21 novembre 2021

Peut-on stopper l'inexorable dégringolade du PS ?


 

Je n’ai pas lu l’interview de M. Grunberg dans le JDD vu qu’il est réservé aux abonnées mais je suis totalement d’accord avec le début et je ressasse les mêmes trucs dans la plupart de mes billets politiques. « Cette faiblesse [de la gauche] date de 2017 : à l'élection présidentielle, les gauches rassemblaient 28 %, contre 44 % en 2012. […] Cet effondrement est dû essentiellement au recul du parti socialiste, passé dans le même temps de 29 % à 6 % […]. Ça résulte de deux phénomènes : la moitié de cet électorat, plutôt social-libéral, a suivi Macron en 2017, tandis qu'une partie votait pour Mélenchon. Globalement, tandis que la gauche pourrait perdre près de 20 points entre 2012 et 2022, l'extrême droite en gagnerait plus de dix, dépassant 30 % (et 50 % chez les classes populaires). »

Les méchants qui dépensent le plus
On ne va pas, aujourd’hui, tenter d’expliquer à nouveau la cause de la chute : des andouilles la mettraient sur François Hollande sans se rappeler que c’est le seul type de gauche à avoir remporté la présidentielle depuis François Mitterrand, sans compter les victoires locales obtenues lors qu’il était premier secrétaire et qui permettent, aujourd’hui encore, au Parti Socialiste d’exister.


Ces andouilles sont les mêmes à penser que la politique menée par Hollande puis par Macron est ultralibérale sans se rendre compte que la France est le premier pays d’Europe pour les dépenses de protection sociale…

 

Il faudrait voir un blogueur de droite donner sont avis sur la chute de LR vu que le candidat, s’il n’est pas aussi loin dans les sondages qu’Annie Hidalgo, est derrière deux candidats qualifiés d’extrême droite dont un, tout nouveau, qui représente la droite réactionnaire. Vous avez deux heures. Vous pourrez expliquer que Marine Le Pen est plutôt une candidate de « protestation » pour les électeurs qui n’en peuvent plus des autres pays qui ne les écoute pas contrairement à Eric Zemmour…

Mais je m’en fous. Revenons à la gauche et au Parti Socialiste.

 

Chute de rose : illustration

A-t-il une chance de revenir au premier plan ? On va dire oui pour se faire plaisir (j’ai plutôt tendance à penser que le retour de la gauche se fera en dehors) mais à deux conditions. La première est de tourner le dos à ce qu’on appelle maintenant le wokisme. Dans la semaine, on a beaucoup parler du « iel » qui est entré dans Robert. Tiens ! J’ai vu un sondage qui demandait « êtes-vous pour et contre ». Il n’y avait pas de case avec mon choix « je n’en ai rien à cirer, Robert est une entreprise privée qui fait ce qu’elle veut, tant pis si Rey se retourne dans sa tombe mais il faut bien admettre que tout cela est bien ridicule ». Foutons en l’air tout ce qui va avec, le décolonialisme et tout ça. Je voyais une petite dame qui criait dans Facebook : « Il n’y a pas de culture française mais la France a des cultures. » Je vais lui répondre : « Madame, allez vous faire sodomiser dans un autre pays, s’il vous plait ».  Et réfléchissez un peu. C’est peut-être aussi la culture française qui fait qu’on est au top des dépenses sociales.

La deuxième est d’avoir une position politique claire que l’on va qualifier de « social libérale républicaine » vu que les électeurs concernés s’évertuent à donner une majorité à Emmanuel Macron tout en se tournant vers l’électorat populaire sans le prendre pour un débile…

 

Si le changement pouvait avoir lieu avant la fin du mois, ça serait parfait.

18 novembre 2021

Vive le nucléaire et pas l'écosocialisme !

 


La gauche socialiste (ma gauche, quoi !) doit avoir une position claire par rapport au nucléaire : l’objectif doit très certainement être la fermeture des centrales mais surtout pas tant qu’on n’aura pas trouvé de remplaçant. Aussi, Emmanuel Macron a bien raison d’annoncer la construction de nouvelles centrales… car les remplaçants fiables n’arriveront sans doute pas avant une cinquantaine d’année.

Notons bien que peu importe ! Je ne veux pas ici faire l’éloge du nucléaire ou ouvrir le débat. Je sais que les centrales produisent des saloperies qui puent du cul, qu’il serait assez mauvais qu’elles explosassent et qu’on produit assez peu d’uranium dans nos champs de houblon et dans notre sol patriotique en général. En outre, il y a différentes raisons d’être optimiste et les bonnes nouvelles se multiplient malgré le catastrophisme ambiant. On a par exemple Airbus qui annonce des avions à hydrogène pour dans une quinzaine d’années.

Je vois deux raisons pour que les partis de gauche (comme de droite, mais ce n’est pas mon problème) ne fassent pas de promesses inconsidérées.

D’une part, nous n’avons pas le droit de prendre le risque de nous trouver en manque d’énergie d’autant que la consommation d’électricité ne saurait qu’augmenter (penser le contraire est de la folie) même si on arrivera sans doute à diminuer certaines sources de consommation comme le chauffage si on isole les bâtiments…

D’autre part, à un niveau électoral, c’est très mauvais de faire croire qu’on veut se faire élire à base d’éoliennes et de panneaux solaires. Les électeurs ne sont pas fous et, même si cela fait mal aux militants écolos, ne croient pas un instant à ce qu’on s’en tire comme ça. Les campagnes électorales ont lieu l’hiver et, de surcroit, les braves gens ont peur des pannes d’électricité et tout. En plus, la filière électrique, en France, emploie des gens qui votent…

 

Jean-Luc Mélenchon donnait hier une interview dans 20 minutes (j’en parle parce que l’interview est récent mais on retrouverait probablement les mêmes âneries chez les loustics d’autres formations politiques). Il parle beaucoup de nucléaire et donc de la possibilité d’en sortir rapidement avec des énergies renouvelables à développer mais il n’est pas crédible. Tout d’abord, il parle du danger du nucléaire (mais il est probable que tout le monde s’en foute) en parlant des centrales installées en zones inondables : cela ressemble à un plaidoyer pour l’implantation de centrales dans des sites propres, et donc, finalement, le remplacement des centrales actuelles !

Ensuite, il dit : « On parle souvent de l’éolien, mais il y a aussi du solaire, du luminescent, du thermique, des hydroliennes. Et puis, il y a les ressources, pour l’instant encore très mal maîtrisées, mais qu’un effort technologique permettrait de traiter : l’énergie des mers et des océans, qui est considérable. » Franchement, qui peut y croire ? On va mettre des usines au fond des mers pour profiter des courants, des variations des niveaux… ? Combien en faudra-t-il pour répondre aux besoins ? Encore une fois, je ne veux pas parler du fond. Les débats seraient infinis et sont affaire de spécialistes. Ce qui m’intéresse est « l’efficacité électorale » des promesses liées à l’énergie voire à l’environnement en général.

 

Il faut même pousser le bouchon trop loin : les partis de gauche, concurrencé par les écolos mais se trompant sur la nature de l’électorat, ont inventé « l’écosocialisme » ce qui ne veut rien à dire mais permet de montrer qu’ils n’ont pas grand-chose à proposer en matière sociale. Ca va finir par se voir.

Je pense souvent à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes car il est symptomatique de l’échec du combat de l’écologie politique. Et si cette pensée m’est venue maintenant, c’est en écrivant le mot « spécialiste » ci-dessus. Notamment dans les réseaux sociaux, un tas de spécialistes de tout et de rien (du transport aérien et de la gestion des aéroports, de l’économie de la Bretagne, des zones humides et j’en passe) se sont mis à délirer en oubliant de regarder chaque argument posément. En fin de compte, le gouvernement a fait prévaloir l’argument écologique, contrairement aux souhaits de la population, formulés dans les urnes, parce qu’il avait « peur de la zad » et cherchait à enterrer le dossier. Tant pis si cinquante ans d’études étaient mis à la poubelle et si le développement du coin était foutu à l’eau. Et « l’argument écologique » suprême était que l’aviation ne pouvait pas être un moyen de transport du futur car générait du méchant CO2. Cinq ans après, on nous parle d’avions à hydrogène.

Et les écolos et surtout les « écosocialistes » se présentent comme progressistes… Pourtant, aux yeux de 70% des électeurs, ils passent pour des ringards. Tourner la page à cette communication délirante ne fera pas de mal et, au contraire, permettra d’arriver au pouvoir et d’agir enfin, concrètement ! Et tous les progrès autour de l’environnement ont été faits ainsi. Le pense, en ce moment, à la gestion des déchets (vu que les évolutions m’emmerdent prodigieusement à titre personnel, à Loudéac) : ce n’est pas des promesses électorales qui ont fait les évolutions mais des travaux politiques et scientifiques, souvent autour de la normalisation. Et d’une manière générale, la recherche scientifique par des multinationales honnies fait plus de bien que les incantations de quelques hurluberlus.

Ce qui n’empêche pas aux élus de devoir être vigilants et « proactifs ». Encore faut-il être élus…

 

Et on ne le sera pas si, pendant l’hiver, on promet des coupures de courant aux électeurs !

15 novembre 2021

Tant qu'on n'a que Zemmour et la Covid


Dans mon dernier billet, je parlais de la mort des blogs mais, pour ce qui concerne les blogs de type « gauche modérée », il y a d’autres aspects creuser, notamment le fait que l’actualité politique tourne beaucoup autour de la Covid 19 et que l’année politique qui s’annonce va tourner autour d’une élection présidentielle où nous n’avons pas grand-chose à faire.

Tout d’abord, pour ce qui concerne la pandémie, ce n’est pas franchement un débat droite gauche et nous n’avons que faire de rappeler les erreurs de communication, voire les mensonges, du gouvernement. Le fait est que deux ou trois positions sont adoptées par les camarades ; entre ceux totalement d’accord avec le passe-sanitaire et ceux radicalement opposés, on trouve différentes nuances, comme moi, opposé au passe sanitaire et favorable à une forte incitation à la vaccination mais seulement pour une partie de la population, on ne mettra pas tout le monde d’accord.

Les antagonismes aboutissent à de belles engueulades que j’aurais tendance à qualifier d’inacceptables : on ne se fâche pas avec des copains pour des raisons politiques, on va au bistro et on parle d’autre chose. Malheureusement, pour aller au bistro, le gouvernement nous oblige à mettre un passe-sanitaire. La plupart d’entre nous est issue d’une « sociale démocratie » assez habituée à adopter une position raisonnable qui, dans les faits, incite à se rapprocher de la position officielle du gouvernement. Je m’étonne d’ailleurs de ne pas être sur cette position d’autant que, en principe, j’ai l’esprit assez scientifique !

Les mensonges du gouvernement ont tout foutu en l’air et le fait que l’on parle déjà de la quatrième dose de vaccin et que l’on constate que le virus se propage malgré de bons taux de vaccination n’aide pas à considérer le vaccin comme « la solution ». Sans compter toutes les andouilles qui sortent des chiffres et des courbes uniquement quand cela les arrange… Par exemple, en cette période, ils vont remarquer qu’on fait mieux que les Allemands en oubliant que, aussi bien, dans trois semaines, les données seront inversées. Mais je m’égare à moitié… A moitié seulement : il faut aussi montrer qu’on peut difficilement débattre.

Enfin, la plupart des militants d’un certain âge sont aussi favorables au passe sanitaire et, surtout, il est très difficile d’expliquer qu’on est pour la vaccination mais contre son obligation (ou vice versa, à la fin on ne sait plus trop) : il vaut mieux être pour tout ou contre tout.

Donc, on parle peu du virus à un niveau politique et comme, pour le reste, on s’en fout totalement, il ne reste rien à dire.

 

Et la décence nous empêche d’ailleurs de dire quoi que ce soit à propos du PS et de l’élection présidentielle. On ne va quand même pas taper sur Madame Hidalgo sauf par snobisme, comme pour dire « le PS a assez déconné, je suis haut dessus de ça ». Pour ma part, je ne tire pas sur une ambulance et, en plus, il est assez probable que je finisse par voter pour elle.

Cette élection a très peu de suspens. La seule incertitude tourne, aujourd’hui, autour de l’adversaire de Monsieur Macron au second tour. A la limite, Monsieur Bertrand pourrait le remplacer au second tour ou lui être opposé ce qui, au fond, nous ferait de l’occupation. A gauche, on ne voit personne, contrairement aux supporters de LFI. A quoi bon s’escrimer ? Vous me direz qu’on pourrait parler de son programme et le défendre mais j’ai renoncé. Après lecture… A titre d’exemple, on va dire que le droit de vote à 16 ans est à la limite du grotesque et pas parce que les mômes sont cons comme des valises.

Pour compléter mon billet d’hier, il y a un tas de sujets que l’on aborde plus dans les blogs car Facebook suffit largement. Quelques exemples. Petit 1 : les médias qui ne parlent que de Messieurs Zemmour et Mélenchon, empêchant les autres d’avoir de la visibilité. Petit 2 : c’est surtout vrai pour Monsieur Roussel qui est si sympathique. Petit 3 : les migrants ou les réfugiés ne Biélorussie ou je ne sais quel patelin du coin. De toute manière, on n’y comprend rien. D’un autre côté, comme on sait que les autres non plus, on peut raconter n’importe quoi. Petit 4 : la une du magazine du Figaro qui critique l’école qui lutte contre le racisme. Petit 5 : le gonzesses des insoumis qui dit qu’il faut se réconcilier avec les terroristes islamistes. Petit 6 : la cheffesse de la commission européenne qui prend un jet pour acheter des baguettes. Petit 7 : la COP 26 qui n’a servi à rien (contrairement à la COP21 qui nous avait fait arrêter les énergies fossiles et nucléaires tout en bougeant les oreilles grâce  à l’huile de coudes). Petit 8 : les terroristes devant les tribunaux. Petit 9 : Fillon devant les tribunaux. Petit 10 : le débat de la primaire LR. C’est intéressant, les propositions sont aussi débiles que celles du Parti Socialiste.

 

Tiens ! Il y a une tribune dans le monde présentée dans Facebook par Mademoiselle Elooooody. «  Nous sommes 285 femmes travaillant dans le milieu politique, associatif et / ou universitaire, et nous appelons à « écarter les auteurs de violences sexuelles et sexistes » de la vie politique. Alors que la campagne présidentielle monte en puissance, que parmi les what1000 candidats déclarés ou putatifs, au moins trois sont accusés de viols et / ou d'agressions sexuelles, il est temps de que les partis, tous les partis, fassent preuve de courage, d'honneur et de dignité en écartant auteurs de violences sexuelles et sexistes e la vie politique. » J’approuve. J’ai néanmoins commenté : « quel intérêt peut avoir un texte écrit par des gonzesses ? » Avec un smiley, hein !

Mon commentaire idiot m’a fait penser à Monsieur Zemmour. Il aurait pu dire une telle connerie mais très sérieusement. C’est normal, il est réactionnaire. Ca m’amuse donc contrairement à beaucoup de gens qui confondent « réactionnaire » et « fasciste ». On ne peut pas parler sérieusement de Zemmour. On peut dire qu’il ne faut pas en parler pour ne pas en faire de la promotion mais on se fait engueuler parce qu’on en parle et donc qu’on en fait la promotion.

De toute manière, je n’ai rien à dire sur ce lascar mais les gauchistes ont gueulé pendant des années sur le fait que le Front National était le diable et mangeait des enfants mais ça n’empêche pas Madame Le Pen d’être au second tour. Et encore, cette année, on pourrait avoir un second tour « Le Pen / Zemmour ». Ca aurait de la gueule, si je puis me permettre. Disons-le : Zemmour, c’est le diable. Ou un transpalette ; c’est pareil. D’ailleurs, je me demande si on mange de la palette à diable en comprenant le jeu de mot.

 

Je vais mettre une deuxième illustration. La première est trop réac. Vous avez vu ? La Bretagne est très progressiste, on dépasse des records de vaccination.

 

  

14 novembre 2021

C'est encore la mort des blogs !



Comme le disait Didier Goux dans son journal, si « j'en juge par l'ensommeillement de ceux de ma blogoliste, et par la quasi-absence de commentaires – je ne parle même pas de discussions – sur le mien, je crois pouvoir affirmer que les blogs ont leur avenir loin derrière eux et qu'ils sont sans doute assez proches du débranchement terminal ». Le bougre n’a pas tort même si ça fait une bonne dizaine d’années qu’on annonce la mort des blogs… Le mien n’est pas à exclure du lot avec une moyenne de cinq billets par mois depuis six mois contre plus de soixante-dix, dix ans auparavant, sans compter que j’ai eu jusqu’à six blogs actifs…

On pourra tenter de trouver des raisons, à cette baisse, et c’est d’ailleurs ce que je suis en train de faire mais, si elle n’est pas rectiligne, dure bien depuis longtemps. En fait, la seule chose qui m’étonne est que nous n’ayons pas encore touché le fond ! Une partie d’entre elles tourne autour des réseaux sociaux, et je vais y revenir, mais il ne faut pas oublier la fin d’une mode, une lassitude… A une époque, nous étions un peu des pionniers et formions un club privé. Cela n’existe plus ce qui justifie bien que nous fermions, en partie, nos gueules.

Ensuite, il y a le développement de sites spécialisés. Par exemple, il ne viendrait plus à l’idée de quelqu’un de normal de faire un blog photo alors que des supports se sont développés (les supports de partage existaient avant les blogs), souvent sous la forme de réseaux sociaux spécifiques tels qu’Instagram.

Après, il y a la proximité entre les blogs et différents gros sites – souvent « d’anciens » blogs – où, je dois reconnaitre, les tauliers font preuve d’un don que nous autres n’avons pas et qui leur permet de « produire du continue ». Je pense au Gorafi ou à Topito (bien différents)… mais des sites comme VDM existaient bien avant les blogs. Cette « proximité » génère une espèce de sentiment d’écrasement pour le blogueur qui se dit qui n’aura jamais la possibilité de décoller. Ce n’est pas grave, il se fait une raison… mais arrête de bloguer. Et les petits nouveaux (on pourrait imaginer un « turn over ») ne se lancent pas : tout est dit par le Gorafi !

En d’autres termes, il faut bien admettre que les blogs, notamment « politiques engagés » ne servent pas à grand-chose (j’y reviendrai aussi). Le blogueur veut bien l’admettre parce que, au fond, il est ouvert et tout ça, mais c’est frustrant. Notons que moi, ça me fait rigoler… Quand mon blog était encore dans les classements et, surtout, en première place, j’étais le seul à savoir que j’avais moins de 300 lecteurs par billet, les deux tiers venant par une recherche Google sans rapport avec le billet (et donc une durée moyenne des visites de l’ordre de la dizaine de secondes). Mon blog ne serait à rien (sauf à m’amuser…) mais je connais des lecteurs qui ne l’ont toujours pas compris. Toujours est-il que le blogueur, s’il prend plaisir à écrire et développe un « vrai style intéressant », finit frustré. Il est inutile et arrête. C’est bien triste.

Seuls certains résistent. Pour les copains, vous les trouverez dans la blogroll. Je ne sais pas pourquoi chacun d’entre eux a fait son dernier billet. Mais, au fond, je ne sais pas pourquoi je fais le présent billet.

 

J’avais promis de revenir sur deux sujets, le premier étant « les blogs politiques ne servent à rien ». C’est faux, ils occupent, donnent du plaisir,… à ceux qui les tiennent et à quelques lecteurs de leur entourage. Mais si, par miracle, un billet cartonne et finit par être lu par 5000 personnes (ça n’arrive jamais ou presque ; quatre fois dans l’histoire de ce blog et pas une seule pour un billet politique), ça ne représente que 0,11% des électeurs (vous pouvez vérifier) mais, en plus, ils sont tous de votre bord politique et déjà convaincus. Le blogueur a du mal à tenir ce genre de raisonnement et beaucoup de ceux qui sont actifs, ou du moins étaient actifs, se donnaient l’impression de mener une croisade…

Le deuxième est l’impact des réseaux sociaux, notamment Twitter et surtout Facebook. Il y aurait beaucoup à dire. Je vais aller vite car ce billet pourrait devenir une tartine. Tout le monde peut s’exprimer dans ces machins. De fait, chacun est plus intelligent que l’autre et n’a rien à foutre de ce qu’il peut écrire, même s’il a travaillé un billet de blog, ta vanne à trois balles est plus intéressante. Ils fournissent par ailleurs beaucoup de lecture, un peu au hasard, tellement qu’on ne prend pas la peine de lire et, surtout, à la grande époque, il fallait des bloguerolles et des agrégateurs de flux, utilisés méthodiquement pour avoir une idée de dont causent les gens. L’information dans les réseaux sociaux n’est pas triée et vous « recevez » des plaisanteries, des articles geeks, des textes politiques et tas de trucs que vos potes ont jugé intéressant, sans doute à juste titre. Vous ne lisez plus les articles, mais juste les publications. Et vous savez que les autres font la même chose, vous n’écrivez plus de billets et vous vous contentez de quelques pets de travers.

 

Enfin, pour ma part (mais cela concerne beaucoup de gens), je suis orphelin de la politique, je n’ai plus de parti ou de candidat de prédilection. Je n’ai pas envie de taper trop sur le gouvernement qui est sans doute ce qui aurait pu arriver de moins pire avec les tordus qui aspirent à nous diriger. Par ailleurs, je suis lassé de voir le manque de succès des billets de fond que j’ai pu faire à une époque. Surtout, je pense avoir fait un peu le tour de mon style avec plus de dix mille billets en bientôt 16 ans…

Cela étant, ça fait plusieurs fois que j’assiste à la mort des blogs… Parallèlement, le contenu en ligne est plus riche et les médias traditionnels se sont adaptés. On va tous mourir.


12 novembre 2021

Connectique

 


Cette première journée de télétravail « depuis » mon appartement parisien me rappelle le confinement, avant que je ne puisse fuir en Bretagne. J’avais alors un tas de problèmes techniques… que je retrouve aujourd’hui. Et qui font que je vais d’ailleurs probablement finir par aller travailler du bistro…

Toujours est-il que, pendant mon séjour à l’hôpital, mon iPhone a rendu l’âme suite à une chute malencontreuse (forcément, quand on passe quatre semaines au lit, on s’endort bêtement et les objets tombent). En fait, c’est l’écran qui était abimé, notamment la partie « tactile », il y avait un certain nombre de trucs que je ne pouvais plus faire, surtout envoyer des mails et téléphoner… mais les SMS passaient, je crois… Etant malade, j’avais réellement besoin de ce machin, ne serait-ce que pour être joint. J’ai donc demandé l’autorisation au toubib de m’absenter une demi-journée et j’ai foncé à l’Apple Store du coin pour le faire réparer. Evidemment, j’ai craqué et j’en ai acheté un neuf, un iPhone XIII, d’autant plus facilement que l’ancien avait plus de trois ans (notons par ailleurs la robustesse de ces machins : les écrans cassent mais la batterie continue à fonctionner une journée entière au bout de trois ans…).

Par contre, j’avais perdu les mots de passe associés à mes trois identifiants Apple ce qui est bien gênant. L’aimable commerçant m’a parmi de retrouver le principal (celui @me.com) mais pas les deux autres (et la manipulation qu’il proposait ne fonctionne pas…). J’ai donc récupéré mes données et les applications mais, pour une raison que j’ignore, pas certaines données propres aux applications, notamment les mots de passe… Et bien sûr, j’avais oublié mon mot de passe principal, celui de Google, lié à mon adresse mail…

Et j’avais évidemment peur de tout casser en le réinitialisant. J’ai alors décidé d’attendre d’avoir mon PC personnel avant de faire des manipulations mais ce PS est en Bretagne. Je me retrouvais donc pour plusieurs semaines sans messagerie personnelle et professionnelle encore que, cette dernière, aurait été accessible sur mon PC de bureau, toujours connecté à mon compte Google. J’ai fini par connecté mon vieil iPhone (par le partage de connexion du neuf) afin de pouvoir lire les messages… quand l’écran tombait en marche. Un bel inconfort ! Mais tant pis… Je me disais que dès la reprise du boulot, j’aurais accès à mes mails avec mon PC professionnel !

Mais… pendant mon absence, mon employeur a décidé d’empêcher l’accès aux messageries personnels depuis le poste de travail ! Je n’avais donc plus mon gmail sauf sur mon ordinateur en Bretagne, à 430 km.

 

Pourquoi je raconte ça dans le blog, me demanderez-vous ? Parce que c’est trop long pour Facebook…

 

Hier, un jour férié, j’ai reçu plein de mails sur ma messagerie professionnelle dont un personnel… Je n’ai pas réussi à y répondre. Il me tardait donc de retrouver mon PC professionnel mais je n’ai pas de wifi à la maison : il me faut passer par un de mes smartphones. J’ai retrouvé le pro par miracle au fond d’une valide (les téléphones pro ne servent plus à grand-chose depuis qu’on est à fond sur Teams) mais je n’arrivais pas à le charger (il s’est décoincé au bout d’heure, allez savoir pourquoi ! Je suppose que le connecteur est dans les choux) et je n’arrivais pas à utiliser mon nouvel iPhone ! C’est normal et grâce à Dagrouik, j’ai pu réparer tout ça… L’iPhone avait le même nom que le précédent mais pas la même adresse, le PC pensait donc à une fraude…

Me voila donc dans un état près de la panique, le tout croissant ces derniers jours au fil des nouvelles péripéties me tombant sur les endosses. Et vous me connaissez un peu : comme je le disais à ma sœur à l’instant (c’est pour elle que je dis ça…), cela me met réellement le cerveau en vrac : on est peu de choses… D’autant que j’attendais toujours les dates pour mes rendez-vous à l’hôpital afin de pouvoir m’organiser : séjours en Bretagne et tout ça.

 Il y a néanmoins une « double nouvelle » qui me fait chaud au cœur : j’ai pu avoir le code pour me connecter de l’Amandine et, depuis deux ou trois jours, il y a le wifi à la Comète… Mais la nuit de mercredi à jeudi, j’avais eu des problèmes de réglage de mon appareil pour respirer en évitant l’apnée du sommeil. Pour résumer, j’avais un peu tout qui partait en couilles !

Ce matin, frustré par l’appareil, je me suis réveillé vers 4 heures (en fait, l’appareil avait très bien fonctionné, ce qui a duré jusqu’à ce que je me lève). Impossible de me rendormir, tous ces problèmes, au fond mineurs, me tournaient dans le crâne (et avec l’appareil à respirer, on peut difficilement trouver une bonne position…) !

 

Reprenons. Vers 7h30, ce matin, je me suis levé pour mettre en route mon PC professionnel mais je n’arrivais pas à le connecter via l’iPhone et le smartphone professionnel ne fonctionnait plus. Je n’avais plus mon mot de passe Google qui héberge ma messagerie personnelle, je n’avais plus de messagerie professionnelle sur mon iPhone. Je ne voulais pas utiliser les moyens de récupération car j’avais peur de tout perdre sur mes appareils encore connectés. J’attendais des rendez-vous à l’hôpital et des convocations qui auraient dû arriver par mail. N’arrivant pas à connecter mon PC, il aurait fallu que j’aille au bureau aujourd’hui ce qui n’était pas prévu (et j’aurais été tout seul) ou que je prenne une journée de congés mais sans PC, je ne pouvais pas la poser !

C’est alors que j’ai eu l’illumination partielle ! Je me suis rappelé que … je me rappelle très bien du mot de passe de ma messagerie professionnelle (forcément, il faut le saisir régulièrement vu qu’on a plusieurs « comptes »). J’ai donc pu installer ma messagerie professionnelle sur mon nouvel iPhone. Dans mon élan, j’ai décidé d’installer l’application Gmail et j’ai fini par dire que j’avais oublié mon mot de passe… Cette andouille m’a dit que j’allais recevoir une notification sur mon appareil Androïd mais, voir plus haut, ce dernier était dans les choux et ne se chargeait plus… Dépité, j’ai dit à l’application gmail de l’iPhone de trouver une autre solution. Elle a proposé d’utiliser une adresse mail de récupération : miracle ! Il s’agissait de mon adresse professionnelle…

Parallèlement, mon smartphone pro a commencé à se charger… et Dagrouik m’a dit sur Facebook comment connecter l’iPhone. L’hôpital m’a appelé pour les rendez-vous… Et j’ai eu une idée géniale pour le boulot suite à un incident signalé par la production informatique.

 

Je peux donc sereinement aller prendre l’apéritif. Notre illustration.

 

08 novembre 2021

Mélenchon, président des SDF ?

 

Ce blog est tenu par un fainéant mais cela ne m'empêche pas de suivre l'actualité du jour avec appétit. Mélenchon vient de promettre la disparition des SDF pour 2022 s'il est élu ! Comme l'avaient fait avant lui Macron et Sarkozy...

26 octobre 2021

Saturation

Je ne parle pas ici des blogs mais du taux d’oxygène dans le sang dont au sujet duquel le mien n’est pas terrible mais la question n’est pas là. Jusqu’à ce que je regarde des séries hospitalière à la Netflixiennetévé, j’ignorais tout de cette notion. 

Je vais te rendre service en glissant ici quelques copier coller de cette page web :
Tu prendras soin de ne tirer aucune conclusion sur mon propre état de santé surtout si tu es un vieux con. 

Extrait 1 :


En prélevant du sang au niveau d'une artère, on peut mesurer différents paramètres liés à la quantité de gaz qu'il contient et notamment la saturation en oxygène (SAO2). Elle correspond au taux d'oxygène présent dans les globules rouges :

  • entre 94 et 98 %, la saturation en oxygène est bonne ;
  • entre 90 et 93 %, elle est dite « médiocre » ;
  • en dessous de 90 %, on parle de désaturation.
Extrait2 : 

Lorsqu'une personne est mal oxygénée, on parle d'hypoxémie. Cette situation peut être particulièrement dangereuse et doit donc être rapidement détectée, pour que le personnel médical puisse agir rapidement. Elle se manifeste par des maux de tête, un état de confusion, une grande fatigue, des difficultés à respirer, une cyanose (la peau prend une teinte bleutée)...

Chez moi, il y avait bien la grande fatigue et led difficultés à respirer. 

Extrait 3

Une diminution de la saturation en oxygène du sang peut être provoquée par des problèmes respiratoires, comme l'asthme ou la broncho-pneumopathie chronique obstructive, liée le plus souvent au tabagisme. Les poumons ne remplissent pas leur fonction d'oxygénation du sang correctement.

Les cons..

13 octobre 2021

Hôpital de petit jour

Je crois qu’à l’hôpital, le pire repas est le petit déjeuner, en fin de compte. Ce n’est pas une question de qualité mais quand le plateau arrive, on se demande comment une partie de l’humanité arrive à servir à l’autre du mauvais café avec des biscottes sans intérêt. 

Tel que vous me voyez, là, je suis dans l’impatience d’un voyage professionnel avec une nuit dans un IBIS pour profiter des immondes viennoiseries que l’on ose vous servir mais dont vous vous empiffrez sans retenue au nom du « aujourd’hui, c’est permis ! C’est pour le boulot ». 

Par contre, je me demande comment les imbéciles qui prennent du jambon, des œufs, du fromage, des laitages,… à l’IBIS le matin font à l’hôpital ! 

Je suppose qu’ils doivent déprimer plus que moi ce qui, au fond, est réconfortant.

11 octobre 2021

Pass Sanit’Hair



Les imbéciles en charge des admissions en réanimation ont un gros sens de l’humour. D’ailleurs, je me remets très bien de la scène. Des types hilares autour de moi…

Ils ont, pour partie, comme mission de tailler les grosses barbes. Ils le font n’importe comment. Le résultat est simple : le patient finit par avoir honte de sa nouvelle dégaine de gros porc, finissant par ds demander si un taxi acceptera de le ramener chez lui (si tant est qu’il doive rentrer chez lui…). 

Le pire est quand le patient est en réa avant un passage en pneumo : les différents masques à disposition n’adhèrent plus à la peau et les internes n’osent pas vous tondre plus. 

Je viens sans doute de perdre 48h. 

10 octobre 2021

Cochin qui s’en dédit

J’ai beaucoup de mal à compter les jours depuis mon placement en cabanon d’autant que je ne sais pas trop ce qu’ils ont fait de moi au début. Il faudra reconstituer tout ça mais je crois bien avoir passé une douzaine d’heures en réanimation. Je crois me rappeler, mais peut-être n’est-ce qu’un rêve ?, avoir été « viré » de là pour laisser la place à un mourant légitime (à savoir atteint de la Covid contrairement à moi mourant de plus de 50 ans d’excès divers, même si je ne suis pas pressé). 

Après j’ai fait un autre service ou peut-être un truc spécifique pour observer l’oxygénation de la respiration. Là, je suis depuis deux jours, je crois, dans un service plus normal même si ne j’ai pas encore trouvé la buvette. 

Je suis toujours dans la chambre où m’a trouvé Deblais, le jour de mon admission dans ce service, m’apportant un câble d’iPhone, l’heureux homme. 

Je vais revenir sur deux sujets de mon dernier billet. 1. La bouffe. La mauvaise qualité est certes une tradition chez nous comme la lapidation des femmes adultères chez d’autres. J’ajoute que le petit déjeuner est bien trop léger (4 biscottes…) et qu’il manque un goûter. 2. Le smartphone. Ce n’est pas parce Christophe Colomb n’a pas pu envoyer de SMS à sa grosse lors de son atterrissage que nous devons refuser le progrès. Certes, des générations d’imbéciles ont pu être hospitalisés sans donner de nouvelle et, surtout, en obtenir, mais on espérer que ça se calme. 

A part ça, le smarphone est surtout indispensable à l’hosto pour regarder des séries sur Netflix… Mais ces ânes de gestionnaires continuent à faire l’usage de la télé. 

Coté « nouvelles technologies », la santé déguste.