10 août 2022

Pour sauver la planète, méfions-nous de l'écologie !

 


On connait actuellement un été très chaud. Depuis la première phase de forte chaleur de l’année, en fait, on ne connait que peu de répit. En matière de réchauffement climatique, évoquer les expériences personnelles est souvent nuisibles mais, tout de même, la semaine dernière, en villégiature dans la vieille maison en Bretagne, je ne trouvais pas une pièce, à part le hall d’entrée (et la cave, je suppose) avec une température à moins de 26 degrés. C’est exceptionnel mais, en fin de compte, ce qu’il y a d’exceptionnel, cette année, c’est qu’on finit par se rendre compte que l’on n’aura plus d’été serein, que tous ressembleront à 1976 ou 2003… ou 2022… avec leurs lots d’incendies et de sécheresses…

Par rapport aux deux précédentes périodes dont je parlais, on a, en plus, les réseaux sociaux où il est de bon ton d’écrire des conneries et à dénoncer un peu tout. Savez-vous, par exemple, que la température moyenne, à Dubaï, en décembre, est de l’ordre de 20 degrés. On peut donc y mener des coupes du monde de foot dans un cadre bien plus chouette que dans les pays d’Europe en juillet. Mais il est de bon ton de dénoncer cette guignolerie en se trompant de sujet : ce n’est pas la climatisation des stades pendant les matches officiels qui va faire sombrer la planète…

 


Depuis quelques jours, c’est à la mode de dénoncer les milliardaires qui prennent des avions pour acheter des cigarettes et de montrer du doigt chaque dépense inutile d’énergie. Je ne prétends pas qu’il ne faut pas inciter chacun à la sobriété car il est évident que les gaz à effet de serre émis bêtement sont le cumul de ce qui est nécessaire pour satisfaire les besoins de chacun mais, à un moment donné, on finit par se tromper de combat. D’ailleurs, malgré des années de lutte, l’échec est complet : la température continue d’augmenter globalement. Le pire est que les avancées faites sont souvent démenties au bout de quelques années. Tiens ! Il nous a fallu remplacer les voitures essence par des voitures au gazole pour diminuer la pollution jusqu’à ce qu’on nous dise que c’était une erreur. On nous dit maintenant de passer à l’électrique mais différents signes montrent que la gestion de batteries serait une calamité pour le climat…

On ne croit plus en grand-chose mais les militants continuent à s’époumoner…

 


On peut aborder le sujet sous différents angles. Par exemple, on constate avec la guerre en Ukraine qu’on ne peut pas se passer du gaz Russe et les politiciens sont devenus la risée des écolos alors que ces derniers sont fautifs : s’ils n’avaient pas fait un barouf autour du nucléaire, pour qu’on ferme des centrales, qu’on consacre du budget au développement d’énergies alternatives plutôt qu’à l’entretien des centrales, nous n’aurions plus besoin du gaz russe et ces andouilles ouraliennes seraient bien obligés de mettre fin à une guerre stupide dans notre contexte de destruction imminente de la planète.

Le nucléaire, qui n’est évidemment pas sans reproche, permet de produire de l’énergie sans production de gaz à effet de serre. Nous pourrions aider les pays qui continuent à investir massivement dans les centrales à charbon (et côté « GES », croyez bien que c’est autre chose que les Falcon de nos milliardaires locaux) à acquérir des sources d’énergie propre, sans compter que nous pourrions faire des usines de désalinisation, transporter de l’eau dans des régions à fort besoin (pas si éloignées de nos océans si j’en crois la carte des incendies) et j’en passe.

 


Bien sûr, on ne sait pas quoi faire et on m’accusera volontiers de bavasser mais je continue à penser que les lascars qui insistent sur les solutions individuelles que l’on pourrait mettre en place au sein de chaque foyer de l’hexagone sont mortifères car ils détournent l’attention d’un problème mondial que notre petite politique ne pourra pas résoudre en dehors de nos domaines de compétence, comme le nucléaire…

Bien sûr, il faut pisser sous la douche mais je ne le fais pas en chantant la Marseillaise : je le fais depuis toujours vu que ça limite la consommation d’eau. Il n’empêche qu’il ne faudra pas plus de deux ou trois ans pour que je me décide à acheter un climatiseur…

 


Enfin, je me répète toujours mais il faut se méfier les mauvaises idées des écolos. Vous savez pourquoi on a encore un deuxième cétacé qui est venu se perdre dans la manche ? Vraisemblablement (et Google est votre ami), c’est à cause du bruit fait par une usine d’éoliennes…

En des années de combat, les écolos se sont toujours trompé ou, du moins, ils n'ont jamais rien gagné à part le fait que les partis de gauche tels que LFI ou le PS se revendiquent dorénavant écolo-socialistes ce qui ne veut rien dire mais c'est du greenwashing : ça fait joli sur les affiches.


Changeons.

09 août 2022

Fin d'opération

 


En fin de matinée, j’avais rendez-vous avec le chirurgien qui m’a opéré des poumons le mois dernier. Je l’aime bien, tout comme, d’ailleurs, celui qui m’avait opéré de l’aorte avec thoracotomie en décembre dernier et c’est loin d’être le cas pour d’autres médecins de l’hôpital. D’une manière générale, j’aime bien les toubibs qui nous ont réellement en charge, comme le pneumologue qui me suit et les quelques pontes que j’ai pu rencontrer pour ma maladie « nouvelle » du sang, le fameux SAPL. Leurs adjoints sont généralement assez sympathiques, aussi. Disons que tous ces braves gens, en plus de leurs caractères naturels, se rendent bien compte qu’ils sont importants pour les patients qui ne sont pas de simples clients. Ils ont de l’empathie mais je ne suis pas un blogueur littéraire capable de tout expliquer avec des mots.

 


Mon chirurgien va bien, je vous remercie de vous inquiéter. Il m’a trouvé en pleine forme même si je dois poursuivre les exercices respiratoires. Il a même dit que j’avais maigri. Comme quoi… Dans la salle d’attente, j’ai croisé un autre médecin, un jeune, bien moins capé, qui faisait mon suivi dans les derniers jours d’hospitalisation. Il m’a également trouvé aminci. Sauf s’il y a une épidémie de déficience visuelle, en chirurgie thoracique, à Cochin, c’est que j’ai réellement perdu du poids. On verra ça à la pesée, la semaine prochaine. D’ici là, je vais me goinfrer dans les bistros du coin… C’est d’ailleurs peut-être la preuve que le régime alimentaire que j’ai adopté, quand je suis en Bretagne, n’est pas mauvais !

A ce sujet, j’ai beaucoup diffusé de photos de bouffe sur instagram (et Facebook) pendant mon séjour pour montrer à mes abonnés à quel point c’est affligeant : les plats sont moches, peu variés, sans intérêt… Mon copain Gilles de Loudéac m’avait d’ailleurs fait une excellente réflexion, en commentaire : personne ne bouffe ainsi, chez lui, pourquoi les diététiciens hospitaliers se permettent-ils de telles âneries ? C’est vrai, quoi ! Qui va faire un « entrée, plat avec viande ou poisson plus légume, salade, fromage puis dessert » le soir ? Qui va servir des oranges, en juillet pour terminer un repas ? Qui va oser servir des nectarines et des abricots farineux en plein été alors qu’on aimerait bien une bonne pêche juteuse ? Ce n’est pas le sujet de mon billet mais la morosité des plateaux repas et, tout simplement, leur manque de fantaisie, participe à l’entretien d’un moral de chien quand vous êtes alités et maladif…

 

Alors aujourd’hui, j’ai un peu vidé mon sac lors de ma rencontre avec le chirurgien. Tout d’abord, j’avais été opéré des poumons le 5 avec l’ablation d’un lobe des poumons : en français, ça veut dire aussi que j’ai perdu 20% (en gros) de mes capacités respiratoires. Comme un service de chirurgie a-t-il pu me lâcher dans la nature le 13 juillet (comme s’ils faisaient tout pour avoir un long week-end pour le 14…) après moins d’une demi-heure de kiné ou de rééducation… ? Le chirurgien leur avait d’ailleurs dit, devant moi, qu’il fallait qu’on étudie, avant mon départ du service, la nécessité de me faire transiter par un service spécifique de « repos » en fonction de mon état. Pendant la première semaine après ma sortie, il fallait que je fasse deux pauses entre chez moi et le bistro (à 200 mètres). Il a fallu que je me fasse aider chez moi (et encore, ça va que j’ai assez d’oseille pour bouffer au resto).

Je lui ai rapidement parlé du reste. Tiens ! Le jeune dont je parlais, très sympa, n’était pas d’origine Française et ne maîtrisait pas la langue. Comment, dans ce cas, aurais-je pu négocier avec lui la nécessité qu’il me fasse une ordonnance, en sortant, pour des anticoagulants pour mon SAPL ?

 


Mais c’est à son imbécile de cheffe, que j’en veux, elle qui venait me voir tous les jours deux minutes en restant à la porte, en regardant ses papiers, ma tronche et la machine où aboutissait les drains et qui décidait de mon sort, jusqu’à la date de mon départ, sans jamais m’interroger, m’ausculter ou autre… Le 12, elle a juste dit « vous sortez demain ». Pendant ses visites, elle était souvent accompagnée de petits jeunes en blouse blanche. Ils n’avaient certainement pas le temps d’apprendre quoi que ce soit et j’avais furieusement l’impression d’être un cas ne présentant aucun intérêt.

Le pire est qu’ils étaient deux médecins ne parlant pas français ce qui fait que je n’ai pu parler de ma maladie avec personne pendant ces deux petites semaines, d’autant que les rares fois où j’ai vu des kinés, ils étaient également d’origine étrangère, sauf une jeune femme qui a pu m’expliquer les enjeux de la chose tout en refusant de passer plus d’une dizaine de minutes avec moi…

C’est une des infirmières avec qui j’avais sympathisé qui m’a finalement décidé à marcher dans l’enceinte de l’hôpital. C’est exemple même de la mère tape dur qui finit par se transformer en ange, pleine de compassion, de personnalisation des rapports…

Le pire venait souvent du « petit personnel ». Je me rappelle de cette bonne femme venue changer mes draps (c’était son seul boulot : faire la tournée des chambres, le matin, entre 10h et midi, pour changer les draps) qui m’avait engueulé parce que j’avais mouillé le sol (j’ai l’habitude de rincer le linge dans lequel j’ai transpiré avant de le ranger dans une valise pour plusieurs jours…) alors qu’il faisait 40 degrés et que ça allait être sec en quelques quarts d’heure. Qui est-elle, pour m’engueuler ? Pour me faire la moindre des remarques ? Pourquoi ce sentiment de supériorité uniquement parce que je suis le malade… On retrouvait ce sentiment chez les femmes livrant les repas (quand le service n’était pas fait directement par les infirmières), des espèces de furie qui débarquait en courant, sans même frapper, gueulant parce que votre tablette n’était pas entièrement libre pour le plateau repas et poussant tout ce qui s’y trouvait dans un coin, y compris les stocks de médicaments, les livres, le téléphone…

Ca n’aurait pas été plus simple un « bonjour, monsieur Jégou, je vais vous apporter votre repas, vous êtes prêt ? » ?

Les pires sont les espèces de bouledogue qui viennent « relever vos constantes » (quel nom idiot pour des paramètres tels que la température et la tension qui ne cessent de changer), parfois infirmières, parfois simples aides-soignantes. Rarement un mot sympathique, elles agissent par réflexe (à leur décharge, c’est un boulot routinier, mais il comprend quand même une nécessité de sympathie).

 


J’ai peu parlé des infirmières ou des infirmiers, souvent très sympas et attentionnés, les seuls avec les pontes dont je parlais au début, mais sombrant parfois dans la pire des routines…

08 août 2022

Pause de blog

 Je suis tombé sur une foule d’une personne se demandant pourquoi je ne bloguais plus depuis une petite paire de semaines et qui en tire une conclusion fausse sur ma vie privée. Cela montre une facette de la connerie humaine : les cons devraient se préoccuper de leurs fesses et pas inventer des raisons qui poussent certains à arrêter de bloguer surtout si ces raisons inventées sont personnelles. 

Tout d’abord, j’ai blogué à fond pendant plus de six mois « autour » de la dernière séquence électorale. Je crois que j’ai mérité un peu de repos d’autant que je suis à peu près le seul à avoir pondu autant. 

Ensuite, je suis en congés. En arrêt de travail pour être précis. Le reste du temps (depuis l’été dernier), je suis soit à l’hôpital (une dizaine de semaines) soit en télétravail. Dans ce dernier cas, je suis assis 9 ou 10 heures par jour devant mon PC. Je peux bien en consacrer une ou deux aux blogs et aux réseaux sociaux. Quand je suis au repos (congés ou arrêt) en Bretagne, je reste à faire la sieste ou à regarder des séries sur Netflix. Je n’ai même pas le temps de brancher le PC sauf pour lire le journal du vieux. 

Voilà. 

Je retourne pour une semaine de congés (arrêt de travail) à Paris. 

28 juillet 2022

En cravate, même sans pantalon !

 


Je me rends compte que je manque à tous mes devoirs puisque je n’ai pas donné mon avis sur la polémique à propos des tenues à l’Assemblée nationale. Il faut dire que je m’en contrepignole comme de la première fois où je n’ai pas pu mettre de costume pour aller au travail vu que j’avais trop grossi pour avoir assez de chemises propres à ma taille. Je me suis replié sur un modeste jean taille 50 (j’ai un gros ventre mais pas spécialement un gros cul) et un tee-shirt 6XL.

Il n’empêche que, pour ce boulot, je ne rencontre pas de client et, si je bosse dans des locaux très agréables au point de regretter d’être souvent en télétravail, ils ne sont pas très classieux.

Par contre, si je bossais dans un des palais de la République et si j’étais payé plus de 7000 euros par moi pour cela, je ferais un minimum d’effort, ne serait-ce que par respect pour les gens qui ont voté pour moi.

Dans ce débat à la con, je n’aime pas les positions tranchées de mes camarades des réseaux sociaux : si je m’en fous totalement de cette tenue, en fait, je ne pense pas que les députés – et, en l’occurrence, les députées – doivent se permettre de faire les cons. Je leur ferais par ailleurs remarquer que je n’ai pas vu Jean-Luc Mélenchon se prélasser sans une cravate (même s’il a souvent des vestes à chier).

Du respect, bordel !

 

Et je ne suis pas ici pour combattre LFI, je préfère d’autres terrains mais je pense que, un jour, les électeurs  vont se lasser de tous ces esclandres et que le bordel que foutent nos nouveaux élus, soit par leurs prises de positions, leurs tenues, leurs votes… vont finir par leur retomber sur la gueule.

C’est avec une franche bonne humeur que j’ai vu tourner sur internet la liste des députés de cette espèce de secte avec leurs professions respectives. Ils sont presque tous fonctionnaires, surtout enseignants, et personne n’a bossé dans le privé. Cela ne les empêche pas de donner des leçons en permanence sur le bon fonctionnement de l’économie…

Forcément, en plus, ces andouilles ne peuvent pas comprendre certaines opinions divergentes comme les miennes, libérales mais de gauche. Les salariés protégés, il faut l’appeler comme cela, ont beau jeu de défendre le droit du travail pour ceux qui ne sont pas concernés mais s’intéressent au bon fonctionnement de l’entreprise qui les emploie.

 

Alors mettez donc une cravate et rentrez dans le rang. Il y a d’excellentes choses à défendre comme cette augmentation des retraites qui a bien failli aboutir mais se heurte à un gouvernement complètement borné.

Je me demande si on a vraiment l'opposition qu'on mérite...

26 juillet 2022

Redevance et RSA

 


Dans la frénésie liée à la brièveté de la session parlementaire, les textes se suivent à l’Assemblée nationale et j’ai fini par arrêté de suivre. Notons que je suis parfaitement d’accord avec ce qui a concerné le RSA : il ressort de la solidarité nationale et doit être financé par l’Etat. Vous pouvez lire les archives de mon blog : j’ai toujours dit que Raffarin avait fait une grosse connerie en incluant ce machin dans sa contribution à la décentralisation. Le sujet est important : il faut décentraliser les centres de décision quand cela est nécessaire mais le faire pour d’autres machins qui dépendent exclusivement du budget de la nation est une grosse connerie. On n’en a pas parlé dans les médias, ces jours-ci : on a préféré rester dans une espèce de polémique au sujet des troupes d’Edouard Philippe qui ne suivaient pas celles d’Emmanuel Macron ce qui, au fond, n’a aucun intérêt.

L’autre sujet important de la fin de semaine était sans doute la suppression de la redevance télé. Encore une fois, vous pouvez suivre l’historique de mon blog, j’ai toujours été pour. J’ai vu récemment qu’un nouveau type m’avait classé dans les macronards dans Twitter. Il mérite sans doute des baffes : insulter les gens avec qui on n’est pas d’accord sans réfléchir est idiot. Au sujet de la redevance, j’étais peut-être déjà contre avant la naissance de Macron (j’abuse : je suis contre depuis seulement 35 ans, avant je ne la payais pas).

Les réactions de l’opposition sont délirantes et purement de principe. La suppression aurait pu venir d’un élu de gauche avec pour argument : « il est temps que l’audiovisuel public soit pérennisé et rentre enfin dans le budget de l’Etat et cesse de faire exception. »

Les propos qu’on a pu entendre sont grotesques : par exemple, j’ai lu, hier, un ancien ministre socialo qui disait qu’en supprimant le financement particulier, une simple loi permettrait d’affaiblir le service public. Je vais lui faire remarquer que la suppression de la redevance va se faire encore plus simplement, par un simple article dans la loi de rectification des finances ou un truc comme ça.

 

Il faut revenir à la base : la redevance a été créée il y a très longtemps et était destinée aux seuls propriétaires de radio qui finançaient ainsi le seul contenu qu’ils pouvaient avoir. On ne faisait pas payer à l’ensemble des Français un service public destiné aux plus riches mais il fallait bien que ce service soit financé. Donc : « tu achètes une radio, tu payes en plus une contribution annuelle pour avoir des choses à écouter. » Ca n’était pas idiot et c’était une autre époque. Depuis, la radio s’est démocratisée. La redevance a continué à payer un service public qui est par ailleurs devenu concurrentiel (on ne payait plus pour un contenu mais pour un contenu spécifique) et seule la possession d’un téléviseur a déterminé le paiement ce qui était, déjà, assez immoral !

C’est ainsi que l’audiovisuel public est devenu progressivement un service public au sens où tout le monde payait pour un contenu qui ne le regarde pas nécessairement. Dans la mesure où c’est un service public, il n’a plus besoin d’avoir une ressource spécifique.

Point barre. Son financement doit se rapprocher de celui des autres services et, à l’air du numérique, cela n’a plus de sens de viser une catégorie de la population pour obtenir du pognon. Un peu de logique, quand même.

On n’est pas là que pour jouer et pour faire opposition.


Et le fait qu'il s'agisse d'un service public qui doit être renforcé n'a rien à voir avec le mode de financement. Et quand je dis "doit être renforcé", c'est pour faire plaisir : je ne vois pas franchement pas pourquoi continuer à subventionner France 2 pour faire concurrence à TF1 et M6 à part pour Rolland Garros et le Tour de France, peut-être... Même Drucker est viré sur France 3.

22 juillet 2022

Un hémicycle de débutants

 


Avant d’aller prendre mon café au bistro du coin, j’hésitais entre deux thèmes pour mon billet du jour, les deux autour de la gauche la plus bête du monde (quand c’était la droite, j’étais moins gêné…) mais un troisième m’est arrivé sur les épaules. Et sur les vôtres, vu que cela va bien vous faire l’équivalent de trois feuillets A4 à lire, ne serait-ce qu’en diagonale le temps de trouver un commentaire intelligent à pondre.

Je vous raconte le premier. Depuis 2012, je suis inscrit dans les listes de diffusion du PS et leurs espèces de newsletter. Hier, j’ai reçu un mail avec différents sujets dont un : « le PS propose une augmentation des salaires. » Bravo les gars ! Quand je pense que personne n’y avait pensé auparavant alors que la solution salvatrice était à portée de nos yeux…

Le deuxième est plus lourd et je ne sais pas encore comment j’allais l’articuler mais force est de constater que, après une longue période électorale avec des résultats surprenants (l’absence de majorité absolue pour le président, la noyade des forces de gauche dans un mouvement mené par la gauche radicale, se retrouvant principale force d’opposition, la très bonne performance de l’extrême droite et tout ça), la situation politique n’est pas calmée : nous ne sommes pas entrés dans une routine.

 


La troisième synthétise un peu les deux autres, non pas pour le grand titre : « L'Assemblée nationale adopte largement le projet de loi pouvoir d'achat en première lecture. » Le fait que la Nupes – hors PS, majoritairement abstentionniste – a voté contre cette loi. Notons bien qu’il y a une raison valable de voter contre cette loi : les aspects liés aux primes « défiscalisés ». Tout salaire doit entrer dans la base des cotisations sociales et de la fiscalité. Point barre. Mais ce n’est pas du tout pour cela que les cocos, les écolos et les insoumis ont voté contre…

C’est un projet de loi « conjoncturel » pour faire faire face à une inflation que l’on peut espérer ponctuelle et qui contient un certain nombre de points pour aider les braves gens. Si on peut juger qu’ils sont insuffisants, cela ne justifie pas un vote contre. C’est même de la pure folie. Voter contre équivaut à voter contre des mesures qui auraient pu rendre un peu de pouvoir d’achat à nos citoyens.

Les écolos et les insoumis fanfaronnaient pour avoir réussi à faire voter la déconjugalisation de l’AAH sous la forme d’un amendement mais, en fin de compte, ils votent contre la loi qui le porte. Les forces de gauche ont donc voté contre la déconjugalisation de l’AAH.

Cela montre sans doute qu’ils n’ont aucun respect pour la démocratie mais aussi, très certainement, qu’ils n’ont rien compris à l’articulation de la loi, des institutions et tout ça. Au moins, les socialos se sont abstenus. Le diable est dans les détails mais pour que le pays avance, il faut respecter des règles.

Par exemple, ces zozos ont regretté que l’augmentation du SMIC ne soit pas inscrite dans le cadre de cette loi mais la loi (« en général »), qui ne date pas d’hier, dit que le niveau du SMIC n’est pas du ressort de la loi – et heureusement – mais du gouvernement (sous la forme de décrets), du moins pour ce qui concerne les « coups de pouce ». On peut trouver cela dommage, cela étant, mais on ne va pas remettre en cause des principes établis il y a des décennies sous prétexte de donner à une nouvelle formation politique l’occasion de faire du bruit à l’Assemblée.

C’est un peu comme l’AAH. J’ai fait, hier, un billet « interrogatif » car je ne connais pas le sujet mais les évolutions proposées sont plutôt favorables aux « plus riches » (disons « aux moins pauvres », ce qui serait plus exact). Le doigt est donc mis sur un vrai problème que l’on cache derrière un mot à la con (déconjumachin) : certaines prestations sociales ou assimilées sont conditionnées à un niveau de ressource, souvent assez bas, ce qui, sur le fond, parait logique, mais a des effets de bords. Par exemple, des aides complémentaires sont conditionnées au niveau de l’allocation et peuvent passer à la trappe. Par exemple, dans un couple avec un smicard et un allocataire de l’AAH, le montant de l’AAH va se retrouver plafonné, donc réduit, par le niveau global de ressource du ménage avec comme conséquence que les autres aides pour handicapés (genre aide à domicile, par exemple) vont être supprimées. Il n’y a pas que l’AAH de concernée mais aussi le RSA mais cela choque moins.

Il y a ainsi un vrai sujet, pas simple du tout.



 

Il méritait mieux qu’un amendement voté à la va-vite pour faire plaisir à des élus qui voudraient éviter de se poser des questions mais souhaitent faire du bruit, toujours du bruit, toujours plus de bruit. Ils en avaient donc profité pour montre que c’est Macron lui-même qui avait bloqué le sujet (pourtant pas neuf du tout, seule la lubie nupesshowenne était récente) alors qu’il a débloqué et voulait, sans doute, le traiter plus calmement.

Comme un dirigeant politique.

Et Nupes a fini par voter contre le projet de loi. Projet de loi qui n’avait pas à comprendre ce sujet ni celui du SMIC…


 

Et, ce matin, après le vote de la loi, les acharnés nupessiaux dénoncent une alliance de circonstance entre Ensemble, le RN et LR pour faire passer une loi qui va dans l’intérêt du peuple. Cela ne les dérangeait pas, par contre, de se réjouir d’avoir fait voter le RN avec récemment, pour un texte d’extrême droite, refusant la solidarité nationale, à propos du passe-sanitaire.

Bravo les gars.

 

Il n’empêche que, si j’étais en colère contre le PS, hier, je suis maintenant un peu réconcilié, grâce à leur abstention (compte tenu de la configuration de l’Assemblée, une abstention sur une telle loi équivaut à un vote pour).

Tout le monde a encore beaucoup à apprendre. Mais faites en sorte que ce bordel ne dure pas cinq ans, encore…

Ou alors, allez-y franchement, faites en sorte que le Conseil Constitutionnel soit saisi et finisse par déclarer que la partie AAH ne pouvant intervenir avant fin 2023, n’a rien à faire dans ce texte et que la défiscalisation des primes est contraire à l’esprit de notre solidarité nationale.

Quand on veut rigoler, on y va à fond.

21 juillet 2022

Déconjugalisation

 


Il va de soi que je me fous totalement de la déconjugalisation de l'Allocation adulte handicapé (AAH) votée par les députés et pas seulement parce que le mot est très moche et assez peu français et que je ne savais pas que cela existait il y a quelques semaines. Je dis que je m’en fous mais cela n’a rien de méchant mais quand je vois le nombre de types qui s’en réjouissent alors que, comme moi, ils n’y connaissent probablement strictement rien, je rigole.

Ils réagissent à l’émotion. C’est mal.

 

Tout d’abord, cette déconjumachin est tout sauf un truc de gauche : elle va surtout bénéficier aux plus riches. Dans un couple, le montant de l’allocation était calculé en fonction du salaire du conjoint (ou, du moins, le cumul des deux était plafonné donc plus le conjoint pas handicapé touchait, moins ramassait l’handicapé, c’est d’ailleurs ce qui justifiait la grogne). C’est un fait. On peut négocier surtout mais c’est bien la réalité et le système était complètement con vu qu’il valait mieux divorcer pour toucher plus d’oseille.

Il n’empêche que l’évolution est un peu contre nos principes de solidarité nationale et tout ça d’autant que c’est la même chose pour d’autres aides, comme le RSA, mais personne n’en parle vu que les bénéficiaires ne sont pas handicapés et que ça émeut moins.

 

Ensuite, le texte à l’étude au Parlement s’appelle « mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat » et est là, en gros, pour éviter certains problèmes liés à la guerre en Ukraine mais aussi à la « sortie » de deux ans de crise sanitaire qui font qu’on ne sait plus trop où on habite. Or la mesure ne sera pas prête avant octobre 2023 et n’a pas grand-chose à voir avec l’urgence en question. D’ailleurs, il ne faudrait pas que le texte passe devant le conseil constitutionnel : cette mesure serait évidemment supprimée.

 

Un seul député, de la majorité présidentielle, a voté contre ce texte et il se prend une volée de bois vert dans les réseaux sociaux. Pourtant, je me demande s’il n’a pas raison, non pas que la mesure ne soit pas justifiée, au fond, mais cela revient à dire qu’on a un gros problème pour les aides sociales en France et, d’une manière générale, avec la vie en couple et tout ce qui est fait pour la famille…

Il a mon soutien, le monsieur. J’ai vu des imbéciles qui lui adressaient des menaces physiques. Il y a des lois contre ça.


Dans un prochain numéro, nous traiterons des assistants sexuels vu du gauchisme libéral.

20 juillet 2022

Réchauffement climatique et responsabilité des écologistes

 


Avec les incendies qui ravagent une partie de notre pays et les températures qui n’en peuvent plus de battre des records, il n’est pas interdit de penser que le réchauffement climatique est bien réel et qu’il est « multiplié » par les activités humaines, non ? Rassurez-vous, j’en suis entièrement convaincu mais je présume que ce n’est toujours pas le cas de tout le monde… On pourra bien évidemment trouver des motifs et donc des coupables, comme le libéralisme, les grosses entreprises, les banques, l’agriculture de masse et tout un tas de choses diverses qui mériteraient sûrement d’être pendues mais j’ajouterais quand même les écolos, y compris les sincères s’il y en a et surtout les militants qui font n’importe quoi !

Par exemple, le plus grand parti écologique de France vient de faire un accord avec un parti de la gauche radical qui préconise de cracher sur les accords internationaux alors qu’il est évident que la sauvegarde de la planète passera par des normes de plus en plus strictes. Je sais que je joue dans un de mes domaines préférés de ces derniers mois mais je ne comprends franchement pas qu’un militant écologiste puisse tolérer la Nouvelle union populaire, écologique et sociale. Point barre. C’est purement faire du greenwashing qui est aussi un de mes sujets adorés…

Par exemple, il est à peu près évident qu’il fallait développer le nucléaire depuis une vingtaine d’année plutôt que de lui mettre des bâtons dans les roues, action caricaturée par les accords entre les socialos et les écolos en vue des élections de 2012. Il ne s’agit pas de nier les inconvénients du nucléaire mais depuis que le GIEC nous alerte, il aurait fallu faire quelque chose…

 


Clémentine Autain (que je cite souvent parce que je suis abonné à son compte… pour le reste, heu…) vient de publier « La canicule que nous subissons est l'avant-goût d'un monde devenu invivable. Preuve que l'inaction climatique est punitive, et non l'écologie. N'oublions jamais que 100 multinationales produisent 70% des GES. » Ce genre de propos fera sûrement plaisir à des militants mais n’oublions pas que parmi ces multinationales, il y a aussi des géants du numérique qui dépensent beaucoup d’énergie pour la production de matériel, le fonctionnement de « data centers ». Mme Autain a sans doute faire cette publication avec un ordinateur produit en Chine et importé jusqu’à chez nous dans un porte-container : elle fait du greenwashing typique. Les 100 multinationales ne produisent pas des GES pour faire joli et gagner du pognon mais parce qu’elles ont des clients.

Par exemple, les multinationales entretiennent des avions pour envoyer le touriste Mélenchon en Amérique du sud où il peut écrire sur son blog : « Vu de loin, tout cela donne une idée misérable de l’état du pays. Me sautent à la gorge les incendies géants du sud de la France. L’impréparation criminelle des gouvernants pourtant alertés depuis des mois sur la sécheresse qui se préparait, le manque de moyens de combats tout, tout pousse à la rage. Honte à ceux qui ont soigneusement enterré sous d’autres polémiques ridicules toutes les alertes que nous avons lancé depuis deux ans sur les conséquences concrètes du changement climatique. » Admettez que le cabanon n’est pas loin !

Ca me fait penser à une publication récente de Reporterre au sujet du tourisme écologique. On m’excusera, bien évidemment ou pas, de ne pas aimer ce torchon mais cet article est pourtant exemplaire : les manies des écolos sont souvent mortifères. On va reprendre les carricatures de gugusses comme Yann Arthus Bertrand qui mélenchonise en prenant des avions pour constater les dégâts sur l’environnement. Ils finiront d’ailleurs par dire comme moi : « certes, les zadistes auront empêché la construction d’un nouvel aéroport, mais ils ne se seront pas mobilisés contre le développement des aéroports de Nantes, voire de Rennes, qui se fait dans le but d’accroître les flux touristiques ». Les écolos en peau de fesses ont tapé à côté. Seule la construction d’un aéroport supplémentaire, avec une optimisation des transports ferrés, aurait pu avoir un impact positif sur l’environnement.

 


L’heure n’est pas à dire ce qu’il aurait fallu faire mais à dire ce qu’il faudrait faire, d’une part pour réduire le réchauffement, voire « l’annuler », et d’autre part pour le rendre supportable. La première chose à faire est… d’être extrêmement prudent. Je lisais un militant écolo, dans Facebook (republié par Elodie), qui disait : « On sait quoi faire pour lutter contre le changement climatique et s’adapter aux chocs comme les canicules. On le sait… Du coup on le fait ? » C’est partiellement un mensonge car, en fait, on ne sait pas. Si nos voisins décident d’augmenter la production d’énergie carbonée, éventuellement pour de très bonnes raisons, on ne pourra pas lutter contre le changement en question. C’est toujours facile de lancer des oukases. On peut faire des jolis raisonnements : « La question de la lutte contre le changement climatique est profondément politique. Est-ce qu’on fait primer les intérêts privés ou l’intérêt général ? Car la somme des intérêts privés ne fait pas l’intérêt général. Nos démocraties ne sont pas abouties, la grande majorité des décisions publiques sont orientées par des intérêts privés. Nous ne sommes pas dans des systèmes où la voix de la population finit par primer. La Convention citoyenne en a été une illustration parfaite : on met en place un mécanisme citoyen de démocratie délibérative, on dit qu’il y aura une transmission « sans filtre » au Parlement ou aux français pour référendum, et au final, la plupart des mesures sont détricotées et influencées par des intérêts privés. On peut certes comprendre que les lobbies défendent leurs intérêts. Mais on ne peut pas comprendre que le gouvernement ne joue pas ce rôle d’arbitre et ne tranche pas en faveur de l’intérêt général. Avec la Convention, nous avions des mesures proposées par les citoyens qui répondaient à l’urgence, à l’impératif de sobriété, justes socialement et qui faisaient consensus. Emmanuel Macron avait une occasion en or d’agir et il ne l’a pas fait. » A force de pisser dans le violon, il est plein. Pour un peu qu’on puisse finir par taper sur Macron, on reprend un apéro et on a l’impression d’avoir fait le bien.

 


Les écolos rigolaient dans les réseaux sociaux des propos d’une ministresse qui disait que la lutte contre le réchauffement climatique passait aussi par l’innovation. Ces braves gens sont même allés chercher des propos des années 70, en conclusion de je ne sais quel rapport : « la confiance dans la technologie comme solution ultime à tous détourne notre attention du problème le plus fondamental – celui de la croissance sans fin. »

Je suis désolé mais c’est franchement de la connerie et j’affirme que les écologistes sont des gens assez dangereux : la technologie et l’innovation sont le seul espoir que l’on puisse avoir d’arrêter un jour la dégradation de la planète (et j’ai bon espoir, somme toute, on finira par nous sortir une machine qui produira du froid pour ma chambre et mon fut de bière) alors que les politicards à la petite semaine et aux petits réseaux sociaux qui s’imaginent que la France fera, toute seule, bouger le monde est assez risible. En d’autres termes, tant que les Chinois, les Américains, les Indiens et je ne sais quelques autres Russes ou Africains auront décidé de continuer à exploiter la terre, il ne servira à rien que l’on s’agite… Ou alors, on aura une pénurie de ressources et, dans ce cas, on arrivera à ce que recherchent les écolos franchouillards…

 


La première urgence est de lutter contre les fausses solutions. Par exemple, on voit souvent des lascars qui préconisent de diminuer la consommation de viande. Tu parles ! Ce n’est pas parce que l’on va réussir à calmer 10% des 10% des terriens les plus riches que l’on va diminuer les pets des vaches.

La deuxième urgence, me semble-t-il, est de bien séparer les sujets. Par exemple, il y a de la pollution à Paris et s’il faut la diminuer, ce qui n’est possible, sans doute, que par la maitrise de la circulation (ce n’est pas le sujet de mon billet), ce n’est pas elle qui provoque le réchauffement climatique (c’est plutôt le contraire, même…). Ou alors, on empêche les braves gens de se chauffer au bois pour limiter les émissions mais conséquences des émissions sont des kilomètres carrés de forets qui partent en fumée… Donc restons calme. Et n’hésitons pas, dans notre délire, à dire du bien de Ségolène Royal qui avait déclaré que l’écologie punitive, c’est caca.

La troisième urgence est d’arrêter de désigner des coupables. C’est très à la mode. Dans Facebook, tournent d’une part une explication sur les trajets de l’avion privé de Bernard Arnaud et une photo d’un mec qui jette son mégot par la fenêtre de sa voiture (par ailleurs allemande…). Je ne sais pas s’ils sont coupables mais le fait de les désigner donne le sentiment que les autres ne sont pas responsables. J’ai l’impression que c’est une manie française… Faire croire qu’en fusillant trois abrutis, on sauvera le monde…

Si les urgences que je désigne ici sont bien évidemment du pipi de chat compte tenu que l’on devrait tous crever dans d’affreuses souffrance avant de savoir si un Français gagnera prochainement un tour de France, elles sont emblématiques de nos croyances en des solutions.

 


Tout d’abord, je n’ai pas de solution. Mais j’affirme haut et fort qu’il faut renforcer le nucléaire et ce n’est qu’un exemple, car il nous faudra beaucoup d’énergie pour limiter les conséquences du réchauffement climatique dans nos contrées. Il ne faut pas inverser les raisonnements…

Je n’ai pas la solution mais restons calme. On pourrait aussi mourir de façon rigolote et sans souffrance, par exemple en cas de guerre nucléaire avec la Russie.

19 juillet 2022

L'insoumission à l'économie



Quand on traine sur le web, on arrive à des moments sidérants. Dans cette vidéo, Adrien Quatennens parle de ce qu'il faudrait faire pour redonner du pouvoir d'achat et s'en prend directement à Marine Le Pen. C'est délirant sur deux volets : il arrive à passer pour encore plus nul qu'elle en économie dans un débat et il semble l'appeler au secours pour qu'elle vote avec LFI. Toujours est-il que LFI continue à mentir et j'espère que ses alliés de Nupes ne le suivront pas : en France, l'Etat ne peut rien faire pour les salaires sauf pour le SMIC.

Ces fous furieux trompent le peuple et mériteraient d'être exclus de l'Assemblée, voire de la représentation politique. Point barre.

18 juillet 2022

A gauche et défenseur de la République

 


Hier soir, je suis tombé sur le discours du Président de la République à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau lieu de mémoire, à Pithiviers, à l’occasion du 80ème anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv. Il faudrait que tout le monde l’écoute, presque religieusement, du moins dans le calme, avec attention…  Il y a bien sûr le devoir de mémoire, pour ne jamais oublier ce que la France, notre France, notre Nation, notre République peut faire comme saloperies quand les aléas de l’histoire l’amène au-dessous de tout.

Bien sûr, en tant que blogueur, ce n’est pas trop mon domaine : je ne suis pas historien, littéraire, philosophe ou que sais-je. Je ne peux qu’encourager à écouter.

Par contre, je peux remettre le sujet dans l’actualité de la semaine avec, notamment, deux communiqués (tweets) de Mathilde Panot, la députée de ma circonscription, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale et, par défaut, chef de LFI voire de NUPES quand Jean-Luc Mélenchon est en déplacement à l’étranger.

La première fois, c’était suite au discours de politique générale de notre première ministre où elle l’a traitée de rescapée alors que, justement, elle est pupille de la nation. Toute la majorité et une partie du reste est tombée sur le poil de la présidente de Groupe alors qu’elle n’avait qu’une gaffe et que, aussi bien, elle n’était pas au courant de « l’histoire » d’Elisabeth Borne. On aurait dû râler pour la forme, Mme Panot aurait pu s’excuser et on en serait resté là.

La deuxième est plus récente, à propos de la rafle en question et de Macron qui aurait rendu hommage à Pétain. Elle a été franchement ignoble et faire machine arrière. Elle a oublié qu’elle n’est plus une simple militante mais le fer de lance d’un mouvement politique. Pourtant, ce matin encore elle se justifiait et, tout au long de la journée d’hier, des militants ont pris sa défense. Il faut que toutes ces conneries cessent, pour le bien de la République. La provocation de Panot, qui a déformé des propos du Président, le jour de la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv est tout simplement inadmissible.

Il faut arrêter de débattre, d’aligner des mots pour ne rien dire à part justifier l’injustifiable, de se quereller entre nous autres, républicain.

 

En outre, pendant ce temps, Marine Le Pen a bien pris soin de rendre son propre hommage en oubliant de rappeler que les fondateurs de l’ancêtre de son parti politique étaient, en 1942, parmi les auxiliaires de Vichy, venu remplir un vélodrome. Très peu de gens, à gauche comme au centre (et à droite), ont réagi.

Alors il faut réécouter le discours de Macron et remettre la République en perspective pour faire fonctionner ses institutions autrement que par les insanités lamentables.

 

Je vais le dire autrement, en tant que blogueur de gauche et libéral, tiens ! Mme Borne a fait son discours de politique générale et on a plus débattu sur la motion de censure que sur le fond alors que l’on devrait s’en foutre. M. Macron a fait son interview où il a rappelé son programme, ce pourquoi il a été élu avec, notamment, la réforme des retraites et l’augmentation de l’âge de départ et celle du RSA avec l’obligation, pour les allocataires, de travailler. Il faut que, à gauche, on se retrouve pour lutter contre les sujets. La réforme des retraites est inutile : le Conseil d’Orientation des Retraites a confirmé que le financement était suffisant. L’enjeu, maintenant, devrait être l’augmentation du niveau du pension qui est de plus en plus bas et, pour se faire, une augmentation de la durée de cotisation peut-être une piste même s’il est évidemment plus urgent, pour l’Etat, de retrouver le pognon perdu par des réformes fiscales idiotes, ce qui maintenant communément admis, y compris parmi les économistes de droite. Quant à l’obligation de travailler pour les allocataires du RSA, c’est totalement à l’encontre de toutes les idées libérales, c’est ignoble et impossible à mettre en œuvre.

Alors, il nous faut arrêter nos querelles sur fond de polémiques inexcusables qui ne font que diviser la gauche entre une qui tente de repartir vers le centre de gauche, poussivement, et celle qui veut asseoir son nouveau poids mais qui se trompe complètement de direction : les Français n’en veulent pas. Ils ont donné 30% à Nupes et il faut bien se mettre dans le crane que c’est absolument dérisoire et que ces 30% n’ont pas voté pour une gauche radicale mais ont surtout voté à gauche parce qu’ils ont toujours voté à gauche.

Je reviendrais bien sûr sur la gauche « qui veut repartir ». Des propos récents de Julien Dray sont parfaitement encourageant et j’y adhère complètement. Je n’ai pas trop eu de retour, en revanche, de la réunion de samedi, organisée par Stéphane Le Foll. Tant pis.

 


Toujours est-il que nous avons une République qui a poussé, récemment, ses institutions à fond, en donnant au Président une majorité bancale, en faisant disparaitre une « droite de gouvernement », en mettant en avant la descendance de l’extrême droite et en poussant, à gauche, une bande de gamins inconséquents, ceux qui ont déposé un amendement pour renommer une prime en « enfumage » (voir copie d’écran).

Nous portons une énorme responsabilité face à cette espèce d’effondrement de nos valeurs et il est bien temps que l’on se bouge le cul.

Sinon, on finira plus cons que certaines de nos ancêtres.

Il faut revenir à une vraie gauche, écouter le président et défendre la République. Point.