21 octobre 2020

Vivons heureux en attendant la fin de la pandémie


Nous sommes le 219ème jour après le début du confinement ce qui ne nous rajeunit pas. Je suis en Bretagne dans un coin où la carte n’est pas trop rouge mais les bistros doivent fermer à vingt-trois heures au lieu d’un heure ce qui n’est pas très grave sauf le vendredi et le samedi mais nous sommes moins malheureux que dans certaines parties de la France voire d’Europe, notamment vers notre nord qui ont reconfiné.

Néanmoins, avec les copains, on se demandait hier soir comment éviter un reconfinement total. Il y a bientôt un mois, je disais dans ce blog qui raconte n’importe quoi qu’il était éminent pour permettre aux gens de partir un peu en vacances histoire de ravir les vendeurs de chrysanthèmes puis qu’il serait assez total en novembre pour qu’on puisse dépenser du pognon en décembre et faire la fête comme il se doit. Je me trompais probablement et, de toute manière, personne ne m’écoute.

Je suis en effet à peu près le seul à prôner un confinement quasi-total (c’est-à-dire une fermeture des activités économiques non essentielles et des restrictions de déplacements) en dehors des bistros à condition que ces derniers jouent le jeu. A la limite, je n’ai plus à argumenter tant il est à peu près évident que le gros des contaminations est dans les transports en commun, les écoles et autres lieux de travail que notre gouvernement de zouaves laisse ouvert.

 

D’un autre côté, si les gens ne font pas le con pendant les vacances de la Toussaint, on pourrait voir l’épidémie décroître très légèrement contrairement au taux de suicide chez les fleuristes ce qui garantira néanmoins des revenus aux générations futures. Cette profession est autoalimentée ! Elle gagne du pognon avec la fête des daronnes et celle des morts… Mamie, t’as passé l’arme à gauche ? Tu auras ton bouquet en novembre et pas en mai. Paf ! Mais je m’égare.

Les mômes ne feront plus circuler le virus pendant ces congés scolaires et c’est très bien. En dehors des congés scolaires, ils ne le font circuler qu’à partir de l’entrée en sixième… si j'interprète les consignes de port de masque.

 

A noter que parmi les études réalisées, il ressort qu’une seule mesure est réellement efficace : si on mettait les 25% de travailleurs qui en ont la possibilité en télétravail, le pic de contamination serait diminué de 40%.

 

Et s’il y avait un scandale à relever à l’issue de cette crise sanitaire, il tournerait autour de ce télétravail et des métiers non indispensables à l’activité économique. Il n’est pas normal que les entreprises ne soient pas plus incitées, voire obligées, à faire du télétravail. Un texte de loi serait assez facile à faire passer : une entreprise doit prouver qu’une activité en « présentiel » est indispensable. Quant aux activités non indispensables à l’économie, je suppose que l’on pourrait en référencer des dizaines et pas seulement dans les activités touristiques ou culturelle. Tant pis s’il y a un coût pour l’indemnisation des gens concernés. Au point où on en est…

 Je vais m’y atteler : la plupart des activités commerciales peuvent être menées par internet. Prenons un exemple au hasard moi : depuis la fin du confinement, je ne suis allé que dans quatre magasins qui étaient fermés à l’époque, et encore, trois le même jour (avec mon tour de taille post confinage, il n’est pas facile de trouver un pantalon). La quatrième fois, c’était chez un coiffeur. Ne me dites pas que toute personne normalement constituée ne peut pas attendre quatre mois avant de croiser le merlan… Vous enlevez 25% des salariés en télétravail plus 15 qui ne servent rien, le virus disparaitra rapidement.

 

Je rappelle – et on ne le fait pas assez – qu’il ne s’agit de dézinguer cette bestiole mais de diminuer drastiquement le taux de contamination, ce fameux « R » (le nombre de personnes qui seront infectées par une personne contaminée). Dès que les congés d’été ont été  terminés, il a rebondi en flèche et nous devons le haïr pour cela même si nous sommes résolument anti-racistes. 

2 commentaires:

  1. il est à peu près évident que le gros des contaminations est dans les transports en commun, les écoles et autres lieux de travail non y"a pas de certitudes : l'effectif des cluster c'est 30 000 cas covid, le total c'est 800 000 ( de mémoire). la CNAM a appellé 2 millions de gens (contacts etc.).. mais désormais y'a trop de cas pour suivre efficacement et c'est partour pareil en Europe cf blog : https://quelleforcesanitaire.blogspot.com Son auteur a twitté ce matin que "Près de 75 % des nouveaux cas identifiés ne sont liés à aucun cas connu"

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    1. Ben oui, tu restes 15 minutes avec un type dans le métro et hop, tu es malade, pas de cluster détectable. Je n'ai pas parlé de certitudes. Je parle d'évidence et presque à un autre sujet. Il est évident qu'on choppe le machin quand on rencontre du monde, ai-je dit.

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