En salle

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03 juillet 2013

Dégazage

Il l’a fait, c’est El Camino : relever les déclarations de l’UMP après les propos de Delphine Batho mais avant qu’elle ne soit virée. Nous pouvons aussi relever les propos des autres, histoire de rigoler méchamment.

Annick Lepetit : « Elle est dans son rôle, je ne vais pas lui jeter la pierre. » Faudrait plutôt lui jeter une bouée.

Jean-Vincent Placé : « L’enjeu budgétaire sera à la fois de mette en place une fiscalité écologiste, en particulier une augmentation du prix du diesel et l’instauration d’une taxe carbone, et un budget positif pour l’écologie. » Quelqu’un peut-il lui expliquer que l’enjeu de l’écologie n’est pas de mettre des taxes supplémentaires ?

Pascal Durand : « Ca fait du bien à la démocratie qu’on arrête d’être dans des logiques où tout le monde se tait, tout le monde marche au pas cadencé. » C’est cela…

Christian Jacob : « Je ne comprends pas qu’elle soit encore au gouvernement. » Ah merde ! « Quand on est ministre et que l’on conteste ouvertement la décision du gouvernement, on quitte le gouvernement ou alors le premier ministre vous invite à le quitter dans les heures qui viennent. » C’est nouveau ?

Jean-Christophe Lagarde : « J’avais cru entendre le président de la République dire que la prochaine fois qu’un ministre ferait un couac, il sortirait (...) Est-ce que Mme Batho va être démissionnée dans la journée ? Ça paraîtrait légitime. (...) On croirait en réalité entendre un responsable de l’opposition. »

Ce qu’ils ont dit après m’intéresse moins…

07 février 2013

Pollution

Quand je fais un billet de blog à propos de la nécessité de diminuer la circulation automobile ou la vitesse dans Paris, je me retrouve toujours avec des commentateurs qui viennent m’expliquer que c’est grotesque, que les bobos Parisiens veulent tuer Paris… Je me rappelle avoir fait un billet à propos de l’éventualité de baisser la vitesse maximum à 70 km sur le Boulevard Périphérique. Une andouille m’avait copié-collé un tas d’études (toutes faites par des associations d’automobilistes)…
Pourtant, un tas d’études montrent les dangers de la pollution. La dernière en date montre qu’elle risquerait de générer la naissance de bébés trop chétifs, augmentant ainsi la mortalité infantile.

Nous en sommes à un point où « l'Europe s'impatiente et menace le gouvernement français de lourdes amendes pour ne pas respecter les recommandations de l'Union sur la qualité de l'air. » « 12 millions de Français ont vécu en 2011 dans des zones où la pollution aux particules fines, émises par nos voitures, mais aussi par le chauffage au bois, l'industrie et l'agriculture, excède les normes européennes. » « Les particules les plus fines qui, en ville, proviennent majoritairement des pots d'échappement seraient à l'origine de 42 000 morts prématurées chaque année en France. »

Du coup, le Gouvernement est « obligé » de prendre un certain nombre de mesures visant notamment les vieux véhicules diésel qui contribuent à un bon cinquième de la pollution.

« L'association 40 millions d'automobilistes met, elle, en garde contre tout "clivage social", les véhicules les plus polluants appartenant aux plus modestes. L'association plaide pour "une politique d'incitation au renouvellement des véhicules par le biais d'une prime à l'achat d'une auto d'occasion plus récente et moins polluante". »

Ils sont mignons, ces associations ! Il faudrait maintenant que nos impôts aident les gens à vendre leurs voitures d’occasion. D’un autre côté, ça aidera les loueurs de voitures à maintenir un parc de voitures neuves…

Le dossier de presse du Ministère de l’Environnement (pardon ! Le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie) est disponible sur son site web (pdf). L’occasion est venue de l’étudier, ça permettra de parler d’autre chose que de la presse, du mariage pour tous et de Twitter tout en recevant un maximum de trolls défendant la pollution de l’air à Paris. Surtout, la presse ne présente que les mesures emblématiques qui touchent directement les automobilistes (pastille verte, limitation de la vitesse sur le périphérique, …) sans en expliquer réellement les raisons et les autres mesures, celles qui ont un vrai travail de longue haleine derrière. Par exemple, réduire la vitesse de circulation permet d’avoir un trafic plus régulier donc de limiter les zones d’embouteillage dont de diminuer la pollution sans nécessairement avoir un impact sur le temps de trajet.

Illustration : voir la carte en haut à gauche fournie par http://www.sytadin.fr/ à 11h20 aujourd’hui. Au bout de la flèche verte, les gens roulent à la vitesse maximum sur le périphérique extérieur ouest. Ca ne leur sert à rien : ils vont débarquer dans le bouchon au bout de la flèche bleue, au moment de la jonction avec la N118 (les gens qui viennent de l’ouest et qui s’engouffrent dans le périphérique vers le sud de Paris, créant un ralentissement). S’ils roulaient moins vite avant, il n’y aurait pas de ralentissement à cet endroit (puisqu’ils ne seraient pas « déjà » arrivés.

Alors, ce dossier de presse ?

En introduction, il est constaté que les mesures prises suite au Grenelle de l’Environnement sont largement insuffisantes. Notamment, il y avait un vague plan pour « limiter l’accès au centre-ville pour certains véhicules polluants » mais qui n’a pas été mis en action parce qu’il risquait de toucher les populations les plus modestes. Le CIQA (Comité interministériel pour la qualité de l’air) s’est donc réuni hier pour travailler sur un plan d’urgence.

Premier axe : favoriser le covoiture

L’objectif est évident et j’y crois beaucoup pour les trajets de banlieue à banlieue. Il reste à convaincre les collectivités territoriales à trouver des systèmes vraiment incitatifs. Pour ma part, je crois qu’il faudrait donner des vrais avantages à ceux qui le pratiquent réellement mais je ne sais pas sous quelle forme mais on pourrait trouver des trucs rigolos comme les autoriser à rouler dans les voies de bus ou leur réserver la file de gauche des autoroutes urbaines…

Notez : chercher des idées.

Deuxième axe : Favoriser une logistique propre des derniers kilomètres en ville

Je résume : il s’agit d’optimiser les livraisons de marchandises dans les centres urbains. Un exemple : deux restaurants proches se font livrer des légumes et de la viande de Rungis, auprès de deux maraichers et deux bouchers différents. Il y aura donc quatre trajets de camion alors qu’un seul suffirait. J’ai résumé.

Il y a du boulot.

Troisième axe : Accélérer le développement des véhicules électriques en ville

Rien à ajouter. Il faut favoriser l’implantation de bornes de rechargement et le développement de véhicules particuliers de toutes sortes (y compris deux roues) et de véhicules utilitaires.

Quatrième axe : Créer des leviers pour renouveler le parc des véhicules polluants

Vous noterez que c’est à peu près le seul point que reprend la presse, ce matin.

Première mesure : favoriser le remplacement des véhicules très anciens sans pénaliser le pouvoir d’achat des braves gens.

Deuxième mesure : installer des équipements permettant de mesurer plus facilement la pollution de chaque véhicule et favoriser ainsi le remplacement des utilitaires polluants (poids-lourds, bus, …).

Troisième mesure : travailler sur des trucs pour modifier les véhicules anciens, notamment les deux roues, pour qu’ils polluent moins.

Quatrième mesure : réduire la pollution dans les aéroports. Notons que c’est très favorable à Notre Dame des Landes (je multiplie les appels à trolls).

Cinquième mesure : développer « l’éco-entretien » des véhicules car « un véhicule bien entretenu pollue moins. »

Cinquième axe : Développer les transports en commun

Première mesure : promouvoir le développement et la recherche en matière de transports en commun non polluants.

Deuxième mesure : adapter l’offre de transports en commun en fonction du degré de pollution.

Troisième mesure : favoriser la mise en place de plans de déplacement d’entreprise ou interentreprise (c’est très important, je bosse dans un domaine où les fournisseurs ont souvent tendance à s’installer dans des zones de banlieue mal desservies pour les transports en commun : outre le fait que ça m’emmerde quand je vais les voir, les salariés sont obligés de venir en voiture).

Ca me rappelle le début des années 90. Je bossais en lointaine banlieue. Il me fallait en moyenne une heure de voiture pour y aller. 30 minutes en août, parfois deux heures le soir. En transport en commun, c’était presque impossible. Au bout de deux ans, le chef du service « parallèle » au mien vient me voir : « Dis ! Je suis en panne de voiture, on m’a dit que tu habitais à Bicêtre, j’habite Tolbiac, tu peux me ramener ? » J’avais eu envie de lui répondre : « Hé ! Connard ! Ca fait deux ans qu’on fait le même trajet aux mêmes horaires, tu le savais et c’est maintenant que tu viens me voir ? »

Quatrième mesure : inciter les gens à ne pas prendre leurs caisses pour amener les mômes à l’école (ça parait con, mais il y a un tas de solutions, notamment les « pédibus », c'est-à-dire les groupes de gamin à pieds, ça se fait dans un tas de pays). (D’un autre côté, soyons objectifs, si ça avait été la droite qui proposait ça, j’aurais trouvé ça grotesque).

Sixième axe : développer le vélo et la marche

Il y a un tas de bonnes mesures comme celles d’arracher les couilles des automobilistes qui se garent n’importe comment, obligeant les cyclistes et les piétons à rendre des risques, développer les vélos libre-service, favoriser la circulation, …

Tiens ! Je vais raconter une anecdote personnelle ça va nous changer de détailler les plans gouvernementaux qui ne sont pas repris par la presse qui se contente de baragouiner à propos des mesures qui vont faire gueuler les gens. A côté de chez moi, ils ont refait le grand carrefour en facilitant le passage des piétons sans gêner les bagnoles : je gagne deux minutes, environ, entre la sortie du métro et l’arrivée au bistro. Avant, j’avais le temps de lire tous mes mails sur l’iPhone, plus maintenant… La contrepartie est que je commence la bière plus tôt.

Une autre anecdote : à une époque, je bossais à 2,9 km de chez moi. J’y allais soit en voiture, soit en bus, soit en métro, soit à pieds. Le trajet à pieds était tellement pénible à cause des carrefours, de l’état de la chaussée, … que je ne le choisissais qu’en cas de grève.

Bon, un peu de sérieux. Reprenons.

Septième axe : Mesures d’ordre public environnemental

Ah ! Je sens que ça va chier.

Première mesure : optimiser la vitesse des voitures pour limiter la pollution. Quand elles roulent entre 70 et 90, elles polluent moins. Il faut donc prendre des mesures pour diminuer les portions de route où la vitesse est inférieure.

A noter que cela pourrait passer par la réduction de la vitesse sur le périphérique à 70 afin de diminuer l’engorgement des véhicules dans certains coins… C’est mécanique.

Deuxième mesure : développer les machins pour réguler dynamique la circulation. Je traduits : aux heures pleines, on diminue la vitesse maximum pour favoriser l’écoulement.

Troisième mesure : renforcer les mesures de restriction de la circulation en cas de grosse pollution.

Quatrième mesure : moduler le tarif de stationnement en fonction du degré de pollution de la voiture.

Huitième axe : Identification des véhicules

Ah ! On arrive à la pastille verte mais en plus moderne.


Neuvième axe : Réduire les émissions des installations de combustion industrielles et individuelles

Première mesure : diminuer progressivement les autorisations de pollutions pour certains sites industriels.

Deuxième mesure : réduire la pollution lié au « chauffage au bois ». Il y a un tas de machins possibles comme l’installation d’inserts qui permet de réduire de 90% les émissions de cochonneries.

Dixième axe (ça s’arrose) : Promouvoir fiscalement des véhicules ou des solutions de mobilité plus vertueux en termes de qualité de l’air

Il s’agit pour l’instant de travailler sur une fiscalité écologique dans le cadre du comité ad hoc. La première piste de travail est la réduction de la différence de fiscalité entre le diésel et l’essence.

Onzième axe : Mener des actions de sensibilisation et de communication pour changer les comportements

Tout est dans le titre. Il ne s’agit pas d’une campagne de publicité mais, par exemple, de mieux informer les gens en cas de pic de pollution pour les inciter à adopter le comportement qui va bien.

Conclusion

« La Commission européenne a donné un délai d’un an à la France pour convaincre zone par zone de la mise en œuvre d'actions efficaces pour répondre à ce manquement, sans quoi la France s’expose à une amende (au moins 11 M€) et à des astreintes journalières jusqu'à ce que la qualité de l'air soit respectée (au moins 240 000 € par jour), soit en tout près d’au moins 100 M€ la première année et 85 M€ les années suivantes. Cette sanction pourrait aboutir en 2014. L’année 2013, année européenne de la qualité de l’air, doit donc être l’année de lancement effectif des plans d’actions pour la qualité de l’air. »

Il est temps de se bouger les fesses. Les réticents et sceptiques doivent finir par admettre qu'ils peuvent laisser leur voiture à Villejuif (par exemple) et continuer leur trajet en métro. De toute manière, ils gagneraient du temps et auraient le temps de lire mes blogs dans le métro.

Je ne sais pas si les billets de blogs trop longs sont bons pour l’environnement.

22 juin 2012

Une bourde, des élections et un remaniement

L’actualité politique a été riche en événements anodins, hier, avec un léger remaniement ministériel, des élections dans les groupes parlementaires et la sortie de Madame Morano.

Cette dernière inspire mon confrère Yann. Elle a dit : « Me faire passer pour quelqu’un par exemple qui serait raciste, alors que j’ai des amis qui sont justement arabes, et dont ma meilleure amie qui est tchadienne, donc plus noire qu’une arabe, je trouve ça choquant. »

Je vais apporter une correction : je ne crois pas qu’on vous accuse d’être raciste, on vous reproche uniquement les propos que vous tenez. Je ne sais pas trop ce qu’est le racisme qu’on emploie un peu trop facilement. Marcel Le Fiacre, éminent personnage de mon blog bistro, est raciste et ne s’en cache pas. Il se trouve que j’ai moi aussi des copains noirs, dont Tonnégrande, avec qui je passe des soirées au bistro. Mon grand jeu, à une époque, était de provoquer Marcel quand nous étions tous les trois accoudés au comptoir. Il s’agissait de pousser Marcel à critiquer les noirs et à lui rétorquer : « Oui, mais tu es bien avec un noir au comptoir, c’est un copain, non ? » ce à quoi il répondait systématiquement « oui, mais lui il est bien ».

On a tous son bon noir.

Cela étant, si vous voyez un blanc habillé de manière ridicule passer sur le trottoir, vous vous dites : « Tiens ! Un type habillé de manière ridicule. » Si vous voyez un noir habillé de manière ridicule, vous vous dites : « Tiens ! Un noir habillé de manière ridicule. »

Ceci est probablement très raciste.

Il faudrait que Madame Morano apprenne à ne plus être maladroite.

Des élections dans les Groupes parlementaires ?

Je crois bien que j’ai critiqué la réélection de Christian Jacob à la tête du groupe UMP, hier. Mon copain FalconHill me faisait remarquer deux choses en commentaires. La première est qu’il grotesque de maintenir ceux qui sont en poste et qui sont donc à l’origine de la déroute électorale. La deuxième est que le PS avait fait pareil en 2007 et que je ferais mieux de fermer ma gueule, ce en quoi il n’a pas tort.

Bruno Le Roux a été élu à la tête des députés socialos. C’est un proche de Hollande et c’est très bien. Je l’aime bien, lui. J’en parlais hier, je crois. Je l’ai rencontré une fois, à un point presse pendant la campagne de François Hollande. Ca me surprend toujours comment on peut se forger un avis sur une personnalité politique dès qu’on la rencontre…

Claude Bartolone a été élu par les socialos pour être leur candidat à la Présidence de l’Assemblée Nationale. Il sera donc élu vu que les socialos ont la majorité absolue. J’aime bien, finalement, la manière avec laquelle s’est tenue cette élection : ils ne se sont pas engueulés, il n’y a pas de sentiment de division. Bravo donc à Jean Glavany de s’être désisté.

Un petit remaniement

 Ce que j’en retiens, ce matin (j’ai lu les informations pendant notre soirée de blogueurs ce soir). Delphine Batho a quitté son titre de Ministre de la Justice qu’elle partageait avec Christiane Taubira. Elle devient Ministre de l’Ecologie en remplacement de Nicole Bricq. Il y a un nouveau Ministre en charge de l’agroalimentaire.

Pour le reste, je vais me faire aider par la presse.

LES NOUVEAUX ENTRANTS

Thierry Repentin,  « nommé ministre délégué à la formation professionnelle. A 49 ans, ce spécialiste des questions de logement, sénateur de Savoie et ancien secrétaire d'Etat au logement sous Jospin, hérite d'un poste qui n'existait pas dans le premier gouvernement Ayrault […] ». Ainsi, un spécialiste du logement est nommé à la formation professionnelle alors que la ministre du logement, Cécile Duflot ne connaît pas probablement pas plus le sujet que vous et moi…

Anne-Marie Escoffier « devient ministre déléguée à la décentralisation. Sénatrice de l'Aveyron, Mme Escoiffier est membre du Parti radical de gauche, allié au PS. » C’est une spécialiste du domaine mais j’attends d’avoir plus de précisions sur ce poste et de voir ses relations avec Marylise Lebranchu, sa ministre de tutelle…

Guillaume Garot « devient ministre délégué en charge de l'agroalimentaire. A 46 ans, le député-maire de Laval est un proche de Ségolène Royal. C'est la "surprise" de ce remaniement, où il n'était pas attendu. » C’est un poste bidon pour faire plaisir à Ségolène Royal ? Originaire d’un patelin où l’agroalimentaire est très important, je ne peux qu’approuver la création de ce poste. Attendons de voir comment le ministre se écartelé entre celui de l’agriculture et celui du redressement productif…

Hélène Conway « devient ministre déléguée aux Français de l'étranger. » J’ai assez gueulé contre le gouvernement de droite d’avant le 6 mai qui avait créé ce nouveau poste à des fins purement électoraliste pour être perplexe. Je me demande toujours à quoi il sert. Mes copains Louis et Poireau, éminents Français de l’étranger sont invités à m’expliquer.

LES CHANGEMENTS D'AFFECTATION

Nicole Bricq « passe de l'écologie au commerce extérieur. L'ex-sénatrice, plutôt décrite comme une spécialiste des questions d'économie, retrouve un domaine qu'elle connaît et quitte celui de l'écologie, où sa nomination avait surpris. » En gros, ils avaient fait n’importe quoi et réparent leurs conneries.

Delphine Batho prend l’écologie. Elle « était auparavant ministre déléguée à la justice. Egalement proche de Ségolène Royal, Mme Batho, qui n'avait pas de champ de compétence spécifique dans son ancien poste, hérite d'un ministère important. »

Je vais m’attarder un peu sur son cas. D’une part elle m’est très sympathique. Je l’avais rencontrée dans le même contexte que Bruno Le Roux (voir ci-dessus). D’autre part, je n’ai jamais compris ce qu’elle faisait rattachée à Christiane Taubira. Je ne voyais pas comment deux ministresses pouvaient avoir le même intitulé.

Christiane Taubira m’est très sympathique aussi pour une raison idiote. Tonnégrande, mon pote noir de comptoir, l’a très bien connue il y a longtemps, alors qu’il était lui-même engagé en politique en Guyane. J’aurais plein d’anecdote (rien de sexuel, rassurez-vous !) à vous raconter. Toujours est-il que c’est une femme de caractère et qu’on ne la voyait pas partager ses fonctions.

C’était, pour moi, la principale erreur de casting du premier gouvernement…

Le plus amusant dans cette histoire est que Tonnégrande est en relation avec Claude Bartolone, en tant que Président du Conseil Général pour le boulot. Nos prochaines conversations sont assurées…

Yamina Benguigui « perd la charge des Français de l'étranger pour ne conserver que la francophonie. » Mon blog s’appelant « Partageons mon avis », je ne vais pas me priver : je m’en fous.

Dominique Bertinotti, « ministre déléguée à la famille, prend en charge en plus les personnes handicapées. » Pareil.

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