En salle

07 avril 2015

Un homme d'honneur

J'ai très peu suivi l'actualité aujourd'hui mais ce qui domine, en politique, est le suicide de Jean Germain le jour du début de son procès. Je n'ai rien à ajouter au propos tenus par Gérard Larcher, le président du Sénat.

"Jean Germain s'est senti condamné avant même d'être jugé, par un système qui n'a finalement jamais rien retenu depuis Pierre Bérégovoy. Ce système qui s'emballe sans discernement, sans considération pour l'honneur peut amener un homme à commettre l'irréparable». «Un homme public, a conclu Larcher, a droit au respect de sa dignité comme tout autre citoyen."

Mes condoléances aux proches et à la famille.

06 avril 2015

Je suis



Il y a quelques mois, on était tous Charlie. J'ai un peu de mal à suivre mais ce soir, il paraît qu'on est tous Olivier. C'est le vainqueur de top chef ou un truc comme ça. Je crois que je vais me lâcher et avoir un peu de mal à me retenir. Pas grave. Vous êtes tous une bande de raclures sur lesquelles on aurait envie de gerber. Voilà. C'est fait. 

Connards. 

Faut-il réformer le contrat de travail ?

Faut-il réformer le droit du travail pour les PME ? C'est une question qui agite le gouvernement et qui devrait faire parler pendant les prochains mois. Plus exactement comment faire évoluer le contrat de travail pour que les PME n'aient plus peur d'évoluer ? En ce lundi de Pâques, tentons de résoudre la quadrature du cercle...

Première question : pourquoi les PME ?

Les grandes entreprises ont beaucoup plus de facilité à reconvertir les salariés en cas d'évolution de l'activité économique et ont des structures RH adaptées. De fait, elles ne recourent au licenciement que lorsqu'elles sont en difficulté ou sont rachetées par des actionnaires indélicats. Ainsi, la difficulté à virer des salariés n'est pas réellement un frein à l'embauche.

Elles ont en outre beaucoup plus de facilité à mettre en œuvre des solutions alternatives comme le recours à la sous-traitance en cas de surcharge ponctuelle de travail.

Les petites entreprises, quant à elles, ne sont pas assujetties au droit du travail, dans les faits. Un brave gauchiste défenseur des acquis sociaux aura du mal à le croire mais le salarié d'une petite boite auquel le patron dit « tire-toi, de toute manière je vais arrêter de te payer » aura tout intérêt à le faire pour éviter de se faire blacklister dans le secteur, d'autant qu'il a peu de recours possible. En plus, il le dira pas comme ça. Il est paternaliste. Il dira : « tu comprends, j'ai du mal à trouver de nouveaux clients, la situation est difficile, tu pourrais beaucoup m'aider en cherchant du travail ailleurs. ».

Deuxième question : que faire ?

Je n'ai pas la solution. Mais, avec tous les chômeurs qu'on a sur les bras, il n'est pas inutile de se poser la question : et si les difficulté de licenciement n'étaient pas réellement un frein à l'embauche ? Cette question fera crier les gens de gauche, probablement à juste titre, mais ils se trompent de sujet : nous sommes là pour sécuriser les carrières des braves gens, pas pour mettre des barrière dans les roues des entreprises.

Dans mon métier, l'informatique, on fait beaucoup appel à la sous-traitance parce qu'on a une activé assez variable. Du coup, on fait appel à des SSII qui sont des PME spécialisées dans l'informatique. Elles mettent du personnel à disposition moyennant une facturation à la journée. Cela existe depuis des années. Je faisais d'ailleurs moi-même de 1987 à 2008. Mais, de plus en plus, le personnel mis à disposition n'est plus salarié de la SSII, il est à son compte, quel que soit son statut (autoentrepreneur, travailleur indépendant,...). Cela lui permet de gagner plus d'argent quand tout va bien et à son employeur de prendre moins de risque.

Cela n'est pas trop grave : nous sommes dans un secteur qui embauche, en général (malgré des fluctuations).

Ma crainte est que ce mode de fonctionnement s'étende à de nombreux secteurs. J'en ai d'ailleurs déjà fait des billets, sur le thème : « vers la fin du salariat ».

On aura beau gueuler dans les blogs gauchistes, c'est ainsi.

Troisième question : et alors ?

Il ne faut reculer devant rien. Je crois beaucoup à un nouveau type de contrat de travail dont les droits du salarié irait croissant dans le temps mais avec des contraintes plus fortes pour l'employeur. Du genre : l'employeur peut licencier quand il veut à condition de verser en indemnité l'équivalent de la moitié des salaires versés depuis l'embauche, plafonnés à deux ans. Je donne des taux et durée au hasard mais c'est le contraire même de la "rupture conventionnelle" mise en place par Nicolas Sarkozy qui fait croire au salarié qu'il est demandeur...

Enfin, un truc comme ça, quoi. Ca tient en trois lignes, ça fait chuter la notion même de CDD et tous les abus qui vont avec, ça annule les primes de précarité et autres machins,...

Cela reste à fignoler. Mais on ne doit omettre aucune piste.

05 avril 2015

Ecouter le peuple !

Symbole de pays
En faisant mon billet, ce matin, je n'ai pas voulu être direct ou précis.Je disais que la gauche avait de très bonnes mesures à proposer mais qu'elle ne s'adressait plus au milieux populaires. Depuis, j'ai vu un tweet de Corinne Lepage qui disait d'attendre de voir ce que les écolos favorables à un rapprochement avec le gouvernement avaient à proposer avant de les rejoindre puis lu le dernier billet de Sarkofrance. Il y dit que la gauche « non hollandiste » doit se rassembler pour peser plus fort lors de négociations, reprenant un Tweet de Jean-Luc Mélenchon : « Il faut que nous soyons lisibles. Je propose une nouvelle alliance avec #EELV, #NouvelleDonne, les #SocialistesAffligés. #RTL ».

Méluche est très fort pour les alliances. C'est un peu comme une raison d'être. En 2008, il a quitté le PS pour monter le Parti de Gauche ayant vocation à faire le Front de Gauche en s'alliant avec les force à gauche du Parti Socialiste. Cela a été un fiasco, sans le moindre résultat positif et il propose d'entraîner le reste de la vraie gauche dans son propre sombrage.

Chef d'alliance
Une telle alliance ne peut qu'être mortifère parce que tout ce qui la rassemble est l'opposition de gauche au gouvernement. L'autre alliance qui se dessine, avec les verts favorables au retour dans le gouvernement, le Front Démocrate de Jean-Luc Bennahmias et le parti de Corinne Le Page est bien plus logique avec : c'est le rassemblement autour de la politique du gouvernement mais hors du parti socialiste. C'est une union pour et pas une union contre.

L'heure n'est pas à créer un programme commun avec des catalogues de mesurettes sur lesquelles ont pourrait s'entendre. Nous ne sommes pas en train de négocier un programme.

Si c'était la politique de François Hollande et de Manuel Valls qui étaient en cause dans les récentes déroutes électorales, le Front de Gauche et les écolos auraient du en bénéficier. Dans une tribune au Monde, Jacques Julliard disait récemment « Rien de tel aujourd’hui. La priorité à la relance par la consommation, opposée à la priorité à l’investissement productif : y a-t-il dans une telle alternative de quoi prendre le risque d’offrir pour dix ans la victoire à la droite ? » Il y disait d'ailleurs plein de trucs bien, parlant du vide intellectuel de la gauche et posant une question clé : « Puisqu’on a parlé de tripartisme à propos de ces départementales, veut-on d’un partage politique où l’extrême droite représenterait le peuple, la droite les grands intérêts économiques, et la gauche la fraction bobo de la société bourgeoise, mondialisée, déterritorialisée, réduite à une caricature de l’universalisme des Lumières, et doublée de l’acceptation silencieuse du règne de l’argent ? »

Joli schéma avec flèche rouge
Dans ma grande bonté, j'ai fait un joli schéma sur fond noir pour présenter la scène politique actuelle. Vous l’interpréterez comme vous voudrez mais j'aimerais bien que les machins rouges verts et rose à gauche représentent un peu plus que cela et cela ne sera pas possible tant dans que l'on mènera des débats techniques sur chacune des mesures à prendre pour faire un joli programme susceptible de satisfaire les électeurs de ce « tiers ».

Rappelons-nous brièvement le programme commun qui a permis, dans les années 70, à la gauche de remporter massivement les élections locales mais ce n'est qu'après sa rupture que la gauche a pu gagner des élections nationales et c'est le début de son application, après 1981, qui a précipité la chute de la gauche. C'est le programme commun que voulaient utiliser les communistes pour bouffer les socialistes qui provoquer la baisse du PCF.

Ouvrières qu'on aurait jamais pensé en voie de disparition.
Je n'ai malheureusement rien à proposer si ce n'est d'arrêter ce jeu politicien à la petite semaine. Mais je vais dire la même chose que Jacques Julliard, en gros : les composantes de la gauche doivent arrêter de vouloir attirer le peuple de son côté. Elles doivent écouter le peuple. Elles ne convaincront jamais le peuple que leur politique est meilleure.

Etant ouvertement libéral de gauche, comme on dit, tendance Valls, je suis souvent considéré comme à droite par mes camarades de la vraie gauche. Pour différents propos que je tiens, notamment au sujet des machins sociétaux de la gauche, je suis aussi qualifié de réactionnaire. Peu importe. Dans mon joli schéma, j'ai ajouté une flèche rouge. C'est pour montrer où je suis dans l'échiquier politique, probablement. A savoir largement à gauche. Moins que d'autres mais le monde bouge... Si le peuple est représenté par le Front National, je suis bien plus près du peuple que le reste des camarades de gauche.

Il y a danger.

Alors, je vais proposer immédiatement un programme commun :
  • Comiques morts
    diminution du temps de travail pour partager les bénéfices des gains de productivité et du fait que la quantité de travail nécessaire à la production va continuer à diminuer,
  • poursuite de la décentralisation pour augmenter la démocratisation des institutions et rapprocher les instances de décision du peuple,
  • dissolution de l'OTAN et de tous les machins internationaux au bénéfice d'alliances ponctuelles sous couvert de l'ONU,
  • renforcement d'une Europe pour ce qui lui manque (politique internationale, politique sociale,...) au détriment de ce qu'elle a en trop (politique financière et monétaire),
  • bière gratuite de 19h à 23h.

Paysage de France
Bon ! Cela étant fait, est-ce que l'on ne pourrait pas retourner écouter le peuple ?

Je ne suis pas sûr que le peuple ait envie qu'on lui parle de taxation des joueurs de foot à 50%, de droit de vote des étrangers homosexuels qui donnent leur sang et tout ça. Peut-être a-t-il envie qu'on lui parle de lui, de la France,... ?

Une semaine après l'élection, les animaux nous montrent la voie ?

Pie-grièche regardant à gauche.
« Le génie, c'est la sélection naturelle ! » « Je suis particulièrement fasciné par les fourmis, la façon extraordinaire dont s'auto-organisent leurs colonies, qui les conduit à des décisions collectives intelligentes alors qu'au niveau individuel chacune l'est très peu. » Ce sont à peu près les deux premières phrases du dernier numéro hors série de Sciences et Avenir, consacré au génie des animaux et je trouve... génial d'avoir lu ça entre le moment où j'ai eu l'idée de mon billet, consacré à la bêtise de la gauche, et l'heure de commencer la rédaction.

Je vous conseille la lecture de ce numéro (j'en suis à la moitié). On y découvre la connivence entre l'oiseau indicateur (c'est comme ça qu'il s'appelle) et le ratel (un petit carnivore, genre belette). Le premier indique à l'autre où se trouve les ruches, le second va les détruire, abeilles comprises et se gorger de miel. L'oiseau finit en mangeant les larves. C'est beau non ? Une leçon de vivre-ensemble...

Regardez les deux phrases que je cite, la première est abominablement libérale et la deuxième limite gauchiste, finit en traitant les électeurs de cons...

Comment en est-on arrivé à cette défaite, aux élections, et surtout aux analyses qui en sont faites. Si je n'avais pas lu Sciences et Avenir, j'aurais introduit ce billet par les commentaires de ce billet de Captain Haka, tant je suis fatigué de voir les militants de gauche chercher des explications à leurs problèmes sans jamais se remettre en cause et en politisant le tout. Et j'aurais fini mon introduction en parlant des sondages, qui disent, d'une part qu'une majorité de Français souhaite voir Manuel Valls rester en poste et mener la même politique de réformes et, d'autre part, que les électeurs du Parti Socialiste sont généralement issus des « classes intermédiaires supérieures » alors que le bas peuple vote pour le Front National. Et le développement de mon billet aurait porté sur le fait que la gauche ne sait plus s'adresser au peuple.

Notons que je n'ai pas la solution mais je suis triste de voir les militants de gauche s'enfermer dans des débats techniques dont la population n'a que faire et qui aboutissent à ne s'adresser qu'à une partie des électeurs, une petite partie. La gauche ne fait plus rêver depuis 1982 ou 1983 avec une vague euphorie à la fin du siècle dernier, le partage du travail étant accompagné d'une très bonne conjoncture économique. Mais revenons à nos moutons.

L'interprétation du résultat des élections

Commençons par 2012 et la présidentielle. On lit souvent des types de gauche dire « ce n'est pas pour ça que j'ai voté en 2012 ». Que je les rassure, moi non plus. Les Français ont voté pour François Hollande parce que Nicolas Sarkozy n'avait aucun projet et surtout qu'ils voulaient le foutre dehors, de même que toute cette droite bête qui l'accompagne. C'est d'ailleurs très drôle de les voir revenir maintenant... Les militants de gauche qui ont pris à la lettre les 60 engagements de François Hollande sont des ânes, comme s'il allait couper les banques en deux...

Sautons directement en 2015. Arrêtons de trouver n'importe quelle coupable, n'importe quelle raison,... à la défaite magistrale qu'a connue la gauche ces derniers dimanches. Cela fait presque dix ans que je blogue et je lis toujours les mêmes conneries et je répète la même chose sur mon blog depuis deux semaines : la gauche a toujours perdu les élections intermédiaires quand elle était au gouvernement. Foutez-vous dans le crâne une fois pour toute.

Faisons un tour dans le futur via le passé. En 2017, on est sûrs de perdre. C'est bien. En 2002, on était sûrs de gagner.

Des débats techniques

Depuis des années, la gauche se perd dans des débats techniques, comme la défense des retraites ou plus récemment du dimanche comme jour non travaillé. Je suis le premier à sauter dedans : oui, il est bon d'avoir une journée que tout le monde puisse consacrer à la famille et, oui, c'est idiot de travailler plus longtemps quand on a tant de chômeurs. Ce sont des régressions sociales.

A gauche, on sera tous d'accord. On aura de vagues nuances. Par exemple, je suis pour l'ouverture des commerces le dimanche dans les zones touristiques mais absolument opposé à l'ouverture des autres magasins à part les deux dimanches avant Noël. Ou : augmenter l'âge de la retraite est une connerie mais la mise en place d'un machin de pénibilité aussi. On ferait mieux de s'occuper de ceux qui se retrouvent au chômage à 55 balais et n'ont aucune chance de retrouver du boulot.

Le premier trimestre de l'année a vu deux sujets submerger dans l'actualité politique : le travail le dimanche et l'islam. Je viens de parler du premier. Je vais donc parler du deuxième. Toujours le voile, hein ? Oui, les gonzesses devraient avoir le droit de s'habiller comme elles veulent y compris si elles portent le voile. Oui, les musulmans sont essentiellement d'origine « étrangères » que l'on pourrait confondre avec les arabes et en faire un délit de faciès. Il n'empêche que... Nos ancêtres se sont battus pour que la religion catholique ne pèse plus dans le paysage : on ne va pas laisser rentrer une autre religion...

Un projet de société pour le peuple

Ah ! Le peuple ! Le pauvre... Il vote maintenant pour le Front National. La gauche l'a perdu...

La gauche ne le retrouvera jamais si elle continue à faire des débats techniques. Je suis d'accord, par exemple, qu'il n'est pas logique que les homosexuels n'aient pas le droit de donner leur sang. Mais je me demande bien en quoi c'est un droit de donner son sang... Quand on parlait des mesures du gouvernement « contre internet », je lisais des gens disant que les mesures prises allaient à l'encontre des droits fondamentaux. En quoi faire le con sur le net est-il un droit fondamental.

Il faut que la gauche reparle au peuple, je ne sais pas comment. Il faut lui montrer qu'une autre société est possible, une société meilleure et tout ça, et elle ne se fera pas en interdisant à des chômeurs de travailler le dimanche ou en laissant perdre son identité à la France en laissant se développer une culture basée sur une religion. Je ne suis pas réac : je suis content que les catholiques ne nous fassent plus chier...

C'est l'identité de la France. Seul le Front National patati patata.

Sincèrement, lisez le numéro hors série. J'ouvre une page au hasard. Je tombe sur la pie-grièche. Elle accroche ses proies à des épines dans les arbres, ce qui lui permet de virer tout ce qui n'est pas mangeable et de garder les meilleurs enfants, pour elle, mais aussi pour ses enfants qui sont ainsi éduqués avec de la nourriture de qualité (si on aime les lézards et les insectes, j'entends...). Ou ses akulés (toi-même), poissons hawaiens qui se regroupent en vortex pour se protéger des prédateurs.

La bonne bouffe et le collectif. 

(photo)

04 avril 2015

Le kit main-libre pas libre

Jeudi matin, en sortant du métro Esplanade de La Défense par l'escalator, en arrivant en haut, j'ai failli avoir un accident avec une petite dame qui marchait en téléphonant avec un kit « mains libres » tenant son smartphone d'une main en regardant l'écran et le micro, sur le câble des écouteurs, de l'autre, devant sa bouche. Elle avait l'ai absolument ridicule. Le profil même de la grosse conne. Elle a oublié qu'elle pouvait aussi téléphoner comme nos grands mères, en mettant l'appareil contre l'oreille...

Pour l'anecdote, elle m'a empêché d'avancer mais l'escalator continuait à vomir du monde, le tout a fini en bousculade dans un joyeux bordel. Elle a poursuivi sa route ne se rendant compte de rien. Une grosse conne, je vous dis.

Récemment l'Assemblée a voté une loi pour interdire le kit main-libre dans les voitures. Vous me connaissez ! J'y suis totalement favorable.

Ce matin, errant dans Facebook, je voyais des commentaires de copains, proches du PS.

Le premier gueulait. L'argumentation du beauf parfait : un jour, on diminuera la vitesse maximum à 50 km/h et on interdira l'autoradio. Je vais lui répondre. D'une part, je pense que le kit main libre est dangereux à faible vitesse, en ville, parce qu'il empêche de ce concentrer sur la conduite. D'autre part, tenir une conversation professionnelle au téléphone nécessite un peu plus de concentration que d'écouter France Culture un jour de grève.

Le deuxième gueulait. Il se reconnaîtra s'il me lit... L'argument du gros con. Désolé. « Je passe trois heures par jour à travailler au téléphone dans ma voiture ». Justement ! C'est là que c'est le plus dangereux de téléphoner au volant, quand on travaille, car il faut se concentrer, disais-je, mais aussi, souvent prendre des notes, chercher des numéros de téléphone, ouvrir des conférences téléphonique... Il ne s'agit pas d'appeler son conjoint pour savoir s'il faut acheter du pain. En outre, je suppose que pour y rester trois heures, il s'agit réellement de séances de travail, à plusieurs interlocuteurs,...

C'est un copain. Je vais ajouter un commentaire hors sujet : quand on bosse dans le numérique, on ne passe pas trois heures par jour au téléphone. Ou alors on ne devrait pas s'en vanter sur sa page Facebook.

Cette décision de l'Assemblée est salvatrice. Le seul intérêt de la voiture est que c'est le seul endroit où l'on peut ne pas entendre nos congénères. Pourquoi s'emmerder à garder un téléphone ?

Et vous croyez vraiment que les gendarmes vont pouvoir vérifier ?

03 avril 2015

Don du sang par les homosexuels

J

Les députés ont adopté une loi, à l'unanimité, pour autoriser les homosexuels à donner leur sang. Voilà une nouvelle qui réjouira les homosexuels qui veulent donner du sang notamment s'ils en ont en trop. 

J'espère que les réac vont râler. 

02 avril 2015

Le FN prend 10% d'intention de vote en une journée ?


Papy a dit des conneries. Les mêmes qui l'ont fait condamner dans le passé. Cette plainte n'a pas empêché le FN de recueillir 25% des votes aux dernières élections. 

Il y a encore des gens qui prétendent qu'il dit cela parce qu'il est gâteux et que cela fait chier sa fille. C'est probablement un jeu, comme celui du méchant flic et du gentil flic. Tout cela est réfléchi. Il sera condamné, fera appel, gagnera ou pas, finira devant la cour européenne des droits de l'homme ou je sais quelle connerie. Aussi bien, il sera mort avant d'avoir à payer une amende. 

Pendant ce temps, l'opinion publique (comme on dit) pense que la justice est aux ordres du pouvoir socialisssse s'acharne sur un type, qu'on ne peut plus dire ce que l'on veut. Et le tout bénéficie  aussi à Nicolas Sarkozy, encore montré du doigt par nos juges, aujourd'hui. 

Enfin, n'importe quel imbécile pourra faire l'avocat du diable. La volonté d'extermination d'un peuple, du peule juif, est tout sauf un détail. On le sait. La smala le sait. La question n'est pas là. 

Et le prix du gaz va baisser. 

Ne réagissons pas aux provocations même si je comprends la volonté de mes amis concernés de tirer dans le lard. Seulement mes amis concernés, pas ceux qui réagissent uniquement pour etre dans le camp du bien et qui sont souvent plus antisémites que d'autres dans leur volonté de lutter contre le grand capital, le lobby et tout ça. 

Marine Le Pen finira par être élue parce qu'elle représente l'opposition au système. Et le système plonge dans le piège. 

Il est urgent de considérer le Front National comme un parti comme les autres. Et haïssable. 

A quoi ça sert de bloguer ?

Dans son journal de février, Didier Goux nous disait qu’il avait sérieusement eu envie de fermer tous ses blogs. Un autre blogueur me disait récemment que la même envie lui était venue et il me pose la question fatidique : à quoi ça sert de bloguer ?

Je lui ai promis de répondre par un billet de blog. Au moins, bloguer permet d’expliquer à quoi ça sert de bloguer. C’est une première réponse. Le 1er avril n’étant pas propice à la rédaction d’un billet sérieux, je vais me lancer dans quelques explications foireuses.

A quoi ça sert de jouer à la belotte ? A rien. J’ai arrêté à l’instant précis où j’ai découvert que l’on pouvait rester au bistro sans jouer à la belotte. Par contre, jouer à la belotte est souvent un prétexte pour picoler. La belotte est nocive. Ces réflexions de haute volée doivent nous amener deux questions. La première : pourquoi faudrait-il que bloguer soit utile ? La deuxième : peut-il être nocif de bloguer ? Vous pouvez remplacer les blogs et la belotte par n’importe quel loisir. Prenez le foot. Cela ne sert à rien et peut être nocif et pas seulement en rendant con. Tiens ! Laissez tomber votre savonnette dans la douche.

Donc la question est mauvaise : on blogue pour son plaisir personnel. Point barre.  J’aime bien raconter des bêtises et lire celles des autres. J’aime bien papoter dans les commentaires. Cela me suffit.

Concentrons-nous sur les blogs politiques ! On peut dire qu’ils ne servent à rien. C’est exactement pareil pour les blogs geeks. Le blogueur te dit qu’Apple a sorti une nouvelle version d’iOS ce qui n’intéresse pas les andouilles qui n’ont pas d’iPhone et ceux qui en ont sont avertis par Apple. Un blog geek ne sert à rien. Il n’y a aucune raison pour qu’un blog politique n’ait la moindre idée. Seuls les blogs pornographiques et culinaires sont utiles.

Néanmoins, positivons.

Rédiger des billets politiques permet de structurer ses idées. Ou devrait le permettre. Publier des billets politiques permet de faire plaisir aux militants qui partagent à peu près vos opinions et c’est déjà pas mal (je le vois aux tweets…). La lecture des blogs des autres et les conversations avec les commentateurs permettent de comprendre ce que pensent les autres à condition de faire la démarche d’aller voir ce qui se passe ailleurs.

Prenez le blogueur que nous allons surnommer l’andouille de Haute-Savoie francilienne (il vient d’une région méditerranéenne comme son nom l’indique) : dans les commentaires, chez lui, il traite par le mépris ceux qui ne sont pas d’accord avec lui. Du coup, il lui reste une meute de fan qui  lui donne raison. Et il n’apprend rien. Il ferait mieux de jouer à la belotte, il apprendrait à compter les points, au moins. Quant au foot, je ne sais pas…

Lire des blogs politiques permet de récupérer des informations que l’on ne trouve pas ailleurs. Et vos lecteurs apprennent chez vous ce qu’ils n’ont pas vu par ailleurs ce qui veut dire que vous leur apprenez des trucs ou un point de vue un spécial sur un sujet.  Prenez le dernier billet d’Elie Arié, il donne une vision de Jean-Luc Mélenchon relativement amusante (pour ceux qui n’aiment pas le lascar, hein !) en le décrivant comme un looser.

Prenons le début de sa conclusion : « De cette aventure ratée parce que mal conduite, et politiquement mal analysée, ignorant l'importance accordée par son électorat-cible aux problèmes d'immigration et d'insécurité,  il restera un petit noyau dur de 5 à 6 % de voix, qui viendra s’ajouter à ces curiosités françaises que sont LO et le NPA… » Elle m’apporte deux choses. D’une part, elle confirme ce que je dis souvent : l’importance de l’immigration et de l’insécurité dans l’électorat populaire qui devrait être sa cible. Je le dis souvent mais nous ne sommes pas nombreux, à gauche. Cela rassure. D’autre part, je savais qu’il cherchait un espace pour exister et ne le trouvait pas mais Elie apporte une clé : son aventure est mal analysée ce que je n’osais pas imaginer.

Par contre, il ne faut pas confondre les blogs politiques personnels avec tout autre média. Ce qui est intéressant, dans les blogs, c’est que l’on finit par connaître les gens, les sensibilités,… La lecture n’est pas la même. J’ai toujours considéré que ceux qui ne traitent pas leur blog comme un espace personnel mais comme une tribune politique font une erreur.

Ce sont souvent d’ailleurs les mêmes qui sont persuadés pouvoir convaincre du monde, voire des électeurs, alors que l’influence est marginale. Elle porte essentiellement sur le fait que le lecteur verra que l’auteur apporte de l’importance à un sujet au point qu’il juge utile de faire un billet. Ce sont aussi les mêmes, souvent, qui s’imaginent faire les plus beaux billets du monde. Ce sont parfois les mêmes qui se rappellent ce qu’ils ont écrit et citent les vieux billets. Pas toujours.

Pour ma part, j’écris mes billets parce que j’aime ça et j’oublie. Je réponds aux commentaires parce que j’aime ça. Je lis d’autres blogs parce que j’aime ça. Je commente d’autres blogs (à l’occasion) parce que j’aime ça.

Et c’est la seule bonne raison de bloguer, en plus, évidemment, des relations avec les copains (et le plaisir d’envoyer chier certains casse-burnes).


Les blogs sont un média social. Ne l’oublions pas. 

01 avril 2015

Un choc économique suite à la déroute aux départementales ?

Selon le Républicain picardo-méditerranéen, François Hollande et Manuel Valls préparent une vaste réforme visant à créer un véritable choc dans l’économie. D’une part, un revenu universel de 800 euros par mois, imposables sur le revenu, sera versé à l’ensemble des inscrits sur les listes électorales et remplacerait bon nombre de prestations. D’autre part, les conditions de licenciement et de contrat de travail seront modifiées d’une manière dont au sujet de laquelle nous allons évoquer par la suite.

L’hebdomadaire régional s’est procuré les documents préparatoires dans les poubelles de l’appartement de Mme Gayet.

L’étude est très détaillée. Le montant global, de l’ordre de 385 milliards, serait compensé en partie par le fait que ce montant sera imposable progressivement sur le revenu dans une proportion non négligeable puisque les bas revenus monteront d’une tranche est revenus moyens et importants seront taxés dans une tranche élevée. Surtout, un certain nombre de prestations ne seraient plus versées notamment 800 euros par retraité et par chômeur, le RSA, les prestations familiales, les arrêts maladies,… 

Ainsi, le coût réel serait de l’ordre de 63 milliards d’euros moins les trois milliards de la prime pour l’emploi qui ne serait plus justifiée (et qui deviendrait même franchement injuste). Des économies supplémentaires viendront de la réorganisation des services en charge des versements de ses allocations mais une enveloppe complémentaire évaluée à 40 milliards serait nécessaire pour palier l’afflux d’inscription sur les listes électorales et les prestations versées à des personnes qui ne peuvent pas s’inscrire sur ces listes qui devront être partiellement compensées. La mesure engloberait par ailleurs une garantie qu’aucun retraité n’aura de revenus inférieurs à 1000 euros. Les services de Bercy travaillent discrètement sur le sujet. Le coût global pourrait donc monter à 100 ou 120 milliards.

Les services travaillent donc au financement de ce projet, avec trois volets :
·         Un transfert de compétences aux régions compensé par une augmentation des impôts,
·         L’augmentation du déficit,
·         Une baisse des dépenses de l’Etat.

Il y a de quoi faire ! Je cite une partie du texte : « 2,6 milliards sont dépensés pour les anciens combattants. Il est envisagé de les supprimer dans la mesure où ils bénéficieraient aussi des 800 euros. Et les 335 millions pour l’excellence environnementale du mobilier urbain, hein !, vous savez où vous pouvez vous les coller ? Et les bouts de chandelle, comme les 6 millions pour l’action culturelle internationale. Avec 6 millions, on ne fait rien. Donc ils sont dépensés inutilement. Tant qu’on est dans le budget de la culture, dépenser 2,6 millions pour le patrimoine linguistique, est-ce vraiment sérieux ? 134 millions d’aides à la presse pour une presse qui va crever. Zob ! 10 millions pour indemniser les victimes de l’amiante. Poubelle. 7 milliards pour l’aide au retour à l’emploi. Quand on voit l’efficacité, sans compter les 3 milliards pour l’accompagnement des mutations économiques…  160 millions pour la promotion du sport de haut niveau ? Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre, bordel ? »

Pour ce qui concerne le volet « licenciement » et d’une manière générale de droit du travail, voilà les détails connus à ce jour. CDD et CDI seront fusionnés :

Ce choc économique aura le bon ton de faire plaisir à une large palette de militants politiques, un revenu minimum pour tous, notamment les retraités et ceux qui n’ont pas le droit au chômage, les étudiants,…  devrait faire plaisir au Front de Gauche d’autant que la sortie du salariat est d’ores et déjà à préparer. Des libéraux pourraient se réjouir : chaque individu pourra dépenser ses sous comme il veut et les organismes en charge de verser tout le pognon seront simplifiés. Des Marinistes seront contents de constater que ce machin est réservé aux Français inscrits sur les listes électorales. Quant aux Sarkozystes, on s’en fout, ils ne comprennent rien,  alors verser du pognon à ceux qui ne travaillent pas...

Il était temps de commencer les réformes !