En salle

Affichage des articles dont le libellé est Martin Schulz. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Martin Schulz. Afficher tous les articles

23 mai 2014

Ne pas planter Schulz !

La campagne pour les européennes entre dans sa dernière ligne droite par le travers. Il parait que le débat d’hier soir a été ridicule. Nicolas Sarkozy nous a pondu une chronique grotesque dans Le Point. J’ai adoré que cela soit Bernard Cazeneuve qui lui adresse une réponse. Sans vouloir dévaloriser le monsieur, c’est le type même du second couteau et il occupe le poste qu’occupait l’ancien futur président. A un type sans importance, il faut en effet laisser répondre un type insignifiant (j’entends par là, sans l’envergure pour occuper un premier rôle), un Guéant de gauche, quoi ! (je vais me faire haïr par M. Cazeneuve).

L’ami Ben revient sur ce débat.

Je vais ajouter une couche. L’ami Politeeks se plaignait récemment (je ne sais plus si dans une conversation privée, un échange entre leftblogs ou sur son blog) de l’absence de Nouvelle Donne à ce débat. Je crois que Nouvelle Donne a fait un référé devant le CSA, le tribunal administratif, le Conseil d’Etat, la Cour européenne de justice ou le conseil supérieur de l’association des patrons de bistro de la petite couronne pour se plaindre. Le service public ne fait pas son travail. Ah merde rajouterais-je si l’usage de gros mots était dans mon langage naturel.

Pas de ça, lisette ! Je souhaite bien du courage et un bel avenir à Nouvelle Donne tout comme à l’ensemble des 31 listes qui se présentent en Île-de-France. En introduction, je parlais de « grotesque » et de « ridicule ». Il me faut trouver un autre nom. Je vais donc dire que cette élection est burlesque. Chacun des petits partis, chacune des petites listes, arrivera à justifier son existence mais on va se retrouver devant une tonne de bulletin sans savoir quoi faire et sans lire la moindre des propositions.

La multiplication des listes sera considérée par tout un chacun comme un signe de bien portance de la démocratie. Tu parles ! On se taper 60% d’abstention et des couillons vont parler du bien de la démocratie. La multiplication des listes ajoute un trouble supplémentaire. C’est caricatural.

Je propose le changement des règles pour cette élection pour 2019 : les listes devront payer une caution de 10 millions d’euros et seront remboursées si elles dépassent 5% des suffrages. Ca devrait en refroidir certains. On fera une exception pour Christine Boutin parce qu’elle nous amuse, pour Nicolas Dupont Aignan, l’homme à la kalachnikov, parce qu’il pique des voix à l’UMP et au NPA et à LO car ils ont toute notre sympathie et une légitimité que l’on va qualifier d’historique pour faire plaisir aux militants.

Pour le reste, il nous importe de savoir, petit 1, quelle orientation politique prendra l’Europe et qui dirigera ce sombre bordel et, petit 2, quelle est la force des partis politiques en France parmi les plus grands dont voila la liste exclusive : les fachos, les droitards, les guignols du centre qui sont à droite, les socialos, les écolos et les bas du front à gauche.

Votez Schulz ! D’ailleurs, je lui ai téléphoné : il m’a promis de se raser s’il est élu.

Dans une tribune sur le Huff, des jeunes élus de gauche (comme Daniel Vaillant…) disent pourquoi il faut voter pour Tintin Schulz et pas pour JCJ ou d’autres andouilles. Je vais citer une phrase ce qui ne vous dispense pas de lire le reste : « Mesurons bien l'enjeu qui est devant nous: l'Europe entière nous regarde. Qui comprendrait que la Gauche européenne rate cette chance historique faute d'une participation suffisante des électeurs de gauche en France ce dimanche ? » Je vais ajouter un détail : faute d’une participation suffisante des électeurs de gauche mais aussi à cause d’une dispersion des électeurs de gauche.

Pour avoir une nouvelle donne en Europe, il faut voter pour les socialos, c’est la seule solution. On pourrait toujours gueuler en disant qu’ils font pareil que la droite, l’argument qui tue inventé par le Front National.

Electeur, garde à vous ! L’heure est grave. Il faut voter. A gauche. Pour Schulz. Il a une bonne bouille. Si vous ne le faites pas, vous favorisez le candidat supporté par Jean-François Copé ! Il faut oser, quand même.

Tiens ! J’ai oublié d’insulter quelqu’un dans ce billet : le MRC. Je ne vais pas l’insulter trop fort vu que je croise son chef quand je vais au bistro. Ces braves gens appellent à l’abstention ! Au moins, ils sont à peu près sûrs de gagner. Ils me font rigoler tous ces bouffons qui appellent au boycott. D’un autre côté, je suis à peu près le seul blogueur de gauche à m’intéresser à ce que fait le MRC… C’est purement affectif.

Je vais leur dire : ils n’avaient qu’à présenter une liste. On n’en a que 31 en Île-de-France. Il reste un peu place entre deux séries de panneaux électoraux. Quand il y a des élections, on vote ! Et un parti politique républicain n’a pas à appeler à l’abstention. C’est quoi, ce bordel ! Comme si les électeurs avaient besoin qu’on leur demande de s’abstenir pour le faire…

Aux urnes ! Bordel…


06 mai 2014

Vendre la soupe à Schulz

Prendre une baffe aux municipales : fait. Changer de gouvernement : fait. Prononcer un discours de politique générale : fait. S’exprimer sur BFM : fait. Et si on passait aux Européennes ?

J’ai essayé de vendre la soupe à Schulz (Tiens ! J’ai trouvé un titre pour mon billet), dans mon blog, mais ça ne prend. La seule certitude est que la gauche devrait prendre une grosse claque en France et probablement au niveau Européen, d’ailleurs. La gauche n’a pas eu un nombre significatif d’élus depuis plus de dix ans.

Je trouve que le Parti Socialiste est complètement mou du genou, dans cette campagne, et je ne suis pas loin de penser que les militants sont d’accord avec moi.

D’une manière générale, c’est le bordel. Vous connaissez Farid Ghehiouèche ? Non ? Ah merde ! C’est le chef de file de la liste « Cannabis sans frontière stop la prohibition » en Île-de-France. Si ! Ca existe. On a aussi la liste : « Une France royale au cœur de l’Europe ». L’ami Koltchak est-il sur la liste ? Et « Citoyens du vote blanc » ! On a aussi. « Île de France Décroissance ». « Parti européen ». « Europe citoyenne » (c’est Corine Lepage, dites donc !). « Espéranto langue commune équitable pour l'Europe ». « Debout la France, ni système, ni extrêmes » (ça doit être le truc de Nicolas Dupont Aignan. « Démocratie réelle ». « Union populaire républicaine ». « Force Vie » (ça, vous connaissez, c’est Christine Boutin). « Parti fédéraliste européen ». « Pour une Europe libre ». « Le réveil citoyen ». « Féministes pour une Europe solidaire ». « Prenons nos affaires en mains ». « Europe solidaire ». « Ensemble pour une Europe équitable ». « Communistes » (mais pas le PCF, hein !). « « Alliance écologiste indépendante » (c’est pas le machin de Waechter, ça ? Ben, non… C’est un autre truc, si j’ai bien compris). « L'Europe de Marrakech à Istanbul » (en passant Reykjavik et Bangui, j’espère !)

Si si, on a tout ça en Île-de-France. Je connais un lascar qui pourrait tenir un blog pour dénoncer les noms de partis ridicules. 31 listes. C’est n’importe quoi…

Rassurez-vous, on a aussi les listes normales, du PS, de l’UMP, des centristes, des cocos, des écolos et du FN. Elles ont souvent des noms grotesques, aussi. Tiens, le machin avec le Modem et l’UDI : « Les Européens ». L’UMP : « Pour la France, agir en Europe ». Pour le FN : « Non à Bruxelles, Oui à la France ! ». Les socialos ne sont pas en reste (on va mettre Pervenche à l’amende mais il me semble que je l’ai déjà faite) : « Choisir notre Europe ».

Seuls les écolos et le Front de Gauche s’en sortent bien : leurs listes ont le nom de leur parti !

J’ai oublié « Parti pirate » et « Nouvelle donne » mais ils ont toute ma sympathie pour une raison personnelle. Je crois bien que j'ai cité tout le monde. Et je n'invente rien.

Youhou, les copains lecteurs qui veulent voter socialiste ! N’oubliez pas de noter le nom de la liste : CHOISIR NOTRE EUROPE. Notez aussi le nom de la chef pour vérifier le bulletin : PERVENCHE BERES.

Faut que j'arrête de crier, moi.

Ah non !

Je n'avais pas que mon président qui passait à la radio, ce matin, j'avais également mon député maire. A la même heure. C'est Jean-Luc Laurent, le président du MRC. C'était rigolo, j'ai pu suivre les deux LT en même temps. Je ne savais pas que j'avais autant d'abonnés du MRC, moi ! Presque aussi fous que les supporters de François Hollande.

Figurez-vous que le président du parti de Jean-Pierre Chevènement appelle à l'abstention pour ces élections. De la part d'un élu de la République, je ne trouve pas ça génial. D'un autre côté, il aurait pu monter une liste. Ca aurait fait 32 en Île-de-France...

30 avril 2014

France 2, les européennes et la censure

France 2 a refusé de diffuser le débat entre les chefs de file des partis européens le 15 mai contrairement à toutes les autres chaînes du service public des autres pays de l’Union. C’est scandaleux. Il y a un tas de raisons de le diffuser.

« Les éditorialistes se préparent sans doute déjà, pour le soir des résultats des élections européennes le 25 mai, à commenter l'ampleur de l'abstention et le succès annoncé des populistes hostiles à la construction de l'Europe. »

Voila ! France 2 préfère le spectacle à l’information.

Cette chaîne, propriété de l'Etat c'est moi, avait déjà répondu aux exigences de Marine Le Pen qui refusait d'avoir Martin Schulz en face d'elle au cours de l'émission DPDA.

Vous z’aussi, blogueurs politiques, protestez sur votre blog !

08 avril 2014

Européennes : ne nous trompons pas d'élections

« Pour la première fois, le prochain président de la Commission européenne sera l’émanation directe de la majorité au Parlement européen issue du scrutin du 25 mai. Ce changement est une occasion historique de tourner la page d’une décennie perdue qui a vu les droites européennes abîmer l’Europe et précariser les Européens. » Telle est l’introduction de la présentation de « Choisir notre Europe », plate-forme d’interpellation citoyenne pour les élections européennes du dimanche 25, faite par le PS, le PSE et le PRG, avant le lancement de la campagne par le PS avec un meeting de Martin Schulz le 17 avril à Paris.

Le site présente des propositions qui sont faites et invite les internautes à les relayer auprès de Martin Schultz et des têtes de liste PS-PRG aux élections. Allez y faire un tour !

Même si le site est assez déroutant, je vais citer quelques propositions au hasard, les premières qui apparaissent quand je me connecte.

Proposition 33 : « Rénover et renforcer les industries traditionnelles, et notamment la sidérurgie ». Il s’agit de proposer différents pactes pour soutenir l’industrie européenne.

Proposition 7 : « Atteindre et dépasser l'objectif des 3% du PIB consacrés à la recherche et l'innovation ».

Proposition 17 : « Mettre fin aux conditions de travail scandaleuses et à la concurrence déloyale des travailleurs détachés. » Les salariés d’une société qui travaillent à l’étranger doivent bénéficier des meilleures conditions de travail entre le pays d’origine et le pays où ils marnent.

Proposition 30 : « Réviser le pacte de stabilité pour donner la priorité à la croissance, la relance et l'emploi. »

Proposition 32 : « Soutenir la mise en place d'un salaire minimum européen égal à au moins 60% du salaire médian du pays. »

Je cite ces propositions à titre d’exemple, pour qu’on n’oublie pas ce qui est du ressort du Parlement et l’objet de cette élection.

A l’heure où des amis se demandent s’ils vont voter aux Européennes, il me parait nécessaire de rappeler qu’il ne s’agit pas de voter pour ou contre le gouvernement mais pour des personnes qui seront chargées de défendre le projet qui sera présenté par Martin Schutz, pour ce qui me concerne, ou tout autre projet dont on se sent proche.

Ne nous trompons pas d’élection : les électeurs le feront pour nous.

15 décembre 2013

Apprenons la démocratie à Jean-Luc Mélenchon

« Le SPD s'est vendu à Merkel » a déclaré Jean-Luc Mélenchon avec la finesse qui le caractérise suite à l’approbation par le SPD du projet de gouvernement commun en Allemagne. Je ne sais pas si on a vraiment la vocation à commenter les actes démocratiques des partis politiques étrangers.

Je suis d’ailleurs fatigué de ces gens qui ne respectent pas la démocratie. Le parti de Mme Merkel a remporté une large victoire, ce que l’on peut déplorer, avec 47% des voix. Le jour où on verra ça en France… Il est donc logique qu’il soit amené à diriger le pays mais il n’a pas la majorité absolue et est obligée de composer avec le camp d’en face. Ce sont les socdem qui s’y collent.

Imaginons la situation en France. Il y a 577 députés mais je vais arrondir à 600. Imaginons que l’UMP et l’UDI remporte 295 sièges. Ca serait une victoire incroyable pour eux mais ils n’auraient pas la majorité absolue. Imaginons que le PS remporte 150 sièges, les verts 100 et les communistes 55, soit un total de 305. Avec le système électoral Allemand, c’est le parlement qui élit le chancelier. En France, c’est un peu différent mais ça revient au même. Les partis politiques doivent discuter en entre eux pour trouver une base de gouvernement.

Imaginons cette élection du Premier Ministre par le Parlement. Au premier tour, on peut supposer que le chef de l’UMP obtienne 295 voix et celui du PS, 150. Il y a donc un deuxième tour. En toute logique, le candidat du PS gagne le second tour avec 305 voix. Et encore, ce n’est même pas sûr. Il devrait donner des gages à son aile gauche au cours d’une négociation ce qui fait que des députés de cette formation pourraient être amenés à voter pour le candidat de l’UMP…

C’est le jeu démocratique. Prenons une exigence au hasard des communistes, pendant ces négociations : le SMIC à 1700 euros. Un député PS pourrait penser que ça serait une catastrophe pour le pays. Il s’en suivrait en effet une importante inflation et le nombre de smicards augmenteraient. Les classes « moyennes basses » se retrouveraient au SMIC mais les prix augmentant, ils perdraient du pouvoir d’achat. Le candidat de l’UMP pourrait alors dire : hého, je promets d’augmenter légèrement le SMIC et d’aligner le PACS sur le mariage. On trouverait bien 6 députés PS qui préfèreraient voter pour lui que pour le candidat de son propre parti qui aurait ajouté un élément de programme qu’il jugerait catastrophique.

Et ils respecteraient ainsi la démocratie.

Mais le candidat de l’UMP est intelligent (c’est une fiction). Dès le départ, il va voir le candidat du PS et dira : ah ben on est dans la merde. Je ne peux pas réunir une majorité et toi non plus sans générer un gros bordel. Je propose qu’on mette en place une plateforme commune qui répondrait aux votes des gens : 50% pour moi, 25% pour toi. On aurait donc une plateforme qui représenterait 75% de la population. On aura des mécontents à ma droite et à ta gauche mais on resterait largement majoritaire.

C’est ce qui se passe en Allemagne.

C’est aussi ce qui s’est passé en 1988 en France. François Mitterrand avait toute légitimité pour diriger la France puisqu’il venait d’être élu mais il n’avait pas la majorité à l’Assemblée. Le Parti Socialiste avait 47,82% des députés. Les communistes 4,4% et les non inscrits 2,4%. Le Parti Socialiste n’aurait pas été sûr d’avoir une majorité sur tous les textes sans faire de larges concessions aux communistes. Mitterrand a donc dit : hop ! Je vais nommer Rocard et lui demander de faire une majorité d’ouverture. C’est la seule solution qu’il avait pour disposer d’une majorité capable de gouverner durablement. Rocard a donc été voir les centristes et leur a dit : bon les gars, on prend certains d’entre vous au gouvernement et on se met d’accord.

On appelle ça de la démocratie.

N’oublions pas que les communistes avaient pris une belle claque, à l’époque. Tout comme Die Linke, cette fois, et les écolos allemands. La comparaison avec l’Allemagne s’arrêtera là. Le système électoral n’est pas le même. Le PS et les partis qui gravitent autour de lui arrivent à avoir 57% des députés avec 40% des voix. Le Front de Gauche qui a fait 7% des voix arrive avec 1,7% des députés et le Front National qui a fait 13,6% avec 0,35… Si le nombre d’élus était proportionnel aux voix, le total de la gauche ferait un peu moins de 50%. Il n’y aurait pas de majorité… Et vous avez beau retourner les chiffres dans tous les sens, pour qu’un texte passe, il faudrait un accord entre l’UMP et le PS. Le Front de Gauche aurait beau hurler, c’est la démocratie. Ca représente une majeure partie du peuple.

Jean-Luc Mélenchon vocifère. Reprenons son communiqué. « Le SPD s'est vendu à Merkel. Il préfère l'alliance de droite plutôt qu'un accord de gauche. La social-démocratie ne sert plus qu'à épauler l'ordre libéral. Et le PS vient de donner son appui à la candidature de Martin Schulz du SPD allié à Merkel pour la présidence de la Commission européenne. De Merkel à Hollande, c'est la ligne directe ! En France comme en Allemagne, les sociaux-démocrates sont la camisole de force des peuples. Ce monde-là n'est pas le nôtre. L'opposition de gauche en France doit être la relève. »

Nous allons le prendre dans l’autre sens. Madame Merkel a fait un triomphe à cette élection. On peut évidement le regretter et traiter les Allemands de fous mais ça ne fera pas avancer le dossier. Néanmoins, elle n’a pas su ménager son allié traditionnel, les vils libéraux du FDP. Elle doit donc composer et faire une politique moins à droite que ce qui était prévu. C’est donc tout à l’honneur du SPD (et des militants qui ont accepté) de permettre à Madame Merkel de faire une politique moins à droite, avec des points par ailleurs très satisfaisants : instauration d’un SMIC, augmentation des petites retraites, limitation des loyers,… Le ministère de l’économie devrait revenir au président du SPD, Sigmar Gabriel, qui chapeautera en outre la transition énergétique.

Le peuple allemand n’a pas voté pour Die Linke comme le peuple français n’a pas voté pour le Front de Gauche. Le PS soutient un candidat qui pourrait imprimer un retournement à gauche de la politique européenne, Martin Schulz, issu du SPD. Ce monsieur fait campagne en politisant le choix du président de la Commission européenne. « Les grandes forces politiques ont besoin d'une compétition pour confronter leur vision de l'Europe. Il ne faut pas réduire le débat à un affrontement entre pro et anti-européens. Nous devons offrir le choix entre une Europe du centre droit et une Europe du centre gauche, une Europe libérale et une Europe socialiste, pour aider à sa démocratisation. »

Les tractations seront les mêmes, à l’issue des élections Européennes, dans six mois. Il y a deux grandes forces, le PPE (à droite) et le PSE (à gauche). Le PSE ne sera pas capable de gouverner tout seul. M. Schulz devra trouver une coalition, s’il veut devenir le chef de la future Commission.

J’attends de voir le programme du Front de Gauche et les annonces faites Jean-Luc Mélenchon, pour cette élection.

Je suppose qu’il va vociférer contre les technocrates de Bruxelles avec un programme qui ne sera pas audible parce que la gauche de la gauche ne remportera pas se scrutin. Il devrait faire de la politique, de la vraie, celle qui a un impact sur la vie des gens. Il devrait donc soutenir Martin Schulz s’il veut un peu moins d’Europe libérale.

Mais non ! Il va taper sur le PS pour sa propre gloire, voire pour s’assurer un job.


Ce n’est pas de la démocratie.