27 août 2006

Jospin Président !

Lionel Jospin a versé une petite larme à La Rochelle hier. En fin de soirée, j’ai fait un court billet sur le sujet dans le blog.

Pourquoi un court billet ? On était samedi soir et le samedi soir j’ai la mauvaise habitude de me livrer à des activités fortement déconseillées par la faculté de médecine : ces sages prônent une certaine modération. Ne connaissant pas ce Monsieur Modération, je n’arrive pas à consommer avec lui.

Ce matin, je me lève non pas en chantant… comme le dit la chanson mais avec la tête dans le cul, comme le dit la France d’en-bas, et hop ! Sur les blogs ! Avant même le café, qui commence juste à couler à l’heure où j’écris.

Persuadé qu’Eric Mainville a déjà parlé du sujet dans son blog, je fonce vérifier et je constate qu’il nous fait part de son émotion. Je cours chez Guy Birenbaum qui laisse également des sentiments du même métal s’épanouir.

Ce fonce maintenant chez google lancer une requête pour vérifier le sentiment général des blogueurs sur le sujet.

http://www.google.fr/blogsearch?hl=fr&q=jospin&lr=&ie=UTF-8&scoring=d

Ce n’est pas une jolie requête, ça ?


Ben voilà, alors que trois blogueurs notoires (Eric, Guy et moi !) semblent penser que les larmes de Lionel sont sincères et nous émeuvent relativement, la dizaine de blogs que j’ai consultés déversent une relative hargne sur le personnage.

Ca frise souvent l’odieux ! Je refuse donc d'en citer le moindre extrait ici, mais certains vont jusqu’à l’accuser de comédie ! D’autres, c’est moins grave, lui reprochent de faire parler de lui sans toutefois avoir annoncé si, oui ou non, il était candidat.

Ma première remarque : hé ! les blogueurs ! N’oubliez pas que c’est un humain ! D’ailleurs, tous nos politiques sont des humains. Tous ont droit à un moment de faiblesse ou d’émotion.

D’accord, Lionel a tendance à oublier d’indiquer certaines raisons de sa défaite en 2002 (pour ma part, je n’avais pas été voté au premier tour en 2002, estimant difficile de m’engager en l’absence d’un programme).

Mais mettons-nous deux minutes à sa place. Pour lui, il a été le chef du meilleur gouvernement dont la France a pu disposer depuis des décennies, avec une période bonne vitalité économique au cours de laquelle des vraies réformes sociales ont pu être faites et ayant vécue, pour la première fois, une vraie baisse du chômage, en particulier grâce à des actions menées, actions qui étaient inscrites dans son programme et pour lesquelles il avait été élu en 97.

Je suis tout à fait d’accord avec cette idée, mais je ne veux pas faire maintenant un débat sur le sujet, ce n’est pas l’objet du billet. Néanmoins, le fait qu’un gouvernement mette en œuvre les deux mesures phares de son programme me parait être un élément de plus à mettre au crédit du bonhomme.

Donc Lionel est persuadé avoir mené la meilleure politique pour la France de 1997 à 2002 et il a été jeté comme une vieille chaussette. Il ne comprend pas. Il est humain.

Même moi, dans mon ancrage politique, j’ai du mal à comprendre pourquoi on a pu rejeter avec tant de vigueur une politique qui est la seule qui a marché en France depuis des années, au profit d’un gugusse qui passe son temps à faire des promesses tellement ridicules qu’il n’arrive jamais à les suivre. Mais, comme je le disais, je n’ai pas voté au premier tour en 2002. Ce qui m’a valu de voter pour l’autre gugusse au deuxième tour. Et même deux fois, ma mère ayant eu la bonne idée de prétexter un voyage à l’étranger pour ne pas voter Chirac et me faire une procuration. Depuis, je me suis inscrit sur les listes électorales au KB pour que je ne sois plus obligé d’aller à Loudéac en son absence, et surtout pour qu’elle ne puisse pas me refaire le coup. Bref…

Ma deuxième remarque : Lionel s’est exprimé devant les militants, au cours de l’université d’été de la force politique pour laquelle il milite depuis des années. Il ne s’est pas exprimé au 20 heures de TF1… Cette université d’été est un truc « privé » où les militants peuvent débattre entre eux.

Il n’est pas étonnant qu’un vieux briscard de la politique se laisse aller à un brin d’émotion quand un jeune militant, représentant l’avenir du parti, lui demande pourquoi il est parti.

Un truc privé ? Bof, avec le déballage médiatique qu’il y a autour ça prête doucement à rire.

Néanmoins, encore une fois, mettons-nous dans l’ambiance ! Papi n’est pas en campagne politique devant la France, il discute avec des jeunes militants.

Ma troisième remarque : si Jospin n’a pas annoncé sa candidature (ou sa non candidature) est son problème. On peut le lui reprocher, certes. On a tous envie de savoir qui sera le candidat du PS en 2007 et on est tous pressés de voir ce bordel se terminer à la tête du parti. Cependant, profiter de son moment d’émotion pour faire un billet dans un blog sur le fait qu’il n’a pas annoncé sa candidature ne me parait spécialement brillant.

Ce n’est pas brillant, mais je vais quand même donner mon avis sur le sujet, puisqu’on me le demande (heu…). Je le fais à reculons, puisque ça m’amène à critiquer les personnes et donc forcément à critiquer le parti et la future personne qui sera amené à le représenter. A nous représenter. Il est vraiment temps que ce bordel se termine si on veut que les petites phrases assassines soient oubliées avant l’élection.

A mon avis, il y a deux critères à prendre en compte pour le choix du candidat :

- il doit avoir une chance d’être élu,

- il doit avoir les compétences nécessaires pour diriger le pays, représenter le pays et toutes autres choses que doit faire le Président de la République (boire de la bière, tâter le cul des vaches, …).

Ce deuxième est critère est évidemment le plus important, mais avoir un type compétent, s’il n’est pas élu, ça ne sert pas à grand-chose ! Il y a évidemment un troisième critère à prendre en compte : la capacité de l’élu à défendre nos idées quand il le sera… Mais je mets ça dans le domaine de la compétence ci-dessus.

Qui a les meilleures chances d’être élue ? Ségolène parce qu’elle est populaire et Lionel parce que les français sont comme ça ! Avec une bonne campagne, il peut représenter cette compétence et les français aiment bien choisir un président avec de l’expérience politique. Mitterand et Chirac n’étaient pas des débutants quand ils ont été élus. Mais Lionel part avec une longueur de retard et Ségolène risque de s’effondrer pendant la campagne.

Sur la compétence en tant que président, je pense que Lionel et Dominique sont largement les meilleurs ! C’est une conviction intime, n’en discutons pas, ce n’est pas l’objet du billet.

Nous remarquerons que Lionel figure dans les deux listes de « meilleurs » ci-dessus. Des militants pourront m’objecter un tas d’arguments, mais on risque de friser rapidement l’ennui et le ridicule. Sans compter que si les arguments consistent à dire du mal d’autrui, ça risque de faire reculer le débat.

Voilà pourquoi, à mon avis, Lionel Jospin doit être candidat à la candidature et doit être le candidat du parti (s’il ne l’est pas, je choisi DSK). Sans oublier le cœur du problème : c’est son gouvernement qui a fait le meilleur boulot depuis que je m’intéresse à la politique.


Ca mérite bien une larme.

Et pour conclure : le choix du candidat concerne les adhérents du parti, ce que je ne suis pas. Pas nous autres, pauvres blogueurs.

Passé cette conclusion, je crois que j’ai oublié un truc essentiel. Jospin a indiqué hier que s’il s’était retiré en 2002 c’était pour ne pas nuire au parti, aux militants, pour leur laisser une chance pour les législatives.

C’est beau et j’y crois.

Tout le monde lui tape dessus, y compris dans son propre camp, mais pouvez-vous me citer un autre personnage politique de cette carrure, de cette honnêteté ? Mesdames, Messieurs, Blogueuses, Blogueurs, pouvons-nous parfois cesser les polémiques à la petite semaine ?

Photo : REUTERS - Jean-Paul Pélissier, sur le site Challenges.fr

24 commentaires:

  1. Oui, être le meilleur mais ne pas être élu, ça ne sert à rien. J'ai beaucoup admiré Rocard et Séguin, mais ils n'ont jamais pu être élu, sauf à la mairie d'une petite ville...

    Cela dit, tu fais bien de rappeler que Jospin reste un des meilleurs premiers minsitres de ces 30 dernières années.

    Mais un homme politique est un comédien: les larmes sont sincères ou pas...
    Imagine: si Chirac se mettait à chialer comme une madeleine, qu'est-ce que tu écrirais sur ton blog?

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  2. Je ne sais pas ce que j'écrirais si Chirac nous faisait une comédie, et je reconnais que mon avis sur l'épisode d'hier est un peu biaisé par mon sentiment sur Jospin.

    Il n'empêche que j'ai ce sentiment !

    Et je ne crois pas que Jospin soit un mauvais bougre.

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  3. Je ne sais pas si j'ai bien répondu à ta question.

    La bonne réponse serait une autre question : Chirac est-il capable de laisser exprimer ses sentiments ?

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  4. Les larmes de Jospin sont surement sincères.

    Le personnage n'est pas à négliger. Il a sa place dans l'histoire. Et s'il avait été élu en 2002, j'en aurais été ravi.

    Mais il est un peu resté scotché au 21 avril. Sa vie politique s'est arrêtée là.

    Au USA, il ne serait même plus question de lui. Kerry, par exemple, est passé à autre chose et c'est bien ainsi.

    Puisque tu aimes les videos de Jospin, en voici une (16") qui le montre dans un de ses accès de modestie:

    http://www.dailymotion.com/visited/search/jospin/video/x5l9b_le-web-20-cest-jospin

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  5. Ce qu'il y aurait eu de sympa avec Jospin, ça aurait été de continuer à donner son avis sur tout mais ne plus se présenter.

    Un peu comme Maurois, qui donne un point de vue assez sympa dans Le Parisien aujourd'hui.

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  6. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  7. C'est rigolo Encore une fois après relecture de mon billet à froid, je constate que le message que je voulais faire passer à disparu... Ou plutôt que j'ai oublié de la faire passer !

    Je résume : en cherchant "Jospin" dans les blogs ce matin, je constate que tous les blogueurs soit disant de gauche le critiquent.

    Très peu font part d'une émotion ou d'une vague compréhension du bonhomme.

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  8. Salut Nicolas, j'espère que tu as passé un bon mois d'août. Bon moi de mon coté, 3 semaines sans ordi, ça fait du bien de se désintoxiquer. Je m'y remets mais doucement.
    Je partage ton analyse sur Jospin et aussi sur DSK, ce sont les seuls à être crédible pour le poste de président. Jospin pour sa droiture (excessive parfois...) sa hauteur de vue, sa stature de chef d'état, et DSK pour sa compétence, ses idées et surtout pour la pertinence de ses analyses. En fait les 2 sont complémentaires, ce qui revient à jouer un ticket Jospin-DSK 1er ministre, même si ce n'est pas dans la tradition de la 5ème république (voir DEFERRE PMF en 69). La question en fait n'est pas de savoir si Jospin ferait un bon président mais surtout de savoir si il ferait un bon candidat? That is the question!

    Quand aux larmes de Jospin, il est tellement coincé et tellement rigide qu'il n'a pu jouer la comédie. Ceux qui en doutent, n'ont rien compris à la psychologie de l'animal.

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  9. J'aime bien ta conclusion (le reste aussi).

    L'austère qui pleure par comédie. On croit rêver !

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  10. Je me souviens de mon état de choc, au soir du 21 avril. Choquée par le résultat, choquée par le départ de Jospin. Mais je l'avais trouvé digne et, avec le recul, plutôt lucide. Je crois, qu'effectivement, c'était lui qui posait problème. Pendant toutes ces années, à part quelques apparitions ou commentaires deci-delà, sa décision, à mes yeux, était respectée. Et cette année parce qu'il y a les présidentielles, le revoilà, là où on ne l'avait plus vu depuis longtemps. C'est ça qui me gêne, en fait. Je n'avais pas voté pour lui au 1er tour, parce qu'il n'incarne pas pour moi l'idée que je me fais du "socialisme". Je ne voterais toujours pas pour lui en 2007. Il nous a dit qu'il mettait un terme à sa carrière politique, alors, qu'il le fasse. Le respect et la cohérence d'une parole, ce n'est pas rien quand même !!!!
    Quand à son émotion lors du débat, je vois surtout son agacement suite à ce lapsus que certains jeunes militants ont applaudi. On voit clairement, par cet emportement aussi brusque que soudain, l'énervement.
    Il ne sera pas mon futur président !

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  11. " Il nous a dit qu'il mettait un terme à sa carrière politique"

    Oui, il a effectivement dit ça un soir funeste...

    Faut-il tenir rigueur d'une petite phrase ?

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  12. Je me dis juste que, s'il ne respecte pas ce qu'il a dit ce soir-là, pourquoi respecterait-il un programme de campagne. Quand on dit quelque chose, on le fait. Ou alors, il aurait dû revenir plus tôt, beaucoup plus tôt. Les départs à répétition des Compagnons de la Chanson ne m'ont jamais empêcher de dormir, mais leurs influences sur ma vie est au point zéro, ce qui ne serait pas le cas de Mr J.

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  13. Justement, entre 1997 et 2002, il nous a montré qu'il savait respecter les promesses de campagne.

    Contrairement à d'autres.

    Et il n'est pas encore revenu...

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  14. J'ai parfois le sentiment que nous ne sommes pas dans "qui serait le meilleur pour remporter cette élection", mais plutôt dans "lequel serait le moins mauvais". Et c'est ce postulat qui fausse tout. Contrairement à vous, dans ce gloubiboulga de candidats, je n'en vois aucun qui pourrait générer mon enthousiasme. Bien évidemment, je voterais socialiste, mais j'irais lentement au bureau de vote, comme "obligée". J'aurais souhaité Montebourg, mais raté, dans 15 ans peut-être, s'il n'est pas trop abîmé ?
    Votre loyauté vous honore et j'aurais adoré "partager votre avis", mais pas sur Jospin. Peut-être aimez-vous le Nutella?

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  15. J'aime bien le Nutella... Mais il parait que c'est un des pires trucs pour la santé ?

    Je suis à peu près d'accord avec ton commentaire (je me permets le tutoiement), en particulier "je n'en vois aucun qui pourrait générer mon enthousiasme" et le fait qu'on soit à la recherche du moins mauvais. Et Jospin de ne génère pas spécialement mon enthousiasme.

    Si j'arrive à "Jospin président" c'est parce qu'en rédigeant mon billet, j'ai dérivé par rapport à ma volonté initiale (comme je le disais dans un commentaire ci-dessus : en consultant les blogs le dimanche matin, j'ai été "choqué" de voir tout le monde taper sur Jospin, sans lui accorder la moindre sympathie).

    Par ailleurs, ce n'est pas nécessairement de la loyauté envers Jospin, mais plus envers la législature 1997 - 2002, qui, je pense, a été une des meilleures depuis très longtemps.

    Je pense qu'il faut arrêter de "tirer" sur celui qui en a été le principal acteur !

    A force de chercher la petite bête, on oublie tout simplement que c'était une bonne législature.

    Les socialos, à force de ne pas défendre leur bilan oublient tout symplement de démontrer à l'électorat qu'ils sont probablement les plus aptes à gouverner le pays.

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  16. Je crois que tout le monde tire à vue sur celui qui vient de se remettre dans leur ligne de mire. Faire de la politique, c'est aussi anticiper, j'ose espérer qu'il est prêt !

    Sinon, absolument d'accord avec la fin de ton com.

    Quand au Nutella, ce qui est pire pour la santé..... c'est la vie ! :)

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  17. Que les autres prétendants à la candidature (et leurs partisants) tirent sur Yoyo est peut-être normal...

    Mais ce qui m'a "gêné" l'autre jour est que la masse des blogueurs anonyme en fasse autant !

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  18. Mais, Nicolas, les bloggeurs anonymes sont aussi des électeurs ! Peut-être même des électeurs socialistes ! Cet homme se présente à des élections présidentielles (ce qui en soit est énorme en matière "d'engagement politique"), il se prend la veste de sa vie, et d'une certaine manière, de la nôtre aussi, alors, je ne doute pas qu'il aurait magnifiquement assumé sa victoire, peut-il en faire juste autant pour cette défaite historique !
    Alors, oui, les gens s'énervent de ce retour de Zorro, mais moi, je n'oublierais jamais mes larmes au soir du 21 Avril, c'est peut-être injuste, mais c'est lui qui incarne ce monde qui s'écroule. L'homme politique, j'entends. Et, absent comme il est dans ma vie privée :), pour moi, il n'est que ça, un représentant politique qui n'existe plus dans le champs des possibles de la présidentielle. Je lui souhaite le meilleur pour le reste.

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  19. Il incarne ce monde qui écroule mais aussi une fabuleuse période de gouvernement.

    Je me répète, mais ce qui me choque c'est que dimanche matin, j'ai consulté une dizaine de blogs avec le mot clé "jospin" et personne n'avait de pensée aimable pour yoyo.

    Il est bien sûr le propre artisan de sa défaite (et surtout de la présence de JMLP au 2nd tour), mais ce n'est pas le seul. En ayant un mauvais programme et en faisant une mauvaise campagne, il n'a pas réussi à mobiliser les foules sur son nom (pour ma part, au premier tour, je me suis abstenu).

    Mais ce n'est pas lui qui a refilé 17% des électeurs à JMLP et ce n'est pas que lui qui a plongé le débat pré-électoral sur le thème de la sécurité et, par conséquent, de la xénophobie.

    Pendant que j'y pense, un peu de lecture : http://soumission.sociale.over-blog.com/article-3644437.html

    On a peut-être une responsabilité collective...

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  20. Samedi dernier, Lionel Jospin nous a rappelé qu'il y a une part d'humanité dans la politique. Sans mettre de côté son expériences et ses capacités, Lionel Jospin a, une fois encore, fendu l'armure ,pous montrant que derrière le responsable politique, il y a avait un homme.

    La 5ème République, dans son processus d'élection présidentielle, n'est-elle pas quelque part la rencontre d'un homme avec le peuple ? En cela, Lionel Jospin réunit un critère supplémentaire (au-delà de son bilan, de sa rigueur morale et de son attachement aux socialistes et à leur projet), celui d'être simplement humain plutôt que complexement "people" ...

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  21. OK! Disons le encore: Jospin est un grand monsieur. Je le vois, là, dans le Parisien, faire la bise à Ségolène. Lui apporter un soutien plein et entier, si elle est candidate, ça aura du poids! Sinon, ce serait mesquin... Et c'est pas le genre du bonhomme...

    Redisons-le: l'époque 97-2000 a été formidable. Jospin a juste foiré l'année 2001-2002...

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  22. Moi aussi, je veux bien faire la bise à Ségolène. Pour le reste...

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  23. Moi ce que je préfère dans Jospin, c'est Madame. Une philosophe, ça a quand même de la gueule. J'aimais bien quand elle allait se montrer à reculons "obligée" de faire la potiche comme ces dames Sarko et Chirac.
    A part ça, autant la politique menée par son gouvernement, donc par lui m'a paru fort respectable (quoi que je me rappelerai longtemps la privatisation d'un certain opérateur de télécoms) sur certains points, elle a quand même sérieusement manqué de panache, et de lyrisme (et oui, la politique ça consiste aussi à souffler pour faire s'envoler les citoyens).
    Depuis 81 on vote PS pour ne pas voter à droite. Ou on ne vote pas.
    Il est où, le discours, le vrai ? Dans des pleurnicheries ? Faut pas déconner quand même. Une intervention comme celle là, elle est travaillée, préparée, par plein de pros de la com. Bravo les gars. Joli coup.

    Et puis il y a aussi un doute. Dans toute la merdasse offerte par la droite depuis cinq ans, sur le plan économique, culturel, de la société, il y a eu l'intervention des ricains en Irak. Et je sais pas, mais je suis pas certain de ce qu'aurait fait Jospin. On le saura jamais. Je suis pas certain du tout qu'il soit pasé à côté du truc. Je ne sais pas quelles ont été les motivations de Chirac, mais il a bien fait. Ca fait un peu mal au cul, mais bon, la politique ça fait toujours mal au cul à un moment ou à un autre.
    Ouf, j'ai quand même réussi à dire une connerie.

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  24. C'est mon côté naïf. Je ne crois pas que l'intervention en question soit préparée.

    Le seule truc qui me titille, c'est l'intervention de la jeune militante qui me parait assez peu naturelle.

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Je supprime les commentaires qui n'apportent rien à l'esprit de ce blog, tel que je me l'imagine. Tant pis pour les andouilles qui voient autre chose...