15 juin 2012

Tweet plouf

Je ne connais pas les résultats de l’élection de dimanche mais les derniers sondages montrent qu’il y a lieu d’être optimistes (si on n’est supporter du PS…). La majorité absolue est à portée de main (et les gens de la troisième circonscription des Côtes d’Armor ne doivent pas oublier de voter pour Loïc Cauret). Le fameux tweet de Valérie Trierweiler n’aura eu aucun effet sur cette élection.

A la limite, l’effet est positif pour les socialos : les clowns de l’UMP auront été totalement inaudibles pendant deux ou trois jours.

Daniel Schneidermann a bien raison de se foutre de la gueule des médias et de certains « observateurs », dans une chronique de Rue 89.

Les électeurs ne sont pas des quiches et je connais beaucoup de clowns qui feraient mieux d’aller au bistro plutôt que de passer à chercher à diffuser le scoop ou l’analyse du siècle dans leurs blogs ou, plutôt, dans Twitter : 140 caractères suffisent souvent à exprimer des idées quand on n’en a pas.

A titre personnel, je désapprouve le tweet en question mais je n’ai pas à juger Madame Trierweiler qui est une citoyenne comme moi. Elle a un statut conjugal qui l’oblige à avoir des bureaux à l’Elysée mais, pour le reste, elle est une citoyenne qui pense et fait ce qu’elle veut. Un tweet reste un tweet. J’espère que, la prochaine fois, elle pensera un peu plus aux conséquences. Elle est liée au Président de la République, quand même, donc nécessairement aux électeurs et aux militants qui l’ont poussé là. Ils n'attendaient pas d’être ainsi désavoués mais qui n'ont pas à juger des agissements des autres. Amen.

J’aurais souhaité que Ségolène Royal soit élue mais ça ne sera pas le cas : son adversaire est soutenu par des socialistes locaux et une partie de la droite. Olivier Falorni ne pourra pas être fier de sa victoire qu’il trainera comme un boulet jusqu’à sa retraite. Amen aussi.

En fait, le tweet aura peut-être rendu service à Ségolène Royal (électoralement, uniquement, parce que sur le plan de la vie privée, heu…) en lui rendant un capital sympathie. Amen encore.

Toujours est-il que les blogs et Twitter (et la presse, voir l’article de Daniel Scheidermann) ont laissé défiler des ramassis d’âneries. Les blogueurs et twittos sortant des analyses à deux balles ne se rendaient même pas compte qu’ils ne faisaient que taper contre leur camp et qu’ils étaient autant nuisibles qu’un simple tweet, qu’ils contribuaient à encourager les journaux à changer leurs titres, leurs unes, leurs émissions.

J’en ai lu des singeries comme : « ça risque de nous faire perdre » ou « voilà, François Hollande s’était forgé une image, tout est retombé à cause de sa compagne ».

Raté. Les blogueurs et twittos se sont plantés. Les journalistes aussi.

Les électeurs se foutent totalement de ce que peut dire la compagne du Président de la République. Les observateurs n’ont strictement rien compris mais ne se privent pas de nous donner des leçons à propos de ce qu’ils pensent.

Tout le monde se fout des tweets de Madame Treiweiler.

La Présidence normale est en marche et c’est heureux.

Encore faut-il donner une majorité au changement, dimanche.


18 commentaires:

  1. Dimanche soir on fera la grimace, et ensuite on va pleurer pendant 5 ans. En attendant, ce tweet nous aura donné une bonne occasion de nous marrer.

    Cela dit je pense que tu fais erreur sur un point : Madame Trierweiler n'est pas une citoyenne comme toi ou moi. C'est d'ailleurs pour ça que l'histoire a pris cette ampleur.

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    1. Non. Elle aurait du être considérée comme telle. L'affaire n'aurait pas pris d'ampleur.

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  2. Tout à fait d'accord avec vous sur la pseudo-affaire du Tweet. Pour ce qui est de donner une majorité au changement, je le suis moins mais je n'y peux rien : que j'aille ou non voter dimanche, ici c'est l'UMP qui passera. Mais bien entendu, les gens ne voteront pas en fonction d'un Tweet. Heureusement !

    En fait, cette "affaire" ne fait que souligner, était-ce nécessaire, la futilité des commentateurs. Pourquoi se mêlent-ils de politique ? Ils seraient peut-être plus doués pour le macramé ou la pâte à modeler. Qui sait ?

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  3. L'UMP et le FN oublient toujours qu'on n'est pas en Amérique ni en Angleterre.
    Heureusement, d'ailleurs.
    Le canular avec Morano les intéresse beaucoup plus

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  4. "Elle a un statut conjugal qui l’oblige à avoir des bureaux à l’Elysée mais, pour le reste, elle est une citoyenne qui pense et fait ce qu’elle veut. " Mais pardon !!! Elle n'a AUCUN statut conjugal (on n'est même pas sûrs qu'elle soit divorcée) car le statut de "première petite amie du président" n'existe pas ; et PERSONNE ne l'oblige à avoir des bureaux (pas un, des !) et encore moins d'utiliser l'argent du contribuable pour exercer son métier de journaliste à l'Elysée...
    Vous avez d'ailleurs une idée bizarre de la normalité...

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    1. Avant de critiquer des conneries, révisés ton Français. Le mot statut et lot conjugal.

      Pour le reste on sent beaucoup d'aigreur chez toi et tes propos relèvent de la diffamation. Et surtout de la connerie. Elle n'utilise pas l'argent du contribuable pour faire son job de journaliste.

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    2. "révisés ton Français" : alors là... t'es espagnol ???
      Magnifique !

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    3. Non. Commenté avec un iPhone qui corrige tout seul. Réponds donc sur le fond : la connerie de ton commentaire et ta méconnaissance du français, connard. Ou connasse.

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    4. Je suis désolé Nicolas mais effectivement, Valérie n'a aucun statut légal si ce n'est qu'elle est mariée et pas avec le président.

      Quand à son statut conjugal (petite amie du président) je suis navré, mais ça faut que dalle...

      Mais même dans ce cas là, rien ne l'oblige à avoir un bureau à l’Élysée !!

      Et si elle est effectivement liée avec le président, je ne vois pas en quoi elle est liée avec les électeurs. Personne n'a voté pour elle et j'ose espérer qu'aucun électeur socialiste n'a voté Hollande en pensant à Valérie...

      Pour le reste, je suis d'accord avec vous, ou presque.

      Marie-Ségolène Royal s'est présenté aux législatives, en contradiction avec les règlements internes du PS puisqu'il n'y a eu aucun vote des militants pour choisir leur candidats, elle se fait logiquement battre.
      Quand on ne respecte pas les électeurs, il ne faut pas s'attendre à ce que les électeurs vous respectent.

      Et puis entre Falorni élu avec des voix de droite ou d'autre gars du PS élus avec des voix d’extrême gauche, je ne vois pas vraiment la différence...

      Effectivement, je pense que tout le monde se fout des tweets de Valérie T...

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    5. Je n'ai jamais parlé de statut légal (cela étant dire que quelqu'un n'a aucun statut légal est ridicule : c'est une citoyenne, une contribuable,...).

      Hollande a été élu grâce à des militants. Elle se trouve conjointe du Président ce qui n'est pas mal. Elle pourrait respecter les militants.

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    6. Le statut légal de copine de président n'existe pas...

      "Hollande a été élu grâce à des militants. Elle se trouve conjointe du Président ce qui n'est pas mal. Elle pourrait respecter les militants."
      Oui, elle pourrait, vous avez raison. Mais d'un autre coté, j'aimerai avoir votre avis sur le fait que Marie-Ségolène Royal et le PS n'ont pas respecté leur règlement interne en la "parachutant" sans demander l'avis des militants... Ils pourraient respecter les militants eux aussi...

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    7. Ils ont respecté : des circonscriptions étaient réservées. L'echelon national a plus de légitimité depuis le succès incontestable des primaires. Cela étant, c'est Falorni qui est criticable. C'est lui qui n'a pas joué le désistement républicain, comme on dit. Il ne respecte pas le choix démocratique implicite.

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  5. A titre d'info..
    Deux couvertures pour l'Obs cette semaine !!!
    En Languedoc j'ai reçu celle relatant un special Londres et en deuxieme titre : Royal, Le traquenard de la Rochelle ....
    Traquenard?, Coup bas ?...
    De toute façon comme dit Voltaire
    " Le vrai politique est celui qui joue bien et qui gagne à la longue " Son Ex l'est. elle pas encore peut etre dimanche ?.

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