12 novembre 2020

Aussi bien, tout va bien, mais personne le sait !


 Hier, les nouvelles du front de la crise sanitaire n’étaient pas mauvaises. On apprenait en effet qu’un vaccin avait de sérieuses chances de voir le jour prochainement et les différents indicateurs n’étaient pas mauvais, laissant penser que les mesures de couvre-feu, avant le reconfinement donc, commençaient à porter des fruits. Aujourd’hui, néanmoins, le premier ministre a fermé tout espoir d’arrêt total du confinement au 1er décembre.

Je vais parler du vaccin. Disons que dans la population, il y a quatre catégories de personnes sans compter ceux qui n’en ont rien à cirer. Petit 1 : les antivaccins. Nous les qualifierons heureusement et joyeusement de crétins : les vaccins ont permis d’éradiquer des maladies et de rendre dérisoires les conséquences d’autres. Petit 2 : ceux qui sont circonspects et qui ont peur des vaccins. Petit 3 : ceux qui sont hautement partisans des vaccins et les défendent à fond. Petit 4 : les bobos et autres idiots qui pensent dégénérés les types des deux premières catégories. Je suis désolé, je fais partie de la deuxième. J’ai peur des vaccins. Ça a toujours été ainsi. Je ne suis à jour de rien. Je redoute de vieillir et de devoir me vacciner contre la grippe. Je sais parfaitement que la plupart des vaccins ont fait leurs preuves et ne présentent aucun danger. Ca ne m’empêche pas d’avoir peur et de ne pas avoir du tout envie de me faire prendre une dose d’un produit qui n’a pas été expérimenté pendant des années sur des millions de personnes. Je me vaccinerai contre le covid que si c’est obligatoire pour pouvoir remettre les pieds dans les bistros. Ce n’est pas rationnel, tant pis. On est comme on est. Vous pouvez me traiter de crétin ce qui ne m’empêchera pas de vous recommander chaudement une rapide sodomie. Et soyons optimistes : les antivaccins finiront par faire dans leurs frocs et se vaccineront et il restera les zozos comme moi qui auront peu participer à la victoire sauf en respectant bien plus que d’autres les gestes barrière et autres précautions élémentaires.

 

Récemment, on parlait dans les réseaux de la différence entre le premier confinement et l’actuel. Je crois que j’ai oublié une différence essentielle : je connais dorénavant beaucoup de gens qui ont attrapé la chose, heureusement personne avec des formes vraiment graves. Aujourd’hui, c’est avant une réunion alors que nous étions en avance à une audio qu’un collègue m’a annoncé qu’il avait eu une grosse poussée de fièvre la semaine dernière, il a été diagnostiqué positif, comme nous sommes confinés en télétravail, il n’a pas eu, si j’ai bien compris, de consignes particulières. Son fils avait été touché un peu avant et avait contaminé mon collègue et le reste de la famille. Ils se sont tous rapidement remis. La maladie est bien autour de nous et je continue à être très prudent.

Dans Facebook, ça va devenir un jeu : « Tiens, ça y est ! Je l’ai, les gars ! Je reviens dans 48 heures. Ou pas. »

 

Je parlais des indicateurs qui étaient bons. Il y a notamment le fameux « R » qui est inférieur à 1. Il est bien, cet indicateur, j’arrive à le comprendre et à savoir quand il est bon ou pas. Le premier ministre nous disait que les chiffres du début de la semaine seraient très intéressants mais il a tué toute lueur d’espoir, sauf pour certains commerces pleurnichards.

Alors, on va garder espoir. Je le disais : aussi bien le présent confinement aura été inutile (ce n’est pas une critique, dans le doute autant prendre des précautions) et le couvre-feu doublé de quelques mesures, nous permettront d’envisager une rapide libération. Pour la Saint-Nicolas, tiens ! Allez couvre-feu à 19 heures dans tous les patelins où ça craint ! A 21 heures en semaine et 23 heures le week-end dans les autres ! Fin des mesures juste avant Noël et reprise après les fêtes.

 

Répète après-moi : tout va bien.

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