19 décembre 2018

Retournons à l’information « au temps long »

Un copain a fait une publication sur Facebook pour critiquer une espèce de vieux crabe qui critiquait l’information par les réseaux sociaux. 

Comme ma réponse est longue et que je glande sur ce blog, le vous la livre (avec quelques rectifications) :

Les gens étant persuadés faire l’information, ils ne lisent plus autre chose que les réseaux sociaux voire leurs propres publication. Et l’information « réelle », le travail journalistique, n’a plus sa place, perdue entre es éditorialistes que tu cites et les andouilles dont je parle. Le Gorafi a fait un très bon truc (hier je crois), sur le thème « alerte, on a vu un journaliste à la rédaction de BFM ».  Le type de l’article a une bonne analyse mais en tire les mauvaises conclusions. La seule bonne, je crois, est : c’est comme ça, il faut faire avec. Mais je crois qu’on finira par revenir à ce que David appelle ci dessus : le temps long. Une espèce de retour de bâton. Les gens se lasseront des trucs en trois mots quand ils se rendront compte que ça ne sert à rien (comme la plupart des blogueurs, ceux qui restent sont là pour parler aux copains). Que Twitter peut faire vivre le printemps arabe et l’arrestation de DSK (oui, le phénomène n’est pas nouveau mais il s’amplifie avec cette histoire de gilets jaunes, 8 ans après : l’inversion de la courbe s’arrêtera). Ils se rendront compte que l’information instantanée ne sert à rien vu qu’elle change tout le temps et qu’on en apprend plus en lisant Le Parisien (pas Libé) le matin avec le café ou des magazines divers. Comme la Hulotte : un numéro tous les six mois.

15 commentaires:

  1. Notons, en outre, que La Hulotte ne reçoit aucune subvention gouvernementale, contrairement aux "grands" journaux. Et qu'on y lit beaucoup moins de conneries et de contre-vérités.

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  2. Cela dit, je crois que vous avez tort : on ne revient jamais en arrière (ce sont les réacs qui croient ça…). On continuera donc à aller de l'avant, c'est-à-dire vers le pire.

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    1. Peut-être mais on ne sait pas ce qu'est le pire. Je crois que les gens vont se lasser des réseaux sociaux et du fait de pouvoir donner leur avis sur n'importe quoi... Donc, il y aura autre chose. Peut-être qu'on avalera l'information en suppositoires.

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    2. À mon avis, vu la manière dont on se fait fourrer, elle doit DÉJÀ être sous forme de suppositoires…

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  3. Je ne mettrai pas une pièce dans le pari de l'intelligence collective que tu fais. les gens n'ont plus le temps de réfléchir, ne le veulent plus. Le temps long, ils ne l'envisagent plus car demain c'est la fin du monde et il faut avoir vu Venise avant de mourir sinon t'es un con.

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    1. Même quand on a vu Venise, on peut rester un con (je le sais, j'y suis allé quatre fois…).

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    2. Je ne parle pas d'intelligence collective (je ne sais pas ce que c'est). Je pense à une lassitude individuelle.

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  4. Je crois nécessaire l'intelligence collective mais elle n'est hélas ni pour aujourd'hui ni même... pour après-demain !!! .
    Alors continuons à souffrir ce genre de slogan " Voter c'est choisir celui qui va nous entuber"... Beau et convainquant n'est ce pas ?...
    vincent

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    1. Qu'est-ce que c'est encore que ça, "l'intelligence collective" ? Ça va avec la "solitude de groupe" ? La "vivacité tranquille" ?

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    2. Vincent,

      Voter est effectivement de savoir celui qui va nous entuber mais j'ai plus confiance en certains.

      Quant à l'intelligence collective, je suis moins sarcastique que Didier mais ça ma laisse pantois.

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    3. Moi, plus perplexe que pantois. Mais bon.

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  5. De Didier je n'en attendais pas moins tourner en dérision c'est une de ses marques distinctives .
    J'espère Nicolas que tu as repris ton souffle après ma contribution première... je vais tenter de m'expliquer brièvement et répondre ainsi à la perplexité de Didier.
    Je pense pour ma part que mettre en commun les "Neurones " d'un groupe plus ou moins grand et en sortir la quintessence pour une recherche de la meilleure solution possible c'est faire preuve d'intelligence collective .
    vincent

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    1. Le problème est que ça n'arrive jamais : les neurones, quand on s'avise de les mettre en commun, ils se comportent comme de vulgaires ethnies : ils se détruisent mutuellement et ne produisent que de la désolation et de la barbarie.

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  6. La foule, une intelligence collective ???

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