18 août 2017

Mes vieilles années de fétard

Au bistro, avec Francis et Roger, on parle d'histoires de cuites et de mères. Ils sont des petits joueurs. 

La première que j'ai racontée est la fois où avec François Jégou qui ne porte pas le même nom que moi par hasard, on était rentrés saouls comme des polonais. C'était en 1992, peu de temps après la mort du père. Il venait moins souvent que moi à Loudéac et on avait été à un concert dans le bar où j'étais habitué, chez les parents de Ccil. Ma mère me connaît. J'étais (et je suis) réglé comme une horloge. Je rentre toujours à la même heure. Mais ce soir là, après le concert, les patrons nous avaient invité à boire un coup chez eux avec des copains. Je me rappelle : à 5 heures, Tania nous avait ramenés.  On arrive à la maison. Quelques semaines après la mort de son mari, notre mère ne voyant pas rentrer ses deux garçons "restant" attendait dans le garage. Le frangin avait réussi à rentrer mais il avait fallu que je donne des explications. Avec 3 grammes. 

L'anecdote suivante est toujours liée au garage en question. La porte se ferme par une targette ou vachette. J'étais rentré un peu fatigué et j'avais bien tiré la vachette mais sans fermer la porte. Le lendemain, il a avait fallu que je donne des explications. 

La troisième : ma mère avait oublié que j'étais là et sorti avait fermé la vachette en question. Il avait fallu que je sonne à la porte d'entrée et que je parle en donnant des explications à 2h. 

La quatrième : une copine (feue Lucette) nous avait invités à dîner avec Gilles Moy. On avait bu une demi douzaine de bières avant chez le père Christophe. La même dose de Ricard chez elle. Plus le rouge en mangeant. Après, j'ai perdu les traces de Gilles mais j'ai retrouvé Yann dans un bistro qui s'appelle l'Epoque. A une heure, je le ramène mais ces andouilles de gendarmes m'arrêtent alors que je rentrais à la maison. Ils me demande ce que j'ai bu. Sentant que j'avais peut être abusé mais que l'objectivité de mon foie est un tantinet relative, je dis que j'avais bu trois ou quatre bières. Ils me demandent de souffler dans leur truc. Le ballon vire. J'étais à 200 mètres de la maison (à l'angle de la rue du docteur Robin et de la rue Le Vezouet). Ils décident de m'envoyer au commissariat (à 2 ou 300 mètres). Ils me font souffler dans un autre truc qui annonce 0,79. La limite étant de 0,5, j'étais cuit (un autre type avec un foie autre que le mien aurait eu 5g). Mais la limite pour le retrait de permis était 0,8. Ces braves gens me demandent de patienter quinze minutes avant de souffler à nouveau. Je me rappelle, je me promenais dans le commissariat alors qu'ils voulaient que je reste assis. Bref. Je souffle à nouveau. 0,81. Mais le chef me dit qu'ils retenaient le plus faible chiffre. J'avais échappé au pire. 

Ils m'ont alors dit que ma voiture était immobilisée mais qu'ils allaient me ramener à la maison. J'ai refusé vu que j'habitais pas loin, vous êtes bien aimables et tout ça. Ils m'ont dit que je n'avais pas le choix : c'est la procédure. Je les ai envoyé chier (avec de bons prétextes et la menace d'une plainte). 

Je suis donc rentré à pied mais en titubant plus que de raison.

J'arrive à la maison (la targette était OK) et je me suis dit que ma mère allait s'inquiéter le lendemain en voyant que ma voiture n'était pas là. 

Je me décide donc de la réveiller et de lui raconter l'histoire. 

Certes, moins romancée.

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