25 novembre 2020

Fin de la crise : et si on y mettait de la fantaisie ?


Dans la mesure où il n’y a eu aucune surprise dans le discours d’Emmanuel Macron, on ne peut pas dire qu’on est déçus ce qui est presque… décevant ! Décevant aussi parce qu’on prend l’habitude de ces décisions probablement indispensables mais injustes et grotesques. J’ai beau jeu de dire qu’il faut essayer d’adapter à la situation précise d’un commerce, aux possibilités et tout ça avec la seule volonté de voir les bistros rouvrir, tant je ne m’attends plus à rien !

S’adapter. Le mot est oublié. Vous voulez faire une cérémonie religieuse. Plutôt que de rouvrir la cathédrale de Chartres, de Reims ou de Strasbourg, je vous conseille le faire une messe au Plessis-Hébert ou à Saint-Cado, de toute manière, le nombre de participants à la même limite : 30. Circulez, il n’y a rien à voir, c’est ainsi. J’espérais que dans les petits bistros de campagne, on puisse recevoir une vingtaines de client tout en étant beaucoup plus strict dans les quartiers festifs, soit l’inverse des lieux de culte où, plus c’est grand, plus on devrait pouvoir accueillir de monde alors que d’autres règles peuvent exister ailleurs, mais il n’en est rien. Les bistros sont fermés, les cathédrales sont ouvertes mais limitée à 30 et les chapelles de la campagne vont devenir des clusters (je ne sais pas comment on dit en latin…).

 

Tout d’abord, sans aller jusqu’à un confinement à la carte donc inégalitaire par nature ce qui est sûrement mal mais me donne soif, nous étions un certain nombre de blogueurs à dire que l’épidémie était cyclique. Il y a deux mois, on s’attendait à une deuxième vague et on disait qu’il fallait confiner dès octobre pour qu’on puisse déconfiner à donf pour la période des fêtes puis reconfiner à l’abris en attendant les vacances d’hiver… On aurait quand même pu broder pour réduire les emmerdements. Ben non, notre gouvernement a attendu que la situation craigne dans les hôpitaux pour faire un confinement qui ne ressemble à rien tout en se plantant et en faisant semblant de déconfiner des commerces un peu après.

On ne s’attendait ainsi pas à grand-chose mais admettez quand même que ça aurait eu de la gueule que Macron dise : « Bon, les gars, encore trois semaines pour calmer le jeu à l’hosto et, ensuite, éclatez-vous jusqu’à début janvier ! Faites gaffes quand même, essayez de privilégier le télétravail, on va vous coller deux semaines de couvre-feu à 21 heures en semaine pour limiter les risques. Ensuite, vous y allez à fond. Eclatez-vous ! De toute manière, on sait que les vaccins n’arriveront sans doute pas à temps pour éviter la troisième vague alors faites la fête quand l’heure est à la fête ! » De toute manière, on va finir à 50 ou 100 000 morts. On aurait eu 10 ou 15 fois plus sans les mesures ; on a fait le job, attendons que la tempête s’éloigne. On se tape le masque tout le temps jusqu’en juin, on évite de se saouler la gueule du lundi au jeudi, on laisse tomber les matchs de foot professionnels avec du public et autres spectacles tout aussi inutiles mais on vit. Un peu.

 

La gestion de cette crises monotone. J’ai arrêté de compter les jours mais ça va me reprendre, on a dépassé les huit mois.

Il faudrait maintenant un peu de fantaisie ! Au point où on en est, on peut presque se le permettre. Tiens ! Rouvrons les bistros (mais pas les restaus) pour le week-end du black Friday, jusqu’à 23 heures et dans la limite d’un client pour trois mètres carrés. Je ne sais pas ! On a assez de types qui glandent dans les ministères à élaborer des stratégies qui ne fonctionnent pas. Ils pourraient imaginer des scénarios rigolos. Par exemple, les gens qui ne sont pas allés chez le coiffeur depuis la dernière sortie de confinement devraient avoir le droit de prendre des cuites dans le bar du coin à condition de porter le masque pour éviter d’éternuer dans son coude.

 

Un peu de fantaisie. C’est tout ce qu’on peut espérer maintenant car espérer la déception n’est pas très motivant.

 

Avec une pensée pour les copains patrons de bistros ou serveur…

12 commentaires:

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    1. Connard, peux-tu m'expliquer le rapport avec mon billet ? Tu fais partie des millions de peine à jouir qui pensent tout connaitre et nous font perdre du temps.

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  3. Bon, je ne sais foutre pas ce que j'ai bien pu fiche pour que mon précédent commentaire passe à la trappe... ce machin a merdouillé et je n'ai plus que le fil des commentaires. Bref.
    "... une messe au Plessis-Hébert" ? Tout ça pour avoir un prétexte pour aller boire un coup de blanc chez l'ami Didier. Ben bravo !

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  4. Oui je m'était fait une autre idée sur le niveau du bonhomme ; bon ça arrive de se tromper grave..

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    1. Tu fais du hors sujet et tu m'envoies bouler et il faudrait que je reste aimable. Connard, c'est bien le mot.

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  5. ah merde, t'as encore chopé une tête de nœud ! Sinon pour le billet, rien à dire sauf qu'à force de nourrir le tour de taille au houblon, c'est plus 8m2 qu'il faut mais 10 pour respecter la distance hein !

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