On sait maintenant pourquoi Lionel Jospin était absent à la
soirée électorale, hier. En 1990, un copain avait décidé que j’étais un fan de
lui et je le suis devenu. Je l’avais croisé une fois, lors de la soirée
électorale au soir du second tour de 2012, chez France 2. Quand je suis sorti
des toilettes (le champagne…), après m’être lavé les mains, il était là, au
bout du couloir, pour une interview. J’avais les mains mouillées et j’étais pétrifié
à l’idée de passer à côté de lui et d’être obligé de lui serrer la main. J’avais
attendu dans mon coin en le regardant et j’étais impressionné par le bonhomme,
assez grand.
Remarque, on peut se tromper ! Au cours de la soirée, j’avais
aussi croisé Nadine Morano et l’avais trouvé bonne. Je ne vous dis pas ce que j’avais
pensé de FOG, je ne tiens pas à avoir un procès.
Mes condoléances à ses proches et à tous les copains du PS qui
ont tant appris avec lui.
Pour ma part, ce n’est pas en 2002 que j’ai déclaré me retirer
de la vie politique mais mardi dernier, quand j’ai vu que le PS était incapable
de choisir une bonne stratégie pour les municipales. Comme quoi, il n’y avait
pas que Jospin qui ne savait pas gérer les « petits » partis de
gauche et il y a beaucoup d’ânes qui n’ont tiré aucun enseignement de cette
époque !
Et en plus, il me fait réécrire l’introduction de mon
billet, ce matin.
« Avec les insoumis, la
gauche perd ; sans eux, elle gagne. Après le second tour de ces élections, il
faut vivre dans un monde parallèle pour refuser de voir cette réalité
électorale. Une leçon éclatante pour la suite… » C’est ainsi que débute
l’éditorial
de Laurent Joffrin, ce matin. Beaucoup, à gauche, sont sur la même longueur
d’onde.
Pourtant, dans ma commune, les socialistes ont perdu la
commune parce que la liste LFI s’est maintenue au second tour. Le prochain
maire sera de droite. Pourtant, nous sommes en pleine banlieue rouge. Aux
dernières législation, Mathilde Panot a fait plus de 50% au premier tour (sur
le territoire de la commune).
A Marseille, c’est bien LFI qui a permis la victoire de la
gauche. Il est probable que, en se retirant, Delogu a suivi les ordres du chef,
mais que ces braves gens ne voulaient pas être responsables de l’élection d’une
municipalité RN dans cette ville.
A Saint-Brieuc, il y avait un candidat de l’union de la gauche
et de LFI au second tour : la gauche n’a pas gagné.
On pourrait discuter de chacun des exemples sortis sur les
plateaux ou dans la presse, hier. Négocier tout, sortir des contre exemples.
Les gens sérieux qui n’aiment pas LFI continueront être persuadés que l’alliance
avec LFI devait bien être évitée.
Ca fait quelques semaines qu’on nous gonflé avec le
caractère d’extrême gauche de LFI, on a parlé d’alliance de la honte…
Pourtant, qui nous dit qu’avec une alliance de la honte, le
sortant de gauche n’aurait pas été réélu ?
Je n’en reste pas moins persuadé que, si en 2022, lors de la
création de la Nupes pour les législatives, puis en 2024, pour le NFP, la question
des alliances avaient été traitées sérieusement (pas d’alliance au premier
tour, des accords pour le suivant) et normalement (les candidats de gauche qui
ne sont pas premiers, de gauche, au premier tour, se désistent en faveur du
second qui doit permettre la fusion des liste qui doit s’opérer
raisonnablement, à savoir des strapontins ouverts aux alliés), on n’en serait
pas là.
Et on n’aurait pas perdu des mois à se foutre sur la gueule :
antisémite ! Facho ! Suppo de la droite ! Islamo gauchiste !
Anti républicain…
Peut-être que les électeurs ne nous auraient pas pris pour
des cinglés.
On fait de la politique pour améliorer la vie des gens et donc pour être élu.
Pas pour virer des élus de notre bord qui s'allient avec le centre droit parce que les autres partis de gauche, y compris celui avec lequel on ne veut pas s'allier, se liguent contre nous.
Et que nos élus gagnent quand même.
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