime bien ces tambouilles électorales vu que tout le monde se plante, généralement…

09 septembre 2014

Du mouvement à l'UMP ?

Nicolas Sarkozy a pris sa décision, il parait. Il sera candidat à la présidence de l’UMP. Les autres candidats, comme Hervé Mariton et Bruno Le Maire, peuvent aller se rhabiller. C’est con : j’étais près à soutenir M. Mariton, non pas parce qu’il ne dit pas que des conneries quand il n’est pas dans son rôle d’affreux réactionnaire mais parce qu’il est abonné à mon compte Twitter. C’est le seul cadre de l’UMP. Par contre, j’ai Alain Lambert et François Bayrou, en stock, mais pour Lambert, c’est pour raconter des conneries. Mais je suis hors sujet.

Il parait que Nicolas Sarkozy va changer le nom du parti, y remettre de l’ordre, rétablir les comptes et tout ça. En fait, il va en faire une machine à gagner la présidentielle. La primaire ne va être qu’une formalité, pense-t-il, mais il faut toujours se méfier avec ce genre de pronostic !

Libération fait sa une sur le retour aux affaires de Nicolas Sarkozy, avec la dernière qui vient d’éclore, sans compter le sondage a priori bidon pour faire croire qu’il est le seul à pouvoir battre Marine Le Pen au second tour… Jean-François Copé vient d’annoncer son ralliement ou, plutôt, d’appeler ses supporters de soutenir l’ancien président.  Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle pour ce dernier.

Pendant deux ans, on va assister à un combat entre François Fillon et Nicolas Sarkozy. Je ne crois pas qu’Alain Juppé ira jusqu’au bout.

Quant à Bruno Lemaire et Hervé Mariton, ils semblent bien s’amuser. Bruno Le Maire a écrit dans un bouquin en 2004 : « Je me laissais envahir par la chaleur du bain, la lumière de la lagune qui venait flotter sur les glaces de la porte, le savon de thé vert, et la main de Pauline qui me caressait doucement le sexe. » Mon follower a déclaré récemment : « Moi, dans mes livres, je ne raconte pas comment ma femme me caresse le sexe. Je présente un réel projet. »

C’est dommage : il vendrait plus.




09 juillet 2014

UMP : le naufrage continue

« Faisons peut-être confiance à la jeune génération pour reconstruire l’UMP. C’était la proposition de François Fillon: qu’il y ait un président qui prépare un projet, qui tourne la page du passé, on a commencé avec l’audit hier soir, qui reconstruise, qui prépare les primaires. » Voila ce qu’a déclaré Eric Ciotti et c’était un peu le sens de mon billet d’hier bien que je n’ai pas grand-chose à cirer de ce parti. Il a surtout lancé des salves contre Jean-François Copé et l’a appelé à un peu plus de décence et en le désignant explicitement comme étant le responsable du bordel à l’UMP.

Ce matin, c’est Rachida Dati qui s’est énervée dans Twitter contre François Fillon et Alain Juppé suite aux révélations la concernant parue dans le Canard Enchaîné. Depuis, c’est Nadine Morano qui s’y colle : « L'Ump c'est comme la déculottée du Brésil sauf que c'est nous qui marquons contre notre propre camp. Une gaulliste écœurée. » « Pourquoi cible-t-on Rachida Dati aujourd'hui? On observe une charge contre les soutiens de N Sarkozy » « A l'UMP, nous avons besoin d'un ordre du jour pas uniquement concentré sur les problèmes internes. »

Rachida Dati et Nadine Morano, des « créations » de Nicolas Sarkozy, se rendent-elles compte qu’elles sont foutues si Jean-François Copé et l’ancien président ne peuvent pas revenir ? Et qu'ils ne reviendront pas.

Nous pouvons les féliciter pour leur soutien inconditionnel mais, à un moment, il faut se rendre compte que couler avec le navire ne sert pas à grand-chose.

08 juillet 2014

Nicolas Sarkozy - le plébiscite à l'UMP

FCB avoue dans son billet de blog du jour qu’il ne comprend pas qu’une majorité de militants UMP veut le retour de Nicolas Sarkozy (voir ce sondage). Je ne comprends pas non plus mais je vais tenter de répondre quand même. Tant pis pour lui.

Tout d’abord, ils sont persuadés que seul Nicolas Sarkozy peut faire gagner la droite aux prochaines élections. Nous sommes persuadés du contraire. Il y a donc quelqu’un qui se trompe. Comme disait FalconHill, d’autres militants d’autres partis ont fait des erreurs auparavant…

Les militants UMP veulent un parti politique qui se transforme en machin à gagner les élections et pensent que seul Nicolas Sarkozy peut le faire, comme il l’avait fait en 2007. Ils sont fatigués des errements et querelles internes à la droite, qui durent depuis près de 40 ans avec les bisbilles entre Chirac et Giscard… Ils pensent que seul Nicolas Sarkozy peut avoir un parti politique en ordre derrière lui.

Pour se trouver un candidat, enfin, ils procèdent par élimination.

Alain Juppé : trop âgé, pas la niaque pour se lancer dans la bataille, pas assez « à droite » pour attirer les voix bien à droite. Il passerait peut-être sans encombre le second tour mais y arriverait-il ?

François Fillon : trop mou, pas assez bien vu des Français, trop empêtré dans cette guerre des chefs à l’UMP.

Je ne vais pas prendre la liste complète des membres du bureau national mais tous les autres font office de second couteau.

Les militants UMP n’ont plus que Nicolas Sarkozy. C’est un candidat par défaut. Il suffit de lire les blogs de droite et les commentaires pour s’en rendre compte. C’est du genre : puisqu’il faut choisir, cela ne peut être que lui.

Ca nous semble évidemment être une erreur, pour les raisons cités par FCB (je vais en ajouter une : Nicolas Sarkozy a transformé l’UMP en désert idéologique), mais ils n’ont pas d’autre choix, à l’heure actuelle, en répondant à un sondage.

Le problème est que la question n’a pas à être posée dans ces termes. D’une part, nous ne sommes pas de droite et nous ne pouvons pas dire aux militants de droite ce qui est bon pour eux sauf pour nous foutre de leur gueule, ce que l’on fait volontiers. D’autre part, si on regarde les sondages en 2009 pour la présidentielle, Nicolas Sarkozy était donné largement vainqueur. Ce n’est qu’à partir de 2010 que les candidats potentiels du PS lui sont passés devant. Pour se fixer pour la prochaine présidentielle, c’est donc dans un an qu’il faudra regarder les sondages.

Pour continuer à répondre à FCB, il faut admettre que Nicolas Sarkozy a été le pire président de la Cinquième. François Hollande pourra le battre sur ce registre, mais il n’a pas eu le temps de faire assez de conneries. Donc, il n’est pas raisonnable d’espérer son retour en observant son bilan. Il n’empêche que nous avons passé tellement de temps à le haïr, dans les réseaux sociaux, comme nous avons haï, ailleurs, d’autres présidents (je me rappelle en 81, j’avais 15 ans, on voulait le départ de Giscard), que nous voulons la chute de Nicolas Sarkozy tout comme les gens dans des blogs de droite qui veulent la chute de François Hollande, en accordant un peu trop d’importance à ce qui pourrait le faire tomber, notamment les déboires de l’UMP.

C’est d’ailleurs très drôle de voir le parti adverse dans la mélasse. Ils vont s’en sortir. Ils vont tout mettre sur le dos de Jean-François Copé, probablement, parce qu’il n’y a pas beaucoup d’autre solution. C’est drôle mais grave « l’opposition républicaine » est moribonde.

Enfin, il faudrait voir le nombre de militants socialistes qui pensaient, en 2009, trois ans avant les élections, que François Hollande serait candidat puis élu. Qui aurait parié sur sa victoire ? Il faut les voir, cinq ans après, mais trois ans avant les prochaines élections, dire qu’ils ne voteront plus pour lui,… Moi-même, il arrive à me les brouter menu à l’occasion, lui ou Manuel Valls, d’ailleurs, voire tout le gouvernement.

Il n’empêche qu’il sera très probablement le candidat du Parti Socialiste pour la prochaine élection présidentielle sauf s’il ne se présente pas, hypothèse que j’ai déjà formulée car il sait qu’à part à l’issue d’une période de cohabitation, jamais aucun président n’a jamais gagné. Il n’y aura pas d’autre offre crédible à gauche, personne ne prendra le risque de voir deux partis de droite s’affronter au second tour, surtout si c’est Nicolas Sarkozy le candidat de l’UMP…

Il est fort probable que les militants UMP fassent la même erreur que les militants socialistes par le passé : être persuadé que Ségolène Royal puis Dominique Strauss-Kahn soient les meilleurs pour l’emporter.

Si Nicolas Sarkozy prend les rênes du parti, le culte de la personnalité va se développer, car il ne peut revenir que pour être candidat en 2017, tout le monde va se focaliser sur lui pendant trois ans. Et Marine Le Pen sera au second tour face à François Hollande parce que les militants étaient persuadés savoir mieux que les autres ce qui est bien pour eux, ce qui est la moindre des choses.

En 2009, François Hollande courrait les routes de France pour présenter son « rêve Français » pendant que les militants Ségoliste et Aubryistes se foutaient sur la tronche.

07 juillet 2014

RIP l'UMP

L’UMP est à terre, permettant ainsi aux blogueurs politiques d’enfiler les billets sans trop se fatiguer après une longue journée de travail. Je ne sais plus quelle est la dernière information qui nous est parvenue. Peut-être l’enquête préliminaire ouverte pour le paiement par l’UMP d’une amende adressée à Nicolas Sarkozy ?



Christian Estrosi a annoncé que le parti était déjà mort.

Amen.

04 juillet 2014

Les fondements de la République atteints

Selon Le Lab, le président du Conseil Constitutionnel, Jean-Louis Debré, a sérieusement corrigé Nicolas Sarkozy au cours d’une interview, ce matin. Extrait : « Faisons attention, la République c'est un rêve d'avenir partagé. Ce rêve d'avenir partagé, il est vivant s'il y a une justice qui est respectée et qui reste digne. Quand des responsables politiques commencent, à droite ou à gauche, à s'en prendre aux juges, c'est un des fondements du vivre ensemble, de la République qui est atteint. [...] On peut contester ce qui vous est reproché, on ne conteste pas les fondements de la justice, parce qu'à ce moment-là on conteste la République. »

Je me fous totalement des relations personnelles que peuvent avoir les deux hommes mais, en l’occurrence, il a parfaitement raison : les personnalités politiques de premier plan, visant les plus hautes fonctions, ne devraient pas remettre en cause l’impartialité des institutions judiciaires.

J’ai un copain éducateur qui s’occupe de mômes en difficulté, imaginez qu’ils regardent la télé, y voient l’ex sortir ses jérémiades. S’ils sont eux-mêmes inquiétés par la justice – et c’est le cas – ils vont répondre quoi ? « Ben, m’sieur, Sarko a dit que la justice trichait ». Un fondement du vivre ensemble et de la République qui se casse la gueule. Et les réacs vont encore nous parler d’éducation…

Ce qui nous amène a Christian Estrosi. Il a refusé d’annuler son arrêté « anti drapeaux » bien qu’il soit illégal. Bravo l’exemple ! Et dans son argumentaire, il utilise presque les mêmes mots que Nicolas Sarkozy en mettant la déclaration d’illégalité de l’arrêté sur le compte d’une justice aux ordres du gouvernement, sans même se demander, d’ailleurs, ce que le gouvernement peut bien avoir à foutre d’un tel truc.

Ce type se permet de sortir des textes qui sont contraire au droit mais qu’il a pondu uniquement en réaction aux agitations des Algériens pas fins après leurs matchs ! Et ensuite, il conteste les décisions de justice.

Il faudrait faire une loi pour exiger l’inéligibilité de ces lascars… Voire foutre en taule tous les donneurs de leçons qui foutent en l’air la République.

Vive Jean-Louis Debré (quand il n'est pas ministre de l'intérieur...).