En salle

03 mai 2007

On refait le débat

Comme je suis un blogueur influent (sur moi-même), je suis obligé de faire un bilan parfaitement objectif du débat d’hier.

Je vais donc commencer par donner mon avis personnel à moi et à personne d’autre : Ségolène Royal était bien habillée, bien maquillée mais elle avait la coiffure qui partait en vrille à la fin. Quiconque me connaît (par exemple Eric, Franssoit et Gaël) saura que ce genre de détail ne pourrait pas me déplaire. A l’issue de ce débat je peux donc l’annoncer maintenant : j’ai choisi. Je vais voter Ségolène Royal.

En l’absence de candidat chauve, on n’a pas le choix dans la date : ça sera le 6 mai.

Ce qui n’empêche pas de redevenir sérieux cinq minutes : j’ai trouvé le débat chiant. Comme tout le monde, j’attendais le détail qui tue comme la petite colère de Nicolas Sarkozy. Rien n’est venu à part celle de Ségolène Royal vers la fin. Nicolas (je vais les appeler par leurs prénoms réciproques pour permettre à ceux qui impriment mes billets pour les lire dans le métro d’économiser de l’encre), Nicolas, donc, aurait du nous piquer une petite colère pour nous montrer qu’il a un aspect humain. Même pas ! La science fait des miracles.

Vous me connaissez ! Je dis ça sans la moindre méchanceté. Nos deux gugusses sont en campagne depuis je ne sais plus combien de temps : ils devraient être épuisés. Ségolène nous pousse une petite colère pour faire joli, on peut difficilement imaginer qu’elle n’est pas un peu forcée, et Nicolas reste parfaitement calme.

Je disais que j’ai trouvé ça chiant. En fait ça ressemblait un peu à un débat de technocrates. Mon regard partisan me faire dire que Ségolène dévoile un vrai projet pour la France alors que Nicolas continue à vouloir faire croire aux pauvres qu’ils le seront moins si leur patron s’enrichit. Néanmoins, je trouve que les grands sujets ont été passés à l’as. Quels seront les défis des prochaines années ? Heu… Petit 1 : faire donner une approche environnementale en plus que sociale à l’économie mondiale. Petit 2 : relancer la construction européenne. Petit 3 : au grand dam de nos équipementiers nationaux, favoriser la paix dans le monde.

Le reste n’est que du pipi de chat mais ces trois sujets n’ont pas fait 10% du temps de l’émission.

Même quand ils ont parlé énergie, ils se sont battus sur les chiffres du numéro de génération ou de part du nucléaire dans… on ne sait plus trop quoi.

Tiens ! L’énergie. C’est à peu près le seul sujet que l’on retient du débat hier, et encore, uniquement parce que les deux se sont plantés. A la pause café, on a parlé du débat avec les collègues : le seul sujet important ce matin est de savoir à quoi correspondent ces 17% de Ségolène et comment Nicolas peut se planter lamentablement dans le numéro de génération des réacteurs nucléaires.

Pour ma part, je m’en fous totalement du numéro de génération. Mais de la part d’un type qui a été Ministre des Finances, qui a orchestré la privatisation de GDF (rappelez-vous, il avait promis que la part de l’état ne descendrait pas au dessous de 70%, je crois), qui se vante d’avoir vendu l’EPR aux Finlandais, ça fait négligé.

Ainsi, rien que la position de Ségolène Royal sur le nucléaire devrait nous faire voter pour elle. Je rappelle, pour information, la position du candidat Nicolas Dublog, qui est assez proche : « pour l’instant, on n’a que ça, mais faudrait voir à dépenser des sous pour trouver autre chose ». La position de Nicolas Sarkozy est quant à elle parfaitement claire : « hors du nucléaire, point de salut, turlututu ! ».

Cela dit, on pourrait rigoler des heures avec ce débat. Par exemple, Nicolas a dit : « Je propose d'abord qu'il n'y ait plus un seul délinquant sexuel ». Bravo ! J’adhère ! Stop à la délinquance sexuel ! Ca c’est du programme ! « je propose qu’il n’y ait plus de délinquance ». Je n’invente rien ! C’est marqué là.

Et toujours la démagogie ! « Vous dites que l'on fait trop payer aux entreprises, mais dites-vous aux Français que les 35 heures coûtent 17 milliards d'euros chaque année pour empêcher les gens de travailler ? » Qu’il nous dise, Nicolas, qu’il va supprimer les 17 milliards d’exonérations de charges qui sont faites aux entreprises ! C’est quoi cette histoire du coût des 35 heures, à part des exonérations de charges sur le travail ?

« aujourd'hui les heures supplémentaires sont payées 10% de plus. Je ferai payer 25% de plus. Comme il n'y aura pas de charges, les entreprises pourront augmenter les salaires. » Tout est dans le « pourront ».

Françaises, Français ! Relisez la transcription du débat et étudiez chaque phrase !

« Qu'est-ce que vous changez dans les 35 heures? On n'y comprend rien. » Et qu’a fait la droite au pouvoir depuis cinq ans ? Que trouve-t-on dans le programme de Nicolas Sarkozy pour dérider les 35 heures ? Rien… A part payer les heures supplémentaires au taux où elles l’étaient avant les lois Fillon…

« Je souhaite que les impôts sur les bénéfices soient moins importants pour les sociétés qui investissent et créent des emplois en France et, plus important, pour celles qui ne le font pas. » Il a lu le pacte présidentiel !

« Les lois François Fillon ont permis de rééquilibrer l'égalité entre salariés du public et salariés du privé, qui cotisent quarante ans. Jusqu'en 2020, on n'a pas de souci majeur à avoir quant au financement de nos retraites. » Merci de nous rappeler que les lois Fillon ne couvrent que jusqu’à 2020 ! C’est-à-dire qu’elles ont permis de gagner 3 ou 4 ans avant la crise ! Belle efficacité !

« Comment finançons-nous nos retraites? Cela ne devrait pas être un sujet de bagarre politique, madame Royal. » Ah bon ! Ce n’est pas un débat politique le financement des retraites !

« La question des baisses d’impôts, je n'en fais pas un problème idéologique. » Ah ?

« C'est pourquoi je propose que l'on taxe les importations pour qu’elles financent la protection sociale des Français » Ca vous avait échappé dans le discours ? C’est ce type qui nous parle de relancer la construction européenne ?

Gag : « Non, ce que je propose, c’est pire. »

« C'est faux, madame. Il y a trois fois plus d'enfants handicapés scolarisés aujourd'hui qu'à votre époque. C'est faux, madame. » Faisons le compte !

Match nul (ou presque)

Je n'ai pas Canal +. C'est dommage, je n'ai pas pu regarder le match hier.

Je me suis donc contenté de regarder une série télévisée sur TF1 ou France 2, je ne sais plus.

Dans mon boulot, je suis payé environ 80 euros de l'heure (pour être précis, c'est mon patron qui les prend, pas moi). Pour ma soirée d'hier, je mérite donc 200 euros (en gros, on ne va pas négocier).

N'ayant pas internet à la maison, suite à une histoire malheureuse, je n'ai même pas pu faire de liveblogging pendant le débat, ni même de consultation de site pornographique ce qui est plus rigolo que de voir Nicolas Sarkozy nous expliquer qu'il faut travailler plus pour que nos sus-nommés patrons gagnent plus d'oseille.

Le débat n'était même pas assez soporiphique pour m'assurer une bonne nuit ! Ce matin, je suis allé prendre le café à la Comète, aimable bistro en bas de chez moi, histoire de discuter avec les matinaux du cru : la critique est unanime...
Du coup, je me suis réfugié dans les journaux. L'expert du Parisien estime que Nicolas Sarkozy a gagné. L'expert de 20 minutes indique que Ségolène Royal est largement en tête !
On est bien.

30 avril 2007

10 bonnes raisons de voter pour Ségolène Royal

1 – elle est charmante.

2 – elle a des beaux tailleurs.

3 – contrairement à d’autres, on la voit bien représenter la France (c’est-à-dire : nous) à l’étranger.

4 – sa politique est cohérente, elle propose un vrai projet de société pour le pays.

5 – pour se faire, elle propose de rassembler les Français et pas de les opposer un à un.

6 – si elle est élue, ça ne sera pas l’autre qui sera élu (et ce n’est pas la moindre des raisons, chers amis indécis).

7 – elle est entourée d’une équipe solide et n’hésitera pas à aller prendre des compétences ailleurs contrairement à d’autres qui sont entourés uniquement de sortants.

8 – elle est bien coiffée.

9 – elle ne veut pas aller contre le peuple en imposant un mini-traité issu du traité qui a été refusé au referendum.

10 – rien que son élection permettra de ne pas concentrer l’ensemble des pouvoirs sur un seul parti, donc un seul homme, proche de la haute finance, notamment de la plupart des patrons de presse. Ce qui voudrait dire la fin de la démocratie, c’est d’ailleurs ce qu’on est en train de voir !

Une bonne raison pour ne pas voter pour François Bayrou

1 - Il n'est plus candidat.

10 bonnes raisons pour ne pas voter pour Nicolas Sarkozy

1 – on n’a pas envie.

2 – il a calqué ses méthodes politiques sur les anciens dirigeants communistes : il n’a aucune objectivité et mange les enfants.

3 – il est président du Conseil Général et on préfère les présidentes de Conseils Régionaux.

4 – il n’a pas un joli costard et on préfère les tailleurs blancs et rouge.

5 – il a changé.

6 – il n’a pas changé.

7 – son nom inspire à tricher au scrabble.

8 – le dimanche 6 on préfère aller à la pêche.

9 – il tient des propos visant à diviser les Français entre eux et tient des propos haineux pendant la campagne.

10 – ses propositions économiques sont mauvaises.

Nicolas Sarkozy : "Ca se corse"

Démago jusqu'au bout. Arriver à dire ça après presque cinq ans en continu dans un poste ministériel, il est très fort.

A six jours du deuxième tour, Nicolas Sarkozy continue à dire n'importe quoi pour gagner...

Mais il a bien raison. Les gens continuent à l'écouter et à le croire, même quand c'est si gros. Et en gros, je m'y connais.

29 avril 2007

Convaincre

Vendredi matin, au café avec les collègues, la discussion a porté sur les émissions politiques de jeudi soir (Ségolène Royal au journal de TF1 – je n’ai pas vu – et Nicolas Sarkozy après sur France 2 – j’ai regardé la fin et l’émission d’après, très bonne, sur les débats au second tour depuis 1974).

Nous étions 4, de 41 à 44 ans (c’était moi le plus jeune !). Les propos ont dérivé sur nos opinions personnelles. Personne n’ignore les miennes bien qu’il soit très rare que nous parlions politique au boulot.

Une personne était probablement de mon avis mais elle ne s’est pas exprimée. Les deux autres ont indiqué avoir voter pour François Bayrou. C’est normal ! Ce n’est pas un sondage officiel, mais dans « mon milieu » un 50/50 entre Royal et Bayrou est logique !

Les deux ont avoué qu’elles étaient bien ennuyées pour le deuxième tour.

On a poussé la discussion et à un moment je leur ai cité un extrait du discours de Nicolas Sarkozy à Nice : « Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide. Elle n’a pas inventé la solution finale ».

Elles ne savaient pas.

Je leur ai parlé de la narration par Michel Onfray de sa rencontre avec Nicolas Sarkozy.

Elles ne savaient pas.

Nous avons abordé les coûts des projets de campagne. Je leur ai décrit la polémique d’il y a quelques mois. Ils ne savaient pas que le programme de Nicolas Sarkozy avait un coût et elles ne se doutaient pas que les baisses de prélèvements obligatoires promises par Nicolas Sarkozy avaient un coût de l’ordre de 70 milliards et que les estimations de chiffrage étaient montés à plus de 110 milliards… .

Je ne veux pas rouvrir la polémique ici. Je ne veux juste que certaines personnes (des cadres de 40 ans) n’en ont jamais entendu parler.

Elles ne savaient pas.

Comme toutes ces personnes qui hier ou avant-hier ont vu le gros titre « nouvelle baisse du chômage » et n’ont pas lu le détail de l’article où il est rappelé que les chiffres font polémique et que même Eurostat a critiqué le gouvernement Français.

Puis-je reprocher à mes collègues de ne pas être au courant des détails, des dessous, de la campagne ?

Non ! Je suis célibataire, j’ai deux fois 15 minutes de transport par jour. Elles sont mères de familles et ont deux fois 45 minutes de transport. Ca ne laisse pas le temps de faire une revue de presse par internet, de traîner un peu sur les blogs, de lire des trucs.

Mais j’étais loin de me douter combien « je suis dans la campagne » et d’autres ne s’y impliquent qu’à moitié !

Je vais donc m’empresser de leur diffuser une série de lien à étudier d’urgence (pendant les heures de boulot : à la maison, il n’y a pas le temps). Si j'arrive à convaincre ces deux personnes...

Faites en autant !

28 avril 2007

Le candidat Nicolas Dublog pour le rassemblement

A l'heure exacte où nous sommes rassemblés pour écouter le débat entre le numéro 2 et le numéro 3 des urnes, le candidat Nicolas Dublog, qui ne doit pas avoir la TNT, appelle à la création d’une nouvelle force politique. Nous vous diffusons en avant-première le texte du discours qu’il prononcera ce soir à 20h02.

La rédaction


Mes chers compatriotes, mes bien chères sœurs, mes bien chers frères et tutti quanti.

Mon ancien collègue, François Bayrou a annoncé la création d’un nouveau parti politique à l’acronyme ridicule à se demander s’il n’est pas au centre des… risées !

Soyons sérieux !

Ce qu’il y a de bien dans cette période d’incertitude, c’est que tous ceux qui n’adhèrent pas à la droite dure de Nicolas Bayrou dont l’adhésion des propos Lepeniste a permis de faire un bon score se posent des questions. La droite républicaine, ils appellent ça ! Elle est belle la république !

Nous n’y sommes plus !

Vous le savez, afin de ne pas interférer dans le déroulement de la campagne, le 28 mars, j’ai
retiré ma candidature. J’appelle maintenant au rassemblement de toutes les forces de progrès qui veulent un projet pour la France qui n’oppose pas les Français entre eux, qui refuse la droitisation à outrance des rapports humains ! Ou inhumains !

Pour ce rassemblement, je ne demande rien pour moi ! Pas le moindre poste ministériel, pas la moindre circonscription ! Rien ! Ou alors un truc avec pas trop de boulot, mais des avantages pécuniaires et l’occasion de raconter des bêtises à la radio. Je ne sais pas. Président du FMI ? Secrétaire général du Conseil Administratif Supérieur des Anciens Nourris Individuellement au Sein ?

Je m’adresse à mon auditoire préféré.

Premièrement, les gens de la gauche de la gauche qui constatent leur échec (tout relatif : ils font un score égal à celui de Jean-Marie Le Pen), mais se demandent s’ils doivent persister aux gouvernements menés par le PS.

Deuxièmement, les gens de la gauche socialiste qui constatent leur bon score mais pensent qu’il y a de la marge avant de vaincre tout en constatant un bon espoir d’une nouvelle force politique qui pourrait permettre de retrouver le pouvoir tout en craignant de devoir abandonner des idées de gauche.

Troisièmement, les gens du centre (qui n’ont pas encore choisi Nicolas Sarkozy) se demandent s’il est bien raisonnable de travailler avec le PS.

Beaucoup constatent une refondation de la politique en France vers un bipartisme. Il est composé d’une droite dure et d’un PS qui ne peut plus gouverner tout seul. Au milieu de ça, il y a l’UDF, parti historiquement à droite mais dont une partie ne peut voir cette droite dure : ce n’est pas en passant les bornes du populisme qu’on créera cette France réconciliée et qu’on repartira vers le progrès.

Ils observent la gauche, voient bien qu’il y a des gens qui ne représentent plus l’œil de Moscou ! Ils voient bien qu’il y a d’excellents économistes, des personnalités qui ont occupé des fonctions très hautes, dont on ne peut pas remettre en cause leur vision « sociale-libérale » de la société. Je pense évidemment à Delors, à DSK, mais aussi à d’anciens « révolutionnaires » comme Cohn-Bendit ou d’autres trublions comme Kouchner.

Peut-être les pensent-ils égarés là par mégarde ? Peut-être tout simplement, n’ont-ils pas la bonne vision du socialisme, qu’ils regardent trop les mesures phares, type 35 heures et pas assez le reste ? Peut-être voient-ils des mesures de gauche comme idéologique alors qu’elles sont tout simplement pragmatiques ?

Les emplois-tremplins emplois-jeunes ? La mesure même du bon sens ! D’ailleurs comment explique-t-on la seule résorption du chômage par le gouvernement actuel depuis 18 mois ? Les emplois aidés (et les traficotages de listes). Tout simplement parce que le monde évolue ! Il faut des gens dans les mairies pour traiter des nouvelles normes de recyclage, il faut des gens pour s’occuper des gamins dans les cours de récré, il faut du monde pour s’occuper des vieux (ou les occuper !) dans les MAPAD…

Vous êtes tentés par les mesures libérales de Nicolas Sarkozy. Tiens ! Une bonne idée ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. Par contre, personne ne m’a jamais dit qui ! Les 200 000 dans les services administratifs dépendant des finances ? On va peut-être les réduire à 50 000 en vingt ans… Calculez vite-fait le pourcentage d’économie pour l’état : 5 milliards par an dans 20 ans ? Sur un déficit total de 30 ou 40 milliards aujourd'hui ! Une paille ! Surtout qu’on sait que des boulots sont à créer ailleurs, dans la police, la recherche, la justice, l’éducation, la petite enfance, le quatrième âge !

Ne soient pas effrayés par le mot « socialiste » qui figure dans le nom du parti d’en face, qu’on vous a appris à haïr et à craindre parce que vous ou vos parents ont connu l’époque les atrocités des dictatures de l’est !

S’il faut créer un nouveau parti du centre, qu’il le fasse, François Bayrou !

Nous, créons un rassemblement l’ouverture, de la tolérance, du progrès social, des libertés ! Ne l’appelons pas Union pour un Mouvement Populaire car de populaire à populiste il n’y a qu’un pas.

Appelons-le Union Nationale et Internationale pour une Organisation Neutre des Partis de Rassemblement pour une Organisation de Gestion Raisonnable d’un Etat Sérieux.

Je m’adresse aussi aux personnalités de l’UMP dont l’intégrité ne fait aucun doute. Je pense à ces figures historiques, je ne vais n’en citer qu’une : Madame Simone Veil ! Vous qui avez été une des premières, sous la houlette de Messieurs Valéry Giscard d’Estain et Jacques Chirac, à défendre une grande idée progressiste de la cinquième république, que faites-vous dans cette galère !

Ce n’est pas parce que vous ne pouvez pas piffer François Bayrou que le centre n’est plus le centre. Ce n’est pas parce que le centre a connu des heures de gloire quand il était avec la droite qu’il n’est plus le centre ! Qu’en est-il resté ? La popularité de Raymond Barre en 1988 ? Trois ministères de temps en temps ?

Qu’allez vous faire avec un type qui se demande encore si l’homosexualité est génétique, qui insulte les peuples voisins ?
Rejoignez-nous dans la lutte !

27 avril 2007

La mite au logis

Ceci est de la publicité gratuite pour l'excellent blog de Cat ! En plus, ça n'est pas un blog politique. Ca nous change de toutes les conneries que l'on trouve ces temps-ci !
Il s'appelle La mite au logis. Mais quand on cherche "la mite au logis" sur google, mon blog arrive en deuxième position, celui de Lutine qui gravite aussi dans nos deux blogs (chez moi, elle a un pseudo !), le blog La mite au logis arrive lui même en 29ème position !
Je vais lui donner un conseil !
Cat,
Tu fais mine de rien un billet avec en titre "La mite au logis : je vous explique pourquoi ce blog s'appelle comme ça". Déjà, mettre "La mite au logis" dans le titre du billet ça rapporte.
Ensuite tu écris un billet en citant plein de fois "La mite au logis", ce que je suis d'ailleurs en train de faire bêtement.
Par exemple :
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Vous voulez vraiment savoir pourquoi ce blog s'appelle "La mite au logis" ? Déjà ! Pourquoi pas La Mite au Logis ? Ca sonne mieux que La Bite au taudis !
Ca sonne bien, non, La mite au logis ?
En plus, "La mite au logis" est un excellent jeu de mots, validé par les établissements Filaplomb&co et certifié conforme par les Etablissements FranssoitFranssoit !
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Il faut toujours citer les copains.
Ensuite tu glisses quelques liens directs sur des billets que tu as déjà rédigés sur ton blog, La mite au logis.
Après tu demandes discrêtement à tous tes copains de parler de toi dans leurs blogs. Un lien sur La mite au logis par ci, un lien sur La mite au logis par là.
Ensuite, dans chacun des billets tu glisses des mots clés. Par exemple, moi, j'ai beaucoup de gens qui tombent chez moi en cherchant "blog scato" ou "Kohl chie que dans les prés" parce que j'en ai déjà parlé ! D'ailleurs le présent billet fera date dans l'histoire des recherches dans la blogosphère. Tiens, je vais faire fort dans les mots clés pour demain "Je dispose de la liste des députés UDF qui, suite au positionnement de François Bayrou, ont annoncé vouloir voter pour Ségolène Royal" ! Je frise l'imposture !
Tu peux aussi parler des rumeurs sur la vie sexuelle de nos amis dirigeants politiques, mais ce n'est pas joli et ce n'est pas bien. Regarde mon sitemeter, tu verras que j'ai des visiteurs qui se demandent si les deux candidats restants ont des relations qui dépassent l'entendement, tout ça parce que dans un billet politique, je parlais des deux et j'ai employé le mot "baise".
Au fait ! As-tu un sitemeter pour vérifier les mots clés utilisés ? Dans la même veine, inscris-toi chez Google Analytics (il faut toujours être bien avec les bigs boss du web).
Ensuite, tu mets des commentaires chez les blogueurs influents (une fois ou deux suffisent : il ne faut pas abuser, on n'est pas là pour poluer le net !).
Ce référencement par les copains, ces commentaires et ces mots clés ne te rapporteront que des visiteurs fictifs (des gens qui passent mais qui ne lisent pas) donc on s'en fout. Il vaut mieux avoir une dizaine de personnes qui viennent voir tous les jours s'il y a encore un joli billet chez La Mite au logis.
Ton compteur de visites montera une semaine, puis : pof.
Par contre, comme tu as eu beaucoup de visites, les moteurs de recherche connaîtront ton blog... Et la position de La mite au logis remontera dans google.