17 novembre 2020

Star Wars sans la Comète


Ca fait sûrement plus de trente ans que j’ai vu la première trilogie qui fut la deuxième de la guerre des étoiles. Je crois me souvenir en avoir vu un, l’empire contre-attaque, à la sortie au cinéma. J’avais 14 ans. J’étais un fan de la série. J’ai évidemment vu les trois plusieurs fois à la télé par la suite (mais comme je le dis de plus en plus souvent afin de surpasser mon gâtisme, ça fait des siècles que je ne regardais plus la télé… jusqu’à ce que la covid ne me pousse à confiner dans un coin pire que leurs étoiles à la con : les bistros existent mais sont fermés).

Pour la seconde trilogie qui était la première, jegsbarre avait remplacé jegsbourg et les comptoirs passaient avant les sorties cinématographiques sans intérêt ! Je parle « pour moi à l’époque ». Il ne pouvait s’agir que de types voulant gagner du pognon en sortant des films sur un thème qui avait marché mais qui ne pouvaient évidemment pas égaler les originaux si sublimes patati patata. La seule fois où j’en avais regardé une partie était lors de la sortie du DVD du deuxième volet, j’étais tombé sur cette scène ridicule où le jeune héros dont au sujet duquel je sais depuis ce soir qu’il deviendra Dark Vador luttait contre des monstres dans des espèces d’arènes disgracieuses et lointaines. Le summum du ridicule était atteint. Ca se passait, si vous voulez tout savoir, au Carrefour de Belle Epine piètre précurseur de cette modernité qui fera certainement que nos lointains descendants feront les guignols dans l’espace comme les cochons du même nom.   

 

Ce que ne savaient pas les auteurs c’est que le Sauvignon, je ne suis plus sûr du nom, à la Défense qui est à la modernité ce que la Heineken est à la bière, allait fermer pour permettre la déconstruction de la tour Ariane alors que j’y mangeais tous les midis de délicieux sandwichs au pâté de campagne. C’est alors que j’ai décidé d’arrêter de déjeuner dans ces établissements mal famés mais d’aller à la cantine avec des collègues.

C’était à peu près au moment de la sortie du nouveau disque des Pogues, oups !, du nouvel Opus, Rogue One qui, si j’ai bien compris n’est même pas dans une trilogie, le pauvre, ou alors la quatrième mais soyez patients, je n’ai pas encore achevé ma résurrection galactique.

Et j’avais de jeunes collègues qui étaient passionnés par tout ça ce qui est tout à leur honneur vu que, à l’époque, je passais mon temps libre à sauver François Hollande dans mon blog. Même que je pensais déjà qu’il allait envoyer Macron pour le remplacer et revenir en 2022 sans me douter qu’il allait envoyer Cambavador en éclaireur.

Ils ont parlé des heures et des heures à parler de cette série en ma présence ce qui m’a fait soulever des oreilles et bouger quelques neurones. J’ai compris que ça formait un tout et que, même si c’était commercial, tout ce bordel, les trois trilogies, les trucs à côtés et tout ça, étaient une espèce de très grande histoire. Même qu’un collègue (promu chef de service depuis, c’est vous dire, mais on se tutoie toujours) a déclaré un jour avoir tout lu. Je n’avais jamais imaginer que des gugusses avaient écrit des livres sur la guerre des étoiles ce qui avait généré les films alors que c’est à peu le contraire, on s’y perd.

 

Après même si plus récemment, la gonzesse qui jouait la princesse coiffée bizarrement a passé l’arme à gauche et j’ai été surpris de voir qu’elle avait autant de fan parmi mes potes et potesses des réseaux sociaux.

 

Il y a trois semaines, je consultais « programme-tv.fr » pour voir ce que j’allais pouvoir regarder en sortant du bistro qui n’était pas encore confiné mais fermait vers 21 heures et j’ai vu que tiens, ils passaient le number one.

Ca me rappelle qu’à la grande époque des blogs, quand j’en étais le chef suprême du côté de la force, surtout valable par la position de mon blog politique au classement de ces derniers, cette abruti de Rimbus m’avait surnommé « Number One Kenobi ». Son côté Sith.

Alors, j’ai regardé mais n’ayant aucune prédisposition, je ne comprenais pas grand-chose et il fallait que je lise le synopsis sur Wikipedia pour supporter la chose d’autant que les personnages avaient tendance à me mélanger les pinceaux du ciboulot. Pour moi, Star Wars, c’est quand même Luke Slywalker et Harrisson Ford, R2-D2, C-3PO et Chemachin plein de poils. Là on avait une gonzesse qui mourrait qui était la mère de celui ayant conçu l’ancêtre de C-3PO et qui allait dire dans un épisode ultérieur sorti bien avant « je suis ton père » à son petit-fils. Il faut reconnaître la complexitude de la chose.

J’ai mieux suivi le numéro deux, la semaine après, sans doute aussi parce les bistros étaient alors fermés et en regardant le numéro trois, ce soir, je n’ai eu presque aucun effort à faire devinant même que le père en question n’allait pas caner dans la bataille ni même que l’autre vus qu’ils feraient encore usages dans les épisodes dont je me rappelle.

 

Et qui m’occuperont sans doute les trois prochains lundis et comme la presse dit que les bistros ne seront pas rouverts avant début juillet, je pourrais sans doute les voir en direct de mon salon ce qui me réjouit au plus haut.

Que la force soit avec moi. De même que ma tireuse à bières digne d'un excellent film de science-fiction avec son plumage en inox.

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