« Madame Trierweiler, première dame autoproclamée, qui n’est
que la maîtresse du président de la République, a récidivé récemment, après son
tweet ravageur, puisqu’elle a annoncé qu’elle serait quasiment la première
témoin du mariage homosexuel.
De quoi se mêle-t-elle ? A quel titre a-t-elle parlé ? Quand on est dans sa position, après les bourdes qu’elle a déjà faites, il aurait été préférable qu’elle se taise.
Elle peut soit faire de la politique, mais ne plus être journaliste et définir sa position à l’Elysée. Elle peut aussi, ce qui serait mieux, se taire et ne plus faire ni politique, ni journalisme. »
De quoi se mêle-t-elle ? A quel titre a-t-elle parlé ? Quand on est dans sa position, après les bourdes qu’elle a déjà faites, il aurait été préférable qu’elle se taise.
Elle peut soit faire de la politique, mais ne plus être journaliste et définir sa position à l’Elysée. Elle peut aussi, ce qui serait mieux, se taire et ne plus faire ni politique, ni journalisme. »
C’est
bien Bernard Debré qui a écrit ça sur
son blog avec comme titre : « Valérie
Trierweiler récidive »
Quelle
attitude adopter ?
- Rigoler ? Il a bien écrit « qu’elle serait quasiment la première témoin du mariage homosexuel. » Il n’y aura donc qu’un seul « mariage pour tous ». Et je croyais que témoin était un nom masculin. Il faut le mettre au féminin parce qu’il concerne des homos ? Je pourrais aussi rigoler sur le « première dame autoproclamée ». En fait, si François Hollande vit avec elle, ce n’est par choix, c’est parce qu’elle a décidé. Je pourrais aussi m’autoproclamer première dame mais même si j’aime beaucoup François Hollande, je n’ai pas envie de coucher avec lui.
- M’indigner pour l’utilisation de la locution « mariage homosexuel » à la place de « mariage pour tous » par une personne qui sera chargée d’étudier ça à l’assemblée. Mais non c’est rigolo. Littéralement, cela veut dire « mariage qui éprouve de l'attirance sexuelle pour les mariages du même sexe ».
- M’indigner parce qu’il rabaisse Madame Trierweiler au rang de « maîtresse du président » ? Pourquoi pas « poule du président » ? Et encore, dans mes propositions je suis poli. On pourrait en rigoler, la définition de maitresse étant « Femme qui entretient des relations avec un homme marié ». Mais c’est une bonne raison d’indignation. On ne qualifie pas une femme ainsi.
Monsieur
Debré est député. Il pourrait prendre sa retraite, probablement, mais ça ne me
regarde pas. Du moins pas plus que ce que devrait le regarder ce que fait
Valérie Trierweiler de sa vie privée, en l’occurrence être témoin de mariage.
« Elle peut aussi, ce qui serait mieux, se taire et ne plus
faire ni politique, ni journalisme. » Il a aurait peut-pu
ajouter pour qu’on comprenne mieux : « C’est
bien ce qu’on attend d’une femme, d’une maitresse, non ? »
Je
précise : il m’arrive de dire dans Twitter que je vais boire une bière. Ce
n’est pas de la politique. Pourtant le sujet est éminent politique (les sénateurs
bières « ont voté, à l'unanimité, lundi 26 novembre, une motion
invitant le gouvernement d'Elio Di Rupo à agir contre l'intention des autorités
françaises d'augmenter les taxes sur la bière »). Ce n’est pas nom plus une
activé que j’exerce dans le cadre de mon activité professionnelle. Je fais ce
que je veux dans Twitter.
Et
en tout état de cause, ce n’est pas parce que Madame Trierweiler écrit
potentiellement des conneries dans un éphémère tweet que Monsieur Debré doit
raconter d’autres conneries dans son blog qu’il tient en tant que député.

