En salle

03 décembre 2017

La SNCF, Le Monde et moi et la vraie vie


Grosse panne à Montparnasse aujourd'hui. J'étais "victime". Je suis tombé sur un article qui m'a déplu dans la soirée. 

Le Monde raconte des conneries comme s'ils avaient rédigé leurs articles à l'avance, sans information. Pour ma part, j'étais dans un TGV bloqué à Rennes. Il était au départ de Saint Brieuc et beaucoup de gens étaient montés à Lamballe et, à Rennes, ces connards de la SNCF nous conseillaient de différer notre voyage. Comme si on avait le choix. On était bloqués à Rennes. Des familles avec des gamins. Des types qui voyageaient pour le boulot et qui avaient un avion à prendre ou des cons comme moi, en week-end chez leur mère sans la moindre brosse à dent, sans le plus petit rechange si j'avais du passer la nuit à Rennes. 

Le Monde raconte des conneries histoires de publier des trucs qui font sérieux parce que c'est un journal, le journal, de référence. 

Le Monde se focalise sur la SNCF qui ne sait pas faire partir des trains. C'est vrai que ce n'est pas simple. On tolère les incidents techniques, les problèmes d'informations et tout ça. Dans mon job, on a beaucoup appris du dernier incident de Montparnasse. Mon job n'a rien à voir pourtant mais il nous arrive aussi de foutre des centaines de milliers de clients dans la merde suite à des incidents techniques. 

Le Monde s'est focalisé sur la SNCF qui ne sait pas faire partir des trains, sans même évoquer les difficultés de communications. On les comprends. Mais...

Quand je suis arrivé à Austerlitz en provenance de Bretagne, un message à été diffusé dans les hauts parleurs - à Austerlitz, hein - invitant les clients en direction de Granville à retourner à Montparnasse. Ils nous prennent pour des cons ?

Le Monde s'est focalisé sur la SNCF qui ne sait pas faire partir des trains mais ces ânes ont complètement oublié que la SNCF ne sait pas faire arriver des trains. J'étais dans un TGV au départ de Saint Brieuc. Pas de Brest, hein !  Il y avait un arrêt à Lamballe. C'est clairement un train qui relie le Centre Bretagne à Paris. A Saint Brieuc, je savais par Twitter que c'était le bordel à Montparnasse avant le démarrage de mon train. Je ne pouvais pas ne pas le prendre (je n'étais pas en week-end à Saint Brieuc mais à Loudéac, à 40 km au sud). J'avais confiance. Mais j'ai vite compris que même les contrôleurs ne savaient rien. J'écoutais mes voisins. Ils ne savaient rien et se préparaient à un voyage paisible (depuis juin Saint Brieuc est à un peu plus de deux heures de Paris, à peine le temps de faire la sieste). J'ai su ça parce que je m'intéresse à la gauche Hollaise et que Le Foll avait twitté pour s'étonner du bordel à Montparnasse. Ça faisait rire beaucoup de gens (à juste titre) vu qu'il avait gueulé le jour même contre l'obligation des députés de conserver des justificatifs de leurs frais. 

Dites, la SNCF, pourquoi avoir laissé monter des gens dans des petites gares (Saint Brieuc, Lamballe) pour leur conseiller, à Rennes, de rentrer chez eux (ce qu'ont fait une partie de mes compagnons de route) ? 

Pourquoi ne pas nous avoir informé, à Rennes, que vous étiez désolés et tout çà mais que vous aviez la capacité à acheminer tous ceux qui avaient commencé leur voyage ou n'avaient pas d'autre solution vers Austerlitz (ce quoi était visiblement le cas, le train que j'ai fini par avoir n'était pas plein) ? Vous auriez pu annoncer un retard de deux ou quatre heures (j'ai eu la chance de n'avoir qu'un peu plus d'une heure). On s'en fout. Vous pouvez penser au confort des gens ? Je ne demande pas d'avoir de la bière pression pour patienter mais des bouteilles d'eau, ça vous écorcherait la gueule ? 

Faire partir des trains de Montparnasse peut être difficile (objectivement, un y a une sorte de goulot d'étranglement). Faire arriver des trains à Austerlitz et rassurer les gens l'est moins. 

Vous avez merdé. Et le Monde, le journal de référence, qui traite ça comme un fait divers encore plus. 

J'étais dans un train à Saint Brieuc. Sur la rangée de devant il y avait un môme d'une dizaine d'années. Son père était monté avec lui pour porter ses bagages. Je suppose que le gamin allait chez sa mère, à Chantilly. Il avait donc un métro puis un train ou un RER à prendre. Partant à 15h30 de Saint Brieuc, c'est normal. Quand on a compris que c'était le bordel, à Rennes, la dame qui était à côté de lui l'a pris sous son aile. Merci à elle (sauf qu'elle voulait le ramener chez son père à St Brieuc et lui voulait retourner chez sa mère). 

Dites, Le Monde, la SNCF, il y a des vrais gens. 

02 décembre 2017

Le naufrage des réseaux sociaux

Cette nuit, j’errais dans les réseaux sociaux et je voyais des gens qui parlaient encore de l’émission politique avec Jean-Luc Mélenchon. Qu’ils soient insoumis ou non, ils étaient ridicules. Les fans de Mélenchon dépassaient évidemment les bornes. Attention ! Ma critique ne porte pas sur un camp particulier. Ils se trouvent que ce sont toujours les sympathisants de la personne qui passe à la télé qui sont les plus ridicules. Ceux qui s’efforcent de critiquer sont, généralement, plus des peine-à-jouir.

Tenez ! Cette fois, on a même un type qui va se plaindre au CSA que les journalistes en face de Méluche ne lui étaient pas favorables. C’est évidemment grotesque mais que des guignols, opposants ou non, le relaient est pitoyable. La chose n’a évidemment absolument aucune importance n’y même l’émission en question qui n’est regardé que par des fans absolus de Mélenchons ou des opposants du même métal. Peut-être quelques sympathisants hamonistes ou écolos se sont-ils égarés devant leur poste de télévision parce que le bistro du coin a fermé plus tôt que d’habitude à cause de la neige.

Pendant mon café, vers 14h30, j’ai ouvert Twitter. Le débat continuait, une quarantaine d’heures après la fin de l’émission. Les gens oublient que ce monde de la politique spectacle n’intéresse que quelques clampins qui tournent en rond. Je voyais des andouilles critiquer la presse qui ne parle que des petites phrases et pas du fond. Vous connaissez la dernière ? Il paraît qu’après la fin de l’interview, Mélenchon a dit à une journaliste d’aller se faire foutre ce qui, il faut bien le connaître, n’est pas d’une grande amabilité. Voir des hurluberlus défendre de tels propos est stupéfiant.

Alors je suis retourné à ma sieste. Là, mes douze ans de militantisme en peau de fesses me sont revenus en mémoire. Après un an ou deux d’apprentissage, j’ai fait cinq ans dans l’opposition farouche puis cinq ans dans le fanatisme absolu. Depuis six ou douze mois, j’erre. Je n’ai plus personne à soutenir, tant pis, et la critique systématique me fatigue. De toute manière, il nous reste 4 ans avant la prochaine campagne présidentielle, 4 à avoir cette équipe de bras cassés au pouvoir et on va faire avec. Pas le choix.

Mais les innocents vont continuer à agir. Rien que pour avoir fait ce billet où je critique Méluche (alors que je ne le prends que comme exemple) et où je dis que j’accepte de supporter LREM pendant encore 54 mois, je vais passer pour un vil macroniste auprès d’imbéciles, un vil macroniste de droite car, en plus, ils n’ont rien compris, ces ânes. Les Rep sont morts. Le PS n’a qu’une faible chance de se relever (voir l’interview d’un politologue dans le Télégramme, ce matin – pas de lien : il m’arrive de lire des journaux imprimés…). Une partie des anciens du PS a d’ailleurs annoncé un truc aujourd’hui « Génération.s » avec Hamon comme chef.

Ils ne se rendent pas compte à quel point c’est nul, parce que ça ne prendra jamais dans l’opinion alors que les idées d’Hamon sont souvent les plus intéressantes sur le plan économique avec la mutation du travail et tout ça. Il faudra que, un jour, nous débattions dans les blogs du « pourquoi ça ne prendra jamais » (ou du « pourquoi ça prendra », je veux bien concevoir qu’on ne soit pas d’accord avec moi).

5 d’opposition. 5 ans de majorité. Et maintenant. Et si on se remettait à faire de la politique dans les blogs et pas seulement du militantisme voire de la propagande ou du coup de gueule à la petite semaine en oubliant tout recul ou toute objectivité, voire tout fond. Et je veux bien qu’on me dise que je n’ai pas de recul, pas d’objectivité et que je n’aborde jamais le fond.


Mais de la part de zigotos qui ont critiqué les propos de Macron quand son homologue burkinabé est parti liquider les affaires courantes, ça m’amuse.  

29 novembre 2017

Luttons contre la grossophobie

Comme je lis Gauche de Combat (on s'amuse comme ok veut), je sais que la mairie de Paris organise une journée contre la grossophobie. 

https://gauchedecombat.net/2017/11/29/une-claque-dans-le-paf-grossophobie-stop-ensemble-reagissons/


Je suis au cœur de la cible. Doublement. Je suis grossophobe et gros. Plus gros que grossophobe néanmoins. 

Soyons honnêtes : les gras du bide sont largement plus discriminés que les membres de toutes les autres minorités réunies. Tiens ! Vous voulez embaucher une hôtesse d'accueil, un commercial,... la couleur, le sexe (Ben oui, pour être hôtesse machin c'est la majorité masculine qui est discriminée) n'ont aucune espèce d'importance. 

Et à quelle minorité fait-on la gueule aux heures de pointe dans le metro : pas les lesbiennes juives et noires ? Les gros. 

Mais on ferme nos gueules. Car le sujet n'a aucun intérêt. 

Un homosexuel entre dans une bistro. Personne ne lui dit "salut vieille tafiole". Un noir rentre dans un bistro. Personne ne lui dit "salut négro". Un juif entre dans un bistro. Personne ne lui dit "salut youpin". 

Pendant des années, je suis entré dans des bistros et on m'a dit "salut gravos". 

Mais je m'en fous. Du fait qu'on utilise un mot d'argot pour qualifier ma particularité. Du fait qu'on me trouve une particularité. Particularité que je ne maitrise pas. 

Et je conchie les types qui veulent me défendre. S'ils veulent le faire, c'est probablement qu'ils ont un problème avec moi, le gros. 

26 novembre 2017

Pourquoi le mot "racisé" pose problème à certains ?

Telle est la question que j'ai lue dans Facebook. Le prénom du lascar me laisse penser qu'il n'est pas d'origine chrétienne. Il ne s'appelle pas Mamadou ou Nicolas comme toi et moi. Je réponds pour rendre service :


Je me dévoue pour répondre. 
1. Si les races n'existent pas, elle n'existent pas. Point barre. 
2. Ce mot "racisé" n'est pas français. 
3. Il est là pour exprimer une différence alors que je ne vois pas les différences et ceux qui l'utilisent sont focalisés sur les différences. Des racistes qui méritent des baffes. 
4. Ceux qui l'utilisent ou, du moins, le revendiquent, font porter un danger sur notre République laïque. Ils font revivre un communautarisme qui nous fera crever. Ils ont même oublie que les instances de représentation des minorités ont été créées par la droite Sarko. Ce qui a fait plonger une partie de la gauche dans une espèce de folie collective. 

Je lisais un truc, aujourd'hui, sur France Culture, une espèce d'officine gauchiste payée par nos impôts (mais qui serait fermée si les gens qu'ils défendent arrivent au pouvoir). Je ne sais pas depuis quand je lis la radio, moi. Ils parlaient du racisme d'Etat. C est à gerber qu'un service public oublie le principe de neutralité. 

Les gars qui sont racisés sont victimes du contrôle au faciès. C'est mal. Mais si la police ne contrôle que des types comme moi,  gros opulents et un peu rouge à force de boire des trucs peu favorisés par la faculté de médecine, elle finira par perdre son temps. 

Ce n'est pas du racisme, mes propos. Bien au contraire. Je ne fais que constater qu'une majorité d'andouille obligée de sombrer dans la délinquance et l'absence de papier pour des raisons sociales est un tantinet racisée. 

Et pour lutter contre, il faudrait arrêter de noter les différences au nom de l'égalitarisme.

25 novembre 2017

Vous pensez qu'on peut sauver le PS ?

Je reste éberlué devant les socialistes, dont mes copains, qui commentent un député socialiste accepter de prendre un poste dans un gouvernement ni de droite ni de gauche (c'est ridicule, je sais). Ils n'ont toujours pas compris qu'il n'y avait plus rien à faire de l'ancien clivage droite alors qu'il y en a tant d'autres qui ont un tantinet à faire se rejoindre les extrêmes. Genre européistes contre souverainistes ou laïciste contre musulmaniste. 

Je suis de gauche, laïc, europémachin et le premier musulmaniste se prétend de gauche aura des baffes virtuelles tout comme le premier souverainiste même s'il est amplement plus respectable. 

Cela étant, le PS est en train de crever tant il veut se refaire une santé en se concentrant sur sa gauche par principe qui nécessite des compromission avec les musulmanistes et les souverainistes d'extrême droite. Et en oubliant tous ses électeurs de centre gauche. 

Ce qui m'amène à un récent billet de Sarkofrance où il demandait des comptes aux électeurs de Macron qui se positionnent à gauche. Je l'ai titillé dans Twitter et il m'a dit en gros que sa critique ne me concernait pas. Je pense qu'il oublie que je suis peut-être assez représentatif de la moitié des électeurs du PS depuis la trentaine d'années damnée qui me pousse à voter. 

Mais il n'est pas PS. 

Alors j'appelle les copains du PS à s'ouvrir. Je comprends la dimension affective avec un parti où on a toujours milité. Pour moi aussi, cette gauche socialiste est ma famille. Mais le PS, en condamnant ceux des leurs qui louchent vers le centre, oublie son fond d'électorat. 

Comparer ce député PS accepter de participer au gouvernement ni de droite ni de gauche à Besson qui a collaboré avec Sarkozy est assez lamentable. Tout comme ceux qui comparent Macron à Sarko. Ils sont petits. 

Et ils oublié pourquoi ils ont lutté contre Sarko. 

C'est triste.

21 novembre 2017

Sauvons le soldat @gerardfiloche !

Maintenant que Filoche a été exclu du PS, je dois (à moi, seulement) préciser ma position. Ca fait des années que je demande son exclusion mais pas pour des raisons à la con, du genre des connards qui se croient de gauche qui dénoncent l'antisémitisme d'une certaine gauche, ce qui est connu depuis longtemps (j'adore les blogueurs, mon registre, qui lui chient dessus mais qui sont, eux, réellement antisémites), pour des raisons politiques. Il nuit à un parti dont je ne fais pas partie mais dont au sujet duquel il a presque toujours été le plus proche de moi. Même s'il défend l'écriture inclusive alors que je préfère les phrases à la con (voir mon dernier). 


Il n'empêche que je dois avouer - toujours - que je n'ai pas vu d'antisémitisme dans sa photo la première fois que je l'ai vue, publiée par un type qui le cassait. Par contre, j'ai été choqué par ses propos, quand il dit que Macron est un sale type. On ne dit pas ça d'un President et ça rejoint mes propos sur sa nuisance. Donc j'ai relayé la condamnation,... 


Mais je crois sa défense. Je conchie les types qui disent que tous les types de gauche ont des racines antisémites mais je maintiens ce que j'ai dit plus haut : il y en a. Je crois être un peu comme Gégé. J'ai été élevé dans un monde profondément athée, plus que laïque. On ne peut pas haïr une religion sans les haut toutes ou aucune. 


Certes, la photo, quand on la regarde bien, est évidente. Il y a en toile de fond le drapeau d'Israël, mais, pour les raisons que j'évoquais plus ma profonde laïcité, je ne fais pas rapport entre l'Etat et la religion. Peut-être suis-je con, au fond ? Mais sans doute moins que ceux qui oublient la laïcité. Principe de base. Conducteur de ma pensée politique. 


Évidemment, après avoir étudié la photo, je ne peux que constater qu'elle est indubitablement antisémite. Mais elle a surtout été RT par des types qui luttent contre l'antisémitisme (dont moi). Par contre, je n'avais jamais pensé qu'Attali pubait être juif parce que je m'en fous à peu près autant que de ma première cuite, quand un copain avait vomi toutes ses nouilles et pas moi parce qu'on avait un peu abusé du cassis dans le vin blanc mais qu'après quelques années de cuite, je constate tenir un peu plus la route que d'autres (les copains, c'était DG). Et même les deux autres, je ne les vois pas avec "l'angle" d'une religion. 


Je m'en fous. Par contre, j'ai bien noté toutes les attaques de mes potes de gauche contre Fabius et DSK, par exemple. Ils peuvent aller chier et lutter maintenant, par opportunité, contre l'antisémitisme. 


Cela étant, je suis content de l'exclusion de Filoche du PS parce qu'en tant que membre des huiles végétatives du PS, il doit faire attention à ses publications. Contrairement aux andouilles comme moi. 


Il a été assigné en justice par des pingouins. Je vais le défendre parce que je crois en sa défense que des abrutis jugent, au minimum, improductive. Je ne le crois absolument pas antisémite. Il a fait une connerie et a présenté des excuses. 


Quand je vois tous les connards antisémites qui condamnent les propos de mes potes du Printemps républicains qui eux même ne manquent pas une occasion de taper sur Gégé, je m'insurge. 


Restons calmes. 

Inclusivité à obsolescence programmée


Aujourd'hui, le Premier Ministre, Doudou (private joke) a pondu un texte pour demander à ne plus utiliser l'écriture inclusive dans les textes officiels. Mon avis : c'est la moindre des choses mais c'est un peu du gaspillage d'énergie d'être obligé de passer par le JO. Aussitôt, on a vu des commentaires dans les réseaux sociaux. D'opposants à cette connerie (comme moi, mais je vais y revenir pour expliquer ma grossièreté) et de défenseurs. 

Ces derniers nous ont expliqué qu'on n'avait rien et que l'écriture inclusive ne se limitait pas au point median. C'est con, vous en avez fait un symbole au risque de dénaturer notre langue et de passer pour ridicule. Vous avez merdé. Ils nous ont expliqué aussi une histoire de grammaires de proximité qui m'échappe un peu (du genre - si je puis dire - si l'adjectif est plus proche, dans la phrase d'un nom féminin, il doit être accordé avec ce dernier. Le crétin et l'andouille sont idiotes, par exemple. Admettez le ridicule). 

D'autre nous expliquent qu'une langue évolue. Oui. Mais naturellement, par la rue, les vrais gens et toussa. Ca ne choque plus personne qu'on dise une ministre ou une député. Je crois même que des règlements l'exigent. 

Certain.e.s nous disent enfin qu'on ne doit pas dire à l'école que le masculin l'emporte sur le féminin. On peut employer d'autres formules. Mais pensez un peu à ses souris mâles qui passent pour des tafioles depuis des générations. 

Enfin, on peut dire "une auteur" ce qui est déjà une évolution de la langue sans dire une auteure qui est ridicule. 

Est-ce qu'une entraîneur voudrait passer pour une entraîneuse ?

Il faut laisser du temps au temps. Tout bouge et la langue évolue mais surtout pas par des diktats de quelques féministes que des progressistes en peau de fesses s'empressent de respecter pour d'obscures raisons. Le militantisme n'excuse pas tout. 

D'autant que militer pour des conneries fait fuir les électeurs. Et ça, c'est très dommage. 

19 novembre 2017

Castaner et la démocratie totalitaire

"Je suis de plus en plus inquiet. Après une élection de délégué general à mains levées pour un candidat unique, je vois un prédicateur qui vend son idole que l'on doit suivre sans sourciller." 

Je viens de voir ce commentaire sous une publication d'une copine qui participait au congrès des clowns de LREM. Il est emblématique de ce que l'on peut lire à ce sujet dans les réseaux sociaux. 

Pourtant, j'approuve la nomination du chef de parti par le PR. 

La démocratie parlementaire a atteint ses limites. Je ne défends pas une sixième république pour autant car je n'ai pas la science infuse. Je constate simplement que nos derniers présidents n'ont pas pu gouverner alors qu'on est dans une espèce de démocratie présidentielle. 

Depuis que j'ai l'âge de m'intéresser à la politique, c'est le bordel. Mitterrand a fini deux mandats dans la cohabitation bordélique.  Chirac a fini le premier dans une cohabitation heureuse au cours de laquelle on a oublié les français et le deuxième avec des manifestations. Sarkozy s'est plongé au bout de trois ans dans les égouts. Et Hollande, dont je reste un soutien inconditionnel ce qui limite mon objectivité, a été torpillé (à tort ou à raison, le débat n'est pas là) par sa propre majorité. 

Alors, je ne vais pas reprocher à Macron de verrouiller sa majorité en espérant que ça tienne jusqu'au bout. A la limite, c'est lui qui a inventé la sixième. Le chef décide et le Parlement sert de garde fou. 

Il a fait tomber un clivage qui est historique mais complètement con depuis, disons, 1992. Il a monté un parti centriste et libéral pour se faire élire en un temps record. Ne lui reprochons pas de tout vouloir maîtriser pour éviter un bordel sans nom. 

On peut ne pas aimer ses décisions, ce qui est mon cas, mais on peut saluer l'artiste. 

Surtout quand on vient de gauche, le coin où on a tant de divergence qu'on n'arrive même pas à se branler normalement.

Notons qu'il n'y a aucun pays au monde qui n'a pas strictement le même niveau de bordel que chez nous. Le Venezuela est en faillite. Les USA virent tarés. Le RU est dans une impasse. L'Allemagne multiplie le nombre de pauvres. 

La Russie a un chef et la France reprend du poids dans la diplomatie mondiale avec cette histoire au Liban. Je n'y comprends rien et m'en fous à peu près autant que du jour où j'ai décidé de passer du slip au boxer après une période caleçon. Mais tout le monde s'en fout. 

Il nous faut donc un Président qui sache ce que sont les meilleurs sous-vêtements pour nous. On aura au moins trouvé une utilité à Castaner et Macron. 

18 novembre 2017

Filoche : art et ribouldingue

Comme il m'arrive parfois de publier des conneries sans réfléchir, je vais prendre la défense de Filoche. Pour rigoler, hein ! Parce qu'on ne peut faire que ça. Je le disais ce matin : ça fait longtemps que le PS aurait dû le virer et le parti est fautif d'avoir maintenu ce sale type dans ses plus hautes instances. 

Il est l'incarnation de cette gauche qui perd par une pratique politique inepte sans compter les volets nauséabonds de leurs rapports à certaines religions. 

Néanmoins, je suis un fervent défenseur du partage du travail (et surtout du pognon). J'ai apprécié beaucoup de ses positions politiques. Mais il avait fini par réduire ses propos à des slogans et montrer ainsi qu'il est totalement éloigné des braves gens qu'il prétend défendre. 

D'ailleurs, il les limitait aux ouvriers et employés de bureau en oubliant qu'ils ne forment pas la majorité de la population : il y a les chômeurs, les retraités, les commerçants, les artisans, les cadres, les enseignants, les infirmières, les policiers, les militaires et les barmans. De fait, moi qui suit cadre opulent partageant ses idées sur le partage du travail, je me sentais agressé par des slogans de type 1800, 1600, 60, 35. 

Je ne veux pas ne gagner que 1800 euros par mois même si le SMIC pourrait avoir ce montant (ce qui provoquerait de l'inflation qui anéantirait le gain de pouvoir d'achat et serait catastrophique pour les plus démunis). Je ne veux pas ne travailler que 1600 heures par semaine car mon travail de cadre supérieur en nécessite plus (je veux bien partager mais 1800 heures à faire par deux personnes, ça fait 900 chacune, soyons pragmatiques). Je veux bien prendre ma retraite à 60 ans et, ayant commencé à bosser tôt, je ne devrais pas dépasser beaucoup, mais mes collègues qui ont commencé à 25 ans et ayant une espérance de vie de 90 ans (on n'a pas un métier usant...) savent que ce n'est pas possible. Je ne veux pas ne pas travailler que 35 heures par semaine. Je veux travailler moins de semaines par an, et quitte à faire deux heures de transport par jour, autant faire des grosses journées mais en faire moins. 

Ainsi, Gégé a théorisé son idée du travail à coup de slogans inapproprié et faisant ricaner tous les travailleurs ciblés. 

Sans compter que, lui-même, côté travail, son CV ressemble beaucoup à celui d'un salarié protégé. Ce qui nous amène à sa carrière politique. À part aux instances internes de partis politiques, ce gars n'a jamais été elu et donne des leçons à tout le monde. Le plus drôle est qu'il n'a quasiment jamais essayé de se faire élire. En près de cinquante ans de carrière politique, je ne sais pas s'il s'est présenté plus de trois fois à une élection (et au moins une fois en position éligible). 

Alors il a fait un tweet antisémite, sans vraiment faire exprès et je ne lui ferai pas le procès que lui font des dizaines de milliers de politiciens ou d'internautes. Il a vu une image. Il a trouvé le moyen d'en faire un tweet contre Macron. A la limite, le texte du tweet est bien plus dérangeant que l'image car il est encore un de ces slogans ineptes qui décrédibilisent la politique. 

Je me rappelle d'un soir où je finissais un truc sur mon iphone devant l'entrée du PMU. Un jeune noir avait essayé de me le tirer. J'avais tweeté : "tiens ! Un jeune noir a essayé de me piquer mon iphone". J'avais ajouté un message personnel à deux copains noirs (je ne veux pas dire ici que j'ai des copains noirs, d'ailleurs je fréquente un tas de gens, même des juifs, des musulmans, des homosexuels et des gonzesses mais pas de lesbienne vegan ; mais à l'époque je passais mes soirées au bistro à parler politique avec eux deux, Djibril et Tonnégrande, pour utiliser le nom que je leur donne dans les réseaux sociaux). J'étais à l'époque le taulier du blog politique premier d'un classement politique. Un blogueur du centre gauche, la cible privilégiée d'andouilles qui se croient dépositaires de la vraie gauche. 

Mon procès en racisme a duré plusieurs années dans les réseaux sociaux. Il a fait que des copains noirs se sont détournés de moi car il est plus facile d'agir avec la meute que d'avoir du recul. Ca peut même donner un peu de visibilité sur la toile. C'est bas. 

Et on voit maintenant que ces andouilles sont proches de l'islamisme (vous savez ?, cette doctrine politique qui veut nous imposer la charia) et, donc, de l'antisémitisme. 

Je ne ferai donc pas un procès dans ce sens à la baderne. Je ne sais pas s'il est antisémite. Il est surtout anti sceptique. Et publie des conneries dans Twitter. Ce qui montre bien qu'une personnalité politique doit faire attention à ce qu'il publie. Et tous les andouilles qui le critiquent ont diffusé une image ouvertement antisémite. 

J'ai tant d'autres reproche à lui faire. 

Croquignolet, non ?

17 novembre 2017

Charlie - Plenel : et on fait quoi, maintenant ?

Il y a depuis deux ou trois semaines un débat entre les pro-Charlie et les pro-Plenel. Je suis Charlie et tout ça mais depuis hier, il y a un nouveau débat : ce débat est-il vraiment important ? 

Je vais apporter la réponse : c'est oui. 

Mes copains de gauche aimeraient bien que le débat (je vais utiliser combien de fois ce mot dans cette publication ?) se replace sur leur domaine traditionnel : le social, le travail, la fiscalité, l'économie, l'industrie voire le sociétal et pourquoi pas l'écriture inclusive ? 

Ils ont probablement raison. Ou tort. Ils ont perdu les élections sur ces points et Macron a gagné. Sans doute sur ces points. Il a bousculé les clivages français traditionnels. La droite, la gauche, les libéraux de gauche, ceux de droite, les républicains de gauche, ceux de droite, les européistes, les souverainistes et tout ça. 

Je ne vais pas, ici, justifier les raisons principales de mon "oui". J'ai suffisamment défendu ma position. Remettre une pièce dans le jukebox me fatigue. 

Je vais défendre mes raisons annexes. D'ailleurs, j'ai lu plusieurs publications, aujourd'hui, sur le sujet "les gauches irréconciliables". J'y crois assez. Depuis le temps que je blogue en tant que libéral de gauche ou social démocrate (chacun m'étiquettera comme il veut, on s'en fout comme de la première vieille prune qui m'a achevé), j'en ai tant pris dans la gueule que je m'autorise à dire n'importe quoi. 

Et je vais m'y atteler. 

Nous avons deux gauches irréconciliables, donc, et on a suffisamment critiqué Valls pour l'avoir dit. Il avait parfaitement raison mais ce débat à la con montre qu'on s'est peut-être trompés au sujet des raisons. Bah ! Parmi les publications que je parlais, il y a un tas d'analyses au regard de l'histoire, les débats (encore !) entre les trotskistes et les clitoridiens. Bah aussi. L'histoire est l'histoire mais la connerie demeure. A l'heure de la mondialisation et de l'iPhone qui permet d'écrire des singeries au comptoir,... 

La question fondamentale pour la gauche, du moins la mienne, celle Jospin et Hollande, mais aussi de Chevenement, de Taubira,..., est comment reconquérir des électeurs (le pour quoi faire est à la limite annexe). On a vu que tâter l'électeur musulman ne mène à rien et que les promesses sociales n'intéressent plus personne. 

Alors, on fait quoi, les gars ? 

Je propose :

On remet au centre de nos idées la République et la laïcité. 
On y place la lutte contre les opprimés. 
On lutte sagement contre les inégalités en précisant lesquelles, sérieusement, calmement. 
On défend la juste répartition de la création des richesses sans traiter d'enculés les producteurs de richesses. 
On encourage ce progrès économique. 
On accompagne les évolutions du monde et du travail sans lutter contre. 

On boit des bières. 

On arrête de militer dans les réseaux sociaux en se contentant de diffuser des informations sans intérêt et on ne relaie que mes billets de blog.

Surtout, on n'arrête pas de rigoler.