La campagne pour les européennes entre dans sa dernière ligne
droite par le travers. Il parait que le débat d’hier soir a été ridicule.
Nicolas Sarkozy nous a pondu une chronique grotesque dans Le Point. J’ai adoré
que cela soit Bernard Cazeneuve qui lui adresse une réponse. Sans vouloir
dévaloriser le monsieur, c’est le type même du second couteau et il occupe le
poste qu’occupait l’ancien futur président. A un type sans importance, il faut
en effet laisser répondre un type insignifiant (j’entends par là, sans l’envergure
pour occuper un premier rôle), un Guéant de gauche, quoi ! (je vais me
faire haïr par M. Cazeneuve).
L’ami Ben revient sur ce
débat.
Je vais ajouter une couche. L’ami Politeeks se plaignait
récemment (je ne sais plus si dans une conversation privée, un échange entre
leftblogs ou sur son blog) de l’absence de Nouvelle Donne à ce débat. Je crois
que Nouvelle Donne a fait un référé devant le CSA, le tribunal administratif,
le Conseil d’Etat, la Cour européenne de justice ou le conseil supérieur de l’association
des patrons de bistro de la petite couronne pour se plaindre. Le service public
ne fait pas son travail. Ah merde rajouterais-je si l’usage de gros mots était
dans mon langage naturel.
Pas de ça, lisette ! Je souhaite bien du courage et un
bel avenir à Nouvelle Donne tout comme à l’ensemble des 31 listes qui se
présentent en Île-de-France. En introduction, je parlais de « grotesque »
et de « ridicule ». Il me faut trouver un autre nom. Je vais donc
dire que cette élection est burlesque. Chacun des petits partis, chacune des
petites listes, arrivera à justifier son existence mais on va se retrouver
devant une tonne de bulletin sans savoir quoi faire et sans lire la moindre des
propositions.
La multiplication des listes sera considérée par tout un
chacun comme un signe de bien portance de la démocratie. Tu parles ! On se
taper 60% d’abstention et des couillons vont parler du bien de la démocratie.
La multiplication des listes ajoute un trouble supplémentaire. C’est
caricatural.
Je propose le changement des règles pour cette élection pour
2019 : les listes devront payer une caution de 10 millions d’euros et
seront remboursées si elles dépassent 5% des suffrages. Ca devrait en refroidir
certains. On fera une exception pour Christine Boutin parce qu’elle nous amuse,
pour Nicolas Dupont Aignan, l’homme
à la kalachnikov,
parce qu’il pique des voix à l’UMP et au NPA et à LO car ils ont toute notre
sympathie et une légitimité que l’on va qualifier d’historique pour faire
plaisir aux militants.
Pour le reste, il nous importe de savoir, petit 1, quelle
orientation politique prendra l’Europe et qui dirigera ce sombre bordel et,
petit 2, quelle est la force des partis politiques en France parmi les plus
grands dont voila la liste exclusive : les fachos, les droitards, les
guignols du centre qui sont à droite, les socialos, les écolos et les bas du
front à gauche.
Votez Schulz ! D’ailleurs, je lui ai téléphoné :
il m’a promis de se raser s’il est élu.
Dans une tribune sur le
Huff, des jeunes élus de gauche (comme Daniel Vaillant…) disent pourquoi il
faut voter pour Tintin Schulz et pas pour JCJ ou d’autres andouilles. Je vais
citer une phrase ce qui ne vous dispense pas de lire le reste : « Mesurons bien l'enjeu qui est devant nous: l'Europe entière
nous regarde. Qui comprendrait que la Gauche européenne rate cette chance
historique faute d'une participation suffisante des électeurs de gauche en
France ce dimanche ? » Je vais ajouter un détail : faute d’une
participation suffisante des électeurs de gauche mais aussi à cause d’une
dispersion des électeurs de gauche.
Pour avoir une nouvelle donne en Europe, il faut voter pour
les socialos, c’est la seule solution. On pourrait toujours gueuler en disant
qu’ils font pareil que la droite, l’argument qui tue inventé par le Front
National.
Electeur, garde à vous ! L’heure est grave. Il faut
voter. A gauche. Pour Schulz. Il a une bonne bouille. Si vous ne le faites pas,
vous favorisez le candidat supporté par Jean-François Copé ! Il faut oser,
quand même.
Tiens ! J’ai oublié d’insulter quelqu’un dans ce billet :
le MRC. Je ne vais pas l’insulter trop fort vu que je croise son chef quand je
vais au bistro. Ces braves gens appellent à l’abstention ! Au moins, ils
sont à peu près sûrs de gagner. Ils me font rigoler tous ces bouffons qui
appellent au boycott. D’un autre côté, je suis à peu près le seul blogueur
de gauche à m’intéresser à ce que fait le MRC… C’est purement affectif.
Je vais leur dire : ils n’avaient qu’à présenter une
liste. On n’en a que 31 en Île-de-France. Il reste un peu place entre deux
séries de panneaux électoraux. Quand il y a des élections, on vote ! Et un
parti politique républicain n’a pas à appeler à l’abstention. C’est quoi, ce
bordel ! Comme si les électeurs avaient besoin qu’on leur demande de s’abstenir
pour le faire…
Aux urnes ! Bordel…


