22 septembre 2022

La tribune féministe de Libé

 


L’affaire Quatennens a généré beaucoup de cirque en quelques jours, ce qui tombe mal car je n’ai pas eu le temps de raconter des conneries dans mon blog et on ne sait pas tout. J’ignorai quand même que les conneries de nos gauchistes franchouillards mais déconstruits allaient pousser Vladimir Poutine à décréter la mobilisation générale !

Nos féministes favorites aussi vu qu’elles ont lancé une tribune, une pétition ou un appel publié par Valeurs Actuels Libération. Chères lectrices, vous pouvez cliquer. Chers lecteurs aussi mais si vos parents vous ont donné une éducation favorisant la vie commune des hommes et des femmes vous risqueriez d’avoir mal au cul (pas aux couilles vu que vous aurez été émasculé dans l’opération).

 


Je dois avouer que j’ai commencé ma lecture par un coup d’œil aux signataires mais la crise de rire m’a retiré tous les moyens pendant 24 heures quand j’ai lu qu’une de ces dames se présentait comme « Maman et féministe » ce qui montre surtout qu’elle est complètement conne. Je ne parle pas de se présenter comme féministe dans une liste de signatures de féministes, je suis indulgent. Je parle un peu du fait de se qualifier de « maman » et non pas de « mère de famille » même si, au fond, aucun des deux n’apporte quoi que ce soit au débat. Il faudrait qu’elle pousse un peu la présentation : aussi bien elle élève des enfants toute seule, par choix ou par contrainte. Mais je m’en fous. Par contre, utiliser « maman » comme nom commun quand on ne s’adresse pas à des gamins est simplement affligeant voire infantilisant ou débilitant. On dirait Jacques Martin « et ta maman, elle quoi ? Elle est bien féministe ? ».

Alors « maman et féministe », hein ! Elle se qualifie de femme dans la qualité exigée par tous les machistes, à part les fesses rebondies et les nichons épanouies, celle de pouvoir pondre des gamins.

Notons que si je n’avais pas d’excellents copines voire amies proches féministes, j’aurais tendance à toutes les prendre pour débiles. Ce grosse pouffe vient de tuer le match.

 


Je parlais, en introduction, de parents donnant une « une éducation favorisant la vie commune des hommes et des femmes ». J’ai fait partie pendant vingt ans d’une association d’éducation populaire favorisant un tas de valeurs comme la laïcité mais aussi la coéducation, ce qui est un pas de plus après la mixité, et je n’apprécie pas spécialement la tonalité du texte de la tribune.

Tout d’abord, depuis l’affaire #metoo, beaucoup essaient de nous faire croire que tous les hommes sont des fumiers et l’angélique Quatennens a un peu confirmé cette thèse récemment mais je suis désolé : pas moi. Je ne frappe pas les femmes, même les patronnes de bistro qui refusent de me servir un verre supplémentaire, c’est vous dire.

En fait, les signatairesses exigent que seuls les féministes puissent participer à la vie commune donc à la politique mais, si on ne lit le texte en diagonale, on comprend qu’elles ne veulent que des femmes pour diriger ce qui est évidemment contraire aux principes du féminisme, ce « un mouvement politique qui prône l'égalité réelle entre les hommes et les femmes dans la vie privée et dans la vie publique. »

 


Evidemment, l’égalité physique n’est pas possible et les hommes sont généralement plus costauds que leurs conjointes, ce qui fait qu’il y a plus de féminicides que d’homicides et plus de violences « dans un sens ». Encore que, si tous les bonshommes qui supportent des saloperies de la part de leurs bonnes femmes allaient faire des mains courantes, on rigolerait bien. Sauf que « nous », généralement, on s’en fout et on ne tient pas spécialement à passer pour des grotesques… et à faire la une de la presse. Il n’empêche que si l’égalité physique  n’est pas possible, on ne pourra pas faire l’égalité réelle en privilégiant les femmes. Par ailleurs, prétendre que tout le monde doit être féministe pour faire de la politique est oublier qu’on aurait donné le bon dieu sans confession au petit Adrien il y a une grosse semaine…

 

Rien que la présentation du texte donne lieu à réflexion : « Puisque les hommes semblent incapables de faire mieux, il est temps de passer la main, plaide le collectif #RelèveFéministe. » En français : si les hommes sont incapables, il faut passer la main aux femmes (c’est une image, hein, pas la main aux fesses !). Il faudrait faire une tribune pour dénoncer cette présentation.

Je ne vais pas faire une lecture point par point, devant vous, de cette pignolade mais chaque paragraphe prête à rire. Le premier : « Silence, consternation, puis explosion de colère : chez les féministes, ce n’est pas une vague de dégoût qui nous a emporté·e·s après les déclarations de nombreux cadres et partis de gauche, c’est un vrai tsunami. Face à une solidarité masculine qui protège les agresseurs pullulant dans nos sphères politiques, nous appelons à une relève féministe. » Il se trouve quand même que ce sont des partis qui se présentent comme bien féministes qui sont fautifs, cette fois (ou, du moins, le chef d’entre eux) ce qui confirme ce paragraphe mais les nombreux cadres cités ne sont pas tous des hommes.

Je ne sais pas ce qu’est une relève féministe ? Il y a un concours spécial pour être admis ? Je pourrais réussi la pratique (je n’ai jamais frappé personne ce qui est d’autant plus facile que je suis un éternel célibataire) mais, à l’oral, ça pourrait être délicat surtout si le jury est composé de poufiasses.

 

Vous l’aurez compris, je trouve cette tribune ridicule mais ceux qui me concernent savent que c’est ce que je pense de toutes les pétitions et autres manifestations. Il n’empêche qu’elle équivaut à faire un manifeste pour exiger que seuls des conducteurs pas susceptibles de faire des infractions puissent prendre la route ou pour que les patrons de bistros interdisent l’accès à leurs établissements des imbéciles pouvant foutre a merde.

 

 

13 commentaires:

  1. ont-elles utilisé un générateur de pétition ? (et disclaimer : je suis pour la suspension/annulation des mandats et inéligibilité des auteurs de violence dûment constatées par la justice)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, il faut que ça soit confirmé par la justice et s'il y a annulation, il faut bien une décision de justice et c'est nécessairement un processus long (plus qu'un mandat).

      Supprimer
  2. C'est la vieille lune exténuée des vaginocrates : nous faire croire que les femmes, une fois au pouvoir, gouverneraient différemment, tout dans la douceur, l'ouate et la soie.

    Il n'y a qu'à voir Catherine de Médicis, Catherine de Russie, Élisabeth 1ère d'Angleterre, Golda Meir, Margaret Thatcher, pour ne citer que les premiers noms qui me viennent à l'esprit.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Au moins, Edith Cresson traitait les Anglais de pédés...

      Supprimer
  3. Croyez moi, dans les entreprises, les administrations etc. il y a des "petites caporales" dont le niveau de toxicité à l'égard des femmes n'atteindra jamais celui des hommes.
    Pour le reste il est essentiel de remettre l'église au milieu du village, il y a beaucoup de domaines dans lesquels il est urgent de défendre l'intérêt des femmes (travail, salaire etc.) ainsi que leur sécurité mise à mal depuis quelques décennies.
    A part ça, j'adore les hommes. ;°)
    Hélène

    RépondreSupprimer
  4. Les féministes barjotes me font penser aux islamistes : lorsque tu n'es pas d'accord avec eux, ils considèrent que tu es contre l'islam. On peut très bien garder sa paire de roubignolles et se dire féministe.

    RépondreSupprimer
  5. Les bonhommes sont, la plupart, plus costauds que les femmes mais ils ont une espérance de vie plus courte qu'icelles .
    Et ça, c'est pô juste !

    A.b.

    RépondreSupprimer
  6. En pensant à la braillarde écolo, elle se présente comme écoloféministe.
    Je me demande bien ce que ça peut apporter d'accoler les deux mots.
    Stupéfaction !
    J'ai lu il y a peu qu'elle avait donné une conférence au mois d'avril dernier dans laquelle elle s'était intéressée au sexe des sorcières en avançant qu'on les avait brulées parce qu'elles n'avaient pas de mari.
    Au milieu des années 70, avec un couple ami,; nous nous sommes retrouvés dans une pizzeria un samedi soir.
    La moitié de la salle était occupée par une grande table qui rassemblait un groupe MLF soit une bonne vingtaine de demoiselles.
    Nous n'avons jamais passé une soirée avec un voisinage aussi tyriste.
    Seules paroles entendues : CA IL FAUT LE DENONCER.
    Avec çà, on va loin.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Elle est folle mais c'est son fond de commerce...

      Supprimer
    2. J'attends de voir la réaction de l'écoloféministe à la sortie du poulain de Mélenchon, le brave Bompard : "on ne peut pas comparer une gilffle comme ça à quelqu'un qui bat sa femme"...

      Jean-Marie Le Pen et Eric Zemmour vont devenir des égéries féministes à ce train là

      Supprimer

La modération des commentaires est activée. JE SUIS LE SEUL à décider des commentaires qui sont supprimés et ils ne le sont jamais pour divergence politique sauf si les propos tiennent du harcèlement de la part d'imbéciles qui ne savent pas prendre acte d'un constat de désaccord.

Je supprime les commentaires qui n'apportent rien à l'esprit de ce blog, tel que je me l'imagine. Tant pis pour les andouilles qui voient autre chose...