03 décembre 2019

La réforme des retraites, la grève, et moi

L’escalator est tombé en panne. Je suis resté bloqué. 


A part ça, pendant la grève, je suis à peu près décidé à aller au boulot alors que ma boîte m’autorise à faire du télétravail par dérogation par rapport aux accords (en principe, je ne peux faire du télétravail que le vendredi quand je suis chez ma mère). 


Je vais le faire par solidarité avec :

- les collègues qui ont besoin d’être dans les locaux pour faire leur boulot (un barman ne peut pas faire de télétravail... et un homologateur de distributeur de billets n’a pas de machine de test dans son salon),

- les consultants (le contrat de la firme est avec leur entreprise et ils n’ont pas accès à l’intranet en dehors du boulot et ne sont donc pas autorisés par la firme à télétravailler). 


Je me dois d’être solidaire avec des gens que je côtoie au quotidien. Pas avec des avocats qui gagnent plein de pognon et à qui on impose d’être solidaires avec les pauvres qui sentent mauvais pour payer leurs retraites. 


Je suis contre les régimes spéciaux non pas pour les conditions de départ en retraite mais par devoir de solidarité entre les métiers. Ou alors qu’on crée un régime de retraite pour les salariés du numérique (je devrais alors toucher plus à la retraite qu’en travaillant vu que le nombre de salariés va augmenter). C’est ainsi. Les métiers changent. Un type qui est embauché en 2019 par la RATP mérite des conditions spéciales de départ en retraite parce qu’il a un travail abominable. 40 ans dans des sous-sol avec des horaires tordus à accélérer et arrêter avec un stress à cause des types qui pourraient se jeter sous les voies. L’horreur. Par contre, il doit bien se douter qu’en 2059, il y aura très peu de chauffeurs de métro vu que tout sera automatisé. Sa caisse de retraite va couler si elle doit rester autonome. 


Il faut donc revoir intelligemment les régimes spéciaux par solidarité. Par solidarité. Pas défendre ce que certains appellent des privilèges, comme si c’était un privilège de passer sa vie à empiler des briques dehors. 


Je ne vais pas manifester ou me mettre en grève parce que je ne sais pas ce qui va être proposé. Je ne vais pas me mettre en grève parce qu’aucun préavis n’a été déposé dans ma boîte.


Enfin, j’ai commencé à cotiser à 19 ans. Non stop depuis (sauf pendant le service militaire). A 22 ans, j’avais le statut d’ingénieur en informatique dans ma boîte (avec un bac plus deux mais j’ai un don). Je veux bien être solidaire avec les gens qui n’ont pas eu pas ma chance (ou mon don, don relatif, il ne porte que sur les distributeurs de billets, le truc qui allie la mécanique et l’informatique). Je n’ai pas envie, en revanche, d’avoir la même contrainte d’âge de départ qu’un type qui a commencé à bosser à 25 ans parce qu’il a merdé dans ses études. 


Par contre, je veux bien être solidaire avec les « générations futures ». Du moins, celles qui arriveront à la retraite bien après moi. Je pense à mes neveux et nièces, aux jeunes que je rencontre au 1880... On n’a aucune idée de la manière avec laquelle évoluera le travail. Un jour, un chatbot pourra remplacer un avocat. La robotisation, l’intelligence artificielle,... auront des effets terribles sur le travail. 


Je suis contre cette réforme car on ne sait pas de quoi elle est constituée. 


Je suis contre cette réforme car elle est inutile (différentes publications montrent que le financement est assuré pour longtemps). 


Je suis contre cette réforme car on ne sait pas de quoi demain sera fait. 


Mais je suis contre les régimes spéciaux pour les financements parce que le monde bouge. Un régime spécial ne peut jamais être rentable à long terme et qu’il est totalement inégalitaire. Par définition. 


Et je suis contre cette grève. Elle nous emmerde. Si elle dure, je ne pourrai pas aller passer Noël avec ma mère (je n’en fais pas un aspect personnel, je pourrais aussi faire la fête chez moi ; je pense à chaque personne qui a des ennuis qui dépassent le cadre du boulot, comme pour la précédente grève à Montparnasse quand ces andouilles ont empêché des braves gens d’envoyer les fosses chez les grands-parents). 


Et si je suis contre cette grève, c’est parce quenelle ne changera rien. Macron fera un pas en arrière, au mieux, et le suivant fera un autre pas débile, qu’il soit de droite libérale ou de gauche radicale mais dans un sens inverse. 


Vive la gauche libérale ! Vive la retraite ! 

32 commentaires:

  1. On ne comprend rien à ce que vous dites.
    Votre pensée est marécageuse.

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    1. Quand on ne comprend rien, il y a une forte probabilité qu’on soit con.

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  2. sans compter le régime spécial des gugusses qui se jettent sur les rails. faudra penser à leur retraite aussi. c'est la pénibilité de la mort.
    Par ailleurs, j'ignore si ce Fredi M est vraiment con (cependant je veux bien me fier à ton jugement) mais non plus, je ne pige pas ton point de vue...

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    1. Mon avis est mesuré. Un con ne peut pas le comprendre. Alors fais un effort.

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  3. Une question de gauche :
    Faut-il que les revenus de l'actionnariat soient soumis à l'effort de solidarité pour pérenniser notre régime de retraite ou est-ce là le dernier régime particulier intouchable ?
    Vous avez sûrement une réponse parfaitement audible, vous l'homme de gauche droit dans ses bottes.

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    1. Ta question est débile. La retraite est le fruit du travail. Pas de l’actionnariat.

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    2. L'actionnariat est le fruit du travail.
      Définitivement tu n'es pas un homme de gauche.
      Tout juste un usurpateur, un guignol un fanfaron.

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  4. J'ajoute que l'on passe un peu vite sur les 8 millions de chômeurs, probablement définitivement inemployables, qui pourtant feraient des cotisants tout à fait acceptables, s'ils étaient employables...

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  5. je confirme ton jugement.
    M'enfin, tu es contre ou pour cette grève bordel à culs?

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    1. Captainhaka est d'une intelligence remarquable : il pige à la vitesse de la lumière.
      Ou bien c'est un con.
      Une raclure socialiste qui incapable d'expliquer le socialisme, et encore moins le social, la société.
      Un esclave quoi.

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    2. Fredi, mets toi directement une courgette dans le cul plutôt que de faire chien les gens,

      Captain, il n’y a pas à être pour ou contre. J’ai dit que je ne la ferai pas et qu’elle ne sert à rien. .

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    3. Si je peux choisir je préfère le concombre : c'est plus ferme.

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    4. certes, on n'a pas à être "pour" ou "contre" une grève, c'est un droit. je trouve juste les arguments de certains parfois exotiques. toutefois, dire que ça ne sert à rien, je ne suis pas d'accord. Elle va montrer une fois de plus si c'est nécessaire, que l'opposition dite de gauche a un gros souci de stratégie politique.

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  6. Je pense que si la grève dure, tu peux tenter un blabla bidule, c'est moins fatiguant que la location. Sinon je suis d'accord avec toi. Pas un seul ne sait comment le travail va évoluer.
    Si ils ont aussi peur de cette grève avec tout le battage qu'ils en font, c'est que la dernière a fait chuter Juppé qui était quand même un niveau ou deux au dessus de ce Macron niveau don .

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    1. Je n'aime pas le blablatruc.

      Juppé n'a pas chuté mais reculé.

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    2. Dans le BlaBlaCar, le côté “Car“ pourrait à la rigueur me séduire. Mais l'aspect “blabla” de la chose fout carrément la trouille.

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  7. Je dois être aussi très con car j'ai très bien compris ce que tu veux dire, et je suis un peu dans le même cas de figure et de conscience que toi.
    Avec en plus mon syndicat (dont je suis une modeste figure de prou localement), qui appelle à des mouvements... Que je ne ferai pas, car je n'aime pas la grève.

    C'est quand même fascinant comment ce gouvernement aura fait monter la mousse avec rien. Juste en faisant peur. Parce qu'en fait il y a un sentiment de pilotage à vue. C'est dingue.

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    1. Alors là, il faut choisir, mon cher : vous êtes soit une modeste figure, soit une figure de proue (et non de prou…), mais vous ne pouvez pas être les deux ! C'est ce qu'on appelle une aporie.

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    2. Oui, FalconHill mais si en plus tu fais des apories...

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    3. C'est un peu ou prou une figure … Voilà !

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    4. Peu ou prou : l'article indéfini est superfétatoire.

      Didier G., cuistre infatigable.

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    5. Oui, c'est ce que je me suis dit après l'avoir écrit; mais, à la réflexion (pour me rattraper!) j'ai calculé que "un peu" c'était pour "modeste" et "prou" pour "proue". Mais bon, certes, "peu ou prou" aurait suffit; "ne pas se précipiter pour écrire" (proverbe chinois). Je suis Achille, vous êtes Hilarion...

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  8. Didier , Vous m'avez initié à l'aporie ce matin, moi qui comme Jourdain le Monsieur en faisait certainement sans le savoir.
    En échange, je vous l'assure le blabla de la chose n'est pas si terrible, en fait il n'existe pas.
    Les passagers regardent the Crown ou une autre série zalacon avec des écouteurs. On peut donc écouter Brel en boucle, ou Béranger ;.)

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    1. Ah, alors, si on peut écouter Brel en boucle, je ne dis plus rien…

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    2. Pourquoi dit-on "écouter en boucle ", dès qu'il y a un casque ? On peut aussi écouter,mais pas forcément en boucle.

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    3. Bon. Elie j'ai pas de casque sur mon Auto Radio. Donc je boucle sur Jef , Amsterdam, et ces gens là.avec une dose de plas pays ,entre deux , bière 😉

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