19 novembre 2017

Castaner et la démocratie totalitaire

"Je suis de plus en plus inquiet. Après une élection de délégué general à mains levées pour un candidat unique, je vois un prédicateur qui vend son idole que l'on doit suivre sans sourciller." 

Je viens de voir ce commentaire sous une publication d'une copine qui participait au congrès des clowns de LREM. Il est emblématique de ce que l'on peut lire à ce sujet dans les réseaux sociaux. 

Pourtant, j'approuve la nomination du chef de parti par le PR. 

La démocratie parlementaire a atteint ses limites. Je ne défends pas une sixième république pour autant car je n'ai pas la science infuse. Je constate simplement que nos derniers présidents n'ont pas pu gouverner alors qu'on est dans une espèce de démocratie présidentielle. 

Depuis que j'ai l'âge de m'intéresser à la politique, c'est le bordel. Mitterrand a fini deux mandats dans la cohabitation bordélique.  Chirac a fini le premier dans une cohabitation heureuse au cours de laquelle on a oublié les français et le deuxième avec des manifestations. Sarkozy s'est plongé au bout de trois ans dans les égouts. Et Hollande, dont je reste un soutien inconditionnel ce qui limite mon objectivité, a été torpillé (à tort ou à raison, le débat n'est pas là) par sa propre majorité. 

Alors, je ne vais pas reprocher à Macron de verrouiller sa majorité en espérant que ça tienne jusqu'au bout. A la limite, c'est lui qui a inventé la sixième. Le chef décide et le Parlement sert de garde fou. 

Il a fait tomber un clivage qui est historique mais complètement con depuis, disons, 1992. Il a monté un parti centriste et libéral pour se faire élire en un temps record. Ne lui reprochons pas de tout vouloir maîtriser pour éviter un bordel sans nom. 

On peut ne pas aimer ses décisions, ce qui est mon cas, mais on peut saluer l'artiste. 

Surtout quand on vient de gauche, le coin où on a tant de divergence qu'on n'arrive même pas à se branler normalement.

Notons qu'il n'y a aucun pays au monde qui n'a pas strictement le même niveau de bordel que chez nous. Le Venezuela est en faillite. Les USA virent tarés. Le RU est dans une impasse. L'Allemagne multiplie le nombre de pauvres. 

La Russie a un chef et la France reprend du poids dans la diplomatie mondiale avec cette histoire au Liban. Je n'y comprends rien et m'en fous à peu près autant que du jour où j'ai décidé de passer du slip au boxer après une période caleçon. Mais tout le monde s'en fout. 

Il nous faut donc un Président qui sache ce que sont les meilleurs sous-vêtements pour nous. On aura au moins trouvé une utilité à Castaner et Macron. 

5 commentaires:

  1. Tiens! Moi aussi je suis passé du slip au boxer… Trop de difficultés à chercher un dégagement sous la ceinture avant que le jet mouille tout …
    On n’est pas les seuls. Vu ce qu’on trouve dans les rayons, c’est une vraie vague de fonds...

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  2. La Vrauche voit du totalitarisme partout, ce qui est totale pour le moment : c'est leur connerie.

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