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08 juillet 2014

Vers la fusion de la Bretagne et des Pays-de-Loire ?

La nouvelle carte de la grosse région Aquitaine fait bien rire dans les réseaux sociaux. Le député qui a imaginé ça ne se rend même pas compte du ridicule de la situation. Il n’empêche que son interview dans Le Point est intéressant. Lisez-le. Deux autres informations sont tombées aujourd’hui, la première est que les départements pourront changer de région s’ils le souhaitent, la deuxième que Jean-Marc Ayrault souhaite la fusion des régions Bretagne et Pays-de-Loire, sujet qui m’intéresse aujourd’hui.

Plus précisément, il signe une tribune dans Libération avec d’autres députés et des sénateurs du coin. Ce rapprochement est aussi ce que soutient Jacques Auxiette, le président de la région Pays-de-Loire, qui s’appuie sur un sondage au sujet de la volonté des habitants des régions.

Le président de la région Bretagne, Pierrick Massiot (je n’arrive pas à mémoriser son nom), s’est prononcé pour un démantèlement de la région voisine et du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne pour refaire la « Bretagne historique ». Le Conseil régional a d’ailleurs récemment adopté un vœu allant dans ce sens avec également « un nouveau modèle d'organisation territoriale avec pour objectif de fusionner le Conseil régional et les conseils départementaux. »

Ma première réflexion est qu’on entend beaucoup les quelques Bretons attachés au retour de la Bretagne historique, contrairement à moi, mais que l’avis des Ligériens me semble plus important : ce sont essentiellement eux qui vont être mangés à une nouvelle sauce. Les Bretons ont-ils le droit de demander le démantèlement de la région voisine ? La conclusion du sondage est sans appel, selon Jacques Auxiette : « L’hypothèse d’une fusion avec la Région Centre est massivement rejetée par l’opinion et ne dispose d’aucun soutien chez les acteurs du territoire. Seuls le statu quo ou la fusion avec la Bretagne sont possibles ! »

C’est étrange : le démembrement de la région n’est pas parmi les hypothèses évoquées par le sondage… Je ne serais néanmoins pas surpris qu’il soit rejeté par une majorité des Ligériens.

Auquel cas, il reste effectivement deux solutions. La fusion des deux régions me parait la meilleure.

22 avril 2014

Regroupement des régions : vive l'Armorique ?

A propos du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, on lit beaucoup d’âneries, y compris dans mes propres blogs, d’ailleurs. Entendons-nous bien : je suis assez favorable à ce rattachement mais je ne verrais pas, d’un mauvais œil, non plus, la création d’une grande région ouest, avec la fusion, en gros, des deux régions, la Bretagne et les Pays-de-Loire.

L’histoire de la Bretagne est compliquée, mais, pourtant, certains se basent sur elle ou les sondages pour formuler des exigences.

L’histoire de la Bretagne

J’avais fait un billet à ce sujet, cet été. Je résume. Au début, on avait les hommes préhistoriques qui étaient là. On ne sait pas comment ils sont arrivés là et on s’en fout. La civilisation Celte est arrivée.

On considère qu’il y avait cinq peuples celtes sur le territoire de l’actuelle Bretagne au début de notre ère. Voir l’illustration en haut à gauche. On ne parlait pas encore de la Bretagne, d’ailleurs. Les Romains sont arrivés. Ils appelaient ça l’Armorique qui, en gros, s’étendait de l’estuaire de la Loire à celui de la Seine. C’était le bordel.

Les peuples germaniques ont méchamment décidé d’envahir l’Ile de Bretagne, ce qu’on appelle aujourd’hui la Grande Bretagne. C’était il y a deux millénaires, en gros. Du coup, les peuples rosbifs ont été obligés de fuir et de se pointer chez nous. C’est pour ça qu’on appelle cela la Bretagne. Nos envahisseurs avaient une culture proche de la notre issue des Celtes.

Ceux qui venaient du pays qui deviendra la France ont envahi un tas de trucs ce qui fait que les coins qui n’étaient pas en France, s’étendaient de l’estuaire de la Rance à celui de la Vilaine.

Charlemagne est arrivé et a créé les Marches de Bretagne, avec Rennes et Nantes (qui étaient dans a lui) pour se défendre des méchants Bretons qui auraient pu l’envahir. Finalement, c’est cette andouille qui a fini par envahir la Bretagne, ou, du moins, l’ensemble des petits royaumes qui la composaient, pour avoir la paix. Il y a fusionné tout ça, avec les Marches et son fils a nommé un lascar, Nominoë, pour diriger ce bordel.

C’est ainsi que Charlemagne a créé la Bretagne, en gros, au nord de l’estuaire de la Loire, avec des Celtes envahis par des anglais…

Par reconnaissance, certainement, Nominoë a foutu dehors les Carolingiens et c’est son fils, Erispoë qui a finalement fini par reconnu comme roi de Bretagne par les rois de France. Ces andouilles ont continué à faire la guerre, ont gagné un tas de trucs et ont fini par perdre. Après 50 ans d’existence, le royaume devint un duché, le duc « prêtant hommage » à Louis IV en 942.

Toujours est-il qu’ils ont continué à se foutre sur la gueule. Le comté de Nantes ne voulait pas être intégré au duché de Bretagne. Du coup, le comté se balada un peu partout et fut même rattaché à l’Anjou. Nantes est revenu « définitivement » en Bretagne que vers le XIIIème siècle.

Finalement, François 1er a baisé les Bretons en devant usufruitier du duché avant d’être roi de France en se mariant avec la fille d’Anne de Bretagne en 1514. En 1532, la Bretagne était rattachée à la France. On peut dire que la révolution a fini de la tuer. C’était un peu le but du redécoupage par département même s’il a été fait plus ou moins sur la base des frontières de contés.

Pendant la guerre, en 1941, les régions furent recrées pour des raisons administratives et le découpage fut conservé après la guerre. On connaît la suite.

Des sondages ?

Si vous posez la question aux habitants de la Loire Atlantique : « Comme on va redécouper les régions, voulez-vous que votre département soit rattaché à la Bretagne ou à une autre entité ? » 90% des braves gens, au pif, vont répondre oui. J’imagine que la question n’a pas été posée ainsi.

C’est ainsi que les défenseurs du rattachement disent qu’une majorité d’habitants sont favorables au rattachement…

Par contre, « 29 % des sondés étaient favorables au rattachement administratif de la Loire-Atlantique à la Bretagne, contre 32 % pour le « maintien des structures régionales actuelles » et 36 % pour « La mise en place d'une grande région ouest dont ferait partie la Loire-Atlantique » ».

Ainsi, moins d’un tiers des habitants du coin souhaitent réellement leur rattachement à la Bretagne.

Ce sondage date de 2002 et il y a plein de sondages dans Wikipedia.

En 2009, les Bretons, eux, étaient majoritairement pour mais d’une courte tête.

Ca vaudrait le coup de faire un sondage, auprès des habitants de la région et ceux du département 44. Je résume : le gouvernement va faire une réforme territoriale, deux projets s’opposent :
-         la création d’une nouvelle grande région par la fusion des deux régions,
-         la création d’une région avec les cinq départements.
Quelle solution préférez-vous ?

Une fois cela fait, dans le cadre d’une réforme qui va se faire, on pourra avoir une idée de « l’opinion publique ».

On pourrait aussi poser la question uniquement aux habitants du sud de la Loire…

Et moi et moi ?

Honnêtement, je m’en fous. Ce sont les élus qui travaillent au quotidien et connaissent les machins administratifs qui sont nécessaires.

Par contre, je n’aime pas l’argument de la Bretagne historique car si une Bretagne historique a existé, c’était entre 851 (de mémoire) et 1532. L’argument est nationaliste. Ou alors, arrêtons-nous à la Bretagne des cinq peuples Celtes qui a existé beaucoup plus longtemps. Mais on n'avait pas encore été envahis par les Anglais.

Recréons l'Armorique, qu'on n'en parle plus...


02 novembre 2013

La Bretagne et son avenir

Le monde entier a les yeux rivés sur la Bretagne. Vous pouvez donc me considérer comme un envoyé spécial même si je me suis arrêté à 140 kilomètres de Quimper, par prudence. Au cas où ça chauffe. Ce matin, en prenant mon café, je lisais Le Télégramme. Ce quotidien a bien pris la mesure de la situation : il a interviewé Hervé Morin. L'ancien ministre charismatique pense que François Hollande pourrait faire une dissolution en 2015. Il dit surtout qu'il est incapable de fixer le cap et de trancher au delà d'une synthèse.

Autrement dit, M. Morin ne sait pas dire plus que les autres personnalités politiques de droite. François Hollande fait des compromis, écoute les gens,... Fixer un cap ? Figurez-vous que la Banque Américaine, qu'on ne peut soupçonner de complaisance avec le socialisme à la Française vient de sortir de nouvelles prévisions : la France aura une croissance supérieure à celle de l'Allemagne en 2017. Seul le Royaume Uni sera devant la France en Europe, mais sa croissance sera en baisse. Ce n'est pas un beau cap, ça ? Ce n'est pas une belle synthèse ? Vous me direz que les Etats-Unis en foutent plein la gueule aux Allemands, ces temps-ci...

L'écotaxe ?

Ce n'est pas à François Hollande de faire la synthèse. Médiapart a fait une enquête complète à propos de cette histoire de contrat avec une boîte italienne pour percevoir nos impôts, ce contrat qui pourrait nous obliger à verser 800 millions d'euros. François Rebsamen a demandé une commission d'enquête. La droite fait dans sa culotte : on est très près du scandale d'Etat. « Des choix du contrat aux conditions d’implantation en passant par la sélection de la société, tout a été fait dans des conditions extravagantes, au détriment de l’État. Sous couvert d’écologie, le gouvernement de Nicolas Sarkozy et l’administration ont accepté des mesures exorbitantes du droit commun, allant jusqu’à revenir sur le principe républicain que seul l’État perçoit l’impôt. Chronique d’un naufrage. »

Ce contrat, sur lequel pèsent de sérieux soupçons, corruption et tout ça, est le PPP (Partenariat Public Privé) le plus juteux de l'histoire des PPP. « Nous sommes dans une complète confusion des genres. D’un côté, cette société va percevoir l’impôt, aura le droit de mettre des amendes, ce qui est aussi du jamais vu dans l’histoire de la République. Mais de l’autre, les services de Douanes vont être requis pour poursuivre et arrêter les contrevenants. C’est-à-dire que la tâche la plus coûteuse et la plus difficile est mise à la charge du public, pour des intérêts privés. »

Le reste de l'article détaille comment a été mis en place ce machin qui n'a rien d'écologique mais qui est là pour augmenter les impôts. Vive la droite soutenue par la gauche !

« La Bretagne veut sauver son avenir »

Elle a raison. C'est le gros titre du Télégramme. Par contre, il faut éviter de raconter n'importe quoi. La Bretagne est la 7ème région la plus riche de France (sur 22). On est pas encore ruiné. C'est l'économie Nationale qu'il faut sauver.

La Bretagne ne doit pas faire n'importe quoi. C'est tous les jours ou presque qu'on entend parler de fermetures d'abattoirs et les paysans envoient leur braves bêtes se faire tuer en Allemagne tout en refusant les taxes au kilomètre... Ils marchent sur la tête !

La Bretagne ne doit pas s'isoler.

Et, entre nous, elle ne doit pas refuser la construction d'un aéroport qui pourra contribuer au développement économique de sa moitié est...

Quelle manifestation ?

Je n'aime pas la façon dont la presse traite cette information. On lit sur Europe 1 (!), par exemple : « Les Bretons n’en démordent pas. » Ce ne sont pas les Bretons mais ceux d'extrême droite soutenus par le patronat, à point tel qu'une « contre manifestation » est lancée à Carhaix, ville hautement symbolique.

« Aux cotés des manifestants défileront ainsi des antis mariage pour tous, des nationalistes bretons, mais aussi des militants d’extrême droite et d’extrême gauche. »

Vous pensez vraiment être crédibles ?

05 octobre 2011

Kenavo, Martine !

Dans mon billet d’hier soir, j’évoquais les erreurs de Martine Aubry et prenais sa défense. C’est peine perdue. La lecture de cet article du Télégramme (signalé par Romain) me désole. « La candidate à la primaire du PS propose un enseignement obligatoire du breton, sauf si les parents expriment clairement leur désaccord. »

« Il est devenu évident qu'on défend mieux la République française quand on la vit dans son territoire, avec sa culture. »

Madame Aubry, Chère Martine,

J’ai vécu pendant 18 ans dans le Centre Bretagne et pendant 5 ans à Vannes. Je peux vous assurer que les ignobles ploucs que nous sommes ne parlons jamais breton, que la langue bretonne n’est pas dans la culture de mon territoire, que mes parents ne sont pas bretonnants, ni même, d’ailleurs mes grands parents. Ce qui ne m’empêche pas, d’ailleurs, d’avoir un profond respect pour ceux qui parlent breton.

Il n’empêche que les écoles Diwan sont des écoles privées et qu’il me parait suspect, de la part d’un parti de gauche, d’envisager de défendre l’enseignement privé mais je ne vais pas insister, je ne sais pas où vous voulez aller.

Vous allez juste vous mettre à dos les enseignants, les militants de l’école laïque, publique, obligatoire et tout ça, le cœur de la cible électorale du Parti Socialiste.

En outre, sacrifier la République pour recueillir quelques votes communautaires ne me parait pas spécialement fin.

Je ne voterai pas pour vous. Ma décision était déjà prise mais pour des raisons subjectives. Là, c’est terminé.

Je me rappelle d’une soirée, il y a une dizaine d’années, à la « Ville de Guingamp », aimable bistro près de la gare Montparnasse. On s’était donné rendez-vous là, avec mon pote Philippe qui venait de Lannion pour le boulot à Paris. De fil en aiguille et de verre en verre, on avait commencé à discuter avec des gens du coin. Je leur ai dit que j’étais natif de Loudéac, que j’y retournais toutes les trois semaines et que j’habitais le Kremlin-Bicêtre. Une dame d’un certain âge avait tenté de me démontrer que je ne suis pas un vrai Breton, ce que je ne revendique pas, d’ailleurs, n’étant pas spécialement nationaliste. Ses arguments étaient que elle passait tous les ans trois semaines en août dans son village natal et surtout que n’habitant pas Montparnasse, je ne pouvais pas être un vrai Breton.

Libre à vous de chercher à obtenir sa voix. On finira par frôler le sublime.

Au revoir et vive la République !

Nicolas.

16 mars 2010

La Bretagne autonome

J’observe un vague débat dans mon twitter. Il s’agit pour les copains de démontrer que Europe Ecologie s’est couchée un peu trop tôt dans les négociations avec le PS.

Europe Ecologie « briserait la dynamique » qui les montre à pouvoir monter un projet tout seul ! Je ne crois. EE montre qu’ils peuvent faire des concessions nécessaires pour bâtir un projet ensemble, pour montrer sa capacité à faire partie d’une « gouvernance », que 2012 est en vue pour faire gagner la gauche, … Patati, patata, …

Ce débat me parait surréaliste dans la mesure où je suis persuadé que les négociations ont été menées « entre les cabinets » bien avant le premier tour pour évaluer les concessions qu’il serait possible de faire selon les résultats.

Il y a peut-être un lot de surprises qui viennent brouiller les cartes. Tiens ! Dans le Nord-Pas-de-Calais ! Le Front Nationale (Marine Le Pen) fait jeu égal avec l’UMP (Valérie Liétard) et surtout le Front de Gauche (Alain Bocquet) arrive légèrement devant EE (Jean-François Caron). Les socialos (Daniel Percheron) n’ont pas beaucoup de craintes à avoir…

Enfin, je ne sais pas où ils en sont. Ca aurait sans doute été amusant que les cinq listes à plus de 10% se maintiennent mais on n’est pas là pour rigoler…

La situation en Bretagne – ma deuxième région – m’intéresse plus.

Si j’en crois la presse (mais j’ai aussi lu le contraire dans des commentaires de blogs), la liste EE aurait refusé de fusionner avec la liste PS sous prétexte que le PS aurait refusé des concessions. Yann nous indique que c’est faux en publiant le communiqué de presse de Jean-Yves Le Driant : « Notre dernière proposition a été de 10 candidats en position éligible soit l’équivalent d’une représentation de 12% des sièges. Et de trois élus en situation de responsabilité, soit 13,6 % de l'exécutif. »

J’ai vu dans la presse : « «Jean-Yves Le Drian avait déjà décidé d'aller tout seul au second tour», estime sur RTL le chef de file Europe écologie dans la région Guy Hascoët (12%). Pire, selon lui, les listes PS étaient déjà chez l'imprimeur alors que les négociations étaient sensées être en cours. »

Je ne sais pas qui, de Guy Hascoët ou de Jean-Yves Le Drian a raison.  

Néanmoins, la liste de Jean-Yves Le Drian (37%) a fait trois fois plus de points que celle de Guy Hascoët (12%)… ça mérite considération, d’autant que la liste de l’UMP, conduite par Bernadette Malgorn, se retrouve aux pelotes (24%).

La probabilité que la liste UMP remonte au niveau celle de Jean-Yves Le Drian est assez faible. En cumulant les voix du FN, de l’UMP et du MODEM, on n’arrive pas au score du premier tour du PS. Mais je n’aime pas qu’on joue avec le feu…

Imaginons que Bernadette Malgorn arrive juste devant Jean-Yves Le Drian (exemple : UMP 40%, PS 39%, EE 15%), elle bénéficierait d’emblée de 25% des sièges en étant arrivée en tête ce qui lui donnerait, au final, la majorité absolue (55% des sièges, en l’occurrence).

Certes, EE aurait plus de sièges qu’avec la proposition de Jean-Yves Le Drian, mais dans la minorité. Sans le moindre pouvoir.

En l’occurrence, et comme on ne joue pas avec le feu, j’appelle tous les braves gens qui ne veulent pas de l’UMP à la tête de la région Bretagne à voter pour les listes de Jean-Yves Le Drian.

C’est juste pour un choix de société. Et ceux de mes copains qui tergiversent dans Twitter sont invités à sortir une calculatrice plutôt que des grands principes.

Les Bretons, votez pour les listes de Jean-Yves Le Drian rien que pour le plaisir de laisser à EE moins de sièges que s’ils avaient accepté l’accord !

04 mars 2010

Big brother en Bretagne

Par Julien,

L'ami Yann s'émeut (à juste titre) de la prolifération de caméra dans sa Bretagne natale. Il promet aussi de porter une cagoule désormais... étant donné sa tignasse ça promet.
Allez lire le billet, c'est ici.


09 février 2010

Bernadette, elle est très chouette !

Ayant passé le week-end en Bretagne, j’ai pu découvrir le personnage de Bernadette Malgorn, tête de liste UMP pour les régionales en Bretagne, face à Jean-Yves Le Drian.

Force est de constater que Valérie Pécresse a des atouts supplémentaires mais nos copines féministes ont oublié de noter que l’UMP désignait des femmes dans les régions ingagnables. Bernadette Malgorn intrigue. Sa « nomination » avait fait des vagues puisque tout le monde – y compris les militants locaux – attendait Jacques Le Guen. Elle est parachutée directement depuis l’Elysée.

Il nous faut donc enquêter pour découvrir ce personnage et faire un billet de blog que nous espérons le moins raté possible car le sujet a relativement peu d’intérêt pour moi : je vote à gauche et en région Parisienne.

Bernadette a le titre d’officier du Mérite Agricole. Toutes les informations diffusées ici sont véridiques (ou, du moins, apparaissent dans Wikipédia).

Officier du Mérite Agricole. Est-ce bien flatteur ? Elle a les Palmes Académiques, aussi. Je sens d’ailleurs qu’elle va pas mal ramer pour cette élection. Elle est Chevalier du Mérite Maritime, Commandeur de l’Ordre National du Mérite et Officier de la Légion d’Honneur. Elle a vachement de mérite d’avoir toutes ces distinctions dans des domaines si différents. Quoique, à y réfléchir, les Palmes Académiques et le Mérite Maritime sont très proches.

En 2002, elle était préfète de la Région Bretagne. Elle revient donc en Bretagne imposée par l’Elysée, ça ne fait pas de gros changement. C’était la première femme Préfète de Région en Lorraine en 1996. Avant, elle dirigeait le cabinet de Philippe Séguin quand il était président de l’Assemblée Nationale. En 1986, elle était sa directrice adjointe de cabinet quand il était ministre des affaires sociales et de l’emploi.

Bernadette Malgorn est actuellement magistrate à la Cour des comptes.

C’est donc visiblement la chère de Monsieur Séguin.